Archives de la catégorie ‘Interpellation des élus’

Lenfant abandonnéettre ouverte du CEDIF à André VALLINI, président du Conseil Général de l’Isère

 Monsieur le Président du Conseil Général,

Nous tenions à prendre contact avec vous afin de nous exprimer au nom de ces enfants et de ces parents aux prises avec l’institution prétendument consacrée à la protection de l’enfance.

Du fait même de notre objet social et des témoignages qui nous sont fournis, du fait de nos expériences, nous ne pouvons rester insensibles aux pressions exercées par l’intersyndicale des professions du social et par Réseau 38 pour la sauvegarde d’emplois au prix de l’avenir de nos enfants.

Les mots ne suffisent pas à exprimer notre indignation face à la volonté de récupération des parents et des enfants par cette intersyndicale qui ose des calicots portant un tel message offensant : « Pas de plan social dans le social, familles délaissées, enfants maltraités par le Conseil Général ».

Maltraités par le Conseil Général car vous aviez pris la courageuse initiative de supprimer des postes dans les foyers. Parents comme enfants ne pouvaient qu’applaudir ce signal en faveur d’une conception plus humaine de la protection de l’enfance.

Car et c’est un fait, des familles sont délaissées, des enfants sont maltraités. Mais pas par des suppressions de postes en foyer.

Des familles sont délaissées, des enfants sont maltraités quand des décisions de justice ne sont pas appliquées sous le prétexte fallacieux de manques de moyen pour les visites.

Les familles sont délaissées et même insultées, niées dans leur parentalité par de nombreux travailleurs sociaux ; les familles sont éclatées lorsque ces mêmes travailleurs sociaux déclenchent, exacerbent des conflits familiaux.

Nos enfants sont maltraités lorsque les travailleurs sociaux dénigrent les parents, les calomnient par voie de rapports sociaux. Ils sont maltraités lorsque de «douces violences» sont perpétrées dans ces lieux peu sécurisants, lorsque des baffes tombent et que des séances de  pompes sont improvisées dans la boue, que des douches froides sont infligées et pire encore…

Pierre Naves de l’IGAS avait dit qu’un placement sur deux ne se justifiait pas.

Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes avait relevé l’absence de contrôle effectif des foyers (http://comitecedif.wordpress.com/2012/10/01/controler-les-foyers-de-lenfance/).

Nous-mêmes, lorsque nous dénonçons de gravissimes atteintes réalisées en foyer sur des mineurs comme dans l’affaire du CDEF  Villepinte (http://comitecedif.wordpress.com/2012/03/23/trois-ans-de-repit-pour-les-enfants/), devons censurer des commentaires aussi effarants que celui-ci : « Connaissez-vous les conditions dans lesquelles travaillent les équipes ? Et connaissez vous les problématiques des enfants accueillis ? Mais la maltraitance envers les travailleurs sociaux ça on en parle pas par contre. Alors oui peut être que maltraitance il y a eu, encore que définir le terme exacte des maltraitances seraient judicieux. »

Un commentaire qui relativise le terme de maltraitances pour des coups, des tortures morales sur des enfants, nos enfants ! Qui tendrait même à considérer que de telles pratiques sont banales du fait d’un prétendu manque de moyens !

Alors que signifie ce « enfants maltraités par le Conseil Général » au sujet de la suppression de 300 places et 180 postes dans les foyers ? Est-ce une menace de banaliser les maltraitances en cas de baisse des effectifs ?

Une telle attitude est indigne, il faut évidemment favoriser toute solution alternative aux placements sauf cas de parents monstrueux.

Nous vous appelons donc, au nom des enfants, des parents à tenir bon et à résister au lobby des travailleurs sociaux pour mener à bien une véritable politique de défense des enfants.

Avec toute notre cordialité,

Nul n'y échappera, pas même vous.

Nul n’y échappera, pas même vous.

L’affaire a eu lieu au Salon de l’Agriculture, des enfants avaient été mis en présence de François Hollande et de sa cour. Cela fait toujours bien devant les jounalistes.

Et là stupeur !

Une déclaration laisse un enfant, choqué, atterré. Il lui est annoncé sans la moindre précaution, sans la moindre préparation et avec un ton moqueur, que plus jamais, non jamais, l’enfant ne verra Nicolas Sarkozy.

L’auteur de la déclaration n’est pas un membre de la cour mais Hollande lui-même, lequel, son forfait accompli, s’en va en rigolant.

Nous ne savons pas si une cellule de crise a été réunie avec psychologues et services sociaux. Au cas où les parents ne parviendraient pas à réagir correctement à cette atteinte il est à craindre que l’ASE ne propose une mesure d’assitance éducative.

Nul n'y échappera, pas même vous.

Nul n’y échappera, pas même vous.

Détecter les enfants à trois ans ?

L’article date de novembre 2010 sous la plume du célèbre juge des enfants Jean-Pierre Rosenczveig (http://jprosen.blog.lemonde.fr/2010/11/03/detecter-les-enfants-criminels-a-3-ans-403), éminence pensante de tout ce qui peut concerner l’enfance et la famille à gauche et plus particulièrement au parti socialiste. 

Sous le titre « détecter les enfants criminels à 3 ans ? », il entendait participer au débat passionné concernant le rapport Bockel sur la prévention de la délinquance. Il a la prudence de ne pas anticiper sur son contenu et se pose en sage averti plutôt qu’en vain polémiste, prenant de la hauteur face au débat concernant le repérage des futurs délinquants dès la maternelle. 

C’est entendu et cela fait consensus, le rapport de l’INSERM de 2005 s’inquiétant des troubles de comportement des très jeunes enfants et en tirant des conclusions quant à la délinquance, était pour le moins maladroit. D’aucuns pensent qu’il pouvait être instrumentalisé afin de développer un contrôle social donc des familles dès la maternelle. La gauche n’avait pas manqué de crier au tout sécuritaire et de fasciser Sarkozy.

