ASE, DPE : ficelles et pièges de l’entretien (2)

Publié: 30/08/2012 dans Livre Noir
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C’est le moment de hurler

Dans le premier volet de cet article (https://comitecedif.wordpress.com/2012/08/21/ase-dpj-les-ficelles-et-pieges-de-lentretien/) nous avons pu observer des techniques utilisées à partir d’un cas réel concernant des assistantes sociales « ripous ». 

En l’occurence, la maman s’interrogeait sur des calomnies véhiculées par les sé®vices sociaux sans jamais l’avoir entendue.

Qu’il y ait eu enquête sociale et audition des parents ou non, une mauvaise enquête sociale réalisée par des assistants de service social partiaux sera en général défendue bec et ongles jusqu’à faire reconnaître aux parents la pertinence d’inquiétudes et d’accusations même quand elles sont dénuées de fondement.

De nombreux subterfuges sont utilisés en ce sens et visent à déresponsabiliser les services de l’ASE d’éventuelles calomnies. Ceci est effectivement nécessaire car face à une enquête bidonnée il faut convaincre les parents de se laisser faire. Et même si les bidouillages d’enquêteurs sociaux sont rarement reconnus, toute éventualité doit être évitée.

Dans le cadre de l’entretien que nous abordons, la responsable du sé®vice reprend donc sa posture parent-enfant en analyse transactionnelle telle que nous l’avons vue dans le premier volet de l’entretien.

« On s’est dit que l’on allait reprendre tout cela avec vous pour qu’il n’y ait pas de confusion. »

Une telle phrase sous toutes ses variantes est redoutable.

Elle est bien souvent employée pour que le parent accepte de ne pas dévier du cadre de raisonnement que l’on va lui imposer. Le professionnel de sé®vice social sait, le parent ne sait pas, il doit écouter, il est dans la position de l’enfant, plus exactement de l’élève face au professeur. Il doit aussi être reconnaissant de ce qu’on veuille bien lui parler lui expliquer.

Cette phrase exprime aussi un profond mépris, elle est utilisée à l’égard de parents considérés comme des « idiots ».

Que faire face à une telle phrase ?

Montrez que l’on est pas dupe, mais en même temps il est intéressant de connaître le raisonnement de la « professionnelle ». On peut par exemple relativiser « l’expertise » de celle qui parle en lui répondant : « Puisque vous prétendez avoir une explication, j’écoute votre version ».

Ainsi vous montrez d’emblée que vous n’avez pas à admettre les propos qu’elle vous tiendra et ses conclusions, que vous avez votre propre point de vue auquel vous tenez.

La responsable du service va alors expliquer la procédure d’informations préoccupantes. Rien à dire jusque là, la maman la connaissait déjà.

Rappelons que cette procédure peut être déclenchée à partir de signalements, dénonciations, justifiées ou non. Le principe de précaution s’impose ici.

Mais la responsable va rapidement sortir des clous :

« C’est dans ce cadre là que j’ai reçu un signalement écrit de l’assistance sociale scolaire qui faisait état d’un certain nombre de faits (elle insiste sur le terme) relatifs à la situation de votre fils.  Moi, au vu des éléments qui m’ont été transmis, il m’a semblé effectivement que ces éléments étaient suffisamment graves pour en aviser l’autorité judiciaire et donc informer le procureur de la république. »

Il ne s’agit donc plus là de simples éléments à vérifier et que l’on ne s’embarrassera pas à vérifier mais de FAITS !

Quelle enquête faire sur des faits ? Ils ne  nécessitent que des aveux de la mère.

Ici sans avoir répondu à l’interrogation de la maman quant à une enquête, véritable objectif de cet entretien ; il est question de faire admettre à la mère sa pleine responsabilité sur des FAITS !

Laisser une assistante sociale présenter des accusations comme des faits, cela sans réagir, est désastreux.

Dans l’affaire en question ces « faits » étaient une cabale organisée par le père et la belle-mère, ce que la maman expliquera ensuite provoquant une indifférence lassée des deux agents de l’ASE.

Comme on l’a déjà dit, les agents en question ne sont pas là pour remettre en cause leur propre travail, mais pour justifier le sort qui est fait à la maman.

Ce n’est donc pas là qu’il conviendrait de développer une défense et de rechercher une compréhension qui ne peut être que de façade.

Comprenons-nous bien, suite à une enquête partiale et dans le cadre d’un entretien de ce type, les personnels de sé®vice social endossent le rôle du « parent raisonneur » face aux parents qui deviennent « enfants vulnérables » et donc en quête de réconfort.

S’épancher et se justifier peut alors certes provoquer chez le « parent raisonneur » une empathie mais uniquement pour permettre à « l’enfant vulnérable » de s’amender. Il est donc bien question de profiter de la vulnérabilité de la maman au moment où elle se livre, pour lui faire admettre des torts quitte à les imputer, toujours par empathie, sur des pressions ou un environnement social, ou encore les difficultés économiques, sociales et autres bla-bla.

