Archives de la catégorie ‘Contre-attaques’

tampon CEDIFLe développement du CEDIF implique la création et l’essor de structures locales dont l’objet est de regrouper des bénévoles, des parents, des familles par départements.

Comme vous le savez notre objet est la défense de l’institution familiale et de l’enfance, ce qui nous a amené à dénoncer de trop nombreuses mesures mises en place par la mal-nommée « Aide Sociale à l’Enfance ».

Les associations locales du CEDIF pourront agir sur le terrain en fonction des réalités particulières de chaque département.

C’est en effet département par département que nous pourrons mettre en évidence de mêmes maltraitances institutionnelles réalisées par de mêmes structures et de mêmes travailleurs sociaux. Voila pourquoi l’organisation de nos forces ne peut se concevoir que localement.

Nous pouvons ainsi attirer l’attention sur des situations faites aux familles dans un but de dénonciation et de propositions afin de faire avancer la cause de l’enfance et la préservation des liens familiaux. Au-delà il s’agit aussi de moraliser la profession de travailleurs sociaux en exigeant que toute atteinte aux droits des familles soient sanctionnées.

Nous lançons particulièrement cet appel pour les départements 11, 66 et 18.

Vous pouvez nous contacter à : pregentil@yahoo.fr

Le défenseur des droits, utile ou gadget ?

Beaucoup de familles aux prises avec la mal-nommée « Aide Sociale à l’Enfance » ont frappé à de nombreuses portes pour demander de l’aide. Parmi ces portes, celle du Défenseur des Droits abritant en son sein la Défenseur des Enfants.

Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de dédier quelques articles à cette autorité administrative indépendante dont un qui vous demandait de nous faire remonter les réponses obtenues par cette administration. Nous nous interrogions afin de savoir si le Défenseur des Droits était vraiment utile ou constituait un nouveau gadget destiné à faire croire qu’il existerait dans ce pays une juridiction capable de dénoncer les abus de l’État .

Les remontées ont été la plupart du temps négatives. Le défenseur des droits prend le plus souvent acte des éléments qui lui sont transmis mais, en matière de défense de la famille et de l’enfance, n’accomplit aucune démarche utile. Il existe certes des exceptions puisque quelquefois des contacts sont réellement pris pour soutenir des positions.

On va faire bouger Paris ! 

C’est dans ce sens qu’allait le témoignage de la famille D aux prises avec l’ASE d’un département de la région Rhône Alpes.

Une ASE dans toute sa splendeur avec  au menu ses rapports bien dégueulasses exclusivement à charge, suivis de visites médiatisées non organisées et de suspicions non étayées.

Monsieur B, défenseur local des droits avait été saisi par les D et reconnaissait être préoccupé par le non respect des droits de l’enfant D. Il se proposait donc de rencontrer la juge des enfants, la direction du conseil général, le chef de service de l’ASE, les accueillants des structures médiatisées et la directrice du lieu de vie où été placé l’enfant.

Monsieur B se faisait donc fort de faire avancer cette terrible affaire enlisée depuis trop longtemps. Il s’engageait même à faire bouger Paris en cas d’absence de résultat.

Un défenseur des droits comme on les apprécie.

Le défenseur des droits qui soutient les parents …

Seulement voila les D nous contactent à nouveau suite à un second entretien avec Monsieur B.

Le défenseur des droits local avait entre temps changé radicalement de discours, il n’est plus question de contacter qui que ce soit d’autre, les démarches s’arrêtent là et le petit D ne semble pas aller si mal que ça selon les dires de Monsieur B !

Comment expliquer une telle réaction ?

Difficile, les services du département ont-ils du pouvoir sur le défenseur des droits ? C’est probable surtout lorsque l’on lit ce que dit un défenseur des droits local qui nous apprend à qui il doit son poste.

On aurait donc pu penser que Monsieur B s’était contenté de jeter l’éponge et de le déplorer fortement contribuant davantage à faire passer cette autorité pour un gadget. Mais non ce fut pire encore.

Alors que Monsieur D écrit à Monsieur B pour se plaindre de son revirement, ce dernier réplique en rédigeant un rapport  pour qui je vous le demande ?

… comme la corde soutient le pendu 

coupdecouteauMais pour l’ASE bien sûr !

Incroyable, le défenseur des droits non seulement ne défend pas les droits de la personne qui fait appel à ses services mais en plus se retourne contre cette même personne !

