pjNous évoquons dans cette interview du journaliste Joël Cerutti de Pj Investigations la réaction du SPMI (Service de protection des mineurs, équivalent de l’aide sociale à l’enfance dans le canton suisse de Genève) face à la mise en cause de ses pratiques.

Il est question dans cette affaire d’utiliser la justice afin de censurer toute information journalistique, tout témoignage relatif à des atteintes sur mineurs telles que dénoncées par un jeune adolescent et ses frères qui ont pu évoquer leur vécu. 

 Le rôle d’un journaliste d’invesitigation
cerutti

Joël Cerutti, PJ Investigations

CEDIF : Bonjour Monsieur Cerutti, vous êtes journaliste d’investigation, pouvez-vous présenter votre parcours à nos lecteurs ?

JC : J’exerce ce métier sous diverses formes depuis plus de trente ans… J’ai travaillé dans des rédactions locales, j’ai été spécialiste en télé et cinéma, j’ai été rédacteur en chef d’une télévision régionale en Suisse. Je travaille dans le journalisme d’investigation depuis 2008 lorsque je suis revenu en presse écrite.

J’ai surtout suivi un dossier, durant cinq ans, qui touchait le monde médical dans ma région. A la fin, tout ce que j’ai dénoncé a été recoupé par les autorités qui ont finalement pris les décisions qui s’imposaient. Soit le licenciement de certains responsables. Entre temps, je me suis fait traiter de «cancrelat » par certains politiciens qui ne comprenaient pas que l’on puisse critiquer un système dont le principal mérite était de couvrir certaines erreurs plutôt que de se remettre en question.

Dès que la protection de l’enfance est au coeur d’une enquête, les pressions commencent …

CEDIF : La presse d’investigation ne semble pas plaire à certains magistrats et politiques puisque vous avez été ainsi que le journal dans lequel vous travailliez, l’objet du plainte du conseiller d’Etat socialiste Charles Beer auprès du conseil de la presse, pouvez-vous nous raconter cette affaire.

JC :  Je me suis intéressé à ce qui se passait à Genève, avec le SPMI, alerté par un avocat qui, à l’époque, défendait la famille Babel-Andrieux. Dans le journal Vigousse, j’ai publié quatre articles qui mettaient en évidence les dysfonctionnements administratifs autour de ce dossier. Encore maintenant, malgré la lecture de centaines et de centaines de pièces, rien n’explique clairement pourquoi on a enlevé la garde des quatre enfants à leurs parents. Du côté des autorités genevoises, on s’est toujours retranché derrière le secret de fonction pour ne pas me répondre. Mes papiers les ont tout de même agacés et j’ai été dénoncé au Conseil de la Presse.

Celui-ci a rendu un avis à la Salomon. D’un côté, il m’a soutenu car il y avait «recherche de la vérité», je leur avais fourni trois clés USB avec les pièces sur lesquelles reposaient mes enquêtes. De l’autre, ils n’ont pas trouvé normal que je mette les prénoms des enfants concernés. Je l’avais fait de façon délibérée, car, à mes yeux, ils méritent une reconnaissance sans pseudos de ce qui leur arrive. Enfin, on m’a reproché de ne pas avoir parlé avec la partie adverse. Ce qui est assez faux-cul, celle-ci se réfugiant toujours derrière son fameux secret professionnel. En plus, j’avais eu un téléphone avec Charles Beer. Il m’avait dit ne pas vouloir porter plainte même si «on» le lui demandait. Tout en me suggérant de ne pas continuer.

J’ai donc rédigé deux autres articles sur la question. Il faut aussi comprendre, en Suisse, que les institutions utilisent de plus en plus des mesures provisionnelles. Si elles savent que l’on farfouille sur un thème qui les dérange, elles peuvent paralyser la sortie d’un article durant au moins un an si un juge entre en matière. A PJ Investigations, nous estimons que, si nous possédons assez de pièces sur un dossier, nous n’avons pas systématiquement à contacter «la partie adverse», qui se ferait une joie de courir dans un tribunal pour censurer notre travail.

