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La reconnaissance de l’injustice

Des décisions de justice ont été prises, souvent sous l’influence de dossier dits d’assistance éducative réalisés par des travailleurs sociaux.

Dans d’autres situations, ce sont des enquêteurs qui sont intervenus.

Les uns comme les autres ont été chargés d’instruire des affaires, ce qui signifie qu’il leur appartenait de trouver des éléments éclairant la décision d’un juge en fonction de considérations éthiques, juridiques ou de simple opportunité.

nurnbergEt puis un jour, on se rend compte que ces décisions, qui peuvent aussi bien être de nature administrative tout en ayant fait l’objet là aussi d’enquêtes, sont des décisions injustes.

Dernièrement en France, les autorités ont enfin réalisé que la déportation des enfants Réunionnais pour adoptions dans la Creuse, relevait de décisions injustes.

Actuellement en Suisse, les mesures de protection des mineurs par décision d’autorités de tutelles des cantons ont fait l’objet d’un examen. Qu’une telle protection puisse avoir donné lieu à plus de 20 000 internements administratifs est finalement considéré comme injuste.

Allelujah

Injuste donc l’avortement et la stérilisation forcée de Bernadette Gächter, il aura fallu tant d’années pour reconnaître l’évidence ??!!!

Tous les 40 ans on s’excuse et on recommence 

Des excuses ont été faites par les dirigeants d’aujourd’hui, plus de 40 années après les faits. Dans l’intervalle d’autres décisions immondes sont prises et détruisent des familles.

Des parents d’aujourd’hui dont les enfants ont été placés sans réelle justification ont donc eu l’idée de s’adresser à l’administration en charge de gestion des excuses, à savoir la « table ronde » et son délégué aux victimes. Il était question d’opérer un testing de cette administration afin de déterminer si elle était de bonne foi en propageant son message du « Plus jamais cela » et en se livrant à des exercices cathartiques.

La réponse est venue de Janine Mauerhofer, assistante déléguée pour les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance :

«  Merci pour votre courriel. Nous sommes désolés des épreuves que traverse la famille xxx. Le délégué aux victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance n’est malheureusement pas la bonne autorité pour traiter de votre cas. En effet, le délégué est l’interlocuteur pour toutes les personnes ayant fait l’objet de mesures de coercition dans la période allant jusqu’à 1981, date de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions du Code civil sur la privation de liberté à des fins d’assistance. La Table ronde, mise sur pied après la cérémonie de commémoration que vous évoquez, réalise un travail de mémoire sur le passé et n’émet pas de directives fédérales concernant les victimes actuelles de mesures de coercition (pour en savoir plus : www.fszm.ch). »

Il faudra donc attendre encore 40 ans pour que les excuses de demain viennent pardonner les erreurs d’aujourd’hui !

La table ronde est donc une sinistre farce dont la seule vocation est d’éteindre le feu à l’État.

Les excuses sont une nécessité quand la réalité ne peut plus être occultée, elles permettent le maintien de la légitimité de ceux qui entendent nous gouverner même si la réalité de leur pouvoir c’est aussi l’oppression et la négation du lien familial.

Les excuses sont une arme de légitimité face à la faute rendue évidente, la faute criminelle de l’État.

À qui la faute ?

La faute en l’occurrence est à l’origine de dommages, de vies gâchées. Elle suppose bien évidemment le paiement du prix de la faute.

Ce paiement, pour les internés administratifs, devrait prendre la forme d’un fonds de détresse et d’un fonds de solidarité. Une solution de facilité.

Il reste la désignation des responsables, ceux qui ont obéi, ceux qui se sont mal comportés, les profiteurs d’une main d’œuvre gratuite, les violeurs, et il y en a eu. Rien n’est prévu de ce côté, pire les traces sont souvent effacées et les archives peuvent avoir été sciemment détruites, les victimes ne peuvent alors demander des comptes auprès de leurs bourreaux.

Cela est d’ailleurs voulu, car pour la confédération helvétique il y a là certes faute, mais nulle responsabilité pénale discernable, ni civile d’ailleurs. Autrement dit, nul coupable ou plus exactement tous coupables.

L’objectivation de la faute ou le tous coupables !

La logique à l’œuvre est exactement celle des États dits démocratiques : toutes les saloperies commises le sont au nom du peuple, le peuple est donc responsable même s’il n’a pas conscience des horreurs commises en son nom. Des horreurs commises en réalité par des hommes et des femmes tout à fait déterminables.

En effet, les décisions prises et leur mise en application l’ont été du fait d’êtres humains tout à fait identifiables par un nom, un prénom, une adresse, il n’est pas bien difficile de les citer même si les archives ont été détruites.

Fonctionnaires des sévices sociaux suisses : on n'a rien à dire, on a rien vu, on a rien entendu.

Fonctionnaires des sévices sociaux suisses : on n’a rien à dire, rien vu et rien entendu

Mais non les noms ne sortent pas.

Si la capacité des représentants de l’État de commettre les pires abominations est sur le papier sanctionnée par le Tribunal Pénal International, la Confédération Helvétique, elle, a fait le choix du tous coupable sauf l’État.

Ce choix se traduit par le très condamnable concept juridique d’objectivation de la faute. Précisons que l’on entend par faute non seulement la violation de dispositions légales mais aussi de règles de conduite, en l’occurrence l’internement administratif est une atteinte grave au droit international humanitaire. Une conception saine du droit suppose que toute faute doit être réparée par son auteur sur le plan civil, et que sa commission en toute conscience expose à des poursuites pénales.

Cependant cette notion viciée qui est l’objectivation de la faute supprime de fait la responsabilité de celui qui en est l’auteur. Avec cette notion, on ne tient alors nullement compte de la conscience du fautif d’accomplir des actes préjudiciables.

Sur un plan pénal, si une telle conception avait prévalue en 1945, il n’y aurait jamais eu de Procès de Nüremberg. On oublie alors que la faute quand elle conduit un crime, suppose la punition non pas seulement pour le plaisir de la répression mais pour l’exemplarité de la peine seule mesure de dissuasions.