Parmi les éléments de cette lettre-rapport quelques points effarants quand on connaît les inquiétudes suscitées par ce que vit l’enfant :

 « J’ai trouvé un enfant tranquille et ouvert, à l’aise et dans le dialogue avec les responsables du lieu de vie. »

 « Je lui ai rappelé que ma position était d’être attentif aux droits des enfants et que pour son fils, la perspective de vivre en famille est à conserver sous réserve que les conditions soient acceptables, ce que cela dépend beaucoup de lui. (sic) »

Attendez ce n’est pas fini …

L’ASE transmet ce rapport à la juge des enfants, laquelle le lit publiquement lors de l’audience annuelle.

On comprend alors que le défenseur local des droits fait porter la responsabilité du maintien du placement sur le père qui n’offrirait pas des conditions acceptables pour le retour de l’enfant alors que l’enfant est épanoui dans son lieu de vie.

Déontologiquement  une telle démarche n’était pas concevable et le défenseur des droits à Paris ne peut prétendre ne pas avoir été informé de cette affaire dans l’affaire, Monsieur D l’a dûment informé fin mars 2014 et attend encore une réponse …

Faudra-t-il créer un nouveau défenseur des droits pour défendre nos droits contre le défenseur des droits ?

La situation relève d’un roman de Kafka, la vérité jusqu’à preuve du contraire est que face à l’arbitraire étatique notre seule droit est de nous résigner à l’arbitraire.

Sauf que cela au CEDIF, on ne sait pas faire….

noelleAh cela oui, il est temps de se regrouper pour montrer que nous savons prendre nos destins en main face aux exactions dont nous avons été les victimes.

Facile à dire, mais difficile à mettre en œuvre car cela constitue un travail important.

Il faut pour cela vous demander l’autorisation de faire connaître à d’autres parents du même département ou de la même région votre disponibilité pour entrer en contact.

Certes cela ne remplace pas l’action sur un plan légal. Mais, pensez-y, lorsque des assistants de service social déforment la réalité, lorsque les droits de visite sont rendus difficiles à l’initiative de telle ou telle asso ou encore de l’ASE, croyez vous alors que votre seule parole est crédibilisée face à celle de l’ASE  ? Bien sûr que non, par contre si, par extraordinaire, les mêmes services, les mêmes intervenants reproduisent les mêmes attitudes face à plusieurs parents, alors votre parole qui sera aussi celle d’autres victimes, n’en aura que plus de poids.

Ce travail de mise en relation des parents, de familles concernées par les dysfonctionnements de la protection de l’enfance (ASE ou autres organismes) et les placements abusifs,  c’est Madame Noëlle Delvarre qui va l’assurer.

Évidemment il ne s’agit pas là d’un fichage mais de propositions de contact avec des adhérents, des sympathisants, d’autres victimes comme vous. En effet, c’est aussi à vous de nous contacter et de dire : "je voudrais prendre des contacts locaux" ou alors de répondre que vous n’en voulez pas. Votre accord vous permettra d’adhérer gratuitement à ce collectif de parents, ce qui ne revient pas pour autant à adhérer au CEDIF.

Ensemble, nous pouvons constituer un "contre-pouvoir" contre la toute puissance de la protection de l’enfance .

Alors prenez les devants, vous pouvez d’ores et déjà contacter Noëlle :

delvarre.noelle@outlook.fr ou 06 42 41 52 68 (par sms) ou MP sur facebool à noelle delvarre

Envoyez lui votre nom, votre département avec votre adresse mail ou votre téléphone ou votre pseudo facebook.

Noëlle pourra ensuite proposer des mises en relation et vous conseiller dans vos démarches communes.

De façon plus générale nous ne pourrons d’ailleurs désormais aider les familles que si celles-ci se bougent également et répondent à nos appels, en effet se lamenter sur la situation qui vous est faite ne sert à rien et nous fait même perdre notre temps si, d’un autre côté, vous n’êtes pas prêts à agir.

 

 

 

Une vraie correction

sanctionNous apprenons avec une grande satisfaction que la punition méritée a été infligée et elle a été historique.

Ils avaient traité le projet CEDIF d’extrémiste !

Les élus en place et plus particulièrement ceux de la gauche avaient cru pouvoir se moquer de nos propositions, nous leur avons ri au nez ces deux dimanches et avons appelé les parents à en faire autant.

Nous avons suivi de près les résultats de ceux qui avaient traité le projet CEDIF d’extrémiste. Extrémiste ? Est-il extrémiste de demander à ceux qui sont en responsabilité de faire le ménage face à des exactions commises par les agents du sévice social ?

