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Les foyers de l’enfance

Pierre Gaspard Chaumette pourrait être considéré comme un des « pères » des foyers pour mineurs.

Sous la Terreur dont il est l’un des zélés instruments, il fit voter par la Convention le principe de l’adoption par l’État des enfants des guillotinés. On pouvait bien dire déjà que l’État s’emparait des enfants de ses victimes.

Ces foyers furent « républicainement » baptisés « Hospice des Enfants de la Patrie », le terme est toujours grandiloquent et la substance souvent nauséabonde. On n’y plaça pas seulement les enfants dont les parents avaient été assassinés par les hommes de l’État républicain, mais aussi tous ceux dont la famille avait été privée de moyens par suites de condamnations.

Isoler l’enfant de sa famille
Buste de Louis XVII, Enfance Martyre, oeuvre de Catherine Cairn (2000)

Buste de Louis XVII, Enfance Martyre, oeuvre de Catherine Cairn (2000) (http://catcairn.wix.com/cc)

Les parents du petit prince n’étaient pas encore assassinés, que Chaumette avait aussi formé le projet de l’arracher à ceux qui l’aiment pour l’élever comme tous les autres enfants enlevés : c’est-à-dire dans la haine de sa propre famille.

C’est ce que nous relate l’écrivain et historien Philippe Delorme dans son passionnant et très édifiant ouvrage « L’affaire Louis XVII »  (citations extraites du livre avec l’aimable autorisation de l’auteur) :

Chaumette avait déclaré, un jour en parlant de Louis-Charles : « Je l’éloignerai de sa famille, pour lui faire perdre l’idée de son rang. » Car il s’agit de rendre impossible toute tentative de restauration. Et pour cela d’isoler le roi, et de dénaturer ses sentiments. Fidèle à l’enseignement du philosophe genevois (Rousseau), la Convention décide de confier Louis XVII à un simple artisan, homme du peuple et patriote convaincu, qui seul saura régénérer le sang corrompu de ce rejeton du despotisme. 

Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents (Danton)  

C’est à la même époque que Robespierre présente aux députés le rapport de Lepeletier de Saint Fargeau, en vue d’instaurer une éducation totalitaire. L’Incorruptible propose : « que depuis l’âge de cinq ans jusqu’à douze ans pour les garçons, et jusqu’à onze ans pour les filles, tous les enfants sans distinction et sans exception […]soient élevés en commun, aux dépens de la République : et que tous, sous la sainte loi de l’égalité, recevront mêmes vêtements, même nourriture, même instruction, mêmes soins ». Le but avoué est de créer « une race renouvelée, forte, laborieuse, disciplinée, qu’une barrière impénétrable aura séparée du contact de notre espèce vieillie ». 

Lepeletier est bien un de ces personnages pour lesquels les enfants appartiennent à l’État avant d’appartenir à leurs parents : « Dans l’institution publique au contraire, la totalité de l’existence de l’enfant nous appartient ; la matière, si je peux m’exprimer ainsi, ne sort jamais du moule; aucun objet extérieur ne vient déformer la modification que vous lui donnez. Prescrivez, l’exécution est certaine ; imaginez une bonne méthode, à l’instant elle est suivie ; créez une conception utile, elle se pratique complètement, continûment, et sans efforts » 

Ce qui amène Philippe Delorme à dire que « Louis Charles (le petit Louis XVII) servira de cobaye à ce programme dément, lointaine préfiguration de la Révolution culturelle chinoise. Le 1er juillet 1793, le Comité de Salut Public décrète « que le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère, et placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple ».  

La violence du placement 

Trois jours plus tard cet enfant de 8 ans et sa sœur de 14 ans, après qu’on leur ait tué leur papa, seront arrachés à leur maman au sein de la prison du Temple.

Louis-Charles est alors confié au cordonnier Antoine Simon et à sa femme, sa famille d’accueil.

L’arme des calomnies

dernierelettreLe petit prince trouvera de nouveau sur son chemin Pierre Gaspard Chaumette, transformé pour l’occasion en responsable des services de la protection de l’enfance façon Terreur. Le sanguinaire salaud, procureur de la Commune, ira rendre visite à l’enfant pour l’interroger. Hébert, son substitut en tirera une immonde accusation d’inceste contre la maman qu’il fera signer à l’enfant.

Après trois mois de séparation, le petit prince sera traîné au procès de sa mère pour une accusation d’inceste. Marie Antoinette lancera cet appel qui, plus de 200 ans après, résonne encore aux oreilles de tous les parents salis et humiliés par les sévices de l’État : "Je refuse cette accusation faite à une mère, et j’en appelle à toutes celles qui sont ici".

10 jours après sa maman sera guillotinée.

Maltraitance institutionnelle

L’enfant ne sera l’objet d’aucun soin, enfermé dans une chambre sans lumière, sans voir qui que ce soit, accroupi et rongé par la gale. Dans de telles conditions il contracte la tuberculose. Il décèdera dans la tour du Temple. Il avait à peine 10 ans !

C’est à la suite de l’enquête de Philippe Delorme qu’un examen d’ADN révélera que le cœur prélevé de l’enfant était bien celui du petit Louis XVII. Son corps avait été précipité dans une fosse commune le 10 juin 1795.

Voila donc les soins apportés à l’enfant et à sa famille par les sévices sociaux de l’époque.

Pour aller plus loin avec Philippe Delorme

 

Instruction en famille : une pratique suspecte selon les services sociaux

L’intervention des services sociaux correspond à des signalements souvent anonymes fait par des personnes aux motivations très diverses. Auquel cas, ces signalements sont réalisés à bon escient ou pas.

timehomeschoolCependant, les services sociaux peuvent être instrumentalisés dans le cadre de conflits préexistants. Ceci est bien évidemment le cas des conflits familiaux, mais aussi de banals conflits de voisinage ou de différents avec des associations ou des autorités locales.

Le choix de l’instruction en famille, bien que parfaitement légal, crédibilise ces attaques auprès des services sociaux, ce qui  les rend extrêmement difficiles à combattre. Le présent document vise à sensibiliser les familles de façon à ce qu’elles puissent détecter les actions entreprises.

L’image de l’éducation en France

En France, depuis la révolution, l’éducation a été à l’origine de nombreux conflits politiques qui ont laissé des traces profondes qu’il ne faut pas ignorer.

Pour la plupart des français, l’école est laïque et obligatoire. Il existe toutefois, pour des raisons historiques, des écoles privées, souvent catholiques, mais reconnues par l’éducation nationale, appliquant les programmes officiels et soumises aux mêmes contrôles que les établissements publics. Il existe également des établissements totalement privés.

Pour la plupart des gens, la place d’un enfant est en classe, et ils ignorent même que si l’instruction est obligatoire en France, les familles ont le droit de faire elles-mêmes l’instruction de leurs enfants selon les méthodes pédagogiques de leur choix, mais sous le contrôle de l’inspection académique. Pour beaucoup, une mère vivant seule avec son fils bénéficiant d’une instruction à domicile, ne peut qu’être égoïste et possessive, voire même avoir des mœurs coupables ou appartenir à une secte.

L’opinion des inspecteurs académiques :

La guerre scolaire entre les partisans de l’école privée et ceux de l’école publique s’est terminée par le  compromis de la loi Debré. Nous ne reviendrons pas sur cet aspect qui dépasse l’objet de ce document. Il faut cependant se souvenir qu’après l’arrivée de François Mitterrand, les partisans de l’école laïque rêvaient d’un grand service de l’éducation et voulaient mettre en cause l’existence même de l’enseignement privé. Il est bien évident qu’ils auraient profité de cette réforme pour restreindre le droit à l’éducation en famille.

Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner qu’ils mettent tout en œuvre pour éviter l’adoption de l’éducation en famille, au besoin en feignant d’ignorer la loi. Á leurs yeux, ce mode d’enseignement serait une survivance de modes d’enseignement archaïques encore pratiqués par des familles appartenant aux milieux privilégiés.

Bien sûr, lorsque la direction d’une académie partage ce point de vue,  ce qui est loin d’être rare, il faut s’attendre à de grandes difficultés pour les familles qui veulent maintenir le choix de ce mode d’éducation, même lorsque ce choix est justifié de façon objective.

L’opinion des magistrats :

Elle est le reflet de l’opinion générale. Alors que les juges me semblaient chargés de faire appliquer la loi, j’ai entendu un juge  des enfants dire, en parlant de l’éducation en famille  «qu’elle ne comprenait pas que ce mode d’éducation soit possible» !

En utilisant toutes les possibilités que leur donne la procédure judiciaire, les juges partageant ce point de vue pourront, sous des prétextes divers, se rendre coupables d’abus de pouvoir et obtenir des familles qu’elles renoncent à leurs droits.

Par ailleurs, l’extraordinaire complexité du droit français et la parcellisation des responsabilités, conduisent les juges à ne prendre connaissance d’une affaire que de façon très limitée. Le juge des enfants ne prend que des  mesures d’assistance éducative et de placement, mais n’est pas compétent dans bien des domaines connexes, en particulier les affaires familiales. Ne voulant pas s’attirer les critiques de ses collègues, il voit donc les problèmes qu’il traite avec des œillères, et, n’ayant connaissance  que d’une partie des symptômes, et absolument pas du contexte, ne peut établir un diagnostic et doit se contenter de mesures conservatoires souvent inappropriées.

Les intellectuels :

Puisqu’Internet a aujourd’hui un rôle central dans l’information, je vous propose de lire la définition de Wikipédia : «est directement issu du latin educatio même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant)».

Cette définition doit se comprendre dans le sens de faire éclore un être humain, de lui permette de développer les dons qu’il a reçu.

De nombreuses personnes, ayant participé à la grande contestation de mai 1968, traduisent cet objectif d’une façon erronée. Selon eux, le rôle de l’éducation serait de conduire les enfants vers l’extérieur, c’est-à-dire de les faire sortir de leur famille considérée comme un obstacle à leur développement. La famille serait la source d’aliénation, l’organe de la transmission de préjugées. Peut-on s’occuper d’éducation si on pense «  Famille je vous hais » ?

Lors d’une conversation informelle, un inspecteur de l’Aide sociale à l’Enfance lisait la définition de l’éducation en prenant ex-ducere dans le sens « éduction ». L’éducation consisterait à faire sortir l’enfant de sa famille pour qu’il puisse s’épanouir. Cette interprétation, issue de l’expression philosophique imagée parlant de la nécessité de « tuer le père » pour devenir adulte, sous-tend un risque évident de dérapage. Selon les responsables adeptes de cette théorie, le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance serait de protéger les enfants de l’influence néfaste de leur famille.

Il est vrai que la plupart des enfants vivant en famille, celles-ci sont très majoritairement le lieu des maltraitances, la contribution des institutions étant statistiquement plus faible, et largement minorée par le corporatisme des intervenants. Pour autant, pourrait-on en conclure qu’il faut enlever les enfants à leurs familles ? Ceci n’a jamais été l’avis que de certaines sectes et sociétés totalitaires. Ce ne doit pas être en aucun cas, même de façon sous-jacente, le point de vue de personnes travaillant dans le domaine social. Si besoin était, la charte des droits des enfants serait là pour leur rappeler le rôle primordial de la famille.

Les travailleurs sociaux :

Les personnes chargées de l’Aide Sociale à l’Enfance font partie de la population. Elles sont donc très diverses et partagent les points de vues de leurs contemporains, voisins, magistrats, collègues de travail…

Professionnelles, et fières de le dire, elles pensent avoir un ascendant naturel sur les parents qui doivent accepter sans réserves leurs directives. Si le juge a pris une décision grave, par exemple s’il a retiré à une mère la garde de son enfant, elles sont implicitement chargées d’amener les familles à se soumettre de bonne grâce à cette décision, évidemment prise dans l’intérêt de son enfant.

Le risque d’un procès en sorcellerie :

Ainsi, pour la majorité des intervenants, toute personne choisissant l’éducation en famille est suspecte. Ils nourrissent envers  les parents qui choisissent ce mode d’éducation un préjugé négatif qu’il leur est facile de conforter par des pièces non communiquées aux familles. La possibilité d’introduire dans les dossiers des juges ces pièces cachées peut s’expliquer par quantité de bonnes raisons, par exemple la lutte contre les sectes. Toutefois, ce procédé rappelle tristement le subterfuge qui avait été employé par le tribunal militaire lors du procès Dreyfus, et que je croyais définitivement abandonné.

