Archives de la catégorie ‘Interpellation des élus’

Une vraie correction

sanctionNous apprenons avec une grande satisfaction que la punition méritée a été infligée et elle a été historique.

Ils avaient traité le projet CEDIF d’extrémiste !

Les élus en place et plus particulièrement ceux de la gauche avaient cru pouvoir se moquer de nos propositions, nous leur avons ri au nez ces deux dimanches et avons appelé les parents à en faire autant.

Nous avons suivi de près les résultats de ceux qui avaient traité le projet CEDIF d’extrémiste. Extrémiste ? Est-il extrémiste de demander à ceux qui sont en responsabilité de faire le ménage face à des exactions commises par les agents du sévice social ?

Nous exigerons qu’ils fassent le ménage

Bien sûr, ce n’étaient que des élections municipales, c’est lors des élections cantonales que la punition devra encore porter, puisque des conseils généraux couvrent des exactions perpétrées contre les familles.

Ce que nous allons exiger maintenant c’est d’être entendus et nous ferons remonter toutes les exactions commises auprès des élus. Nous demanderons que des actions soient prises pour assainir l’administration du social.

Les sévices sociaux ont une couleur politique

Que la gauche soit balayée est une bonne chose,  elle peut l’être davantage encore.

Pour autant ceux qui massacrent les familles restent en place quels que soient les gouvernants, nous connaissons leurs parti-pris idéologiques anti-familles. En effet les syndicats qui constituent un vrai lobby des sévices sociaux au sein de l’ASE avancent toujours leurs proposition de « désacralisation du lien familial » et autres débilités de « genre ».

Que ces malfaisants soient soutenus par la gauche n’est plus un mystère, que la droite les laisse faire n’en est pas un non plus. Il faudra donc forcer la main de ceux qui décident pour que le ménage soit fait, et croyez nous on pèsera dans ce sens.

Des jaunisses qui nous font plaisir

Dans le détail, on ne peut qu’être satisfait de la défaite cinglante d’Irène Félix à Bourges, la Madame Maisons de la Solidarité, ces usines à placement d’enfants, semble en avoir fait une jaunisse.

Bonne surprise aussi avec la défaite du maire communiste de Villejuif, de la municipalité socialiste de Nevers et de Toulouse, l’ébranlement des bastions du Nord.

On applaudit à la victoire du maire courage à Gouvieux avec près de 65 % des voix.

On va continuer ensemble

Le détail serait long, nous n’y sommes peut-être pas pour grand-chose, mais puisque vous êtes si nombreux à nous avoir fait confiance, continuez à le faire pour l’avenir de votre famille.

Faire connaître le rapport du CEDIF

tampon CEDIFÀ l’occasion des élections municipales, nous avons voulu consulter quelques candidats et obtenir des commentaires de leur part sur nos propositions.

Il s’agissait de mieux nous faire connaître et d’infléchir autant que possible les programmes en faveur de la reconnaissance de l’institution familiale.

Pour ce faire, la lettre-type suivante a été envoyée par mails :

Lettre type

Bonjour, Le CEDIF, première association de défense de la famille contre les exactions institutionnelles a émis et mis à jour son rapport sur la protection de l’enfance http://comitecedif.wordpress.com/rapport-sur-la-protection-de-lenfance/. Dans la mesure où ce rapport propose un état des lieux et des solutions à mettre en œuvre, il importe qu’il soit porté à la connaissance des représentants de la population ainsi que des associations et de la société civile en général.

Nous vous prions donc de bien vouloir nous communiquer votre positionnement à l’égard de nos propositions. Il importe effectivement que notre association puisse faire connaître à l’occasion des élections municipales de 2014 les candidats pouvant avoir notre préférence et ceux pour lesquels il conviendra de ne pas voter. Ceci hors de toute base partisane.

Un rapport synthétique de cette consultation sera établi sur notre site et partagé avec les associations amies ainsi qu’auprès des média.

Avec toute ma cordialité,

Les réactions

Disons le tout net, les réponses ou plutôt les non-réponses sont décevantes et confirment bien le profond mépris éprouvé par les "représentants du peuple" de tous bords politiques face à notre Comité.

Parmi les absences de réactions, citons la section Indre du parti socialiste, contactée par deux fois sans réponse, même avec message laissé sur le répondeur. La section UMP du même département l’a aussi reçu deux fois sans réponse.
Pas de réponse de la candidate socialiste à la mairie de Paris, pour le reste en vrac et sans exhaustivité, pas de réponse du candidat socialiste de Villebonne, ni du candidat socialiste d’Orléans, Corinne Leveleux Teixera qui se paie le luxe d’une page wikipedia, rien du maire de Montargis, l’UMP Door profondément semble-t-il, pas davantage du maire socialiste de Lamotte Beuvron ou du candidat socialiste à Arras. Guère plus de succès du côté des petites listes comme celle de Martine Brion à Sancerre par exemple.

Les uns et les autres sont contactés ensuite par téléphone, nous tombons alors visiblement sur des personnes peu concernées, bien ennuyées pour nous répondre ou qui nous égrènent un discours convenu hors sujet nous obligeant à les couper. Les uns et les autres nous suggèrent alors de leur écrire par courrier, on comprend assez rapidement que la qualité de leur accueil ne vaut pas un timbre.

Ceux qui répondent

Certes certains répondent tout de même, nous invitant à les contacter pour une rencontre, c’est la cas de la candidate UMP à la mairie de Paris ou de la plupart des candidats Front National. Nous aurons l’occasion de vérifier leurs engagements.

Les petites listes répondent aussi plus facilement mais leur amateurisme se fait assez rapidement jour, ils sont surpris de trouver en nous des personnes de conviction très informées sur nos dossiers.

Ceux qui ne se sentent pas concernés

Un petit candidat, qui a depuis déclaré forfait, nous avait répondu après avoir étudié avec attention notre site et nous précise d’emblée qu’il situe sur le même pied d’égalité les mariages de couples de même sexe ou de sexe différent. Pour le reste il ne voit pas de compétence particulière des municipalités en matière de familles, si ce n’est en matière d’écoles et de crèches.

De telles réponses peu créatives ont été fournies à plusieurs reprises et ont reçu de notre part la réplique type qui suit :
Nous connaissons bien entendu les responsabilités respectives des différents échelons du millefeuille administratif français.
Ce n’est pas tant la question de la gestion des crèches, des célébration de mariage qui nous intéresse mais la dénonciation plus large d’exactions menées par des travailleurs sociaux ou encore certaines associations pouvant bénéficier de subventions locales à tous échelons.
Au-delà le mouvement des lois est fait d’amendements, d’abrogations, de nouvelles dispositions et le rôle d’élus avec la société civile est d’impulser des tendances plus que de seulement gérer les doigts sur la couture du pantalon.
C’est de cela que nous pourrions parler et sur cela que nous émettrons des avis que nous diffuserons auprès de nos nombreux lecteurs.

Le courage était décidément mal partagé, une telle réplique suscite rarement des réponses.

Ceux qui n’ont pas compris

Une des réponses classiques reçues se présente ainsi :

« Nous avons pris le temps de parcourir votre rapport et les solutions que vous proposez. Nous sommes évidemment concernés par la protection de l’enfance et avons engagé la réflexion sur plusieurs pistes visant à améliorer l’épanouissement de l’enfant, notamment via le renforcement des structures d’accueil.
Sur les problèmes juridiques spécifiques que vous soulevez, nous sommes prêts à échanger avec un interlocuteur local de votre organisation. »

Inutile de prendre la peine d’un rendez-vous dans de telles conditions, une telle réponse manque profondément de sincérité. Comment prétendre avoir parcouru notre rapport et nos propositions et proposer le renforcement des structures d’accueil alors que nous démontrons qu’ils ont déjà trop de moyens !!!

Ceux qui nous censurent

Beaucoup de candidats ont développé une page facebook pour leur campagne. C’était l’occasion d’y mettre notre grain de sel. Peine perdu le site de la candidate de gauche à Aubigny sur Nère, géré par un communiste à peine post-pubère (on leur apprend quoi à l’école ?) a vite fait de censurer la parole du CEDIF se demandant l’intérêt de parler de notre rapport avant de se montrer franchement désagréable et peu pertinent.

Ceux qui doivent perdre

La candidate socialiste pour Bourges, Irène Félix a dû se sentir harcelée, contactée plusieurs fois par mail, par sa page facebook, elle s’obstine à ne pas répondre.
Cette même candidate est la vice-présidente du conseil générale du Cher en charge des maisons de la solidarité, nous avions dévoilé le visage de ces maisons de la solidarité avec l’observatoire des subventions, des maisons qui cachent des usines à placement :

 « ( …) c’est en fouillant les offres d’emplois sur le site du conseil général du Cher que l’on tombe sur un poste d’encadrant technique de maison des solidarités avec fiche de poste.
(…) La fiche de poste précise que le postulant aurait pour mission la protection de l’enfance en amont de la DEAF (Direction Enfance Adolescence Famille). En clair il travaille pour l’ASE (Aide sociale à l’enfance) en préparant de nouvelles mesures à mettre en place.
Fiabiliser»
… Voilà donc l’aide à la parentalité qu’offre le conseil général du Cher avec ses maisons de la solidarité que nous payons au prix fort. Allez donc faire part de vos difficultés éducatives auprès des centres d’écoutes professionnels de ces Maisons de la Solidarité, appuyez sur ce bouton et vous verrez comment ils vous aideront. »

Nous appelons donc toutes les familles de Bourges à offrir à Irène Félix un cuisant échec, que ceux qui voteraient pour une telle candidate ne viennent pas se plaindre auprès de nous ensuite d’avoir perdu leurs enfants par leur inconscience à s’en remettre à de tels politiques.

La punition

 Comme vous pouvez donc le comprendre, le CEDIF n’appellera à voter pour aucun candidat à l’exception de Patrice Marchand, maire de Gouvieux dans l’Oise ; par contre nous appelons à défaire certains candidats en votant pour leurs adversaires les mieux placés. Plus largement nous réfléchissons à présenter ultérieurement des candidats CEDIF.

En attendant ce dimanche et dimanche prochain nous appelons à une mobilisation contre ce gouvernement, que ses ministres soient battus et que plus largement ceux qui soutiennent la politique actuelles soient punis.

 Nous n’oublions pas la répression et la diffamation à l’égard des familles qui se sont mobilisées pour se faire entendre, la campagne de terreur contre la manif pour tous, celle de propagande obligatoire du gender à l’école. Nous constatons l’explosion des mesures de placement. Nous dénonçons des propos inadmissibles tels ceux de Laurence Rossignol, PS : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents (…) ou du ministre de l’éducation qui entend arracher l’élève au déterminisme familial.

Ces deux dimanches notre vote c’est leur punition.

Un pédocriminel de plus

Les animateurs, travailleurs sociaux ou éducateurs pédocriminels sont tellement nombreux qu’il faudrait un site dédié intégralement à cet immonde fait social pour aborder la question.

Si nous traitons du cas de l’éducateur pédocriminel de Villeneuve Saint Georges (Val de Marne) c’est qu’en ce qui concerne cette affaire, collectivités locales et justice doivent de nouveau être placés face à leurs responsabilités.

 L’affaire Davy L, nom de l’éducateur pédocriminel employé par la municipalité de Villeneuve Saint Georges, constitue, en effet, un cas exemplaire et tellement commun de « dysfonctionnements » dirons nous pudiquement.

Les concours pervers de l’animateur

berthelotL’homme en question, âgé alors de 28 ans, avait été recruté en 2004 pour exercer notamment des fonctions de surveillant de cantine à l’école primaire Berthelot et d’animateur au centre de loisirs pour  enfants de 6 à 10 ans. Il s’intéressera de façon particulière aux garçonnets, jetant son dévolu sur les plus timides afin d’organiser avec eux ce qu’il qualifiait de jeux ou de concours se terminant très mal au fond d’un local technique de l’école, dans les toilettes ou les vestiaires de la piscine.

