Le manifeste du CEDIF

Publié: 27/03/2011 dans Magistrature
Tags:, ,

 Le manifeste du CEDIF

Les régimes totalitaires ne s’y sont pas trompés. Pour que l’individu abdique sa souveraineté et sa liberté il doit être nu sous le regard de l’État, aucune institution ne saurait s’interposer entre lui et l’État puisque celui-ci se veut seul garant de la protection et seul capable de sanctionner. La famille, les parents, doivent donc abandonner leur mission et être niés en tant que première des institutions. Coupés de leurs liens naturels, par le biais de différents organismes sociaux, les enfants deviennent le produit du totalitarisme, des êtres soumis et dociles de l’État, sans trop d’âme ni de sentiments.

Au contraire, le libre épanouissement des enfants suppose qu’ils trouvent en leur famille le premier des repères, le lieu où ils peuvent se construire en tant qu’individus autonomes. Ceci correspond au principe de subsidiarité qui veut qu’autant que possible une responsabilité soit assurée par l’échelon de base. Il en découle que dans une société libre les parents sont et demeurent la référence des enfants, à ce titre ils ont le devoir et la responsabilité de pourvoir à leur éducation selon les principes qui sont les leurs. Ce principe est un préalable absolument incontournable dans tout débat sur l’éducation et la protection de l’enfance, il est un garde-fou qui protège notre société d’une dérive totalitaire fondée sur la remise en cause de la première des institutions : la famille.

Il est heureux que nous soyons sortis du modèle du « pater familia » ayant droit de vie ou de mort sur sa progéniture. C’est bien dans le respect du principe de subsidiarité que l’échelon institutionnel « services sociaux ou autres » intervient en appliquant le principe de suppléance, lorsque l’échelon de base qu’est la famille, a failli dans l’exercice de ses responsabilités d’entretenir, de protéger et d’éduquer sa progéniture. Mais évidemment cette déchéance n’est possible que pour incapacité avérée. Ceci nous amène à nous interroger sur l’influence qui peut y avoir la subjectivité d’un enquêteur social sur l’avenir d’une famille, sur les éléments permettant de dire que des parents ont failli, sur le bien-fondé du droit de l’État de s’immiscer dans l’intimité des familles voire de leur retirer leurs enfants.

Il est très inquiétant quand au nom de la lutte contre la maltraitance dans les familles les institutions étatiques décident de troquer la liberté des parents pour la sécurité des enfants, mais elles n’obtiendront ainsi ni l’une ni l’autre. Car si nous pouvons dire que les services sociaux ont pu se créer une légitimité par leur volonté affiché de prévenir les maltraitances, la chronique judiciaire s’est faite l’écho de très nombreux cas dans lesquels les services sociaux sont restés sans réaction alors que des enfants mourraient de privation de soins et de maltraitances. A contrario, les scandales plus au moins médiatisés autour de placements d’office, montrent aussi que les services sociaux qui combattent en sens propre du terme la légitimé de l’institution de la famille au quotidienne, peuvent devenir l’instrument du malheur des enfants, à coups d’interventions maladroites et quelquefois mal intentionnées. A cela s’ajoute et les procédures abusives et les dénis de justice, suite logique de la connivence avec les services d’une grande partie des magistrats. 

En dépit d’un certain nombre d’Outreau, la profession n’a pourtant pas encore la mauvaise presse qu’elle mérite. Elle continue de susciter des vocations dans les couches d’une population éprise de transformation sociale ignorant à peu près tout du fonctionnement normal des familles. Les travailleurs sociaux des associations, les fonctionnaires de l’ASE, les enquêteurs de la PJJ, les assistantes sociales, les divers psychologues et autres auxiliaires de l’enfance se situent en effet dans une relation ambiguë avec les parents. Censés leur apporter un soutien, ces personnels prennent souvent en charge des cas sociaux dont ils tentent de suppléer les insuffisances maniant la récompense de l’aide financière et le bâton des mesures de placement. Et même si parfois ils admettent que l’effet de leur intervention a aussi des conséquences désastreux ils mettent en avant leurs « bonnes intentions » qu’ils opposent à une « ambiance sécuritaire ».

Avec un minimum de recul cette « circonstance atténuante » des travailleurs sociaux est inepte. Ils n’ont pas attendu un pseudo climat sécuritaire autour d’une nouvelle dangerosité, se contentant de mettre en application un « principe de précaution » à leur sauce contre l’influence de l’institution familiale. Ils s’inquiètent moins du vécu des enfants que de la condition sociale et culturelle des familles, donc les parents coupables de « pressions scolaires » ne sont pas moins dangereux que les déments qui finissent par couler leur progéniture dans le béton. Ils vont donc dénoncer ce procès en dangerosité qui est pourtant et il faut le dire clairement leur seule raison légitime d’agir, une raison objective et incontournable dans toute société civilisée.