En théorie, les juges des enfants sont chargés de la protection de l’enfance. Ils sont informés essentiellement par les services sociaux qui ont pour mission de recueillir les signalements. En fonction de l’analyse qu’ils font de ceux-ci, ils sont chargés en retour par le juge des enfants d’enquêter sur les familles signalées. Ils sont alors de fait responsables de l’instruction qu’ils mènent exclusivement à charge, sans contre pouvoir susceptible de démentir leurs informateurs. De plus, de nombreuses personnes, par exemple les maires de villages, n’ayant aucune formation ni aucun personnel spécialisé, mais bénéficiant d’une image de sérieux, peuvent intervenir avec le poids du « Premier magistrat du lieu».

Les familles adeptes de l’éducation en famille doivent être particulièrement vigilantes, dès le premier signe d’intervention des services sociaux, et  prendre contact avec les autorités locales, généralement ignorantes des droits des familles en matière d’éducation, pour les informer de leurs droits.

Les pouvoirs exorbitants des juges 

Sur la base des informations qu’ils reçoivent, les juges des enfants prennent des décisions en réalité pratiquement sans appel. Ils disposent ainsi de pouvoir exceptionnellement étendus, et peuvent pratiquement interdire tout appel en exploitant les possibilités de la procédure. Ce point nécessiterait de longs développements qui sortent du cadre de ce document.

Les pouvoir des services sociaux 

Il ne faut pas oublier que les services sociaux, étatiques ou associations ayant délégation de service public, sont les vrais détenteurs du pouvoir judiciaire. Étant chargés d’informer les juges, et donc maitres de l’information, et disposent de l’essentiel du pouvoir réel. Ils ont la possibilité d’introduire dans les dossiers des documents secrets, destinés aux seuls personnels judicaires, et dans lesquels ils peuvent introduire des contre vérités dévalorisant les familles.

L’expérience montre qu’entraînés par l’habitude, certains personnels de ces services n’hésitent pas à « mentir de bonne foi » dans leurs rapports de façon à conforter la position du juge. Le choix de l’éducation en famille ne suffit-il pas à démontrer un comportement asocial ? Quelle victime peut-être certaine de ne pas être répertoriée comme membre d’une secte, et ainsi de n’avoir aucune crédibilité auprès du juge ?

Là encore, la parcellisation des responsabilités fait que les « référentes » chargées de suivre les enfants confiés à l’ASE, doivent impérativement rester dans leur rôle et se limitent à faire appliquer les décisions de justice. En réalité, ces décisions sont proposées par leur service et elles en sont indirectement responsables.

En théorie, devant suivre aveuglément les jugements et se tenir à l’écart conflits familiaux, elles sont sourdes aux griefs des personnes qui se sentent victimes de signalements abusifs. Se rendent-elles compte que la pire des choses pour une mère, qui pense sincèrement faire de son mieux, est de lui retirer son enfant ?

La lecture des textes fondateurs de l’Aide Sociale à l’Enfance devrait leur rappeler à tout instant qu’une décision rejetée par la famille ne peut être productive. Ont-elles réellement la possibilité de faire remonter auprès du juge leurs doutes sur l’adéquation des mesures prises et qu’elle sont chargées d’exécuter ?

Une gestion de carrière raisonnable n’impose-t-elle pas à ces personnes d’écrire des rapports confirmant la position initiale de leurs supérieurs et rejetant toutes difficultés d’application sur les victimes de ces décisions ?  Préférer l’éducation en famille à l’école de la république, n’est-elle pas, pour nombre d’entre elles, une forme de rébellion qui s’ajoute aux autres ?

N’est-il pas certain, dans l’esprit de beaucoup de professionnels, juges, avocats ou travailleurs sociaux, que l’éducation en famille cache un comportement condamnable ? Ne pourraient-ils pas défendre un peu plus le droit à la différence dont on nous parle tant ?

Une pratique attentatoire aux droits et aux libertés des familles

eavesNous revenons sur une affaire de longue et mauvaise haleine : celle d’un questionnaire occulte remis dans les écoles à l’initiative du conseil général du Cher et dont l’objet consistait à faire des enseignants des relais d’information dans les écoles pour les services de la PMI.

Nous vous rappelons nos trois articles précédents accessibles ici. Nous y racontions par le menu comment des informations nominatives pouvaient être recueillies concernant des enfants sans que les parents ne soient informés. C’était donc le principe de ce questionnaire mais aussi la façon dont il était administré qui représentaient des violations des droits et des libertés.

Le mode opératoire de mise en échec de cette pratique

C’est aux parents de marquer leur opposition à une telle pratique, mais encore fallait-il qu’ils en soient informés.

Le CEDIF est alors intervenu en informant sur ce fichage, il appartenait ensuite à des parents d’agir en défense de leurs prérogatives familiales, aux enseignants de s’émouvoir de la collaboration qui leur était proposée par le service « solidarités et cohésion sociale » du conseil général.

C’est donc en tant que parent d’élèves que j’ai demandé l’accès aux informations recueillies sur mes enfants auprès des responsables de ce traitement, non satisfait de la réponse j’ai pu déposer une plainte à la CNIL contre les services du conseil général du Cher.

Simultanément, j’ai signalé auprès de l’inspection académique du Cher que les enseignants étaient chargés de la collecte d’informations confidentielles à caractère médical, leur avis était de plus sollicité ce qui laissait possibilité d’une délation malveillante ou par maladresse mais aussi d’une formulation d’un diagnostic pouvant les amener à répondre d’une pratique illégale de la médecine.

Un questionnaire illégal et potentiellement dangereux pour les familles

La réponse du conseil général du Cher n’était pas satisfaisante. En effet en méconnaissance de la loi Informatique et Libertés, il était prétendu que des données ne faisant  pas l’objet d’un traitement informatique ne relevaient pas de la CNIL. Difficile de croire que la responsable d’un service recueillant des informations quotidiennes sur les administrés puisse méconnaître à ce point la loi, ignorance ou mensonge donc ?

Ce serait grave dans l’un ou l’autre cas, toujours est-il que traitement informatique ou non tout traitement nominatif « de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans des fichiers est interdit » comme le précise l’article 2 de la loi Informatique et Libertés.

Le conseil général du Cher précise ensuite que ces questionnaires étaient censé être détruits lors du passage en classe supérieure.

Rien ne prouvait évidemment la réalité de cette affirmation d’autant que des éléments recueillis dans ce questionnaire pouvaient ne pas échapper à la «cellule de recueil des informations préoccupantes ». En effet, dans Cher Magazine, le conseil général  se vante d’intervenir dans des : « cas de situation dangereuse ou fragilisée (absentéisme, conflits parentaux, soins non réalisés, problème d’autorité…) , les familles bénéficient de mesure d’Aide éducative à domicile (AED) et, s’il y a décision de justice, de mesures d’Assistance en milieu ouvert (AEMO). »  

Une pratique en infraction avec la déontologie des médecins

Réagissant à cette mise en cause, la médecin responsable du service PMI m’écrit pour soutenir la pratique dénoncée.

Mal lui en a pris, elle est alors mise en cause sur les conseils du docteur D précisant qu’elle aurait gravement porté atteinte au code de déontologie en son article 51 notamment : « Pour cette histoire, il faut voir les articles suivants contre  tous les médecins de PMI qui collaborent, le 51 étant à privilégier: en effet (si j’ai bien compris) ces médecins de PMI associent sciemment un questionnaire réalisé avec le consentement du patient (en l’occurrence les parents d’enfants, représentant ceux-ci, ayant toute autorité pour le faire et étant les seuls à l’avoir) à un questionnaire administratif réalisé à l’insu des dits parents. »

Précisons que l’article 51 précise que «Le médecin ne doit pas s’immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. »

Une affaire qui relève du testing institutionnel et associatif

Merci donc au Docteur D de s’être très précisément positionné, plus largement cette affaire  de fichier sera non seulement un combat contre le flicage social des familles mais aussi un testing des institutions et associations chargées prétendument de nous défendre et sur ce point nous pouvons distribuer des bons et des mauvais points.

Commençons donc par les mauvais points : 

L’inspection académique du Cher, pourtant alertée par deux fois, ne prendra pas à ma connaissance la peine de prévenir les enseignants du fait qu’ils exposent leur responsabilité en recueillant des informations dans ce qui sera présenté ultérieurement comme un « questionnaire médical ».

La dimension ethnique du questionnaire pouvait être relevée par la question consistant à savoir si des enfants de maternelle parlaient une langue étrangère. Contacté par mail à ce sujet, SOS Racisme se montrera intéressé et la responsable de la commission juridique va me contacter. Cependant après avoir mis en cause le conseil général du Cher, le plus grand silence radio va se faire. Mail, appels téléphoniques rien n’y fait, SOS Racisme ne répond plus.

Quant à la FCPE du Cher, se présentant comme la première association de représentants d’élèves, je la contacte aussi, elle répond en évoquant sa volonté de contacter la direction « solidarités et cohésion sociale » du conseil général du Cher pour demander à ce que le questionnaire soit validé par la CNIL et communiqué aux parents, elle mentionne encore vouloir s’assurer que des modifications puissent être faites concernant ce questionnaire.

La FCPE du Cher reprend donc de facto les critiques émises et s’engage à m’informer des suites obtenues.

Ne voyant rien venir, je reprends contact par mail afin de m’enquérir des réponses obtenues auprès du conseil général.

Toujours pas de réponse. J’appelle alors le responsable local pour une conversation qui durera une heure et demi. Je suis alors personnellement mis en cause pour avoir il y a quelques années critiqué la politisation de la FCPE. Décidément, ils sont bien informés et, évidemment, j’assume : la FCPE est bien connue par ses sympathies très à gauche, c’est même Libération, un journal pas précisément à droite,  qui le dit.

Le débat téléphonique tournant autour de questions politiques, il me faudra recadrer mon interlocuteur pour le faire revenir sur le sujet qui nous intéresse et qui ne devrait pas supposer d’opposition : le fichage des familles est inacceptable, ce n’est pas parce que le conseil général du Cher s’affiche bien à gauche qu’il faudrait se taire.  Le responsable local FCPE se range alors à mes arguments et accepte de m’informer d’une réponse reçue par les services du conseil général, il devra me rappeler dans ce sens.

Une semaine après : rien. Je réécris et obtient une réponse assez déconcertante faisant état d’une réunion du bureau de la FCPE locale qui avait eu pour thème la réponse à me donner et que donc en ce qui concerne le « retour qui pouvait vous être fait sur le résultat de nos investigations. Nous avons convenu de le réserver à nos adhérents qui partagent et défendent les mêmes valeurs que nous : celles de la FCPE. »

Je n’en saurais donc pas plus sur la fameuse lettre du conseil général à la FCPE, pour cela il aurait fallu que je partage et défende les mêmes valeurs que la FCPE, difficile quant on sait que la FCPE ne cautionne pas les propos du CEDIF, comme elle le dit.

Mais je vous rassure nous n’avons pas raté grand-chose, le conseil général du Cher a continué sa politique de fichage des familles. Cette péripétie n’a cependant pas été inutile puisqu’elle nous apprend que la FCPE, censée être une ASSOCIATION DE PARENTS D’ÉLÈVES, est subventionnée grassement par l’ensemble des contribuables, adhérents ou non tout en réservant ses informations à ses seuls adhérents.

Voila qui rend tout à fait incompréhensible le fait même que la FCPE puisse toucher la moindre subvention (nous y reviendrons).

Puis les bons points :

La CNIL m’a accordé un long entretien et a aussi relevé le risque d’un traitement d’informations médicales par des personnels non habilités. Elle a pris les contacts nécessaires et a largement participé à la mise en échec du questionnaire.

Le Conseil de l’Ordre des Médecins du Cher relaie notre demande et prend contact avec le conseil général du Cher.

Il est ainsi obtenu que le questionnaire initial soit changé et perde son caractère occulte pour devenir «  questionnaire de santé ». Cela aurait pu être considéré comme positif, sauf que … les enseignants sont désormais censés le signer ce qui rajoute de l’illégalité ! En effet toute information de caractère médicale est confidentielle hors du corps médical. Un enseignant ne peut donc en aucun cas y avoir accès et encore moins le compléter et le signer.

Le Conseil de l’Ordre informé de la première transformation du questionnaire suite à ma demande réalisera bien que le conseil général du Cher s’enfonce et va se manifester à nouveau pour demander une modification du questionnaire.

