Merci pour le cactus !

Ceci pourrait n’être qu’une anecdote mais elle est très révélatrice en ce qui concerne les conséquences de ruptures familiales induites par les services sociaux et dont les séquelles sont à long terme voire à vie.

Une maman de nos adhérentes nous raconte sa visite au lycée de son fils. Le fils en question, bientôt majeur, se trouve une nouvelle famille d’adoption qui pourvoit à l’ensemble de ses besoins. Une telle situation tout à fait officieuse, est survenue à la suite de la séparation de ses parents et de l’hospitalisation de sa mère.

S’en plaindre semble même difficile car le mineur est en passe d’être très prochainement majeur. En outre des situations comme celles-là on en connaît tellement avec classements sans suite.

Satisfait de son sort, le fils ne se préoccupe plus trop de ses études et la maman le réalise en recevant ses résultats trimestriels. La mère a tout même encore ce droit, outre celui de verser une pension alimentaire à un père absent. Situation classique là encore.

Moins classique certainement l’absence de communication dans le lycée. D’abord la maman constate que l’état-civil de son fils est falsifié, alors que l’adolescent portait depuis la naissance le nom de famille de la mère, il porte désormais celui du père. Bizarre, ensuite la mère constate que le cours suivi le plus assidûment semble avoir lieu à l’infirmerie.

Visite à l’infirmerie donc, et accueil tout à fait cordial de l’infirmière qui fait, avec surprise, connaissance de la maman. Et pour cause, sur la fiche de renseignement de l’élève, un trait vertical barre la place réservée aux renseignements relatifs à la mère. Il paraît que c’est ainsi que l’on procède lorsqu’un parent est décédé. Ce sont là des malheurs qui arrivent à des lycéens et le service reste « discret »pour préserver l’élève.

Là encore le cas ne serait pas unique,  heureusement que le Royaume des Morts est en poste restante. Quant aux  infirmeries elles ne seraient étanches ni aux allers ni aux retours de l’au-delà puisque certaines défuntes mères ont l’audace de s’y manifester .

Advertisements
commentaires
  1. mamantoutsimplement dit :

    Au delà des murs de l’infirmerie, des spectres maternels sont fabriqués.Alors on leur trouve d’emblée des substituts et ce dés le moment où elle deviennent des mères et donc mortes: MATERnité, école MATERNELLE, protection MATERNELLE et infantile, assistante MATERNELLE, JAF etc….
    Bref le monde est le royaume des morts….et étrangement c’est ces mêmes mortes qui donnent la vie & qui tentent de la protéger.
    Alors la grande question est de savoir pourquoi on tue les mères une fois leur ventre désemplie?
    Est ce une question bioéthique?

  2. comitecedif dit :

    La mise à mort administrative est à l’oeuvre, c’est plus largement celle des parents ou quelquefois d’un parent au profit de l’autre. Au mieux le jeu est à somme nulle pour les parents, il sera à somme négative pour l’enfant et tout le reste se fait au profit des forces institutionnelles. L’intérêt général invoqué doit avoit ses victimes et les sévices sociaux n’ont jamais aussi bien porté leur nom dans de telles affaires.

  3. ecolemaison dit :

    La désertion des membres d’une famille… cela laisse songeur. Laissez le temps agir, je ne vois guère ce que l’on peut faire d’autre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s