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La famille, institution à abattre

gingerbreadLe manifeste du CEDIF (http://comitecedif.wordpress.com/qui-sommes-nous/) est introduit de la façon suivante :

 « Les régimes totalitaires ne s’y sont pas trompés. Pour que l’individu abdique sa souveraineté et sa liberté il doit être nu sous le regard de l’État, aucune institution ne saurait s’interposer entre lui et l’État puisque celui-ci se veut seul garant de la protection et seul capable de sanctionner. La famille, les parents, doivent donc abandonner leur mission et être niés en tant que première des institutions. Coupés de leurs liens naturels, par le biais de différents organismes sociaux, les enfants deviennent le produit du totalitarisme, des êtres soumis et dociles à l’autorité de fonctionnaires, sans trop d’âme ni de sentiments. »

Il met ensuite en cause des idéologies anti-familiales développées par des travailleurs sociaux sous prétexte de leur mission auprès des familles.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Ce manifeste a été écrit il y a deux ans et nous étions alors la seule association de défense de la famille à mettre en cause les desseins de l’État à travers la louable intention de protéger les mineurs. Nous savons tous que l’enfer est pavé de bons sentiments et, est-il utile de le préciser, ces bons sentiments ne servent qu’à cacher les véritables intentions.

Deux ans après les prérogatives parentales et les libertés individuelles, les unes n’allant pas sans les autres, se sont dégradées.

Nos enfants aujourd’hui plus qu’hier font figure de cerveaux à conditionner, voire endoctriner pour leur faire renier la première des institutions : leur famille.

Théorie du genre et éducation à la sexualité

Ces attaques ont été menées par l’imposition de la théorie du gender à l’école, une doctrine qui vise à brouiller l’identité des enfants concernant leur appartenance sexuelle. Le sexe est d’ailleurs un sujet de préoccupation de plus en plus important pour les conditionneurs d’enfance puisqu’il est question de les « éduquer » dès leur plus jeune âge aux différentes pratiques possibles et imaginables à travers des manifestations allant du « zizi sexuel » à la « sexothèque » ou au « baiser de la lune » (http://comitecedif.wordpress.com/2012/04/10/le-baiser-de-la-lune/).

Elles se poursuivent par la faculté de décider de l’abandon d’enfant et par la loi dite du "mariage pour tous", mais ces deux sujets sont tellement complémentaires et porteurs d’enseignements, que nous les abordons ici (http://comitecedif.wordpress.com/2013/06/05/les-enjeux-de-la-manif-pour-tous/).

Que nous nous fassions cependant bien comprendre : le CEDIF n’est pas une association de prudes, de pères et mères la vertu ou d’homophobes. La question n’est absolument pas là et chacun peut, à l’âge adulte se déterminer comme il le souhaite. Non, le CEDIF défend l’individu et selon le principe de subsidiarité l’institution qui en résulte, à savoir la famille.

À ce titre, l’État n’a pas à propager dans le cerveau des enfants des conceptions et idéologies que les hommes de l’État entendent encourager de façon fort peu innocente.

Ainsi les pratiques qui tendent à ériger un mur d’incompréhension entre les enfants et des parents présentés le plus souvent comme « réacs » sont des pratiques qui relèvent du totalitarisme celui là même que nous dénoncions dans notre manifeste. Ce totalitarisme qui rend les enfants étrangers à leur propre famille pour les livrer pieds et poings liés à ceux qui feront leur malheur en se nimbant de bons sentiments et de progressisme.

Cette recette est vieille comme le monde et pourtant, elle semble avoir échappé à nos contemporains, visionnez donc cette séquence de Pinocchio, elle est éloquente :

Le droit d’éduquer ses enfants en question

Nous avons été contactés par la famille Deveaux objet d’un acharnement des services de l’éducation nationale et des sé®vices sociaux afin de faire un exemple concernant une pratique tout à fait légale appelée Homeschooling. Légale certes mais dans des conditions tellement restrictives qu’elle est presque de facto interdite.

Eh oui dans notre cher État Providence, toutes les libertés individuelles sont censées être respectées, mais avec un MAIS qui ne permet la tranquillité d’esprit qu’aux adeptes d’une nouvelle servitude volontaire.