Faute de dissuasion le crime se renouvelle et il crève les yeux actuellement.

Sur un plan civil l’objectivation de la faute en fait reposer le poids non sur les fautifs mais sur l’ensemble de la population. La faute des coupables est donc répartie sur le dos des innocents, car qui peut encore croire à ce mythe qui voudrait qu’en démocratie nous sommes tous coupables des saloperies de nos gouvernants ?

Les ridicules justifications de l’objectivation de la faute

Mais l’objectivation a aussi un objectif de satisfaction des demandes des victimes. C’est là le côté positif bien que tout à fait amoral mis en avant. Les moyens des coupables ne suffiraient pas à régler les compensations financières d’actes d’internement abusif, de castration, de stérilisation, d’avortement et d’adoptions forcés ni le placement en esclavage de jeunes dans des fermes.

Seulement voila, le fonds d’indemnisation s’est monté initialement à 7 ou 8 millions de francs suisses alors qu’il est demandé 500 millions de francs.

7 à 8 millions de francs revient à payer de 4 000 à 12 000 francs suisses pour des vies gâchés. Sachant que le salaire médian (salaire pour lequel 50 % des ménages suisses gagnent plus et 50 % moins) est supérieur à 6 000 francs, le fonds d’indemnisation prévoit de verser de 15 jours à 2 mois de salaires supplémentaires pour 10 ans de travaux forcés, des castrations, des avortements.

Cela revient de faire de la Suisse le pays où la main d’œuvre enfantine était la moins chère au monde et dans lequel les mutilations sexuelles. Mais attention, pour prétendre à l’aumône encore faut-il prouver auprès de la « Table Ronde » son état de nécessiteux.

 Ce fonds de misère est géré par un organisme officiellement nommé « la Chaîne du Bonheur », si c’est pas du foutage de gueule ça !

Au nom de la justice, de la morale et des victimes

Évidemment on peut donner plus mais certainement pas de la poche des contribuables et certainement pas sans un jugement. On ne devrait pas non plus parler là de dons mais de réparations civiles (selon l’expression consacrée).

Pas d’objectivation de la faute, mais des coupables avec un procès publics et des condamnations. La seule justice dans cette affaire serait celle d’un Nüremberg des sévices sociaux à l’enfance.

logo geneveL’exemple nous vient de la République et du Canton de Genève où les députés Marc Falquet, Patrick Lussi, Bernhard Riedweg, Christina Meissner et Christo Ivanov ont eu le courage d’émettre une proposition devant le Grand Conseil (corps législatif) et à l’attention du Conseil d’État (corps exécutif) qui ne peut nous laisser indifférent: http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M02127.pdf

Ce que ces 5 députés de l’UDC ont osé pas le moindre député français ne l’a fait à ce jour et pourtant aucun de ces députés français ne peut aujourd’hui prétendre ne pas savoir qu’une institution dite « protection de l’enfance » détruit des familles dans l’impunité.

La subsidiarité comme principe d’action sociale

C’est d’abord en rappelant le principe de subsidiarité que nos courageux députés  ont interpellé la représentation du Canton, ce principe de subsidiarité est aussi au cœur des conceptions du CEDIF : nul enfant ne doit être enlevé à sa famille sauf cas de défaillance mettant l’enfant en danger tels que pédophilie, toxicomanie grave, violence, maltraitance. Ce principe doit être systématiquement rappelé car la famille est la première des institutions et a prééminence en matière éducative.

Pourtant, comme l’indique, entre autres choses, cette proposition, le « service de protection des mineurs »  (SPMi) « est souvent critiqué pour ses interventions jugées désastreuses pour les familles dans la détresse » cela notamment pour abus de pouvoir ou du fait d’une mentalité rétrograde. Nous parlons d’ailleurs au CEDIF d’un tropisme anti-familial soixante-huitard.

Partialité et abus de pouvoir

Refuser la décision des services sociaux c’est être dans le déni puisque là-bas aussi des évaluations psychologiques – des enfants et des parents – sont effectuées par des assistant de service social non compétents en la matière. Les experts psychiatriques entérinent d’ailleurs, puisqu’il existe comme l’inscrit cette proposition :

 « Une psychiatrie utilisée à l’encontre des familles pour asseoir les décisions judiciaires ou administratives

Des parents n’ayant commis aucun délit et ne souffrant pas de maladies mentales, se voient psychiatrisés et criminalisés.

Les parents considérés comme récalcitrants, ou qui contestent les retraits de garde, sont soumis à des expertises psychiatriques. Ces expertises sont-elles objectives, lorsque l’on connait les conditions de stress, de malheur et de révolte légitime dans lesquelles sont poussés parents et enfants ? Est-ce que les « troubles » diagnostiqués n’auraient pas également un lien avec les émotions naturelles des parents poussés à bout par les injustices, les brimades et les tracasseries qu’ils subissent ? » 

Le temporaire irréversible

Quant aux interventions supposées  ponctuelles, elles aboutissent à des placements qui durent sans le moindre effort pour maintenir le lien familial : les fratries peuvent être séparées et placées loin de leur famille et les parents ne peuvent souvent bénéficier de droits de visite avant des délais qui peuvent atteindre 6 mois.

Nos députés courageux dénoncent aussi ces placements abusifs pour cause de disputes familiales, de logements trop petits, de manque de collaboration avec les services dits de la protection de l’enfance. Mais il arrive aussi que des enfants soient enlevés à des parents pour cause de maladie, que ce soit maladie des parents ou des enfants.

Des situations terribles dont nous avons aussi été témoins avec des enfants malades dont l’état physique se délabrait dans le désespoir de ne plus pouvoir vivre avec ceux qui les aiment.

Quant aux enfants qui craquent devant la séparation ou que l’on diagnostique abusivement comme « dérangés », les services sociaux s’en débarrassent en les hospitalisant et en leur administrant des traitements lourds et absolument inadaptés.

