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Une conception soixante-huitarde de l’enfance

Les pires théories gauchistes soixante-huitarde en matière d’éducation et d’enfance ressurgissent actuellement en France. Pour qu’une telle accusation n’en reste pas au niveau des mots, il faut savoir de quoi l’on parle.

Alors parlons un peu d’un projet d’éducation alternative répondant au nom poétique de « l’école en bateau ». Nous sommes en 1969 et Leonid Kameneff, psychothérapeute comme on en connaît aujourd’hui encore à la pelle entre statues de Bouddha et portraits de Guevara, lance son projet pédagogique. Il s’agit de créer un lieu de vie sans murs si ce n’est l’immensité des océans. Une école pour des jeunes de 9 à 16 ans. Avec son équipage soigneusement choisi selon ses critères, il va pouvoir embarquer des enfants et des adolescents pour des voyages au long cours. Pas de problèmes du côté de l’éducation nationale, puisque « l’école en bateau » devient une presque institution, connue et reconnue qui ne mettra la clé sous la porte qu’en 2002.

Le site consacré à l’école en bateau développe le paradigme de cette pédagogie « anti-autoritaire et égalitaire » partagée aussi dans certains lieux de vie soixante-huitards. L’enfant y est considéré comme un « être complet », « acteur de son éducation ». Voila qui parait bel et bien et qui implique, une responsabilité et une capacité de choix de l’enfant, la construction d’une société coopérative alternative d’enfants fondée sur la démocratie et l’expérimentation.

La liberté n’existe pas sans l’apprentissage de la responsabilité

Seulement voila, on n’ apprend pas à devenir responsable et à se protéger entre les mains d’adultes considérant les relations majeurs-mineurs comme relevant de libre choix exercés par les uns et les autres. Sur les trois bateaux de l’école, la nudité pourra donc être encouragée et les relations sexuelles non proscrites autour de séances de masturbation collective et de massages qui finissent mal.

Rappelons une vérité d’évidence : l’enfant a besoin pour se construire de la protection de sa famille avec tous les interdits que cela peut supposer, n’en déplaise à ceux qui entendant exercer une emprise sans entrave en prétextant la liberté de choix de sa victime.

Le pédagogue ne doit pas être un gourou ou un violeur, il n’a pas tous les droits sur des victimes qu’il prétend consentantes.

Au milieu de l’océan nul ne t’entend

Pendant toutes ces années, dans l’école sans murs, en plein milieu de l’océan, les enfants pouvaient crier, pleurer, appeler à l’aide, nul ne les entendait. Il était toujours possible ensuite de les « psychothérapeutiser » pour leur expliquer qu’il ne s’agissait que de jeux sexuels comme le dira Kameneff devant la cour d’assises de Paris en mars 2013, n’avouant au pire que des gestes répréhensibles et s’indignant que « des choses qui paraissaient normales à l’époque, éducatives, sont regardées aujourd’hui avec suspicion … »

Interrogé par le juge Laurent quant à son attirance physique pour les enfants, Kameneff, psychothérapeute pour enfants, répond par de glaçantes généralités en considérant l’existence d’une attirance entre parents et enfants dont les limites seraient difficiles à fixer !

Cette attirance Kameneff la qualifie de tendresse et d’affection réciproque, considérant que ce même sentiment peut aller un peu plus loin, mais que pour lui c’était seulement de l’affection. Ainsi pour Kameneff de tels penchants seraient tout à fait naturels, il n’appelle pas cela de la pédophilie car selon sa définition le pédophile « se fiche de l’enfant », ne nourrit aucune affection ou sentiment amoureux. Alors que lui exprime son intérêt pour l’enfant par des jeux que l’on peut qualifier d’atteintes sexuelles sur mineurs, mais qui relèvent pour Kameneff d’affection !

En émettant une telle conviction, on comprend mieux que pour les post-soixante-huitards toute critique de ce qui n’est rien d’autre que de la pédocriminalité ne peut être proférée que par des psychorigides.

Sur la terre ferme, nul n’entend davantage les victimes

Difficile de croire qu’il aura fallu attendre plus de vingt ans de pratique « affectueuses » pour comprendre le programme pédagogique de Kameneff qui ne semblait pas avoir posé de problèmes en 1969.

Dans un tel contexte il en aura fallu du courage aux onze victimes aujourd’hui âgées de 34 à 47 ans, qui ont osé demander jusqu’au bout justice des viols et agressions sexuelles subies lors des voyages pédagogique de « l’école en bateau ».

La première plainte date de 1994, Leonid Kameneff avait alors reconnu des relations intimes avec un jeune élève, mais ce dernier s’est rétracté en parlant de simples massages.

Une autre plainte est déposée ultérieurement, mais l’instruction traîne en longueur et décourage ainsi certains plaignants. Il faudra donc que les victimes poursuivent l’État pour faute lourde et obtiennent ainsi gain de cause puisque le tribunal de grande instance de Paris condamne en février 2012 l’État pour déni de justice du fait de ses 17 ans d’enquêtes qui n’avaient pas abouties. 250 000 euros sont versés aux victimes pour dédommagement du déni de justice, mais c’est malheureusement les contribuables et non les instructeurs fautifs qui ont payé !