Au fait en quoi consiste le « homeschooling », tout simplement en une sorte d’école à domicile puisque l’instruction est obligatoire en France de 6 à 16 ans révolus. Précisons que si l’instruction est obligatoire, elle n’implique pas obligatoirement la scolarisation. Quand on connait les conditions d’études dans certains établissements scolaires tels que nous les avons déjà dénoncées dans cette rubrique, on peut comprendre le choix du homeschooling.

Au nom de la protection de l’enfant …

Pour autant, au nom de la protection des enfants cette pratique doit être encadrée. En effet, elle peut souvent être le terreau d’organisations de type sectaire. Nous sommes suffisamment alertés par cette problématique au CEDIF pour insister sur ce point.  À ce sujet la MIVILUDES a édité un guide de la protection des mineurs dans lequel elle met en garde contre les risques de dérives sectaires dans le cadre de l’instruction envisageant tous les cas de figure, y compris évidemment celui d’un endoctrinement dans le milieu scolaire.

Dans l’affaire Deveaux, rien à priori ne peut être rattaché à une dérive sectaire. Rien, mais il est tout de même peu douteux que la façon dont cette famille est traitée, parte justement d’une telle incrimination. De plus en plus souvent la présomption de dérive sectaire devient irréfragable, cela signifie que même la preuve contraire n’intéresse pas les se(r)vices sociaux et éducatifs.

Ou au nom de la protection des postes ?

Les syndicats dénoncent haut et fort le homeschooling, leur souci n’est pas tant la dérive sectaire mais plutôt l’absence de créations de postes. D’ailleurs la FSU a rayé le terme instruction obligatoire pour parler de scolarité obligatoire, et exiger cette scolarisation jusqu’à l’âge de 18 ans. Quant à la FCPE, association de parents d’élèves très marquée politiquement (ou lobby d’enseignants on ne sait plus bien ? comme le disait Eric Brunet sur RMC), elle milite contre le moindre travail à la maison.

La lutte "des classes"

Les enjeux sont là clairement corporatistes et politiques puisque les parents désirant s’investir dans l’instruction de leurs enfants sont présentés comme d’odieux ennemis de l’égalité des chances sur fond de lutte des classes c’est le cas de le dire !

Il est donc particulièrement scandaleux qu’au nom de la nécessaire lutte contre le développement des sectes dans l’instruction, certains voient là une façon de faire un exemple face à la crainte de la remise en cause de leur très perfectible institution. Il serait intéressant dans l’affaire Deveaux de connaître les attaches syndicales de ceux qui dénoncent, et de mettre alors en évidence un éventuel conflit d’intérêt. Croyez-nous cela s’est déjà vu.

Mais revenons-en à la raison d’être de l’encadrement de l’instruction. Si celle-ci doit être encadrée contre des dérives, c’est aussi la scolarisation qui doit être passée au même crible. La MIVILUDES s’est déjà fait l’écho de pratiques en institution scolaire, que celle-ci  a voulu présenter comme des cas isolés liés à des éducateurs ou enseignants déviants.

Un cas isolé ne fait pas système, de même que le homeschooling exposé à des dérives ne fait pas système d’une dérive sectaire. Ce simple point devrait remettre en cause une défiance a priori vis-à-vis de l’instruction à la maison et a contrario lever la présomption de neutralité qui profite à l’éducation nationale.

Souhaitons donc qu’il en soit ainsi à la décharge de la famille Deveaux. Notre souhait sera d’ailleurs entendu par la Cour d’Appel de Lyon après 3 ans d’acharnement institutionnel sur cette famille.

Paille et poutre

Mais ne clôturons pas de suite ce débat fondamental en nous contentant de défendre les prérogatives parentales quand rien n’indique que celles-ci fassent l’objet d’abus.

Non allons plus loin car les accusateurs doivent aussi répondre de leurs accusations lorsqu’elles tiennent de la calomnie.

En outre, au nom du devoir de protection de l’enfance en danger, étonnons-nous des œillères des calomniateurs. C’est que les dérives au sein de l’école aussi évidentes soient-elles ne suscitent pas les mêmes réactions de ceux qui en ont connaissance.

Sur ce point et dans la thématique de la paille et de la poutre, nous incitons les familles persécutées à évoquer le dossier suivant sur lequel on attend  l’institution au tournant.

