Avec l’autorisation de Ian Josephs, le CEDIF vous livre cette traduction de son article. Il y expose les exactions des sévices sociaux en Grande-Bretagne, on remarquera la parenté de la procedure avec celle utilisée en France.

Là-bas aussi la course aux enlèvements se justifie par la rapacité des travailleurs sociaux et non l’intéret des enfants. Les travailleurs sociaux agissent comme une force de police parallèle afin de punir des parents qui n’ont commis aucun délit. Cette punition consiste à les priver de leurs enfants en obtenant de magistrats complaisants le pouvoir de placer leurs enfants en urgence et sans en avertir les parents.

Ensuite ils menacent les parents en leur disant que s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ou si ils discutent le bien-fondé de la mesure avec leurs enfants lors des visites médiatisées, alors les services sociaux mettront fin aux contacts et pourront même faire en sorte qu’ils ne voient plus jamais leurs enfants.

Finalement beaucoup de ces enfants font l’objet d’adoptions forcées et leurs frères et sœurs se retrouvent dispersés dans différentes familles faisant ainsi face à la réalité des risques prétendument posés par leurs parents jugés pour " mise en danger de l’équilibre émotionnel " de leurs bébés et de leurs jeunes enfants.

Les parents et leurs enfants sont ainsi sanctionnés non pour ce qu’ils ont fait mais pour ce que certains pensent (avec leur boule de cristal ?) qu’ils pourraient faire dans l’avenir ! Les bébés et les jeunes enfants qui ont été battus, maltraités réellement sont un "matériel peu adoptable" et ils ne correspondent pas à la cible à adopter pour les travailleurs sociaux. Ils sont donc laissés bien souvent entre les mains de parents monstrueux…

Pire encore, les "tribunaux des enfants" sont devenus des "tribunaux kangourou". Des actions éducatives sont lancées à partir de rapports de travailleurs sociaux et d’experts sans qu’il soit possible d’en remettre en cause le contenu puisque ces rapports sont cachés aux parents et que leurs rédacteurs sont presque toujours absents lors des audiences !

Les preuves apportées par les parents, lorsqu’ils sont autorisés à s’exprimer – ce qui est rare – sont considérées comme peu crédibles, voire complètement ignorées ! Les avocats commis d’office, appelés dans le métier "losers professionnels", conseillent en général de coopérer avec les services sociaux, ils gagnent ainsi facilement le montant de l’aide juridictionnelle !

Les quelques parents qui réussissent à mettre en échec les services sociaux et à récupérer leurs enfants sont presque toujours ceux qui se représentent eux-mêmes. Lorsque cela arrive, les jugements, les documents issus du tribunal, les rapports des experts, les procès-verbaux des services sociaux sont souvent montrés aux parents au dernier moment, voire pas du tout ! En conséquence lorsque les autorités locales demandent une mesure de placement aux juges des enfants, seule une sur 400 est refusée ! (Statistiques judiciaires officielles en Grande-Bretagne), alors quelle chance ont les parents de s’en tirer ?

Pour couronner le tout, les travailleurs sociaux vont souvent faire le tour des écoles, rencontrent les amis de parents qu’ils ont dans le collimateur et leur posent des questions orientées permettant de répandre de dangereuses rumeurs sur les parents. Les parents ciblés sont avertis qu’ils n’ont pas le droit de parler de leur affaire à qui que ce soit. Mais en réalité ils ont tout de même le droit d’en parler à des particuliers pour obtenir des conseils et du soutien. Ceux qui ont suffisamment de courage pour protester sont emprisonnés pour leur impertinence, c’est le sort de plus de 200 parents par an selon Harriet Harmen, ex ministre déléguée à l’enfance (audition parlementaire).

Oui, les parents sont légalement bâillonnés lorsque leurs enfants, leurs bébés sont enlevés, ceci sous le prétexte de préserver le droit à la vie privée des familles et des enfants !

Bien sûr, les services sociaux ne s’embarrassent pas de cette préservation de la vie privée puisqu’ils font de la publicité pour l’adoption des enfants qu’ils ont enlevés, ceci avec photos en couleur et prénoms publiés dans le Daily Miror et d’autres périodiques. Les parents ne peuvent qu’être horrifiés de voir leur progéniture exposée à un public adoptant comme des chiens à pedigree !