Un courage au service des stigmatisés du social

Tout cela est dit avec une empathie, une grande sensibilité loin des réponses habituelles de nos politiques français qui se réfugient derrière l’autorité d’une chose mal jugée sans oser faire évoluer ce dont ils se fichent par clientélisme ou crainte d’un lobby puissant .

Nous comprenons que pour ces députés genevois, le malheur des familles est le déshonneur d’une institution d’État.

Nous comprenons aussi que ce dont nous sommes témoins au quotidien au CEDIF ne constitue pas de simples dysfonctionnements mais que des cas comme ceux que nous dénonçons il en existe tant et que c’est véritablement le système de la protection de l’enfant qui manque à sa mission.

Remettre « la protection des mineurs » à sa place

En conséquence il est demandé à l’organe exécutif du Canton d’intervenir pour mettre fin à une telle situation en revoyant les méthodes de travail et les interventions qui conduisent trop souvent à préférer le placement. Évidemment il ne s’agit pas là de remettre en cause systématiquement tous les cas de placement mais de considérer que celui-ci ne peut être envisagé que dans des cas graves et uniquement s’il n’existe pas de parents plus éloignés mais protecteurs..

Or c’est là que « la protection de l’enfance » n’est pas dans son rôle, ceci par des pratiques de placements abusifs, mais aussi par des refus d’agir coupables lorsque des faits de pédocriminalité ne connaissent que des réponses tardives. Inexplicablement tardives d’ailleurs.

Une association selon nos vœux

leila pellissrerL’association Pères Mères Enfants Solidaires (PMES) est une de ces associations qui correspondent à notre philosophie de la  défense de la famille en Suisse.

PMES n’est Ni pour les papas, ni pour les mamans, mais pour les deux ensemble et pour les trois même voire les quatre et cinq car les papis et les mamies ne sont pas oubliés. C’est que l’intérêt de l’enfant n’est pas un vain mot pour PMES, non nous ne sommes pas là dans une de ces associations faux nez de la mal nommée « protection de l’enfance ».

PMES expose des exactions de la prétendue "protection des mineurs"

En effet PMES fait la promotion de la coparentalité, elle se bat aussi et dénonce des exactions commises par les services de l’Etat en Suisse

Oui, PMES parle et raconte ces familles détruites par la « protection des mineurs » dans le canton de Genève, elle les montre et le malheur des enfants broyés y est perceptible. Elle raconte aussi ces exactions commises en toute impunité :

« Une grand-maman lutte depuis plus de 12 ans pour que son petit-fils soit rendu aux siens. Aucun document ne parle de maltraitance face à cet enfant. Bien au contraire. Mais on a empêché de témoigner la collaboratrice d’un foyer à Genève.

(…) 23 non vérités seront relevées dans le procès-verbal de ladite audience, exprimées par le directeur de l’époque d’un foyer sis au Grand-Lancy, à Genève, lors de sa comparution au Tribunal tutélaire. Toutefois, la juge a omis de convoquer à nouveau la plaignante, puisqu’il existait de tels mensonges. Une confrontation aurait dû être fixée, selon le respect du principe du contradictoire (…)  (http://www.kiombo.com/pmes/fait_vecu.html)

Au-delà des "dysfonctionnements"

Des histoires comme celles-là nos lecteurs en connaissent tellement, elles sont si nombreuses qu’elles ne peuvent s’expliquer par de « simples dysfonctionnements », PMES vous en raconte bien d’autres et à chaque paragraphe c’est un scandale d’Etat qui se dessine, des enfances gâchées, des pleurs et des sanglots … aucune larme ne doit être versée et vain, chacune doit être une lettre ouverte à toutes les familles qui nous lisent.

PMES dénonce comme nous le faisons et les constats sont les mêmes y compris en matière de pédocriminalité en foyer, la psychiatrie n’en sort pas non plus indemne avec des enfants drogués aux psychotropes, des internements abusifs pour des motifs peu avouables.

Enfin PMES c’est aussi un constat et des propositions, nous les signons toutes sans la moindre exception car nous nous vivons les mêmes abus et formulons les mêmes exigences.

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Administrativ Versogte qu’est ce que c’est ?

Ce sont les internés administratifs regroupés dans une association éponyme et demandant que justice leur soit rendue.

Qui sont ces internés administratifs ?

Des milliers de jeunes qui, en Suisse de 1942 à 1981, ont été  expédiés à durée indéterminée dans des établissements pénitentiaires, de travail et des maisons de rééducation.

Ces emprisonnements et autres formules de placements sans procès ont pu être décidés par des tribunaux pour enfants, par les autorités du tutelles, par des travailleurs sociaux en vertu des articles 283 et 284a de l’ancien Code civil qui leur permettait de prendre les « mesures nécessaires » pour la protection des mineurs. Ils ont pu convaincre des parents ne se sentant pas à la hauteur de leur tâche éducative que ce placement était pour le bien de leur enfant appelé à être rééduqué de la sorte. Une fois la mesure acceptée, il était trop tard pour revenir en arrière.

Placés en détention pour leur bien ?!!!

Les internés administratifs ont été enfermés par des administrations de protection de la jeunesse dans des institutions où on enferme des personnes dangereuses dont il faut protéger la société.

Voila la conception d’un "placement pour leur bien" selon les sévices sociaux ! On connait aussi cette chanson en France, au Québec et ailleurs.

La réalité c’est qu’au lieu d’aller à l’école et de recevoir un enseignement, ces jeunes étaient soumis à de dures corvées, à des humiliations et à des mesures de redressement. Ils ont été détenus dans de véritables prisons dans lesquelles ils étaient moins bien traités que les droits communs  et devaient travailler sans la moindre rétribution, c’est cela la "rééducation".