Merci donc au Conseil de l’Ordre d’avoir été à la hauteur de sa mission et d’avoir ainsi indirectement rétabli les parents d’élèves en leurs droits et libertés.

Une victoire pour les familles

Incapable de défendre plus longtemps sa position, le conseil général du Cher doit faire retraite en basse campagne après deux ans de résistance sur ce dossier.

Annie Petit-Girard, la directrice générale adjointe des « Solidarités et de la Cohésion Sociale », doit cette fois envoyer un nouveau courrier type sous sa signature et à adresser aux parents accompagné de la nouvelle version du questionnaire baptisé cette fois : « Informations Confidentielles ».

Plus de question ethnique, plus de signature des enseignants, plus d’informations occultes transmises par les enseignants au sujet des parents.

Et, tenez-vous bien, alors que les informations médicales étaient autrefois complétées par les enseignants, il est désormais précisé que ce questionnaire rempli doit être confié à l’enfant sous enveloppe cachetée avec mention « secret médical ».

Les services des « solidarités et de la cohésion social » ont-ils entre-temps bénéficié d’une formation en droit ? Les plaintes ont-elles permis d’établir un rapport de force en faveur des familles ?

En tout cas, il reste au Conseil général du Cher à opter pour le module courtoisie et excuses car il ne me semble rien avoir reçu de tel de la part des services en charge du fichage sans compter que quelques parents s’étant manifestés sur la page facebook du conseil général du Cher pour dénoncer de tels pratiques ont été mis dans l’incapacité d’y produire le moindre commentaire !

VICTOIRE TOTALE sur ce dossier et sans la moindre concession donc.

Que faire du nouveau questionnaire ?

PMI2

Seulement voila, aussi anodin que puisse désormais sembler le nouveau questionnaire que nous mettons ici à votre disposition, nous conseillons aux parents de ne pas le remplir et de réaliser le suivi de leurs enfants par le médecin de famille.

Rien ne vous oblige à répondre. En participant à la dénonciation d’une pratique de fichage, le CEDIF redonne aux parents la possibilité de contrôler le contenu des informations familiales accessibles aux services du conseil général, tout ce que vous pouvez désormais indiquer ne le sera que volontairement  de votre part et nous vous invitons à ne pas vous mettre en position de vulnérabilité.

En effet, il existe des spécialistes, des médecins en cabinet libéral, capables de gérer tout problème psychologique ou de santé, des psychologues en cabinet libéral aussi capable de vous aider à gérer un problème d’autorité avec vos enfants. Ce sont vers ces professionnels que vous devez vous tourner en priorité.

pmi3Ainsi il n’est absolument pas conseillé d’indiquer des adresses différentes des parents, une situation de séparation, de mentionner votre profession ou les modes de garde de vos enfants, de faire part de « maladies nerveuses » dans la famille ou encore de remplir une page concernant vos soucis éducatifs.

Une mesure éducative cela commence par une mésentente entre les parents, un problème d’autorité et cela peut se terminer par la rupture du lien familial à travers les placements. Aucune famille ne s’est remet vraiment.

Bien sûr si le Conseil général du Cher a été mis en échec sur cette affaire de fichage, vous pouvez devenir des fichés volontaires que ce soit à l’école ou par les maisons de la solidarité sur lesquelles nous nous sommes déjà exprimés. C’est à vous de protéger votre droit à une vie privée et à l’éducation de vos enfants, soyez responsables.

Xavier Collet

Une tendance lourde

L’éducation n’est plus une prérogative des parents, elle est devenu un outil de normalisation sociale aux mains de l’État. Ce projet de modeler les esprits est propre à tous les systèmes totalitaires dans lesquels l’enfant appartient à l’État avant d’être sous la protection de sa famille. En France les parents n’ont aucun droit de s’opposer par exemple à des idioties comme la « théorie du genre » ou aux discours encensant ¨l’impôt et l’intervention du vertueux service public forcément au service du « citoyen »

Quant à l’information la plus poussée sur la sexualité, pas possible d’y échapper même si on se demande bien ce que cela vient faire dans nos écoles…

Il appartient bien évidemment aux parents de rétablir des vérités auprès de leurs enfants et de se faire entendre auprès d’enseignants plus prompts à transmettre des idées que des connaissances.

Certains parents ont aussi fait le choix de l’école à la maison en rappelant que si l’instruction est obligatoire l’école ne l’est pas. Enfin pour l’instant …

Nul n’échappe à l’éducation d’État

En Allemagne le pas a été sauté depuis Adolf Hitler et ceux qui ne scolarisent pas leur enfants sont considérés comme de dangereux criminels. Ce principe n’a jamais été remis en cause depuis lors. Un principe édicté en 1937 en ces termes : “ nous nous sommes fixés la mission de former les jeunes dans leur tendre enfance à l’esprit de cette communauté socialiste, à un âge où l’homme n’est pas encore perverti.  Nous construisons l’avenir du Reich sur sa jeunesse. Notre troisième Reich n’abandonnera pas sa jeunesse, mais va se saisir de cette jeunesse pour lui donner son propre enseignement et sa propre éducation.” .

De dangereux criminels comme la famille Wunderlich n’adhèrent pas à un tel principe, ils entendent fournir leur enseignement et leur éducation à leurs enfants.

Le juge prône la force

Cette famille pour laquelle aucun mauvais traitement n’était à reprocher va voir un matin à 8 heures ses 4 enfants enlevés à leur propre domicile après que les forces de police aient sorti le bélier.

Cette intervention violente résulte de l’ordre du juge Koenig du tribunal de la famille de Darmstadt, sur la demande de travailleurs sociaux qui ont tenu à assister à l’agression…

Le caractère brutal de l’intervention était volontaire et le juge Koenig avait autorisé le recours à la force même contre les enfants puisque « aucune coopération ne peut être attendue ni des parents ni des enfants ». Précisons donc que le juge de la famille ne voyait donc pas d’inconvénient à ce que la violence d’État soit déployée contre des gosses âgés de 7 à 14 ans !

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

Dirk et Petra, les parents, se sont vus arracher hargneusement leurs enfants, les services d’intervention débarquant à 20, ont pris soin de rajouter au papa et à la maman qu’ils ne reverraient pas leurs enfants de si tôt.

Ce n’était pas le premier coup de semonce des sévices sociaux allemands contre cette famille. Déjà condamnée à de lourdes amendes, la famille Wuncherlich avait pensé pouvoir se réfugier en … France.

Mauvais choix, des travailleurs sociaux français accompagnés de policiers vinrent leur rendre une visite à l’improviste pour leur annoncer avoir été avertis par les autorités allemandes de ce que les enfants étaient en grand danger et qu’ils devaient le leur enlever !

L’avocat français des Wunderlich a permis d’obtenir le retour des enfants, échaudée la famille décida cependant de retourner en Allemagne, leurs passeports fut alors immédiatement saisis pour empêcher toute nouvelle « fuite ».

On peut compter sur le HSLDA 

HSLDAFace à cette exaction immonde la famille Wunderlich peut compter sur tout le soutien de la Home School Legal Defense Association (HSLDA), puissante association  de défense légale de l’école à la maison qui s’engage dans le monde pour défendre une prérogative inaliénable.

Michael Farris, fondateur de la HSLDA, met en évidence l’illégalité de l’agression étatique au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et précise qu’il n’y a pas que la Constitution des États-Unis qui défende le droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils le décident. En effet, même si l’Allemagne n’a pas abrogé sa loi scélérate, elle est signataire de traités internationaux, dont la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, qui permettent aux parents d’éduquer leurs enfants en dehors des écoles d’État.    .

L’affaire de la famille Wunderlich est semblable à l’affaire Romeike. Pour les mêmes raisons un juge de l’immigration américain a accordé l’asile à cette famille avant que l’administration Obama ne fasse appel dans le but de renvoyer les Romeike en Allemagne. La Cour Suprême des USA doit trancher.

L’ensemble des informations a été fourni par la HSLDA qui a décidé de faire la plus grande publicité sur cette affaire et qui a pu rencontrer la famille Wunderlich dans son combat. Voila qui prouve que face aux exactions des travailleurs sociaux une mobilisation internationale est un moyen de faire connaître la vérité sans se faire museler.

Au Québec, la HSLDA sauve une famille des griffes de la DPJ

La famille, institution à abattre

gingerbreadLe manifeste du CEDIF (http://comitecedif.wordpress.com/qui-sommes-nous/) est introduit de la façon suivante :

 « Les régimes totalitaires ne s’y sont pas trompés. Pour que l’individu abdique sa souveraineté et sa liberté il doit être nu sous le regard de l’État, aucune institution ne saurait s’interposer entre lui et l’État puisque celui-ci se veut seul garant de la protection et seul capable de sanctionner. La famille, les parents, doivent donc abandonner leur mission et être niés en tant que première des institutions. Coupés de leurs liens naturels, par le biais de différents organismes sociaux, les enfants deviennent le produit du totalitarisme, des êtres soumis et dociles à l’autorité de fonctionnaires, sans trop d’âme ni de sentiments. »

Il met ensuite en cause des idéologies anti-familiales développées par des travailleurs sociaux sous prétexte de leur mission auprès des familles.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Ce manifeste a été écrit il y a deux ans et nous étions alors la seule association de défense de la famille à mettre en cause les desseins de l’État à travers la louable intention de protéger les mineurs. Nous savons tous que l’enfer est pavé de bons sentiments et, est-il utile de le préciser, ces bons sentiments ne servent qu’à cacher les véritables intentions.

Deux ans après les prérogatives parentales et les libertés individuelles, les unes n’allant pas sans les autres, se sont dégradées.

Nos enfants aujourd’hui plus qu’hier font figure de cerveaux à conditionner, voire endoctriner pour leur faire renier la première des institutions : leur famille.

Théorie du genre et éducation à la sexualité

Ces attaques ont été menées par l’imposition de la théorie du gender à l’école, une doctrine qui vise à brouiller l’identité des enfants concernant leur appartenance sexuelle. Le sexe est d’ailleurs un sujet de préoccupation de plus en plus important pour les conditionneurs d’enfance puisqu’il est question de les « éduquer » dès leur plus jeune âge aux différentes pratiques possibles et imaginables à travers des manifestations allant du « zizi sexuel » à la « sexothèque » ou au « baiser de la lune » (http://comitecedif.wordpress.com/2012/04/10/le-baiser-de-la-lune/).

Elles se poursuivent par la faculté de décider de l’abandon d’enfant et par la loi dite du "mariage pour tous", mais ces deux sujets sont tellement complémentaires et porteurs d’enseignements, que nous les abordons ici (http://comitecedif.wordpress.com/2013/06/05/les-enjeux-de-la-manif-pour-tous/).

Que nous nous fassions cependant bien comprendre : le CEDIF n’est pas une association de prudes, de pères et mères la vertu ou d’homophobes. La question n’est absolument pas là et chacun peut, à l’âge adulte se déterminer comme il le souhaite. Non, le CEDIF défend l’individu et selon le principe de subsidiarité l’institution qui en résulte, à savoir la famille.

À ce titre, l’État n’a pas à propager dans le cerveau des enfants des conceptions et idéologies que les hommes de l’État entendent encourager de façon fort peu innocente.

Ainsi les pratiques qui tendent à ériger un mur d’incompréhension entre les enfants et des parents présentés le plus souvent comme « réacs » sont des pratiques qui relèvent du totalitarisme celui là même que nous dénoncions dans notre manifeste. Ce totalitarisme qui rend les enfants étrangers à leur propre famille pour les livrer pieds et poings liés à ceux qui feront leur malheur en se nimbant de bons sentiments et de progressisme.

Cette recette est vieille comme le monde et pourtant, elle semble avoir échappé à nos contemporains, visionnez donc cette séquence de Pinocchio, elle est éloquente :

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Arracher l’élève au déterminisme familial

L’étatisme français ne se contente plus de montrer le bout de l’oreille : il jette complètement le masque. Oh ! il le fait discrètement, voire en catimini, d’un seul mot au détour d’une interview de Vincent Peillon dans le Journal du dimanche du 2 septembre, répondant à la journaliste Adeline Fleury :

« Le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’ARRACHER l’élève à tous les déterminismes, FAMILIAL, ethnique, social, intellectuel… »

Il semble lui avoir échappé que sa phrase comporte un évident oxymore, proclamant la fois la LIBERTÉ» du choix et la volonté d’ARRACHER les élèves à leur environnement naturel.