Nous exigerons qu’ils fassent le ménage

Bien sûr, ce n’étaient que des élections municipales, c’est lors des élections cantonales que la punition devra encore porter, puisque des conseils généraux couvrent des exactions perpétrées contre les familles.

Ce que nous allons exiger maintenant c’est d’être entendus et nous ferons remonter toutes les exactions commises auprès des élus. Nous demanderons que des actions soient prises pour assainir l’administration du social.

Les sévices sociaux ont une couleur politique

Que la gauche soit balayée est une bonne chose,  elle peut l’être davantage encore.

Pour autant ceux qui massacrent les familles restent en place quels que soient les gouvernants, nous connaissons leurs parti-pris idéologiques anti-familles. En effet les syndicats qui constituent un vrai lobby des sévices sociaux au sein de l’ASE avancent toujours leurs proposition de « désacralisation du lien familial » et autres débilités de « genre ».

Que ces malfaisants soient soutenus par la gauche n’est plus un mystère, que la droite les laisse faire n’en est pas un non plus. Il faudra donc forcer la main de ceux qui décident pour que le ménage soit fait, et croyez nous on pèsera dans ce sens.

Des jaunisses qui nous font plaisir

Dans le détail, on ne peut qu’être satisfait de la défaite cinglante d’Irène Félix à Bourges, la Madame Maisons de la Solidarité, ces usines à placement d’enfants, semble en avoir fait une jaunisse.

Bonne surprise aussi avec la défaite du maire communiste de Villejuif, de la municipalité socialiste de Nevers et de Toulouse, l’ébranlement des bastions du Nord.

On applaudit à la victoire du maire courage à Gouvieux avec près de 65 % des voix.

On va continuer ensemble

Le détail serait long, nous n’y sommes peut-être pas pour grand-chose, mais puisque vous êtes si nombreux à nous avoir fait confiance, continuez à le faire pour l’avenir de votre famille.

Le prochain rendez-vous est celui des élections européennes ce 25 mai 2014, il faudra amplifier la correction en votant pour qu’ils dégagent.

Une pratique attentatoire aux droits et aux libertés des familles

eavesNous revenons sur une affaire de longue et mauvaise haleine : celle d’un questionnaire occulte remis dans les écoles à l’initiative du conseil général du Cher et dont l’objet consistait à faire des enseignants des relais d’information dans les écoles pour les services de la PMI.

Nous vous rappelons nos trois articles précédents accessibles ici. Nous y racontions par le menu comment des informations nominatives pouvaient être recueillies concernant des enfants sans que les parents ne soient informés. C’était donc le principe de ce questionnaire mais aussi la façon dont il était administré qui représentaient des violations des droits et des libertés.

Le mode opératoire de mise en échec de cette pratique

C’est aux parents de marquer leur opposition à une telle pratique, mais encore fallait-il qu’ils en soient informés.

Le CEDIF est alors intervenu en informant sur ce fichage, il appartenait ensuite à des parents d’agir en défense de leurs prérogatives familiales, aux enseignants de s’émouvoir de la collaboration qui leur était proposée par le service « solidarités et cohésion sociale » du conseil général.

C’est donc en tant que parent d’élèves que j’ai demandé l’accès aux informations recueillies sur mes enfants auprès des responsables de ce traitement, non satisfait de la réponse j’ai pu déposer une plainte à la CNIL contre les services du conseil général du Cher.

Simultanément, j’ai signalé auprès de l’inspection académique du Cher que les enseignants étaient chargés de la collecte d’informations confidentielles à caractère médical, leur avis était de plus sollicité ce qui laissait possibilité d’une délation malveillante ou par maladresse mais aussi d’une formulation d’un diagnostic pouvant les amener à répondre d’une pratique illégale de la médecine.

Un questionnaire illégal et potentiellement dangereux pour les familles

La réponse du conseil général du Cher n’était pas satisfaisante. En effet en méconnaissance de la loi Informatique et Libertés, il était prétendu que des données ne faisant  pas l’objet d’un traitement informatique ne relevaient pas de la CNIL. Difficile de croire que la responsable d’un service recueillant des informations quotidiennes sur les administrés puisse méconnaître à ce point la loi, ignorance ou mensonge donc ?

Ce serait grave dans l’un ou l’autre cas, toujours est-il que traitement informatique ou non tout traitement nominatif « de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans des fichiers est interdit » comme le précise l’article 2 de la loi Informatique et Libertés.