« Les enfants inventent beaucoup de choses »

 Les petites victimes ne restent pas muettes, ainsi une maman va signaler des pratiques d’attouchements en 2008 auprès de la directrice du centre de loisir, laquelle se serait contentée de dire que les enfants inventaient beaucoup de choses avant de promettre d’en parler à l’éducateur en question.

L’odieux manège continue et il faudra que deux ans se passent avant qu’un des enfants dans une crise de larmes ne révèle ce qu’il subissait depuis plus d’un an, tout en précisant qu’il n’était pas le seul à souffrir d’agressions sexuelles entre les mains de l’agent communal.

Le prédateur est donc arrêté en octobre 2010 et avoue sans difficultés ses tendances pédocriminelles. Il précise être passé à l’acte dès 1998, soit dès ses 22 ans, avec une douzaine d’agressions sexuelles à son actif sur des garçonnets. Il est rapidement mis en prison et en examen pour faits de viols sur mineur.

 Les responsabilités de la mairie communiste

 Mais pour les victimes et les parents le cauchemar ne s’arrête pas là.

La mère d’un des garçonnets violés va mettre en cause la sincérité de l’étonnement de la mairie face à un éducateur « très apprécié des parents et des enseignants », bien noté par sa hiérarchie.

La maman pointe ainsi que la mère du pervers exerce des fonctions à la mairie et s’interroge quant à la possibilité que la collectivité ait pu couvrir ces actes pédocriminels.

La défense de Davy L, assurée par maître Norbert Goutmann, parle d’un homme d’une immaturité absolue. Le pédocriminel met en avant ses problèmes d’alcoolisme connus de tous ses collègues mais aussi de la direction de la mairie.

Quant aux autres parents, ils rappellent qu’une pétition avait déjà circulé concernant certains éducateurs de la mairie dont Davy L, il s’agissait alors de dénoncer leur sévérité vis-à-vis des enfants. Tous ces éléments accablent la mairie communiste qui aurait peut-être eu de quoi y regarder de plus près …

D’autant que Maître Sandra Mary, avocate des parties civiles, ne manque pas de préciser à ceux qui l’ont oublié que « certains antécédents ont été passés sous silence », que l’on n’a pas cru la parole des enfants.

Les ratés de la justice

L’instruction commence et l’affaire s’étoffe dans le registre du scandale quand le juge d’instruction, qui semble sévir encore, ose requalifier les faits en simples attouchements sur mineur pour préconiser une remise dans la nature du pervers.

Le parquet de Créteil fait heureusement appel de cette décision, seulement voila les magistrats de la chambre de l’instruction oublient de délivrer un nouveau mandat de dépôt ce qui permet au violeur d’enfants de se retrouver libre au bout de 4 mois et donc de comparaître tout aussi libre à son procès 3 ans plus tard à huis clos devant le tribunal correctionnel de Créteil.

La peine finalement prononcée le mois dernier est légère : 18 mois ferme et autant avec sursis.

La mairie n’a pas été inquiétée, mais il ne tient qu’à vous de la sanctionner la semaine prochaine lors des municipales.

La double peine

separateDans de nombreux cas de placements abusifs, la double peine des enfants c’est la séparation d’avec leurs frères et sœurs. C’est aussi une façon de punir les parents non coopératifs et d’invoquer un prétendu manque de moyens pour les sévices sociaux.

Beaucoup de parents nous ont écrit pour se plaindre d’une telle double peine.

Avant même la réforme de 2007 il n’était pas prévu d’organiser une telle séparation, au contraire la loi dans l’article 371-5 du Code Civil rappelle l’importance de maintenir le lien entre la fratrie :

« L’enfant ne doit pas être séparé de ses frères et soeurs, sauf si cela n’est pas possible ou si son intérêt commande une autre solution. S’il y a lieu, le juge statue sur les relations personnelles entre les frères et soeurs. » 

Le constat et la question

Le 10 novembre 2005 déjà, le sénateur Boulaud interrogeait le garde des sceaux au sujet de la loi prévoyant le maintien des relations entre frères et sœurs en cas d’ouverture d’une procédure d’assistance éducative alors que de facto les enfants été placés séparément.

Il précise dans sa question écrite :

« Or, si cette loi est d’application directe et ne prévoit pas de mesure réglementaire, c’est pour répondre à une véritable urgence à l’égard des enfants en rupture avec leur famille d’origine. Le placement des frères et soeurs dans des lieux différents aggrave les conséquences de l’éclatement de la famille en privant les uns et les autres du soutien qu’ils pourraient s’apporter mutuellement en pareille circonstance. On ne saurait, dès lors, s’étonner que l’assistance éducative ait été retenue comme le cadre naturel de l’application de ce principe nouveau de non-séparation de la fratrie. Toutefois, il arrive que cette loi ne soit pas totalement respectée, et il lui demande donc pourquoi certains cas de séparation de fratrie subsistent encore aujourd’hui. »

La réponse technocratique

La réponse à cette question est publiée dans le Journal Officiel du Sénat du 4 mai 2006 en page 1284, elle consiste en un exercice technocratique et mérite un décryptage auquel nous nous livrons volontiers.

« … Il convient de rappeler l’objectif, la portée et les limites du texte législatif, de manière à revenir sur le contexte qui peut conduire à ce que cette loi ne soit pas totalement respectée. »

Faute de dispositions réglementaires, il est donc possible qu’une loi ne soit pas totalement respectée et qu’un garde des sceaux puisse parler des limites d’un texte législatif. On devine déjà la suite et on pouvait s’arrêter là. Mais continuons.

« … Ce texte (ndlr : l’article 375-1 du Code Civil) consacre la promotion et le respect des droits de l’enfant (comprenant le droit à la famille) en droit interne. La famille se fonde également sur la fratrie et non plus sur le seul lien parental. Il s’agit de la formalisation d’une pratique de terrain existant depuis de nombreuses années, tant dans la jurisprudence des juges du fond qui tentaient sans fondement textuel de ne pas bouleverser davantage des familles en les séparant (Th. Garé, JCP, 1997. II. 22759, note sous Toulouse. 1re ch. 28 novembre 1995) que de la part de structures d’accueil … » 

Cette partie de la réponse ne nous apporte rien, ne nous apprend rien. Elle rappelle la loi et un principe de bonne justice qu’il aurait fallu respecter puisqu’il relève tout simplement du droit naturel : rien ne saurait justifier la séparation d’une fratrie sauf danger pour celle-ci.

Un principe qui relève de l’exception

« … Le juge et les institutions mettant en oeuvre l’assistance éducative doivent tenir compte des spécificités de chaque cas : urgence, accord entre parents se séparant, désirs opposés du ou des mineurs. » 

Autrement dit, les services de l’ASE et les juges des enfants peuvent bien faire ce qu’ils veulent des fratries, ils fondent souverainement leurs décisions.

« … De même, les acteurs ont à composer avec certains aspects de la pratique. Il peut arriver, en effet, que l’état du nombre de places d’accueil disponibles interdise le regroupement des fratries. » 

Ce qui signifie que, même si les juges des enfants prévoient des dispositions nécessaires au regroupement des fratries, les foyers peuvent opérer la séparation des frères et des sœurs sous prétexte d’un manque de place disponible. Prétexte bien souvent utilisé pour obtenir des crédits supplémentaires ou l’embauche de personnels.

Dans de telles conditions on comprend bien que le principe de non séparation des fratries relève du fantasme. Eh oui, il suffit qu’un seul maillon, un seul : ASE, juge des enfants, asso, foyer déroge au principe de conservation des liens de la fratrie pour que la séparation ne puisse être remise en cause.

Pour que cela soit plus clair, il est enfin précisé dans la réponse :

« L’ensemble de ces considérations, ainsi que la recherche d’une meilleure effectivité du texte législatif, conduisent à une interprétation de la limitation posée par le Sénat allant dans le sens de l’intérêt supérieur de l’enfant. Ainsi, si la séparation de la fratrie ne peut être évitée dans un premier temps, des solutions permettant son regroupement devront être recherchées dans les meilleurs délais. »

Le groupe nominal à retenir ici est « dans les meilleurs délais », en terme technocratique cela veut dire sous quelques années donc on le suppose, en attendant la majorité. La France est d’ailleurs souvent condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour ses long délais.

 En tous cas, nulle sanction n’est prévue pour la dissolution de la fratrie, l’interdiction de ce principe de séparation n’existe pas et les enfants demeurent les otages des considérations matérielles de ceux qui en obtiennent la garde.

L’intervention louable de la CNCDH

La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme ne peut donc que constater qu’à la suite de la loi du 5 mars 2007, postérieure à la question ci-dessus :

 « Force est de constater que les fratries sont encore souvent séparées, non dans l’intérêt des enfants, mais du fait de contraintes matérielles et de service. Le maintien des liens entre les enfants séparés est souvent difficile. »

Ce qui conduit cette Commission à demander que « le juge soit garant du respect par les services sociaux du droit pour les enfants à la non séparation des frères et sœurs. »

On s’attend donc à un copier-coller de la réponse déjà donnée par les autorités. En France, en matière de droit au respect de la famille, ceux qui ont le pouvoir de séparer font bien ce qu’ils veulent sans avoir de comptes à rendre.

 André Vallini ne répond pas au CEDIF …

Dans notre lettre ouverte à André Vallini, président du conseil général de l’Isère, nous défendions le projet, malheureusement avorté, consistant en des suppressions de postes de travailleurs sociaux et plaidions pour toutes mesures alternatives aux placements.

Nous n’avons cependant pas reçu de réponse à cette lettre. Une absence de courtoisie tout à fait déplorable, d’autant que la situation des familles en Isère n’est pas franchement plus favorable que celle que nous connaissons dans d’autres département, voire pire.

… Une famille sollicite donc sa réponse 

La situation faite par les services de l’ASE à la famille Delvarre nous amènera à la soutenir et à appuyer leur manifestation devant les locaux du conseil général, une nouvelle manifestation nationale soutenue par SOS Parents Abusés donnera lieu à un rendez-vous avec Brigitte Périllié, chargée de la famille et de l’enfance en danger au conseil général de l’Isère, ceci en présence de la presse.

C’était l’occasion pour les journalistes présents, pour la famille Delvarre, de revenir notamment sur les principes d’une défense de mesures alternatives au placement sur lesquels nous attendions encore la réponse d’André Vallini.

Paroles, paroles …

Brigitte Périllié se montrera alors conciliante, semblant soutenir la volonté des parents d’enfants placés à exercer leurs prérogatives parentales. La disqualification des familles par les services de l’ASE serait donc reconnue et dénoncée.

Brigitte Périllié s’engagera en paroles à réformer l’ASE dans les mois et les années qui viennent pour favoriser l’accompagnement parental plutôt que les placements.

Plus de moyens pour l’ASE = plus de familles disloquées

Il faut dire que les placements sont favorisés par le Conseil général de l’Isère, le développement de l’interventionnisme social dans le sillage de la loi de 2007 sur la protection de l’enfance ne réserve pas ce dispositif aux seuls véritables maltraitances qui les justifient. Effectivement, il suffit de suspecter un dysfonctionnement réel ou non d’une famille pour le résoudre en placements. ’

Un principe dans la droite ligne des syndicats de travailleurs sociaux au nom de la préservation des postes. Brigitte Périllié le fonde d’ailleurs par les moyens financiers importants dont dispose le département de l’Isère et donc l’ASE.  Expliquant qu’a contrario les départements dans l’incapacité financière de développer des places collectives favorisaient le maintien dans les familles tant que cela était possible.

Une piste que Brigitte Périllié considère plus humaine et qui devrait constituer un axe de la réforme de la protection de l’enfance en Isère. Cette même réforme qui avait mis les travailleurs sociaux dans la rue en mars 2013 et dont nous parlions dans notre lettre.

