Reportage canal plus : spécial investigation sur l’Aide Sociale à l’Enfance : Savons-nous protéger nos enfants ? Par Delphine Welter.

legoC’est suite à l’affaire Inaya, en 2013, que Delphine Welter, de Tony Comiti Production, a pris l’initiative de réaliser son enquête sur l’ASE.

« L’évolution sereine » d’Inaya

L’affaire est relatée notamment sur La République 77, il est mis en évidence dans le reportage les lourdes responsabilités de l’ASE.

L’oncle d’Inaya avait écrit au juge des enfants de Fontainebleau pour signaler les maltraitances subies par la petite et souhaitait obtenir la garde des 3 enfants. La juge des enfants ne lui a jamais répondu, il prend alors contact auprès de l’ASE. Les services sociaux connaissaient bien cette famille qu’ils suivaient depuis 4 ans et ont voulu rassurer l’oncle :  « L’ambiance familiale paraît sereine.  Monsieur et Madame semblent avoir trouvé un rythme de fonctionnement permettant aux enfants d’évoluer sereinement ». Seulement voila, à l’époque de ce rapport, l’enfant de deux ans avait été tuée par ses parents et enterrée dans la forêt depuis au moins deux mois !

Il est précisé que plus de cent enfants meurent chaque année en France sous les coups de leurs parents. Il est rappelé que plus de 138 000 travailleurs sociaux suivent les parents et que le budget de l’ASE est de 7 milliards d’euros.

Point positif 1 : L’ASE a largement les moyens de mener à bien sa mission affichée de protection de l’enfance, elle partage aussi la responsabilité de ces enfants massacrés pour ne pas avoir su les protéger.  Ceci est bien mis en évidence dans le reportage. La question de moyens, souvent mise en avant, est d’emblée évacuée.

Critique 1 : Le titre du reportage fait alors problème, la question n’est pas « Savons-nous protéger nos enfants ?  » Mais l’ASE remplit-elle sa mission ? La réponse est évidemment non, mais il ne s’agit pas là de notre responsabilité collective (responsabilité du nous), mais bien de celle des services de l’État : des services sociaux et de la justice plus précisément.

Il y a donc une contradiction entre le titre et le constat du reportage.

Les certitudes contre-productives

Le standard du 119 enfance en danger expose une opératrice téléphonique répondant à un enfant qui semble signaler des attouchements dont il est victime. Il est expliqué que la protection de l’enfance a été décentralisée auprès des conseils généraux. La journaliste doit donc demander une autorisation de tournage auprès des différents conseils généraux.

Tous refusent, sauf la Meurthe et Moselle.

Point positif 2 : Le refus de la presque totalité des exécutifs locaux met bien en évidence une volonté d’éloigner tout témoignage de la réalité de terrain des travailleurs sociaux, de leurs méthodes lesquelles font l’objet de scandales pudiquement dénommés dysfonctionnements.

Delphine Welter suit donc à Nancy une intervention de la brigade des mineurs auprès d’une mère suspectée d’avoir maltraité ses deux enfants. Le mari n’est pas présent au domicile, le couple est sans emploi depuis longtemps, on se demande d’ailleurs s’il s’agit bien d’un couple. Manifestement le petit garçon est accueilli dans une chambre qui sert de débarras. Le comportement de la mère va démontrer qu’elle est surtout centrée sur elle-même et que les enfants sont pour le moins délaissés, font l’objet de véritable maltraitances ainsi que le révélera l’attitude de la petite fille qui avait pris l’habitude de s’enfermer nue dans le noir le plus complet.

Critique 2 : « Dans la plupart des affaires de maltraitance les parents sont dans le déni » dit la journaliste.

Non, dans de véritables affaires de maltraitance, les parents minimisent des faits graves de maltraitance, comme par exemple une mère qui avait mis la main de sa fille sur une plaque chauffante allumée  pour « lui apprendre que cela va la brûler » ou un père qui disait qu’il avait plaisir à tenir sa fille de 12 ans sur les genoux. Certains autres sont dans la réfutation de l’évidence.

Il serait faux d’en déduire que le « déni des parents » signifie qu’ils sont maltraitants, en effet dans de nombreux cas des accusations calomnieuses sont portées par des travailleurs sociaux, les réfuter ne signifie pas forcément être maltraitant dans le déni, mais aussi nier des faits imputés imaginaires.

Par ailleurs pour un parent maltraitant, reconnaître une maltraitance cela signifie souvent une bonne collaboration avec l’ASE qui mettra alors en place un suivi éducatif à domicile plutôt qu’un placement.