Le calvaire judiciaire n’allait pas s’arrêter là puisque Kameneff, arrêté au Venezuela (paradis des travailleurs sociaux), n’avouera que les crimes prescrits. Les victimes n’ont eu pour seule ressource que de se porter partie civile.

Il aura donc fallu encore des années après la fin de cette triste expérience pédagogico-pédocriminelle pour que Kameneff et ses complices répondent publiquement de leurs actes. Kameneff a aujourd’hui 76 ans, il avait la trentaine lors des viols !

Comment peut-on appeler le cas d’une adoption réalisée contre l’avis d’un parent ? Peut-on faire adopter un enfant alors qu’un de ses parents en réclame la garde et qu’il  n’a strictement rien à se reprocher ?   Pour l’ASE la réponse est oui, mais le contraire nous aurait étonné.

La course contre la montre

L’affaire commence par une belle histoire du côté de la Loire Atlantique : un homme  rencontre une femme (et vice versa). Ils ont une vingtaine d’années et au bout de trois ans d’union décident d’avoir un enfant ensemble. L’histoire d’amour se gâte avant la naissance de l’enfant. Enceinte de trois mois, la future maman quitte le futur papa sans laisser plus de nouvelles.

Yohan Delorme, le père, ne renonce pas à son projet parental, alors que la mère fait le choix d’accoucher sous X et de porter l’enfant à naître à l’adoption.

Le père reconnaît donc l’enfant auprès de la mairie de Nantes à la date du terme soit en mai 2013. Seulement voila l’enfant est né un peu plus tôt  sans que le père n’en ait été informé. Dans une telle situation il était en effet bien difficile pour le papa de savoir quand la mère de son enfant accoucherait puisque tout lien était rompu.  La déclaration à l’état civil ne pouvait être réalisée dans le délai de 3 jours, il reste au père à saisir le procureur pour opérer une reconnaissance de filiation.

Seulement voila, il faudra deux mois avant que cette formalité ne soit accomplie, dans l’intervalle l’ASE de Loire Atlantique avait mis la main sur le nouveau-né et décidé de son destin !

Monsieur Delorme ne savait absolument pas que son fils avait été abandonné, puisqu’il réclamait déjà une garde alternée. Il n’apprendra qu’en juillet 2013 la naissance sous X.

La loi permet-elle une chose pareille ?

Or l’article L224-6 du Code de l’action sociale et des familles dispose qu’à compter de la mise à l’adoption, l’enfant peut être repris dans les deux mois par le parent qui l’a confié au service, délai porté à six mois en faveur du parent qui ne l’a pas confié au service si l’identité des parents est connue.

Seulement voila, l’ASE ne connaît pas le père et applique à sa façon le délai de deux mois. En effet, selon Maître Pauline Loirat, avocate de Monsieur Delorme : « L’arrêté d’admission de l’enfant comme pupille de l’Etat a été établi par le Conseil général le jour de sa naissance ». De plus, elle mentionne que le placement en famille d’accueil serait intervenu le jour où le conseil général a appris l’existence du père. Un élément tout à fait déterminant puisque le délai pour réclamer l’enfant passerait à six mois.

Le conseil général s’appuie sur le fait accompli : l’enfant est déjà placé en famille d’accueil et  refuse donc tous droits au père. Monsieur Delorme n’a pas le droit d’être le père de son fils et pourtant on ne saurait l’accuser de négligence dans ses démarches puisqu’il a remué ciel et terre pour retrouver l’enfant. Son combat ne faisait que commencer, il lui faudra donc prendre des avocats et l’affaire est médiatisée.

Il obtiendra enfin gain de cause devant  le tribunal de grande instance de Nantes ce 24 avril 2014, soit un an après la naissance de l’enfant.

Précisons que ce jugement rappelle des principes que l’on voudrait voir s’inscrire plus souvent :

« S’agissant de la demande de restitution, le Tribunal constate que la paternité du demandeur ne fait l’objet d’aucune contestation ; que la demande de restitution en ce qu’elle tend à permettre à l’enfant de connaître son père et de vivre avec lui au sein de sa famille paternelle apparaît de l’intérêt de l’enfant et conforme aux droits reconnus à ce dernier… l’enfant est accueilli depuis plusieurs mois dans une famille dans le cadre d’un projet d’adoption, et aucun élément ne permet de mettre doute qu’il y évolue favorablement quand bien même aucun élément n’est produit en ce sens, cette circonstance n’apparaît pas suffisante pour que la demande de restitution soit rejetée en l’état du devenir incertain de la procédure d’adoption envisagée compte tenu de l’établissement de la filiation paternelle de l’enfant et du défaut de consentement du père. »

Ils ont osé !

Sauf que l’on apprend avec stupéfaction que le conseil général de Loire-Atlantique, avec les moyens de ses contribuables, a fait appel du jugement et que l’enfant reste dans sa famille d’accueil. La décision de la Cour d’Appel ne nous est pas encore connue contrairement à la détresse et l’incompréhension que nous pouvons bien comprendre.

À ce jour  le coût total de l’opération est certes financier puisque les procédures ne sont pas gratuites et la famille d’accueil est payée, ainsi que les se®vices de la «protection de l’enfance ».

