Le prix du mensonge

Publié: 04/04/2011 dans Interpellations

 L’affaire s’est passée en septembre 2008 au collège César-Savart à Saint-Michel dans l’Aisne où Maxime, un adolescent, alors âgé de 15 ans, a accusé son professeur de lui avoir donné un coup de poing dans la salle de classe sans témoin au moment du fait reproché.

Le professeur a été placé sur-le-champ en garde à vue. Parallèlement, il traversait une mauvaise période fragilisé par son divorce en cours. Au lendemain de sa garde à vue , il s’est suicidé sans  aucune explication (il avait laissé un mot chez lui annonçant qu’il allait mettre fin à ses jours, mais sans s’exprimer sur les raisons de son geste), sans doute il n’avait plus rien à dire à ceux qui l’ont considéré capable et coupable de frapper l’un de ses élèves.

Un mois après sa mort, l’élève « victime » se désavoue, il avait menti en portant plainte contre le professeur pour coups et blessures volontaires sur sa personne. Un mensonge irréparable qui a coûté cher.

L’avocat de la famille de la victime, Me Francis Lec, a apprécié que le jeune accusé ne doive pas être  » un bouc émissaire d’une série de dysfonctionnements. (…) Il est responsable, mais nous ne serons pas là pour accabler uniquement le mineur « . La partie civile souhaite savoir dans quelles conditions la dénonciation calomnieuse a eu lieu et si l’enfant a agi sous influence de personnes majeures. Quant à l’avocate de l’adolescent, Me Mireille Des Rivières, elle à déclaré que  » Personne ne peut venir dire que mon client est l’unique responsable du décès « .

L’adolescent a été jugé en mois d’octobre pour « dénonciation calomnieuse » par le tribunal pour enfants de Laon. L’audience s’est déroulée à huis-clos, mais la sentence, mis en délibéré, sera public. 

 » Certes le jeune homme est responsable, mais que penser des dysfonctionnements du système judiciaire pour lequel l’affaire d’Outreau n’a servi à rien ? Des allégations gravement accusatrices non vérifiées, aucune autre hypothèse émise et une garde à vue précipitée éprouvante pour le prof déjà un peu cabossé dans sa vie. Cela n’arrive pas qu’aux autres, et qu’on se le dise, non seulement les enfants ne sont pas tous innocents, non seulement les idées préconçues d’enquêteurs expéditifs mènent à ce genre de drame, mais aussi, il est scandaleux que la justice donne tout pouvoir à la parole de l’enfant, qui doit être légitimement entendu mais qui peut être doué pour mentir et accabler, dangereusement doué et parfois encouragé dans ses propos, alors, les vrais responsables sont les adultes chargés d’enquête qui n’ont plus de discernement, investis à trouver un bouc émissaire qui n’est coupable que de n’avoir su se défendre face à la folie humaine. «  ……….

———————–

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s