Articles Tagués ‘CEDIF’

tampon CEDIFLe développement du CEDIF implique la création et l’essor de structures locales dont l’objet est de regrouper des bénévoles, des parents, des familles par départements.

Comme vous le savez notre objet est la défense de l’institution familiale et de l’enfance, ce qui nous a amené à dénoncer de trop nombreuses mesures mises en place par la mal-nommée « Aide Sociale à l’Enfance ».

Les associations locales du CEDIF pourront agir sur le terrain en fonction des réalités particulières de chaque département.

C’est en effet département par département que nous pourrons mettre en évidence de mêmes maltraitances institutionnelles réalisées par de mêmes structures et de mêmes travailleurs sociaux. Voila pourquoi l’organisation de nos forces ne peut se concevoir que localement.

Nous pouvons ainsi attirer l’attention sur des situations faites aux familles dans un but de dénonciation et de propositions afin de faire avancer la cause de l’enfance et la préservation des liens familiaux. Au-delà il s’agit aussi de moraliser la profession de travailleurs sociaux en exigeant que toute atteinte aux droits des familles soient sanctionnées.

Nous lançons particulièrement cet appel pour les départements 11, 66 et 18.

Vous pouvez nous contacter à : pregentil@yahoo.fr

Ce témoignage livré par des grands-parents démontre que lorsqu’une famille tombe, à tort ou à raison, dans les griffes de l’ASE, il lui est très difficile de s’en tirer. Même si la famille parvient à sortir de sa situation de précarité initiale.

Pour les services de l’ASE, pas de doute, un bon placement est un placement qui dure.

CEDIF : Bonjour Monsieur et Madame Taquet, vous avez souhaité vous faire entendre face à la situation de vos petits-enfants placés, comment tout cela est-il arrivé ?

M-Mme T : Tout est parti d’une situation de précarité dans laquelle vivait notre fils.

Il s’est installé en Haute Savoie avec sa compagne en 2006, ils ont rapidement connu des difficultés financières et se sont rapprochés géographiquement de nous. Nous ne connaissions pas alors l’ampleur de leur difficultés et nous avons essayé de les aider par nos conseils et financièrement autant qu’il était possible.

Malheureusement ce n’était pas suffisant, nous avons alors demandé de l’aide à une assistante sociale afin qu’ils puissent obtenir un appartement plus spacieux, qu’ils soient épaulés pour gérer leur intérieur, leurs comptes.

doigt dans l'engrenageCEDIF : Aïe, le doigt dans l’engrenage ….

M-Mme T : Oui, d’autant que la situation ne s’est pas arrangée. Après la naissance de notre petite-fille, la maman a subi une dépression post-natale. C’est vrai qu’à ce moment là le logement était sale, mal rangé surtout avec la venue d’un chiot qui a grandi très vite.

Notre fils et notre belle-fille avaient encore besoin de mûrir pour faire face à leurs nouvelles obligations parentales. Un deuxième enfant est arrivé en août 2009.

CEDIF : C’est à ce moment qu’un signalement a été émis ?

M-Mme T : Disons que l’état sanitaire du logement posait problème et notre petite-fille était souvent malade, le CHU de Grenoble prit l’initiative d’un signalement. La PMI demanda qu’un suivi puisse être réalisé dans leur centre plutôt qu’à domicile.

Puis la descente aux enfers commença. En fin 2009 une assistance éducative provisoire est mise en place, seulement quelques jours par semaine. Puis le provisoire dure et au début 2010, les droits de visite des parents se limitent à un week-end sur deux. Alors que notre belle-fille connaît sa troisième grossesse, il est décidé de placer les enfants à temps plein dans une famille d’accueil. Certes, les parents conservaient l’autorité parentale mais sans pouvoir l’exercer.

CEDIF : Les parents prennent-ils alors conscience de leur situation, les problèmes de tenue du ménage évoluent-ils ?