CEDIF : Vous avez pu enquêter sur des terribles « faits divers » comme par exemple celui du petit Luca prétendument agressé par son chien d’après la justice, nous avions aussi parlé de cette affaire. Y-a-t-il un problème avec la justice suisse pour qu’elle en arrive à de telles conclusions ?

JC : Avec l’affaire Luca, nous ne sommes plus à Genève mais en Valais. Derrière cette agression, il y aussi toute une série de protections dans une enquête, qui, à mes yeux, n’a pas été diligentée jusqu’au bout. Les juges se couvrent entre eux, de même que la police, le corps médical, avec certaines implications politiques à la clé, liées aux agresseurs présumés de Luca. C’est donc un couvercle que l’on cherche à refermer car cela fait des décennies que cela se passe ainsi. En Valais, Luca n’est de loin pas le seul exemple du genre.

Les fonctionnaires n’aiment pas que l’on médiatise

CEDIFVous avez attiré l’attention sur l’affaire Babel Andrieux. Dans cette affaire des conseillers d’Etat ont adressé une pétition et ont dénoncé la protection de l’enfance avec toujours une réaction du fameux Charles Beer. Votre équipe de journalistes s’est intéressée de près à cette affaire. Comment expliquer cet acharnement contre cette famille ?

JC : Il ne s’agit pas de Conseillers d’Etat, mais, notamment d’un député. Par la suite, la pétition est devenue «citoyenne»… Ce qui lui a conféré nettement moins d’impact.

Contrairement à beaucoup d’autres, la famille Babel-Andrieux ne s’est pas laissée faire. Elle a montré les dents, s’est très vite brouillée avec les divers représentants des organes impliqués dans leur dossier. Avec le SPMI, comme les divers juges ou spécialistes de l’enfance au sein du monde médical, cela a dégénéré. Pire, à plusieurs reprises, il y a eu médiatisation de leur cas, ce que ne goûtent pas forcément certains fonctionnaires. Au final, nous avons un conflit entre adultes et ce sont les gosses qui paient une lourde, très lourde addition.

Les enfants, eux aussi, se révoltent et utilisent les réseaux sociaux pour réclamer de rentrer à la maison. Ceci dit, après quatre ans, l’acharnement étatisé a «payé». La famille Babel-Andrieux a totalement implosé, elle ne peut plus affronter les dettes accumulées, elle se retrouve, en ce moment, SDF.

CEDIF : L’UDC locale s’est donc mobilisée notamment par cette pétition et par réaction le SPMI s’acharne encore plus, le fonctionnement de cette institution n’est-il pas pathologique ?

JC : Le problème du SPMI, c’est qu’il s’agit d’un monstre bureaucratique qui n’est pas adapté à sa mission. Celles et ceux qui pourraient la mener correctement à bien finissent en burn out ou en dépression. D’autres personnes prennent le relais, mais elles n’ont pas l’expérience de vie, voire la formation complète, pour gérer des dossiers pointus qui concernent l’avenir de familles.

Le politique, qui a mis en place cette vaste usine à gaz, ne veut pas reconnaître qu’il s’est fourvoyé. Comme ce sont les rapports du SPMI qui font foi lorsque des tribunaux doivent statuer, cela engendre parfois des décisions aberrantes. En fait, sur le fond, le SPMI frustre tout le monde. Celles et ceux qui y travaillent dans des conditions où ils sont très vite dépassés par les événements. Et certaines familles frappées de plein fouet par des constats à côté de leur réalité.

Mineurs placés, et en danger !

CEDIF :  Les enfants sont-ils en danger dans le foyer de placement ?

JC : Je ne peux parler que du cas des enfants Babel-Andrieux. Deux d’entre eux nécessitent des soins particuliers liés à des maladies. Je vois que le suivi est plutôt… cafouilleux.

L’institution est censée suppléer à ce que les enfants ne recevaient prétendument pas dans leur famille, et c’est le contraire qui se passe !

Quand, en plus, les éducateurs n’arrivent pas à donner le tour, ils appellent au secours la maman ou le père ! Il faudrait savoir ! Il n’y a pas d’encadrement précis dans la scolarisation, l’hygiène de vie, voire l’habillement.

