Votre enfant nous appartient

Publié: 04/04/2011 dans International
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 Lettre ouverte d’une « mauvaise victime » (extrait)

Une décision de justice  cautionnée ou politiquement prise par les sociaux-démocrates suédois ne peut être ni mauvaise ni immorale. L’établissement totalitaire se cache derrière les murs de lamentations de ses médiateurs « Ombudsman », et surtout depuis 1974 que le système judiciaire s’est incontestablement politisé et elle s’applique par une corruption collégiale. D’une certaine manière on peut considérer que ces manipulations sont devenues très fréquentes dans les sociétés dites démocratiques.

En dépit des conventions internationales, l’emprise de l’État suédois sur la vie privée des individus et sur celle des enfants en particulier, ou sur la régulation des naissances, se manifeste toujours en pratique de multiples manières.

Les différentes allocutions des services sociaux et de l’Ombudsman (proxène de la plèbe élu par le parlement) des enfants suédois sont très claires. Quand un individu obstiné refuse de rejoindre la collectivité, on lui fait calmement comprendre que : votre enfant nous appartient, vous allez perdre vos droits d’éducateur ou de géniteur, vos descendants sont déjà dans le nouveau camp.

Madame Bossom-Nordboe, alors chef départemental à la Direction des écoles, l’exprima :  » Il est inutile de construire l’individualité, parce que à moins que les gens n’apprennent à s’adapter à la société, ils seront malheureux. On ne met pas l’accent sur la liberté. À la place, nous parlons de la liberté d’abandonner la liberté. L’accent est mis sur la fonction sociale des enfants, et je ne nie pas que nous mettions en avant l’aspect collectif.  » Pour eux, l’individu est simplement engagé dans une histoire dont il ne peut être totalement indépendant. On entend, dans l’histoire du grand inquisiteur des frères Karamazov de Dostoïevski, clamer l’écho de D-503 [il s’agit d’un ingénieur social du futur, héros du roman antiutopiste « Nous autres » de Zamiatine de 1920] qui parle d’une vieille légende du paradis :  » Le bonheur sans liberté ou la liberté sans le bonheur « .

En se retranchant sur sa position d’observateur Madame Lena Nyberg, Médiateur (Ombudsman) des enfants suédois – un peu notre « défenseure des enfants » (note CEDIF) -, se restreint à présenter au gouvernement des propositions d’amendements de la législation suédoise et travaille pour que les autorités publiques, municipales et départementales fondent leur travail sur la Convention des droits de l´enfant. Le Médiateur des enfants n’exerce cependant aucune surveillance sur les autres autorités et la législation ne lui permet pas non plus d’intervenir dans des affaires particulières. Elle/Il vous recommandera de vous mettre en contact avec le Médiateur de la Justice (JO) qui est censé exercer une surveillance des autres autorités publiques. Ce dernier pourrait intervenir et s’occuper de l’affaire particulière si le dossier n’est pas prescrit par le temps (deux années). De fait et vu le nombre exessif des plaintes en appel le dossier du plaignant passera à la loterie.

Rappelons que le rôle de l’Ombudsman n’est pas d’assister le public mais de rapporter ses travaux en cours au gouvernement. Il est paradoxal que ce soit à cet ombudsman de donner son avis sur ce que devrait faire le parlement (alors qu’il y a des millions de citoyens électeurs pour cela) au lieu d’intervenir à titre d’amiable compositeur dans les litiges entre l’administration et ses usagers. Il est donc impardonnable de dire des sottises pareilles, car hors du champ des compétences de l’ombudsman.

Vestale du système, la/le Médiateur des enfants suit les effets et les résultats des hécatombees conjugales ou familiales tel un arbitre de touche en omettant volontairement de rapporter les causes de ces déchirements. C’est à dire il fait perdurer une forme de non assistance à l’enfant en danger, surtout aux dépens de la famille. Ces omissions ne sont pas sensées être pertinentes pour l’amélioration des relations sociales et interpersonnelles dans la société du meilleur État providence du monde (l’éducation, la psychologie de la motivation sont révélatrices de cette catégorie de manipulation). On qualifie d’ailleurs parfois de manipulatrices des personnes qui montrent simplement une inhabituelle aptitude à convaincre, sans avoir pour autant des objectifs malveillants ou égoïstes. Certains estiment que la démagogie politique est parfois une forme de manipulation mentale.

Pourtant les propos de Madame Bossom-Nordboe reflétaient les mesures déjà prises en 1936 par les nazis et les communistes pour embrigader la jeunesse. Tous les enseignants doivent être membres de la ligue des enseignants et les cours préparés par des pédagogues architectes sociaux, lesquels semblent avoir hérité tout du manifeste d’Alva Myrdal [écrivain suédoise et Prix Nobel de la paix en 1982], qui sur certains points formulait aussi d’une manière parfaitement explicite que la mise en place d’allocations familiales rendait indispensable l’augmentation des cas de stérilisation, et ce afin d’éviter que l’aide de l’Etat n’encourage des naissances contraires à l’intérêt de la collectivité.