Le conseil général du Cher précise ensuite que ces questionnaires étaient censé être détruits lors du passage en classe supérieure.

Rien ne prouvait évidemment la réalité de cette affirmation d’autant que des éléments recueillis dans ce questionnaire pouvaient ne pas échapper à la «cellule de recueil des informations préoccupantes ». En effet, dans Cher Magazine, le conseil général  se vante d’intervenir dans des : « cas de situation dangereuse ou fragilisée (absentéisme, conflits parentaux, soins non réalisés, problème d’autorité…) , les familles bénéficient de mesure d’Aide éducative à domicile (AED) et, s’il y a décision de justice, de mesures d’Assistance en milieu ouvert (AEMO). »  

Une pratique en infraction avec la déontologie des médecins

Réagissant à cette mise en cause, la médecin responsable du service PMI m’écrit pour soutenir la pratique dénoncée.

Mal lui en a pris, elle est alors mise en cause sur les conseils du docteur D précisant qu’elle aurait gravement porté atteinte au code de déontologie en son article 51 notamment : « Pour cette histoire, il faut voir les articles suivants contre  tous les médecins de PMI qui collaborent, le 51 étant à privilégier: en effet (si j’ai bien compris) ces médecins de PMI associent sciemment un questionnaire réalisé avec le consentement du patient (en l’occurrence les parents d’enfants, représentant ceux-ci, ayant toute autorité pour le faire et étant les seuls à l’avoir) à un questionnaire administratif réalisé à l’insu des dits parents. »

Précisons que l’article 51 précise que «Le médecin ne doit pas s’immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. »

Une affaire qui relève du testing institutionnel et associatif

Merci donc au Docteur D de s’être très précisément positionné, plus largement cette affaire  de fichier sera non seulement un combat contre le flicage social des familles mais aussi un testing des institutions et associations chargées prétendument de nous défendre et sur ce point nous pouvons distribuer des bons et des mauvais points.

Commençons donc par les mauvais points : 

L’inspection académique du Cher, pourtant alertée par deux fois, ne prendra pas à ma connaissance la peine de prévenir les enseignants du fait qu’ils exposent leur responsabilité en recueillant des informations dans ce qui sera présenté ultérieurement comme un « questionnaire médical ».

La dimension ethnique du questionnaire pouvait être relevée par la question consistant à savoir si des enfants de maternelle parlaient une langue étrangère. Contacté par mail à ce sujet, SOS Racisme se montrera intéressé et la responsable de la commission juridique va me contacter. Cependant après avoir mis en cause le conseil général du Cher, le plus grand silence radio va se faire. Mail, appels téléphoniques rien n’y fait, SOS Racisme ne répond plus.

Quant à la FCPE du Cher, se présentant comme la première association de représentants d’élèves, je la contacte aussi, elle répond en évoquant sa volonté de contacter la direction « solidarités et cohésion sociale » du conseil général du Cher pour demander à ce que le questionnaire soit validé par la CNIL et communiqué aux parents, elle mentionne encore vouloir s’assurer que des modifications puissent être faites concernant ce questionnaire.

La FCPE du Cher reprend donc de facto les critiques émises et s’engage à m’informer des suites obtenues.

Ne voyant rien venir, je reprends contact par mail afin de m’enquérir des réponses obtenues auprès du conseil général.

Toujours pas de réponse. J’appelle alors le responsable local pour une conversation qui durera une heure et demi. Je suis alors personnellement mis en cause pour avoir il y a quelques années critiqué la politisation de la FCPE. Décidément, ils sont bien informés et, évidemment, j’assume : la FCPE est bien connue par ses sympathies très à gauche, c’est même Libération, un journal pas précisément à droite,  qui le dit.

Le débat téléphonique tournant autour de questions politiques, il me faudra recadrer mon interlocuteur pour le faire revenir sur le sujet qui nous intéresse et qui ne devrait pas supposer d’opposition : le fichage des familles est inacceptable, ce n’est pas parce que le conseil général du Cher s’affiche bien à gauche qu’il faudrait se taire.  Le responsable local FCPE se range alors à mes arguments et accepte de m’informer d’une réponse reçue par les services du conseil général, il devra me rappeler dans ce sens.