On attend les nécessaires coups de pied au cul

On attend les nécessaires coups de pied au cul

Des actes et des sanctions sont exigés

Nous avons donc là des réponses à ce que nous demandions, mais ce sont des actes que nous attendons désormais.

Sans attendre une réforme, il appartient aux chefs des exécutifs départementaux de faire face à leurs responsabilités.

Des actes disons nous !

Ainsi, alors même que la famille Delvarre évoque des mensonges calomnieux énoncés par le lieu de vie  et repris par les travailleurs sociaux dans leurs rapports,  la plainte n’est pas la seule solution pour sévir surtout du fait que de telles plaintes sont souvent classées et nécessitent de passer par la voie civile avec tous les frais que cela entraîne.

Pourtant des rapports calomnieux, on en trouve dans de nombreuses affaires.

Les familles réclament donc d’abord la sanction disciplinaire. Il ne saurait être ignoré qu’un responsable hiérarchique convaincu des indélicatesses d’un subordonné enquêteur social doit le dénoncer et le sanctionner ; à défaut il devient son complice.

Comme le rappelle un directeur territorial de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse :

« Concernant l’excès de pouvoir au sein de la Protection de l’Enfance, c’est au Président du Conseil Général, via son directeur Enfance Famille, de mettre de l’ordre dans ses troupes. En effet la loi du 5 mars 2007 confère au Président du Conseil Général le suivi en matière d’assistance éducative et de protection de l’enfance ; mission qu’il exerce lui-même grâce à ses services de l’Aide Sociale à l’Enfance ou par le biais d’associations habilitées dont il a toute latitude de retirer l’habilitation si le travail n’est pas fait correctement (et il sera suivi en cela par la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ministère de la Justice). » 

 

 

logo geneveL’exemple nous vient de la République et du Canton de Genève où les députés Marc Falquet, Patrick Lussi, Bernhard Riedweg, Christina Meissner et Christo Ivanov ont eu le courage d’émettre une proposition devant le Grand Conseil (corps législatif) et à l’attention du Conseil d’État (corps exécutif) qui ne peut nous laisser indifférent: http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M02127.pdf

Ce que ces 5 députés de l’UDC ont osé pas le moindre député français ne l’a fait à ce jour et pourtant aucun de ces députés français ne peut aujourd’hui prétendre ne pas savoir qu’une institution dite « protection de l’enfance » détruit des familles dans l’impunité.

La subsidiarité comme principe d’action sociale

C’est d’abord en rappelant le principe de subsidiarité que nos courageux députés  ont interpellé la représentation du Canton, ce principe de subsidiarité est aussi au cœur des conceptions du CEDIF : nul enfant ne doit être enlevé à sa famille sauf cas de défaillance mettant l’enfant en danger tels que pédophilie, toxicomanie grave, violence, maltraitance. Ce principe doit être systématiquement rappelé car la famille est la première des institutions et a prééminence en matière éducative.

Pourtant, comme l’indique, entre autres choses, cette proposition, le « service de protection des mineurs »  (SPMi) « est souvent critiqué pour ses interventions jugées désastreuses pour les familles dans la détresse » cela notamment pour abus de pouvoir ou du fait d’une mentalité rétrograde. Nous parlons d’ailleurs au CEDIF d’un tropisme anti-familial soixante-huitard.

Partialité et abus de pouvoir

Refuser la décision des services sociaux c’est être dans le déni puisque là-bas aussi des évaluations psychologiques – des enfants et des parents – sont effectuées par des assistant de service social non compétents en la matière. Les experts psychiatriques entérinent d’ailleurs, puisqu’il existe comme l’inscrit cette proposition :

 « Une psychiatrie utilisée à l’encontre des familles pour asseoir les décisions judiciaires ou administratives

Des parents n’ayant commis aucun délit et ne souffrant pas de maladies mentales, se voient psychiatrisés et criminalisés.

Les parents considérés comme récalcitrants, ou qui contestent les retraits de garde, sont soumis à des expertises psychiatriques. Ces expertises sont-elles objectives, lorsque l’on connait les conditions de stress, de malheur et de révolte légitime dans lesquelles sont poussés parents et enfants ? Est-ce que les « troubles » diagnostiqués n’auraient pas également un lien avec les émotions naturelles des parents poussés à bout par les injustices, les brimades et les tracasseries qu’ils subissent ? » 

Le temporaire irréversible

Quant aux interventions supposées  ponctuelles, elles aboutissent à des placements qui durent sans le moindre effort pour maintenir le lien familial : les fratries peuvent être séparées et placées loin de leur famille et les parents ne peuvent souvent bénéficier de droits de visite avant des délais qui peuvent atteindre 6 mois.

Nos députés courageux dénoncent aussi ces placements abusifs pour cause de disputes familiales, de logements trop petits, de manque de collaboration avec les services dits de la protection de l’enfance. Mais il arrive aussi que des enfants soient enlevés à des parents pour cause de maladie, que ce soit maladie des parents ou des enfants.

Des situations terribles dont nous avons aussi été témoins avec des enfants malades dont l’état physique se délabrait dans le désespoir de ne plus pouvoir vivre avec ceux qui les aiment.

Quant aux enfants qui craquent devant la séparation ou que l’on diagnostique abusivement comme « dérangés », les services sociaux s’en débarrassent en les hospitalisant et en leur administrant des traitements lourds et absolument inadaptés.

Un courage au service des stigmatisés du social

Tout cela est dit avec une empathie, une grande sensibilité loin des réponses habituelles de nos politiques français qui se réfugient derrière l’autorité d’une chose mal jugée sans oser faire évoluer ce dont ils se fichent par clientélisme ou crainte d’un lobby puissant .

Nous comprenons que pour ces députés genevois, le malheur des familles est le déshonneur d’une institution d’État.

Nous comprenons aussi que ce dont nous sommes témoins au quotidien au CEDIF ne constitue pas de simples dysfonctionnements mais que des cas comme ceux que nous dénonçons il en existe tant et que c’est véritablement le système de la protection de l’enfant qui manque à sa mission.

Remettre « la protection des mineurs » à sa place

En conséquence il est demandé à l’organe exécutif du Canton d’intervenir pour mettre fin à une telle situation en revoyant les méthodes de travail et les interventions qui conduisent trop souvent à préférer le placement. Évidemment il ne s’agit pas là de remettre en cause systématiquement tous les cas de placement mais de considérer que celui-ci ne peut être envisagé que dans des cas graves et uniquement s’il n’existe pas de parents plus éloignés mais protecteurs..

Or c’est là que « la protection de l’enfance » n’est pas dans son rôle, ceci par des pratiques de placements abusifs, mais aussi par des refus d’agir coupables lorsque des faits de pédocriminalité ne connaissent que des réponses tardives. Inexplicablement tardives d’ailleurs.

Si ton enfant tu veux garder, les sévices sociaux tu devras éviter.

Si ton enfant tu veux garder, les sévices sociaux tu devras éviter.

Voila un titre et slogan tout à fait scandaleux que l’on n’est pas prêt de trouver affiché noir sur blanc.

Pourtant si vous avez un problème d’autorité, si votre enfant sèche les cours, si votre couple connaît une crise, le placement serait un véritable cadeau pour vos enfants.

 Le placement à durée indéterminée bien entendu, les parents qui ont cru pouvoir confier leurs enfants dans des situations de détresse temporaire n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Le Conseil général du Cher va vous réveiller les valeurs familiales

Si ce slogan n’est pas écrit de façon aussi crue, il correspond bien à l’esprit de cette tirade publiée dans le journal Chermagazine de novembre décembre 2013, c’est nous qui soulignons :

« Le Conseil général est très soucieux de la protection des mineurs. En cas de situation dangereuse ou fragilisée (absentéisme, conflits parentaux, soins non réalisés, problème d’autorité …) , les familles bénéficient de mesure d’Aide éducative à domicile (AED) et, s’il y a décision de justice, de mesures d’Assistance en milieu ouvert (AEMO). Ces mesures sont mises en ouvre par les services du Conseil général et l’AIDAPHI qui comprend 21 travailleurs sociaux qui suivent chacun 31 mineurs et interviennent sur les lieux de vie de l’enfant. Le but est d’obtenir l’adhésion des parents et des enfants pour construire un projet de vie, fixer des objectifs, réveiller les valeurs familiales et redonner sa place à chacun. »

Voila donc comment le Conseil général du Cher s’engage pour vous et vos enfants. Tout cela bien sûr à votre exclusif bénéfice et pour réveiller ces valeurs familiales que vous, pauvres parents, ne connaissez pas !

Rééducation à la parentalité

D’ailleurs la parentalité cela s’apprend. L’article est donc suivi d’un bref interview de Serge Méchin, conseiller général délégué à l’enfance, l’adolescence et la famille qui ose en rajouter en énonçant que :

« le suivi dans les familles, réalisé par les travailleurs sociaux, [qui] permet de valoriser les compétence des parents comme des enfants. »

Enquête exclusive du CEDIF pour l’Observatoire des Subventions

Drôle ? Non, tout cela est tragique car des parents y croient et viennent sonner à notre porte quelques mois après, au désespoir.

Serge Méchin parle aussi du Réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, de l’association Rivage, des structures destinées à enseigner la parentalité et qui trouvent leur place dans les Maisons de la Solidarité du Cher.

Maisons de la solidarité pour lesquelles le CEDIF a réalisé une enquête exclusive pour l’Observatoire des Subventions, parents, allez lire le résultat de cette enquête, c’est encore pire que ce que vous pouvez imaginer !

L’enquête du CEDIF sur les maisons de la solidarité

Madame Ursula Müller-Biondi

Madame Ursula Müller-Biondi

Bonjour Madame Müller-Biondi, vous êtes l’auteur d’un livre poignant, Geboren in Zürich (née à Zürich) dans lequel vous faîtes le récit des atrocités, le mot n’est pas trop fort, que vous avez subies. 

C’est donc en tant que premier media Internet français des familles victimes de maltraitances institutionnelles que nous avons souhaité vous interviewer. Nous vous remercions d’avoir bien voulu accepter le principe de répondre à nos questions.

CEDIF : La fin de votre adolescence a pour cadre la prison pour femme d’Hindelbank, vous y avez vécu un enfer sur les préconisation des services sociaux qui entendaient vous rééduquer. Mais quel crime aviez-vous commis pour subir un tel sort ? 

Ursula Müller-Biondi : Mon crime fut d’être jeune, passionnée, de me révolter, et pour couronner le tout, j’attendais, sans être mariée, un enfant de mon grand amour. C’est pourquoi l’État a souhaité me « rééduquer ».

 Je suis issue d’une famille italo-suisse : mon père était Italien et ma mère Suisse allemande. Bien que mon père soit née en Suisse et que sa mère soit aussi une Suisse allemande, il a toujours été considéré comme un étranger. Cela a créé de fortes tensions dans notre famille.

À l’âge de 15 ans, afin d’éviter ces tensions dans ma famille qui s’aggravaient de plus en plus, un de mes professeurs m’a conseillé d’aller en Suisse romande comme jeune fille au Pair.

Je pense qu’il m’a aussi conseillé en ce sens parce qu’à plusieurs reprises, il m’a vu avec un œil au beurre noir et des bleues sur mes bras.

Malheureusement en allant dans cette famille d’accueil au pair, je suis passée de la pluie à la tempête. J’ai subi pendant des mois des abus sexuels de la part du père de famille âgé de 38 ans.

J’en suis devenue boulimique et j’ai dû interrompre mon séjour pour retourner à Zürich.

Au retour, mon père a essayé de m’éduquer comme à son habitude, par la violence.

De fil en aiguille, durant cette période plutôt tumultueuse où j’ai fugué à peu près 5 à 6 fois, j’ai rencontré mon grand amour. Il s’agissait d’un Suisse, le futur père de mon enfant. Il avait sept ans de plus que moi. Divorcé, il devait attendre encore un an et demi pour pouvoir se remarier et, à l’époque, il était hors de question de vivre en concubinage.