Témoigner de l’inconcevable 

Administrativ Versogte alerte et regroupe les victimes des internements administratifs, chacun peut exposer son calvaire entre les griffes du sévice public, comme le fait par exemple Marianne :

« A 18 ans, on l’a littéralement jetée en prison parce qu’elle avait fugué à plusieurs reprises des foyers où on l’avait placée depuis son enfance. Sans explication, sans soutien, et surtout sans jugement. Sur une simple décision de l’administration, parce qu’on ne savait plus quoi faire pour dompter son comportement décrété ingérable. La seule chose dont je me souvienne, c’est qu’on m’a dit que si je fuguais encore, on me mettrait en prison. Je n’y croyais pas. Quand la police m’a attrapée, ils m’ont internée à Hindelbank, pour un an», raconte Marianne. Dans sa cellule, au milieu de criminelles, la jeune fille a vécu l’isolement total. Avec pour seule compagnie une guitare et des soccolis qu’elle utilisait pour appeler les gardiennes en frappant sur la lourde porte de sa cellule. A sa sortie en janvier 1971, elle est restée en semi-liberté quelque temps. "Comme si j’avais été un danger pour la société!» s’offusque-t-elle. Malgré tout, Marianne a construit sa vie. En occultant cet épisode. »

Le contact avec les droits communs
Prison des femmes et des internés administratifs d'Hindelbank

Prison des femmes et des internés administratifs d’Hindelbank

Comme l’explique Madame Ursula Müller Biondi, qui s’exprime aussi dans une interview pour le CEDIF, le contact avec les droits communs et l’enfermement ne peut que laisser des séquelles psychologiques

Elle évoque ainsi deux prisonnières :

Elsa avait empoisonné trois époux et un fils avec de l’arsenic (le fils « devait mourir » parce qu’il s’était rendu compte que son père avait été assassiné). Lorsque je lui ai demandé avec ma curiosité d’adolescente si elle regrettait ses actes, Elsa m’a répondu : « En aucun cas ! » Et elle s’est empressée d’ajouter qu’elle recommencerait, car selon elle, les hommes le mériteraient.

La meurtrière Barbara m’a raconté avec la plus grande délectation comme elle avait fendu le crâne de son oncle avec une hache – après l’avoir averti à plusieurs reprises en raison de harcèlements sexuels. Elle se replongeait dans cette histoire et semblait jouir formellement de tous les détails. Elle comparait le jet de sang qui avait jailli de son crâne au «  jet d’eau expulsé par l’évent d’une baleine », et décrivait le regard ineffablement stupide et interrogateur qu’il lui avait lancé avant de tomber mort sur le sol. Après le meurtre, elle avait ressenti une faim de loup et une grande soif. Après avoir apaisé les deux, elle avait dormi pendant deux heures avant d’appeler la police. Elle décrivait ces scènes avec délices et cela semblait diablement l’amuser. Elle répétait continuellement toute cette histoire. Elle prétendait considérer sa détention comme une sorte de récompense. Désormais, elle était enfin « libérée de ce porc » et se sentait également en sécurité pour quelques années par rapport à sa famille.

Après ça, je faisais de cauchemars horribles. J’avais 17 ans et j’attendais mon premier enfant ! 

Tous les autres récits de vie se trouvent ici : http://www.administrativ-versorgte.ch/schicksale.html

Qui sont précisément les coupables  ?

Les autorités de tutelle des cantons sont directement coupables.

En effet, l’exécution de ces « mesures nécessaires » devait être assumée par les cantons, mais ces derniers les abandonnaient aux autorités tutélaires.  Les articles de loi  furent donc détournés par les instances de tutelle de manière sournoise puisque le législateur fédéral n’avait pas prévu de surveillance effective de l’exécution des mesures de "protection" par ces mêmes instances

La Confédération et les cantons sont indirectement coupables.

Indirectement coupables mais entièrement responsables de l’exécution abusive et erronée de la loi pour défaut de surveillance de l’application des mesures de protection. Ainsi en fermant les yeux, l’État et les administration dont il est responsable ont offensé et bafoué l’essence même des droits fondamentaux.

Quant au discrédit qui a touché les internés administratifs à leur libération, leur détresse morale et sociale, le trou dans leur CV qui devrait correspondre à une formation professionnelle dont ils n’ont pas bénéficiés, voila des tâches supplémentaires qui éclaboussent l’État.

Rappelons de surcroît que l’abandon de telles méthodes n’est pas volontaire mais résulte des pressions étrangères suite à la signature par la Suisse de la convention européenne des droits de l’homme en 1974.

La psychiatrie n’en sort pas indemne non plus pour avoir donné les moyens et prêté main-forte aux internements : des rapports et  expertises ont permis ces horreurs, sans oublier ces patients qui ont été endormis, de manière à pouvoir être amenés inconscients jusqu’à la prison des femmes de Hindelbank.

Que peuvent obtenir les victimes ? 

Aujourd’hui ces internés se manifestent, ils ont obtenu des excuses mais les maltraitants administratifs n’ont pas été poursuivis et les activités exercées dans une situation d’esclavage n’ont jamais été payées.

Un délégué aux victimes a été nommé et une table ronde est mise en place entre les internés et les victimes, les négociations sont difficiles et il est désormais question de mettre en place un "fonds de détresse et un fonds de solidarité" d’ici 2 à 3 ans. Il est aussi surtout question de permettre aux victimes d’avoir enfin accès à leur dossier, espérons qu’aucun nom ne sera caché et que la vérité puisse libérer les internés administratifs. Reste à savoir encore si ce sont bien les coupables qui paieront car c’est plus de justice dont il doit être question que de solidarité. On ne saurait non plus baptiser de solidarité le remboursement de ce qui est dû, à savoir des travaux forcés jamais payés.

Pour le reste l’objectivation de la faute dans le cadre de crimes d’État est un non-sens. En conséquence, en Suisse aussi la moralisation doit passer par le rétablissement de la justice, nous serons donc très attentifs à l’évolution de ce dossier qui a un caractère de précédant important pour toute victime de placements abusifs et pas seulement en Suisse.

Le travail d’Administrativ Versorgte est admirable, nous leur souhaitons d’aboutir rapidement.