Une semaine après : rien. Je réécris et obtient une réponse assez déconcertante faisant état d’une réunion du bureau de la FCPE locale qui avait eu pour thème la réponse à me donner et que donc en ce qui concerne le « retour qui pouvait vous être fait sur le résultat de nos investigations. Nous avons convenu de le réserver à nos adhérents qui partagent et défendent les mêmes valeurs que nous : celles de la FCPE. »

Je n’en saurais donc pas plus sur la fameuse lettre du conseil général à la FCPE, pour cela il aurait fallu que je partage et défende les mêmes valeurs que la FCPE, difficile quant on sait que la FCPE ne cautionne pas les propos du CEDIF, comme elle le dit.

Mais je vous rassure nous n’avons pas raté grand-chose, le conseil général du Cher a continué sa politique de fichage des familles. Cette péripétie n’a cependant pas été inutile puisqu’elle nous apprend que la FCPE, censée être une ASSOCIATION DE PARENTS D’ÉLÈVES, est subventionnée grassement par l’ensemble des contribuables, adhérents ou non tout en réservant ses informations à ses seuls adhérents.

Voila qui rend tout à fait incompréhensible le fait même que la FCPE puisse toucher la moindre subvention (nous y reviendrons).

Puis les bons points :

La CNIL m’a accordé un long entretien et a aussi relevé le risque d’un traitement d’informations médicales par des personnels non habilités. Elle a pris les contacts nécessaires et a largement participé à la mise en échec du questionnaire.

Le Conseil de l’Ordre des Médecins du Cher relaie notre demande et prend contact avec le conseil général du Cher.

Il est ainsi obtenu que le questionnaire initial soit changé et perde son caractère occulte pour devenir «  questionnaire de santé ». Cela aurait pu être considéré comme positif, sauf que … les enseignants sont désormais censés le signer ce qui rajoute de l’illégalité ! En effet toute information de caractère médicale est confidentielle hors du corps médical. Un enseignant ne peut donc en aucun cas y avoir accès et encore moins le compléter et le signer.

Le Conseil de l’Ordre informé de la première transformation du questionnaire suite à ma demande réalisera bien que le conseil général du Cher s’enfonce et va se manifester à nouveau pour demander une modification du questionnaire.

Merci donc au Conseil de l’Ordre d’avoir été à la hauteur de sa mission et d’avoir ainsi indirectement rétabli les parents d’élèves en leurs droits et libertés.

Une victoire pour les familles

Incapable de défendre plus longtemps sa position, le conseil général du Cher doit faire retraite en basse campagne après deux ans de résistance sur ce dossier.

Annie Petit-Girard, la directrice générale adjointe des « Solidarités et de la Cohésion Sociale », doit cette fois envoyer un nouveau courrier type sous sa signature et à adresser aux parents accompagné de la nouvelle version du questionnaire baptisé cette fois : « Informations Confidentielles ».

Plus de question ethnique, plus de signature des enseignants, plus d’informations occultes transmises par les enseignants au sujet des parents.

Et, tenez-vous bien, alors que les informations médicales étaient autrefois complétées par les enseignants, il est désormais précisé que ce questionnaire rempli doit être confié à l’enfant sous enveloppe cachetée avec mention « secret médical ».

Les services des « solidarités et de la cohésion social » ont-ils entre-temps bénéficié d’une formation en droit ? Les plaintes ont-elles permis d’établir un rapport de force en faveur des familles ?

En tout cas, il reste au Conseil général du Cher à opter pour le module courtoisie et excuses car il ne me semble rien avoir reçu de tel de la part des services en charge du fichage sans compter que quelques parents s’étant manifestés sur la page facebook du conseil général du Cher pour dénoncer de tels pratiques ont été mis dans l’incapacité d’y produire le moindre commentaire !

VICTOIRE TOTALE sur ce dossier et sans la moindre concession donc.

Que faire du nouveau questionnaire ?

PMI2

Seulement voila, aussi anodin que puisse désormais sembler le nouveau questionnaire que nous mettons ici à votre disposition, nous conseillons aux parents de ne pas le remplir et de réaliser le suivi de leurs enfants par le médecin de famille.

Rien ne vous oblige à répondre. En participant à la dénonciation d’une pratique de fichage, le CEDIF redonne aux parents la possibilité de contrôler le contenu des informations familiales accessibles aux services du conseil général, tout ce que vous pouvez désormais indiquer ne le sera que volontairement  de votre part et nous vous invitons à ne pas vous mettre en position de vulnérabilité.

