Douce violence ?

Douce violence ?

Des mots pour ne pas le dire

Un nouveau terme a été forgé : douce violence, il consiste à qualifier ces violences majoritairement psychologiques infligées à des enfants par négligence ou manque de patience.

Cet oxymore permet aussi de déculpabiliser et de débattre sur des pratiques « éducatives » en s’avouant maltraitant sans vraiment le dire. Des éducateurs de jeunes enfants questionnent donc leurs pratiques sur des forums, certains dénoncent ce qu’ils ont pu voir, d’autres se rassurent ou banalisent. Une éducatrice créé le malaise lorsqu’elle s’interroge sur les limites entre la douce violence pratiquée régulièrement en foyer, douce donc acceptable et la maltraitance, dure donc inacceptable.

Les foyers, lieux de violence 

La réflexion sur ce sujet est forcément instructive puisqu’elle permet de constater que les enfants placés subissent une violence, douce ou dure, c’est selon.

Le constat posé, c’est le placement en tant que principe de précaution qui doit être interrogé puisqu’un tel principe mène à des placements injustifiés. Qu’est ce qui peut alors légitimer que des enfants évoluant dans une famille sans problèmes leur soient enlevés pour être précipités dans un univers de violence après avoir subi cette autre insurmontable violence qu’est l’arrachement familial ?

L’éducatrice qui s’exprime délie d’autres langues alors qu’officiellement la violence en foyer cela ne doit pas exister ou alors elle ne peut être imputable aux éducateurs. Pourtant, affectée dans une maison d’enfants, elle a pu constater que l’ensemble des éducateurs pratiquaient la fessée et considéraient que les enfants en avaient besoin, que cela constituait une « pratique éducative » à part entière. De telles conceptions ne font d’ailleurs pas obstacle à ce que de mêmes éducateurs reprochent cette pratique à des parents dans des rapports éducatifs.

Les pratiques éducatives parentales : forcément mauvaises

Des conceptions toutes subjectives, et à géométrie variable, de ce que doit être une pratique éducative permettent donc de faire n’importe quoi des enfants placés tout en accusant les parents de carences éducatives pour absence de sanctions ou de maltraitances éducatives pour fessées. Cette subjectivité de la conception de ce qu’est une bonne pratique éducative donne donc toute latitude aux éducateurs pour infliger des « douces violences » tout en accusant les parents de mauvaise éducation quoiqu’ils fassent.

Ceci étant dit, il reste à définir les bornes de la « douce violence », sujet d’interrogation du forum.

Douce violence ou sadisme ?

Dans cette rubrique figurent des pratiques qui seraient systématiquement reprochées aux parents.

La liste en est d’ailleurs donnée de façon non exhaustive et certaines sont franchement intolérables : « un enfant de 9 mois qui pleure on lui dit : « tu nous casses les oreilles » et on joue à « stop » (l’enfant arrête de pleurer), « encore » (l’enfant reprend ses pleurs) … et ça fait rire l’adulte … »

D’autres sont tout à fait critiquables : interdiction de doudou dans la salle de vie ou encore maintien de force en position allongée pendant la sieste.

De tels actes ne sont pas seulement perpétrés en foyers, les crèches sont aussi touchées ainsi que les lieux d’accueil pour handicapés ou encore des maisons de retraite. La façon dont ceux qui prétendent s’occuper des plus vulnérables d’entre nous révèle un côté abject et hypocrite du social.

 

Pour illustrer ce propos, voici une video exposant des maltraitances dans un foyer pour jeunes handicapés. Ces images sont éloquentes, choquantes.

La vérité assassinée

La vérité assassinée

Ce que révèle le "mur des cons" 

Nous nous sommes déjà exprimés au sujet de l’immonde « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature.

Non pas pour dénoncer cette pratique en tant que telle car le débat à ce sujet n’est que diversion, non nous dénonçons ce que ce mur révèle des mentalités d’hommes et de femmes qui font profession de nous juger.

Nous l’avons fait en tant qu’association de défense des individus et des familles face aux exactions institutionnelles. Nous l’avons fait surtout parce que d’autres militants de la défense des victimes ont été épinglés sur ce mur des cons, ces militants ce sont des parents d’enfants massacrés qui ont demandé justice.