Ce qui en revanche ne lui a certainement pas échappé, c’est la première place donnée, dans les éléments auxquels il faut arracher les enfants, à la FAMILLE.

Profiter de la malléabilité des jeunes cerveaux

Certes, on se doutait que tel était le projet depuis que M Hollande avait promis de rendre l’école maternelle obligatoire, et ce à partir de deux ans, ce qui bien entendu empêcherait la famille de remplir envers les tout-petits son devoir d’éducatrice.

Mais cela pouvait passer pour une conséquence, voire un effet pervers involontaire, d’une volonté d’instruire les enfants dès leur plus jeune âge afin de profiter de la malléabilité de leurs jeunes cerveaux à leur plus grand profit.

Mais M. Peillon a vendu la mèche : l’objectif, ce n’est pas de mieux instruire les enfants ou de les instruire plus précocement, c’est de les ARRACHER à leurs éducateurs naturels, les parents, afin que tous les enfants, avant que leurs parents aient pu avoir sur leur pensée et leurs attitudes une influence durable, soient soumis au TOTALITARISME de la pensée étatiste.

Anne Lys

Tout ce qui sera écouté sera oublié, nous vous le promettons

Le Conseil général du Cher corrige le tir …

À la suite des actions lancées par le CEDIF destinées à faire échec au fichage occulte des familles en classes de maternelle par le Conseil général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/), la « Direction des Solidarités et de la Cohésion Sociale » a dû mettre en place une nouvelle version de sa fiche inquisitrice.

En réalité le questionnaire en question diffère assez peu. Il ne fait que rajouter au recto :

« NOTA : Il n’est fait aucun traitement informatique ou de fichiers de données contenues dans ce questionnaire. »

Au verso la rubrique observations éventuelles donne désormais un guide de réponses : hygiène, alimentation, vêture, fatigabilité, …

De surcroît, la fiche-questionnaire est désormais datée et doit faire figurer la signature des parents et celle de l’enseignant.

Cette nouvelle version n’est évidemment pas satisfaisante puisque la subjectivité de l’enseignant peut s’exprimer nonobstant la lecture éventuelle des parents. Les informations contenues pourraient ainsi attirer la suspicion et donner lieu à une information préoccupante.

… et se tire une balle dans le pied 

Mais c’est désormais la forme de ce questionnaire qui interroge sur la légalité du procédé.

Ainsi sa nouvelle version ne modifie en rien son caractère de recueil d’informations nominatives, support éventuel d’informations préoccupantes. En conséquence la mention « Il n’est fait aucun traitement informatique ou de fichiers de données contenues dans ce questionnaire. » ne dispense en rien le Conseil général du Cher de s’acquitter de ses obligations vis-à-vis de la CNIL et vis-à-vis des parents. Lesquels parents doivent donc être informés qu’ils possèdent un droit d’accès, de rectification et d’opposition concernant les données recueillies.

Par ailleurs, le caractère médical (« bilan de santé ») du questionnaire ne doit pas permettre à un enseignant de maternelle de l’administrer et de le remplir et a fortiori de le signer. Des médecins, quand bien même ils travailleraient pour la PMI, ne peuvent légalement inciter ou permettre la production de tels écrits par des personnels non titulaire de diplôme en médecine. Il s’agirait là d’exercice illégal de la médecine et de complicité d’exercice illégal. Or les enseignants n’ont pas été renseignés quant aux  responsabilités qu’ils encourent au cas où ils rempliraient un bilan de santé signé de leur main.

De gros ennuis en perspective donc si des parents du Cher ont la bonne idée de se plaindre du fichage subi.

La lutte contre les dérives sectaires

 Comme nous l’évoquions dans un précédent article (http://comitecedif.wordpress.com/2012/06/10/1124/) la chasse au homeschooling se pratique officiellement au nom d’une lutte contre les dérives sectaires.

Que les choses soient très claires, il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la vigilance nécessaire contre les sectes. Non, bien au contraire, et ce n’est pas faire preuve d’intolérance que de dénoncer ce phénomène dans la mesure où des parents ayant abdiqué leur libre arbitre pourraient livrer leurs enfants à de telles structures. Accepter cette aliénation de familles entières est au contraire une tolérance coupable.

Ceci étant posé, et nous l’espérons bien compris, nous dénonçons un traitement inéquitable de la question sectaire dans le domaine de l’enseignement. Ainsi on peut s’interroger à très haute voix sur la coupable tolérance de l’éducation nationale face à des infiltrations sectaires. Il faut que le ménage soit fait en son sein pour que des inspecteurs de l’éducation nationale soient crédibles dans leur contrôle de l’instruction à la maison.

La MIVILUDES s’inquiète du développement du chamanisme

Observons donc de plus près les principales menaces de dérives sur lesquelles la MIVILUDES attire notre attention.

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Ainsi, alors qu’une priorité doit être mise contre le développement du chamanisme et des thérapies déviantes souvent liées, cela au nom de la protection de l’enfance, il faut observer comment l’institution scolaire intègre cette mise en garde.

Nous le ferons à travers l’exemple bien précis qui suit.

Le Théâtre du Vivant

Le projet du Théâtre du Vivant ne fait pas mystère de ses racines chamaniques (http://www.theatre-du-vivant.fr/projet/index.htm). L’un de ses inspirateurs n’est autre que Mario Mercier, sur lequel s’exprime  Patrick Fishmann,  l’animateur (on l’appellera comme ça) du Théâtre du Vivant :

 « Ce qu’offre le chamanisme, nous dit Mario, est avant tout un état d’être, une compréhension intuitive et vécue de l’origine magique du Monde et une percée de la conscience dans le mystère de l’Esprit. L’essentiel de l’être est investi et concerné dans sa chair, son sang, son coeur. »

(http://www.theatre-du-vivant.fr/boite_a/boite_a_idees.htm).

 Mario Mercier lui fera ainsi l’honneur de participer à ses spectacles notamment en étant acteur à ses côté dans « Voyage-Chamane ».

Précisons que Mario Mercier est considéré comme une des personnalités mondiales du néo-chamanisme et l’auteur d’une sorte de bible pour allumés dite  « Manifeste pour un nouveau chamanisme ». Il se consacre à la sorcellerie, au chamanisme depuis les années 1970 et s’est fait notamment connaître par des films qui n’ont pas échappé au classement X avec sorcellerie, sexe de groupe, sado-masochisme, crimes rituels comme  La Papesse : (http://www.dailymotion.com/video/xbu89i_la-papesse-1975-mario-mercier_fun)

Patrick Fishmann, de son côté  est d’ailleurs ainsi présenté dans La Nouvelle République du 17 avril 2009 :

«  Il y a entre cet homme et la musique, un rapport chamanique, un lien fort qui lui fait dire je suis un passeur, jouer est une autre façon de penser le monde.  Qui sait écouter la corne de Koudou y entendra effectivement murmurer ce qui se raconte au bout du monde. »

 Le chamanisme pour nos enfants 

Tant que les momeries ridicules en restaient à un petit cercle d’allumés sur fond de nanar, de fumette et d’esprits en peau de fesses, on ne pouvait que passer son chemin sur les rescapés du Larzac. Le film La Papesse pouvait tout de même inquiéter …

Mais quand, sans trop creuser, on découvre que toute cette petite bande est intégrée au réseau culturel du Conseil Général du Cher, alors on ne peut plus s’inquiéter, on doit s’alerter.

Enfin quand on réalise que l’animateur du Théâtre du Vivant  s’assure un public de scolaire qu’il sensibilise aux principes de son collectif, on doit tirer la sonnette d’alarme :

« Il a été question aussi de savoir si le conte était destiné aux enfants ou aux adultes. Pour Patrick Fischmann, si nous mettons de côté les questions pratiques, les logiques économiques et les a priori que l’on se fait sur l’évolution d’un être humain, cette différenciation n’a aucun sens. Les contes sont destinés à tous les habitants de la barque Terre, quel que soit leur âge. Le conte sert à exprimer l’indicible et le mystère de l’existence. C’est une allégorie qui nous permet de nous faire une représentation symbolique de la réalité. » (http://chermedia.com/2011/04/18/changer-de-reve-avec-patrick-fischmann/).

Il n’est jamais trop tôt pour apporter la bonne parole

Le chaman se targue ainsi d’avoir interprété ses contes musicaux devant plus de dix mille enfants des crèches et maternelles (http://www.theatre-du-vivant.fr/spectacle/concerto.htm). À partir de 7 ans, il propose différents spectacles notamment avec des collectivités, groupes scolaires :

« Nous avons tous un don à cultiver et nous sommes tous reliés : comme les sept frères mongols. Mais nous l’avons oublié en cultivant l’idée de progrès et en expliquant tout. »

(http://www.theatre-du-vivant.fr/spectacle/peuples_nomades.htm).

Le chaman forme des éducateurs

Patrick Fishmann est avant tout intervenant auprès de la petite enfance depuis plus de quinze ans. Il travaille également auprès des services sociaux de l’enfance, puisqu‘il anime des groupes d’insertion (primo arrivants, adolescents incarcérés, classes spécialisées) et prend part au cursus de formation d’éducateurs spécialisés.

Par ailleurs il intervient en crèche, dans les écoles maternelles et primaires, dans le secondaire et anime des groupes " parole et créativité " dans des lycées professionnels.

(http://www.theatre-du-vivant.fr/formation/chansons.htm).

Profitant d’une bonne publicité institutionnelle, il propose des stages animés par les différents participants du Théâtre du Vivant. C’est là qu’interviennent les influences de différents thérapeutes dits art-thérapeutes…

Vivre Autrement

Le Théâtre du Vivant est également intégré au “Réseau Vivre Autrement » (http://www.theatre-du-vivant.fr/vivre_autrement/reseau.htm"), il y aurait encore beaucoup de chose à dire sur ce fameux réseau d’art-thérapeutes, d’anti-mondialistes et autres alternatifs auxquels appartiennent notamment dans le détail :

  • un conseiller pédagogique ;
  • une infirmière scolaire qui opère elle-même des signalements pour dérives sectaires (tiens !) et réalise des animations pédagogiques pour l’inspection académique du Cher ;
  • une travailleuse social-coach en développement personnel.
  •   …

Qu’en pense l’institution ?

Il lui serait difficile de ne pas prétendre avoir eu recours aux services d’un chaman en toute connaissance de cause puisque celui-ci ne se dissimule pas. Maintenant que nous rendons ces informations encore plus évidentes, nous attendons des réactions des uns et des autres.

Nous aurons alors d’autres éléments à rajouter.

En attendant nous incitons les parents en butte à des tracasseries à faire leurs nos informations au nom d’un traitement équitable de leurs affaires.

Pour le reste, la démonstration de la paille et de la poutre est faite, et bien faite… Faute de réagir les inspecteurs-contrôleurs ne sont plus franchement crédibles.

Le droit d’éduquer ses enfants en question

Nous avons été contactés par la famille Deveaux objet d’un acharnement des services de l’éducation nationale et des sé®vices sociaux afin de faire un exemple concernant une pratique tout à fait légale appelée Homeschooling. Légale certes mais dans des conditions tellement restrictives qu’elle est presque de facto interdite.

Eh oui dans notre cher État Providence, toutes les libertés individuelles sont censées être respectées, mais avec un MAIS qui ne permet la tranquillité d’esprit qu’aux adeptes d’une nouvelle servitude volontaire.

Au fait en quoi consiste le « homeschooling », tout simplement en une sorte d’école à domicile puisque l’instruction est obligatoire en France de 6 à 16 ans révolus. Précisons que si l’instruction est obligatoire, elle n’implique pas obligatoirement la scolarisation. Quand on connait les conditions d’études dans certains établissements scolaires tels que nous les avons déjà dénoncées dans cette rubrique, on peut comprendre le choix du homeschooling.

Au nom de la protection de l’enfant …

Pour autant, au nom de la protection des enfants cette pratique doit être encadrée. En effet, elle peut souvent être le terreau d’organisations de type sectaire. Nous sommes suffisamment alertés par cette problématique au CEDIF pour insister sur ce point.  À ce sujet la MIVILUDES a édité un guide de la protection des mineurs dans lequel elle met en garde contre les risques de dérives sectaires dans le cadre de l’instruction envisageant tous les cas de figure, y compris évidemment celui d’un endoctrinement dans le milieu scolaire.