Le coût est aussi moral et on a pas fini de l’établir…

anger1CEDIF : Bonjour Mme S. Vous nous avez contacté pour nous parler de vos déboires avec les services ASE de votre département.

Mme S : En effet, je vous ai écrit sur mon expérience professionnelle avec l’ASE en tant que famille d’accueil. J’ai été salariée du Département de 2005 à septembre 2013 (soit 8 ans). De plus J’ai dans le même temps été formée en 2010 au diplôme d’état d’assistante familiale et je l’ai obtenu.
En 2013, j’ai été licenciée de mon travail de famille d’accueil par le département.

CEDIF : Que s’est-il passé ? Pouvez-vous préciser les motifs de votre licenciement par l’Aide Sociale à l’Enfance ?

Mme S : Oui, voici les motifs officiels :

- Je ne présente pas les conditions d’accueil propres à garantir la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants : mon logement serait trop petit. Pourtant je suis propriétaire de mon logement depuis 15 ans et j’y ai toujours accueilli dans les même conditions sans que cela ne pose problème.
– Je ne communique pas suffisamment avec le service. En fait c’est tout le contraire : je les ai trop sollicité justement).
– Je ne suis pas en capacité à prendre en compte les besoins particuliers de chaque enfant.
– Je n’ai pas respecté le secret professionnel.
– Je tutoie les parents.

En réalité j’ai été licenciée suite à un litige avec le médecin de PMI et ma responsable de service. J’avais demandé une majoration de salaire comme mon statut le permettait. J’avais fait cette demande par ce que je m’occupait depuis deux ans d’une petite fille handicapée que personne du service ne suivait, même pas le médecin de PMI. La petite était arrivée à 18 mois à mon domicile et en deux ans jamais le médecin de la PMI ne l’avait reçue.

Ce médecin et ma responsable ont exigé ma démission, j’ai refusé. Un rapport diffamatoire a été rédigé à mon encontre et mon agrément m’a été retiré.

J’étais syndiquée et j’avais le soutien du médiateur interne au département. Personne n’a rien pu faire afin que l’on ne me retire pas mon agrément.
Malgré les recours gracieux, j’ai dû saisir le tribunal et prendre un avocat.

CEDIF : Parlez-nous de votre travail en tant que famille d’accueil.

Mme S : Pendant ma fonction j’ai accueilli des enfants venant de tous horizons avec des histoires bien particulières. Malheureusement, je me suis vite aperçu que les services l’ASE avaient des discours et des méthodes de travail qui laissent dans le questionnement..

CEDIF : Que vous demande-t-on par rapport aux parents ?

Mme S : On nous demande de maintenir des distances avec les parents, ce qui est parfois difficile, car nous sommes souvent amenés à accompagner les enfants au domicile des parents, ou bien on se donne RV dans des gares ou sur des parkings de centres commerciaux.
Ces accompagnements ont souvent lieu, les week-end, nous sommes seules face à des parents qui sont parfois agressifs car ils sont contre ce « système ».
Pour ma part j’ai toujours essayé d’avoir une bonne relation avec les parents, afin d’éviter des situations conflictuelles ou d’agressions physiques et verbales.

CEDIF : l’Aide Sociale à l’Enfance l’acceptait-elle ?

Mme S : Si vous avez le malheur de dire que ça se passe bien avec les parents, que vous avez bien échangé, discuté un petit moment et que tout va bien….on vous dira que vous êtes trop proche d’eux et vous accusera de « copiner » avec eux. Pourtant, il est normal, qu’avec le temps une relation et des liens se créent. MAIS c’est interdit, il ne faut pas.

J’ai toujours travaillé de façon à ce que l’enfant soit restitué aux parents d’origine.
Mais l’ASE ne l’entend pas de cette oreille. Ils souhaitent souvent que le placement dure.. Quitte  à retirer l’enfant de la famille d’accueil et à le placer ailleurs.

CEDIF : Etiez-vous soutenue et même « évaluée », « contrôlée » par le service social dont vous dépendiez ?

Mme S : Il y a une absence totale ou rare d’accompagnement. Il en va de même pour les enfants que nous accueillons. Aucun enfant que j’ai accueilli à mon domicile n’a jamais été suivi par le service de PMI dont je dépendais.
De temps en temps, une éducatrice prend des nouvelles par téléphone, si elle a le temps elle rendra visite au domicile, ce qui est plutôt rare. Car souvent ils sont en formation, en RTT, en réunion ou en arrêt maladie. À vous de vous débrouillez seule.
Les familles d’accueil sont maltraitées, on n’est pas entendu, ni soutenu en tant que professionnels.

Lorsque j’étais en formation du DEAF (formation de 18 mois et qui est obligatoire suite à la loi de 2007) il fallait que l’ASE trouve un mode de garde (garderie ou relais chez une collègue) pour l’enfant qui était placé à mon domicile, afin que je puisse aller en cours.

Une éducatrice qui me dénigrait s’est permis de me dire que j’étais payé pour garder l’enfant et non pour jouer les étudiantes.

CEDIF : Comment viviez-vous ce manque de suivi ?