L’école est censée être un lieu de protection de l’enfant. Mais elle peut aussi être une place de souffrance dans l’indifférence d’une communauté scolaire.
Nous avons ainsi pu parler de ces enfants qui se suicident ou qui sont tués suite à des confrontations avec d’autres enfants ou adolescents. Nous pensons bien sûr à Pauline (http://comitecedif.wordpress.com/2012/03/13/suicide-a-12-ans/), à Noélanie (http://comitecedif.wordpress.com/2011/04/04/pour-noelanie/). L’école cela peut aussi être le lieu de règlements de comptes et de dénonciations calomnieuses à l’initiative d’assistantes sociales ou d’infirmière scolaires.
Cela peut être encore le lien de fichage des familles à travers des enquêtes mises en place par des PMI, nous pensons là aux façons de faire du Conseil général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/).

N’en jetez plus me direz vous, regardez plutôt cette immense conquête de la République, cette avancée sociale d’une éducation gratuite et obligatoire pour tous.

Bien sûr, seulement voila, la soupe politiquement correcte de la citoyenneté et des obligations qui libèrent à la Jean-Jacques Rousseau on fait pas trop par chez nous. On va même alourdir un peu la barque en s’interrogeant sur les œillères des services sociaux scolaires.

Comment d’un côté peuvent-ils dénoncer des maltraitances imaginaires et de l’autre côté taire les situations de souffrance des enfants.

D’autres parents se posent cette même question et en conséquence envisagent de déposer plainte contre William Marois, le recteur de Créteil sous le chef de non assistance à personne en danger. De son côté le recteur parle d’absence de dysfonctionnement de ses services.

Vraiment ?

Eh oui dans la liste des conquêtes de l’école de la République ne figure pas l’éradication de la pédocriminalité. Pire, la protection de l’enfance, comme l’éducation nationale attire les tripoteurs, attoucheurs, violeurs d’enfants.
Évidemment le poste est exposé à de telles accusations, quelquefois elles ne sont que calomnies et conduisent à des drames, mais dans d’autres circonstances le pédocriminel dissimule difficilement ses sales habitudes.

L’un d’entre eux, âgé de 48 ans, est présumé avoir sévi en moyenne section à l’école maternelle Chateaubriand de Créteil jusqu’à ce qu’il avoue des attouchements sur trois petites filles de 4 à 5 ans. Arrêté le 19 mars 2012, puis placé sous contrôle judiciaire, il sera bien heureusement suspendu de ses fonctions en attendant la fin de l’instruction.
Pour en arriver là il faudra cependant, et comme toujours dans de telles situations, que les parents se battent et alertent les media en accusant haut et fort. Une association en sortira : « Touchez pas à nos gamins » et le célèbre rappeur Alibi Montana soutiendra le mouvement.

Pas moyen de faire autrement d’ailleurs, car informés des attitudes suspectes de l’enseignant par une des petites filles, les parents se heurteront aux fins de non-recevoir de la psychologue scolaire, de l’inspecteur d’académie et du rectorat. Les autorités scolaires pratiquent la politique de l’autruche tant que l’affaire n’est pas mise sur la place publique, ce que les parents qualifient à raison de silence coupable. Une attitude sonne comme un déni, un mépris inacceptable, une complicité, alors que les institutions contraignent les parents à continuer de scolariser leurs enfants dans une classe de pédocriminel présumé.
Il faut donc gueuler et dénoncer dans ce pays, bravo donc à Dominique, ce père qui a su créer une association qui ne désarmera pas face à l’omerta institutionnelle.

Pour contacter l’association : http://touchezpasnosgamins.wordpress.com

Éducation à l’homosexualité en classe de primaire autour du court métrage de 26 minutes subventionné à hauteur de 150 000 euros et réalisé par Sébastien Watel avec un support pédagogique made in « Ligue de l’Enseignement » (http://explorer.le-baiser-de-la-lune.fr/wp-content/uploads/Explorer-le-baiser-de-la-lune-pr%C3%A9sentation.pdf) dont le synopsis est le suivant :

« Prisonnière d’un château de conte de fées, une chatte, la vieille Agathe, est persuadée que l’on ne peut s’aimer que comme les princes et les princesses. Mais cette vision étriquée de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles, selon les valeurs et la vision de la vieille Agathe.