Les prétextes du contrôle social

Mais quand on sait d’où vient l’attaque, l’hypocrisie est confondante et les mauvais sentiments se donnent des excuses. Car entre une droite étatiste et une gauche qui l’est plus encore, la différence tient surtout aux raisons invoquées pour augmenter le nombre de fonctionnaires du contrôle social. La gauche sous la plume de Rosenczveig l’emporte à ce jeu-là l’air de ne pas y toucher. Mais voyons un peu comment il procède, cela devrait nous indiquer à quelle sauce Hollande va manger les familles. 

Donc le repérage des enfants violents ce n’est pas bien, comme l’écrit Rosenczveig :

« Il faut reconnaitre qu’il est difficile d’entendre que dès 2 ou 3 ans on doit pouvoir repérer, détecter dit-on, les enfants appelés à être demain délinquants, sinon criminels. » 

Mais ce qui est surtout rejeté là ce n’est pas le principe même du fichage, mais le déterminisme :

« Aucun déterminisme scientifiquement démontré ne peut soutenir qu’un très jeune enfant présentant des troubles du comportement sera demain inéluctablement un délinquant ».

On peut rejeter certes l’un et l’autre au nom de la libre détermination, mais Rosenczveig s’engouffre tout de même dans le dépistage des violences de maternelle :

« Allons plus loin : sans actes de violence j’avance que nombre de très jeunes enfants sont en souffrance du fait d’être délaissés ou mal accompagnés par leurs proches, par leurs parents ou par les dispositifs qui devraient les avoir en charge. Personnellement j’ai proposé de longue date d’introduire du social dans l’école primaire pour venir en aide aux enfants en difficulté et au-delà faire une offre de service aux parents de ces enfants. »

Le flicage social de la gauche

Et voilà nous y sommes, il faut aller plus loin que le dépistage il faut fliquer mais socialement. Ceux qui ont eu affaire à l’ASE savent en quoi consiste cette offre de service aux parents. Si ce n’était pas suffisamment clair Rosenczveig en rajoute une couche :

« les parents de tels enfants doivent faire la démarchage de rencontrer les services sociaux, sinon ce sont des parents suspects : « On peut penser que ces parents, à condition d’être lucides, peuvent aller voir d’eux-mêmes les services sociaux. » 

La bonne conscience de gauche en rajoute ensuite dans le mépris des pauvres :

« Dans les milieux populaires, on ne sait pas faire et on se méfie des services sociaux qui ont la réputation de retirer les enfants. Disons-le clairement les services sociaux n’ont pas toujours bonne presse – c’est même un euphémisme – quand on s’attache à la représentation qu’en donnent les médias et les téléfilms. Il faut donc reprendre ici le célèbre « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira-t-a toi ». »

Si vous n’allez pas à l’Aide Social à l’Enfance, l’Aide Sociale à l’Enfance ira à vous

Autrement dit si les parents ne viennent pas demander de l’aide à l’ASE, l’ASE ira s’inviter chez eux, et vu la façon dont Rosenczveig considère ceux qui se méfient de l’ASE on s’attend à des rapports salés sur fond d’accusations de paranoïa pour retirer les enfants. 

Aucun enfant ne doit donc échapper à la vigilance normalisatrice de l’ASE au nom d’un comportement socialement idéal de l’enfant dès le plus jeune âge. Rosenczveig revient d’ailleurs sur la circulaire de ses amis :

« Nous le disions dans la circulaire sur l’enfance maltraitée de 1983 » qui proposait d’installer partout ce que nous appelons désormais l’ASE : « quasiment tous les enfants de France fréquentent deux grands carrefours. Celui de la santé à travers les médecins privés et l’hôpital public et celui l’école. C’est dans ces carrefours qu’il faut implanter du social comme on a su implanter des services de proximité dans le métro. » 

Le projet est en effet cohérent avec notamment la répression de l’école à la maison et la volonté de rendre la maternelle obligatoire, il consiste à mettre sous surveillance tous les enfants de ce pays afin de les normaliser, et de normaliser aussi à travers eux ces familles mal calibrées qu’ils jugent à problème. Là encore c’est dit :

« Cyniquement, le jeune enfant identifié en souffrance à l’école doit être un prétexte d’avancer une aide à la famille et aux parents souvent déboussolés. Ne faudrait-il pas d’ailleurs parler d’aide sociale aux familles, plutôt qu’à l’enfance sachant que l’enfant fait la famille. » 

Une aide sociale que nous n’aurons bien évidemment pas le droit de refuser et qui expose à craindre pour l’avenir de nos enfants dans ce pays si nous les laissons faire. 

 

Lire aussi : Le Cher n’a pas attendu Hollande pour commencer le fichage

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Accessoire parental poussiéreux et démodé dit « mère », pour l’article « père » voir rayon 5 ligne 8 c.

Arracher l’élève au déterminisme familial

L’étatisme français ne se contente plus de montrer le bout de l’oreille : il jette complètement le masque. Oh ! il le fait discrètement, voire en catimini, d’un seul mot au détour d’une interview de Vincent Peillon dans le Journal du dimanche du 2 septembre, répondant à la journaliste Adeline Fleury :

« Le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’ARRACHER l’élève à tous les déterminismes, FAMILIAL, ethnique, social, intellectuel… »

Il semble lui avoir échappé que sa phrase comporte un évident oxymore, proclamant la fois la LIBERTÉ» du choix et la volonté d’ARRACHER les élèves à leur environnement naturel.