Mme S : Beaucoup de mes collègues sont parties en dépression, ou ont démissionné. Elles sont aussi en procédure judiciaire contre le département, car ces dernières années les conditions de travail se sont dégradées. D’avoir une grande gueule dans ce métier peut porter préjudice et on vous met une fois de plus Hors Service.

CEDIF : Quel est votre sentiment vis à vis des services de protection de l’enfance ?

Mme S : Les responsables tiennent des discours contradictoires, vous disent de travailler d’une façon puis ensuite de travailler autrement. Un coup blanc, un coup noir. J’ai rencontré des professionnels (ils sont rares) qui aimaient leur métier et faisaient les choses comme il faut mais surtout de façon juste. Les bons professionnels finissent par demander des mutations de services car ils sont dégoûtés.

Les familles d’accueil doivent travailler les yeux baissés (soumission) et toujours aller dans le des responsables. Et si vous avez le malheur de rompre cette loi du silence, on vous met Hors Service.
Les familles d’accueil travaillent la peur au ventre..
L’ASE fait de l’abus de pouvoir. Tous les coups sont permis.
Il y a un manque d’humanité, et de gros dysfonctionnements, et ce sont les familles d’accueil et les enfants qui ramassent.

CEDIF : Merci Mme S de votre témoignage. Nous vous souhaitons de réussir votre reconversion et d’obtenir gain de cause auprès du tribunal.

Mme S : J’ai reçu la réponse du Conseil général, on me refuse l’agrément d’assistante maternelle.
Pourtant, le contact s’était bien établi avec l’organisme qui avait donné un avis favorable à ma demande d’assistante maternelle.
Mais lors de notre dernier entretien, la responsable de l’organisme en question m’a avoué à demi-mot qu’elle avait subi des pressions de la part de la hiérarchie. Elle m’a confié que c’était la 1ère fois qu’elle se retrouvait à gérer une demande aussi compliquée, au vu de mes antécédents de retrait d’agrément de famille d’accueil.
Pour moi cette personne, a été très professionnelle, elle voulait absolument me rencontrer, pour m’aviser de son rapport, mais malheureusement m’avait prévenu qu’il n’y aurait pas une suite favorable, compte-tenu des barrières qui me sont mises . Mais je continue à me battre.

marche

 

J’ai 64 ans. Je suis grand-mère d’un petit garçon de 5 ans placé par l’ASE.
Cela fait 3 ans que je lis les articles du CEDIF.
Cela fait 6 mois que je suis sur Facebook.
Je lis, relis toujours et encore les messages de ces parents, ces grands-parents qui expliquent ce qui leur arrive. Ils sont confrontés à l’ASE.. L’ASE les accuse de choses fausses dans ses rapports.. Ils ne peuvent plus voir leur enfant.. Ils ne comprennent pas.. Sont en colére.. désespèrés.

 

Mais alors je me demande : POURQUOI toutes ces familles  qui subissent l’ASE, ne manifestent pas ??
C’est bien  de dénoncer sur papier ou sur ordinateur mais il faut faire plus.
Arrêtez de pleurer. Arrêtez de vous indigner. Arrêtez de trouver cela incroyable..
Les gens qui ne sont pas confrontés à l’  « Aide » Sociale à l’Enfance ne vous croient pas ou se détournent de vous ?
Alors faites-leur savoir que 70 000 enfants  sont concernés par ces placements abusifs.  Et VENEZ à la MARCHE NATIONALE DES FAMILLES VICTIMES DES PLACEMENTS ABUSIFS le vendredi 11 OCTOBRE 2013 organisée avec SOS PARENTS ABUSÉS dans plusieurs villes de France.
Allez voir sur Facebook ou contactez moi : delvarre.noelle@yahoo.fr
Les pères ont agi pour la co-parentalité et leurs actions sont médiatisées. Pourquoi pas nous ??
La honte n’est pas de notre côté. Elle est du côté des travailleurs sociaux. Arrêtons d’avoir honte et montrons-nous.

La question est d’importance et elle est évoquée dans le sillage de terribles affaires de maltraitances mortelles sur enfants.

Retour sur la tragédie Marina

Anne Tursz, pédiatre, revient sur l’affaire Marina à travers son blog.

Elle aussi met clairement en évidence l’absence de suivi sérieux des maltraitances pourtant signalées de Marina, le calvaire d’une petite fille qui la mènera à la mort sous les coups de ses géniteurs.

Anne Tursz ne va pas dans le sens du déni de responsabilité des services de l’ASE puisqu’elle ose parler de meurtriers par omission. En tant que professionnelle de l’enfance, c’est tout à son honneur.

Cependant une fois le constat terrible établi, constat qui devrait donner lieu à consensus et qui aurait dû mener à la condamnation de l’institution dite de la « protection de l’enfance » ; il faut encore comprendre comment nous en sommes arrivés là.

Le comprendre car malheureusement le cas Marina n’est pas unique.

Un dogme familialiste en France ?

Les causes qu’Anne Tursz souhaite mettre en évidence sont d’ordre sociétale et reposeraient sur les « dogmes » selon lesquels :

-         la famille est naturellement bonne ;

-         l’intérêt des familles prime sur celui de l’enfant.