Mais nous n’allons pas redire ce que nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer. Non, c’est la réaction du Syndicat de la Magistrature que nous souhaitons commenter, une réaction pire encore que celle que nous anticipions.

Le Syndicat de la Magistrature persiste et signe

Lorsque l’on fait une connerie et que l’on reconnaît bien qu’il s’agit d’une connerie, alors on fait amende honorable.

Bien sûr le terme connerie tient lieu d’euphémisme, car la "blague de potaches sur le retour " est bête et méchante et ne peut avoir été le fait que de magistrats bêtes et méchants. Mais seraient-ils plus bêtes que méchants, ces gens qui nous jugent auraient eu le mérite de nous avouer leur part d’ombre comme le premier Cahuzac venu.

Mais non, nous n’avons pas là affaire au chef des inspecteurs fiscaux qui fraude le fisc, mais à des juges qui pourraient nous coller au trou ou au poteau pour l’outrage de dire la vérité et de les révéler tels qu’ils sont.  

Cette réaction est tout simplement ahurissante et nous démontre qu’il y a bien quelque chose de pourri dans la République française. Dans la tradition d’une justice gauchisante les victimes deviennent les coupables et vice versa. Le Syndicat de la Magistrature assume donc et il faudra bien pour lui faire accroire que les parents des enfants massacrés sont des cons et doivent être ainsi présentés à tous les magistrats adhérents.

Effacer les consciences

Ce que le Syndicat de la Magistrature n’assume pas, par contre, c’est la transparence, la diffusion du message aux profanes.

Le crime devient la divulgation de ce qu’est fondamentalement le Syndicat de la Magistrature et la profanation de son temple, bureau concédé par le ministère et donc par les cons tribuables… Ce qu’ils appellent un lieu privé.

Procéduriers jusqu’au bout. De cette procédure qui remet les coupables en liberté pour un tampon manquant, le Syndicat de la Magistrature ordonne au public d’effacer de sa mémoire ce qu’il n’aurait pas dû voir.   Et comme il n’est pas possible d’effacer les mémoires et les consciences,  alors il faut se venger et faire un exemple pour que plus jamais nul n’ose informer le peuple sur son élite délibérante.

La chasse aux sorcières est lancée   

Pour cette base besogne, la CGT prend le relais et demande une enquête pour déterminer l’origine des images qui ont été diffusées d’abord sur un site « proche de la droite la plus dure » selon l’expression sans nuance de Françoise Martes, présidente du Syndicat de la Magistrature..

Celui par qui le scandale arrive n’est donc plus le Syndicat de la Magistrature qui commet l’affront aux victimes, mais celui qui ose révéler l’affront au grand public : un magistrat se serait honoré de faire connaître cette affaire, mais au grand soulagement de la profession, l’homme à abattre n’est pas des leurs, c’est un journaliste de France 3 dénommé Clément Weill Raynal.

Ceux qui nous jugent avec l’impartialité qu’on leur reconnaît vont donc trouver main forte chez ceux qui nous informent en toute objectivité. Celui qui dit le contraire sera évidemment condamné au pays des droits de l’homme.

Ainsi le syndicat de journalistes CGT et le SNJ (Syndicat National des Journalistes) de France 3 demandent la tête de leur confrère. Eh oui dans le petit monde des procès politiques, les syndicats ne défendent pas les salariés, non ils demandent qu’ils soient virés. Cette façon de faire est à vomir, mais la direction de la chaîne payée avec notre redevance n’est pas de cette avis puisqu’elle envisage des sanctions disciplinaires contre le journaliste qui a fait son travail d’information au lieu de respecter le mot d’ordre de Salvador Allende partagés par ses dénonciateurs : « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution »

Et quoi de plus révolutionnaire que de cracher à la gueule des victimes et de ceux qui ont encore le courage de dire la vérité ?

Signons tous la pétition de soutien au diseur de vérité 

Procès politique donc, car celui qui dit la vérité doit être exécuté. La colère noire de ceux qui devraient regarder le sol et battre leur coulpe s’exprime de toutes les façons, même la Garde des Sceaux, Christiane Taubira en prend pour son grade pour ne pas avoir fait dresser notre échafaud.