Ce qui en revanche ne lui a certainement pas échappé, c’est la première place donnée, dans les éléments auxquels il faut arracher les enfants, à la FAMILLE.

Profiter de la malléabilité des jeunes cerveaux

Certes, on se doutait que tel était le projet depuis que M Hollande avait promis de rendre l’école maternelle obligatoire, et ce à partir de deux ans, ce qui bien entendu empêcherait la famille de remplir envers les tout-petits son devoir d’éducatrice.

Mais cela pouvait passer pour une conséquence, voire un effet pervers involontaire, d’une volonté d’instruire les enfants dès leur plus jeune âge afin de profiter de la malléabilité de leurs jeunes cerveaux à leur plus grand profit.

Mais M. Peillon a vendu la mèche : l’objectif, ce n’est pas de mieux instruire les enfants ou de les instruire plus précocement, c’est de les ARRACHER à leurs éducateurs naturels, les parents, afin que tous les enfants, avant que leurs parents aient pu avoir sur leur pensée et leurs attitudes une influence durable, soient soumis au TOTALITARISME de la pensée étatiste.

Anne Lys

Au nom du peuple

Lors de la convention Républicaine aux USA, Clint Eastwood a pris la parole et s’est exprimé ainsi :

"Je voudrais dire quelque chose d’important mesdames et messieurs.

Vous, nous, sommes propriétaires de ce pays (standing ovation du public). Il est à nous, et ce n’est pas vous (Obama) qui le possédez, et ce ne sont pas les politiciens qui le possèdent.

Les politiciens sont nos employés. Ils vont et viennent et mendient vos votes de temps en temps, c’est toujours pareil.

Ce qui est important, c’est que vous soyez le meilleur (président) au monde, que vous soyez démocrate, républicain, libertarien ou autre chose. Et nous ne devrions jamais oublier ça. 

Et quand quelqu’un ne fait pas bien son travail, il faut savoir s’en séparer”.

Je voudrais que nous pensions tous à ce qu’a dit Clint, nous avons tous ici à dire la même chose. Rappelons nous bien que les politiques sont nos employés, les magistrats également puisqu’ils rendent la justice au nom du peuple français, en notre nom autrement dit.

Pourtant bien des politiques et magistrats ont oublié qu’ils étaient là pour nous servir, rappelons-leur, et ceux qui ne le comprendront pas devront s’en aller faute de quoi nous nous serions plus en République …

Monsieur Bruno Terriou, séparé de son fils cadet dénonce les services français de la protection de l’enfance face à la situation qui a été imposée à ses enfants et à lui-même, le poussant au suicide par désespoir.

Comment tout cela est-il arrivé ?

Son fils est atteint du syndrome Smith Magenis et souffre donc  d’une obésité morbide. Son surpoids important l’expose à des risques de maladies cardio-vasculaires ou même à un AVC.

L’ASE du Val-de-Marne, obtient, suite à une ordonnance du juge des enfants en date de décembre 2008, tout pouvoir sur les soins à apporter.  Une interprétation probable de l’article 3.2 de la convention internationale des droits de l’enfant : « Les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être ».

Sauf que, lorsque son fils a été placé,  il pesait 83.7 kg pour 1.48 m. Et alors qu’il continue à faire l’objet de soins de l’État, il pèse désormais 106 kg, avec une capacité respiratoire fonctionnelle vitale à 44 % couché et 78 % assis.

Bruno  Terriou a donc perdu une partie de son autorité parentale, notamment en matière de soins,  et dénonce l’inefficacité des traitements apportés à son fils, lesquels avaient « justifié » une telle séparation.

Non-assistance à enfant en danger ?

Bruno constate que le placement de son fils accroît sa situation de danger, il écrit le 12 janvier 2010 à l’assistante sociale en rappelant son entretien du mois précédant avec les services sociaux, au cours duquel il fera part de ses inquiétudes. Sa voix n’a pas été entendue et la situation de son fils se détériore, il demande donc que son fils soit hospitalisé à l’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion. Il conclut par cette question qui n’aura pas de réponse :

" J’aimerai savoir en vertu de mon autorité parentale qu’elle est votre position, attendez vous que mon fils soit entre 4 planches pour me dire « nous sommes désolées, veuillez accepter nos condoléances »".

Une famille séparée

Il constate encore que le lien avec son fils est en danger puisque les droits de visites qu’il détient ne sont pas honorés par les services de la protection de l’enfance.  Le fils aîné de Bruno Terriou, qui vit au domicile de son père, ne peut pas non plus rencontrer son petit-frère sans faire de demande à ce titre et par voie judiciaire !

Ce cas de figure est très fréquent et entre bien dans le cadre du délit de non-représentation d’enfant. Bruno Terriou s’en indigne par courriels, puis lettres et mise en demeure auprès de Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne.

Pour fonder son exigence, il s’appuie sur l’article 9.1 de la convention internationale des droits de l’enfant : « Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré… », sur l’article 9.3 : « Les États parties respectent le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents… »

Il rappelle également quelques lignes directrices relatives à la protection de remplacement (placement) pour les enfants résultant de la résolution 11/7 prise en la onzième session du Conseil des droits de l’homme. En l’occurrence il mentionne la ligne 16 : « Les frères et sœurs avec des liens avérés ne devraient en principe pas être séparés dans le cadre de la protection de remplacement, à moins qu’il existe un risque évident d’abus ou une autre justification dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans tous les cas de figure, tout devrait être fait pour permettre aux frères et sœurs de garder le contact entre eux, sauf si cela va à l’encontre de leur volonté ou de leur intérêt ».