M-Mme T : Oui, ils arrivent à mieux se gérer et espèrent pouvoir au moins garder auprès d’eux notre petit-fils qui vient de naître en décembre 2010. Mais un impayé d’EDF va avoir des conséquences désastreuses, l’enfant leur est enlevé en octobre 2011 alors qu’aucun autre problème notable n’existait.

CEDIF : Les enfants se retrouvent donc tous dans la même famille d’accueil ?

M-Mme T : Non, en 2012 notre petite fille aînée est séparé de son frère pour un placement en famille relais. Nos trois petits-enfants se retrouvent dans trois familles d’accueil différentes.

CEDIF : Depuis 2009 pour les services sociaux la situation des parents est donc sans évolution ?

M-Mme T : Exactement, les rapports de l’ASE sont systématiquement à charge et donc tous les ans les placements sont renouvelés. C’est bien l’ASE qui a tous pouvoirs décisionnaires sur notre famille puisque la justice, dans notre cas,  va aller dans le sens de leurs préconisations.

Pourtant notre fils et sa compagne se sont mariés en juillet 2013, notre belle-fille a trouvé un emploi. Ils décident de déménager pour être mieux installés et là l’ASE de l’Isère leur reproche de s’être trop impliqués dans leur mariage, dans une nouvelle vie qui les fait progresser. Il est même dit qu’en annonçant aux enfants qu’ils déménageaient, notre fils et belle-fille leur avait causé une grave perturbation.

La punition tombe, l’ASE modifie les droits de visite, puis les suspend, la juge des enfants suit puisqu’en décembre 2013 les droits de visite sont restreints.

Ce qui est extraordinaire c’est qu’auparavant, l’ASE38 reprochait aux parents de ne pas appliquer leurs directives, de ne pas faire assez d’efforts pour entretenir leur intérieur et trouver un emploi stable. Maintenant que les parents travaillent et se sont responsabilisés,  ils leur reprochent d’évoluer vers de nouveaux horizons pour le bien être de toute leur petite famille.

CEDIF : C’est classique, l’objectif des travailleurs sociaux est de maintenir et développer les mesures pour ne pas perdre de postes ou de budget, ils ont des rapports tout prêts pour justifier leurs interventions.

Mais si il y a eu initialement défaillance des parents, il aurait été possible de vous désigner tiers de confiance, avez-vous aussi été exclus de la vie de vos petits-enfants ?

M-Mme T : Notre fille, la tante des enfants, avait demandé en 2012 le statut de tiers de confiance pour nos trois petits-enfants. Cela a déclenché une mesure d’investigation des services sociaux et, bizarrement, notre fille en perdra tout droit de visite sur l’année 2013 !

C’est donc bien toute la famille qui est mise de côté. Nos droits de visite ont été suspendus en 2014 pour nos deux petits-fils. L’ASE n’a pas digéré les efforts d’insertion de notre fils et de notre belle-fille, efforts couronnés de succès. Elle n’a pas supporté non plus la demande de notre fille dans l’intérêt des enfants.

CEDIF : C’est atterrant, on cherche donc à priver vos petits-enfants de leurs liens familiaux.

M-Mme T : Oui, tout notre travail de construction du lien affectif et de repères familiaux auprès de nos trois petits-enfants s’est retrouvé réduit à peau de chagrin. Tout cela sur la foi de rapports arrangés et mensongers des familles d’accueil et de l’ASE qui ne pensent qu’à leur tranquillité, à leur organisation, et à leurs quotas budgétaires, notre RDV du 20 février 2014 avec l’ASE38 n’a abouti à rien de concret pour nous.

Ils nous ont donc pris à nouveau en otage pour nous soumettre à leurs décisions.

CEDIF : Aujourd’hui où en êtes vous ?

M-Mme T : L’ASE demeure dans les faits seule à décider et peut annuler des visites de sa seule volonté : les parents ne peuvent voir leurs trois enfants qu’une heure tous les quinze jours. En tant que grands-parents nous avons subi la suspension des appels téléphoniques à nos petits-enfants.