Comme nous voulions vivre ensemble, nous avions dû partir à l’étranger, là je suis tombée très vite enceinte. Nous savions alors que nous ne pouvions pas retourner en Suisse avant mon quatrième mois de grossesse, mineure, j’aurais risqué un avortement forcé. Alors que j’étais enceinte de 5 mois, j’ai eu un malaise et j’ai dû aller à l’hôpital en Italie. Comme j’e n’avais pas encore la majorité,  je me suis fait renvoyer en Suisse.

CEDIF : De retour à Zürich, ce sont vos parents qui ont accepté de vous placer dans cette prison, ils ne savaient pas ce qui vous y attendait, comment ont-ils été trompés à ce point ? 

Avant l'internement

Avant l’internement

Ursula Müller-Biondi : Afin de m’éloigner de mon ami et de protéger mon enfant à naître, on m’a envoyé à la maison d’éducation de Hindelbank dans le canton de Berne. Cet endroit avait été recommandé à mes parents comme un lieu duquel je ne pouvais pas m’échapper et où je pouvais faire un apprentissage, être formée à tenir un ménage et recevoir une rééducation.

Donc, ils ont signé pour une maison d’éducation et jamais pour une prison. Mais, mes parents n’avaient aucune idée du lieu où j’allais réellement, parce qu’ils avaient une confiance aveugle dans les autorités. Cette confiance aveugle leur a coûté presque 7 000 francs suisse, ce qui représentait une fortune à l’époque !

CEDIF : Ce lieu, Hindelbank, comment « rééduquait-il » au quotidien ? 

Pendant l’internement, notre vie de tous les jours nous mettait en contact avec les condamnées que ce soit pendant le travail, les repas et la promenade d’une heure dans la cour. À partir de 18:30 jusqu’à 6:30 heures du matin nous étions en permanence isolées, toutes seules dans notre cellule de 8,5 mètres et c’était la même chose pendant le week-end.

À cause de ça, aujourd’hui encore, je souffre de claustrophobie.

CEDIF : Est-ce qu’à l’époque les familles Suisses étaient informées des méthodes de « rééducation » et de contrôle social ? 

Ursula Müller-Biondi : Non, je ne pense pas parce qu’ils avaient tous une confiance aveugle dans les autorités.

En plus, parmi les personnes internées administrativement, nombreuses sont celles qui ont subi dès leur enfance une violence physique et psychique inimaginable : châtiments corporels, isolement et abus sexuel dans des foyers, des fermes où nous avons été placés d’office.  Ils avaient pu subir de telles maltraitances également dans des familles d’accueil, comme jeunes filles au pair et même dans leur propre famille.

Finalement, nous atterrissions, soi-disant pour notre « protection », dans des maisons de rééducation qui cependant étaient fréquemment des prisons et dans lesquelles nous restions souvent enfermées pour une durée indéterminée.

En plus, n’oublions pas les milliers d’adoptions, d’avortements, de stérilisations et de castrations forcés !

Les autorités, elles avaient beaucoup trop de pouvoir et personne ne les contrôlaient.

CEDIF : Quel différence alors entre cet « internement administratif » et un internement pénal ? 

hindelbankUrsula Müller-Biondi : On nous distinguait par la couleur de nos vêtements, nous en brun, les autre en bleu.  Pour le reste, les conditions qui nous étaient faites différaient : 

  • Pour les condamnées, c’était l’État qui payait et pour leur travail elles étaient rémunérées.
  • Nous, les internés administratifs avons dû faire le même travail que les condamnées. D’un côté les parents payaient pour la soi-disante  «rééducation» et les frais de soins presque 7 000 francs suisses et, de l’autre côte, nous, les adolescentes censées être protégées et rééduquées étions soumises au travail forcé sans être payées. Pour l’État, c’était une affaire lucrative  !

De plus nous ne savions pas quand nous serions relâchées alors que les condamnés le savaient.

Nous n’avions pas de contacts sociaux ni d’aide psychologique.

Jusqu’à aujourd’hui les hommes et les femmes internés administrativement n’ont bénéficié d’aucune réinsertion contrairement aux condamnés. Jusqu’à la l’excuse officielle du gouvernement Suisse le 10 Septembre 2010, nous, les internés administratifs étions stigmatisées comme des prisonniers ou des taulards.

CEDIF : Dans cette prison vous aviez donné naissance à votre enfant, quel sort était réservé aux bébés nés dans de telles conditions ?

Ursula Müller-Biondi : Les nouveau-nés nous étaient enlevés dés la naissance pour les faire adopter de force.

Moi j’ai eu la chance de revoir mon enfant, mais si je pense, à toutes ces femmes qui cherchent encore aujourd’hui en vain après leurs enfants. (http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/873478-le-scandale-des-enfants-voles-en-suisse.html).

Le fait d’arracher un nouveau né, de l’arracher à sa mère est une pratique tout simplement inhumaine.

CEDIF : Étiez vous la seule à Hindelbank à être placée sur les « conseils » des services sociaux ?

Ursula Müller-Biondi : Non pas du tout. Comme c’était lucratif pour l’État les "chambres" cellules il fallait qu’elles soient remplies.

CEDIF : Avez-vous revu ces fonctionnaires qui vous ont envoyé à Hindelbank, ceux qui se sont « occupés » de vous au sein de cet établissement ? Que leur avez-vous dit le cas échéant ?

Ursula Müller-Biondi : Mon directeur Fritz Meyer, je ne sais pas si il vit encore, je pense qu’il a des remords. En 2008, à 90 ans, il disait dans une interview qu’il se demandait comment il a pu accepter "ça", mais les autorités à l’époque avaient beaucoup trop de pouvoir.

Ursula avec son bébé, tous les deux en habits bruns, la couleur des internés administratifs

Ursula avec son bébé, tous les deux en habits bruns, la couleur des internés administratifs

CEDIF : Certains ont-ils fait preuve d’humanité ? D’autres se sont-ils comportés comme de véritables monstres ?

Ursula Müller Biondi : Je m’en souviens comme si c’était hier, je ne voyais plus aucun avenir. Je voulais me suicider car je ne savais pas où se trouvaient mon ami et mon bébé.

Mais j’ai eu de la chance de rencontrer de la compassion : c’est grâce à une Bonne Sœur et à une assistante sociale que  j’ai revu mon enfant trois mois plus tard.

Des monstres il y en avait. Une femme qui était alcoolique, s’était tranchée les veines du poignet. Alors qu’elle était en train de mourir, le directeur parlait d’elle comme d’une alcoolique invétérée et «hystérique».

Mais bien sûr, il y avait beaucoup d’autres exemples affreux !

CEDIF : Ceux dont vous parlez dans votre livre « Geboren in Zürich » ont-ils eu le courage de vous contacter ?

 Ursula Müller-Biondi : Oui, beaucoup d’anciennes internées administratives m’ont contacté. Mais beaucoup veulent rester anonymes, parce que même leurs familles ne savent rien de ce qu’elles ont vécu.

CEDIF : Croyez vous que les décideurs avaient conscience de l’horreur de leur politique ?

Ursula Müller-Biondi : Certains OUI !!! Mais nous étions une affaire lucrative !

CEDIF : Depuis l’administration Suisse s’est excusée, pensez-vous que ces excuses soient sincères, que ce qui s’est passé alors ne pourrait plus arriver aujourd’hui ?

L’état nous a trahi.

Si nous ne sommes pas vigilants, tout est possible.

Partout où des personnes sont livrées à d’autres personnes, il faut particulièrement veiller au respect de la dignité humaine et des droits de l’homme. C’est une des raisons pour laquelle notre association se bat pour la création d’une instance de contrôle indépendante de l’administration ayant le droit de procéder à des contrôles surprises non annoncés à l’avance. Pour justement éviter que certains mettent le profit avant la morale, comme ce fut le cas avec nous.

Les dommages causés aux corps et aux âmes des personnes qu’ils été censés protéger, ont été acceptés souvent pour des raisons purement financières.

Et n’oublions surtout pas que ce sont aussi nos proches, la famille, nos conjoints, partenaires enfants etc. qui doivent souvent porter avec nous ce fardeau. D’ailleurs il y a aussi des conjoints et des enfants de certaines victimes qui se sont suicidées parce que le fardeau de leur partenaire ou mère ou père était trop lourd à porter.

CEDIF : Certains vous ont reproché d’avoir écrit pour dire la vérité, qu’avez-vous envie de répondre à ces négationnistes de crimes d’État ?

Ursula Müller-Biondi : J’ai envie de leur demander s’ils savent :

  • Combien d’adolescents, de jeunes hommes et jeunes femmes internés administrativement ont préféré se suicider plutôt que de subir de telles violences ?
  • Combien de pères et  de mères ont souffert le martyr devant l’impuissance à défendre leurs enfants ?
  • Combien de frères et  de sœurs ont subi la honte et la risée des gens parce que l’un d’entre eux était détenu ?

Pour nous les victimes, il est odieux que l’on utilise la notion d’Internement administratif, parce que la plupart des gens ne comprenaient pas ce que ça veut dire.

C’est sournois, comme cette loi, qui a existé jusqu’en 1981. La notion d’Internement administratif ne dépeint pas la réalité qui était tout autre, puisque nous étions plus mal traités que les prisonniers.

Pour nous les victimes, la notion d’internement administrative correspond à un système arbitraire scandaleux et indigne pour un État de droit comme la Suisse. L’État nous a trahis et piégé pendant l’internement et après notre sortie, il nous a abandonné.

Il nous a infligé des blessures terribles. Elles ne guériront jamais.

CEDIF : Le préjudice est immense, qu’espérez-vous pour toutes les victimes ?

Ursula Müller-Biondi : Il est question actuellement d’un projet de loi relatif à la reconnaissance du tort fait aux personnes internées par mesures administratives, il importe que ce projet soit inséré dans une loi fédérale.

Ceci est nécessaire car c’est l’État et ses autorités qui sont responsables d’une politique familiale et de la pauvreté indigne, politique contraire aux droits de l’homme et discriminatoire.  L’état a dédaigné son devoir de surveillance en fermant systématiquement les yeux sur un point essentiel des droits fondamentaux.

Les représentants Suisses de l’État se sont rendus coupables envers ces jeunes et moins jeunes, qui restent blessés et anéantis à vie par un système ordonné par l’autorité.

Aujourd’hui le temps presse, car les personnes concernées attendent de la deuxième table ronde qui aura lieu fin Octobre 2013 des propositions concrètes pour la mise en place d’un fond pour les cas graves.

Les victimes ne demandent pas l’aumône, mais le remboursement des indemnités non payées pour des travaux forcés. Ces paiements ne seront pas à la charge des contribuables, mais des organisations responsables des faits. Il ne faut pas oublier, ces sommes n’ont jamais été prises en compte par l’assurance vieillesse Suisse (AVS).

On ne doit plus attendre jusqu’à ce que la plupart des personnes concernées soient mortes.

Le 11 avril 2013, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a demandé pardon "sincèrement et du fond du cœur, au nom du gouvernement suisse, pour les souffrances infligées". Elle a lancé un appel marquant à éviter l’oubli et à lutter contre la tentation d’ignorer ou de refouler les pans les moins reluisants de notre histoire : de quoi non pas clore un chapitre, mais commencer un imposant travail de mémoire.

Nous espérons qu’elle tiendra parole !

Mon appel,

que j’exprime en mon nom, et également au nom des autres victimes, s’adresse à la justice ainsi qu’à la société : Ne permettez pas qu’une telle chose puisse se reproduire ! La sauvegarde absolue de la dignité humaine doit être une loi supérieure.

Merci Madame Müller-Biondi de ce témoignage-interview tout à fait émouvant et de vos paroles pour la Vérité et la Justice.