Il mentionne encore la ligne 66 : « Les États devraient garantir le droit de tout enfant faisant l’objet d’un placement temporaire au réexamen complet et régulier; de préférence au moins tous les trois mois; du caractère approprié du traitement et des soins qu’il reçoit. Ce réexamen devrait tenir compte notamment de son développement personnel et de l’évolution de ses besoins, et des faits nouveaux intervenus dans son environnement familial et viser à déterminer si, à la lumière de sa situation actuelle, ses conditions de placement sont adaptées et nécessaires.  Le réexamen devrait être effectué par des personnes dûment qualifiées et habilitées et associer pleinement l’enfant et toutes les personnes qui jouent un rôle important dans sa vie. »

Poussé au désespoir

Aucune réponse ne lui parvient,  en désespoir de cause Bruno  Terriou lui renvoie sa carte électorale. Par cet acte, entérine le fait que son seul droit dans notre société est celui de payer ses impôts, au mépris des prérogatives conférés constitutionnellement et des traités internationaux. À quoi bon voter face à un tel mépris ?

Il fait ensuite part de sa situation en décembre 2009 à Michèle Alliot-Marie, Gardes Sceaux :

Madame la Ministre de la Justice.

Sachant que les dépôts de plainte sont subordonnés au Procureur de la République du département de la personne accusée et soumise à leur bon vouloir, j’aimerais que vous preniez connaissance des faits suivants :

Je viens par la présente vous communiquer mes dernières démarches pour argumenter ma requête en vu de ne plus être privé du maintien de mes relations avec mon enfant.

Selon la CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT, article 9-3 ; mon enfant a le droit d’avoir un maintien de ses relations personnelles avec ses deux parents ce qui n’est pas le cas en espèce.

En France il existe une loi pour la non-représentation d’enfant contre un tiers, article 227-5 du Code Pénal : "Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.

Dans cette loi, il ne précise pas le lieu, donc même des points rencontres pour un parent qui a le droit de voir son enfant dans le cadre de visites médiatisées devraient être pris en considération .Cela fait un an que je suis privé de mon enfant.

Pourquoi les administrations (les services sociaux) à qui est confié un enfant ne sont pas soumises à cette loi ?

Soit par l’article 227-15 du Code Pénal : Le fait, par un ascendant ou toute autre personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans, de priver celui-ci d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

La protection de l’enfance et de la jeunesse du 94 s’’est vu attribuer l’autorité parentale concernant les soins à apporter à mon enfant suite à une ordonnance du JPE du Tribunal de Créteil en date du 12 décembre 2008.
Ils n’ont jamais continué les soins concernant la surcharge pondérale de mon enfant et ils m’apprennent 10 mois après notre séparation que mon fils a pris plus de 18 kilos, mettant en avant un défaut de soins, sans compter les risques encourus de maladies cardio-vasculaire ou d’accidents vasculaire cérébrale liés à une obésité de type III.

Pourquoi les administrations (les services sociaux) suite au jugement de décembre 2008 ont reçu l’autorité parentale concernant les soins à apporter à mon enfant ne sont pas soumises à cette loi ?

Je peux fournir : Certificats médicaux de mon enfant, Ordonnances et lettres au JPE de Créteil qui ne répondent pas à mes inquiétudes et divers courriers afin de cibler la situation.

Veuillez agréer, Madame la Ministre de la Justice, l’expression de ma considération distinguée.

Il s’adresse ensuite à l’institution du "Défenseur des droits" en qualité de victime selon la résolution 40/34 des Nations-Unies en date du 29 novembre  1985 posant que l’on entend par le terme victime : "des personnes qui, individuellement ou collectivement, ont subi des préjudices, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle, ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d’actes ou d’omissions qui ne constituent pas encore une violation de la législation pénale nationale, mais qui représentent des violations des normes internationalement reconnues en matière de droits de l’homme."

Il demande à ce titre l’intervention du "Défenseur des Droits" auprès des juridictions françaises.

Faute d’obtenir quoi que ce soit en France, Monsieur Terriou saisit la Cour Européenne des Droit de l’Homme. À ce jour sa démarche n’a pas été couronnée de succès.

Sombrant dans une grave dépression, Bruno est placé en congé maladie longue durée alors que le depuis la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lui reconnait un taux d’incapacité invalidante supérieur ou égale a 80%.

Son fils devenu majeur en 2012 est placé sous la tutelle d’une UDAF pour "déficience intellectuelle". En aurait-il été autrement si on avait laissé au papa le droit de s’occuper de son fils ?

Pour son fils, Bruno Terriou a créé une pétition que l’on peut signer en se rendant là.

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Les témoignages des victimes de ce que l’on pourrait appeler pudiquement ou par euphémisme  des « dysfonctionnements » de l’aide sociale à l’enfance ne sauraient laisser personne indifférent.

Certains sont troublés par des révélations relatives à des exactions subies par des familles au nom du se®vice public se scandalisant des pratiques décrites.

D’autres sont davantage gênés par le fait que les familles ne se taisent pas et fassent connaître sur la place publique numérique des pratiques qu’il conviendrait de taire au nom de la sacro-sainte respectabilité du se®vice public quant la vérité prend l’allure de l’outrage.

Quand Cyril Cousinié, élu du conseil général des Alpes Maritimes s’exprime sur les témoignages de parents tels qu’ils apparaissent sur le forum de nos amis de « SOS Parents Abusés » (http://sos-parents-abuses.forumactif.com/), on peut se demander s’il se sent scandalisé ou outragé au nom de la défense d’un se®vice public forcément irréprochable.

Les adjectifs employés devront nous aider à y voir plus clair.

A la lecture des exactions commises, l’élu est donc d’abord perplexe. C’est certainement la tonalité générale, il introduit le doute quant à la véracité des témoignages : poignants certes, mais ahurissants. Une façon peut-être de supposer que des parents délirent ? En tout cas l’élu ne réagit là que pour introduire le doute, « on n’a qu’un son de cloche » dit-il, un peu comme dans des rapports socio-éducatifs qui pour autant dérangent moins les services de la protection de l’enfance. Le tout est de savoir d’où vient le son de la cloche ….