La responsabilité de l’irresponsabilisation systémique

La grand-mère est à l’origine de la dénonciation de sa fille objectivement maltraitante. Sa petite fille Nina est dans un mauvais état sanitaire, la mère ne s’en occupe pas et l’expose à de graves dangers par carence éducative. La mère semble effectivement n’avoir jamais été mis en position de responsabilité et habituée à l’assistanat de l’État providence.

Critique 3 : Sur ce point il aurait été intéressant de mettre en évidence les responsabilités de l’État providence dans la déresponsabilisation complète de ce que l’on appelle les « cas sociaux ».

Il ne s’agit pas tant là de faire le procès de la misère, mais d’un fonctionnement social qui permet à des populations de ne jamais rien donner et de se voir tout offrir. Comment peut-on espérer que des géniteurs (le mot parent ne convient pas) qui ont toujours pu obtenir de quoi vivre  sans travailler, sans exercer la moindre responsabilité, sans se lever le matin, puissent se responsabiliser dans leurs fonctions parentales ?

Les services d’aide à la parentalité, loin de pallier ce problème participent de cette même logique déresponsabilisante mais créatrice d’emplois pour l’ASE car elle permet d’aller jusqu’à créer des postes de TISF pour suivre des géniteurs.

Dans ce cas de figure on engage donc de « quasi cas sociaux » pour suivre des « cas sociaux ». Puis un jour un enfant disparaît et l’ASE ne s’en aperçoit même pas.

Il n’y a pas de fumée sans feu !

« On ne retire pas les enfants à une personne qui s’occupe bien de ses enfants » dit un policier.  Celui-ci  a l’air sincère, touché par l’état de délaissement des enfants.

Critique 4 : Cette phrase sonne comme un postulat qui ne sera jamais remis en cause dans le reportage.

Seulement voila, nous avons un nombre impressionnant de témoignages qui met en évidence le fait que des juges des enfants, sur la foi de rapports des services de l’ASE retirent des enfants à des parents qui s’en occupent bien. Pire, les enfants retirés sont quelquefois livrés à des situations qui les brisent, confiés aussi parfois à l’autre parent, authentiquement maltraitant celui-là.

Fabienne Nicolas, une des juges des enfants de Nancy accepte d’être suivie en situation puis interviewée. Elle est en charge de 350 dossiers d’enfants. Elle rencontre un petit enfant à qui elle explique qu’il va sortir du foyer pour rester longtemps dans sa famille d’accueil qu’elle appelle Nany et Tonton, ses parents sont d’accord et la situation de l’enfant est réglée pour 4 ans.

L’idéologie du maintien du lien parental ?

Retour sur la petite Nina, elle est placée en foyer et sa mère bénéficie d’un droit de visite médiatisé d’une heure par semaine. La mère arrive en retard et la petite Nina tremble, pleure, elle a peur que sa mère ne vienne pas. Commentaire de la journaliste : « maltraitance ou pas, les enfants aiment toujours leurs parents ».

Critique 5 : Ce commentaire est contredit en partie par la suite du reportage puisque Karine dira, avec raison, qu’elle souhaitait que ses géniteurs aillent en prison.

Il arrive aussi dans le cas d’absence de maltraitance justement que l’enfant vive le placement comme un abandon et en veuille ensuite à sa famille de « n’avoir rien fait ».

D’autres situations encore mettent en évidence des propos inadaptés de travailleurs sociaux qui conduisent un enfant à rejeter sa famille.

« Eviter à tout prix la séparation, en France c’est la maître mot de l’aide sociale à l’enfance, objectif : toujours préserver les liens familiaux, cette politique peut avoir des conséquences désastreuses» dit Delphine Welter après une entrevue avec le responsable de l’ASE de Meurthe et Moselle qui insiste sur la prévention.

Cette déclaration de la journaliste doit, selon elle être illustrée de façon dramatique par l’affaire Karine.

Critique 6 : comme il le sera expliqué ultérieurement l’affaire Karine a été révélée par Laurence , sa tante. Laurence, en responsabilité dans notre association, a dû se battre pour obtenir l’autorité parentale sur sa nièce alors qu’elle faisait l’objet de mises en cause diffamatoires de l’ASE. La protection de l’enfance entendait placer Karine en foyer plutôt que de la remettre à sa tante et à son oncle.

Que Karine vive avec son oncle et sa tante, c’est là une façon de préserver le lien familial et pas le contraire.