Communiqué : Sur proposition du Conseil décanal, la Faculté décerne le titre de docteur honoris causa à Ursula Biondi, co-fondatrice de l’association RAVIA (Rehabilitierung der Administrativ Versorgten). Par son témoignage et ses actions, celle-ci travaille à la réhabilitation des victimes de mesures d’internement administratif, prononcées jusqu’en 1981. Elle a elle-même été internée au pénitencier de Hindelbank à l’âge de 17 ans pour avoir été enceinte avant sa majorité. Depuis 2002, elle attire l’attention du public sur le sort comparable réservé à des milliers de personnes en Suisse, sur la base de règles de droit et de procédure qui apparaissent désormais incompatibles avec la garantie des droits fondamentaux. Elle a ainsi imposé une réflexion non seulement sur le contenu du droit, mais également sur son rôle et son statut, ce qui constitue un «mérite juridique exceptionnel». 

Cette distinction est un puissant appel au monde politique, afin que ce dernier agisse enfin pour réhabiliter tous les internés administratifs et décide d’aider financièrement les personnes qui ont été gravement affectées par l’internement administratif.

Alors que les exactions commises par des juridictions Suisses à l’égard d’enfants et de familles font l’objet d’une campagne d’information par des media grands publics français, notamment l’Express et France Inter, nous avions aussi eu l’occasion de nous pencher sur ce crime contre l’enfance et la famille dans notre dernier article à la lumière de ce que nous ont révélés des parents victimes.

Rupture du lien parental : la filière Suisse

maman je t'aimeIl apparaît bien que des juridictions Suisses face à un taux de natalité très faible et une volonté toujours aussi « normalisatrice » de l’institution familiale, mettent la main sur des enfants étrangers en les séparant du parent ne résidant pas en Suisse.

Une maman nous avait saisi pour s’inquiéter de ce que son ex déclare une adresse fictive en Suisse chez une concubine avec laquelle il n’habite pas, ceci afin de rendre des décisions de justices inapplicable concernant leur enfant.

Effectivement en droit international le critère de résidence est fondamental. Les enfants déclarés vivre en Suisse, quelle que soit leur nationalité sont soumis aux tribunaux suisse et plus particulièrement à l’autorité de tutelle du canton.

Pour des géniteurs indignes, se déclarer résidant Suisse est donc un moyen de détourner un enfant de l’autre parent, ceci avec la complicité active des autorités locales qui pourront ainsi pallier à un manque d’enfants dans le pays et donner des emplois aux travailleurs sociaux.

Un témoignage probant

Un couple de nos adhérents : une maman et un papa de cœur ont subi ainsi l’enlèvement prémédité d’un enfant, nous avons tenu à leur donner la parole.

CEDIF : Bonjour Edwige et Xavier, vous avez dénoncé des faits de partialité, de diffamation et d’enlèvement international d’enfant obtenu par la complicité du Bureau des Tutelles du canton de Zürich (Kindes und Erwachsenenschutzbehörde). Comment en êtes-vous arrivés là ?

Edwige : Mon ex-époux s’est remarié avec une citoyenne suisse et s’est installé à Zürich. Un litige va naître sur fond de pensions alimentaires impayées depuis 3 ans et des conceptions éducatives complètement opposées.

Xavier : Oui, sans entrer dans les détails, nous nous rendrons compte trop tard d’une situation d’emprise exercée par la belle-mère, laquelle exerce  en tant que " psychothérapeute " avec pour titre une formation délivrée par un organisme " new age " à Zürich. Cette personne va se livrer à des pressions sur ma belle-fille et à de nombreuses élucubrations et diffamations afin que le géniteur puisse obtenir la garde de sa fille.

CEDIF : Et c’est un couple pareil qui a pu obtenir la garde de votre belle-fille ! Le litige dont vous parlez n’a pas été retenu à leur encontre ?

Edwige : Non, j’avais déposé plainte pour abandon de famille et abus de faiblesse sur mineur avec le soutien d’une association anti-secte, mais les plaintes ont été classées. Puis, tout s’est passé très vite, ma fille était inscrite dans un établissement scolaire de Zürich sans que je ne sois consultée. En Suisse les contacts sont rompus, pas moyen de rencontrer ma fille ni de lui parler.

Xavier : Ces contacts ont été sciemment rompus par le géniteur et la belle-mère puisqu’ils vont d’abord nous diffamer auprès des services sociaux locaux et tenteront une première fois de faire placer ma belle-fille sous curatelle.

CEDIF : La mise sous curatelle d’un enfant en Suisse permet donc d’imposer des mesures pour le « bien du mineur ».

Il faut savoir par ailleurs qu’en Suisse le principe des droits de visite et d’hébergement existe mais qu’il est simple pour un parent de ne pas le respecter, il suffit pour cela qu’il explique que le mineur ne souhaite pas voir l’autre parent. La mise sous curatelle est un dispositif qui remet entre les mains d’un curateur la responsabilité à la place du parent de mettre en échec un droit de visite normal dans le cadre notamment d’un conflit familial. Le curateur proposera alors d’organiser des visites médiatisées dans son bureau.

La mise en place d’une curatelle du Bureau des Tutelles de Zürich sur un enfant étranger serait donc de nature à permettre un abus de droit international puisqu’il peut priver d’effet et à titre préventif une décision d’une juridiction française par exemple concernant la garde ou un droit de visite sur l’enfant. N’importe quel parent de n’importe quelle nationalité peut subir cette privation de facto de son autorité parentale par un bureau des tutelles suisse, d’ailleurs ni le géniteur et ni votre fille ne sont suisse ?

Edwige : Non, ils sont français et vous avez bien résumé : n’importe quel parent de France ou d’ailleurs pourrait se marier (ou se « concubiner ») avec un ou une résidante suisse et s’y installer afin de couper un enfant de son autre parent.

CEDIF : Si la première tentative de mise sous curatelle n’a pas fonctionné, comment la seconde a-t-il été acceptée ?

Xavier : C’est là que les juridictions de Zürich se révèlent machiavéliques, alors que ma femme n’avait pas de droit de visite précisément fixés, une curatelle ne s’imposait pas car elle ne pouvait pas encore déposer plainte pour non-représentation d’enfant. Mais à partir du moment où une juridiction française fixait des droits de visite et d’hébergement, la rupture des contacts avec ma belle-fille pouvait entraîner une condamnation du père pour non-représentation et donc il fallait la complicité du bureau des tutelles de Zürich pour qu’il ne puisse être poursuivi en France.