Dans l’affaire Deveaux, rien à priori ne peut être rattaché à une dérive sectaire. Rien, mais il est tout de même peu douteux que la façon dont cette famille est traitée, parte justement d’une telle incrimination. De plus en plus souvent la présomption de dérive sectaire devient irréfragable, cela signifie que même la preuve contraire n’intéresse pas les se(r)vices sociaux et éducatifs.

Ou au nom de la protection des postes ?

Les syndicats dénoncent haut et fort le homeschooling, leur souci n’est pas tant la dérive sectaire mais plutôt l’absence de créations de postes. D’ailleurs la FSU a rayé le terme instruction obligatoire pour parler de scolarité obligatoire, et exiger cette scolarisation jusqu’à l’âge de 18 ans. Quant à la FCPE, association de parents d’élèves très marquée politiquement (ou lobby d’enseignants on ne sait plus bien ? comme le disait Eric Brunet sur RMC), elle milite contre le moindre travail à la maison.

La lutte "des classes"

Les enjeux sont là clairement corporatistes et politiques puisque les parents désirant s’investir dans l’instruction de leurs enfants sont présentés comme d’odieux ennemis de l’égalité des chances sur fond de lutte des classes c’est le cas de le dire !

Il est donc particulièrement scandaleux qu’au nom de la nécessaire lutte contre le développement des sectes dans l’instruction, certains voient là une façon de faire un exemple face à la crainte de la remise en cause de leur très perfectible institution. Il serait intéressant dans l’affaire Deveaux de connaître les attaches syndicales de ceux qui dénoncent, et de mettre alors en évidence un éventuel conflit d’intérêt. Croyez-nous cela s’est déjà vu.

Mais revenons-en à la raison d’être de l’encadrement de l’instruction. Si celle-ci doit être encadrée contre des dérives, c’est aussi la scolarisation qui doit être passée au même crible. La MIVILUDES s’est déjà fait l’écho de pratiques en institution scolaire, que celle-ci  a voulu présenter comme des cas isolés liés à des éducateurs ou enseignants déviants.

Un cas isolé ne fait pas système, de même que le homeschooling exposé à des dérives ne fait pas système d’une dérive sectaire. Ce simple point devrait remettre en cause une défiance a priori vis-à-vis de l’instruction à la maison et a contrario lever la présomption de neutralité qui profite à l’éducation nationale.

Souhaitons donc qu’il en soit ainsi à la décharge de la famille Deveaux. Notre souhait sera d’ailleurs entendu par la Cour d’Appel de Lyon après 3 ans d’acharnement institutionnel sur cette famille.

Paille et poutre

Mais ne clôturons pas de suite ce débat fondamental en nous contentant de défendre les prérogatives parentales quand rien n’indique que celles-ci fassent l’objet d’abus.

Non allons plus loin car les accusateurs doivent aussi répondre de leurs accusations lorsqu’elles tiennent de la calomnie.

En outre, au nom du devoir de protection de l’enfance en danger, étonnons-nous des œillères des calomniateurs. C’est que les dérives au sein de l’école aussi évidentes soient-elles ne suscitent pas les mêmes réactions de ceux qui en ont connaissance.

Sur ce point et dans la thématique de la paille et de la poutre, nous incitons les familles persécutées à évoquer le dossier suivant sur lequel on attend  l’institution au tournant.

L’école est censée être un lieu de protection de l’enfant. Mais elle peut aussi être une place de souffrance dans l’indifférence d’une communauté scolaire.
Nous avons ainsi pu parler de ces enfants qui se suicident ou qui sont tués suite à des confrontations avec d’autres enfants ou adolescents. Nous pensons bien sûr à Pauline (http://comitecedif.wordpress.com/2012/03/13/suicide-a-12-ans/), à Noélanie (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/04/pour-noelanie/). L’école cela peut aussi être le lieu de règlements de comptes et de dénonciations calomnieuses à l’initiative d’assistantes sociales ou d’infirmière scolaires.
Cela peut être encore le lien de fichage des familles à travers des enquêtes mises en place par des PMI, nous pensons là aux façons de faire du Conseil général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/).

N’en jetez plus me direz vous, regardez plutôt cette immense conquête de la République, cette avancée sociale d’une éducation gratuite et obligatoire pour tous.

Bien sûr, seulement voila, la soupe politiquement correcte de la citoyenneté et des obligations qui libèrent à la Jean-Jacques Rousseau on fait pas trop par chez nous. On va même alourdir un peu la barque en s’interrogeant sur les œillères des services sociaux scolaires.

Comment d’un côté peuvent-ils dénoncer des maltraitances imaginaires et de l’autre côté taire les situations de souffrance des enfants.

D’autres parents se posent cette même question et en conséquence envisagent de déposer plainte contre William Marois, le recteur de Créteil sous le chef de non assistance à personne en danger. De son côté le recteur parle d’absence de dysfonctionnement de ses services.

Vraiment ?

Eh oui dans la liste des conquêtes de l’école de la République ne figure pas l’éradication de la pédocriminalité. Pire, la protection de l’enfance, comme l’éducation nationale attire les tripoteurs, attoucheurs, violeurs d’enfants.
Évidemment le poste est exposé à de telles accusations, quelquefois elles ne sont que calomnies et conduisent à des drames, mais dans d’autres circonstances le pédocriminel dissimule difficilement ses sales habitudes.

L’un d’entre eux, âgé de 48 ans, est présumé avoir sévi en moyenne section à l’école maternelle Chateaubriand de Créteil jusqu’à ce qu’il avoue des attouchements sur trois petites filles de 4 à 5 ans. Arrêté le 19 mars 2012, puis placé sous contrôle judiciaire, il sera bien heureusement suspendu de ses fonctions en attendant la fin de l’instruction.
Pour en arriver là il faudra cependant, et comme toujours dans de telles situations, que les parents se battent et alertent les media en accusant haut et fort. Une association en sortira : « Touchez pas à nos gamins » et le célèbre rappeur Alibi Montana soutiendra le mouvement.

Pas moyen de faire autrement d’ailleurs, car informés des attitudes suspectes de l’enseignant par une des petites filles, les parents se heurteront aux fins de non-recevoir de la psychologue scolaire, de l’inspecteur d’académie et du rectorat. Les autorités scolaires pratiquent la politique de l’autruche tant que l’affaire n’est pas mise sur la place publique, ce que les parents qualifient à raison de silence coupable. Une attitude sonne comme un déni, un mépris inacceptable, une complicité, alors que les institutions contraignent les parents à continuer de scolariser leurs enfants dans une classe de pédocriminel présumé.
Il faut donc gueuler et dénoncer dans ce pays, bravo donc à Dominique, ce père qui a su créer une association qui ne désarmera pas face à l’omerta institutionnelle.

Pour contacter l’association : http://touchezpasnosgamins.wordpress.com

Éducation à l’homosexualité en classe de primaire autour du court métrage de 26 minutes subventionné à hauteur de 150 000 euros et réalisé par Sébastien Watel avec un support pédagogique made in « Ligue de l’Enseignement » (http://explorer.le-baiser-de-la-lune.fr/wp-content/uploads/Explorer-le-baiser-de-la-lune-pr%C3%A9sentation.pdf) dont le synopsis est le suivant :

« Prisonnière d’un château de conte de fées, une chatte, la vieille Agathe, est persuadée que l’on ne peut s’aimer que comme les princes et les princesses. Mais cette vision étriquée de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles, selon les valeurs et la vision de la vieille Agathe.

Pourtant, en voyant ces couples heureux s’aimer librement, le regard de la chatte change et elle s’ouvre aux autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne, enfin, la possibilité d’une rencontre. »

On l’aura compris la chatte c’est un peu nous tous avec nos clichés de l’amour hétérosexuel, il paraît qu’il s’agit là d’une vision étriquée et nos enfants sont invités à élargir cette vision et envisager d’autres rencontres comme la vieille chatte Agathe.

Il n’est pas question pour nous de condamner une telle vision élargie, ce que chacun fait de ses amours le regarde, mais une telle conception doit-elle être développée auprès d’enfants de 7 à 11 ans surtout quand le réalisateur a conscience de ce que l’adulte qui projette le film est aussi un modèle pour l’enfant ?

Il faut croire que la réponse doit être oui pour la FSU (http://www.snuipp.fr/Sebastien-WATEL-Le-baiser-de-la) mais aussi pour la CFDT, lesquels présentent cette découverte de l’amour homosexuel à nos têtes brunes et blondes comme une sensibilisation à la lutte contre les discriminations.

Ainsi le guide 2011-2012 CFDT fep (Formation et Enseignement Privés) en sa page 5 titrée “Agir contre les discriminations sociales et sexistes” évoque sa participation au collectif éducation contre les LGBTphobies. LGBT, comprendre Lesbiens, Gays, Bisexuels et Transgenres.  Il invite ses jeunes adhérents à se mobiliser pour ce “magnifique support pédagogique pour des classes de CE1 à CM2 afin de développer une vision moins stéréotypée de l’amour (…)” qu’est le baiser de la lune : "

http://www.cfdt.fr/rewrite/article/32986/les-actualites/societe/le-baiser-de-lune–une-histoire-d-amour-comme-les-autres.htm

L’hétérosexualité est donc une simple vision stéréotypée de l’amour. À retenir.

Ce n’est pourtant pas avec de telles conceptions que l’on sert la cause des homosexuels, ce n’est pas non plus le rôle de l’école que d’éveiller les enfants à une sexualité quelle qu’elle soit.

Tellement pas son rôle d’ailleurs que les enseignants imposant ce spectacle quitte à choquer les parents devraient bien légitimement avoir des comptes à rendre quant à leur mission de suppléant dans l’éducation des enfants et ne pas s’abriter derrière leur "liberté pédagogique" encadrée par leurs syndicats.

Il faut rappeler, en effet, que les premiers éducateurs des enfants sont leurs parents.

Certains papas et mamans gênés, n’osent cependant pas se manifester. Ils ont peur d’avoir des ennuis avec l’administration, et peut-être avec les services sociaux si jamais on leur faisait ce ridicule procès d’homophobie. C’est qu’il y aurait là aussi matière à signalement, puisque certains se sont fait traiter de réactionnaires par les promoteurs du film, très ouverts on le voit !

Évidemment si quelque parent a pu rencontrer des problèmes en rappelant tout simplement qu’il n’entend pas que son fils ou sa fille assiste à la projection de ce film, qu’il n’hésite pas à s’adresser à nous.

Quant à nos lecteurs homosexuels qui n’ont pas envie d’être utilisés dans une entreprise de déresponsabilisation des parents, leur voix est la bienvenue en ce sens. La lutte contre l’homophobie vaut mieux que cela.

Xavier Collet

Voici une histoire qui se raconte dans certaines écoles et qui donne lieu à des spectacles de fin d’année avec déguisements, je vous invite à y réfléchir :

L’histoire en question est celle du poisson arc-en-ciel (http://www.ac-guadeloupe.fr/circonscriptions/capesterrebelleeau/0_data_site/1Formusite/_Ped_mere_arcenciel.pdf), pour résumer le poisson arc-en-ciel possède de belles écailles multicolores qui suscitent la convoitise de tous les autres poissons. Un d’entre eux vient alors lui demander une de ses écailles, mais le poisson arc-en-ciel refuse. Les enfants miment la scène, le poisson éconduit va voir ses congénères et leur dit que le poisson arc-en-ciel est méchant, tous les autres poissons décident alors de ne plus lui parler, de le mettre de côté ostensiblement. Le poisson arc-en-ciel est seul, les autres ne veulent plus jouer avec lui.

Il est triste d’être seul et va demander des conseils. La pieuvre lui dit que s’il se dépouille de ses écailles alors il sera heureux. Le poisson arc-en-ciel n’est pas d’accord, mais quand le poisson éconduit revient pour lui demander une seule petite écaille, il la lui donne.

Les autres poissons viennent alors demander des écailles à leur tour. Le poisson arc-en-ciel qui était méchant est devenu gentil alors il donne toutes ses écailles à tous les poissons, toutes sauf une. Tant et si bien que tous les poissons ont désormais une écaille irisée. Le poisson arc-en-ciel n’est plus arc-en-ciel, mais il est le plus heureux et tous jouent avec lui puisqu’il est gentil.

