Robin des Bois ou Shériff de Sherwood ?

Publié: 01/07/2012 dans Se(r)vices Sociaux
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Je lisais dernièrement un article intéressant sur une de ces personnes qui s’engage pour une cause noble, la cause de l’enfance, celle de la famille.

L’article m’avait interpelé par son titre : «L’enfance, c’est la pupille de ses yeux».  Il devait y avoir là une utilisation polysémique du terme pupille puisque la personne en question était «pupille de la nation» pour avoir été abandonnée par sa mère. Visiblement le double-sens tout à fait adroit devait impliquer l’intellect et donner toute la valeur à l’article qui se voulait donc d’une haute tenue.

La personne est question est bien une bénévole, peut-être à son corps défendant ou avec l’enthousiasme de ceux qui s’abandonne complètement, on ne sait pas puisque la phrase «Un jour, on donne un coup de main, et puis tout le bras y passe !» On ne va pas en faire non plus l’exégèse, mais enfin on s’interroge sur la naissance de cette vocation.

L’auteur de l’article s’interroge aussi, il parle d’un possible besoin de reconnaissance de celui qui s’engage pour aider les autres, aussi de l’envie de tendre la main aux plus fragiles.

Je pense encore aux enfants, à ces familles brisées et séparées, les plus fragiles ce sont certainement eux. Je me dis que l’histoire de cette femme a dû être le déclencheur de son engagement, tant il est vrai que nombre de nos bénévoles sont aussi des parents qui y ont subi. Je ne suis pas bien loin de la vérité puisqu’elle parle de ses années de placement : «Mais c’est dur d’être de «l’Assistance», la «mauvaise graine» accusée au moindre mauvais coup.» Il est vrai aussi que les enfants placés ne se développent pas bien.

Mais le reste m’étonne un peu, en effet pour cette bénévole la prise en charge des enfants retirés à leurs familles a énormément progressé  :

 «Aujourd’hui, même s’ils ont vécu des choses douloureuses, on ne prive plus les gamins de leur histoire.»

J’ai donc dû me tromper, il faut que je relise attentivement l’article, eh oui, une bénévole qui s’occupe de l’enfance ne peut pas décemment tenir de tels propos en plein déni de la réalité surtout quand on connaît les façons de procéder de « l’aide sociale à l’enfance ».

C’est alors que je l’encadré suivant dans l’article : «Relevant des Conseils généraux, le Centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) est un établissement public qui assure, dans le cadre de la protection de l’enfance, l’accueil urgent des mineurs confiés au Conseil général par le juge des enfants ou par leurs parents, ainsi que l’hébergement de mères isolées avec un jeune enfant et nécessitant une protection.»

Wow, je dis wow. La dame en question n’est autre qu’une membre du CDEF (ne surtout pas confondre avec CEDIF) depuis 1981 et siège à la commission de surveillance du CDEF. Tout se passe donc bien dans les foyers du Cher ?

Elle a aussi dirigé «l’Aide Sociale à l’Enfance» du Cher de 1978 à 1996. Non ? Et pas une bavure ?

Finalement si cette bénévole, à croire que l’on ne gagne rien à s’occuper de l’ASE et de placer des enfants, est donc un exemple à citer ; que doit donc dire le Conseil général du Cher de ces associations dévouées aux familles qui se battent pour réunir ceux qui n’auraient pas dû être séparés ?

Je vous laisse vous faire une opinion à ce sujet, l’indécence a des limites surtout quand on sait ce que deviennent les enfants placés : des clochards, des déclassés sociaux, des victimes et quelquefois aussi ils ne sortent pas de l’ASE et se mettent à son service, comme par exemple Emile Louis.

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=XM9UVLFRCNw&NR=1

Ah au fait le journal c’est Cher Magazine, évidemment pour la qualité rédactionnelle on repassera, et c’est ici.

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Commentaires
  1. alautis dit :

    Je me sent un peu comme un "robin" lol sauf que je n’ai rien, a par quelques connaissance, que je partage en donnant beaucoup de mon temps, sans en retirer aucune contre parti, si juste le plaisir d’essayer de rendre cette vie un peu plus juste à tous mes semblable. et un simple "merci" me suffi;

  2. Habiba dit :

    je me sens pas, mais j’aimerais être Robin-nenette des bois, avec mon arc et ma flèche pour percer l’abcès et retrancher la grosse vilaine gangrène qui se trouve au sein du temple du dieu ASE-S (Ases) et ne laisser que les véritables protecteurs d’enfants, ayant la vocation de défenseurs et non de destructeurs.
    Je reviens à la réalité
    Après avoir parcouru cet article, et sûrement comme beaucoup, avec une opinion hative que cette dame en voulait terriblement à sa mère de l’avoir abandonnée, et s’était construite avec une amertume….mais ce qui a retenu mon attention c’est cette polysémie de pupille j’ai essayé de comprendre à quoi faisait-elle allusion cette dame.

    Donc ci-après en aucun cas je fais de la propagande pour la bible, ce n’est qu’une concordance pour ce sujet à réflexion.
    En effet j’ai essayé de reprendre cette phrase " l’enfance c’est la pupille de mes yeux " hors de son contexte pour garder une neutralité, alors j’en ai déduit et a me questionné si les TS ne faisait pas référence à la bible pour leur référen-ciel.

    Quand elle dit que " l’enfance c’est la pupille de mes yeux " , en fait je comprend qu’elle honore les services sociaux qui l’ont recueilli , ils ont été ces tuteurs et administrateurs ce n’est qu’une histoire de filiation tel au chapitre 4 des Galates.

    Les Galates s’étaient comportés comme une mère envers Paul : elle se substitue au personnage de Paul en tant qu’orpheline recueilli par les galates à l’époque la DASS:
    Pour les Galates l’Évangéliste Paul à leurs yeux était comme un Ange, et ils avaient manifesté à son égard que personne d’autre qu’une mère ne serait prêt à s’arracher les yeux pour les donner à son enfant. En effet une Mère donne son propre corps à celui qu’elle porte, enfante et nourri, et demeure symboliquement disponible pour lui fournir encore ce qu’elle a de plus précieux, la pupille de ses yeux. Malgré l’épreuve qui consistait pour eux dans sa chair, ils avaient accueilli Paul tel qu’il était, avec la faiblesse humaine; ils ne s’en étaient pas défaits pour autant, comme une femme rejette ou expulse l’enfant qu’elle porte en elle .

    Puis c’est Paul qui se présente comme la véritable mère des Galates : puis n’étant plus sous ses tuteurs mais rachetée elle s’est substitué dans le rôle d’une vraie mère à l’égard des enfants

    et mon opinion à ce sujet, je constate un gros malaise identitaire au sein des services de protections enfance, elles inversent les rôles, pour elles cette substitution de "MÈRE" comme le jugement de SALOMON seule la vraie mère peut dire la vérité, d’où les vrais parents sont classés menteurs, maltraitants " les Méchants " et elles sont paroles d’évangiles aux yeux de tous " le Sauveur", cette scène on le retrouve au tribunal

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