Les enfants placés ont le droit de se faire entendre

CEDIF : Vous avez publié la lettre d’un des enfants Andrieux qui dénonce notamment les faits de brutalité et de menaces commis par un des éducateurs du foyer et alors que vous travaillez sur d’autres enquêtes, c’est celle-ci qui déclenche des poursuites contre votre agence, comment expliquer ce « traitement de faveur » ?

JC : Le foyer incriminé part d’emblée du constat que l’enfant ment et que l’éducateur dit la vérité. Si nous avons publié ces témoignages bruts c’est tout simplement parce que personne d’autre ne le fait. Ces gosses écrivent depuis des mois sans avoir de réponses.

Une des bases de PJ Investigations, c’est aussi de donner la parole à celles et ceux qui n’arrivent pas à trouver des échos dans des médias plus traditionnels. Le passage qui nous vaut les foudres du foyer est un post que Thomas a mis sur son mur Facebook, se plaignant de l’attitude d’un éducateur qu’il cite de façon nominative. Je suis étonné, dans un premier temps, que l’éducateur et les responsables ne portent pas plainte contre Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Il y aurait plus d’argent à gagner ! Ils ne peuvent pas non plus attaquer Thomas, même si l’éducateur l’en a menacé, alors ils se tournent vers nous. Sur le fond, nous avons mis en ligne des documents publics qui montrent ce que ressentent des enfants placés. Nous sommes en démocratie, ils ont aussi le droit de se faire entendre.

CEDIF : Quels sont les arguments et les exigences des autorités dites de protection de l’enfance dans cette affaire ?

JC : Tout le monde s’estime floué dans son honneur. Donc ils nous réclament 10 000 frs suisses, des excuses, la disparition de l’article de notre site et de ne plus jamais enquêter sur eux.

Appel à une mobilisation au nom de la liberté de la presse

Gueulardos0005CEDIF : Comment peuvent-ils se permettre d’attaquer la liberté de la presse avec des arguments si mal fondés  ?

JC : Peut-être, pour eux, la liberté de la presse consiste à toujours louer l’extrême intelligence des institutions au pouvoir. Elles abominent qu’on ne les lisse pas dans le sens du poil. Elles sont respectables, réalisent un parcours sans faute et tout se passe à merveille dans leur monde de Binounours sociaux. Je les admire, vraiment, de ne pas avoir de doutes… Et surtout de ne pas se demander si, par hasard, ce que nous publions ne serait pas fondé. Nous avons une séance de conciliation le 27 avril…

CEDIF : Peut-on dire qu’en Suisse le SPMI est une sorte d’Etat dans l’Etat qui n’est pas soumis aux règles d’un Etat de droit ?

JC : A nouveau, ce que je constate, dans le cas de la famille Babel-Andrieux, c’est que des collaborateurs se permettent d’entrer dans leur appartement sans avoir de mandat ou d’autorisation. Je ne parle pas des enlèvements musclés des enfants. La première fois en plein milieu de leur classe, à l’école. La seconde en pénétrant avec des forces de l’ordre dans l’appartement. De tels agissements entrent-ils dans l’esprit d’une cité où se trouvent bien des institutions à buts humanitaires et qui défendent justement les droits de l’enfant ?

CEDIF : Quels soutiens avez-vous reçu dans le milieu journalistique ?

JC : Voici deux ans, L’Illustré a relayé le cas de la famille Babel-Andrieux. Le journaliste a opéré les mêmes constats que moi et les autorités genevoises ont aussi refusé de lui répondre. Sinon, nos collègues ne reprennent jamais nos informations, nous en avons l’habitude. Nous verrons, en fonction de la tournure que prend ce dossier, s’il y aura soutien ou pas.

CEDIF : Merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions Monsieur Cerutti, on ne peut qu’être abasourdi par l’outrecuidance de cette organisation officielle du canton qui va jusqu’à mettre en cause la volonté de la famille Babel Andrieux d’alerter les media suisses mais aussi étrangers.

