Un colloque sur les sévices aux enfants ?

Publié: 03/11/2014 dans Interpellations, Se(r)vices Sociaux
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fusiljauneUn sujet incontournable et à multiples facettes

Le Centre de Liaison d’Étude et de Formation (CLEF) organise les 7 et 8 novembre 2014 un colloque sur les sévices aux enfants.

Le principe d’un tel colloque est tout à fait conforme à l’objet du CEDIF, en effet la défense de l’institution familiale passe par celle de son membre le plus faible : l’enfant.

Le plus faible face à des géniteurs potentiellement abuseurs, mais aussi – et cela est malheureusement moins mis en évidence – face à l’État qui entend de plus en plus se substituer à la famille que ce soit dans le but d’endoctrinement des enfants autour de la fumeuse théorie du genre, l’éducation à la sexualité (entre autres exemples) mais aussi dans le cadre d’une normalisation éducative autour du non moins fumeux concept de la mise en danger de l’enfant selon la loi de 2007.

Les témoignages que nous recevons au CEDIF nous montrent que les enfants, les familles, subissent une maltraitance institutionnelle terrible qui est non seulement la conséquence d’une mise en accusation de l’institution familiale, mais aussi celle du corporatisme d’une profession dédiée à la mal-nommée « protection de l’enfance ».

Que l’on cesse de nous demander des preuves de cette maltraitance institutionnelle, il suffit de nous lire, seulement voila ces enfants, ces familles brisées semblent assez peu médiatiquement correcte. La notion de placement abusif n’est pas abordée dans les salles de réactions ou les colloques.

Différentes problématiques pour un même scandale

Les décideurs, les politiques, les élus ont reçu notre rapport sur la protection de l’enfance. Les organisateurs de colloques seraient bien inspirés de reprendre les points que nous avons développés.

Les problématiques que nous abordons ne sont cependant pas celles qui apparaissent dans le colloque du CLEF aussi intéressant soit-il.

Ainsi la présentation de ce colloque met en avant l’ONED qui est censé intervenir sur les chiffres de la maltraitance de l’enfance : « C’est l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (Oned) qui fera le point sur les derniers chiffres disponibles en France. Ensuite nous reprendrons la description clinique des enfants réellement maltraités car il s’agit de la responsabilité de tout citoyen, et surtout de tout professionnel de l’enfance, d’être capable de repérer qu’un enfant peut être victime de son environnement le plus proche, que ce soit sa famille ou les adultes qui en ont la charge.« 

Serait-ce à dire que cet « environnement le plus proche » comprend aussi des travailleurs sociaux, « professionnel de l’enfance » ? Rien de moins évident ici surtout lorsque l’on sait que l’ONED est présidée par une présidente de conseil général dans un département où les services de l’ASE sont loin d’être exemplaires. Rappelons au passage que cette présidente de conseil général comme n’importe laquelle de ses collègues est responsable de ce qui se fait dans son département au nom de la protection de l’enfance…

Il semblerait qu’aucune des problématiques amenées par le CEDIF ne seront d’ailleurs abordées, pour la plupart des participants à ce colloque le CEDIF »n’est pas correct » !

Procès d’intention ?

Pas du tout, il suffit pour cela de lire le formulaire d’inscription.

Il y est demandé les coordonnées du responsable formation, de l’organisme collecteur et le numéro RPPS et ADELI. En réalité ce colloque est une formation de deux jours financée au prix de 300 euros déjeuners non compris au titre des plans de formations des « professionnels de l’enfance », autrement dit ce colloque s’adresse aux fonctionnaires du conseil général, de la fonction publique de la justice, aux infirmières, psychologues de l’éducation nationale ; aux personnels des foyers de l’enfance et PMI, aux associations satellites de l’ASE, …le tout payé indirectement par le contribuable. Les secteurs cibles de ce colloque sont d’ailleurs mentionnés dans le dépliant.

Il suffit de faire le tour de table des intervenants pour se rendre compte que la question de la maltraitance institutionnelle telle que nous la posons, n’est pas abordée.