En allant un peu plus loin, une interview d’Anne Tursz pour le magazine « Valeurs Mutualistes » en son numéro 268 de septembre/octobre 2010, nous éclaire sur ses conceptions. Elle y dénonçait la « démolition » de l’éducation nationale et de la médecine scolaire (pourtant premier budget de l’Etat par son poids dans la dépense publique) et poursuivait ainsi : 

 « Au collège, les élèves ont accès à l’éducation à la sexualité. Pourquoi ne pas y adjoindre l’éducation à la parentalité ? Cela permettrait d’expliquer aux jeunes les difficultés qu’ils vont rencontrer plus tard. Il y a une très forte pression sociale poussant à faire des enfants, mais il faut expliquer que ce n’est pas une obligation ! »

 Familles, attention danger !

Cette déclaration montre à l’évidence que l’affaire Marina sert à la démonstration de cette pédiatre et lui permet d’illustrer par l’horreur sa conception selon laquelle bien des parents seraient à l’image des géniteurs de Marina du fait d’une pression sociale qui les conduit à engendrer sans avoir compris les responsabilités de la parentalité.

Malheureusement sur ce point encore, elle n’a pas tout à fait tort. Il n’est pas certain cependant que nous nous entendions si nous devions pousser un peu plus loin le raisonnement.

Quelle est donc cette pression sociale qui nous pousse à enfanter ?

La prise en charge sociale de l’enfance avec un dispositif d’allocations familiales très favorable à partir du troisième enfant ainsi que d’autres dispositifs qui imposent désormais une prise en charge de plus en plus précoce de l’enfant par le système éducatif (la maternelle à deux ans) et de plus en plus longue (réforme des rythmes scolaires) ?

Non, ce n’est certainement pas ce que veut dire Anne Tursz puisqu’au contraire elle propose un encadrement plus complet de l’enfant à travers les structures scolaires.

Une formation des jeunes à la parentalité
Le rôle de l'école dans le système soviétique

Le rôle de l’école dans le système soviétique

Un encadrement qui permettrait de faire comprendre aux jeunes que faire des enfants n’est pas une obligation suite à une éducation à la parentalité.

Cette éducation devrait notamment permettre de faire tomber le « dogme » selon lequel « la famille est naturellement bonne » et remettre en cause la notion selon laquelle l’intérêt des familles prime celui de l’enfant.

Un tel enseignement au collège pourrait laisser des traces importantes chez nos jeunes, surtout à un âge où l’on s’affirme contre ses parents, le fameux « âge ingrat », celui où le discours permettant d’opposer les enfants aux familles passerait le mieux.

Nous ne pensons pas qu’il existe en France  un dogme selon lequel la famille est naturellement bonne, sinon il faudra nous expliquer pourquoi la proportion de mesures prises en matière de « protection de l’enfance » est chez nous plus élevée que dans tous les autres pays européens.

Nous ne pensons pas non plus qu’il soit souhaitable d’éduquer à la parentalité et que l’on puisse éventuellement délivrer un permis d’Etat d’enfanter comme on donne un permis de conduire après examen, ce qui n’est pas une obligation ne doit pas devenir un privilège consenti.

Le contrôle social au service d’un dogme anti-familles

Le remède peut quelquefois être pire que le mal et donner ainsi prétexte au contrôle social et à la création de nouveaux postes de travailleurs sociaux destinés à exercer ce contrôle, en l’occurrence ici des professeurs de parentalité…

Éviter que des Marina décèdent encore demain entre les mains de leurs géniteurs ne consiste pas à présumer que tout parent est un enfanticide en puissance, non.

Éviter que des Marina décèdent encore demain suppose que la « protection de l’enfance » fasse le véritable travail pour lequel nous la payons grassement. Elle en avait largement les moyens dans l’affaire Marina, comme le rappelle aussi Anne Tursz, mais faute de sanction, faute de moralisation de la profession des travailleurs sociaux, tout flicage des parents sera vain et ne servira que les intérêts de ceux qui veulent placer et conditionner nos enfants au rejet de l’institution familiale.

Réflexions extraites de la liste de discussion du CEDIF

Je me suis personnellement heurté à une agitée d’une association de mères qui ne comprenait pas l’action du CEDIF et tenait des propos étranges avec des néologismes comme “masculinisme”. On a réfléchi à la question et j’ai avancé le principe selon lequel les associations de types “pro papa” ou “pro maman” favorisent le système anti-familial actuel  en nous divisant. Sans être parano je me demande si de telles associations ne sont pas encouragées par l’Etat afin de ne pas mettre en évidence les aberrations de la politique « familiale » voulue dans ce pays. Tout cela participe à une décrédibilisation de nos actions. Donc agir oui mais en tant que pères et mères, mères et pères ensemble et dénonçant la provocation à l’éclatement des familles, éclatement entre parents et éclatement vis-à-vis des enfants.  

Un père qui manifeste contre une justice qui favorise la garde de la mère est déjà un produit du système puisqu’il réagit comme le système le souhaite, il a déjà perdu. En effet il s’attaque à une des manifestations de l’intervention de l’Etat dans les familles et non au principe même de cette intervention. Il se trompe de cible, se disperse, et il suffira de solliciter des pro-mamans pour neutraliser ses efforts en permettant à l’Etat de se légitimiser en  jouant les arbitres.  