Belle histoire n’est-ce pas, une histoire de poisson généreux.

Mais regardons-y de plus près.

Le poisson arc-en-ciel est différent des autres poissons, il sera différent aussi longtemps qu’il n’aura pas offert ses écailles. Dès lors que tous les poissons auront une écaille irisée, une seule, lui y compris, il ne sera plus différent et donc il sera heureux car les autres accepteront qu’il joue avec eux.

À travers une telle histoire, l’enfant admet qu’être différent peut justifier une mise à l’écart. Celui qui est différent doit faire des efforts pour gommer sa différence. Sa différence est une faute qu’il doit corriger sinon il est méchant. C’est une façon de blâmer l’enfant pour sa différence, il en est responsable, lui ou ses parents, qu’il soit obèse, meilleur élève que les autres, qu’il n’aime pas les jeux violents, qu’il soit introverti … Rappelons d’ailleurs que dans les questionnaires de PMI l’enfant solitaire ou qui ne joue pas avec les autres est un enfant sur le cas duquel il faut se pencher, ce n’est pas un enfant normal.

Dans ce conte pour enfant la différence du poisson arc-en-ciel réside dans le fait qu’il ait plus que les autres, ou tout simplement qu’il ait quelque chose que les autres ont envie d’avoir. La façon dont il est sollicité pour donner n’est pas particulièrement amicale. Eh oui, s’il ne donne pas alors il sera puni par un ostracisme délibéré de la bande.

On peut penser ici à une sorte de légitimation du racket. Le poisson n’est d’ailleurs pas protégé de telles représailles par les figures d’autorité car la pieuvre à laquelle il s’adresse et qui peut représenter le maître ou la maîtresse, lui demande de céder aux pressions. Le renoncement est présenté comme une façon d’être heureux.

Renoncer à être soi et à affirmer sa différence, succomber à la pression de groupe c’est être gentil. Une telle morale est terrible surtout quand elle est inculquée à des enfants de cours préparatoire.

Les enseignants nous préparent là des générations de zombies soumis à la loi du groupe, au conformisme, à l’égalitarisme par le bas, sans aucune autonomie individuelle.

Ce qui a été oublié dans ce conte c’est qu’en s’arrachant les écailles le poisson arc-en-ciel meurt. Il est en réalité une victime, un bouc-émissaire,  que ses « amis » se moquent bien de son sort puisqu’ils ont réussi à le convaincre de se dépouiller.

Finalement réussir dans la vie c’est obtenir des autres ce que l’on ne se donne pas la peine de faire pour soi afin de grandir et de s’enrichir par le mérite, qui lui, consacre  le service des autres. En inculquant une morale de parasite et en justifiant la persécution des différences, les enseignants qui organisent de tels spectacles droguent nos enfants à l’Etat-Providence. Il est à peu près certain qu’avec une telle mentalité ils participent à leur niveau à la déresponsabilisation des familles et les livrent ainsi pieds et poings liés si nécessaire à l’ASE pour toute différence voire dissidence plus ou moins notable.

Pauline Fourment, 12 ans, habite chez ses parents avec ses deux jeunes frères de 10 et 11 ans. Ce détail semble aller de soi, mais vu les pressions en faveur de création de poste à l’aide sociale à enfance, cela ne l’est plus tant que cela.

La famille habite à Eleu dit Leauwette, entre Lens et Liévin. Les vacances de Noël 2011 vont donner un répit au cauchemar de Pauline, car celle-ci vit un véritable calvaire dans son collège.

Le collège Jean Jaurès de Lens est classé Zone d’Éducation Prioritaire, ce n’est donc pas un collège paisible, mais un établissement de 600 élèves dans lequel des phénomènes de violence peuvent survenir et nécessitent une surveillance de toute la communauté éducative. Pauline est une bonne élève plutôt timide. Elle se serait ouverte de ses « difficultés » à d’autres élèves notamment auprès d’une assistante sociale.

Difficultés est un euphémisme, dès son arrivée à la rentrée 2011 en classe de sixième, Pauline est l’objet de moqueries et d’un surnom peu affectueux : « Crapette », elle ne réagit pas et devient le bouc-émissaire d’une bande de racailles que ce soit dans la classe ou dans la cour de récréation. Cela commence par des chaises retirées sous elle, des opérations coulage à la piscine, en novembre 2011 de petites ordures vont lui cracher dessus, la jeter à terre et lui administrer des coups de pied.

Pauline en garde des traces sur le corps. Ces coups sont constatés par un médecin et Béatrice, la maman, en tire des conséquences. Cela ne va pas au collège, elle prend rendez-vous avec le principal qui ne voit là qu’un « incident sans lendemain ». Comme si la communauté éducative n’avait jamais rien vu !

Face à cette situation Pauline retourne à l’école la mort dans l’âme, ses résultats se sont dégradés fortement, elle tente d’échapper à cette horrible réalité en se réfugiant dans une vie virtuelle à travers les jeux video, l’ordinateur, la wii. Elle attend avec impatience les week-ends, les vacances.

Les brimades ne cessent pas, quelques petites connes vont la persécuter à la cantine, là elle décide que c’en est trop. On était alors proche des vacances de Noël.

Pauline ne peut pas supporter l’idée de retourner vers l’enfer du collège. Elle préfère mourir !!! Ce soir du 2 janvier 2012, les enfants vont se coucher plus tôt et elle dit tout simplement à ses frères qu’elle ne veut pas retourner au collège. De telles paroles ne peuvent pourtant présager de son geste fatal, elle termine une partie de wii avant de faire mine de se coucher. Elle écrit ensuite un mot : « Papa et maman, je vous aime, mais je ne veux plus aller au collège, ça me fait trop mal ». Elle attend que tout soit calme en bas, que ses parents soient couchés. Puis, elle s’empare du fusil de  chasse calibre 12 de son père. Pauline se donne la mort à 23h15 en se tirant une balle dans la bouche, la scène à laquelle sont confrontés papa, maman, alertés par la détonation est insoutenable. Le parquet de Béthune évoque bien un suicide. Un suicide à 12 ans.

Les parents et les petits frères, extrêmement choqués ont dû être hospitalisés dans la nuit du mardi.

Ce n’est pas la première fois que de tels drames surviennent, selon l’Inserm, 37 enfants et pré-adolescents sont décédés par suicides en 2009. Ce drame nous fait penser à Noélanie, tuée par un autre élève (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/04/pour-noelanie/). Dans cette nouvelle affaire, on retrouve bien des points communs et notamment un « circulez y a rien à voir » de la part de la direction de l’établissement, puisque le rectorat annoncera à l’AFP que « le chef d’établissement n’a jamais eu de retour qui indiquerait que cette élève aurait été victime d’agression ou de harcèlement. » Il mentionnera aussi « l’excellent travail de prévention » effectué par le chef d’établissement, on peut effectivement juger des résultats de cet excellent travail ! Pascal Decaix, le principal osera d’ailleurs déclarer que Pauline était une élève bien intégrée.

Il est temps maintenant de rendre des comptes, dans l’affaire Noélanie les responsabilités établies n’ont encore pas données les suites attendues. Ici également il faut réagir aussi et aller jusqu’au bout, déjà les langues se délient.  «Les élèves en difficulté ne sont pas signalés par les professeurs. En début d’année, à la cantine, un élève a voulu poignarder mon fils avec un couteau de cuisine», dénonce un père de famille sur Europe 1. Les parents de Pauline ont décidé de poursuivre le principal pour « diffamation » et «  non-assistance à personne en danger ». Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs, d’autres familles entendent poursuivre dont deux autres mères qui témoignent avoir dû retirer leur fille du collège Jean Jaurès suite à des brimades, des menaces de mort, des coups en pleine salle de classe dont elles ont été victimes, cela sans que le principal ne daigne réagir selon leurs propos.

Après le scandale du harcèlement à l’école, dénoncé même par les pouvoirs publics, celui de la RITALINE, médicament issu de la classe des amphétamines et prescrit à tout va aux enfants qui ne « rentrent pas dans le cadre », le cas des petits scolaires à la merci des signalements à "la protection  de l’enfance" est un vrai problème de société qui demande analyse et remise en question.

A force d’être soumis aux dictats, de l’éducation nationale, de l’opinion publique manipulée par les médias friands de sensationnel, les enseignants oublient que leur rôle premier est de transmettre le savoir, pas forcément celui à la mode du moment mais avant tout des fondamentaux qui serviront les adultes de demain.

Penser que les parents restent maîtres des choix éducatifs de leurs petits est un doux rêve… Cependant, il est encore possible, avec beaucoup de pugnacité, de faire entendre sa voix. Je vous livre le résultat de cette réflexion en espérant qu’il permettra à des parents et à des enfants de comprendre qu’en restant fermes et corrects, on obtient finalement gain de cause.

Bon courage à tous. 

D.S. ET D.H. 

POUR : ECOLE PUBLIQUE DE ***

24 NOVEMBRE 2011

 DE : *** *** *** ELEVE EN CM1

JE PARLE POUR TOUS LES ENFANTS DE LA CLASSE DE CM1, ARRETEZ DE VOUS MOQUER DE MOI et DE MA MERE ET DE M’EMBETER EN ME TAQUINANT, ARRETEZ DE ME DIRE DE MECHANTES CHOSES, VIOLENTES, DES MOQUERIES, PARCE QUE VOUS ME RENDEZ MECHANT ALORS QUE JE NE VEUX QUE VIVRE EN PAIX AVEC DE BONS COPAINS COMME ABEL, YOHAN, MATHIAS, THEO, DAMIEN, LORIE, ELISA, MATEO etc…

JE VEUX PLUS QUE MONSIEUR *** (enseignant) NOUS TRAITE D’IMBECILES ET D’ABRUTIS. JE VOUDRAIS QUE SI DEUX ENFANTS SE BATTENT, LES DEUX SOIENT PUNIS PAREIL, ET PAS L’UN PUNI PENDANT QUE L’AUTRE CONTINUE LES COURS, PARCE QUE JE PENSE QUE C’EST INJUSTE ET DE LA TRICHE.

NE VOUS BATTEZ PAS ENTRE VOUS SINON ILS VONT DIRE QUE VOS PARENTS NE VOUS ELEVENT PAS BIEN ET QUE VOUS ALLEZ VOUS RETROUVER EN FOYER ET PRIS PAR LA JUSTICE.

ON RISQUE AUSSI D’ETRE HOSPITALISE ET SOIGNE PAR DES GENS QUE VOUS N’AIMEREZ PAS, ILS VOUS DONNERONT DES MEDICAMENTS DANGEREUX.  C’EST NUL ET C’EST PAS BIEN. ON S’ENNUIE DANS CES ENDROITS.

Madame Dominique ***

Le 30 janvier 2012

                                                                  ECOLE Marie ***

                                                                  Mme Virginie **** Directrice

                                                                  ***************

Objet : Signalement – Information suivi scolaire de ***, élève de CM1, né le *** août 2001

Madame La Directrice,

Notre fils, *** éprouve des difficultés majeures à suivre les cours avec son enseignant du matin, Monsieur ***. A de nombreuses reprises, vous m’avez interpellée et nous avons recadré l’enfant, notamment sur le respect dû à ses enseignants, la nécessité pour lui à faire de son mieux et ne pas perturber la classe, en vain puisque le problème perdure et même semble empirer au point que Monsieur *** envisagerait de « porter plainte » à l’encontre de notre enfant…

De votre point de vue qui avez *** en cours tous les après-midi, il se montre disposé à travailler lorsqu’il est avec vous, de plus, il est bien intégré et apprécié de ses camarades. Une mésentente persistante serait dommageable à la scolarité de cet enfant qui a déjà subit tant de maltraitance institutionnelle et, afin de faire face à ce constat d’échec de la pédagogie de Monsieur *** ainsi qu’à l’hostilité grandissante de *** vis-à-vis de son enseignant, j’ai demandé au Docteur ***, pédopsychiatre attitré de ***, d’intervenir afin de mettre en œuvre toute action allant dans le sens de l’intérêt de notre enfant et de sa scolarité au sein de votre établissement.

Une orientation, suggérée par l’équipe éducative, vers l’ITEP de *** est acceptée, par les parents, l’enfant, et la MDPH, nous avons rendez-vous le 07 mars prochain pour une rencontre avec l’équipe encadrante de l’établissement, dès la rentrée prochaine, si sa candidature est acceptée, *** y suivra un enseignement adapté, nous devons trouver une solution acceptable afin que, d’ici là, il suive une scolarité sereine.