En effet, il existe des spécialistes, des médecins en cabinet libéral, capables de gérer tout problème psychologique ou de santé, des psychologues en cabinet libéral aussi capable de vous aider à gérer un problème d’autorité avec vos enfants. Ce sont vers ces professionnels que vous devez vous tourner en priorité.

pmi3Ainsi il n’est absolument pas conseillé d’indiquer des adresses différentes des parents, une situation de séparation, de mentionner votre profession ou les modes de garde de vos enfants, de faire part de « maladies nerveuses » dans la famille ou encore de remplir une page concernant vos soucis éducatifs.

Une mesure éducative cela commence par une mésentente entre les parents, un problème d’autorité et cela peut se terminer par la rupture du lien familial à travers les placements. Aucune famille ne s’est remet vraiment.

Bien sûr si le Conseil général du Cher a été mis en échec sur cette affaire de fichage, vous pouvez devenir des fichés volontaires que ce soit à l’école ou par les maisons de la solidarité sur lesquelles nous nous sommes déjà exprimés. C’est à vous de protéger votre droit à une vie privée et à l’éducation de vos enfants, soyez responsables.

Xavier Collet

Si ton enfant tu veux garder, les sévices sociaux tu devras éviter.

Si ton enfant tu veux garder, les sévices sociaux tu devras éviter.

Voila un titre et slogan tout à fait scandaleux que l’on n’est pas prêt de trouver affiché noir sur blanc.

Pourtant si vous avez un problème d’autorité, si votre enfant sèche les cours, si votre couple connaît une crise, le placement serait un véritable cadeau pour vos enfants.

 Le placement à durée indéterminée bien entendu, les parents qui ont cru pouvoir confier leurs enfants dans des situations de détresse temporaire n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Le Conseil général du Cher va vous réveiller les valeurs familiales

Si ce slogan n’est pas écrit de façon aussi crue, il correspond bien à l’esprit de cette tirade publiée dans le journal Chermagazine de novembre décembre 2013, c’est nous qui soulignons :

« Le Conseil général est très soucieux de la protection des mineurs. En cas de situation dangereuse ou fragilisée (absentéisme, conflits parentaux, soins non réalisés, problème d’autorité …) , les familles bénéficient de mesure d’Aide éducative à domicile (AED) et, s’il y a décision de justice, de mesures d’Assistance en milieu ouvert (AEMO). Ces mesures sont mises en ouvre par les services du Conseil général et l’AIDAPHI qui comprend 21 travailleurs sociaux qui suivent chacun 31 mineurs et interviennent sur les lieux de vie de l’enfant. Le but est d’obtenir l’adhésion des parents et des enfants pour construire un projet de vie, fixer des objectifs, réveiller les valeurs familiales et redonner sa place à chacun. »

Voila donc comment le Conseil général du Cher s’engage pour vous et vos enfants. Tout cela bien sûr à votre exclusif bénéfice et pour réveiller ces valeurs familiales que vous, pauvres parents, ne connaissez pas !

Rééducation à la parentalité

D’ailleurs la parentalité cela s’apprend. L’article est donc suivi d’un bref interview de Serge Méchin, conseiller général délégué à l’enfance, l’adolescence et la famille qui ose en rajouter en énonçant que :

« le suivi dans les familles, réalisé par les travailleurs sociaux, [qui] permet de valoriser les compétence des parents comme des enfants. »

Enquête exclusive du CEDIF pour l’Observatoire des Subventions

Drôle ? Non, tout cela est tragique car des parents y croient et viennent sonner à notre porte quelques mois après, au désespoir.

Serge Méchin parle aussi du Réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, de l’association Rivage, des structures destinées à enseigner la parentalité et qui trouvent leur place dans les Maisons de la Solidarité du Cher.

Maisons de la solidarité pour lesquelles le CEDIF a réalisé une enquête exclusive pour l’Observatoire des Subventions, parents, allez lire le résultat de cette enquête, c’est encore pire que ce que vous pouvez imaginer !

L’enquête du CEDIF sur les maisons de la solidarité

bundes Une pétition pour l’enfant

Une pétition circule actuellement sur le net depuis plus d’un an (http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N18354) et dénonce un « désintérêt supérieur de l’enfant » par nos institutions.

Nous ne disons rien d’autre au CEDIF lorsque nous constatons les attaques de travailleurs sociaux contre les familles avec les effets dévastateurs de telles attaques devant la justice résultant en mesures de harcèlement contre des parents, en des placements condamnant l’avenir de nos enfants.

Il nous est alors venu à l’idée que nous pourrions soutenir une telle pétition, mais il ne faut pas s’arrêter au titre. En continuant notre lecture nous réalisons que les pétitionnaires en appellent à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant avec la notion « d’intérêt supérieur de l’enfant ».