La parole exprimée de parents en souffrance serait-elle plus empreinte de subjectivité qu’un rapport d’assistance éducative dénoncé par ces mêmes parents ? 

Difficile effectivement de tirer des généralités au-delà de tendances lourdes. Il ne s’agit donc pas d’affirmer sans nuance que tous les parents disent la vérité et que tous les assistants de se®vices sociaux mentent. La défense de la famille ne saurait imposer une telle caricature. La tendance lourde est cependant un tropisme anti-famille aux sein des services de la protection de l’enfance, mais pour aller plus loin dans cette direction il conviendrait de dresser un portrait psycho-sociologique de l’éducateur et de l’assistante sociale lambda. Cet essai a déjà été seulement esquissé à travers une étude sur les dérives familiales de l’Etat-Providence.

Je présume donc fondés les propos tenus par les parents ceci jusqu’à preuve du contraire. D’ailleurs s’exprimer sur un forum aux fins de catharsis n’est pas une démarche anodine mais permet d’exprimer une douleur, une détresse, une injustice subie et suppose bien une implication des parents vis-à-vis d’un enfant qui leur a été arraché. Les parents indignes n’ont eux pas la nécessité d’exprimer une détresse, ils ne pleurent que sur leur compte ou sur leurs allocations perdues ….

L’élu a ses œillères, je ne lui jette pas la pierre car il n’est pas forcément familier de telles situations. Et puis de par ses fonctions il doit faire mine de communier dans la religion de l’Etat. Religion qui voudrait que les représentants du pouvoir agissent dans l’intérêt de chacun.

C’est ainsi qu’il faut, à mon sens, considérer son argument : « les assistantes sociales (et autres intervenants) sont censés être neutres et ne pas aller dans le sens de l’un ou de l’autre des parents, mais défendre le droit des enfants. »

Le propos est naïf comme une leçon d’instruction civique, nous avons vu plus haut ce qu’il fallait en penser, mais plus prosaïquement on peut bien s’interroger sur la neutralité d’intervenants sociaux réalisant deux fois plus de placements que nécessaires comme le révélait l’IGAS.

On pourrait rajouter que ces placements sont décidés par la justice aussi abusifs soient-ils. Ce qui nous amène à la suite de l’argument de l’élu : « Je ne comprends donc sincèrement pas les critiques. D’autant qu’en terme de justice, si la sentence ne donne pas satisfaction, il a des recours en appel possible. La justice est quelque part donc bien un contre pouvoir au département et à ses employés. »

Un contre pouvoir donc qui participerait à des placements abusifs ? La justice de la famille et des mineurs est en réalité tout à fait particulière. Un certain syndicat de magistrat a voulu assimiler les procédures devant cette justice a des procédures amiables dans lesquelles il appartenait aux familles de reconnaître leurs torts et à se plier aux rapports des services sociaux. Beau contre-pouvoir que voila !            La réalité c’est que en dehors de certains juges courageux et qui ont payé ce courage (les diarrhées des assistantes sociales), les magistrats ne font que suivre les préconisations des rapports socio-éducatifs.

Le travailleur social face aux familles peut développer le complexe de Dieu en sa toute-puissance. Il ne connaît à proprement parler aucune limite et prend le parti qu’il souhaite.

Il peut par exemple mentir sciemment et maintenir ses calomnies face aux évidences contraires. Il peut procéder à des procès d’intention, faire pression sur des témoins, briefer des mineurs avant l’audience afin de s’assurer de leurs déclarations. Pourquoi ferait-il cela ? Pourquoi ne le ferait-il pas plutôt ? Irresponsable qu’il est des conséquences de ses partis pris.

Certes voilà  des accusations graves et comme le précise Monsieur Cousinié l’extrême détresse des famille ne donne pas le droit d’accuser sans étayer les accusations de faits précis.

Il se trouve cependant que pour bon nombre d’affaires nous possédons ces faits précis, nous sommes d’ailleurs tout à fait disposés à les mettre sur le web avec les noms, photos, coordonnées des travailleurs sociaux contre lesquels nous détenons ces éléments précis de preuve.

Evidemment si nous le faisons nous serions attaqués, c’est certes un risque à courir mais le plus simple serait que l’élu en question s’engage à nos côtés. Nous lui fournirons alors des éléments de preuves afin qu’il agisse pour moraliser la profession des fonctionnaires attachés à la protection de la jeunesse.

Comme on le dit chez nos amis anglo-saxons « Talk is cheap », ce sont des actes que nous attendons maintenant.

 

 

Dans la mesure où aucun des grands candidats n’a établi de dialogue constructif avec nous, je me suis permis d’examiner leurs professions de foi afin d’établir les points positifs et négatifs des programmes dans le domaine de la protection de l’enfance et de la famille.

On pourra s’étonner de ce que peu de points soient directement en rapport avec la défense de l’enfance, des familles, de l’individu. A vrai dire, ces points-là ne les intéressent pas trop.
On relèvera aussi qu’il y a plus de points négatifs que positifs, la plupart des candidats sont donc objectivement des ennemis de l’institution familiale. Tous les candidats ne sont pas cités, leur profession de foi n’était pas suffisamment claire et j’avoue n’avoir pas eu le courage de lire l’intégralité de leurs programmes, mais si le cœur vous en dit …


 Points positifs


Détacher les policiers des tâches inutiles (Eva Joly)
Nous ne serons pas forcément d’accord pour définir ces tâches inutiles.