Pour nos lecteurs qui voudraient en savoir plus, nous conseillons votre site personnel ainsi que celui qui relaie votre appel. 

anUn grand bravo à Mamina Noëlle, de l’Isère, qui se bat pour interpeller les élus dans le cadre des actions menées au sein de "Grands parents en colère" et qui les rappelle à leur devoir de protection vis-à-vis de leurs administrés.

Il s’agit bien ici de tirer la sonnette d’alarme face notamment à ces associations dépendants des Conseils généraux, dans lesquels des travailleurs sociaux peuvent impunément accorder comme bon leur semble des droits pour la famille de rencontrer leurs enfants, petits-enfants, neveux ou nièces. Bien souvent en cette matière les décisions pèsent peu face aux « impératifs d’organisation » des travailleurs sociaux.

 Aucun des 57 députés de la Région Rhônes-Alpes ne peut désormais prétendre n’avoir été informé de la situation de l’enfant et plus largement de celle des familles dans ce pays face à l’ASE.

Parmi ces 57 députés, Hervé Mariton, a pris la peine de répondre à Mamina Noëlle, sensibilisé par sa situation, il en appelle au ministère de la justice en lui demandant de répondre lors de la séance des questions à cette très légitime interrogation qui concerne les familles et que nous reproduisons in extenso :

« Question n° 27-00089

 

Monsieur Hervé Mariton, député de la Drôme

Monsieur Hervé Mariton, député de la Drôme

M. Hervé Mariton attire l’attention de Mme le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par les familles pour conserver une relation avec les enfants suite à leur séparation. En effet, de nombreux enfants sont privés de droit relationnel avec une partie de leur famille proche, notamment leurs grands-parents, en cas de séparation des parents, et ce sans aucune décision du juge des enfants ou du juge des affaires familiales. Sous prétexte de garantir son intérêt, des associations s’attribuent le droit de priver un enfant de sa famille ou de restreindre leurs rencontres sans tenir compte de la décision prise par le tribunal.   Un recours en justice est possible auprès du juge aux affaires familiales, mais il exige un investissement financier important et inenvisageable pour de nombreuses familles. La procédure est particulièrement lourde, pour des grands-parents qui veulent simplement continuer à voir leur petit-enfant. Ainsi, Monsieur Mariton souhaiterait interroger Madame le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur la manière dont le gouvernement envisage de préserver l’intérêt supérieur de l’enfant et de lui garantir un droit relationnel avec sa famille, sans que des organismes extérieurs ne puissent les restreindre, et sans nécessairement passer par la lourde procédure d’un recours en justice. »

 Merci donc au député Mariton.

Inutile de préciser que nous serons réactifs à la réponse qui sera donnée.

Voix de la RussieEn réalisant une interview du président de notre association, « La Voix de la Russie », media officiel russe, s’est penché sur les alertes que nous mettons en place au CEDIF contre les exactions de l’État français en matière de « protection de l’enfance ».

Si, en dehors de la France, d’autres media comme le Québécois Libre s’intéressent à nos actions, le black-out est instauré en France puisque des associations plus dociles sont préférées.

Ce débat lancé devait être contradictoire, mais la voix officielle française est plus que gênée face à la mise en évidence des exactions commises contre les familles. Comme le révèle la Voix de la Russie, les Conseils généraux ne sauraient répondre à notre président, quant à la ministre chargée de la famille, son porte-parole était en … déplacement.

Nous avons bien compris que ces officiels français se moquaient des enfants et de leurs familles, qu’ils ne nous disent pas qu’ils ne savent pas ce qui se passe dans ce pays, le CEDIF est suffisamment visible aujourd’hui pour qu’ils puissent feindre de ne pas nous avoir entendu.

Merci encore à la Voix de la Russie et à ProRussia TV (http://www.prorussia.tv/) qui porte bien son nom de chaîne de réinformation et que nous vous conseillons chaleureusement.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, porte-parole du gouverne ment, ancien porte-parole d’un certain François, déjà signalée dans nos tribunes pour ses propos relativement à la problématique de la protection de l’enfance  s’est encore fait remarquer.

L’affaire n’est pas récente mais a été citée cet été dans le magazine "Le Point" dans le cadre d’une revue de l’ensemble des idioties proférés par les membres du gouvernement actuel de bras cassés.

Je suis un petit âne

Je suis un petit âne

La scène a lieu lors de la présentation de l’unité médico-judiciaire de Lorient par le docteur Supply, médecin légiste.

Les unités médico-judiciaires sont notamment des endroits où exercent les « docteurs Scully » à la française. Vous savez ceux qui, entre autres choses, ouvrent des corps afin de déterminer la cause de la mort. Les praticiens de telles opérations sont justement des médecins légistes.

La ministre jouant la bonne élève attentive doit, pour marquer son intérêt et la compréhension de l’exposé, poser une question. N’importe quelle question, on s’en fout, le tout est de montrer que le gouvernement est attentif au travail des Français.  Elle nous refait alors le coup de parler des enfants, cela fait compassionnel même si visiblement on ne comprend rien de ce que subissent enfants et familles dans ce pays  :

« Est-ce qu’il arrive que les enfants qui sont reçus ici, arrivent à créer un tel lien de confiance qu’ils souhaitent vous revoir par la suite ? »

 Le médecin légiste répond sous les rires : « Alors moi non, puisque je suis médecin légiste » 

Il ne manquait plus qu’à se demander si les patients du docteur étaient en bonne santé après leur examen. Une question à suggérer à la ministre lors de sa prochaine visite, en espérant qu’elle ne parlera pas d’enfants cette fois !

 

Sous le titre « Le scandale des enfants parias », le magazine L’Express dans son numéro du 10 juillet 2013 dénonce des maltraitances institutionnelles sur enfants perpétrés par les sévices sociaux suisses au titre de mesures « post-éducatives ». Informé d’exactions locales se déroulant encore en 2013, le CEDIF a souhaité en savoir plus. 

L’internement « post-éducatif », un soutien à la parentalité ?
Attention : Sévices sociaux en cours à Zürich

Attention : Sévices sociaux en cours à Zürich

Ursula Müller-Biondi est une de ces victimes. Son calvaire a commencé il y a de cela 46 ans, lorsque les sévices sociaux ont conseillé à sa mère, dépassée à l’époque par une fugue amoureuse de l’adolescente, de la placer à ses frais quelques temps dans une maison de rééducation.

Combien de parents ont cru bien faire en acceptant les propositions de travailleurs sociaux, pensant naïvement que cette profession agissait pour le bien de leur enfant ?

Savaient-ils où ils envoyaient leurs enfants alors que la propagande aujourd’hui encore tellement répandue fait des se®vices sociaux de l’enfance des soutiens à la parentalité ?

La vérité c’est qu’Ursula s’est retrouvée emprisonnée pendant 2 ans dans une sorte de foyer carcéral où elle côtoyait des délinquantes.

La normalisation des familles par tous moyens possibles et imaginables

D’autres enfants ont été envoyés dans des familles d’accueil, placés en institut et certains parlent aujourd’hui des viols qu’ils y ont subi.

Pour faire le détail des horreurs perpétrées il faut savoir que les victimes de la puissance publique ont été considérées comme indignes de procréer. C’est bien pour cela que des femmes présentées abusivement « immatures » ou « débiles », et quand bien même, ont été contraintes à avorter ; que, pour le même diagnostic, des hommes et des femmes ont été stérilisées.

La chute dans l’enfer des sévices sociaux était une simple affaire de dénonciation, de suivi social ou d’une expertise psychiatrique désastreuse voire complaisante comme on sait en faire à Zürich et ailleurs. Les jeunes et leur famille étaient étiquetés « alcooliques », « déficients mentaux », « mère célibataire », « prostituée »,  accusés de « mauvaise conduite », « fugue » par le diktat d’une assistante sociale.

Geboren in Zürich

Son enfer dans les sévices sociaux Ursula le raconte en 2002 dans « Geboren in Zürich », née à Zürich (http://www.umueller.ch). Ursula a été exposée à des suicides, des mutilations, elle a été abusée sexuellement, elle a dû se battre moralement mais aussi physiquement pour survivre.

Lors de son « placement » à proprement parler carcéral, elle avait 17 ans et était enceinte d’un homme divorcé. Il était prévu avant même l’accouchement qu’elle ne voit jamais son enfant, lequel était administrativement désigné à l’adoption.

Elle avait le droit de se reproduire, mais pas celui d’être une mère !

Il faudra qu’elle se batte encore pour ne pas perdre son fils. Un combat désespéré de 3 mois pendant lesquels elle n’aura pour autre ressource que de hurler à proprement parler sa maternité.

Il lui faudra ensuite 30 ans pour se reconstruire sur fond de claustrophobie et de boulimie. Oui TRENTE ANS pour qu’elle se libère en racontant son drame.

Qui peut dénoncer son calvaire ?

Le fait que des victimes des sévices sociaux suisses s’expriment est révélateur de la situation faite aux familles et à l’enfance sous prétexte de protection et en réalité de « normalisation » selon des critères définis par l’État.

Aujourd’hui les victimes sont entendues, mais pour s’exprimer et se faire entendre encore faut il pour le moins que les mineurs attendent leur majorité et parviennent à surmonter la honte d’avoir subi. Il faut qu’ils acquièrent le courage d’être montrés du doigts comme ces femmes violées qui n’osent porter plainte de peur d’être salies.

Il est alors toujours facile pour les travailleurs sociaux de prétendre que de telles pratiques n’existent plus.

La séance de contrition collective

Tout va pour le mieux maintenant, il suffisait de demander pardon.

Telle semble être la position des pleureurs publics lors de la séance de larmes de crocodiles du 10 septembre 2010 destinée à s’excuser de telles pratiques mises en place par les autorités de tutelle suisse (sorte d’ASE).

C’est lors de cette séance que des victimes des sévices sociaux de la protection de l’enfance et des autorités de tutelles ont été invitées à exprimer leurs douleurs et leur stigmatisation mais aussi à pardonner et à extérioriser leur soulagement de cette reconnaissance cérémonielle.

Il n’y a donc pas de coupables ? La caution publique permettrait toutes les ignominies et les tâches seraient lavées par un simple pardon ?

Des pratiques révolues. Vraiment ?

Lors de la cérémonie de battage de coulpes, Hans Hollenstein, président du gouvernement zürichois d’alors, avait ajouté que de tels traitements infligés aux enfants ne correspondait plus ni aux idées ni à la jurisprudence actuelle.

La garde des sceaux suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a souligné qu’il fallait veiller à ce que de tels actes ne se reproduisent plus.

Mais qu’auraient fait tous ces politiques contrits en 1980 lorsque ces exactions étaient perpétrés ?

Vraisemblablement rien de plus que leurs illustres prédécesseurs.

En effet, en 2013, l’ensemble de l’exécutif zürichois et Madame Widmer-Schlumpf ont été informés des pratiques du Bureau des Tutelles de Zürich. Pratiques préméditées  permettant de priver un enfant d’une partie de sa famille par sa mise sous curatelle et sans que les principes élémentaires d’un jugement ne soient respectés.

Faudra-t-il attendre 30 ans pour en parler et fermer le dossier après des excuses officielles car combien de parents continuent aujourd’hui à pleurer des enfants victimes de pratiques prétendument révolues ? Et que vaudront alors les excuses de ceux qui n’ont rien appris ?

The council of Europe has issued a condemnation of the way that the french government is using repression to silence protest against the destruction of family as an institution, why is the socialist french government to be blamed and how France is threatening and families and becoming a tyranny ?

Reality of repression in France :

Nous voulions, à titre liminaire, vous permettre de visionner cette vidéo afin d’alerter sur l’état de la répression en France suite à la loi Taubira.

Une loi de contrôle social

 Ceci parce que les évènements actuels ne peuvent nous étonner face aux enjeux que représente cette loi : une loi qui ne porte pas tant sur le mariage gay que sur le contrôle social de la population.