Tous les mouvements  de la jeunesse engagés publiquement et politiquement qui ne sont pas reconnus par l’establishment, sont soit ignorés soit interdits ou violemment réprimés par la police.

Une décision d’un magistrat peut stipuler arbitrairement qu’un enfant devra être retiré de la garde de ses parents si ces derniers ne l’élèvent pas selon une certaine doctrine nationale bien pensante, soumise et obéissante. (…)

Schizophrène du vieil idéal socialiste la métapolitique des social démocrates se situe en dehors et prône au-dessus de la politique « politicienne », laquelle – aux yeux de ses promoteurs – est devenue théâtrale et ne constitue plus le lieu de la politique. Sa stratégie métapolitique vise à diffuser une conception du monde de sorte que les valeurs de cette dernière acquièrent dans l’histoire une portée et produisent un impact à long terme.

Cette stratégie est associée avec l’ambition de détenir le pouvoir, d' »être dans » le pouvoir. Se voulant polyvalente, la métapolitique social-démocrate est demi-sœur de celle de l’union de droite qui doit aussi s’adresser aux décideurs, aux médiateurs, aux diffuseurs de tous les courants de pensée, auxquels elle ne dévoile pas forcément l’ensemble de son discours. La métapolitique social démocrate diffuse aussi bien une sensibilité démagogue qu’une doctrine ; elle se fait culturelle ou idéologique selon les circonstances.

Parmi beaucoup d’autres, dans une affaire survenue entre la France et la Suède en 1995, un couple de suédois, qui avait en effet refusé d’accepter de se soumettre à une décision paraétatique illégale visant à obscurcir des « délits d’États » révélés, fut déchiré par un jugement arbitraire et par défaut accordant par trois lignes sommaires la garde unique au parent du genre féminin, lequel par son retour en Suède suite à diverse pressions et menaces, avait abdiqué devant les commanditaires de ses agresseurs. Le jugement des gardiens kapos « des droits de l’enfant » et de l’ordre établi donnait illégalement la garde unique et immédiate à la mère, arguant qu’elle était meilleure éducatrice que le père, ceci sans enquête préliminaire des services sociaux suédois et sans le moindre débat préliminaire et contradictoire. Le tout « pour le bien de l’enfant », lequel sinon risquait de devenir le fils non plus d’un adversaire mais d’un ennemi de l’establishment qui s’était révélé corroborant et criminel dans un conflit international de blanchiment de capitaux. Le « secret des rois » était bien gardé par des porte-glaives.

Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de manipulateurs politiques pourraient être distingués : ceux qui utilisent les autres, sans remords, dans le but d’entretenir un pouvoir narcissique, ou par malveillance pour cacher des escroqueries d’ordre commerciales. Ils peuvent s’appuyer sur le mensonge et/ou la séduction, voire sur la contrainte par les dénis d’une justice totalement politiquement contrôlée, la menace ou la force, ou encore en déstabilisant leurs victimes par la double contrainte de la manipulation psychique et l’ostracisme, devenu « exclusion » . Ces abus de pouvoirs sont un des outils pénalistes employés par l’établissement manipulateur et sous certaines formes une torture exercée d’une manière quasiment anonyme sur la victime isolée qui souvent est aussi l’enfant, l’héritier de ces conflits.

La « victime » souvent déjà fragilisée est susceptible de se sentir plus facilement coupable de quelque chose. Une « bonne victime » prend facilement sur elle la responsabilité du comportement du manipulateur et accepte les accusations en venant. Elle est sensible au jugement des autres ou essaye de nuire le moins possible souvent par sa résignation. Une « mauvaise victime » se bat pour ses convictions et ses droits dans une arène désertée par un public effrayé ou indifférent. On n’épargnera pas à la « mauvaise victime » de patauger durant des années dans l’inutile boue de procès en séparation de corps et des biens.

L’étatisation corps et âme de l’enfant soulève conséquemment une autre question, à savoir non plus celle, classique, de la légitimité d’un concubin (devenu exogène), mais bien celle de sa pertinence. Il ne manque plus que de rétablir, comme en Allemagne en 1935, les « dix commandements », lesquels alors visaient la pureté corporelle et l’hygiène de la race, et les renforcer à l’aide de critères plus performants, tel la salubrité (mentale, politique et spirituelle) du choix d’un mari ou d’une épouse.

Les exemples des déchirements de couples sont légion en Suède, où les divorces depuis le début des années 1990 sont de l’ordre de 55 000 par ans. Cette statistique, étendue sur une génération, représente 1 375 000 de futurs travailleurs dociles, lesquels vont se reconnaitre mutuellement dans l’État providence patriarcal et seront collectivement persuadés en être les piliers souverains. L’établissement suédois, qui n’est pas défenseur des vertus du nucléus familial, en tirera bien, au travers de sa « démocrature », tous les avantages.

Le folkbokföring (la population), recenseur pénaliste des individus, prédomine politiquement la filiation maternelle ce qui coïncide avec la forme communiste et la forme collectiviste de la propriété des corps et des âmes qui cependant peuvent sembler continuer à subsister alors même que la filiation maternelle remplace de plus en plus la filiation paternelle au nom de l’égalité des sexes, bien sûr.