C’est le principe même de la déjudiciarisation des séparations qu’il faut encourager.

Diviser pour mieux régner

divorceLe combat que nous menons face à la volonté étatique manifeste et indéniable de briser l’institution familiale suppose une conscientisation de toutes les victimes réelles et potentielles.

Il faut avoir un certain recul et une expérience dans la défense de parents et d’enfants victimes de sévices publics pour être capable de comprendre rapidement la situation d’une famille déchirée. Les modes opératoires des travailleurs sociaux se ressemblent. Les mystères relatifs aux placements abusifs et aux cas de non-protection d’enfants martyres s’expliquent plus ou moins en fonction de considérations qui n’ont aucune espèce de lien avec la protection de l’enfance.

La logique de l’ASE ne réside en effet pas tant dans la protection de l’enfance mais bien davantage dans la maximisation des budgets, des effectifs et dans la facilitation des tâches.

L’exacerbation des conflits familiaux au service de l’ASE

Beaucoup de couples ne sortent pas indemnes de l’intrusion de l’ASE, les différends  parentaux sont en effet du pain béni car ils pourront justifier les interventions. On peut donc bien considérer que ces conflits non nécessairement ouverts vont être exacerbés. Les accusations croisées sont des motifs de mise en place de mesures éducatives ou de protection. Puis assez rapidement, les travailleurs sociaux amplifieront les conflits en prenant partie.

En se faisant la guerre, les parents participeront ainsi à la perte de leurs enfants tout en croyant pouvoir faire leur bonheur, ils n’ajouteront que du beurre dans les épinards des travailleurs sociaux et des magistrats de l’enfance et de la famille. Ils ne prendront pas conscience de la manipulation étatique en plaçant pour l’un ses espoirs pour l’autre son dépit dans cette machine déshumanisante qui les dépouille de leurs prérogatives parentales commune. En économie on parlerait là d’un jeu à somme négative pour les familles, une sorte de roulette russe dans laquelle seule l’arbitre gagne en dépouillant les perdants de leur parentalité.

Une mécanique perverse

Incapables de comprendre le piège dans lequel ils sont tombés, les parents dirigent leur rancœur non à l’encontre des services sociaux mais de l’autre parent, continuant à rechercher les bonnes grâces des travailleurs sociaux.

Entendons-nous bien, ce schéma est fréquent et peut conduire les enfants à des visites médiatisées, des  placements en foyer. Pour autant il existe bien des géniteurs et génitrices (termes mieux appropriés que parents lorsque l’un ou l’autre sont indignes de cette qualité) qui sont de parfaites ordures et qui exposent leurs enfants au pire. Dans de tels cas, il n’est  pas question de concilier et trop souvent les services de l’ASE interviendront en soutien du géniteur ou de la génitrice (c’est-à-dire du mauvais parent) en lui donnant l’opportunité de nuire.

Géniteur et génitrice devront être combattus, mais il n’existe pas de principe général faisant du géniteur l’ordure et de la mère la protectrice ou vice versa, chaque cas est différent et il est donc absurde de défendre mordicus par préférence les droits des pères ou les droits des mères. Ce n’est d’ailleurs pas la politique du CEDIF et cela ne pourra pas l’être car la division des forces parentales entre la défense exclusive des pères et des mères fait le jeu des sévices publics.

La logique de lutte des sexes sert le tout-État

Là comme ailleurs l’État impose son exploitation par la division de ceux qui pourraient le combattre. La lutte des pères contre la lutte des mères laisse le champ libre à l’exploitation de nos enfants au profit de fonctionnaires de l’enfance.

Il importe donc de ne pas se laisser prendre à un tel piège.

La « déconstruction » des grues

À titre d’exemple parlons de ces pères qui se sont réfugiés au sommet de grues pour donner un retentissement à la privation de leurs droits parentaux.

Les media mainstream reprennent alors en boucle et ne retiennent qu’une déclaration d’un père contre « ces bonnes femmes qui nous gouvernent » citant plus particulièrement trois personnalités féminines peu reluisantes du gouvernement. Le collectif de la Grue Jaune parle d’une maladresse et c’en est effectivement une. Au final des associations défendant les droits des pères sont invités par la garde des sceaux.

L’opération sombre alors dans des règlements de compte nocifs entre associations de mères contre associations de pères détournant le juste combat pour les familles.

Cette évolution contre-productive suite à un évènement porteur d’intérêt pour la cause des enfants et de la famille semble bien avoir été instrumentalisée par le gouvernement.

Les adeptes de la guerre des sexes tombent le masque

Une opportunité pour faire entendre la voix de groupuscules qui parlent alors de « masculinisme », terme barbare inventé par des « féministes » adepte de la guerre des sexes. Un de ces « féministes », obscur réalisateur à pénis sur fonds partiellement public et adepte de la nuance zéro déclare :

« Certains hommes, habitués à ce que l’on considère la violence conjugale comme une affaire privée et l’inceste comme un sujet à ne pas évoquer, ne décolèrent pas à l’idée qu’une femme puisse les dénoncer, voire porter plainte. Tout progrès en ce sens est vécu par eux comme une trahison. »

En creusant un peu sur la toile on ne s’étonnera pas de découvrir que le personnage est associé à la gauche la plus radicale et plaide pour la mariage pour tous comme moyen de déconstruire la famille conçue comme un modèle patriarcal !