Pourtant, en voyant ces couples heureux s’aimer librement, le regard de la chatte change et elle s’ouvre aux autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne, enfin, la possibilité d’une rencontre. »

On l’aura compris la chatte c’est un peu nous tous avec nos clichés de l’amour hétérosexuel, il paraît qu’il s’agit là d’une vision étriquée et nos enfants sont invités à élargir cette vision et envisager d’autres rencontres comme la vieille chatte Agathe.

Il n’est pas question pour nous de condamner une telle vision élargie, ce que chacun fait de ses amours le regarde, mais une telle conception doit-elle être développée auprès d’enfants de 7 à 11 ans surtout quand le réalisateur a conscience de ce que l’adulte qui projette le film est aussi un modèle pour l’enfant ?

Il faut croire que la réponse doit être oui pour la FSU (http://www.snuipp.fr/Sebastien-WATEL-Le-baiser-de-la) mais aussi pour la CFDT, lesquels présentent cette découverte de l’amour homosexuel à nos têtes brunes et blondes comme une sensibilisation à la lutte contre les discriminations.

Ainsi le guide 2011-2012 CFDT fep (Formation et Enseignement Privés) en sa page 5 titrée “Agir contre les discriminations sociales et sexistes” évoque sa participation au collectif éducation contre les LGBTphobies. LGBT, comprendre Lesbiens, Gays, Bisexuels et Transgenres.  Il invite ses jeunes adhérents à se mobiliser pour ce “magnifique support pédagogique pour des classes de CE1 à CM2 afin de développer une vision moins stéréotypée de l’amour (…)” qu’est le baiser de la lune : "

http://www.cfdt.fr/rewrite/article/32986/les-actualites/societe/le-baiser-de-lune–une-histoire-d-amour-comme-les-autres.htm

L’hétérosexualité est donc une simple vision stéréotypée de l’amour. À retenir.

Ce n’est pourtant pas avec de telles conceptions que l’on sert la cause des homosexuels, ce n’est pas non plus le rôle de l’école que d’éveiller les enfants à une sexualité quelle qu’elle soit.

Tellement pas son rôle d’ailleurs que les enseignants imposant ce spectacle quitte à choquer les parents devraient bien légitimement avoir des comptes à rendre quant à leur mission de suppléant dans l’éducation des enfants et ne pas s’abriter derrière leur "liberté pédagogique" encadrée par leurs syndicats.

Il faut rappeler, en effet, que les premiers éducateurs des enfants sont leurs parents.

Certains papas et mamans gênés, n’osent cependant pas se manifester. Ils ont peur d’avoir des ennuis avec l’administration, et peut-être avec les services sociaux si jamais on leur faisait ce ridicule procès d’homophobie. C’est qu’il y aurait là aussi matière à signalement, puisque certains se sont fait traiter de réactionnaires par les promoteurs du film, très ouverts on le voit !

Évidemment si quelque parent a pu rencontrer des problèmes en rappelant tout simplement qu’il n’entend pas que son fils ou sa fille assiste à la projection de ce film, qu’il n’hésite pas à s’adresser à nous.

Quant à nos lecteurs homosexuels qui n’ont pas envie d’être utilisés dans une entreprise de déresponsabilisation des parents, leur voix est la bienvenue en ce sens. La lutte contre l’homophobie vaut mieux que cela.

Xavier Collet

The defense against arbitrary suspicions is a pillar of a free society. But in center France a local authority calls up teachers to collect private informations on children and parents during medical examinations. Such files which are prohibited for constitutionnal grounds may be used by social services to separate families on subjective informations.   

Dans le cadre de visites médicales en maternelle le Conseil Général du Cher recueille auprès des enseignants de maternelle des informations subjectives sur les familles. Cette pratique prohibée au nom du respect de la vie privée doit être dénoncée car elle expose également les familles à des suspicions arbitraires de la part des services sociaux.

 LES DEUX QUESTIONNAIRES DE VISITE MÉDICALE

Toutes les écoles du pays prévoient le passage de personnels de la PMI (Protection Maternelle et Infantile), une structure liée aux conseils généraux et pratiquant des bilans de santé sur les enfants.

Ce bilan figure généralement sur le carnet de santé que les parents sont invités à produire.

Bien évidemment un tel examen peut aussi être pratiqué par le médecin référent de votre enfant ce que nous préconisons d’ailleurs puisque cette visite médicale n’a pas à se faire obligatoirement dans le cadre de la PMI.