C’est la RÉALITÉ de ce qui se passe actuellement pour les parents qui s’attirent le mécontentement du "système". Quelles réformes concevoir ? Les travailleurs sociaux chargés de la "protection infantile" devraient remettre leurs fonctions à la police, et les tribunaux pour enfants disparaître en faveur des juridictions pénales lors des preuves d’atteinte aux enfants sont établies.

C’était ainsi que les choses fonctionnaient et cela fonctionnait beaucoup mieux ! Les parents devraient avoir le droit de questionner leurs accusateurs et demander que des jurys populaires puissent trancher, leur parole ne devrait plus être censurée. Ce serait au moins une opportunité de mettre fin à de telles injustices.

Ian Josephs (ian@monaco.mc)

 "PUNISHMENT WITHOUT CRIME !!!" (l’original anglais)

Mais qu’en est-il en France ?

TéléObs, le supplément du "Nouvel Observateur" fait référence à un reportage diffusé le 22 septembre 2012 sur France 3 magazine à 18h 35 sous le titre « Avenue de l’Europe : enfances maltraitées ». L’article présentant le reportage sous la plume de Delphine Barbier Sainte Marie est le suivant :

«  Kirsty Seddon, Britannique de 23 ans, raconte son histoire. Sans acrimonie ni haine face à l’injustice qui lui est faite. Parce qu’elle a été elle-même retirée d’une famille défaillante et confiée à des foyers d’accueil, l’État lui a enlevé de force sa fille de 6 mois pour la faire adopter, préjugeant de son incapacité à être mère. Depuis trois ans, Kirsty se bat contre l’administration pour avoir le droit de rencontrer sa fille. En vain. Ultime recours, elle a déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme dont le jugement est très attendu.

En Grande-Bretagne, chaque année, un millier d’enfants sont confiés de force à l’adoption. Inimaginable arbitraire au pays de l’habeas corpus, cette politique aveugle contre le déterminisme social est peu fréquent (sic) de ce côté-ci de la Manche où les services sociaux privilégient la préservation du lien familial.»

 Nous avons pris soin de mettre en gras la partie tout à fait étonnante du commentaire. Le Nouvel Observateur n’observe donc la situation française que d’un oeil et pas le bon, puisque des familles nous témoignent de la rupture délibérée du lien familial, en outre la loi Tabarot est à même de permettre désormais en France des adoptions forcées ( http://comitecedif.wordpress.com/2012/04/05/loi-sur-ladoption-lettre-a-la-deputee-michele-tabarot/)

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Commentaires
  1. [...] En suite de l’allocution de la députée des Alpes Maritimes, nous avons pu la rencontrer personnellement et aborder avec elle la proposition de loi relative à « l’adoption des enfants placés par la protection de l’enfance ». Madame Michèle Tabarot nous a affirmé que sa proposition ne concernait pas les enfants qui avaient encore leurs parents. Pourtant, lors d’une de ses interventions en video, il était fait référence à une déclaration de délaissement qui peut être réalisée par les services  de la protection de l’enfance. Cette prérogative laissée aux services de l’ASE serait catastrophique dans la perspective d’une possibilité d’adoption d’enfants leur étant confiés, voir les conséquences au Royaume-Uni : http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/ [...]

  2. comitecedif dit :

    Nous sommes mobilisés pour faire barrage à cette loi inique qui permettrait d’accroitre les prérogatives de l’ASE.
    L’adoption seulement dans des cas extrêmes et certainement pas décidés par des collectivistes exerçant au sein de l’ASE.

    NUL NE NOUS BLESSE DANS L’IMPUNITE.

  3. [...] l’Individu et des Familles, je m’étais inquiété des implications d’une telle proposition (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/). Vous me répondrez en ces termes le 16 février 2011 : « (…) Ma réflexion autour de la [...]

  4. […] Le 9 mars 2012 au Royaume de sa Gracieuse Majesté, sans décision d’un tribunal et sans l’accord de la mère, une commission est réunie pour décider de la mise à l’adoption de Katya, une petite fille de 4 ans d’origine Lettone. Une adoption forcée comme cela se pratique en Grande Bretagne depuis plusieurs années. […]

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