Nous vous informerons, bien évidemment, des recommandations du Docteur *** mais, au nom du principe de précaution, nous vous demandons d’accepter que *** n’assiste plus aux cours dispensés par Monsieur *** et intègre vos classes du matin ainsi que vous l’aviez suggéré. Vous remerciant vivement de votre compréhension et dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Madame La Directrice, en nos sincères salutations.

                                                        *** ET *** (le papa et la maman 

 

Copie : Association ***, Inspection Académique, Maître *** Avocat au Barreau de ***.

Dernières nouvelles sur le scandale du fichage des familles par le Conseil Général du Cher 

(voir http://comitecedif.wordpress.com/2011/08/30/fichage-familial-des-la-maternelle-ce-que-les-parents-du-cher-doivent-savoir/) :

Le questionnaire tel qu’il apparaît plus haut sous l’intitulé trompeur de « bilan de santé » (http://comitecedif.files.wordpress.com/2011/08/fichage-c3a9lc3a8ves-par-cg-du-cher-2.jpg) est présenté par Madame Petit-Girard et le Docteur Rochette de la PMI comme un « questionnaire relatif à l’état de santé des enfants inscrits en école maternelle. » dans un courrier du 21 novembre 2011.

Eh oui, la fréquence de vos contacts, la nature de vos relations avec les enseignants relève de la santé de vos enfants !!! Quant à l’établissement éventuel d’un profil en fonction du bilinguisme, voila encore une question pour le bien de la santé de vos enfants.

Bien sûr, bien sûr, on y croît très fort, sauf que tout cela tient décidément du foutage de gueule à grande échelle puisque toutes les écoles ont été touchées par cette pratique.

En cherchant à se justifier, les services des « solidarités et de la cohésion sociale » s’enfoncent et prétendent désormais ne pouvoir remettre les originaux de ces questionnaires pour ce qu’il auraient été détruits, gageons que les éléments y figurant ont pu faire l’objet d’un traitement par la PMI. Quant au droit d’opposition et de communication, il est confirmé que le Conseil Général du Cher ne sait pas de quoi il s’agit, puisqu’il est répondu que l’original du questionnaire ne nous était pas communiqué car « couvert par le secret médical ».

Vous avez bien lu le « flicage » de votre famille est couvert par le secret médical selon le Conseil Général du Cher, c’est tout bonnement énooooorme, et si vous ne me croyez pas tellement c’est gros voila un extrait de la lettre.

L’affaire n’est pas terminée

The defense against arbitrary suspicions is a pillar of a free society. But in center France a local authority calls up teachers to collect private informations on children and parents during medical examinations. Such files which are prohibited for constitutionnal grounds may be used by social services to separate families on subjective informations.   

Dans le cadre de visites médicales en maternelle le Conseil Général du Cher recueille auprès des enseignants de maternelle des informations subjectives sur les familles. Cette pratique prohibée au nom du respect de la vie privée doit être dénoncée car elle expose également les familles à des suspicions arbitraires de la part des services sociaux.

 LES DEUX QUESTIONNAIRES DE VISITE MÉDICALE

Toutes les écoles du pays prévoient le passage de personnels de la PMI (Protection Maternelle et Infantile), une structure liée aux conseils généraux et pratiquant des bilans de santé sur les enfants.

Ce bilan figure généralement sur le carnet de santé que les parents sont invités à produire.

Bien évidemment un tel examen peut aussi être pratiqué par le médecin référent de votre enfant ce que nous préconisons d’ailleurs puisque cette visite médicale n’a pas à se faire obligatoirement dans le cadre de la PMI.

La préparation de cette visite fait l’objet d’un questionnaire que les enseignants remettent aux parents et portant uniquement sur des questions médicales, les parents sont aussi informés de la possibilité qui leur est faite d’assister à la visite médicale de leur enfant.

Jusque là tout va bien.

Mais, dans le département du Cher, cette visite prend un tour tout à fait particulier puisqu’au questionnaire adressé aux les parents s’en ajoute un autre au sujet duquel les parents ne sont pas informés et que les enseignants sont appelés à remplir et à remettre au personnel de PMI.

 Ce questionnaire dont les parents n’ont pas connaissance sera ensuite confié aux bons soins du Conseil Général du Cher, ceci que les enfants participent ou non à la visite médicale ! Nul n’y échappe donc !

CE QUESTIONNAIRE OCCULTE LE VOICI :

UN QUESTIONNAIRE QUI SE PRÊTE À DES DÉRAPAGES

Si certains instituteurs et institutrices ont évidemment des réticences à remplir ce questionnaire, le remplissent incomplètement voire refusent de le faire, on peut craindre que d’autres s’attellent maladroitement à cette tâche, lâchant quelques considérations personnelles critiquables voire malveillantes.

De telles informations peuvent alors porter préjudice à la famille.

DES DONNÉES PERSONNELLES NON PROTÉGÉES

 En effet, il faut bien remarquer que ce questionnaire est nominatif et donc qu’il permet d’identifier l’enfant et ses parents, par nom et adresse, et de recueillir des informations précises les concernant. Le fait qu’ils n’en soient pas informé rend impossible pour les parents l’accès à ces informations les concernant, a fortiori ils ne peuvent en demander la rectification des données ou leur suppression.

Or selon la Loi Informatique et Liberté :  « Toute personne qui met en œuvre un fichier ou un traitement contenant des données personnelles doit informer les personnes fichées de : l’identité du responsable du traitement ; l’objectif de la collecte d’informations ; le caractère obligatoire ou facultatif des réponses ; les conséquences de l’absence de réponse ; les destinataires des informations ; les droits reconnus à la personne. ».
De plus, garante du respect de cette loi, la « Commission Nationale Informatique et Libertés » (CNIL),  administration essentielle pour la lutte contre le fichage, pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles, impose que lui soit déclaré tout fichier nominatif sauf dispenses particulières.

Or ainsi que vous avez pu le constater aucun de ces éléments informant des droits de la personne et rendus obligatoires  de par la loi ne figurent dans ce questionnaire.

LE CONSEIL GÉNÉRAL DU CHER TENTE DE SE JUSTIFIER

 Interrogée par écrit au sujet de ce questionnaire, puis relancée par un appel téléphonique, Madame Petit-Girard, directrice générale adjointe du service « Solidarité et Cohésion Sociale » au Conseil Général du Cher, refusera de reconnaître le caractère illégal du questionnaire. Son courrier est d’ailleurs riche d’enseignement.

Il  y apparaît en effet que les services du Conseil Général du Cher ont une connaissance très approximative de la loi « Informatiques et Libertés » dont l’article 2 précise :  « La présente loi s’applique aux traitements automatisés de données à caractère personnel, ainsi qu’aux traitements non automatisés de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans des fichiers, à l’exception des traitements mis en oeuvre pour l’exercice d’activités exclusivement personnelles … ».

Ainsi, la déclaration de Madame Petit-Girard selon laquelle : « Ces questionnaires ne font l’objet d’aucun traitement informatique », est surprenante : ce n’est pas parce que le terme « Informatique » se trouve dans le nom de cette loi que les données nominative non informatisées ne sont pas concernées par la loi.
D’autant  que les éléments recueillis dans un questionnaire sont de nature à faire l’objet d’un traitement statistique par dépouillement d’enquêtes, dépouillement qui suppose bien un traitement automatisé avec des logiciels tels que Sphinx ou Ethnos.

Les autres éléments de réponse sont tout aussi surprenants, le Conseil Général du Cher, en la personne de Madame Petit-Girard semble vouloir se dégager d’une partie de ses responsabilités auprès des enseignants. C’est ainsi qu’il faut comprendre cette déclaration : « Je vous rappelle que, pour ce bilan, les parents sont invités à accompagner leur enfant et peuvent ainsi échanger avec les professionnels de la PMI tant sur l’examen lui-même que sur les informations consignées sur le formulaire ».

En répondant uniquement à une question qui ne lui est pas posée, elle évoque ainsi le seul  questionnaire médical rempli par les parents et qui ne pose pas problème, alors qu’il est bien question d’évoquer le questionnaire occulte. À moins évidemment que la rubrique relative aux relations de l’enseignant avec les parents soit à remplir avec les parents, ce qui est contradictoire avec la mention « (à compléter par l’enseignant(e)) » figurant au recto du questionnaire.

La formulation employée entretient de toute façon la confusion entre  les deux questionnaires, tant et si bien que l’on peut se demander si le Conseil Général n’essaie pas de rejeter sur l’enseignant une responsabilité d’informer les parents dans les deux cas. Or, pour avoir accompagné mon fils à cette visite médicale, je peux certifier que ni l’institutrice, ni la professionnelle de la PMI ne m’a pas informé de l’existence du questionnaire incriminé, alors que nous avons évoqué le questionnaire médical que les parents peuvent remplir.

 Enfin Madame Petit-Girard déclare : « Il me paraît utile de vous préciser que les éléments recueillis à partir du questionnaire dont vous avez connaissance, se limitent à une description sommaire de la façon dont l’enfant appréhende la vie en classe et les acquisitions scolaires ».

 Même si tel était le cas, il est permis de s’interroger sur la raison qui pousse le Conseil Général à se mêler de questions qui outrepassent le cadre d’une visite médicale.

 Or tel n’est pas le cas du fait du caractère particulier de certaines rubriques.  Comme vous pouvez le lire les questions posées portent atteinte à l’intimité des familles en demandant aux enseignants d’exposer des éléments sujets à leur interprétation, tel qui l’apparaît dans les rubriques « Contacts de l’enseignant avec les parents » ou « comportement avec l’enseignant » par exemple, sans compter la place laissée pour des « observations éventuelles » et « si insuffisants, pourquoi ? ». Imaginons un peu qu’une institutrice soit en conflit avec un parent, peut-on écarter alors la possibilité d’un règlement de compte par questionnaire interposé, avec toutes les conséquences que cela comporte puisque les services du Conseil Général du Cher pourraient l’utiliser en vue d’une enquête sociale ?

UN QUESTIONNAIRE DANGEREUX, QUI VA BIEN AU-DELÀ DE LA VIOLATION DE LA VIE PRIVÉE

 Loin d’être anodin ce questionnaire pourrait être un outil destiné à alimenter un fichier « d’informations préoccupantes » concernant les familles et établi par les services du Conseil Général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/06/17/les-informations-preoccupantes/).

Ce soupçon est renforcé par la déclaration qui a été faite par la PMI à la directrice de l’école de ma fille et qui est en substance : « de quoi se plaignent-ils les informations sur leur enfant sont bonnes ! »

Un risque confirmé par ce passage du « guide du signalement » du Conseil Général du Cher : « Les rencontres dans le cadre des préventions des  risques sur l’enfant lors des visites médicales obligatoires sont au nombre de 5 entre 4 et 15 ans. Ces temps de rencontre ne doivent pas se limiter, dans leur contenu, à un aspect purement médical, mais constituent l’occasion d’aborder plus largement le contexte de vie, les relations de l’enfant avec ses parents et avec autrui, les aspects quotidiens d’ordre éducatif, social, économique, culturel ».

 On peut donc ici noter le caractère ouvertement inquisitoire de telles visites faussement prétendues obligatoires, au cours desquelles l’enfant peut aussi être interrogé et ses propos interprétés.

 UNE QUESTION QUI RELÈVE DE FICHIERS ETHNIQUES

Parmi ces questions permettant une si « sommaire description » peut-on aussi compter celle qui porte sur le « bilinguisme » d’enfants de 4 ans ?

Cette question n’a, a priori, pas d’intérêt même s’il est question de familiariser de plus en plus tôt les enfants avec une autre langue vivante. En  réalité, un enfant en moyenne section de maternelle parlant une langue étrangère est presque systématiquement d’origine étrangère. En quoi cela intéresse-t-il le Conseil Général du Cher ?

 Il convient donc de s’interroger sur l’utilisation possible de cette information dans la création d’un fichier ethnique, pratique prohibée par le Conseil Constitutionnel.

CE QUESTIONNAIRE DOIT DISPARAÎTRE

Compétente face à une telle atteinte aux droits, la CNIL a donc été saisie de cette affaire sous forme de plainte à laquelle elle donne actuellement suite.