Pour avoir analysé depuis plus de 3 ans les comportements des travailleurs sociaux, nous savons bien que la préservation du lien familial n’est certainement pas leur préoccupation. Entendons nous bien, la politique de préservation du lien familial n’existe pas chez les travailleurs sociaux même si les responsables ASE prétendent le contraire.

Il ne s’agit pas non plus pour nous au CEDIF de dire qu’il faut que les enfants maintiennent le lien avec des géniteurs maltraitants, mais de savoir de quoi l’on parle car les associations et syndicats de travailleurs sociaux seront les premiers à s’engouffrer dans la dénonciation de ce qu’ils appellent l’idéologie du maintien du lien familial.

Éviter que l’on ne tombe dans la discussion de café de commerce suppose que l’on rappelle la base d’une société démocratique et libérale qui est  le principe de subsidiarité. En vertu de ce principe on considère que l’État ne peut intervenir qu’en suppléant à des carences avérées des individus, des familles, de la société civile.

 Ainsi, selon ce principe qui protège la société des dérives des décideurs politiques, représentants de l’État, un enfant qui est maltraité par ses parents devra alors être confié à sa famille qui peut s’en occupe. Ce n’est que lorsque aucun parent n’est capable de prendre le relais que les services de l’État peuvent avoir compétence.

Dans la réalité nous voyons bien que des parents se voient retirer leurs enfants sans justification, ou qu’en cas de justification, la famille proche demande sans succès à s’occuper de l’enfant.

Dire que l’ASE veut trop souvent préserver le lien familial ne correspond à aucune réalité. Le croire permettrait de dénoncer ce qui n’existe pas pour permettre à l’ASE de détenir un pouvoir plus absolu encore qu’il n’existe sur les enfants, facilitant ainsi les placements.

Nous verrons d’ailleurs dans la suite du reportage que des enfants placés sont pour certains considérés comme des enfants sauvés. Une conclusion assez ridicule quand ou sait ce qu’ils deviennent, que serait d’ailleurs devenue Karine si on n’avait pas laissé sa tante s’occuper d’elle ?

Onze ans de calvaire 

Point positif 3 : La problématique de l’affaire Karine est bien abordée et met en évidence les responsabilités écrasantes des services de l’ASE et de la justice dans le calvaire enduré par la petite et les mesures vexatoires qu’a subi sa tante en voulant la sauver.

Difficile d’utiliser de simples mots pour retranscrire ce que Karine et Laurence expriment. Disons-le tout net : Laurence crève l’écran et Karine emporte la conviction. Ce témoignage de courage est mis en avant, ce sont là les points les plus réussis de ce reportage et rien que pour ces interviews, il vaut la peine d’être visionné.

Une incongruité tout de même est à relever, on se demande bien pourquoi la journaliste interroge sur cette affaire Fabienne Nicolas, juge des enfants à Nancy.

Cette juge n’intervient pas sur l’affaire mais donne son point de vue qui consiste en réalité à en remettre une couche sur la légende de « la sauvegarde du lien familial à tous prix » et prétend que « pour suspendre les droits des parents il faut vraiment qu’ils aient fait mais euh le maximum de choses … le droit des parents prime beaucoup sur l’intérêt de l’enfant. »

Nous avons précisé ce qu’il faut penser de tels propos dans la sixième critique, il n’est pas anodin que de tels propos soient tenus par une juge des enfants.

Rappelons tout de même que ce sont les juges des enfants qui décident des mesures à mettre en place en fonction le plus souvent des rapports des travailleurs sociaux. On peut donc supposer que cette juge là n’hésite pas à placer des enfants et ne se sente pas contrainte par la nécessité de sauvegarde du lien familial, on ne peut d’ailleurs tirer aucun autre enseignement de ses propos. Sauf qu’en tant que juge des enfants, elle contredit par son assertion la réalité du propos qu’elle tient.

Ceux qui ont permis que cela se fasse

Sans dévoiler l’affaire on peut tout de même préciser que Karine a subi en sa plus tendre enfance des atteintes graves à son intégrité physique alors qu’elle était censée bénéficier d’un suivi par les services de l’ASE.

Sa tante pense avec raison que les coupables ce sont certes ceux qui ont violé sa nièce, mais aussi ceux qui ont fermé les yeux : « ceux qui ont participé et ceux qui ont permis que cela se fasse ! »

Point positif 4 : « Les coupables ce sont aussi ceux qui ont permis que cela se fasse et je ne vois pas pourquoi tous ceux qui sont autour ne seraient pas condamnés. » Rien que cette phrase grandit le reportage. Les coupables ce ne sont pas les « nous » du « savons nous protéger nos enfants », ce sont les représentants de l’État dont nous alimentons les budgets pour que nous soyons protégés, mais ici encore l’État n’est pas la solution, il est une partie du problème.