Ce que nous annoncions derrière la manip du mariage pour tous est avoué sans fard sur le site du personnage, lisez donc c’est éloquent !

Les choses sont donc bien claires, le projet de destruction de l’institution familiale y apparaît au nom du tout-État. Hors de sa famille, de sa mère, de son père, l’enfant est nu sans protection sans valeurs à transmettre, il est soumis corps et âme à une propagande totalitaire qui le conditionne comme élément de la fourmilière humaine : « Le Meilleur des Mondes ».

Alors que l’on cesse de prêter le flanc aux forces de la dissension. La défense de la famille n’a pas pour  ennemis les pères ou les mères, elle s’appuie sur l’institution protectrice de base des enfants,  celle qui s’appelle PAPA ET MAMAN.

The council of Europe has issued a condemnation of the way that the french government is using repression to silence protest against the destruction of family as an institution, why is the socialist french government to be blamed and how France is threatening and families and becoming a tyranny ?

Reality of repression in France :

Nous voulions, à titre liminaire, vous permettre de visionner cette vidéo afin d’alerter sur l’état de la répression en France suite à la loi Taubira.

Une loi de contrôle social

 Ceci parce que les évènements actuels ne peuvent nous étonner face aux enjeux que représente cette loi : une loi qui ne porte pas tant sur le mariage gay que sur le contrôle social de la population.

Quel meilleur contrôle social que celui permis par la déconnexion entre procréation naturelle et famille ? Ce que permet ainsi la loi Taubira c’est de faire de la constitution d’une famille, un droit concédé par l’Etat entre deux partenaires qui ne seront ni mari, ni femme, ni père, ni mère. En clair, derrière la loi Taubira se cache la faculté que s’arroge désormais l’Etat de constituer et de détruire des familles. Nous nous situons là au summum du positivisme juridique, une conception totalitaire du droit dans laquelle l’individu n’a aucun droit naturel.

 Ainsi, plus rien ne garantit que l’on ne vous enlèvera pas vos enfants, l’ASE y pourvoit depuis un moment. L’ASE possède aussi le droit de mettre à l’adoption des enfants qu’elle considérera de son propre chef comme « délaissés ». La suite se met en place dans le sillage de la loi Taubira puisque, de facto, les services de l’Etat pourront enlever des enfants à des familles qu’ils entendent punir, pour les livrer à d’autres qu’il conviendrait de récompenser.

C’est cela le contrôle social, une pratique formelle en l’espèce, destinée à s’assurer que les familles rentreront dans une norme voulue par l’État.

Et quel contrôle social plus efficace que celui qui permet de massacrer votre famille ou de vous permettre d’en constituer une ?

 Tout le reste et notamment la lutte contre une discrimination naturelle n’est que de la poudre aux yeux, une désinformation destinée à diaboliser les défenseurs de la famille.

La patrie de la Terreur

Nous avions aussi dit que ce projet de transformation et de contrôle social est fondamental pour l’État socialiste français et que pour le mettre en place, le gouvernement serait prêt à tout jusqu’à risquer la remise en cause du mythe de la « patrie des droits de l’homme ».

 Ce qui se passe aujourd’hui nous donne raison.

Le gouvernement français ne peut plus sérieusement nier l’importance de la mobilisation en dépit des avertissements-menaces et désinformations proférées à l’endroit du peuple français.

Face à l’inefficacité des mises en gardes, le gouvernement a bien pris note de la colère de manifestants profanes en mouvements de rue et peu aguerris à l’activisme. Il a pensé alors que de tels manifestants composés de papas, de mamans, de grands-parents et d’enfants pouvaient être sensibles à l’intimidation.

C’est dans de telles circonstances que des ordres ont été donnés pour que des personnes âgées, des enfants soient gazés aux lacrymogènes, pour que des jeunes qui ne se défendent pas soient arrêtés, mis en garde à vue sans raison valable. Jamais gardés à vue ne s’étaient montrés aussi polis et courtois, voila encore de quoi faussement convaincre l’État de l’efficacité de sa stratégie d’intimidation.

Cependant cette stratégie s’avère vite vaine puisque la mobilisation ne faiblit pas. Au contraire elle s’amplifie.

Face à cette chouannerie, le gouvernement fait le choix de la terreur.

Une volonté assumée par la représentation socialiste puisqu’un assistant parlementaire soutenu par son député regrettera que l’on n’ait pas fait donner le canon contre les manifestants osant un parallèle avec la répression des royalistes.

Une justice d’exception

Et pour démontrer que le gouvernement assume la répression, il opérera plus de 1000 arrestations et 500 gardes à vue. Certaines découlent sur des comparutions immédiates, on trouvera ainsi des juges pour oser placer immédiatement en prison Nicolas Bernard-Buss, 23 ans, qui avait eu le tort de participer à la fondation du mouvement des Veilleurs et de manifester contre la loi Taubira.