Je demanderai de concentrer la moitié du temps scolaire à l’école primaire sur la langue française, la lecture, l’écriture et le calcul (François Bayrou)
Augmenter de 9 heures à 15 heures par semaine les cours de français en primaire (Nicolas Dupont-Aignan)
Enfin, cela veut dire qu’aujourd’hui plus de la moitié du temps scolaire en primaire relève plus de la garderie que des apprentissages fondamentaux.  Mais cela doit être voulu puisque le programme de Mélenchon propose l’école obligatoire jusqu’à 18 ans, soit l’âge où enfin nos enfants seront censés être capables de lire, écrire et compter ?


Deux millions de familles propriétaires supplémentaires en 5 ans grâce à des prêts garantis à 30 ans par l’Etat (Nicolas Dupont-Aignan)
Ceci permet de responsabiliser les familles plutôt que de les installer dans une dépendance de locataires en cité.


Je lancerai un plan de prévention du suicide des jeunes (Nicolas Sarkozy)
Positif s’il s’agit de mettre en évidence les risques accrus pour les jeunes en situation de placement ou de privation familiale par maltraitances institutionnelles.
Négatif s’il s’agit de déterminer de nouvelles missions pour les services de la « protection de l’enfance » et de décider d’une situation de mineur en danger en fonction d’une crise de spleen adolescent.


Points négatifs


Soutenir l’économie sociale et solidaire (Eva Joly)
Je soutiendrai l’économie sociale et solidaire (François Bayrou)
Cette fameuse économie sociale et solidaire est un fourre-tout dans lequel on peut aussi trouver ces fameuses structures associatives qui vivent des placements et visites médiatisées. Pas un sou de plus pour eux avant de réaliser un grand audit sur leurs activités.


Je défendrai le rôle des corps intermédiaires, syndicats et associations (François Bayrou)
Les syndicats plus particulièrement dans les services de la protection de l’enfance et dans la magistrature défendent systématiquement les mauvaises pratiques et empêchent toute évolution dans le bon sens, ce sont des corps corporatistes et conservateurs, il faut au contraire les casser pour avancer.


Garantir l’indépendance de la justice (Eva Joly)
La candidate est une ancienne juge bien connue, qui a aussi été juge des mineurs, un peu de conscience de sa part l’aurait amené à reconsidérer cette justice-là. Mais non son seul souci c’est l’indépendance de la justice, donc sa seule responsabilité devant le CSM. Quand on connaît l’issue de nos demandes auprès du CSM on réalise qu’Eva Joly réclame la totale irresponsabilité pour ses anciens collègues ! Les magistrats ne doivent pas être indépendants mais contrôlés par le peuple et ses représentants ainsi que l’affirme Jacques Myard (http://comitecedif.wordpress.com/2012/02/08/le-csm-nest-pas-le-representant-du-peuple/). Plus loin Eva Joly demande que les élus condamnés pour corruption soient rendus définitivement inéligibles. Fort bien, mais cette mesure devrait aussi valoir pour les magistrats comme dans le cas du juge Pichoff (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/10/corruption-passive/).


Recruter et former 20 000 enseignants (Eva Joly).
Créer 60 000 postes dans l’éducation (François Hollande)
Nous sommes là dans la logique du toujours plus et pas de l’augmentation de la qualité des services, ce n’est pas des enseignants qu’il faut recruter, c’est une école qu’il faut réformer afin de donner toute leur place aux parents et à la fin de la baisse du niveau qui conduit des jeunes à l’échec et à l’assujettissement social.


Réformer la carte scolaire pour assurer la mixité sociale (Eva Joly)
En clair Eva Joly veut revenir sur la tendance qui permet aux parents de choisir l’école où ils veulent scolariser leurs enfants. Toute limitation des choix des parents est incompatible avec la responsabilisation des familles.


École obligatoire de 3 à 18 ans (Jean-Luc Mélanchon)
Alors là c’est le pompon, quel intérêt pour les jeunes de suivre une scolarité jusqu’à 18 ans plutôt que de choisir une voie professionnelle s’ils le souhaitent, devra-t-on suivre une formation jusqu’à 20 ans pour être mécanicien auto ? Pourquoi contraindre les enfants à la maternelle dès trois ans si ce n’est pas le choix des familles ? Les enseignants doivent-ils de plus en plus jouer les nounous et se substituer au rôle éducatif des parents ? Une telle proposition est scandaleuse et n’a pour objet que d’encadrer davantage nos jeunes hors du milieu familial, mais surtout cette proposition a pour objet de créer de nouveaux emplois publics. La même démarche vaut d’ailleurs pour les services de la protection de l’enfance, là où la FSU (communiste) bousille impunément des familles.


Construire 2,5 millions de logements sociaux (François Hollande)
150 000 logements sociaux seront construits (François Bayrou)
Il y a déjà trop de familles entassées dans des cités et déresponsabilisées par le tout-social. Ce qu’il faut c’est au contraire permettre à ceux qui habitent dans ces logements de s’en rendre propriétaire s’ils paient des loyers depuis longtemps. Le respect des familles consiste à les responsabiliser et non les marginaliser.

 

Voila, rien de plus.
Xavier Collet

Monsieur Xavier COLLET
Président

Madame Michèle TABAROT
Maire du Cannet
Député des Alpes-Maritimes

Vos ref: DAN20 1 1 00 1 37/RB/AD
Objet : proposition de loi relative à l’adoption

Madame La Députée,

Nous avions eu l’occasion d’échanger par courrier au sujet de votre proposition de loi relative à l’adoption et ce depuis plus d’une année.