Des représentants de l’État doivent donc être condamnés car ils doivent dire à Karine pourquoi on ne s’est pas occupé d’elle. Laurence rappelle que la justice ne s’est pas excusée, que les représentants de l’État « font comme si ce n’était pas de leur faute ».

Delphine Welter contacte alors deux des juges qui ont suivi le dossier, aucun ne souhaite lui répondre. Elle appelle ensuite un des représentants du parquet qui a reçu les alertes de Laurence de 2000 à 2004, il reconnait des « dysfonctionnements », « cela peut arriver voila », il dit que les décisions étaient justifiées au moment où elles étaient prises.

Point positif 5 : la journaliste pousse ses interlocuteurs dans leurs retranchements. Elle prouve ainsi ce que disait Laurence : pas d’excuses, ce n’était pas leur faute, pire c’était justifié et donc cela se passe encore actuellement puisque l’affaire Karine ne porte aucune leçon aux services de l’État si ce n’est un prétexte pour remettre davantage en cause le lien parental.

Le problème n’est évidemment pas là à l’heure où Dominique Raimbourg, député socialiste et rapporteur de la loi Taubira tient le propos suivant :  « Il y a des infractions sexuelles qui ne signalent pas un ancrage dans une délinquance particulière ». Il fait alors référence à la nécessité d’une seule contrainte pénale pour « un oncle, qui, à la fin d’un repas de famille un peu alcoolisé, a un geste déplacé envers sa nièce ».

Que l’on ne vienne donc pas nous dire pour autant que ce député est attaché au maintien du lien familial, il s’agit là de tout autre chose.

275 000 mesures de sauvetage ?

La secrétaire d’État à la famille, Laurence Rossignol, dont les propos ne sont pas habituellement favorables à l’institution familiale répond aux accusations portées à l’encontre de la protection de l’enfance. Elle y répond visiblement mal à l’aise elle aussi, en insistant sur les 275 000 enfants mis « en mesure de protection » et les présente comme autant d’enfants « sauvés ou mis à l’abri du danger ». Voila une bien sinistre comptabilité des sauvés et des perdus, si peu nombreux face à de tels chiffres. Les enfants perdus ne seraient donc que le fait de problèmes d’évaluation, de délais, pour autant la loi fonctionne.

Il faut donc s’habituer à l’insupportable nous dit Delphine Welter et elle remet là encore en cause la volonté de maintenir le lien parental.

Critique 7 : Il est dommage que ce reportage n’aborde qu’une facette des dysfonctionnements de l’ASE alors que Laurence invitait justement à un questionnement plus large, ayant aussi fait part à la journaliste des cas de placements abusifs estimés en leur temps à 50 % des placement par Pierre Naves, de l’IGAS.

Il convenait de revenir sur la comptabilité étrange de Laurence Rossignol en précisant que la moitié des « mesures de protection » sont des actions éducatives qui ne sauvent pas les enfants réellement maltraités comme dans le cas d’Inaya justement.

L’autre moitié ce sont des placements et sur ce volet il y a tout un reportage à réaliser qui serait de nature à montrer une autre facette assez répugnantes de l’ASE. Faute d’avoir épuisé le sujet, le reportage nous laisse sur une fausse impression concernant la problématique des placements et ses véritables objectifs.

Dommage et contre-productif.

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commentaires
  1. […] Pour lire le commentaire critique du reportage […]

  2. salim dit :

    sarco est en garde a vue est ils es pratiquement impossible de prouver les disfonctionnement de certains escros pervers ase elles est belle la justice perso j ai demander a ce que l ont me restitus ma fille est partir de france qui ne protege pas les enfant

  3. nrvdenrv dit :