Quel meilleur contrôle social que celui permis par la déconnexion entre procréation naturelle et famille ? Ce que permet ainsi la loi Taubira c’est de faire de la constitution d’une famille, un droit concédé par l’Etat entre deux partenaires qui ne seront ni mari, ni femme, ni père, ni mère. En clair, derrière la loi Taubira se cache la faculté que s’arroge désormais l’Etat de constituer et de détruire des familles. Nous nous situons là au summum du positivisme juridique, une conception totalitaire du droit dans laquelle l’individu n’a aucun droit naturel.

 Ainsi, plus rien ne garantit que l’on ne vous enlèvera pas vos enfants, l’ASE y pourvoit depuis un moment. L’ASE possède aussi le droit de mettre à l’adoption des enfants qu’elle considérera de son propre chef comme « délaissés ». La suite se met en place dans le sillage de la loi Taubira puisque, de facto, les services de l’Etat pourront enlever des enfants à des familles qu’ils entendent punir, pour les livrer à d’autres qu’il conviendrait de récompenser.

C’est cela le contrôle social, une pratique formelle en l’espèce, destinée à s’assurer que les familles rentreront dans une norme voulue par l’État.

Et quel contrôle social plus efficace que celui qui permet de massacrer votre famille ou de vous permettre d’en constituer une ?

 Tout le reste et notamment la lutte contre une discrimination naturelle n’est que de la poudre aux yeux, une désinformation destinée à diaboliser les défenseurs de la famille.

La patrie de la Terreur

Nous avions aussi dit que ce projet de transformation et de contrôle social est fondamental pour l’État socialiste français et que pour le mettre en place, le gouvernement serait prêt à tout jusqu’à risquer la remise en cause du mythe de la « patrie des droits de l’homme ».

 Ce qui se passe aujourd’hui nous donne raison.

Le gouvernement français ne peut plus sérieusement nier l’importance de la mobilisation en dépit des avertissements-menaces et désinformations proférées à l’endroit du peuple français.

Face à l’inefficacité des mises en gardes, le gouvernement a bien pris note de la colère de manifestants profanes en mouvements de rue et peu aguerris à l’activisme. Il a pensé alors que de tels manifestants composés de papas, de mamans, de grands-parents et d’enfants pouvaient être sensibles à l’intimidation.

C’est dans de telles circonstances que des ordres ont été donnés pour que des personnes âgées, des enfants soient gazés aux lacrymogènes, pour que des jeunes qui ne se défendent pas soient arrêtés, mis en garde à vue sans raison valable. Jamais gardés à vue ne s’étaient montrés aussi polis et courtois, voila encore de quoi faussement convaincre l’État de l’efficacité de sa stratégie d’intimidation.

Cependant cette stratégie s’avère vite vaine puisque la mobilisation ne faiblit pas. Au contraire elle s’amplifie.

Face à cette chouannerie, le gouvernement fait le choix de la terreur.

Une volonté assumée par la représentation socialiste puisqu’un assistant parlementaire soutenu par son député regrettera que l’on n’ait pas fait donner le canon contre les manifestants osant un parallèle avec la répression des royalistes.

Une justice d’exception

Et pour démontrer que le gouvernement assume la répression, il opérera plus de 1000 arrestations et 500 gardes à vue. Certaines découlent sur des comparutions immédiates, on trouvera ainsi des juges pour oser placer immédiatement en prison Nicolas Bernard-Buss, 23 ans, qui avait eu le tort de participer à la fondation du mouvement des Veilleurs et de manifester contre la loi Taubira.

Ainsi il sera dit dont acte, que la justice en France considère que manifester pour la défense de la famille que ce soit lors de la manif pour tous, ou lors d’une distribution de tracts CEDIF relève d’actes commis par des gens peu fréquentables ! Défendre sa famille et contester ce rôle à l’Etat revient à être déclaré « ennemi d’État » et être passible de matraquages, gazages, insultes et même de prison.

Par contre, on peut frapper, casser, menacer lors de grèves, asséner des coups de marteau sur la tête d’un policier, passer à tabac sa femme et sa fille, rançonner et terroriser en bande les passages d’un train, agresser sexuellement une fillette de 11 ans, violer sa voisine à plusieurs reprise et ne pas être incarcéré !

Prisonnier politique
nicolas

Nicolas arrêté et emprisonné par l’Etat français

Alors qu’un pauvre type nommé Guillon Stéphane, rajoute l’obscène provocation d’espérer que Nicolas sera violenté, l’exaspération est à son comble.

Quelques politiques ont désormais le mérite de ne plus jouer l’hypocrisie de la défense d’une pseudo indépendance de la justice après le tragi-comique épisode impuni du mur des cons.

Il fallait que ce soit dit le gouvernement français a eu son prisonnier politique. C’est bien ce qu’avance sans détour Hervé Mariton, député de la Drôme. Il est suivi dans cette déclaration par Jacques Bompard, député du Vaucluse, qui parle « d’un jugement politique, digne d’un régime policier et arbitraire ». Marion Maréchal, aussi députée du Vaucluse évoque une « décision politique » et s’interroge très pertinemment pour savoir si Nicolas n’aurait pas été « jugé par l’un des juges du Syndicat de la magistrature ».

Mieux encore un haut magistrat en appelle à ses collègues suite à la condamnation du Veilleur et parle d’infractions qui n’existent nulle part ailleurs que dans l’esprit des dictateurs.  Saluons son courage et espérons qu’il sera suivi.

Le monde nous regarde

L’exaspération, la révolte gagne l’Europe.

D’ores et déjà l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté ce 27 juin 2013 la résolution 1947, laquelle est intitulée « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias et la liberté d’expression ». Comme son nom l’indique, cette résolution dénonce la répression et plus particulièrement les « recours aux gaz lacrymogène à l’encontre de manifestants pacifiques » tout en relevant que « quatre personnes ont été blessées et plusieurs centaines ont été arrêtées ».

Parmi les recommandations issues de cette résolution on trouve notamment une invitation à renforcer les programmes de formation aux droits de l’homme à destination des juges et des procureurs, en partenariat avec le Conseil de l’Europe.

Dans le déni, la provocation et le ridicule, Najat Vallaud-Belkacem a répondu pour la France, qu’il ne fallait pas donner plus d’importance à cette résolution quelle n’en mérite !

 Mais c’est le monde même qui regarde les défenseurs de la famille se lever en France puisque le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est saisi d’une plainte contre la France pour la répression violente des manifestants pro-famille.

Les journalistes étrangers contrairement à beaucoup de leurs homologues soutiennent les familles et annoncent des vérités qu’il devient difficile de lire ou d’entendre en France.  Le site Américain C-FAM fait d’ailleurs connaître des témoignages de brutalité policière très précis dont une version française est mise en ligne.

N’ayez pas peur !

Face à la répression, à une autre époque, Jean-Paul II avait permis la fin de l’horreur communisme en appelant le peuple à ne pas abdiquer ses prérogatives individuelles  quoiqu’il en coûte : il leur avait dit « N’ayez pas peur ! ».

Seul les dissidents ne pouvaient rien, mais si tous se levaient sans peur alors ils devaient gagner et ils gagnèrent.

Ce message retrouve aujourd’hui toute son actualité pour les défenseurs de l’enfance, de la famille, pour les parents insultés dans leur parentalité, pour les enfants séparés injustement.

N’AYEZ PAS PEUR LE MONDE VOUS REGARDE.

Ce message va bien sûr à Nicolas et à ses proches, mais aussi au petit Fabien séparé de sa maman et de son papa de cœur, à Habiba pour Léa et Ruben ses neveux et nièces, à Evelyne et ses enfants qu’elle doit retrouver, à Christine qui ne peut voir sa fille, à Bruno handicapé de son fils, au petit Rochard qui pleure de désespoir, à la petite Marina qui nous regarde du ciel, à Karine qui a tant souffert, à Sylvie et ses trésors, aux centaines de parents qui nous ont contacté, aux millions de Français qui pourraient perdre leur famille demain, aux enfants livrés à leurs bourreaux.

N’ayez pas peur et battez vous pour votre famille.

Ce message d’espoir implique le droit à leur reconnaissance en tant que victimes d’une politique inhumaine, d’une conception anti-familiale au nom d’un plan monstrueux de contrôle et de transformation sociale.

Ce ne sont pour l’instant que les moyens utilisés pour ce plan que nous pouvons espérer voir condamner mais le signal positif qu’apporterait une condamnation internationale de la France est tellement attendu.

 Lorsque le sage montre la lune …

L’idiot regarde le doigt.

En l’occurrence l’idiot, ou plutôt celui qui feint de l’être, c’est le gouvernement secondé par les media.

manifpourtous2Ainsi, alors que les partisans de la manif pour tous dénoncent la mise en cause de l’institution familiale, les idiots ne trouvent qu’à se plaindre d’une intolérance fantasmée.  Décérébrés par la télé, ils pensent que le « mariage pour tous » est une loi favorable aux homosexuels et donc dénoncée par des homophobes. L’homophobie étant un délit, la répression peut s’abattre.

Faut-il que le gouvernement perde son sang froid pour tenter d’effrayer, avant même la manif,  ceux qui entendaient y participer ? Pierre Bergé en rajoutait même une couche dans ce domaine en relayant ce tweet : "Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer."

Comment une insurrection pacifique de la légitimité contre une volonté de légiférer l’intime a-t-elle pu faire l’objet d’une telle désinformation  et de tant de haine des tenants du tout-État ?

Un sommet de désinformation

La désinformation est certes une arme habituelle entre les mains de l’État, elle permet de faire diversion, de monter une clientèle politique contre une autre afin de se constituer un électorat. Et si la ficelle ne marche pas, il faut en rajouter une couche, faire dans l’énooooorme comme le préconisait Goering. Mais quand la désinformation atteint des sommets et que la répression est à l’ordre du jour, c’est qu’il y a péril en la démocratie.

Ainsi au bas mot, un million de personnes descendent dans la rue pour dire qu’il existe des droits, des situations dans lesquelles l’État n’a pas à intervenir à moins d’assumer son totalitarisme. Un million de personnes et plus envahissent pacifiquement les rues de Paris comme une marée humaine à perte de vue. Et voila que ce million et quelques est nié officiellement devenant quelques centaines de milliers.

Le mensonge est gros et les images de la manif suivie par hélicoptères ne doivent pas être diffusées. Face à une réalité qui dérange il faut faire diversion, à 15 heures ce 26 mai on pouvait prévoir deux réactions possibles : soit des incidents seraient déclenchés artificiellement, soit la France allait s’engager en Syrie.

BINGO Le matin du 27 mai les media vont donc titrer sur des attaques chimiques à Damas et des centaines d’arrestations en suite de la manif ! Cela vous étonne ?

Ce 26 mai 2013, un million de fascistes et de séditieux, d’homophobes, de racistes, de vychistes se seraient réunis comme en 1934 et … le Parlement n’est pas tombé, c’est à n’y pas croire !

On n’y croit pas justement, la diffamation est évidente. Pour avoir rejoint des cortèges ce jour à Paris, nous n’avons vu que des familles, des jeunes, des moins jeunes dont la plupart n’avaient jamais manifesté et donnaient ainsi un spectacle bon enfant loin des beuglements des habituels cortèges syndicaux.

Les "factieux" arrêtés se dévoilent d’ailleurs sur le blog " Génération Garde à vue " (http://generationgav.wordpress.com/), allez y faire un tour et le motif de leurs arrestations voire de leur jugement prochainement pour … sédition est à se tordre de rire ou à se fâcher tout rouge.

Ce qui se prépare avec "le mariage pour tous"

manifpourtousUn million de manifestants ont, pour une bonne part, bien compris la raison pour laquelle ils arpentaient le pavé.