Face à ces méthodes détestables que d’aucuns qualifieraient de fascistes, il faut se mobiliser pour défendre Clément Weill-Raynal et signer la pétition :   http://www.causeur.fr/clement-weill-raynal-mur-cons,22357#

Une manifestation de soutien est prévue pour Clément Weill-Raynal alors qu’il doit être entendu par les instances disciplinaires. Manifestation donc ce 14 mai à partir de 12 heures devant le siège de France-Télévisions, 7 esplanade Henri-de-France, Paris XVe

Thérapies en plein air ?

Thérapies en plein air ?

Infiltration ou protection ? 

Nous n’insisterons jamais suffisamment sur l’infiltration de « psychothérapeutes » new age dans le secteur de la formation, du soutien psychologique et même de l’éducation.

Infiltration que les pouvoirs publics et notamment certains Conseils Généraux ne pourront prétendre ignorer pour avoir été renseignés, notamment par nos soins, sans pour autant réagir.

La plupart de ces « thérapeutes » adeptes du messie new-age « Maitreya »,  pratiquant notamment chamanisme, psycho-astrogogo et autres arthéraconneries exercent sans le moindre problème et quelquefois sur deniers publics.

L’affaire Gabriel Loison aurait dû tirer la sonnette d’alarme mais non, pendant que des familles sont brisées, les affaires continuent.

La plupart d’entre nous pense que les pouvoirs publics agissent et nous protègent ; nous sommes donc bien naïf car mal informés voire désinformés.

 Une affaire exemplaire

Mais au fait en quoi l’affaire du « gourou réinséré » est-elle exemplaire ???

Elle l’est car un homme, Gabriel Loison, ex-braqueur condamné à 15 ans de prison, a pu exercer son « art » avec le soutien de certains services de l’Etat toujours prompts à réinsérer …

Il faut insister sur le fait que, sans l’étiquette de respectabilité qui lui a été accolée, les capacités de nuisance de ce  gourou sectaire n’auraient pas fait autant de dégâts.

L’aide aux dépressifs

Nous sommes dans les années 80, Gabriel Loison devenu selon lui « psychologue » et « sophrologue » créé dans le sud de la France, une association baptisée les Ateliers de Saint Jean dont l’objet social est d’aider les personnes dépressives.

C’est dans ce cadre que Gabriel Loison rencontrera Marie-Ange Salou, une religieuse exerçant en tant qu’assistante sociale de prison. Elle déposera plainte en 1989 pour viols à trois reprises au cours de stages lors des années 1984, 1985 et 1986.

Le juge d’instruction présentera la religieuse des Filles du Saint Esprit comme nymphomane et Gilbert Loiseau bénéficiera d’un non lieu en …juin 2001.

Entre-temps les activités de formation de Gilbert Loiseau avaient été dénoncées comme sectaires par la lutte anti-secte, mais on trouve souvent un magistrat pour dire que de telles techniques sont « éprouvées » et fiables.

L’association fera parler d’elle en 1989 après deux chutes mortelles de « patients » appelés à faire un travail sur soi au bord d’une falaise à Saint Jean de Fos. Un des corps aurait été déplacé suite à la chute. MAIS Gabriel Loison est mis hors de cause par la justice.

Une mission de service public ?

L’association est dissoute en 1994 puis recréée dans les Pyrénées Orientales sous la dénomination « les Jardins de la Vie », son objet est désormais principalement pédagogique. Elle est considérée comme très respectable puisque les pouvoirs publics permettent à l’association la délivrance de contrats de formation professionnelle, elle est  même soutenue par le ministère du travail,  de l’emploi et de la formation professionnelle !!!

Mais qu’enseigne exactement cette association dans des formations pouvant aller jusqu’à 800 heures de cours pour près de 25 000 francs ? De quelle mission de service public est elle investie ?