Nous sommes ignorés, méprisés, notre petite-fille demande à venir passer des séjours en famille, mais ils ne l’écoutent pas !

Nous sommes passés par des états de solitude, de remises en questions, de culpabilité, de discriminations, d’incompréhensions … transformées en REVOLTÉS. Malgré la rencontre avec Mme Perillié et Monsieur Tixier, du Conseil Général de l’Isère, malgré le courrier sans suite adressé à Monsieur Vallini, malgré la réponse très vague et sans engagement de Monsieur Cottalorda, nouveau Président du Conseil Général de l’Isère, malgré l’annulation du RDV avec Monsieur Barbier, Député de l’Isère,

… nous continuons notre combat.

 CEDIF : Vous le continuez aussi au sein du CEDIF, merci d’avoir alerté nos lecteurs dont beaucoup reconnaîtront ce qu’ils vivent dans votre combat contre une administration déshumanisante.

L’ année 2014 a commencé par une bonne nouvelle pour les parents en Arizona, Jan Brewer, la   gouverneur républicaine (droite américaine) a annoncé une réforme fondamentale : la dissolution pure et simple du Child Protection Service, l’équivalent américain de notre « aide sociale à l’enfance ».

Les sévices sociaux ne doivent pas rester hors contrôle.

Les sévices sociaux ne doivent pas rester hors contrôle.

Plus qu’une réforme, une révolution, puisque le nettoyage des lois relatives à la protection de l’enfance devait passer d’abord par la suppression de cette administration porteuse de nombreux scandales.

6 000 « dysfonctionnements »

Jan Brewer a ainsi rendu public plus de 6 000 cas d’abus sur enfants perpétrés par des géniteurs ou des membres de la protection de l’enfance sous forme de mauvais traitements ou de placements non justifiés. Des cas qui n’ont jamais fait l’objet d’enquêtes.

Comme en France, les services sociaux ont pêché aussi bien par refus d’intervention que par placements abusifs.

6 000 cas, le chiffre tourne la tête et la procédure mise en place par la gouverneur est bien celle qui convient : aucune réforme n’est possible tant que ceux qui ont fait des dysfonctionnements un mode normal de fonctionnement de leur administration ne sont pas d’abord tous foutus à la porte.

« On en a assez des signalements sans suite, de l’absence de transparence, de la culture de l’excuse », a lancé la gouverneur. Elle a donc nommé une personne de confiance chargée de gérer son nouveau service de protection des mineurs.

Madame la gouverneur s’en occupe personnellement

Oui la nouvelle protection de l’enfance c’est son service car il répondra personnellement de tout ce qui sera fait devant elle.

Elle écarte ainsi la compétence du bureau de la sécurité qui avait pour fonction de surveiller la protection de l’enfance.

C’est un peu comme si elle décidait que tous les trucs du type ONED, Défenseur des droits, IGAS perdaient tout droit de regard sur la protection de l’enfance pour ne pas avoir su y dénoncer les scandales.

En agissant ainsi, Jan Brewer lance implicitement ce message : vous avez à vous plaindre de la protection de l’enfance, ne perdez pas votre temps à écrire à ceux qui vous disent que tout va bien, adressez vous à moi et on fera le ménage ensemble.

See on Scoop.itCEDIF

Le CEDIF s’affiche sur Scoop.it, on peut aussi s’y abonner pour une sélection de nos articles.

D'abord procéder par anésthésie

D’abord procéder par anésthésie

Dans le fonctionnement des services sociaux, il existe une méthode ô combien destructrice pour l’enfant : la mesure d’urgence. Totalement insupportable pour les parents et souvent irréversible dans…

See on comitecedif.wordpress.com

Mais il est aussi possible de se mobiliser contre l’enfansectomie en signant la pétition.