Edwige : Donc lors de leur seconde demande de mise sous curatelle, des droits de visite et d’hébergement m’étaient précisément accordés. Je me rappelle encore que la veille de l’arrivée prévue de ma fille pour passer ses grandes vacances avec nous le téléphone avait sonné…

Xavier : Oui, une certaine Martina Baenziger, du bureau des tutelles de Zürich voulait nous parler en allemand, je n’y comprenais rien, puis en anglais elle parlera d’une sorte de médiation. Nous n’avions encore rien saisi du rôle de ce fameux bureau des tutelles … Finalement Martina Baenziger nous dira qu’une psy déciderait de la venue de ma belle-fille.

Edwige : Nous avons attendu ma fille sur le quai de la gare de l’Est à Paris, vainement. Nous apprendrons ultérieurement que la psy avait rencontré ma fille bien avant l’appel du bureau des tutelles et qu’il avait été décidé qu’elle ne viendrait pas, qu’elle ne viendrait plus jamais !

CEDIF : Le bureau des tutelle de Zürich a donc attendu que vous obteniez un droit de visite pour le vider de son contenu ? Mais il ne pouvait s’appuyer officiellement sur cet argument pour enlever votre fille ?

Edwige : Ils ont fait écrire à ma fille qu’elle ne souhaitait plus venir en France mais me rencontrer en visite médiatisée car elle ne voulait pas voir Xavier. La lettre sera envoyée à toutes les juridictions possibles et imaginables et bien évidemment au bureau des tutelles de Zürich.

CEDIF : On comprend bien la manipulation, d’après ce que vous m’avez dit concernant la situation d’emprise, il apparaît évident que cet écrit a été réalisé sous la dictée.

Edwige : Cela ne fait aucun doute car lorsque ma fille ne répète pas ce que le père et la belle-mère souhaitent entendre, ceux-ci lui font écrire des lettres avec une belle écriture sur un joli papier à lettre. Ces écrits sont ensuite produits en justice pour remplacer la parole de ma fille. cette pièce devait permettre de saisir le bureau des tutelles.

Xavier : Nous apprendrons par le fait accompli d’un jugement non contradictoire et en allemand que Monika Strauss, psychiatre, aurait fortement déconseillé que ma belle-fille nous rende visite en France car ma présence l’exposerait à des traumatismes sans plus de détails. Le bureau des tutelles en déduit la nécessité de mise en place d’une curatelle et nomme pour curatrice une certaine Doris Gasser qui s’était auparavant signalée en tant que travailleuse sociale. À ce titre elle avait soutenu les prétentions de la belle-mère et écarté d’emblée tous les faits exposés relatifs aux risques que court ma belle-fille avec ces gens.

CEDIF : Là encore le parent protecteur est désavantagé. Mais un jugement non contradictoire cela ne vaut rien.

Xavier : Surtout que ce jugement se fondait sur une expertise réalisée entre une psy qui ne parle pas le français (son CV sur Internet et les contacts que j’ai tenté d’obtenir avec elle en atteste) et une jeune fille qui ne s’exprime pas en allemand. Le docteur Strauss en question n’était même pas membre à l’époque de l’ordre suisse des médecins (FMH).

À votre avis qu’exprime alors son rapport? si ce n’est les dires de sa collègue « psychothérapeute » de belle-mère ?

CEDIF : Vous l’avez lu ce rapport ?

Edwige : Non, nous n’avons eu aucune des pièces et de plus il semblerait que nous ayons été plus ou moins “expertisés” à distance (!) en effet le jugement s’est vraisemblablement appuyé sur le jugement personnel que la belle-mère zurichoise portait sur mon mari et moi-même. Il semblerait que son expérience de psychothérapeute ésotérique (psychologie astrologique et dialogue ésotérique des couleurs…) lui donne une grande crédibilité à Zürich.

CEDIF : C’est effrayant !

Edwige : C’est bien le mot. À partir de là toutes communications avec les autorités Suisses et même avec l’école ont été renvoyées vers la partiale curatrice dont je ne reconnais pas l’autorité sur ma fille. Le bureau des tutelles a refusé toute communication avec nous. J’ai commencé à porter des plaintes à répétition pour non représentation d’enfant mais nous étions loin, très loin, d’être soutenus par les institutions françaises chargées des affaires étrangères et par le consul de France à Zürich. Pour eux il fallait que j’accepte le jugement de curatelle aussi illégal soit-il sur le plan du respect de la procédure.

CEDIF : En clair, les autorités françaises s’en lavaient les mains

… et les autorités de Zürich ont donc impunément soumis la maman au droit du singe selon l’expression du Conseil Européen des Enfants du Divorce, c’est-à-dire la seule possibilité de voir sa fille dans le bureau de leurs sévices sociaux.

Une situation qu’il ne faut surtout pas accepter !

Xavier : Cette condition est effectivement inacceptable, d’autant qu’il était proposé, vivement conseillé même, que ma femme amène nos propres enfants lors de ces visites indignes !!!  J’avais évidemment mon mot à dire et j’ai dénoncé très largement cette volonté de traumatiser mes enfants.

CEDIF : Vous avez eu raison, mais tout de même, en France, les plaintes pour non-représentation ne pouvaient pas être toutes mises à la corbeille ?

Edwige : Il a fallu aller jusqu’au procureur général pour que la plainte puisse enfin suivre son cours. Les faits de non-représentation n’étaient pas contestables, pour autant la justice suisse refusa de collaborer à cette plainte et fit savoir que la Suisse refuserait d’appliquer toute condamnation décidée par une autorité française.

CEDIF : Décidément les autorités de Zürich dictent leurs lois. D’abord les services sociaux de Zürich prennent le relais des diffamations, puis le bureau des tutelles de Zürich décide de couper une enfant de sa mère et de son père de cœur, ainsi que de ses demi-frères et sœurs. Une psychiatre expertise une mineur sans pouvoir communiquer avec elle, au final la justice locale précise d’avance qu’elle se moque de décisions judiciaires rendues en France.