La femme dans les tribus sauvages appartenait théoriquement à un nombre illimité de maris bien que pratiquement, en se mettant sous la protection des sorciers et des chefs, elle savait limiter ce nombre. Au fil du temps profitant de circonstances diverses, elle réduisait ce nombre enfin à un seul mari qu’elle, de nos jours, renouvelle souvent.

La filiation par la mère donnait à la femme dans la tribu matriarcale une position élevée, parfois supérieure à celle de l’homme, elle la perdit dès que la filiation se fit par le père.

Le passage de la filiation par la mère à celle par le père, qui dépouillait la femme de ses biens et de ses prérogatives consacrées par le temps, les usages et la religion, ne s’est pas toujours effectués à l’amiable : son histoire est écrite en lettres de sang dans une légende de la Grèce, que ses plus grands poètes dramatiques ont tour à tour transportée sur la scène.

L' »infantilisation » sociale, résultat direct de l’éducation d’État dans les institutions sociales, publiques, et familiales, est la condition nécessaire de la consommation marchande tant des biens que des relations humaines. Elle prépare aussi au règne même du travail qui la détermine. Cette infantilisation n’est d’ailleurs pas seulement réduction à l’état d’enfance, elle est surtout refus de l’enfance et de sa potentialité créative. La permanence de cette infantilisation chez les individus se traduit d’ailleurs par les diverses formes du refus de l’enfance. Physique d’abord par le refus « conscient » de procréer, psychique ensuite par la réduction de l’enfant à un objet propre à être valorisé ou à subir l’oppression. (…)

Déçus par les États sacralisés, plusieurs intellectuels suédois engagés sont devenus critiques par leurs dystopies [contre-utopie] qui décrivaient que l’évolution intellectuelle et morale montrait que ce qui est vaincu et honni c’était l’idéalisme au lendemain des époques ou les utopies avaient foisonnées, trouverons refuge dans le suicide tels : Karin Boye en 1941, Stig Dagerman en 1954, Wilhem Moberg en 1973, Harry Martinson en 1978 et beaucoup d’autres. Il est particulièrement malsain d’être dissident intellectuel de l’establishment en Suède dans l’après guerre quand le réalisme triomphe en tout domaine, infiltration puis la domination brutale par cet esprit nouveau dans la vie – la philosophie, le théâtre, le roman, la poésie, la peinture ou la musique, où qui s’exprime dans la violence des polémiques. Renard concluait que le progrès scientifique paraissait avoir eu pour pendant le fléchissement des mœurs et du caractère.

Si la mortalité infantile à la naissance est de nos jours en Suède la plus basse du monde, les suicides déjà élevés parmi les adolescents suédois commencent à grimper en flèche depuis les années 1980 pour des raisons variables mais souvent socio-économiques telles que l’alcoolisme des parents et la dissolution des familles. Cette théorie demeure pourtant très controversée par la profession médicale suédoise, qui cherche le remède en accroissant le contrôle et l’intervention obstétriques plutôt que par l’intervention effective de l’assistance sociale comme le préconisent d’autres scientifiques qui mettent à jour la statistique trop discrète des suicides parmi les enfants (environ 2000 tentatives par an et 5 % d’accomplissement en 2003).

En 2001, 1552 personnes, adultes et enfants, meurent par suicides contre 519 par accidents routiers. La statistique augmente sauf dans celle du « SocialStyrelse » [bien-être social] qui elle n’enregistre que 1130 suicides certains et 255 incertains en l’an 2000. Par ses propres statistiques communiquées à l’organisation internationale WHO [OMS], la Suède se place elle même modestement à la dixième place des taux de suicides dans les pays nordiques et baltes tout en prétextant perfidement une augmentation des suicides parmi ses immigrés.

Les enfants n’étant pas considérés comme des sujets juridiques, sont alors sanctionnés par des conventions sur lesquelles ils ne peuvent s’exprimer et qu’ils doivent pourtant subir. Ces conventions sont héritées uniquement et écrites par des adultes qui ne prennent pas suffisamment en compte les besoins, les désirs et les opinions des enfants dans leur avenir universel. Pour cela il aurait fallut que les juristes d’esprit universel et vifs stipulent dans leurs articles des droits préventifs donnant à l’enfant, devenu majeur, le droit à postériori de mettre au banc le ou les responsable(s) de la violation des ces fameux droits universels. Là encore la patrimonialité des grands sénateurs du droit international s’en est bien gardé.

Jean-Raoul de Marcenac – l’auteur de l’article vit en Suède depuis 1975.  Diplômé en médecine il exerce aussi le métier de journaliste lequel il a pratiqué  en Liban, en Irak, en Afghanistan, en Tchad, en Salvador ou en Pologne. Parlant sept langues il est entre autres Consul adjoint au Consulat général du Cameroun. Père de trois enfants, il est objet d’ostracisme depuis qu’il a révélé les méthodes employées par l’establishment suédois pour épuiser les fonds publics.

Vous pouvez signer la pétition « Return Dominic Johansson to His Parents! » à l’adresse suivante : http://www.thepetitionsite.com/1/return-dominic-johansson-to-his-parents/

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