    Ayant moi-même subit les méthodes de l’ASE …J’ai eut par la suite une conversation (téléphonique) avec la directrice adjointe du service au conseil général….Pendant la conversation ou je signalait que les enquêteurs dans l’erreur (je ne dit pas faute) cette personne directrice adjointe a eu ces mots  » Vous savez ont n’a pas les moyens de la police pour faire des investigations alors nos rapport ne sont QUE DES SUPPOSITIONS  » J’ai alors interrompu cette personne pour lui demander si elle se rendait compte de ce qu’elle venait de dire…..
    Voyant que cela tournait mal « Si vous continuez je raccroche » puis nous avons repris notre conversation et m’a dit qu’elle allait déclenché une enquête auprès des cadres (j’ai une lettre qui confirme)
    Il y a bien eut des sanctions que j’ai appris 3 ans plus tard (les personnes qui avaient établis le rapport ne travaille plus a la protection de l’enfance. Seul problème le rapport n’a jamais était annulé et ont me le ressort encore……
    Ceci pour dire que l’ont ne remet pas en cause le travail des travailleurs sociaux même quant il est prouvé qu’ils se sont trompé
    Cordialement

    • comitecedif dit :

      Nous espérons que certains journalistes qui ne font pas leur travail convenablement auront lu votre commentaire. Il parait qu’il existe en droit une procédure de révision qui permet de modifier un jugement quand les éléments ayant permis de juger s’avèrent avoir trompé le juge. Pourtant dans des affaires telles la vôtre, il suffira de dire que le rapport socio-éducatif n’était qu’un élément pas décisif dans la décision de la justice. Nous savons bien évidemment que cela est faux. Mais je crois que vous êtes en contact avec nous et avec les sections qui s’organisent localement, c’est l’occasion de demander ensemble des comptes.

  4. laurence jam dit :

    : http://youtu.be/RNa46xLxB4M enfin il peut etre visionner

    Laurence Brunet-Jambu61 La violais35230 Orgeres0981134098/O650273553

    Date: Tue, 1 Jul 2014 13:48:05 +0000 To: jambulaurence@hotmail.fr

  5. Delvarre Noelle (Mamina) de Saint Martin d'Héres dit :

    Il est intéressant de voir dans ce reportage l’incompétence des services sociaux dans des cas aussi graves que celui de Karine ou de la petite fille décédée (et pour laquelle les services sociaux disaient que tout était serein dans la famille..). Mais quel dommage que ne soit pas paru au grand jour les dysfonctionnements de ces services dans le cas des placements abusifs : 70 000 enfants tous les ans….. ce n’est pas rien. Que ne soient pas non plus apparus, la « rentabilité » des enfants placés..

  6. alautis dit :

    « On ne retire pas les enfants à une personne qui s’occupe bien de ses enfants » c’est phrase du policier m’a fait bondir, car nous avons tous ici que ce n’est pas le cas, bon nombre d’enfants sont enlevés sur de simples calomnies, ce policier est il sincère, endoctriné ou inconscient de se qu’il se passe autour de lui.

  7. wentzinger franck dit :

    Manifestement l’ASE ne veut pas placer ou garder les enfants en réelle détresse, pour préférer généralement placer et garder les enfants en bonne santé et aimés par leurs parents (au moins 80 pour cent de placements abusifs, cf CNCDH et ODAS 2013) … dans quel but final ?

    • comitecedif dit :

      Dans le but de maintenir et développer les emplois et les budgets sans avoir affaire aux cas les plus graves, pour ceux-là à la limite une AEMO est moins fatigante et permet de mobiliser TISF, associations, éducateurs …

  8. Terriou Bruno dit :

    La pauvreté, la précarité sont des motifs pour vous faire retirer un ou vos enfants , alors que les sénateurs , députés touchent des 13 000 euros/ mois pour jouer aux tablettes ou dormir dans l’hémicycle ..en dehors des inegalités de fait il y a les inegalités sociales ces gens là on ne touchent pas a leurs privilèges .http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/senateur.shtml

    • Terriou Bruno dit :

      Ce sont ces gens là qui votent les lois et qui donnent des pouvoirs incommensurable à l’aide sociale a l’enfance ignorant leurs dysfonctionnements et lésant les enfants de leurs droits.. L’article 55 de la Constitution Française dispose que les traitées ont une valeur supérieur a la loi…….La justice constitue à la fois un idéal philosophique et moral, l’exercice de cette activité doit représenter un idéal établi pour l’homme; mais pas par des personnes qui se laissent pervertir..la Justice devrait respecter, une égalité stricte, que la femme ou l’homme ou encore l’enfant lésé soit puissant ou misérable, le rôle de la justice est de rétablir l’égalité ….Personne ne peut soutenir que les hommes sont égaux en fait : aux inégalités naturelles, s’ajoutent en effet les inégalités sociales (de richesse ou de culture). Pourtant, la justice exige que les hommes soient égaux en droit, c’est-à-dire que, malgré les inégalités de fait, ils aient droit à une égale reconnaissance de leur dignité humaine. mais tout ceci n’ est que philosophique, en l’espèce que la justice n’ a aucune morale mais juste un idéal, détruire ce qu’elle veut sous couvert de son caractère d’indépendance !!!