Pour le savoir il suffit de consulter le programme dont les représentants de l’Etat ne pouvaient ignorer la teneur :

-         dimensions et valeurs humaines dont un point sur l’éducation des enfants ;

-         sens physiques et sens psychiques ;

-          mécanismes émotionnels ;

-         maîtrise mentale et sophrologie ;

-         sexualité et spiritualité ;

-         corps énergétique ;

-         causes psychiques des maladies ;

-         formation des parents et des jeunes

Les ennuis vont arriver avec des dénonciations pour emprise sectaire, mais le plaignant n’obtient pas  gain de cause, comme souvent dans de telles circonstances. Eh oui, l’institution était trop engagée dans le soutien aux délires pédagogiques de Loison pour reconnaître la structure comme sectaire.

Engagé jusqu’au cou même, car il faut le dire, les stagiaires formés dans des locaux de l’éducation nationale peuvent percevoir pour cette formation des aides à l’insertion versées par les Assédics. C’est logique puisque l’association bénéficie d’un agrément de formation professionnelle.

Les « Jardins de la Vie » finiront tout de même dans le rapport de la commission parlementaires sur les sectes en France en 1995.

L’université de la relation

Voila donc que la même année le structure de Gabriel Loison alias Gabriel Yves change encore de nom, elle s’appelle désormais « L’université de la nature, de l’écologie et de la relation »,  université rien que cela.

Mais il est vrai que les structures psycho-sectaires new age font souvent dans la grandiloquence et aiment les termes du type université ou institut (titres pourtant protégés en France) en y accolant l’adjectif « relationnel » ou « développement personnel ».

Fort de ses soutiens Gabriel Loison continue à sévir. Il est désormais secondé de Julie Baschet, une illustratrice de livres pour enfants devenue , sa disciple et compagne. Les affaires vont plutôt bien et un réseau international se constitue avec un centre de formation à Saint Brévin les Pins (44), à Jaca (Espagne), à Atenas (Costa Rica) et à Taroudant (Maroc). Le programme est assez proche de celui indiqué plus haut  et les techniques utilisées sont l’hypnose, le chamanisme comme « rapprochement avec la nature ».

Sexothérapie ?

 Dans ces « havres », loin du tumulte de la civilisation, Gabriel Loison, qui a passé l’âge de la retraite, étudie le calendrier maya, la santé et la sexualité. Outre sa zélée compagne, il s’entoure d’une cour de jeunes femmes qui doivent se laisser pousser les cheveux pour jouer leur rôle d’antennes de la terre. Il ne se limite d’ailleurs pas sur elle à un exercice de contemplation.

Ainsi, de retour de stage, une femme explique à son mari qu’elle a été pénétrée par le gourou au Maroc,  que cela est aussi arrivée à sa sœur et à sa mère, mais que, même si elles n’étaient pas nécessairement consentantes ce n’était pas très clair sans constituer un viol.

On se demande encore ce que c’est d’ailleurs, une chute malencontreuse à répétition sur toute la famille ?

Des thérapies pour adolescentes

Les femmes, Gabriel Loison les aime jeunes, très jeunes et pour satisfaire ses dégoûtants penchants, il se dit « analyste d’enfants ». Danielle S,  46 ans, venant chercher une aide psychologique témoigne de l’intérêt du gourou pour ses deux filles de 13 et 15 ans. Il leur avait demandé de se mettre nues pour vérifier ce qu’il appelle leur équilibre énergétique et commentait le dessin de la cadette de 13 ans en expliquant que son sapin exprimait un désir de phallus…

Les pionnières

Jeunes, trop jeunes ou moins jeunes, les femmes de Gabriel Loison sont ce qu’il appelle des « femmes pionniers ». Elles sont chargées de ramener de nouveaux adeptes, une pratique typique de nombreux mouvements sectaires surtout pour attirer les familles dans les « stages » et inspirer confiance.

À l’occasion de ces onéreux stages, Gabriel Loison insiste pour que de petits-enfants lui soient amenés afin notamment de leur couper les mémoires antérieures à la grossesse. Les enfants et même les nourrissons sont alors soumis à un régime végétalien donc sans lait.

Les victimes de trop 

Ces femmes, ces enfants ont des familles, et ce sont des grands-parents qui vont se mobiliser suite à des confidences de leur petite-fille. Celle-ci, âgée de 13 ans, a vécu avec ses parents un stage à Jaca lors de l’été 2010, elle révèle les viols « thérapeutiques » qu’elle a subi entre les mains de Gabriel Loison et de Julie Baschet.