L’avenir des enfants mais aussi la liberté de la presse sont en danger, nous invitons donc les autres media à se mobiliser.

contact : Joël Cerutti joelcerutti@gmail.com;

0041794574428

commentaires
  1. brunet-jambu dit :

    la liberté de la presse celle là n intéresse personne et c est bien triste car la censure touche l intégrité des enfants

  2. […] Des journalistes attaqués pour avoir révélé ce qui se passe dans un foyer d’enfants placés […]

  3. Francis Jeulin dit :

    Un foyer tout colère et blessé par la vérité, ce qui serait désastreux c’est que les magistrats soient aux ordres et censurent auquel cas la notion même de liberté tout court n’existe plus tuée par les fonctionnaires du social et de la justice, je suis curieux de connaître l’issue de cela.

  4. Je viens de prendre connaissance ! J’ai écrit le livre d’après les notes de Philippe Frioud « je t’accuse ma Suisse » et je l’ai édité en octobre dernier non sans savoir, au fil des mois, que ce livre vécu témoignage dont les faits remontent à environ un demi-siècle n’avait rien d’un passé révolu ! Quiz alors des excuses qui sonnent la reconnaissance de fautes avouées et pour les victimes non pardonnées…ce qui est normal, mais donc quiz des excuses lorsqu’on perpétue ad vitam æternam une vision de l’enfance où visiblement nous nous trouvons dans un système de type féodal avec les fiefs, les puissants, les intouchables qui ont tout pouvoir sur la masse des gens et qui font énormément de mal toujours et encore d’après ce que je lis ici ou là et encore ce jour ! Ou encore les régimes dictatoriaux qui imposent leurs vues, musèlent la presse et exercent leur libre arbitre ou leur pouvoir despotique comme ils l’entendent avec acharnement, profèrent des menaces et des intimidations et gare à ceux qui osent parler de magouilles, de saloperies qui viennent mettre le nez dans ce qui est du domaine du caché, du non-dit et tout ceci au nom du bien ! Ah pour le bien, au nom du bien il y a visiblement beaucoup de dérives qui ne peuvent rester dans l’ombre ! J’ai mal à lire tout ceci, car j’eusse aimé penser que, certes, même si ce n’était pas bien et même pire impensable tout ceci, comme ce qu’a vécu Philippe et les autres dont l’appellation « internés administratifs » qui n’a plus court puisque détournée vers internements psychiatriques ce qui revient au même avec la nuance que pour l’opinion internationale et pour les différents cantons de la Confédération… Cela fait mieux et les excuses en prime et on tourne la page… C’est vrai qu’avec les despotes il existe une arme redoutable c’est la plume qui glisse, qui crisse les mots sur les maux, les dénonciations, les appels au secours, le réveil des consciences endormies… Au pays du Silence et des Secrets dont je vous laisse apprécier les initiales en majuscules ce qui de ma part n’a rien d’anodin et pour Philippe Frioud, de même, les grandes gueules, les fouilles merde, les empêcheurs de tourner en rond, pour la table c’est franchement c.. J’en suis donc moitié en travail de biographe où je remonte l’histoire dans les siècles passés, le passé plus présent, le présent également… et moitié journalistique ! C’est vrai que les despotes découverts sont féroces du moins ils tentent, car Philippe n’a rien à perdre si ce n’est de faire savoir à un maximum de personnes son vécu et au-delà ce qui se trame depuis et encore plus aujourd’hui ! Il a un blog, beaucoup de visites, un face book aussi et rarement d’échanges comme c’est étrange, mais chut ! Dormez tranquilles gens de suisses il est vrai que vous fûtes à bonne école pour ne jamais rien voir, rien dire, rien entendre et votre pays ne changera pas beaucoup et il y aura alors beaucoup d’autres victimes au nom du bien de l’enfant dont il faut se méfier puisqu’en début de siècle et au siècle dernier des populations servirent de cobayes ici en Suisse avec les blouses blanches et les instruments de vérification de ceci ou cela et donc au fond Hitler n’aurait rien inventé tout au plus inspiré du pays voisin voire aussi encadrer par des pontifes qui n’avaient pas d’autres buts que de décortiquer l’humain, mais pas n’importe lequel il va sans dire… Je ne m’éloigne pas tant que cela, mais je ferme la parenthèse en l’immédiat ! Donc pour avoir rencontré un journaliste de France 3 au parlement de Berne peu avant les fêtes de Noël qui faisait un reportage sur les placements suisses et qui me, nous trouvaient comment dire Philippe et moi un peu manichéens et qu’il souhaitait lui faire thèse, antithèse et synthèse autrement dit qu’il voulait montrer des placements heureux… ! A ma question de savoir s’il en avait trouvé, car moi j’en cherche activement voyez-vous ? Il me répondit que oui… ! Et donc j’aimerai franchement pouvoir dialoguer avec des placements d’enfants heureux de l’avoir été, mais il faudrait arrêter de se foutre de ma g… ou disons que voilà une personne qui ne prend pas beaucoup de risques où quand le consensus mou et la courbette sont de mises il y a fort à parier que les salops et autres sourires carnassiers que l’on peut voir se pavaner sur les routes pèlerins de leurs nombreuses forfaitures qui ne les encombrent nullement pensez donc ils étaient inexpérimentés et là encore je viens de le lire ! Je viens de signaler à l’auteur, Philippe Frioud, (je t’accuse ma Suisse) l’article ci-dessus et je viens de lui expliquer qu’au fond son livre est intemporel et franchement c’est immonde ! Intemporel et aussi mondial, car il n’y a pas que la Suisse, la France que je découvre aussi sous d’autres angles me donnent à penser comme j’ai pu le lire que l’enfance est en danger !
    Je partage cet article sur mes blogs