L'emprise : une prison mentale

L’emprise : une prison mentale

Ceux qui dénoncent les pratiques d’emprises sont réduits à l’impuissance face à une lecture des lois qui ne leur donne aucune arme, surtout lorsque le doute devient une perte de temps et une complication dans l’art de juger.  

Parmi les points évoqués lors du Colloque de Bordeaux dans l’organe du Centre Contre les Manipulations Mentales figure justement cette interrogation quant aux façons de faire reconnaître un phénomène d’emprise et d’y réagir alors que la pratique juridique est mal adaptée à l’incrimination sectaire. D’autant que la notion de dérive sectaire peut être instrumentalisée de façon liberticide par les sectes elle-mêmes ou par des groupes d’intérêt partisans, nous en reparlerons car ce débat est fondamental. 

Ainsi si l’affaire des reclus de Montflanquin a fait bouger les repères, la mise en cause du manipulateur ne tient qu’à des évènements fortuits. En effet, sans le réveil des victimes consentantes, des années après leur mise sous emprise, la justice n’aurait jamais bougé pour leur rendre leur dignité. Maître Daniel Picotin le dit tout net, dans cette affaire « la Justice est pratiquement restée aveugle pendant 8 ans … » jusqu’à l’arrestation de Tilly à Zürich. Pendant 8 ans de plaintes, de saisines de juridiction, rien n’y a fait !!! Non rien parce que la seule façon d’attaquer pour mise sous sujétion mentale est d’invoquer l’abus de faiblesse et d’ignorance, or : 

« la difficulté, est que c’est à la victime elle-même de porter plainte, alors que, dans ce type de cas, « l’adepte sous influence » accepte apparemment le sort peu enviable qui lui est fait. C’est justement l’objet même de la manipulation mentale ! » 

Si cette tragédie a finalement connu un déroulement heureux, une cas d’emprise pour lequel le CEDIF est  actuellement en compétence s’est heurtée, pour le moins, à l’indifférence judiciaire. Le Colloque de Bordeaux, tenu sous le patronage d’Alain Juppé, a d’ailleurs fait référence à cette affaire. Elle illustre un blocage institutionnel et judiciaire face à des dérives sectaires évidentes résultant en une mise sous sujétion de mineurs. Ainsi Jean Dubois pour le CCMM met cette affaire en évidence :  

« Illustrons les enjeux par un exemple de terrain significatif : Dans un dossier très complexe, le CCMM a relevé les éléments suivants, sur le site d’une organisation : la thérapie de la réincarnation, la psychologie astrologique, la kinésiologie intégrative avec fleurs de Bach et pierres précieuses, la PNL et l’hypnose, Fleurs de Bach-thérapie, la psychosynthèse, la médiumnité, le reiki, le channeling. Que faudrait-il ajouter à cette liste pour s’interroger ? » 

La question est bien posée et pourtant nul ne s’interroge et la plainte déposée par la mère pour abus de faiblesse sur sa fille est ….  classée, ce qui ne permet aucune intervention de la cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires (CAIMADES) intégrée à la police judiciaire.

Dans le même temps les sé®rvices de l’aide sociale à l’enfance appuient les prétentions d’un père lui-même sous emprise d’une thérapeute, formatrice dans l’organisation susmentionnée d’une méthode d’emprise redoutable dite « dialogue par les couleurs ».

Ladite thérapeute devenue interlocutrice des services de l’ASE possède une formation ainsi présentée :  

La "psychothérapeute" sectaire s'exprime à sa façon.

La "psychothérapeute" sectaire s’exprime à sa façon.