Xavier : Toujours est-il que l’absence de coopération de la justice suisse a conduit le substitut du procureur à ne pas requérir toute la rigueur du code pénal pour sanctionner la non-représentation. Le géniteur savait d’ailleurs qu’il n’avait rien à craindre et ne s’est même pas présenté, son avocate habituellement hystérique m’a insulté en audience et a prétendu que le géniteur n’avait pas le choix puisque c’était la curatrice Gasser qui avait décidé que ma belle-fille ne vienne plus nous voir.

Le bureau des tutelles a participé indirectement à soutenir l’enlèvement de ma belle-fille auprès des juridictions françaises. En effet, il a fait parvenir au géniteur toute notre correspondance. Il est tout à fait évident que les autorités de Zürich ont donc collaboré à la défense du géniteur. Ma femme a donc été déboutée de toutes ses demandes et a, de facto, perdu sa fille.

CEDIF : Perdu sa fille car elle n’a plus aucun droit de visite et d’hébergement si ce n’est le droit du singe. L’intervention du bureau des tutelles de Zürich et des autorités locales a donc eu pour résultat l’impossible condamnation du géniteur pourtant passible de prison, d’amende, et de poursuites civiles mais également la rupture du lien mère-fille avec l’impossibilité d’exercice de l’autorité parentale.

Dans de telles circonstances est-il possible de savoir ce qu’il advient de votre fille ?

Edwige : Les autorités scolaires de Zürich envoient quelques bulletins et encore il faut insister. J’y ai appris que ma fille a été mise dans des classes fréquentées par des enfants beaucoup plus jeunes, tout cela à cause de sa mauvaise adaptation à l’allemand. Elle a subi des brimades pour ne pas comprendre et parler correctement la langue. Elle n’a pu être notée dans certaines matières car les cours étaient en allemand. J’ai demandé à ce qu’elle soit changé d’école pour suivre une scolarité en français, mais on se moque de tout ce que je peux demander pour elle.

Aujourd’hui elle a 16 ans, elle a été déscolarisée, son avenir est plus que préoccupant alors que mon mari et moi pouvions l’aider d’autant que nous sommes tous deux enseignants.

CEDIF : S’il arrivait quoique ce soit à votre fille entre les mains de ces gens, vous ne pourriez donc la protéger. Même si elle existe encore votre autorité parentale a été réduite à rien. Dans une telle situation il faudrait faire reconnaître officiellement par des autorités françaises votre inaptitude de facto.

Edwige : C’est une démarche possible en effet d’autant que la belle-mère est déléguée parent d’élève pour la classe de ma fille alors qu’elle n’a aucun enfant. Une telle fonction découle normalement de l’autorité parentale et ne peut être confiée à quelqu’un qui ne la posséderait pas.

CEDIF : Quant au rôle de la psychiatre il est tout à fait clair, le docteur Monika Strauss a bien remis un certificat de complaisance.

Une telle situation nous renvoie à ces pratiques suisses qui consistaient à partir d’expertise psychiatrique de gâcher en toute bonne conscience l’avenir de gosses. Le pardon des autorités suisse avec la mise en cause des autorités de tutelle de l’époque n’a donc rien changé, ce sont toujours les mêmes : travailleurs sociaux, experts, magistrats qui broient des enfants. Avez-vous contacté cet aréopage d’officiels qui se sont excusés ?

Xavier : J’ai lu le nom de ces officiels qui ont « versé des larmes de crocodiles » comme vous le dîtes si bien dans votre article. Ils ont été contactés pour notre affaire. Ils ne répondent pas et cela ne nous étonne pas car l’objectif que nous visons est qu’ils ne puissent ultérieurement prétendre ignorer ce qui se passe. Comme vous le mentionnez quand dans quelques années des enfants traumatisés par un rapt étatique ne se remettront pas du deuil d’une partie de leur famille, et de la meilleure partie en général, ces mêmes officiels ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas complice de ce qui s’est passé.

D’ailleurs quelle fut leur sanction au-delà des excuses ? Est-il si facile de bousiller des enfants pour « leur bien » en se disant qu’on ne fait qu’obéir aux ordres ?

CEDIF : La raison d’État couvre toujours les crimes des fonctionnaires. Dans les années 70-80, il était question de remettre sur le droit chemin les déviants et de priver de postérité les « inaptes ». Aujourd’hui il convient d’enlever les enfants d’ailleurs pour palier à une démographie catastrophique. L’individu ne compte pas chez ces gens, nous ne croyons bien sûr pas à la sincérité de leur repentir.

Mais votre combat ne fait que commencer et soyez certain que le CEDIF y prendra une part active.

poubelle

La question du recyclage des travailleurs sociaux devra être posée.

Les sévices sociaux sont partout et les mentalités y sont les mêmes : une volonté de transformation sociale et de destruction de l’institution familiale.

La Suisse n’y fait pas exception, là-bas les travailleurs sociaux ont trouvé un moyen de casser les déterminismes sociaux dénoncés par Bourdieu : ils retirent des enfants à des familles en situation de précarité même temporaire pour se créer des revenus et alimenter un réseau de familles d’accueil.

Le journal genevois GHI parle de 15 000 placements abusifs réalisés par le Service de Protection des Mineurs (SPMi) rien que pour le canton de Genève !

 Cette situation n’est d’ailleurs pas niée par les travailleurs sociaux du SPMI qui reconnaissent qu’un mauvais habitat est un facteur de placement.

Mais qu’appelle-t-on un mauvais habitat ? Un taudis ?

Pas seulement, des logements tout à fait convenables selon des critères français peuvent être la seule raison d’un placement, il suffit pour cela que le nombre de pièces n’évolue pas au même rythme que le nombre d’enfant. Il n’est alors même pas question de pauvreté mais de critères établis subjectivement par le SPMI lors d’une saisine par dénonciation.

Cette dénonciation peut venir des voisins mais aussi d’une situation conflictuelle avec l’école des enfants comme dans le cas des époux Andrieux.