Au nom du Comité Élargi de Défense de l’Individu et des Familles, je m’étais inquiété des implications d’une telle proposition (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/). Vous me répondrez en ces termes le 16 février 2011 :
« (…) Ma réflexion autour de la situation des enfants délaissés et de leur adoptabilité ne visent bien évidemment pas à séparer des familles lorsque le retour de l’enfant dans son foyer est envisageable.
Je sais que dans de nombreuses situations, les parents aiment leurs enfants et aspirent à les retrouver le plus rapidement possible une fois que les difficultés ayant amenées à la séparation ont été résolues. (…) »

Une réponse qui nous avait très partiellement satisfaits puisque je vous avais écrit à nouveau pour mettre en évidence que, dans de nombreuses situations, les enfants enlevés selon un principe de précaution peuvent être tout simplement placés de façon abusive. Nous savons aussi que la menace de mise en place d’une procédure de délaissement est une façon d’obtenir la coopération des pères et mères et leur silence sur des mesures mettant en danger l’avenir de leur progéniture.

Monsieur Éric Dolla, responsable de notre antenne 06, ainsi que Monsieur Daniel Müller, président de SOS Parents Abusés vous porteront ce même message (http://comitecedif.wordpress.com/2012/01/26/rencontre-avec-michele-tabarot/). Vos collaborateurs leur rétorqueront que les placements sont décidés par des magistrats sur la base d’informations objectives. Il s’agit d’une conception peu informée, les magistrats décident sur la base de dossiers réalisés par des travailleurs sociaux, lesquels préconisent des solutions bien souvent suivies sans que les parents ne soient réellement entendus pour ne pas avoir accès de façon exhaustive à leur dossier. Je vous renvoie sur ce point au rapport que nous avons rédigé sur la protection de l’enfance et qui vous a été remis par Monsieur Dolla.

La réalité est que les placements d’enfants sont de plus en plus pratiqués, le JDE Jean-Pierre Rosenczveig n’hésite d’ailleurs pas à banaliser une telle pratique car selon ses dires : « Il n’y a pas de raison que les gens qui sont personnellement dans la merde, n’aient pas des enfants qui sont dans la merde … » (http://comitecedif.wordpress.com/2012/01/08/jean-pierre-rosenczveig-sur-ladoption-denfants-places/).

Une telle logique n’est pas acceptable de par la latitude qu’elle donne aux services de l’ASE pour étendre ses prérogatives alors que son pouvoir sur les famille apparaît bien de nature discrétionnaire. De surcroît, il déborde désormais le principe de légalité de par les faux et pressions que nos équipes ont dû déplorer dans de nombreux cas qui nous ont été soumis.

J’ai insisté auprès de vous sur ce point dans un courrier du 11 mars 2011 auquel vous n’avez pas répondu. Je vous précisais qu’il existe des parents, qui, pour une raison ou pour une autre, sont entrés dans le collimateur des travailleurs sociaux sans le moindre manquement à leurs devoirs parentaux.

Malheureusement votre proposition de loi donne de nouvelles armes à l’ASE face aux familles. Plus largement, les services de la protection de l’enfance pourront aussi écarter la famille élargie en arguant d’une incapacité de prise en charge sur des motifs purement fallacieux.

Je livre donc à votre examen et à titre d’exemple le cas des jeunes Ruben et Léa, arrachés à leur famille pour procédure d’adoption. Je vous prie d’intervenir dans cette affaire afin de permettre à la tante et à l’oncle de ces enfants d’en obtenir la garde et donc à la maman de pouvoir conserver le lien.

Ce cas douloureux est tout à fait emblématique des risques accrus qu’une telle loi, en donnant des pouvoirs plus importants à l’ASE, pourrait faire peser sur la séparation définitive de familles.

Le CEDIF entend en conséquence communiquer largement notre prise de position au nom des enfants et des familles et je vous demande de réfléchir aux moyens d’éviter les conséquences dont notre association fait état.

Votre proposition serait la bienvenue si les services de l’ASE pouvaient être enfin nettoyés, c’est là un préalable indispensable pour lequel vous pourriez compter sur nous.

Je vous transmets le courrier de Madame Habiba Benditti, tante des jeunes Ruben et Léa et attends votre réponse dans l’urgence de la situation.

Recevez, Madame la Députée, l’expression de mes meilleurs sentiments,

Avec cette loi ce qui se passe au Royaume-Uni, peut tout aussi bien survenir désormais en France :

MISE À JOUR AU 26 janvier 2012 : la complémentarité de la loi Tabarot avec le "Mariage pour Tous" (terme de novlangue) se précise. Au sujet de ce mariage nouvelle formule vous pourrez lire l’intéressant article de Pascal Dazin.

Fichage des familles : une pratique socialiste ?

La représentante du candidat socialiste s’exprime sur le protection de l’enfance : discours convenu, règlement de compte politicien, argument intenable relatif à la paupérisation de la profession, paille et poutre …

Madame Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande et secrétaire nationale en charge des questions de société s’exprime en cette qualité sur la problématique de la protection de l’enfance. D’autres intervenants sont invités et en premier lieu Jean-Pierre Rosenczveig dont nous connaissons les positions (http://comitecedif.wordpress.com/2012/01/08/jean-pierre-rosenczveig-sur-ladoption-denfants-places/).

La video qui en a été tirée doit nécessairement nous amener à nous prononcer au titre d’association consacrée à la défense de l’institution familiale, d’autant que Madame Vallaud-Belkacem connaît ou pourrait connaître nos positions pour avoir reçu notre rapport sur la protection de l’enfance.

Elle critique d’abord, et à bon droit, le fait que la problématique de la délinquance chez les jeunes puisse être confondue avec celle de la protection de l’enfance en danger. Nous nous sommes déjà exprimés dans le même sens (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/05/mineurs-delinquants/) pour dénoncer notamment le placement de mineurs délinquants avec des mineurs privés (à tort ou à raison) de leurs parents.