« Sur le portail d’une psychothérapeute avant qu’il ne soit ôté du site : Chamanisme, astro-psychologie, hypnose ericksonienne.“ 

Le professionnel de la lutte anti-secte cite ensuite les propos du fils de la plaignante établissant son état d’emprise tel qu’il a été signalé à la justice  :

 « Voici les propos d’un adolescent :« Alors qu’il était en train de boire un verre d’eau, il lui a dit qu’il pourrait se souvenir du verre d’eau qu’il avait bu la veille et le jour d’avant et le jour d’avant […], et qu’ainsi il pourrait remonter jusqu’à sa petite enfance et se souvenir de tout ».  Ces propos sont extraits d’un témoignage dont on ne peut garantir la neutralité ; mais peuvent-ils avoir été totalement inventés par le témoin ? Ne peut-on envisager que les propos de cet adolescent aient été suggérés dans un contexte qu’illustrent les informations recueillies par le CCMM ?

À propos de contexte, pourquoi cet exemple se veut-il démonstratif ?

Concernant les acteurs de la protection de l’enfance, le rapport 2009 de la MIVILUDES

explicite comment « l’efficacité de leur action suppose réflexion et compréhension du contexte sectaire dans lequel elle s’inscrit » car « sans cette appréhension du phénomène en amont, les dispositions prévues par la loi pourraient se voir peu ou mal appliquées »[…].

Des regrets : l’analyse du CCMM n’a été reçue ni avant l’appel évoqué – donc pas de prévention possible – ni après, car la justice était passée ! Elle n’a pu être ni validée, ni invalidée par quelque structure que ce soit. » 

Ce constat est terrible, les manipulateurs de l’enfance ont toujours une longueur d’avance et les magistrats ne s’encombrent pas d’explications et d’analyses qu’ils ne comprennent pas. Démonter une manipulation suppose de questionner la parole du manipulateur et la santé psychique du manipulé, voila qui complique considérablement un dossier et quant bien même l’état de sujétion mentale serait prouvée ultérieurement, qui osera se déjuger ? 

Il ne faut pas pour autant se décourager puisque l’heureux miracle des Reclus de Montflanquin prouve que tôt ou tard les salauds commettent une grosse erreur et que leurs victimes peuvent leur échapper. Mais pour obtenir un tel résultat c’est une guérilla sans faille qu’il faut mener et des affaires qu’il faut médiatiser.

L’école est censée être un lieu de protection de l’enfant. Mais elle peut aussi être une place de souffrance dans l’indifférence d’une communauté scolaire.
Nous avons ainsi pu parler de ces enfants qui se suicident ou qui sont tués suite à des confrontations avec d’autres enfants ou adolescents. Nous pensons bien sûr à Pauline (http://comitecedif.wordpress.com/2012/03/13/suicide-a-12-ans/), à Noélanie (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/04/pour-noelanie/). L’école cela peut aussi être le lieu de règlements de comptes et de dénonciations calomnieuses à l’initiative d’assistantes sociales ou d’infirmière scolaires.
Cela peut être encore le lien de fichage des familles à travers des enquêtes mises en place par des PMI, nous pensons là aux façons de faire du Conseil général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/).

N’en jetez plus me direz vous, regardez plutôt cette immense conquête de la République, cette avancée sociale d’une éducation gratuite et obligatoire pour tous.

Bien sûr, seulement voila, la soupe politiquement correcte de la citoyenneté et des obligations qui libèrent à la Jean-Jacques Rousseau on fait pas trop par chez nous. On va même alourdir un peu la barque en s’interrogeant sur les œillères des services sociaux scolaires.

Comment d’un côté peuvent-ils dénoncer des maltraitances imaginaires et de l’autre côté taire les situations de souffrance des enfants.

D’autres parents se posent cette même question et en conséquence envisagent de déposer plainte contre William Marois, le recteur de Créteil sous le chef de non assistance à personne en danger. De son côté le recteur parle d’absence de dysfonctionnement de ses services.

Vraiment ?

Eh oui dans la liste des conquêtes de l’école de la République ne figure pas l’éradication de la pédocriminalité. Pire, la protection de l’enfance, comme l’éducation nationale attire les tripoteurs, attoucheurs, violeurs d’enfants.
Évidemment le poste est exposé à de telles accusations, quelquefois elles ne sont que calomnies et conduisent à des drames, mais dans d’autres circonstances le pédocriminel dissimule difficilement ses sales habitudes.