Le parent ne doit pas tomber dans ce piège et s’il est mis en présence de calomnies, ne pas hésiter à questionner l’impartialité de travailleurs sociaux qui transforment des suspicions en faits.

commentaires
  1. Papa Tango Lima dit :

    Les immondes saloperies, j’ai honte pour ce pays quand je vois des fonctionnaires pareilles qui foutent en l’air les familles et qui se la jouent ensuite sans assumer leurs crimes.

  2. Merci de ce décryptage et des conseils tout à fait utiles

  3. je l ai vecu ici a ivry sur seine ca fais 10ans que ca dure ase ivry creteil combien de familles decimer combien d enfants coincer qui subissent le pire si par chance tu les recupere tes petiots pour ma part ils me les ont rendus si abimer que tous suivi hospitalier et la encore ils sont autour empeche les soins pour reparer les mutiples degats qui couvrent les uns les autres ecoles foyer de l enfance le 94 c est c favier aie aie

  4. Coyot dit :

    Bonjour, je vous informe avoir été victime, ainsi que mon compagnon, q’une information préoccupante de la part de son ex, qui veut à tout prix gagner son divorce et qui n’a jamais pu obtenir la résidence principale pour leur enfant. Voyant que le JAF ne faisait toujours pas droit à ses demandes, elle a donc téléphoné à la PMI et a dit qu' »elle sentait que son enfant n’allait pas bien » et qu' »elle ne le voyait plus » (ce qui est faux). La PMI a donc ouvert le dossier de médecine scolaire de l’enfant pour vérifier ou étayer ce qu’à dit la mère. La PMI a vue « une grosse fatigue » et des « accidents de pipi-culotte ». Sur cette base la PMI a donc enclenché l’information préoccupante. Les assistantes sociales ont été odieuses : Elles-ont refusé de nous dire quels faits avaient été rapportés. Nous n’avons su ce qu’ils étaient que lorsque nous nous sommes entretenus avec la famille de la mère. Les seuls motifs de cette information ne sont potentiellement que ceux que je viens d’évoquer, donc le dossier est vide. Mais l’on nous casse les pieds tout de même, simplement parce que la mère s’est vu retiré son droit de visite il y a un an, faute de s’être soumise à des expertises ordonnées par le JAF (elle a déménagée 4 fois en 8 mois pour ne pas s’y soumettre). Mon compagnon avait alors demandé un DV médiatisé mais pas une suspension, c’est le JAF qui l’a décidé et pourtant, j’ai l’impression qu’on le rend responsable de cela, de chercher à priver l’enfant de sa mère, alors que ce n’est pas le cas, et que la fatigue et les accident de pipi-culotte y sont liés, alors que c’est faux. La fatigue : l’enfant ne fait plus la sieste à l’école et la visite de l’enfant par le médecin scolaire à eu lieue l’après-midi, alors qu’il faisait un temps pourri et que l’enfant sortait d’une grosse rhino. Pour les accidents, l’enfant ne demandait simplement pas à aller aux toilettes, alors que maintenant, il demande et il n’y a plus d’accident. Je précise que cette visite de médecine scolaire a eue lieue au printemps, donc 9 mois avant l’information préoccupante et que, durant ces 9 mois, le compte rendu de la médecine n’avait inquiété personne avant les allégations de la mère. Une première enquête sociale JAF avait conclu à une éducation cohérente dans un cadre stable. Les deux bilans psy pour le JAF avaient conclus que l’enfant n’avait aucun problème particulier. L’urologue nous a dit que tout était normal et les accidents très fréquents à 4 ans et que lui ne s’en alarmait pas. Nous envisageons de déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse en expliquant que nous suspectons fortement la mère, en expliquant le mobile évident et le procédé, avec des traces par mail, SMS et un enregistrement de la mère, ou l’on entend que Monsieur l’a mis extrêmement mal à l’aise lorsqu’il lui a dit qu’il était certain que c’était elle la responsable (gros blancs dans la conversation, intonation de voix qui monte, autant de signes du mensonge lorsqu’une personne nie l’évidence). Nous apporterons les conclusions successives du divorce qui montre que Madame passe son temps à dénigrer Monsieur sans rien prouver et qui montre qu’elle demande une seconde enquête sociale au JAF depuis 5 mois et qu’elle n’a jamais pu l’obtenir et que grâce à l’information préoccupante, elle l’a et qu’elle peut la faire produire devant le JAF, voilà l’intérêt de sa calomnie. Et tout ceci est profondément dégueulasse et nous met dans une grande souffrance émotionnelle. C’est de la violence psychologique conjugale sur mon compagnon de la part de son ex femme.

  5. […] avons vu dans un précédent volet consacré aux pièges et ficelles de l’entretien avec les sévices sociaux, la posture des assistantes sociales qui présentent des accusations […]

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