Ils connaissent la théorie du genre visant à dissoudre les repères sexuels, ils considérent que l’Etat s’insinue de plus en plus dans la vie privée et dénoncent cette évolution qui les inquiète.

En poussant le débat, ils se rendent compte que la situation qui est faite aux familles est pire encore que ce qu’ils imaginaient.

Le « mariage pour tous » s’inscrit en réalité dans une stratégie globale voulue par certains groupes de pression ennemis de l’autonomie individuelle et familiale.

Ces groupes ont été désignés  lors de la manifestation, des calicots dénonçaient la « Vilaine Lulu » (https://www.dropbox.com/s/kyewrpr4azn66dk/La%20vilaine%20Lulu.flv) et la banalisation de ce qui doit relever de crimes tel que la pédocriminalité.

Il y était rappelé des attaques contre l’intégrité familiale avec la  possibilité pour un mineur de se faire avorter sans que les parents en aient connaissances, le développement de « l’instruction sexuelle » à l’école, l’activisme de travailleurs sociaux favorisant des ruptures familiales.

Les deux dernières innovations complémentaire à la loi Taubira méritaient aussi d’être mises en lumière, qu’il s’agisse de l’enseignement dans les écoles de la théorie du genre ou encore la possibilité de faire adopter des enfants enlevés à leur famille (http://comitecedif.wordpress.com/2012/04/05/loi-sur-ladoption-lettre-a-la-deputee-michele-tabarot).

Chantage à l’enfant

Entre la loi Tabarot et la loi Taubira, il n’y avait qu’un pas et un stock d’enfants adoptables à constituer pour ceux qui ne peuvent en avoir naturellement.

On a alors parlé de droit à l’enfant pour les couples homosexuels. Mais ce droit là n’est pas une fin, il n’est qu’un moyen car il ne s’agira pas d’un "droit opposable", l’Etat n’a aucune obligation de fournir un enfant à des couples  incapables de procréer, il accorde ce droit qu’à l’issue d’une enquête sociale dont les considérations peuvent souvent nous échapper.

Ce qui apparaît donc dans la loi Taubira c’est la création d’un droit à l’enfant qui  suppose allégeance.

Ainsi, le droit d’avoir une famille deviendra non un droit naturel (il existe des homosexuels qui ont fondé naturellement des familles) MAIS UN DROIT CONCÉDÉ PAR L’ETAT.

Déjà les services sociaux dit de la « protection de l’enfance »  ont le pouvoir de vous retirer vos enfants sous des prétextes futiles.

Désormais, ils ont la possibilité de vous en « donner » un si vous êtes bien sage.

L’amour de nos enfants, naturels ou pas est en voie de devenir une arme et un outil de contrôle social que vous soyez hétéro ou non.

Si vous laissez faire, ne dîtes pas qu’on ne vous aura pas prévenu.

Lenfant abandonnéettre ouverte du CEDIF à André VALLINI, président du Conseil Général de l’Isère

 Monsieur le Président du Conseil Général,

Nous tenions à prendre contact avec vous afin de nous exprimer au nom de ces enfants et de ces parents aux prises avec l’institution prétendument consacrée à la protection de l’enfance.

Du fait même de notre objet social et des témoignages qui nous sont fournis, du fait de nos expériences, nous ne pouvons rester insensibles aux pressions exercées par l’intersyndicale des professions du social et par Réseau 38 pour la sauvegarde d’emplois au prix de l’avenir de nos enfants.

Les mots ne suffisent pas à exprimer notre indignation face à la volonté de récupération des parents et des enfants par cette intersyndicale qui ose des calicots portant un tel message offensant : « Pas de plan social dans le social, familles délaissées, enfants maltraités par le Conseil Général ».

Maltraités par le Conseil Général car vous aviez pris la courageuse initiative de supprimer des postes dans les foyers. Parents comme enfants ne pouvaient qu’applaudir ce signal en faveur d’une conception plus humaine de la protection de l’enfance.

Car et c’est un fait, des familles sont délaissées, des enfants sont maltraités. Mais pas par des suppressions de postes en foyer.

Des familles sont délaissées, des enfants sont maltraités quand des décisions de justice ne sont pas appliquées sous le prétexte fallacieux de manques de moyen pour les visites.

Les familles sont délaissées et même insultées, niées dans leur parentalité par de nombreux travailleurs sociaux ; les familles sont éclatées lorsque ces mêmes travailleurs sociaux déclenchent, exacerbent des conflits familiaux.

Nos enfants sont maltraités lorsque les travailleurs sociaux dénigrent les parents, les calomnient par voie de rapports sociaux. Ils sont maltraités lorsque de «douces violences» sont perpétrées dans ces lieux peu sécurisants, lorsque des baffes tombent et que des séances de  pompes sont improvisées dans la boue, que des douches froides sont infligées et pire encore…

Pierre Naves de l’IGAS avait dit qu’un placement sur deux ne se justifiait pas.

Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes avait relevé l’absence de contrôle effectif des foyers .

Nous-mêmes, lorsque nous dénonçons de gravissimes atteintes réalisées en foyer sur des mineurs comme dans l’affaire du CDEF  Villepinte , devons censurer des commentaires aussi effarants que celui-ci : « Connaissez-vous les conditions dans lesquelles travaillent les équipes ? Et connaissez vous les problématiques des enfants accueillis ? Mais la maltraitance envers les travailleurs sociaux ça on en parle pas par contre. Alors oui peut être que maltraitance il y a eu, encore que définir le terme exacte des maltraitances seraient judicieux. »

Un commentaire qui relativise le terme de maltraitances pour des coups, des tortures morales sur des enfants, nos enfants ! Qui tendrait même à considérer que de telles pratiques sont banales du fait d’un prétendu manque de moyens !

Alors que signifie ce « enfants maltraités par le Conseil Général » au sujet de la suppression de 300 places et 180 postes dans les foyers ? Est-ce une menace de banaliser les maltraitances en cas de baisse des effectifs ?

Une telle attitude est indigne, il faut évidemment favoriser toute solution alternative aux placements sauf cas de parents monstrueux.

Nous vous appelons donc, au nom des enfants, des parents à tenir bon et à résister au lobby des travailleurs sociaux pour mener à bien une véritable politique de défense des enfants.

Avec toute notre cordialité,

André Vallini n’a pas trouvé bon de nous répondre ? Qu’à cela ne tienne, nous sommes allés chercher sa réponse.

Nul n'y échappera, pas même vous.

Nul n’y échappera, pas même vous.

L’affaire a eu lieu au Salon de l’Agriculture, des enfants avaient été mis en présence de François Hollande et de sa cour. Cela fait toujours bien devant les jounalistes.

Et là stupeur !

Une déclaration laisse un enfant, choqué, atterré. Il lui est annoncé sans la moindre précaution, sans la moindre préparation et avec un ton moqueur, que plus jamais, non jamais, l’enfant ne verra Nicolas Sarkozy.

L’auteur de la déclaration n’est pas un membre de la cour mais Hollande lui-même, lequel, son forfait accompli, s’en va en rigolant.

Nous ne savons pas si une cellule de crise a été réunie avec psychologues et services sociaux. Au cas où les parents ne parviendraient pas à réagir correctement à cette atteinte il est à craindre que l’ASE ne propose une mesure d’assitance éducative.

Nul n'y échappera, pas même vous.

Nul n’y échappera, pas même vous.

Détecter les enfants à trois ans ?

L’article date de novembre 2010 sous la plume du célèbre juge des enfants Jean-Pierre Rosenczveig (http://jprosen.blog.lemonde.fr/2010/11/03/detecter-les-enfants-criminels-a-3-ans-403), éminence pensante de tout ce qui peut concerner l’enfance et la famille à gauche et plus particulièrement au parti socialiste. 

Sous le titre « détecter les enfants criminels à 3 ans ? », il entendait participer au débat passionné concernant le rapport Bockel sur la prévention de la délinquance. Il a la prudence de ne pas anticiper sur son contenu et se pose en sage averti plutôt qu’en vain polémiste, prenant de la hauteur face au débat concernant le repérage des futurs délinquants dès la maternelle. 

C’est entendu et cela fait consensus, le rapport de l’INSERM de 2005 s’inquiétant des troubles de comportement des très jeunes enfants et en tirant des conclusions quant à la délinquance, était pour le moins maladroit. D’aucuns pensent qu’il pouvait être instrumentalisé afin de développer un contrôle social donc des familles dès la maternelle. La gauche n’avait pas manqué de crier au tout sécuritaire et de fasciser Sarkozy.

Les prétextes du contrôle social

Mais quand on sait d’où vient l’attaque, l’hypocrisie est confondante et les mauvais sentiments se donnent des excuses. Car entre une droite étatiste et une gauche qui l’est plus encore, la différence tient surtout aux raisons invoquées pour augmenter le nombre de fonctionnaires du contrôle social. La gauche sous la plume de Rosenczveig l’emporte à ce jeu-là l’air de ne pas y toucher. Mais voyons un peu comment il procède, cela devrait nous indiquer à quelle sauce Hollande va manger les familles. 

Donc le repérage des enfants violents ce n’est pas bien, comme l’écrit Rosenczveig :

« Il faut reconnaitre qu’il est difficile d’entendre que dès 2 ou 3 ans on doit pouvoir repérer, détecter dit-on, les enfants appelés à être demain délinquants, sinon criminels. » 

Mais ce qui est surtout rejeté là ce n’est pas le principe même du fichage, mais le déterminisme :

« Aucun déterminisme scientifiquement démontré ne peut soutenir qu’un très jeune enfant présentant des troubles du comportement sera demain inéluctablement un délinquant ».

On peut rejeter certes l’un et l’autre au nom de la libre détermination, mais Rosenczveig s’engouffre tout de même dans le dépistage des violences de maternelle :

« Allons plus loin : sans actes de violence j’avance que nombre de très jeunes enfants sont en souffrance du fait d’être délaissés ou mal accompagnés par leurs proches, par leurs parents ou par les dispositifs qui devraient les avoir en charge. Personnellement j’ai proposé de longue date d’introduire du social dans l’école primaire pour venir en aide aux enfants en difficulté et au-delà faire une offre de service aux parents de ces enfants. »

Le flicage social de la gauche

Et voilà nous y sommes, il faut aller plus loin que le dépistage il faut fliquer mais socialement. Ceux qui ont eu affaire à l’ASE savent en quoi consiste cette offre de service aux parents. Si ce n’était pas suffisamment clair Rosenczveig en rajoute une couche :

« les parents de tels enfants doivent faire la démarchage de rencontrer les services sociaux, sinon ce sont des parents suspects : « On peut penser que ces parents, à condition d’être lucides, peuvent aller voir d’eux-mêmes les services sociaux. » 

La bonne conscience de gauche en rajoute ensuite dans le mépris des pauvres :

« Dans les milieux populaires, on ne sait pas faire et on se méfie des services sociaux qui ont la réputation de retirer les enfants. Disons-le clairement les services sociaux n’ont pas toujours bonne presse – c’est même un euphémisme – quand on s’attache à la représentation qu’en donnent les médias et les téléfilms. Il faut donc reprendre ici le célèbre « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira-t-a toi ». »

Si vous n’allez pas à l’Aide Social à l’Enfance, l’Aide Sociale à l’Enfance ira à vous

Autrement dit si les parents ne viennent pas demander de l’aide à l’ASE, l’ASE ira s’inviter chez eux, et vu la façon dont Rosenczveig considère ceux qui se méfient de l’ASE on s’attend à des rapports salés sur fond d’accusations de paranoïa pour retirer les enfants. 