    • comitecedif dit :

      Oui le livre de Monsieur Frioud est intemporel, et plus encore il est contemporain de ce qui est présenté par la classe parlante comme une monstruosité révolue.

      Ce journaliste de France 3 ne doute véritablement de rien pour parler de placements heureux, nous n’en connaissons pas tant ce qui se passe dans les foyers relève du non-droit. Peut-être dans une famille d’accueil pour échapper à une réelle maltraitance, mais ce n’est qu’un transit, il n’est que les familles de Thénardier qui peuvent conserver les enfants. Ce journaliste de France 3 veut-il alors parler du placement heureux des internés administratifs ? Quelle provocation !

      Mais il est vrai que face à de telles exactions de l’Etat, ses thuriféraires doivent mentir.
      La réalité la vraie est celle-ci : l’Etat ne vous protége pas, il vous livre à ses agents qui le personnifient et quand l’Etat a dit que ce qu’il vous faisait était normal, justice, pour votre bien alors que l’on soit en démocratie ou en dictature, dire le contraire relève du crime contre l’Etat, de l’outrage, de sanctions, de l’hôpital psychiatrique.
      En Suisse ou en France, ceux qui disent la vérité sur la protection de l’enfance remettent fondamentalement en cause le pacte social fondé sur l’irréprochabilité de l’Etat, c’est pour cela qu’ils sont trainés dans la boue et que les agents de la normalisation veulent les faire taire.
      Ils ne s’en cachent même pas comme dans le cas de la répression en cours contre PJ Investigation.

      Qui vous garde de vos gardiens ? Demandait Juvénal.

  5. A reblogué ceci sur "Je t'accuse ma Suisse" et a ajouté:
    Appel à une mobilisation au nom de la liberté de la presse

    CEDIF : Comment peuvent-ils se permettre d’attaquer la liberté de la presse avec des arguments si mal fondés ?

    JC : Peut-être, pour eux, la liberté de la presse consiste à toujours louer l’extrême intelligence des institutions au pouvoir. Elles abominent qu’on ne les lisse pas dans le sens du poil. Elles sont respectables, réalisent un parcours sans faute et tout se passe à merveille dans leur monde de Binounours sociaux. Je les admire, vraiment, de ne pas avoir de doutes… Et surtout de ne pas se demander si, par hasard, ce que nous publions ne serait pas fondé. Nous avons une séance de conciliation le 27 avril…

    CEDIF : Peut-on dire qu’en Suisse le SPMI est une sorte d’Etat dans l’Etat qui n’est pas soumis aux règles d’un Etat de droit ?