Oups non, une pétition pour des moyens financiers supplémentaires

Mais une lecture transversale nous fait tomber sur une formule pour le moins gênante :

« La loi de 2007 a amorcé une déjudiciarisation de la Protection de l’Enfance, conférant au Président du Conseil Général des missions jusque-là réservées à l’État, par le biais de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ; cela sans moyen financier supplémentaire. »

Et là nous avons la nette impression d’avoir lu un gros mot : « MOYEN FINANCIER SUPPLÉMENTAIRE ».

Puis plus loin :

« Ainsi, ces cinq dernières années, le nombre de placements d’enfants effectués par notre service dans le cadre de notre mission a été multiplié par quatre. »

Nos signaux d’alarmes s’affichent :  quatre fois plus de placements en cinq ans !

On parlait déjà il y a cinq ans de placements abusifs et l’augmentation des placements n’a en rien enrayé les cas de réelles maltraitances.

Une instrumentalisation de l’intérêt de l’enfant au nom de l’intérêt des placeurs 

De qui peut donc émaner une telle pétition dont la première revendication est l’obtention de moyens financiers à la charge des contribuables sous couvert de l’intérêt de l’enfant ?!!

La réponse figure dans le texte : l’association Olga Spitzer à travers un de ses services qualifié de « Pôle Investigation » à Evry chargé des mesures d’IOE (Investigation et Orientation Éducative).

L’objet de cette pétition utilise donc le paravent de l’intérêt supérieur de l’enfant pour que cette association bénéficie de moyens supplémentaires.

Voila qui tient de la manipulation habituelle des sévices sociaux, mais puisque nous sommes désormais habitué au décryptage des sophismes usités par lesdits sévices, observons un peu l’articulation de celui-ci.

Décryptage
D’abord présentation de l’association Olga Spitzer comme une véritable institution reconnue par la justice pour son expertise.

Ce service de l’association Olga Spitzer à la recherche de gogos signataires en dehors de son cercle de travailleurs sociaux précise bien son caractère d’utilité publique (à vérifier à ce qu’il paraît)  et mentionne  être chargé de ses missions par les juges des enfants du TGI d’Évry qui attendraient d’elle un « éclairage pluridisciplinaire (social, éducatif, psychologique voire psychiatrique) sur le fonctionnement de la famille ».

Prétendre être les porte-paroles de la profession et des magistrats de l’enfance pour dénoncer le remplacement de l’IOE par la MJIE (Mesure Judiciaire d’Investigation Éducative).

On imagine le succès populaire d’une pétition qui exprimerait le rejet de la MJIE pour le retour à l’IOE avec les manifestations qui vont avec et les calicots rouges et les slogans du type : « MJIE non non non, IOE oui oui oui».

Les services d’Olga Spitzer s’empressent donc de préciser :

« Bien évidemment, ce n’est pas le changement de dénomination qui nous pose problème, mais la diminution des moyens humains et financiers qui sanctionne ce changement et qui va obligatoirement avoir des conséquences dramatiques sur la qualité de notre prestation auprès des familles, et prioritairement des enfants. »

Moins de personnels et de budget = dégradation de qualité de prestation auprès des familles

Qui peut encore croire de telles balivernes quand on sait de quelle façon les enquêtes sociales peuvent être menées. Comme le disait une responsable des services de l’ASE à une parente, ce sont les moyens importants dégagés par notre département au service de l’ASE qui nous permettent d’avoir un taux de placement supérieur à celui des autres départements.

L’évidence est que la question n’est pas celle des moyens financiers mais celle des pratiques. Des pratiques très largement condamnables menées dans la plus parfaite impunité. Nous ne comptons plus au CEDIF le nombre de procédures pour faux que des parents entendent lancer et qui n’aboutiront pas car les travailleurs sociaux, lorsqu’ils sont acculés, peuvent encore prétendre s’être trompés de bonne foi pour tenir les propos qui se révèlent calomnieux.

Les moyens sont devenus un argument justifiant des investigations complètement partiales. Les travailleurs sociaux pourront toujours prétendre ne pas avoir eu les moyens de faire une enquête sérieuse.

Autrement dit, l’argument du manque de moyens permet de gagner à tous les coups et de justifier des mesures abusives. Une fois l’argument entendu, les moyens financiers supplémentaires permettront de mettre en place davantage de mesures.