La préparation de cette visite fait l’objet d’un questionnaire que les enseignants remettent aux parents et portant uniquement sur des questions médicales, les parents sont aussi informés de la possibilité qui leur est faite d’assister à la visite médicale de leur enfant.

Jusque là tout va bien.

Mais, dans le département du Cher, cette visite prend un tour tout à fait particulier puisqu’au questionnaire adressé aux les parents s’en ajoute un autre au sujet duquel les parents ne sont pas informés et que les enseignants sont appelés à remplir et à remettre au personnel de PMI.

 Ce questionnaire dont les parents n’ont pas connaissance sera ensuite confié aux bons soins du Conseil Général du Cher, ceci que les enfants participent ou non à la visite médicale ! Nul n’y échappe donc !

CE QUESTIONNAIRE OCCULTE LE VOICI :

UN QUESTIONNAIRE QUI SE PRÊTE À DES DÉRAPAGES

Si certains instituteurs et institutrices ont évidemment des réticences à remplir ce questionnaire, le remplissent incomplètement voire refusent de le faire, on peut craindre que d’autres s’attellent maladroitement à cette tâche, lâchant quelques considérations personnelles critiquables voire malveillantes.

De telles informations peuvent alors porter préjudice à la famille.

DES DONNÉES PERSONNELLES NON PROTÉGÉES

 En effet, il faut bien remarquer que ce questionnaire est nominatif et donc qu’il permet d’identifier l’enfant et ses parents, par nom et adresse, et de recueillir des informations précises les concernant. Le fait qu’ils n’en soient pas informé rend impossible pour les parents l’accès à ces informations les concernant, a fortiori ils ne peuvent en demander la rectification des données ou leur suppression.

Or selon la Loi Informatique et Liberté :  « Toute personne qui met en œuvre un fichier ou un traitement contenant des données personnelles doit informer les personnes fichées de : l’identité du responsable du traitement ; l’objectif de la collecte d’informations ; le caractère obligatoire ou facultatif des réponses ; les conséquences de l’absence de réponse ; les destinataires des informations ; les droits reconnus à la personne. ».
De plus, garante du respect de cette loi, la « Commission Nationale Informatique et Libertés » (CNIL),  administration essentielle pour la lutte contre le fichage, pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles, impose que lui soit déclaré tout fichier nominatif sauf dispenses particulières.

Or ainsi que vous avez pu le constater aucun de ces éléments informant des droits de la personne et rendus obligatoires  de par la loi ne figurent dans ce questionnaire.

LE CONSEIL GÉNÉRAL DU CHER TENTE DE SE JUSTIFIER

 Interrogée par écrit au sujet de ce questionnaire, puis relancée par un appel téléphonique, Madame Petit-Girard, directrice générale adjointe du service « Solidarité et Cohésion Sociale » au Conseil Général du Cher, refusera de reconnaître le caractère illégal du questionnaire. Son courrier est d’ailleurs riche d’enseignement.

Il  y apparaît en effet que les services du Conseil Général du Cher ont une connaissance très approximative de la loi « Informatiques et Libertés » dont l’article 2 précise :  « La présente loi s’applique aux traitements automatisés de données à caractère personnel, ainsi qu’aux traitements non automatisés de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans des fichiers, à l’exception des traitements mis en oeuvre pour l’exercice d’activités exclusivement personnelles … ».

Ainsi, la déclaration de Madame Petit-Girard selon laquelle : « Ces questionnaires ne font l’objet d’aucun traitement informatique », est surprenante : ce n’est pas parce que le terme « Informatique » se trouve dans le nom de cette loi que les données nominative non informatisées ne sont pas concernées par la loi.
D’autant  que les éléments recueillis dans un questionnaire sont de nature à faire l’objet d’un traitement statistique par dépouillement d’enquêtes, dépouillement qui suppose bien un traitement automatisé avec des logiciels tels que Sphinx ou Ethnos.

Les autres éléments de réponse sont tout aussi surprenants, le Conseil Général du Cher, en la personne de Madame Petit-Girard semble vouloir se dégager d’une partie de ses responsabilités auprès des enseignants. C’est ainsi qu’il faut comprendre cette déclaration : « Je vous rappelle que, pour ce bilan, les parents sont invités à accompagner leur enfant et peuvent ainsi échanger avec les professionnels de la PMI tant sur l’examen lui-même que sur les informations consignées sur le formulaire ».