 Les grands-parents portent plainte et ils seront enfin pris au sérieux. En effet, ils ne sont pas seuls à dénoncer puisque le 10 décembre 2010 une autre plainte pour viols et abus de faiblesse est déposée par une autre femme.

 Le parquet de Saint Nazaire donne suite le 4 janvier 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes est saisi et le dossier est transmis pour instruction à Nantes, le 17 mars 2010 une information judiciaire est ouverte et conduit à un mandat d’arrêt international.

La chute
Le nouveau local pédagogique de Gabriel Loison

Le nouveau local pédagogique de Gabriel Loison

Le couple pédocriminel et sectaire tombe enfin et semble ne rien comprendre à ce qui lui est reproché. Rappelons au passage que les crimes de viols pédophiles ou non sont considérés par ce type de « thérapeutes » comme des thérapies à part entière, le viol peut même être réinterprété ou réattribué dans le cadre de thérapies porteuses de faux-souvenirs induits. Le gourou dira d’ailleurs des viols commis sur la jeune fille de 13 ans qu’ils étaient perpétrés pour son bien dans un stage d’initiation à la sexualité, car selon Loison « le sexe aide à grandir » !

Enfin 22 ans après les premières relaxes, l’institution judiciaire admet que Gabriel Loiseau, la braqueur « réinséré » est un criminel, le couple terrible est extradé d’Espagne le 11 avril 2011. Ils seront jugés puis incarcérés à Nantes.

New age pas mort

Pourtant, même en prison, le gourou a toujours ses adeptes.

D’ailleurs un site new age reproduit un interview de Gabriel Loison qui date de 1983 dans lequel il présente sa « psychologie spagyrique ». Allez donc lire tout ce fatras : http://www.revue3emillenaire.com/blog/psychologie-et-spagierie-par-gabriel-loison/ et réfléchissez rétrospectivement à ce à quoi mènent de tels délires.

Nota bene

On comprend donc bien par l’aura peu entamée du gourou, que d’autres criminel(le)s du même acabit courent encore avec des soutiens institutionnels. Ceci alors qu’ils ont fait l’objet de mise en cause et ont bénéficié de classements ou de non-lieu après plaintes ou décisions de justice.

Nous écrirons à nouveau et détaillerons les crimes de ces gourous lorsqu’ils tomberont enfin. Ils ne tomberont d’ailleurs pas seuls même s’il est dommage que dans de telles affaires les complices s’en sortent souvent prétendant ne pas avoir su.

Rappelons donc à toutes les familles victimes de sectes qu’il convient de signaler vos doutes avec un maximum de détails et d’éléments les plus probants possibles. Envoyez ces éléments à toutes les institutions, services de l’Etat et de la justice, vous pouvez aussi nous mettre en copie. Conservez les réponses ou preuves d’absence de réaction voire de soutien aux sectaires. Il viendra bien un moment où un « faux pas » sera commis, alors ceux qui n’ont pas voulu voir pourront aussi être dénoncés haut et fort.

L’insulte aux victimes

Nous n’avons jamais mâché nos mots au CEDIF pour dénoncer une idéologisation de certains magistrats insensibles à la douleur des victimes, hostiles aux familles et relayant les délires des travailleurs sociaux et de leurs syndicats.

Lorsque nous dénoncions et aidions des familles à se faire entendre auprès d’élus, nous recevions la fameuse lettre-type refusant de remettre droit ce qui avait été tordu au nom de l’indépendance de la magistrature.

Indépendance vraiment ? Comment des magistrats du Syndicat de la Magistrature, peuvent-ils alors dans le locaux de leur syndicats afficher des photos de personnalités qu’ils veulent tourner en ridicule et sur lesquels il convient de taper ou de balancer des fléchettes ?

Parmi ces personnalités Jean-Pierre Escarfail, le papa de Pascal, violée et massacrée par Guy Georges ! Jean-Pierre Escarfail, un père privé de sa fille qui a créé l’Association Pour la Protection Contre les Agressions et les Crimes Sexuels. Une autre de ces personnalités est Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine dont la fille a aussi été violée et massacrée par un monstre récidiviste et libéré.