Il semblait pourtant que les adversaires de la séparation de ces deux catégories se trouvent parmi les amis politique de Madame Vallaud-Belkacem à en lire les pétitions pour la suppression des Centres Éducatifs fermés.Il serait donc positif que la secrétaire nationale du PS puisse avoir évolué sur ce point pour rejoindre notre position.

Madame Vallaud-Belkacem se sert cependant de cet argument de la nécessaire séparation des problématiques délinquance et mineur en péril, pour dénoncer le dépistage précoce de la délinquance dans les écoles, mesure un moment proposée par le gouvernement.

Une telle mesure, si elle avait dû être mise en place, aurait permis de créer de nouveaux postes pour la protection de l’enfance et de nouvelles places en foyer.

Vu les zones de non-droit que constituent de nombreux foyers, on doute de l’efficacité d’une telle mesure sur la diminution de la délinquance.

La délinquance suppose donc d’autres solutions, pas celle-là. Nous ne serons pas nécessairement d’accord sur les solutions, elle ne sera pas forcément d’accord avec notre analyse. Mais ce qui importe c’est d’en arriver au même constat.

Constat que l’école n’a pas à s’adonner au fichage des familles.

Constat à géométrie variable cependant chez les socialistes et sur lequel la secrétaire nationale, porte-parole du candidat socialiste, aurait dû réfléchir avant de faire un procès politique.

Rappelons donc à Madame Vallaud-Belkacem qu’il existe effectivement dans ce pays des mesures de fichage des familles dans les écoles organisées notamment par le Conseil général du Cher, que les enseignants dès la petite section de maternelle sont priés de jouer les indicateurs et ont la possibilité de régler leurs comptes par l’intermédiaire d’un questionnaire occulte. (http://comitecedif.wordpress.com/2011/08/30/fichage-familial-des-la-maternelle-ce-que-les-parents-du-cher-doivent-savoir/)

Précisons que ces éléments font l’objet d’un traitement qui peut permettre aussi d’alimenter le fichier d’informations préoccupantes, première étape d’une mesure de protection de l’enfance avec des conséquences que l’on connaît.

Précisons encore à Madame Vallaud-Belkacem que le Conseil général du Cher est dirigé par une majorité socialiste-communiste, donc que c’est bien la gauche qui s’adonne à des pratiques de fichage, de par ses fonctions la secrétaire nationale PS pourrait mettre fin à cette pratique, mais figurez vous qu’elle existe toujours !

Double discours ?

Le double-discours consisterait à faire passer le fichage au nom de la prévention des situations qui doit intervenir « le plus en amont possible » et dès le plus jeune âge (à la maternité ? Oups cela se fait déjà), comme le dit Madame Vallaud-Belkacem. On a là du mal à la suivre dans ce qui semble être une incohérence au nom du tout social déresponsabilisant, quoi qu’elle en dise.

Pour clarifier nous exigeons donc des actes : que la secrétaire nationale du PS en charge des questions de société mette fin au fichage de ses camarades de parti du Cher. Et cela sans distinction entre bon fichage socialiste bien réel dans son application, et mauvais fichage sarkozyste virtuel.

Nous attendons des gages donc.

Ensuite, nous aurons à débattre, mais pas sur le mode politicien du « Y a qu’a, faut qu’on » ou créons de nouveaux « sé®vices publics ». Pas non plus sur le mode : « les pauvres travailleurs sociaux n’ont pas suffisamment de moyens financiers », non, ils en ont trop.

Plus largement, la question n’est pas budgétaire, elle relève d’abord de la qualité des prestations et donc de la moralisation de la profession de travailleur social.

 

Rencontre avec Michèle Tabarot , députée des Alpes Maritimes lors de ses vœux 2012 à la salle de la Palestre au Cannet (06), auxquels étaient conviés des centaines de personnes.
Avec Eric du CEDIF, nous avons participé à cette rencontre afin de faire entendre le cri des familles.

En suite de l’allocution de la députée des Alpes Maritimes, nous avons pu la rencontrer personnellement et aborder avec elle la proposition de loi relative à « l’adoption des enfants placés par la protection de l’enfance ». Madame Michèle Tabarot nous a affirmé que sa proposition ne concernait pas les enfants qui avaient encore leurs parents. Pourtant, lors d’une de ses interventions en video, il était fait référence à une déclaration de délaissement qui peut être réalisée par les services  de la protection de l’enfance. Cette prérogative laissée aux services de l’ASE serait catastrophique dans la perspective d’une possibilité d’adoption d’enfants leur étant confiés, voir les conséquences au Royaume-Uni : http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/

Notre discutions avec la députée a été de courte durée, elle nous a renvoyé à un de ses collaborateurs pour évoquer plus avant sa proposition de loi. Celui-ci s’est montré tout à fait persuadé du rôle décideur de la justice en matière de placement des enfants, ignorant qu’en réalité les magistrats fondent leurs décisions sur le rapport de l’ASE, laquelle joue de facto un rôle tout à fait déterminant dans la destinée judiciaire des enfants. En effet la justice n’a pas le temps de vérifier les propos potentiellement affabulateurs de l’ASE.

Nous leur avons donc remis notre rapport sur la réalité de la protection de l’enfance et les avons alertés une fois de plus sur le manque de garde fous face aux décisions rendues par la protection de l’enfance. Nous avons insisté sur le fait que cette loi, insuffisamment encadrée ouvrait une boîte de pandore dont le résultat serait d’ajouter un traumatisme supplémentaire aux familles, lesquelles se trouveraient privées de leurs droits parentaux et les enfants de leurs parents, sans que le caractère nocif de tels parents ne soit réellement établi.

Nous restons vigilant sur cette question.

Daniel Muller, SOS Parents Abusés

Rencontre avec la députée Michèle Tabarot