Aucun enfant ne doit donc échapper à la vigilance normalisatrice de l’ASE au nom d’un comportement socialement idéal de l’enfant dès le plus jeune âge. Rosenczveig revient d’ailleurs sur la circulaire de ses amis :

« Nous le disions dans la circulaire sur l’enfance maltraitée de 1983 » qui proposait d’installer partout ce que nous appelons désormais l’ASE : « quasiment tous les enfants de France fréquentent deux grands carrefours. Celui de la santé à travers les médecins privés et l’hôpital public et celui l’école. C’est dans ces carrefours qu’il faut implanter du social comme on a su implanter des services de proximité dans le métro. » 

Le projet est en effet cohérent avec notamment la répression de l’école à la maison et la volonté de rendre la maternelle obligatoire, il consiste à mettre sous surveillance tous les enfants de ce pays afin de les normaliser, et de normaliser aussi à travers eux ces familles mal calibrées qu’ils jugent à problème. Là encore c’est dit :

« Cyniquement, le jeune enfant identifié en souffrance à l’école doit être un prétexte d’avancer une aide à la famille et aux parents souvent déboussolés. Ne faudrait-il pas d’ailleurs parler d’aide sociale aux familles, plutôt qu’à l’enfance sachant que l’enfant fait la famille. » 

Une aide sociale que nous n’aurons bien évidemment pas le droit de refuser et qui expose à craindre pour l’avenir de nos enfants dans ce pays si nous les laissons faire. 

 

Lire aussi : Le Cher n’a pas attendu Hollande pour commencer le fichage

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Arracher l’élève au déterminisme familial

L’étatisme français ne se contente plus de montrer le bout de l’oreille : il jette complètement le masque. Oh ! il le fait discrètement, voire en catimini, d’un seul mot au détour d’une interview de Vincent Peillon dans le Journal du dimanche du 2 septembre, répondant à la journaliste Adeline Fleury :

« Le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’ARRACHER l’élève à tous les déterminismes, FAMILIAL, ethnique, social, intellectuel… »

Il semble lui avoir échappé que sa phrase comporte un évident oxymore, proclamant la fois la LIBERTÉ» du choix et la volonté d’ARRACHER les élèves à leur environnement naturel.

Ce qui en revanche ne lui a certainement pas échappé, c’est la première place donnée, dans les éléments auxquels il faut arracher les enfants, à la FAMILLE.

Profiter de la malléabilité des jeunes cerveaux

Certes, on se doutait que tel était le projet depuis que M Hollande avait promis de rendre l’école maternelle obligatoire, et ce à partir de deux ans, ce qui bien entendu empêcherait la famille de remplir envers les tout-petits son devoir d’éducatrice.

Mais cela pouvait passer pour une conséquence, voire un effet pervers involontaire, d’une volonté d’instruire les enfants dès leur plus jeune âge afin de profiter de la malléabilité de leurs jeunes cerveaux à leur plus grand profit.

Mais M. Peillon a vendu la mèche : l’objectif, ce n’est pas de mieux instruire les enfants ou de les instruire plus précocement, c’est de les ARRACHER à leurs éducateurs naturels, les parents, afin que tous les enfants, avant que leurs parents aient pu avoir sur leur pensée et leurs attitudes une influence durable, soient soumis au TOTALITARISME de la pensée étatiste.

Anne Lys

Au nom du peuple

Lors de la convention Républicaine aux USA, Clint Eastwood a pris la parole et s’est exprimé ainsi :

"Je voudrais dire quelque chose d’important mesdames et messieurs.

Vous, nous, sommes propriétaires de ce pays (standing ovation du public). Il est à nous, et ce n’est pas vous (Obama) qui le possédez, et ce ne sont pas les politiciens qui le possèdent.

Les politiciens sont nos employés. Ils vont et viennent et mendient vos votes de temps en temps, c’est toujours pareil.

Ce qui est important, c’est que vous soyez le meilleur (président) au monde, que vous soyez démocrate, républicain, libertarien ou autre chose. Et nous ne devrions jamais oublier ça. 

Et quand quelqu’un ne fait pas bien son travail, il faut savoir s’en séparer”.

Je voudrais que nous pensions tous à ce qu’a dit Clint, nous avons tous ici à dire la même chose. Rappelons nous bien que les politiques sont nos employés, les magistrats également puisqu’ils rendent la justice au nom du peuple français, en notre nom autrement dit.

Pourtant bien des politiques et magistrats ont oublié qu’ils étaient là pour nous servir, rappelons-leur, et ceux qui ne le comprendront pas devront s’en aller faute de quoi nous nous serions plus en République …

Monsieur Bruno Terriou, séparé de son fils cadet dénonce les services français de la protection de l’enfance face à la situation qui a été imposée à ses enfants et à lui-même, le poussant au suicide par désespoir.

Comment tout cela est-il arrivé ?

Son fils est atteint du syndrome Smith Magenis et souffre donc  d’une obésité morbide. Son surpoids important l’expose à des risques de maladies cardio-vasculaires ou même à un AVC.

L’ASE du Val-de-Marne, obtient, suite à une ordonnance du juge des enfants en date de décembre 2008, tout pouvoir sur les soins à apporter.  Une interprétation probable de l’article 3.2 de la convention internationale des droits de l’enfant : « Les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être ».

Sauf que, lorsque son fils a été placé,  il pesait 83.7 kg pour 1.48 m. Et alors qu’il continue à faire l’objet de soins de l’État, il pèse désormais 106 kg, avec une capacité respiratoire fonctionnelle vitale à 44 % couché et 78 % assis.

Bruno  Terriou a donc perdu une partie de son autorité parentale, notamment en matière de soins,  et dénonce l’inefficacité des traitements apportés à son fils, lesquels avaient « justifié » une telle séparation.

Non-assistance à enfant en danger ?

Bruno constate que le placement de son fils accroît sa situation de danger, il écrit le 12 janvier 2010 à l’assistante sociale en rappelant son entretien du mois précédant avec les services sociaux, au cours duquel il fera part de ses inquiétudes. Sa voix n’a pas été entendue et la situation de son fils se détériore, il demande donc que son fils soit hospitalisé à l’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion. Il conclut par cette question qui n’aura pas de réponse :

" J’aimerai savoir en vertu de mon autorité parentale qu’elle est votre position, attendez vous que mon fils soit entre 4 planches pour me dire « nous sommes désolées, veuillez accepter nos condoléances »".

Une famille séparée

Il constate encore que le lien avec son fils est en danger puisque les droits de visites qu’il détient ne sont pas honorés par les services de la protection de l’enfance.  Le fils aîné de Bruno Terriou, qui vit au domicile de son père, ne peut pas non plus rencontrer son petit-frère sans faire de demande à ce titre et par voie judiciaire !

Ce cas de figure est très fréquent et entre bien dans le cadre du délit de non-représentation d’enfant. Bruno Terriou s’en indigne par courriels, puis lettres et mise en demeure auprès de Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne.

Pour fonder son exigence, il s’appuie sur l’article 9.1 de la convention internationale des droits de l’enfant : « Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré… », sur l’article 9.3 : « Les États parties respectent le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents… »

Il rappelle également quelques lignes directrices relatives à la protection de remplacement (placement) pour les enfants résultant de la résolution 11/7 prise en la onzième session du Conseil des droits de l’homme. En l’occurrence il mentionne la ligne 16 : « Les frères et sœurs avec des liens avérés ne devraient en principe pas être séparés dans le cadre de la protection de remplacement, à moins qu’il existe un risque évident d’abus ou une autre justification dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans tous les cas de figure, tout devrait être fait pour permettre aux frères et sœurs de garder le contact entre eux, sauf si cela va à l’encontre de leur volonté ou de leur intérêt ».

Il mentionne encore la ligne 66 : « Les États devraient garantir le droit de tout enfant faisant l’objet d’un placement temporaire au réexamen complet et régulier; de préférence au moins tous les trois mois; du caractère approprié du traitement et des soins qu’il reçoit. Ce réexamen devrait tenir compte notamment de son développement personnel et de l’évolution de ses besoins, et des faits nouveaux intervenus dans son environnement familial et viser à déterminer si, à la lumière de sa situation actuelle, ses conditions de placement sont adaptées et nécessaires.  Le réexamen devrait être effectué par des personnes dûment qualifiées et habilitées et associer pleinement l’enfant et toutes les personnes qui jouent un rôle important dans sa vie. »

Poussé au désespoir

Aucune réponse ne lui parvient,  en désespoir de cause Bruno  Terriou lui renvoie sa carte électorale. Par cet acte, entérine le fait que son seul droit dans notre société est celui de payer ses impôts, au mépris des prérogatives conférés constitutionnellement et des traités internationaux. À quoi bon voter face à un tel mépris ?

Il fait ensuite part de sa situation en décembre 2009 à Michèle Alliot-Marie, Gardes Sceaux :

Madame la Ministre de la Justice.

Sachant que les dépôts de plainte sont subordonnés au Procureur de la République du département de la personne accusée et soumise à leur bon vouloir, j’aimerais que vous preniez connaissance des faits suivants :

Je viens par la présente vous communiquer mes dernières démarches pour argumenter ma requête en vu de ne plus être privé du maintien de mes relations avec mon enfant.

Selon la CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT, article 9-3 ; mon enfant a le droit d’avoir un maintien de ses relations personnelles avec ses deux parents ce qui n’est pas le cas en espèce.

En France il existe une loi pour la non-représentation d’enfant contre un tiers, article 227-5 du Code Pénal : "Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.

Dans cette loi, il ne précise pas le lieu, donc même des points rencontres pour un parent qui a le droit de voir son enfant dans le cadre de visites médiatisées devraient être pris en considération .Cela fait un an que je suis privé de mon enfant.

Pourquoi les administrations (les services sociaux) à qui est confié un enfant ne sont pas soumises à cette loi ?

Soit par l’article 227-15 du Code Pénal : Le fait, par un ascendant ou toute autre personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans, de priver celui-ci d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

La protection de l’enfance et de la jeunesse du 94 s’’est vu attribuer l’autorité parentale concernant les soins à apporter à mon enfant suite à une ordonnance du JPE du Tribunal de Créteil en date du 12 décembre 2008.
Ils n’ont jamais continué les soins concernant la surcharge pondérale de mon enfant et ils m’apprennent 10 mois après notre séparation que mon fils a pris plus de 18 kilos, mettant en avant un défaut de soins, sans compter les risques encourus de maladies cardio-vasculaire ou d’accidents vasculaire cérébrale liés à une obésité de type III.

Pourquoi les administrations (les services sociaux) suite au jugement de décembre 2008 ont reçu l’autorité parentale concernant les soins à apporter à mon enfant ne sont pas soumises à cette loi ?

Je peux fournir : Certificats médicaux de mon enfant, Ordonnances et lettres au JPE de Créteil qui ne répondent pas à mes inquiétudes et divers courriers afin de cibler la situation.

Veuillez agréer, Madame la Ministre de la Justice, l’expression de ma considération distinguée.

Il s’adresse ensuite à l’institution du "Défenseur des droits" en qualité de victime selon la résolution 40/34 des Nations-Unies en date du 29 novembre  1985 posant que l’on entend par le terme victime : "des personnes qui, individuellement ou collectivement, ont subi des préjudices, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle, ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d’actes ou d’omissions qui ne constituent pas encore une violation de la législation pénale nationale, mais qui représentent des violations des normes internationalement reconnues en matière de droits de l’homme."

Il demande à ce titre l’intervention du "Défenseur des Droits" auprès des juridictions françaises.

Faute d’obtenir quoi que ce soit en France, Monsieur Terriou saisit la Cour Européenne des Droit de l’Homme. Là encore, déception.

Sombrant dans une grave dépression, Bruno est placé en congé maladie longue durée alors que le depuis la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lui reconnait un taux d’incapacité invalidante supérieur ou égale a 80%.

Son fils devenu majeur en 2012 est placé sous la tutelle d’une UDAF pour "déficience intellectuelle". En aurait-il été autrement si on avait laissé au papa le droit de s’occuper de son fils ?

Pour son fils, Bruno Terriou a créé une pétition que l’on peut signer en se rendant là.

.