Il ne saurait donc être concevable que des éducateurs se croient chargés des missions de transformation de la société en pourfendant une structure familiale qu’ils considèrent comme reproductrice d’une structure sociale qu’ils rejettent avec tous les risques que fait peser le poids de décisions très subjectives sur le sorts de familles, voulant privilégier jusque devant les tribunaux pour enfants certaines conceptions éducatives peu défendables au détriment d’autres conceptions solides mais trop « bourgeoises ». En effet, on ne saurait protéger les enfants en considérant la famille comme source d’aliénation sans faire peser une menace grave sur leur équilibre psychologique et leurs repères sociaux. Il importe donc de dénoncer, de poursuivre et de faire casser ceux qui s’abritent derrière leur tâche pour se mêler d’ingénierie sociale au détriment de la valeur de la famille.

S’inscrire sur la liste de discussion

Assisté par fr.groups.yahoo.com

Publicités
commentaires
  1. Habiba dit :

    Pleinement d’accord avec cet article et permettez ce petit mot pour cette ingénierie sociale vue sous un autre angle, en effet elle est assimilable au projet racial des nazis, qui avait un seul but exterminer une certaine catégorie de l’humanité, qu’ils estimaient n’étant pas digne de vivre et qu’il fallait stérélisé une partie de la population des camps pour les mettre en esclavage juste le temps de la guerre,…
    Et à l’an 2000 ces fascistes de SS , insidieusement reproduisent la même chose, leurs comportements sont dénués de sens à l’échelle humaine, mais ne sont pas le fruit du hasard. Comme pour l’extermination des races génantes les SS suivent le même objectif de l’idéologie nazie. L’ingénierie des SS : forme leur projet pour la mondialisation, la sélection pour produire une néo-génération d’orphelins auto-disciplinés, par des principes normalisateurs programmés au sein des néo-familles, par une prise de contrôle de la parentalité en neutralisant les « exclus » considérés par complaisance à « haut risque » et amener à faire soigner obligatoirement les dépressives ( par chantage: si la personne ne se soigne pas, pas droit de voir ses enfants..) et les faire stériliser ( cas connus), pour garder le contrôle sur leur psychisme et les amener à devenir des narcissiques par la privation de l’amour de leurs enfants, et en finalité rendre ces personnes psychotiques alors qu’auparavent elles étaient en bonne santé mentale juste une simple dépression ou déprime, car un seul but est recherché les exclure définitivement de la vies de leurs trés chers et tendres enfants.

    et comme c’est si bien dit, que soit dénoncé leurs actes contre l’humanité, les SS continueront leur pénologie actuarielle orientée vers  » les exlus  » c’est à dire les individus fichés comme indésirables par leurs services.
    En effet, avec leur méthode actuarielle les SS parviennent à classer les individus à risques par discrimination: précarité, isolement, maladies, environnements à risques, éthnies… cette méthode dépasse tout entendement et pourtant elle n’est pas fictive.

  2. comitecedif dit :

    Eh oui, en fait si nous voulions à peine forcer le trait nous pourrions dire qu’avec un tel projet d’infantilisation des parents dans le cadre de l’Etat Providence, ces travailleurs sociaux, encadrants de la parentalité se veulent nos tuteurs à tous.

    Il ne faut donc pas s’étonner de cette « autre mondialisation » qu’ils appellent de leurs voeux, non pas une mondialisation des échanges libres, mais une chappe de plomb imposée par résolutions internationales donnant un pouvoir absolu à des fonctionnaires de la « protection de l’enfance ».

    Comme le dénoncent nos amis du Québec de l’anti-DPJ, le modèle de l’ASE fait rêver tous les travailleurs sociaux du monde qui souhaitent aussi l’imposer un peu partout afin de grossir leurs troupes et domaines d’interventions.

    On retrouve derrière ce projet d’harmonisation des règlementations étatiques au niveau mondial des groupes structurés qui réclament cette autre-mondialisation, l’alter-mondialisation des alter-mondialistes favorables au tout Etat, à une sorte d’Etat mondial dans lequel s’imposerait non pas des règles minimales assurant la liberté maximale mais bien le contraire. Parental Rights lance d’ailleurs une campagne en ce sens et dénonce l’adhésion des USA à des organisations internationales, lesquelles, sous couvert de protection de l’enfance considèrent les parents comme a priori dangereux faute de prouver le contraire. On entre là dans le principe de précaution généralisé en matière familiale. Cette dérive entérinée en France depuis 2008 doit être dénoncée car elle détruit des familles et sacrifie l’avenir de nos enfants; Si nous voulons conserver le modèle familial contre la nurserie collectiviste décrite par Aldeous Huxley dans le « Meilleur des Mondes »;

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s