      En France, l’article L. 781-1 du code de l’organisation judiciaire rend l’État responsable du dommage résultant notamment d’un déni de justice, c’est-à-dire de l’impossibilité d’obtenir un jugement dans des délais normaux. Une action à ce titre peut être intentée devant n’importe quel tribunal de grande instance. Cet article ne s’applique qu’aux juridictions civiles et pénales, mais le Conseil d’État, depuis son arrêt « Darmont » du 29 décembre 1978, admet que le fonctionnement défectueux des juridictions administratives engage aussi la responsabilité de l’État. C’est seulement si ces recours nationaux n’aboutissent pas, ou donnent lieu à une indemnisation insuffisante, qu’il devient envisageable de saisir la CEDH.

  9. salim dit :

    03 07 2014 je viens de recevoir jugement jaf qui valide les faux le ase es me diagnostique mentalement malgre des certificats pour defandre une vendetta famillial suite denontiation ursaff est agression sur mineure par assendent donc ca fait 3 ans que je ne vois plus ma fille mais les agresseurs ont le controle de ma fille

  10. nancy dit :

    merci a Canal plus d avoir diffusé cette émission qui je l espère permettra de faire bougé les choses !je suis juste outré par se système qui préfère protéger ces parents maltraitant au détriment d enfants innocent et qui condamne ces personnes courageuses qui tente de venir en aide aux enfants. Honte a vous politique qui permettez de tels actes.

  11. desgrouas dit :

    en tant que famille d accueil nous avons eut la charge de deux frères pendant 9 ans ils étaient parfaitement intégré a notre famille; leur maman ayant change de région les enfants ont été déplacé contre leur gré pour les rapproche de celle ci et vive depuis 2 ans en foyer nous n avons plus aucun
    contact officiel depuis leur départ malgré nos demandes et nous savons qu’ ils veulent revenir a la maison des leur 18 ans. tous les liens de leur vie avec nous leur ont été confisqués et ont leur a dit qu’ il fallait qu’ ils nous oublie. nous avons porté cette affaire devant la justice mais nous craignons fort qu’ ils est atteint 18 ans avant qu’ un jugement soit rendu pour rétablir le lien car la justice française est très lente et semble vouloir laisser pourrir la situation

    • comitecedif dit :

      Malheureusement l’ASE dispose véritablement des enfants à sa guise et les liens entretenus avec une famille d’accueil ne sont pas forcément bien vus. Dans la situation que vous décrivez on comprend bien que les mesures prises ne se font pourtant pas dans l’intérêt des enfants et qu’il faut souvent attendre la majorité de ceux-ci pour que le lien que les sévices sociaux ont voulu rompre puisse se remettre en place.
      C’est toute une vie à raconter et ce seraient les enfants qui pourraient en témoigner s’ils ont envie de se faire entendre sur cette affaire.

  12. Christine dit :

    Je suis assistante familiale, en 2012 l’ASE me confie un bébé d’un mois, en me demandant de beaucoup l’investir car les parents le délaissent (pas de soin, biberon quand ils y pensent etc).
    Bien évidemment mon cœur de maman n’est pas resté insensible L’enfant n’ a revu son père qu’a 6 mois et sa mère a 1 an car ceux ci ne souhaitaient pas venir aux visites médiatisées dans les locaux de l’ASE
    Bien évidemment ce petit garçon s’est attaché à nous et nous de même. Nous ne pouvions pas ne pas l’aimer. Son éducatrice n’a pas accepté cet attachement et m’a fait retirer l’enfant sous prétexte qu’il ne s’épanouissait pas chez nous et qu’il était un enfant roi. Il allait avoir 2 ans.
    Ma fille et moi avons eu le droit d’aller au service pour lui dire au revoir (pas plus de 30mn), mon mari étant au travail n’a pas pu
    Le pauvre enfant n’a rien compris de ce qui arrivait, il m’a été interdit d’avoir de ses nouvelles de le revoir
    Avant, j’étais une bonne assistante familiale, je suis devenue une mauvaise assistante, une paria, plus d’enfant à me confier, on m’a licencié
    Par contre l’éducatrice a reçu les félicitations, elle a sauvé un enfant d’une famille d’accueil qui donner trop amour

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