    JC : A nouveau, ce que je constate, dans le cas de la famille Babel-Andrieux, c’est que des collaborateurs se permettent d’entrer dans leur appartement sans avoir de mandat ou d’autorisation. Je ne parle pas des enlèvements musclés des enfants. La première fois en plein milieu de leur classe, à l’école. La seconde en pénétrant avec des forces de l’ordre dans l’appartement. De tels agissements entrent-ils dans l’esprit d’une cité où se trouvent bien des institutions à buts humanitaires et qui défendent justement les droits de l’enfant ?

  6. Le Valais royaume dans la perversité, je me rends compte avec stupeur que les roitelets de la politique sont toujours présents ; que le valais continue dans son abjecte politique ; mais rassurez vous bientôt devant le Tribunal Pénal International ils vont devoir répondre de leurs crimes; et les valaisans sont dans le viseur avant tout ;;;;; rira bien qui rira le dernier et ce cher député valaisan peut être la fermera définitivement. Gabrielle Nanchen = Charles Beer même gabarit …… j’espère qu’il va me faire traduire en justice …je n’attends que cela….

    Philippe Frioud

    http://www.internes-administratifs-suisse.com/

  7. SIRIEIX dit :

    Et bien Les Editions de l’Embellie, vous nous procurerez un précédent juridique dont nous saurons nous emparer le moment venu ici, en France ou en Europe dois-je dire ?

    Car ici, au « Pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen », même emprise mafieuse des politiques de terrain sur les populations locales, mêmes enlèvements musclés d’enfants au sein des cours d’écoles et mêmes collusions ase, forces de l’ordre et du maintien de la paix et magistrats en charge des dossiers.

    • Effectivement c’est ce qui ressort depuis quelques semaines dans nos recherches …Il se trouve que c’est en travaillant à fond sur la Suisse pour le livre de Philippe Frioud « je t’accuse ma Suisse », en croisant le Cedif et autres recherches en cours, sur la France et la oh stupeur de l’ampleur ! L’on pourrait également évoquer l’Angleterre lu encore hier… L’enfance est en danger grave…

  8. clayd dit :

    http://www.enquete-debat.fr/archives/quand-charlie-hebdo-defendait-la-pedophilie-60077

    Pour le commun des mortels, le qualificatif de pédophile est employé à juste titre mais pour les gens du show business, c’est corruption de mineure de moins de 15 ans. Mouais…

    Quel horreur et triste réalité de lire au sujet de jean luc Lahaye

    http://innocenceendanger.org/actualite/

    Pas de discrimination, il y en a qui aiment un peu trop les enfants dans tous les parties politiques, et puis en France, on peut être pour la sexualité avec des mineurs même si on est un responsable politique, n’est ce pas ?

    La pédo-criminalité est un fléau toutes CSP et tous partis politiques confondus

    faire attention à toutes ces associations qui sont corrompues

    Et tous ceux et celles qui sont pour le L.G.T.B

    http://innocenceendanger.org/actualite/

  9. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Un article de presse : http://www.pjinvestigation.ch/?p=3085

  10. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Incroyable système suisse qui est incapable de se remettre en cause.. Il ressemble fort à celui que nous avons en France : l’ASE qui lui non plus ne se remet aucunement en cause. Comment font tous ces gens qui y travaillent ?

  11. […] Des journalistes attaqués pour avoir révélé ce qui se passe dans un foyer d’enfants placés […]

  12. […] Rien, alors même qu’un éducateur est dénoncé par les enfants pour faits de violence, rien jusqu’à ce que des journalistes sonnent l’alerte en défense de la famille Babel-Andrie…. […]

  13. […] existe bien des exceptions chez des journalistes d’enquêtes comme ceux de PJ Investigations mais nous pouvons aussi remercier l’hedbomadaire « La Semaine du […]

  14. […] C’est au nom d’une telle méthode que des journalistes d’investigation suisses ne peuvent enquêter sur les abus sur enfants commis par l’État postérieurement à la période officielle de repentance. Braver cet interdit c’est s’exposer à des poursuites avec demande d’interdiction d’enquête. […]

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