Il est vrai que les causes que nous défendons ne plaisent pas au Syndicat de la Magistrature et c’est bien là notre mérite et notre gloire.

D’autres fortes individualités sont épinglées sur le "mur des cons" dont l’ancien vénérable du grand orient, Alain Bauer, sa photo peu avantageuse est légendée "Grippe porcine : alerte sanitaire". Très fin vraiment pour des faux frères …

Mur des cons ou mur de la haine ?

Si ce syndicat ose ainsi afficher sa haine sur son "mur des cons" comme ils disent, imaginez comment les 30 % de magistrats qui votent Syndicat de la Magistrature vont traiter des affaires dans lesquelles nous serions parties, avec indépendance croyez vous ?

Soyons sérieux, nous ne le croyons pas un seul instant, de même que nous ne sommes pas vraiment étonnés qu’ils puissent abaisser leur "grande dignité" à dresser leur mur des cons.

Le papa d’Anne Lorraine est du même avis, c’est pour cela qu’il portera plainte et qu’il affirme qu’il est n’est pas impossible que derrière les photos du mur des cons puisse se cacher un fichier sur "ces gens qui dérangent les magistrats".

Le masque est jeté et ce mythe de l’indépendance en prend un sacré coup.

L’Institut Pour la Justice a donc pris l’initiative de demander la dissolution du Syndicat de la Magistrature.

Certes il ne s’agit que de dissoudre un syndicat et pas de faire le nécessaire ménage dans la magistrature. Pour autant cette initiative doit être soutenue tant il convient de séparer certains magistrats de leur mauvais génie d’enfant et cela sans visite pas même médiatisée. C’est vraiment le moins que le puisse faire pour soigner toute cette haine qui prétend encore juger coupables et victimes.

Pétition pour la dissolution du Syndicat de la Magistrature

Un comité ad hoc s’est également mis en place pour demander par pétition la dissolution du Syndicat de la magistrature : http://www.net-petitions.com/petition-pour-la-dissolution-du-syndicat-de-la-magistrature/

Supériorité et mépris à l’égard des parents

La condescendance est une attitude bienveillante teintée d’un sentiment de supériorité et de mépris. Si on rajoute « de façade » alors on s’interroge sur la nature vraiment bienveillante de la personne condescendante.

La condescendance de façade permet idéalement de qualifier l’attitude des sévices sociaux : supériorité et mépris.  Comme on nous l’a appris à l’école, les services sociaux veulent notre bien, les serviteurs de la protection de l’enfance ne dérogent pas à cette finalité affirmée.

Faire le bien des familles est donc leur métier, un métier pratiqué avec condescendance, car les mineurs ne sont que des sujets à traiter et leurs parents justement des « cas sociaux ».

La réalité c’est que pour faire le bien des mineurs, la moitié des procédures portent atteinte aux enfants et aux familles sans qu’une telle atteinte ne soit justifiée par l’existence d’une maltraitance.

En effet , condescendance oblige, les serviteurs de la protection à l’enfance se complaisent à dissoudre la famille par dévalorisation pour légitimer la création de nouveaux parents dits « parents sociaux » (famille d’accueil ou adoptive dont le statut parental dépend du bon vouloir des autorités de tutelle).

Il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents  Extrait d’un discours de Danton à la Convention, 12 février 1793

Il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents
Extrait d’un discours de Danton à la Convention, 12 février 1793 

 

Au-delà du rêve de Danton : parents et enfants doivent être rééduqués

Leur méthode de destruction volontaire de la famille est réalisée par un procédé illégitime qui consiste à invoquer l’article 375 du code civil pour «  psychologiser » le ou les parents, aux fins de les classer : soit paranoïaques, ou psychopathes, incohérents, négligents, maltraitants, narcissiques, psychorigides … bien évidemment il sera dit que :  « l’enfant ne sera pas en sécurité avec de tels parents »

Les travailleurs sociaux sont des adeptes de la reconstruction sociale sur des bases décrétées d’après ce qui leur semble correspondre au « bien de l’enfant ». Cette conception fait de l’enfant un moyen au service d’une conception anti-familiale et collectiviste. L’interprétation des lois relatives à la protection de l’enfance ne protège pas les enfants, les affaires récentes l’ont montré, non cette interprétation permet de retirer des droits aux enfants pour obtenir des droits à leur égard. Pour obtenir satisfaction, ces serviteurs de la protection de l’enfance se servent de la loi pour tuer la liberté individuelle. L’enfant va se retrouver pris en charge par le référent social et le parent par l’institution psychiatrique.