En répondant uniquement à une question qui ne lui est pas posée, elle évoque ainsi le seul  questionnaire médical rempli par les parents et qui ne pose pas problème, alors qu’il est bien question d’évoquer le questionnaire occulte. À moins évidemment que la rubrique relative aux relations de l’enseignant avec les parents soit à remplir avec les parents, ce qui est contradictoire avec la mention « (à compléter par l’enseignant(e)) » figurant au recto du questionnaire.

La formulation employée entretient de toute façon la confusion entre  les deux questionnaires, tant et si bien que l’on peut se demander si le Conseil Général n’essaie pas de rejeter sur l’enseignant une responsabilité d’informer les parents dans les deux cas. Or, pour avoir accompagné mon fils à cette visite médicale, je peux certifier que ni l’institutrice, ni la professionnelle de la PMI ne m’a pas informé de l’existence du questionnaire incriminé, alors que nous avons évoqué le questionnaire médical que les parents peuvent remplir.

 Enfin Madame Petit-Girard déclare : « Il me paraît utile de vous préciser que les éléments recueillis à partir du questionnaire dont vous avez connaissance, se limitent à une description sommaire de la façon dont l’enfant appréhende la vie en classe et les acquisitions scolaires ».

 Même si tel était le cas, il est permis de s’interroger sur la raison qui pousse le Conseil Général à se mêler de questions qui outrepassent le cadre d’une visite médicale.

 Or tel n’est pas le cas du fait du caractère particulier de certaines rubriques.  Comme vous pouvez le lire les questions posées portent atteinte à l’intimité des familles en demandant aux enseignants d’exposer des éléments sujets à leur interprétation, tel qui l’apparaît dans les rubriques « Contacts de l’enseignant avec les parents » ou « comportement avec l’enseignant » par exemple, sans compter la place laissée pour des « observations éventuelles » et « si insuffisants, pourquoi ? ». Imaginons un peu qu’une institutrice soit en conflit avec un parent, peut-on écarter alors la possibilité d’un règlement de compte par questionnaire interposé, avec toutes les conséquences que cela comporte puisque les services du Conseil Général du Cher pourraient l’utiliser en vue d’une enquête sociale ?

UN QUESTIONNAIRE DANGEREUX, QUI VA BIEN AU-DELÀ DE LA VIOLATION DE LA VIE PRIVÉE

 Loin d’être anodin ce questionnaire pourrait être un outil destiné à alimenter un fichier « d’informations préoccupantes » concernant les familles et établi par les services du Conseil Général du Cher (http://comitecedif.wordpress.com/2011/06/17/les-informations-preoccupantes/).

Ce soupçon est renforcé par la déclaration qui a été faite par la PMI à la directrice de l’école de ma fille et qui est en substance : « de quoi se plaignent-ils les informations sur leur enfant sont bonnes ! »

Un risque confirmé par ce passage du « guide du signalement » du Conseil Général du Cher : « Les rencontres dans le cadre des préventions des  risques sur l’enfant lors des visites médicales obligatoires sont au nombre de 5 entre 4 et 15 ans. Ces temps de rencontre ne doivent pas se limiter, dans leur contenu, à un aspect purement médical, mais constituent l’occasion d’aborder plus largement le contexte de vie, les relations de l’enfant avec ses parents et avec autrui, les aspects quotidiens d’ordre éducatif, social, économique, culturel ».

 On peut donc ici noter le caractère ouvertement inquisitoire de telles visites faussement prétendues obligatoires, au cours desquelles l’enfant peut aussi être interrogé et ses propos interprétés.

 UNE QUESTION QUI RELÈVE DE FICHIERS ETHNIQUES

Parmi ces questions permettant une si « sommaire description » peut-on aussi compter celle qui porte sur le « bilinguisme » d’enfants de 4 ans ?

Cette question n’a, a priori, pas d’intérêt même s’il est question de familiariser de plus en plus tôt les enfants avec une autre langue vivante. En  réalité, un enfant en moyenne section de maternelle parlant une langue étrangère est presque systématiquement d’origine étrangère. En quoi cela intéresse-t-il le Conseil Général du Cher ?