Le reste de l’argument relève de petits comptes de bureaucrates tout à fait indécents qui laissent supposer des pratiques en évolution, en effet puisque désormais seul le premier enfant placé d’une fratrie permet de bénéficier d’une tarification pleine, alors que les autres sont comptés pour moitié, doit-on s’attendre à une baisse de placement de toute une fratrie ?

Vous n’avez rien compris à ce calcul ? C’est normal, la comptabilité des placements et des mesures est parfaitement indigeste.

On va détruire des emplois !

Des travailleurs sociaux au chômage, on va sortir les mouchoirs, mais rappelons nous que cette pétition date d’avant les présidentielles et vise à obtenir des gages du prochain gouvernement :

« Mais déjà, certains services se sont vu notifier leur fermeture ou leur cession, réduisant au chômage des professionnels … »

Quand même c’est si beau un service qui ferme !

Les familles ne vont plus respecter les travailleurs sociaux !

« Notre service fait le constat que bon nombre de situations auraient pu être prises en charge beaucoup plus tôt par les services judiciaires, certains parents collaborant en surface aux mesures d’accompagnement éducatif proposées. Or la symbolique de l’autorité judiciaire a un effet auprès des parents qui se retrouvent, de façon provisoire ou pérenne, en situation de défaillance parentale. »

En clair, les services d’Olga Spitzer craignent que la baisse des mesures judiciaires au bénéfice de mesures administratives conduise les parents à ne pas reconnaître leur « défaillance parentale » et donc à ne « collaborer (qu’en surface » aux mesures décidées, alors qu’en réalité selon l’expression consacrée par les sévices sociaux, ces parents seraient dans le DÉNI. Décidément en affaiblissant la mesure judiciaire, les parents ne vont plus se sentir, se montrer arrogant, ils oseraient même saisir le CEDIF ou parler de leur affaire sur Internet. Où va-t-on ??

La note idéologique pour conclure

hollandeLa pétition datant de quelques mois avant l’élection d’un certain Hollande, l’appel au rassemblement autour des valeurs du collectif (isme) est lancé.

L’enfant n’est conçu à travers cette pétition que comme un être en danger dans sa famille et a contrario en sécurité auprès des travailleurs sociaux, qu’ils exercent auprès des établissements scolaires, des PMI, dans antichambres du placement. L’enfant laissé à l’éducation familiale est présenté comme sacrifié, jouet de déterminismes culturels à dissoudre, comment expliquer sinon cette conclusion ?

Une société qui sacrifie ses enfants sur l’autel des économies budgétaires se réserve des lendemains qui déchantent. Quels adultes en devenir, déstructurés, inaptes à la collectivité et au respect du bien commun sommes-nous en train de façonner ?

Comment une profession dont certains membres ont abîmé l’avenir de nos enfants peuvent-ils oser tenir de tels propos ! La honte ne leur monte-t-elle pas au joue, quelle sorte d’êtres humains peut considérer comme une évolution normale de la société la multiplication par quatre des placements en cinq ans ?

N’est-ce pas là le véritable sacrifice de nos enfants ? Quant aux adultes déstructurés, quel avenir pour les enfants placés ? Nous savons qu’un grand nombre sont devenus clochards, ne serait-ce donc pas l’ASE et les associations satellites qui déstructurent les adultes en devenir ?

Enfin la dernière partie de la conclusion assène le projet sociétal bien à gauche et antilibéral pour qui n’aurait pas encore compris la logique collectiviste de tout le propos précédent :

« Jamais n’avons-nous eu le sentiment si prégnant d’être confrontés à des discours politiques en tel décalage avec la réalité des situations et des besoins, à l’aune d’une société dont l’urgence semble être celle de devoir gérer les enfants et de rassurer les marchés. »

Ce crachas sur la société de marché et sur la « gestion » des  enfants est un crachas sur une société qui n’existe pas dans ce pays mais que les services de l’association Olga Spitzer entendent combattre comme repoussoir.

Un véritable société de marché serait une société dans laquelle ceux qui n’ont rien à proposer pour satisfaire les besoins de la population disparaissent. Eh oui qui paierait pour des services qui ne profitent qu’à ceux qui les dispensent ?

Qui paierait 8 milliards d’euros par an pour les services de la protection de l’enfance qui abime des gosses dans des placements ou qui les laisse aux mains d’un ou de parents tortionnaires ? Quant à gérer des enfants sans passer par les travailleurs sociaux, cela s’appelle tout simplement éduquer et c’est là la première prérogative des familles, nous nous battrons pour que cela le reste.