L’un et l’autre doivent accepter cet état pour « progresser », faute de quoi ils seraient dans le déni. La méthode a été pensée par Robespierre et Danton puis systématisée en URSS, un grand laboratoire dont l’humain était le cobaye avec en vue la création de « l’homme nouveau », celui qui ne s’appartient plus mais appartient à l’État.

Plus besoin de faire preuve alors de condescendance vis-à-vis des parents calibrés, formatés, ils méritent alors le respect que l’on accorde à un bel outil que l’on a façonné.

HB – XC

La question de la justice des mineurs

La juge des enfants Catherine Sultan, présidente du tribunal pour enfants de Créteil et ancienne présidente de l’AFMJF, sur laquelle nous nous sommes déjà exprimé défavorablement (http://comitecedif.wordpress.com/2012/03/05/de-la-justice-des-mineurs-dans-le-meilleur-des-mondes/), se fait connaître à l’occasion d’un livre : « Je ne parlerai qu’à ma juge ».

La campagne de publicité de son ouvrage lui donne l’occasion de s’exprimer sur la justice des mineurs dans un sens qui n’est absolument pas celui du CEDIF.

 Rappelons que pour nous la question de la justice des mineurs doit se scinder en deux questions qui occupent en réalité presque autant de dossiers d’un côté que de l’autre :

- celle de la maltraitance sur enfants réelle et non supposée qui relèverait d’un juge de la famille ;
- celle des mineurs délinquants qui relèverait de la correctionnelle.

Ces deux questions doivent absolument être traitées de façon distincte et le CEDIF s’intéresse d’abord à la question de la maltraitance et de la famille.

Le criminel est-il un enfant ?

Nous n’avons donc pas beaucoup abordé la question des mineurs délinquants si ce n’est pour déplorer la volonté de certains juges et des syndicats d’éducateurs de mettre fin aux centres éducatifs fermés et de mélanger des mineurs en souffrances avec leurs agresseurs (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/05/mineurs-delinquants).

On comprendra donc que l’on ne peut adhérer aux propos d’une juge qui ne voit dans le délinquant mineur qu’un enfant maltraité par la société !
Car comme l’écrit la juge Sultan « le droit de l’enfant peut aussi être un droit à l’irresponsabilité », une belle phrase par l’image d’innocence de l’enfant mais terrible dans son application en terme d’impunité.

En effet la volonté de ne pas différencier la délinquance que certains mineurs font subir et la maltraitance subie par des enfants ne peut que se servir d’un tel propos.

Cette volonté de ne pas distinguer l’innocent du délinquant, la victime du bourreau est désastreuse.

Elle est désastreuse en terme de conception sociétale car elle ne reconnaît aucun principe de responsabilité.

 Elle est désastreuse surtout pour les victimes dont la qualité de victime n’est pas au centre de la préoccupation judiciaire.

Quant aux bourreaux, ils ne sont plus des enfants, ils dont devenus des mineurs auxquels on n’oppose plus aucune limite, irresponsables, oui et avec un droit à l’irresponsabilité.

Ce droit là nous n’en voulons pas car il est constitutif d’une position idéologique irresponsable justement quand elle est portée par des juges jaloux de leur « indépendance ».

Le désastre du tout éducatif

Bien sûr on connaît la chanson du toujours plus de moyens pour l’éducation. Catherine Sultan elle veut plus d’éducateurs au nom de cette sacro-sainte et datée ordonnance du 2 février 1945 qui prétend soigner la délinquance par le tout-éducatif.

Ce discours est aussi tenu à des familles bien vite jugées maltraitantes quand elles osent encore fixer des limites chez elles.