L’un d’entre eux, âgé de 48 ans, est présumé avoir sévi en moyenne section à l’école maternelle Chateaubriand de Créteil jusqu’à ce qu’il avoue des attouchements sur trois petites filles de 4 à 5 ans. Arrêté le 19 mars 2012, puis placé sous contrôle judiciaire, il sera bien heureusement suspendu de ses fonctions en attendant la fin de l’instruction.
Pour en arriver là il faudra cependant, et comme toujours dans de telles situations, que les parents se battent et alertent les media en accusant haut et fort. Une association en sortira : « Touchez pas à nos gamins » et le célèbre rappeur Alibi Montana soutiendra le mouvement.

Pas moyen de faire autrement d’ailleurs, car informés des attitudes suspectes de l’enseignant par une des petites filles, les parents se heurteront aux fins de non-recevoir de la psychologue scolaire, de l’inspecteur d’académie et du rectorat. Les autorités scolaires pratiquent la politique de l’autruche tant que l’affaire n’est pas mise sur la place publique, ce que les parents qualifient à raison de silence coupable. Une attitude sonne comme un déni, un mépris inacceptable, une complicité, alors que les institutions contraignent les parents à continuer de scolariser leurs enfants dans une classe de pédocriminel présumé.
Il faut donc gueuler et dénoncer dans ce pays, bravo donc à Dominique, ce père qui a su créer une association qui ne désarmera pas face à l’omerta institutionnelle.

Pour contacter l’association : http://touchezpasnosgamins.wordpress.com

Rencontre avec Michèle Tabarot , députée des Alpes Maritimes lors de ses vœux 2012 à la salle de la Palestre au Cannet (06), auxquels étaient conviés des centaines de personnes.
Avec Eric du CEDIF, nous avons participé à cette rencontre afin de faire entendre le cri des familles.

En suite de l’allocution de la députée des Alpes Maritimes, nous avons pu la rencontrer personnellement et aborder avec elle la proposition de loi relative à « l’adoption des enfants placés par la protection de l’enfance ». Madame Michèle Tabarot nous a affirmé que sa proposition ne concernait pas les enfants qui avaient encore leurs parents. Pourtant, lors d’une de ses interventions en video, il était fait référence à une déclaration de délaissement qui peut être réalisée par les services  de la protection de l’enfance. Cette prérogative laissée aux services de l’ASE serait catastrophique dans la perspective d’une possibilité d’adoption d’enfants leur étant confiés, voir les conséquences au Royaume-Uni : http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/

Notre discutions avec la députée a été de courte durée, elle nous a renvoyé à un de ses collaborateurs pour évoquer plus avant sa proposition de loi. Celui-ci s’est montré tout à fait persuadé du rôle décideur de la justice en matière de placement des enfants, ignorant qu’en réalité les magistrats fondent leurs décisions sur le rapport de l’ASE, laquelle joue de facto un rôle tout à fait déterminant dans la destinée judiciaire des enfants. En effet la justice n’a pas le temps de vérifier les propos potentiellement affabulateurs de l’ASE.

Nous leur avons donc remis notre rapport sur la réalité de la protection de l’enfance et les avons alertés une fois de plus sur le manque de garde fous face aux décisions rendues par la protection de l’enfance. Nous avons insisté sur le fait que cette loi, insuffisamment encadrée ouvrait une boîte de pandore dont le résultat serait d’ajouter un traumatisme supplémentaire aux familles, lesquelles se trouveraient privées de leurs droits parentaux et les enfants de leurs parents, sans que le caractère nocif de tels parents ne soit réellement établi.

Nous restons vigilant sur cette question.

Daniel Muller, SOS Parents Abusés

Rencontre avec la députée Michèle Tabarot