 Parallèlement et afin d’établir les responsabilités de ceux qui participent à cette pratique, il importe de savoir si les directeurs d’établissements ont reçu des instructions de l’Inspection Académique du Cher les invitant à collaborer au recueil d’informations.

 Un contact a été pris dans ce sens et nous attendons encore une réponse écrite de l’Inspection Académique, il semblerait cependant n’exister aucune consigne en ce sens. Si cela est avéré alors il conviendrait que les chefs d’établissement fassent disparaître ces questionnaires faute de quoi ils exposeraient leur responsabilité civile vis-à-vis des parents.

CE QU’IL VOUS CONVIENDRAIT DE FAIRE

Sachant que tous les enfants en moyenne section de maternelle ont fait l’objet de ce questionnaire occulte, nous incitons fortement les parents à prendre contact avec le service « Solidarité et Cohésion sociale » du Conseil Général du Cher afin de réclamer l’original de ce questionnaire et non la simple copie. Bien que le Conseil Général du Cher ne l’ait pas bien compris, la CNIL vous donne effectivement le droit de ne pas figurer sur un fichier, qui plus est illégal.

 Si vous êtes concernés, vous pouvez également remplir une plainte en ligne auprès de la CNIL (http://www.cnil.fr/vos-libertes/plainte-en-ligne/) en précisant que vous vous joignez à la plainte de Monsieur et Madame Collet contre le Conseil Général du Cher au sujet de ce questionnaire.

Nous demandons également aux enseignants exerçant dans d’autres départements de nous signaler l’existence de questionnaires de ce type afin que nous puissions agir le cas échéant.

Xavier Collet

Pour lire les derniers développements de cette affaire :  http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/

Mieux connaître la CNIL :

Pour mieux comprendre l’affaire Noélanie, celle de l’assassinat d’une petite fille au vu et au su de l’administration scolaire de son école , il faut déjà écouter l’émission qui en relate un certain nombre de détails :

Mais le reportage ne dit pas tout, si ce n’est que la maîtresse d’école a refusé d’intervenir dans l’émission, si ce n’est également que les faits d’aggressions se sont déroulés de façon ouverte et que la maîtresse s’en foutait. Le reportage ne dit rien des responsabilités d’une clique politico-syndicale dans cette affaire. Une clique qui fait la pluie et le bon temps à l’éducation nationale et dans la région de Cabestany plus particulièrement.

Allons donc un peu plus loin avec un extrait de la lettre de la maman de Noélanie à Nicolas Sarkozy, alors président de la république (http://www.violencescolaire.fr/noelanie–8-ans/jaccuse–noelanie-martyre-de-la-republique/29-l-jaccuse-r-noelanie-martyre-de-la-republique-francaise).

 J’accuse… !

par Christine Sené, et au nom de tous les siens

EXTRAITS, c’est nous qui soulignons

Monsieur le Président,

Veuillez me permettre, de vous confier l’origine des plaies béantes de mon coeur.

Noélanie, mon enfant, est décédée en 2007, à l’âge de huit ans, victime d’une succession d’impairs et de méprises. (…)

La vérité sur sa descente aux enfers, je la dirais, car je lui ai promis de la dire, si la justice régulièrement saisie ne la faisait pas pleine et entière. Mon devoir est donc de parler, l’affaire étant chaque jour un peu plus étouffée. (…)

L’école Jacques Prevert à Cabestany, est le théâtre des sévices originels endurés par Noélanie. Elle y supporte des violences physiques et morales, de racket et d’injures racistes et s’en confie…

Le Docteur Grau Espel, pédopsychiatre en chef des services hospitaliers de Perpignan, précise que Noélanie ne souffre d’aucun trouble psychologique, d’aucune pathologie intrinsèque, qu’elle ne présente aucun élément délirant ou mythomaniaque et que sa relation avec ses parents est excellente.

Elle signale cette enfant en danger à l’école au Parquet des mineurs ainsi qu’ à l’inspecteur d’académie, et pointe particulièrement les négligences du Directeur de l’école qui reste inactif devant la souffrance de cette petite victime.

Le directeur d’école Michel Franquesa (…), [ndlr : le personnage en question se pavane sur son site militant : http://michelfranquesa66.blogspot.fr/2012/05/refonder-lecole.html] possédé par ses ambitions politiques, enorgueilli dans son pouvoir syndical, entre en scène dès que les premiers coups pleuvent sur Noélanie.

Chargé de protéger son élève, comme ses fonctions l’exigent, il est dans l’ordre des dates et des responsabilités, le premier coupable de l’effroyable complot qui a été commis.

Il se fait pourtant fort d’esquiver sa propre implication : embarrassé par ses négligences mises en plein jour, il imagine détourner la gênante vérité se complaisant à colporter les plus infâmes rumeurs, allant jusqu’à attribuer à mon enfant une folie imaginaire, passant sous silence les preuves les plus accablantes.

Il constitue à lui seul les prémices de l’affaire Noélanie.

Certes,

Il y a bien les inspecteurs d’académie, Mme Perdreau et Mr Benefice, qui pourtant bien avertis du danger réel, planant sur Noélanie détournent leurs yeux pour que le fléau de la violence scolaire tant décrié reste tenu au secret.

Il y a bien tous les autres, personnels scolaires et extra-scolaires, qui bien que disposants rapidement de toutes les cartes entre leurs mains ont rapidement choisi d’être des pantins carriéristes au service du même mensonge. Le Directeur les mène tous, les hypnotise, son influence est réelle : “il est intouchable”.

Messie de la FSU [NDLR : syndicat d'obédiance communiste bien implanté chez les enseignants et les éducateurs], sa parole d’évangile est bue par ses apôtres bien heureux de trouver sous son aile une protection contre les foudres divines de l’éducation nationale.

Certes,

Le signalement était depuis quelques temps déjà entre les mains des représentants de l’ordre.

Ceux ci furent rapidement mis en échec face au déni diffusé par un maire omnipotent, Jean Vila [NDLR : maire communiste et vice-président du Conseil Général du 66] , désavouant de façon systématique chaque faits de violence naissants dans sa commune trop idéalisée.

Tous l’assurent : la violence n’existe pas à Cabestanyland…

Et malgré les alertes ministérielles de plus en plus pressentes, préconisant des conduites à tenir en de pareils cas de violences scolaires, de jeux dangereux et pratiques violentes, les textes seront passés sous silence et l’affaire sera classée

Noélanie change d’école. C’est alors à l’école Ludovic Massé que le piège se refermera sur elle.

L’infâme rumeur d’une enfant psychologiquement instable est abondamment diffusée et lorsque racket, brutalités et étranglements deviennent intolérables. Elle a beau hurler sa douleur, tonitruer sa peur de mourir, et implorer la protection, elle n’est pas entendue.

Les gendarmes, les instituteurs, le directeur d’école, les psychologues encadrants Noélanie… à Cabestany, tous sont devenus sourds…

Mon enfant se débat, je n’en suis pas informée… ou bien trop mal, bien trop tard…

Ils l’attestent, aucun péril ne plane sur Noélanie, tant et si bien que lorsqu’elle rendra son dernier souffle, leurs yeux se détourneront, à la recherche d’un coupable chimérique : ce sera donc un décès naturel inexpliqué !

Leur conscience a certainement due s’accommoder de beaucoup de choses. Dès lors, tout ira tellement vite, anoxie cérébrale, convulsions, état de mal épileptique, oedème cérébral, coma et mort clinique. Sous nos mains désarmées, le personnel médical enchaîne les bévues, finissant de la pousser vers l’agonie.

Noélanie a été débranchée le 20 novembre 2007 le jour des droits de l’enfant. Elle avait 8 ans.

Pendant quelques instants, j’ai eu foi en la justice… les preuves sont écrasantes !

Et j’aurais escompté, au moins, que le calvaire de Noélanie soit celui de la prise de conscience, afin que plus jamais un enfant ne souffrît pareil supplice, pourtant, il n’a laissé place qu’à un déni généralisé… (…)

La France va mal , Monsieur le Président , si mal , qu’elle laisse sacrifier ses enfants au profit d’adroits calculateurs avides de petits pouvoirs , confortant ainsi dans leurs méfaits des scélérats en culottes courtes. (…)

L’explosion de la vérité est entravée : on étouffe les preuves , on opprime les témoins , on noie les faits , on jugule chacune de nos avancées au nom d’un axiome invraisemblable : le décès de cette enfant de 8 ans , mon enfant , est survenu au delà de toute responsabilité … (…)

Je remue , embarrasse et contrarie , provoquant la fulmination , il faut m’astreindre au silence , et toutes le armes seront appropriées .

On pietinne la mémoire de notre enfant ,

On se hasarde à me dissuader à coup de piège d’écrouement psychiatrique ,

On tente de m’intimider, faisant planer la menace de m’arracher ce qu’il me reste de plus précieux … mes enfants.

Il s’agit là d’une bien singulière idée de la justice …

Cependant Monsieur le Président , telle est l’exacte vérité … et bien qu’elle soit effroyable , Elle est en chemin , rien ne l’arrêtera. (…)

J’ACCUSE Monsieur le Directeur Michel Franquesa d’avoir été le démoniaque instigateur de la machination ayant projeté Noélanie vers son agonie , dissimulant ses négligences certainement par ferveur politique irréfléchie.

J’ACCUSE Monsieur Jean Vila , député — Maire et vice président du Conseil général et des commissions logement et enfance — famille — PMI ,relation avec les syndicats :

De s’être rendu complice , voilant les cruelles violences  , et tentant lui même les plus exécrables dissuasions ,  afin que son règne machiavélique ne prenne pas fin , et ce , comme le veulent les us et coutumes dans notre belle région corrompue des Pyrénées orientales.

J’ACCUSE le mineur S.  d’avoir, de ses propres mains,  fauché la vie de notre enfant encouragé par des initiateurs négligents.

J’ACCUSE le gendarme Vila , d’être resté inerte devant la douloureuse prose d’une petite fille, en dépit des obligations de son office  et  d’avoir mené une enquête dont le dessein n’était que l’exonération de toute les responsabilités : y compris la sienne.

J’ACCUSE Monsieur le Directeur Mozzanino et Madame Galano institutrice, d’être demeurés sourds devant les déchirantes exhortations d’une enfant de 8 ans , lui préférant ,corps et âmes, un corporatisme sans limites. d’avoir transgressé leurs impératifs légaux , en laissant en péril une enfant confiée à leurs bons soins.

J’ACCUSE les inspecteurs d’académie Monsieur Bénéfice et Madame Perdreau de rester figés devant le problème itératif des violences scolaires malgré les impératifs posés par leurs dominants hiérarchiques.

J’ACCUSE Madame Creixelle, psychologue scolaire et Monsieur Navoly, pédopsychiatre, d’avoir guidé un peu plus chaque jour Noélanie entre les mains meurtrières de son bourreau , piétinant chacune de ses sommations au secours.

J’ACCUSE les Docteurs Blenet , Tiprez , Gritti , Rosellini , et Micaleff d’être restés inertes devant une enfant se consumant sous leurs yeux d’heures en heures.

J’ACCUSE les différents experts et médecins légistes d’avoir perpétré la pire des forfaitures , éludant les preuves les plus criantes .

Et plus particulièrement , J’ACCUSE l’expert Dominique Lecomte , déja connue pour avoir déffrayé la chronique dans les affaires Borrel, lady die, Montand ou encore Courjault , apparament douée de la science infuse , d’être des plus corrompue . (…)

J’ACCUSE enfin les Ministères de l’éducation nationale , de l’intérieur et de la justice de s’abstenir de toute sanction lorsque ses préposés violent les instructions qui leur ont été légalement imposées . (Circulaire n°2006-125 du 16 aout 2006 , Circulaire n° 91-124 du 6 juin 1991 modifiée par les circulaires n° 92-216 du 20 juillet 1992 et 94-190 du 29 juin 1994 )

En portant ces accusations , je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 qui réprime les délits de diffamation.

Mais c’est volontairement que je m’expose , que l’on ose donc me traduire en justice et que l’enquête ait lieu au grand jour !

J’ai confiance en vous, Monsieur le Président.

Vous avez fait de l’insécurité votre destrier ,un tel crime porté à votre connaissance ne restera donc pas impuni.

Je vous prie de bien vouloir agréer , Monsieur le Président , en l’expression de mon profond respect.

Christine Sené

66330 Cabestany

Aujourd’hui, 4 ans après la mort de Noélanie, cette lettre n’a pas été entendue. (CEDIF)