Le résultat en est que faute d’avoir le droit de sévir, leur rejeton arrive au tribunal insultant père et mère après avoir tabassé un adolescent pour un regard de travers.  La sanction éducative est une séance de prêchi-prêcha, suite à laquelle l’enfant, car c’est un enfant de 15 ans, repart pour son stage d’ULM avec son éducateur.

Le droit à l’irresponsabilité disait-elle … celui qui casse les victimes et font de certains enfants des bourreaux. Victimes et bourreaux placés dans le même foyer.

Investigation éducative : prière de régler vos jumelles

Investigation éducative : prière de régler vos jumelles

Le pouvoir des enquêteurs sociaux

Les informations transmises au juge des enfants issues principalement de l’enquête sociale sont les bases à partir desquelles une décision sera rendue.

C’est là donner un pouvoir lourd de conséquences familiales à des simples assistants de service social, dont comme nous l’avons déjà dit dans nos colonnes, certains ne sont pas inscrits sur le répertoire ADELI, et même s’ils le sont ne possèdent pas nécessairement les capacités ou la volonté de réaliser leur tâche en toute objectivité. Certains juges en sont heureusement conscients comme il l’apparaît ici (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/05/les-diarrhees-des-assistantes-sociales/), il leur appartient alors de demander d’autres éléments d’investigation afin de laisser la place la plus ténue au n’importe quoi.

Le pouvoir d’explication des parents

Pour cela, il convient de demander toutes les expertises nécessaires et ce, sans que les experts ne puissent avoir d’a priori. La pratique qui consiste à faire commenter par les parents des jugements antérieurs n’a donc rien à faire dans une expertise.

Il conviendrait encore de ne pas écarter d’emblée des pièces apportées par les parents dont d’autres expertises. Plus généralement, les parents doivent pouvoir être écoutés sans être outre mesure interrompus en audience, il importe effectivement qu’ils puissent vérifier que les éléments apportés à décharge ont été lus et que des conséquences puissent en être tirées par le juge.

C’est là une question de confiance entre le juge et les parents.

Refaire l’enquête sociale

Les parents ne comprenant pas un rapport éducatif qu’ils considèrent comme orientés à leur encontre doivent alors pourvoir exprimer des suspicions sur la façon dont l’enquête sociale a été menée. Ils peuvent aussi solliciter de nouvelles investigations par d’autres assistants de service social ne connaissant pas la famille.

Le juge pourra refuser cette demande  mais si les suspicions ont été bien développées et soutenues par des éléments convaincants et lus par le juge, alors celui-ci peut faire mettre en application l’article 1183 du Code de Procédure Civile, lequel précise et c’est nous qui soulignons :

 « Le juge peut, soit d’office, soit à la requête des parties ou du ministère public, ordonner toute mesure d’information concernant la personnalité et les conditions de vie du mineur et de ses parents, … »

 Il est bien écrit « à la requête des parties », donc à la requête des parents.

Ne pas hésiter en conséquence à écrire au juge pour lui demander une autre mesure d’investigation. Cela si vous en avez le temps après avoir lu un rapport socio-éducatif dans lequel vous pointeriez des erreurs et affabulations que vous pouvez prouver fausses. Faute de temps, il convient d’exprimer cette demande lors de l’audience en développant les raisons de votre requête.

Évidemment entre travailleurs sociaux il est rare que l’on se désolidarise, cependant si l’on peut s’assurer que les différents intervenants n’entrent pas en contact et ne se transmettent pas le rapport, alors des dissonances peuvent apparaître et être exploitées à décharge.

Une telle demande ne suppose-t-elle pas des moyens supplémentaires ?

C’est une réponse que certains pourraient faire, notamment des assistants de service social qui ne manqueraient pas de formuler cet argument après s’être offusqués d’être remis en doute dans leur compétence et leur objectivité. On connaît la chanson.

Répondons leur alors que, considérant l’immense responsabilité qui est la leur dans l’avenir de familles, une enquête sociale totalement invalidée est une source d’économie de moyens. Ainsi, au nom de la moralisation de cette profession, les travailleurs sociaux contredits devraient avoir de gros soucis professionnels.