 Il convient donc de s’interroger sur l’utilisation possible de cette information dans la création d’un fichier ethnique, pratique prohibée par le Conseil Constitutionnel.

CE QUESTIONNAIRE DOIT DISPARAÎTRE

Compétente face à une telle atteinte aux droits, la CNIL a donc été saisie de cette affaire sous forme de plainte à laquelle elle donne actuellement suite.

 Parallèlement et afin d’établir les responsabilités de ceux qui participent à cette pratique, il importe de savoir si les directeurs d’établissements ont reçu des instructions de l’Inspection Académique du Cher les invitant à collaborer au recueil d’informations.

 Un contact a été pris dans ce sens et nous attendons encore une réponse écrite de l’Inspection Académique, il semblerait cependant n’exister aucune consigne en ce sens. Si cela est avéré alors il conviendrait que les chefs d’établissement fassent disparaître ces questionnaires faute de quoi ils exposeraient leur responsabilité civile vis-à-vis des parents.

CE QU’IL VOUS CONVIENDRAIT DE FAIRE

Sachant que tous les enfants en moyenne section de maternelle ont fait l’objet de ce questionnaire occulte, nous incitons fortement les parents à prendre contact avec le service « Solidarité et Cohésion sociale » du Conseil Général du Cher afin de réclamer l’original de ce questionnaire et non la simple copie. Bien que le Conseil Général du Cher ne l’ait pas bien compris, la CNIL vous donne effectivement le droit de ne pas figurer sur un fichier, qui plus est illégal.

 Si vous êtes concernés, vous pouvez également remplir une plainte en ligne auprès de la CNIL (http://www.cnil.fr/vos-libertes/plainte-en-ligne/) en précisant que vous vous joignez à la plainte de Monsieur et Madame Collet contre le Conseil Général du Cher au sujet de ce questionnaire.

Nous demandons également aux enseignants exerçant dans d’autres départements de nous signaler l’existence de questionnaires de ce type afin que nous puissions agir le cas échéant.

Xavier Collet

Pour lire les derniers développements de cette affaire :  http://comitecedif.wordpress.com/2011/12/13/fichage-des-familles-par-le-conseil-general-du-cher-2/

Mieux connaître la CNIL :

Quoique la question soit un peu "à la marge" des sujets traités ici, elle me taraude, quand je pense au devenir des enfants concernés :

QUID des 4 élèves sur 10 (chiffres officiels !) qui sortent, chaque année, du primaire "sans savoir lire, écrire et compter" correctement, à qui n’auront ainsi pas été données les capacités "de suivre une scolarité normale au collège" ? (Rapport du Haut Conseil de l’éducation, repris par nombre d’autres rapports, nombre d’ouvrages écrits par quelques "dissidents" de l’Education nationale, témoignages d’instit’ en colère devant l’immonde gâchis humain, etc.).

De ces enfants qu’on laisse errer, intellectuellement, sans qu’ils puissent se construire correctement sur le plan mental, arriver à l’adolescence le cerveau quasi vide de tout apprentissage scolaire digne de ce nom ?

QUE FAIT ICI la "protection de l’enfance" ?????

Quand l’école, qui les déstructure à qui mieux mieux par une pédagogie instaurée par une bande d’illuminés, ne joue pas SON rôle, et se permet, qui plus est, de rendre les parents, le plus souvent, responsables, voire de "prescrire" des "prises en charge" pour des "troubles" qu’elle génère elle-même ?

Qui va, un jour, dénoncer ce scandale, qui met à mal les enfants stigmatisés, mais aussi les familles, culpabilisées et mises, ainsi, sous le joug très intrusif des "services sociaux" de tout poil ?

Qui va, un jour, crier haut et fort que 40 % d’élèves rendus incapables de progresser correctement, que 40 % d’élèves du primaire envoyés en suivi
orthophonique, au CMPP ou ailleurs, ce n’est pas dû "à la société", "aux parents" ni à une soudaine "épidémie" de dyslexie ou de troubles du comportement, mais… à un mode d’enseignement délétère, à une inflation de "dys-pédagogie", comme l’écrit l’auteur d’un des nombreux ouvrages qui dénoncent aujourd’hui les pratiques calamiteuses et destructrices de l’école primaire ?

QUE FAIT, ICI, la "protection de l’enfance" ?????

Kiwala