Ainsi il sera dit dont acte, que la justice en France considère que manifester pour la défense de la famille que ce soit lors de la manif pour tous, ou lors d’une distribution de tracts CEDIF relève d’actes commis par des gens peu fréquentables ! Défendre sa famille et contester ce rôle à l’Etat revient à être déclaré « ennemi d’État » et être passible de matraquages, gazages, insultes et même de prison.

Par contre, on peut frapper, casser, menacer lors de grèves, asséner des coups de marteau sur la tête d’un policier, passer à tabac sa femme et sa fille, rançonner et terroriser en bande les passages d’un train, agresser sexuellement une fillette de 11 ans, violer sa voisine à plusieurs reprise et ne pas être incarcéré !

Prisonnier politique
nicolas

Nicolas arrêté et emprisonné par l’Etat français

Alors qu’un pauvre type nommé Guillon Stéphane, rajoute l’obscène provocation d’espérer que Nicolas sera violenté, l’exaspération est à son comble.

Quelques politiques ont désormais le mérite de ne plus jouer l’hypocrisie de la défense d’une pseudo indépendance de la justice après le tragi-comique épisode impuni du mur des cons.

Il fallait que ce soit dit le gouvernement français a eu son prisonnier politique. C’est bien ce qu’avance sans détour Hervé Mariton, député de la Drôme. Il est suivi dans cette déclaration par Jacques Bompard, député du Vaucluse, qui parle « d’un jugement politique, digne d’un régime policier et arbitraire ». Marion Maréchal, aussi députée du Vaucluse évoque une « décision politique » et s’interroge très pertinemment pour savoir si Nicolas n’aurait pas été « jugé par l’un des juges du Syndicat de la magistrature ».

Mieux encore un haut magistrat en appelle à ses collègues suite à la condamnation du Veilleur et parle d’infractions qui n’existent nulle part ailleurs que dans l’esprit des dictateurs.  Saluons son courage et espérons qu’il sera suivi.

Le monde nous regarde

L’exaspération, la révolte gagne l’Europe.

D’ores et déjà l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté ce 27 juin 2013 la résolution 1947, laquelle est intitulée « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias et la liberté d’expression ». Comme son nom l’indique, cette résolution dénonce la répression et plus particulièrement les « recours aux gaz lacrymogène à l’encontre de manifestants pacifiques » tout en relevant que « quatre personnes ont été blessées et plusieurs centaines ont été arrêtées ».

Parmi les recommandations issues de cette résolution on trouve notamment une invitation à renforcer les programmes de formation aux droits de l’homme à destination des juges et des procureurs, en partenariat avec le Conseil de l’Europe.

Dans le déni, la provocation et le ridicule, Najat Vallaud-Belkacem a répondu pour la France, qu’il ne fallait pas donner plus d’importance à cette résolution quelle n’en mérite !

 Mais c’est le monde même qui regarde les défenseurs de la famille se lever en France puisque le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est saisi d’une plainte contre la France pour la répression violente des manifestants pro-famille.

Les journalistes étrangers contrairement à beaucoup de leurs homologues soutiennent les familles et annoncent des vérités qu’il devient difficile de lire ou d’entendre en France.  Le site Américain C-FAM fait d’ailleurs connaître des témoignages de brutalité policière très précis dont une version française est mise en ligne.

N’ayez pas peur !

Face à la répression, à une autre époque, Jean-Paul II avait permis la fin de l’horreur communisme en appelant le peuple à ne pas abdiquer ses prérogatives individuelles  quoiqu’il en coûte : il leur avait dit « N’ayez pas peur ! ».

Seul les dissidents ne pouvaient rien, mais si tous se levaient sans peur alors ils devaient gagner et ils gagnèrent.

Ce message retrouve aujourd’hui toute son actualité pour les défenseurs de l’enfance, de la famille, pour les parents insultés dans leur parentalité, pour les enfants séparés injustement.

N’AYEZ PAS PEUR LE MONDE VOUS REGARDE.

Ce message va bien sûr à Nicolas et à ses proches, mais aussi au petit Fabien séparé de sa maman et de son papa de cœur, à Habiba pour Léa et Ruben ses neveux et nièces, à Evelyne et ses enfants qu’elle doit retrouver, à Christine qui ne peut voir sa fille, à Bruno handicapé de son fils, au petit Rochard qui pleure de désespoir, à la petite Marina qui nous regarde du ciel, à Karine qui a tant souffert, à Sylvie et ses trésors, aux centaines de parents qui nous ont contacté, aux millions de Français qui pourraient perdre leur famille demain, aux enfants livrés à leurs bourreaux.

N’ayez pas peur et battez vous pour votre famille.

Ce message d’espoir implique le droit à leur reconnaissance en tant que victimes d’une politique inhumaine, d’une conception anti-familiale au nom d’un plan monstrueux de contrôle et de transformation sociale.

Ce ne sont pour l’instant que les moyens utilisés pour ce plan que nous pouvons espérer voir condamner mais le signal positif qu’apporterait une condamnation internationale de la France est tellement attendu.