Tous les coups sont permis pour le SPMI : rapports éducatifs tronqués voire calomnieux, complicité de psychiatres, faux témoignages, manipulation des parents afin d’accentuer les conflits, chantage aux visites parentales, abus de faiblesse sur des parents vulnérabilisés jusqu’à les pousser à l’abandon d’enfant. On parle aussi de scandales de non-dénonciations d’actes pédophiles.

Une vraie gangrène qui ne risque pas d’être soignée car de facto aucune poursuite entamée contre cette administration n’aboutit.

Refuge pour « professionnels de l’enfance » pas bien malins, peu qualifiés elle assure des débouchés à quelques éducateurs bêtes et méchants, décidément tous les mêmes.

Ce n’est pas Marc Falquet, député UDC (Droite) au grand conseil genevois qui pourrait dire le contraire : « Lorsque j’étais inspecteur de police, j’ai rencontré beaucoup de familles broyées par cette «machinerie institutionnelle» qui fonctionne pour elle-même. Lorsque le SPMi prend le pouvoir, il devient extrêmement difficile aux parents de s’en sortir »

Le CEDIF en s’implantant en Suisse ne va donc pas manquer de regarder cela de plus près et de balancer très précisément quelques-uns de ces travailleurs parasites sociaux. Soyez certains que nous ne leur ferons aucun cadeau.

 

La Suisse est-elle pédophile friendly ?

A priori la négative devrait l’emporter rien qu’en examinant l’affaire Roman Polanski.

Pour mémoire Roman Polanski a sodomisé une mineure de 13 ans après l’avoir emmené chez lui et lui avoir administré une drogue. Pour ces faits qui datent de 35 ans, il avait été placé 42 jours en détention provisoire en Californie puis avait pris la poudre d’escampette.

Polanski pensait alors être quitte de sa dette de pédophilie pour 42 jours de détention, arguant qu’il avait passé un accord avec le procureur d’État en ce sens ainsi qu’avec le juge Laurence Rittenbaud.

Évidemment un tel accord n’a jamais été soutenu par le juge aujourd’hui décédé, la fuite prise par Polanski en atteste d’ailleurs ainsi que la détermination de la justice américaine à lui remettre la main dessus.

La France n’extrade pas ses ressortissants

Les autorités françaises ont donc laissé s’installer Polanski bien gentiment sur leur territoire et refusent son extradition du fait de sa récente nationalité française. Roman Polanski continue donc sa carrière de cinéaste sans le moindre ennui avec la justice française. Nous sommes à la fin des années 70 et à l’époque de futurs ex-ministres français se préparaient à pétitionner pour une ouverture à la pédophilie, un éducateur futur député européen écrivait qu’il se faisait ouvrir la braguette par des enfants sans que l’on ne s’en offusquât plus que cela. Le Coral allait bientôt déployer ses activités.

Tout principe a ses exceptions

Le crime de Polanski était donc, aux yeux des autorités françaises, insuffisant pour justifier d’une extradition vers les USA, en tout cas pas à la mesure de crimes aussi graves que ceux d’Olivier Karrer ou de Lionel Gilberti, citoyens français eux aussi.

Rappelons qu’Olivier Karrer a été extradé pour avoir tenté de rétablir un lien familial coupé par un État dans des affaires de divorce. On comprendra bien qu’entre ces deux types d’infractions il n’y ait aucune comparaison possible …

Bienvenu au festival du film

La Suisse n’a pas considéré les choses d’un même œil semble-t-il.

Se rendant à un festival de cinéma helvète, Polanski va avoir la surprise d’un comité d’accueil inattendu alors qu’il était habituellement bien accueilli dans les Hautes Vallées Alpines. Le voila décoré des bracelets et mis au secret pendant 2 mois avant d’être assigné à résidence chez lui à Gstaad.

À Gstaad, voyez-vous cela très cher !

L’accord d’extradition helvéto-américain devait donc être mis en application. Mais non, Georges Kiejman, ami de François Mitterrand mais surtout avocat de Polanski, en tombera des nues de diabolique surprise : l’extradition est refusée et le cinéaste pour lequel la boboïtude mondaine s’est mobilisée retourne en France. Il semble donc bien que cette affaire démontre un gigantesque cafouillage au sein de la justice confédérale helvète.

La juste peine pour viol pédo selon la ministre de la justice suisse

Eh oui pourquoi croyez vous que la ministre de la justice suisse ait refusé cette extradition qui était conforme à la convention passée avec les USA ?

Tout simplement parce qu’un de ces juges suisse nous a pondu qu’il y aurait bien eu un arrangement entre la justice Californienne et Polanski pour qu’il ne fasse que 42 jours de prison. Argument qui a servi de prétexte à la fuite de Polanski et dont la réalité tient de la farce.

L’office fédéral de la justice a donc réclamé le procès-verbal de l’audition aboutissant à cet arrangement imaginaire. Faute de le recevoir et pour cause, Eveline Widmer-Schlumpf, ministre de la « justice » a rejeté la demande d’extradition en se fendant d’une déclaration savoureuse :

"On ne saurait exclure avec toute la certitude voulue que Roman Polanski ait déjà exécuté la peine prononcée autrefois à son encontre et que la demande d’extradition souffre d’un vice grave. Vu les incertitudes qui subsistent quant à l’exposé des faits, la demande d’extradition doit être rejetée".

C’est gros, c’est énorme mais cela démontre bien que la justice suisse, embarrassée par l’initiative « malencontreuse » d’avoir arrêté Polanski était prête à trouver le moindre subterfuge pour le laisser filer. Un subterfuge aussi grossier que celui qui a été utilisé montre que véritablement rien ne pouvait, légalement s’entend, faire obstacle à l’extradition. Ce n‘est pas la première fois que des magistrats suisses font n’importe quoi ou se couvrent de ridicule, rappelons aussi l’affaire Luca.

Pour le coup on admettra que la justice Suisse considère que la juste peine pour un viol pédocriminel pourrait être de 42 JOURS.