Ce colloque aborde cependant la maltraitance aux enfants sous un angle apparemment culturel puisqu’il y est question de la maltraitance en France, mais aussi en Afrique. La maltraitance est appréhendée également dans sa dimension pédocriminelle. Pour cela les deux principaux intervenants sont des experts auprès de la cour d’appel de Versailles et de Rennes spécialisés en pédiatrie.

La première matinée donne lieu à des exposés sur les lésions des enfants, dont lésions gynécologiques avec une discussion sur la réception de la parole des enfants en justice (1), qui mieux que notre responsable Bretagne pouvait s’exprimer sur ce sujet et les ratages de la justice et de l’ASE face à une enfant violée pendant des années ?

L’après-midi donne lieu à une réflexion sur la réforme de 2007 et le suivi du signalement, sur ces points nous avons consacré des centaines de pages, non-entendues par les travailleurs sociaux.

La seconde journée sous la direction du responsable de « Réseau Africain éducation santé » s’attaque à la maltraitance africaine, le sujet terrible de l’excision y est abordé, avec témoignages et débats ainsi qu’une discussion sur l’éducation à la sexualité ( ?!°).

On notera parmi les participants une représentante du très militant pôle enfance du conseil général du Val de Marne, ainsi que la mairie de Paris.

Une thématique intéressante donc, mais aucun intervenant ou son de cloche en provenance d’associations liées à la défense de l’enfant et de la famille contre la maltraitance institutionnelle.

Dommage.

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commentaires
  1. TERRIOU Bruno dit :

    Peut être qu’un petit rappel n »est pas négligeable … l’article L223-5 du code de l’action sociale et des familles..les enfants et les parents ne doivent plus être isolés du respect de leurs droits ….

    Sauf dans les cas où un enfant est confié au service par décision judiciaire, aucune mesure ne peut être prise pour une durée supérieure à un an. Elle est renouvelable dans les mêmes conditions.

    Le service élabore au moins une fois par an un rapport, établi après une évaluation pluridisciplinaire, sur la situation de tout enfant accueilli ou faisant l’objet d’une mesure éducative.

    Lorsque l’enfant est confié au service de l’aide sociale à l’enfance en application du 3° de l’article L. 222-5 du présent code et du 3° de l’article 375-3 du code civil, ce rapport est transmis à l’autorité judiciaire.

    Sans préjudice des dispositions relatives à la procédure d’assistance éducative, le contenu et les conclusions de ce rapport sont portés à la connaissance du père, de la mère, de toute autre personne exerçant l’autorité parentale, du tuteur et du mineur, en fonction de son âge et de sa maturité.

    • comitecedif dit :

      En réalité les placements se perpétuent années après années voire par audience toutes les deux ans, quant aux conclusions des rapports sociaux les conditions dans lesquels l’accès y est possible pose un grave problème relativement au respect du contradictoire.

  2. brunet-jambu dit :

    bonjour a tous
    cela parait curieux que la ligue des droits de l enfant parraine ce colloque de gribouilles , en effet comment peux t on faire confiance à des gens aussi complices pour info il me semble que dans la ligue il y a un père condamnées en correctionnelle pour violences coups et blessures et alcool ou est la responsabilité d’une présidente qui se dit vouloir changer les choses , tout cela est une vaste plaisanterie
    je ne peux que conseiller aux gens de vérifier à qui ils confient leur dossier car il y a péril à laisser de tels individus être présentatif de la cause
    en effet pour avoir eu affaire personnellement au docteur de la cased je peux vous dire que c est des incapables au services des SS sans jamais prendre partie pour l enfant ma nièce X raconte comment l individu lui faits de sodomisations lors de l entretien avec un pedospy hors le rapport fait au parquet dit que l enfant aurait eu des attouchements d’ou la lenteur qui a suivie pour la protection de X,violées deux à trois fois par semaine sodomisée ,obligation de faire des fellations et on retient attouchements combien d enfants passés entre leur mains subiront et continue de subir ,
    pour info deux cas de d autres enfants passés à la cased seront remis au parent maltraitant au dire que l enfant serait mal parce qu il ne voit pas son père hors l enfant ne sera jamais vu par un pedospy qui pourtant fera un rapport comment faire virer ces professionnels qui n ont las la cause aux tripes mais seulement le corporatisme en visu

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