seulsfacaseCEDIF : Bonjour Monsieur Chrisitian Raiteux,

Nous vous connaissions déjà en tant qu’écrivain pour enfants avec la collection des aventures de Loulou, mais nous ne savions pas que vous étiez un grand-père touché dans votre famille par la mal-nommée « Aide sociale à l’enfance ». Nous avons voulu vous rencontrer suite à votre déclaration médiatique lors des élections départementales pour lesquelles vous étiez candidat. Vous aviez alors dit :

« (…) Ainsi l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) connait de graves dysfonctionnements qui ont été pointés par des rapports au Sénat, des reportages journalistiques et des statistiques de l’INSEE sans que le conseil départemental n’ait réagi et cela me choque profondément. »

De telles paroles de vérité dans univers de langue de bois politique nous sont forcément revenues aux oreilles.

Vous connaissez aussi notre association pour y avoir fait référence dans le cadre de votre livre « Seuls, face à l’enfer de l’ASE », un livre-choc qui livre une parole de vérité.

Nous sommes donc très honorés que vous ayiez accepté cet interview.

Dîtes nous, s’il vous plait, ce qui, au-delà du drame familial qui vous a été infligé, ce qui vous a déterminé à médiatiser votre affaire en vous faisant le porte-parole local des ravages sur l’enfance commis par les sociaux ?

CR : Je crois qu’il ne faut plus craindre aujourd’hui de dénoncer les crimes, parce que ce sont des crimes d’enlever des enfants à leurs familles pour certaines pauvres, mais méritantes. Pour d’autres plus aisées mais exposées à une crise familiale.

Aujourd’hui ma famille est touchée, demain ça en sera d’autres, ces enlèvements ne sont pas faits dans le but de protéger nos enfants, mais dans celui de nourrir un système, celui de pseudo sociaux.

CEDIF : Oui votre famille est touchée à plusieurs reprises et votre garçon subit le pire en tant qu’enfant puis adulte et père. Ainsi dans votre livre, vous écrivez à la première personne en vous mettant dans la peau de votre fils. Là vous parlez de faits d’attouchement qu’il a subi dès 6 ans dans un Institut médico-éducatif (IME). Comment avez-vous appris ces agressions sexuelles en tant que père, comme vous ont-elles été révélées et comment aviez-vous réagi ?

CR : Les informations nous sont parvenues par le biais d’autres parents, leurs enfants avaient été plus prompts que mon fils à dénoncer ces faits. Notre famille a eu beaucoup de mal à accepter que notre enfant, fragile, ait pu être abusé.

CEDIF : Votre fils, dans un nouvel établissement, est de nouveau victime d’un pédocriminel, comment avez-vous vécu les excuses de l’institution ?

CR : Notre famille a eu beaucoup de mal à surmonter cette nouvelle agression.

J’avais quitté la police,  ayant constaté que  »JUSTICE » dans notre pays n’est qu’un mot. Les excuses de l’administration nous ont été faites du bout des lèvres, plus comme une tâche administrative que comme une sincère envie de panser les plaies des familles.

CEDIF : Les sévices sociaux ne quitteront plus votre famille puisqu’un curateur va dépouiller votre belle-fille avant de faire placer votre petit-fils à l’ASE. Peut-on parler d’abus de faiblesse sur votre belle-fille ?

CR : Si un simple citoyen s’arrogeait le droit de faire signer un document contractuel à une personne reconnue en état de faiblesse, celui-ci serait présenté aux tribunaux comme dans  l’affaire Bettancourt.

La notion d’abus de faiblesse dans nos institutions est à géométrie variable, et surtout elle dépend de qui abuse. Jamais les sociaux ne sont poursuivis, tout au plus pour vol, escroquerie, les coupables sont dirigés vers la sortie. Pour ne pas que les scandales éclatent, les affaires sont étouffées.

 CEDIF : Comment le grand-père que vous êtes arrive-t-il à supporter cet acharnement sur votre famille ?

CR : Au début j’étais très déstabilisé, ne comprenant pas ce qui nous arrivait. Puis, avec du recul, j’ai compris que bien des sociaux ne fonctionnaient pas bien dans leur tête, avaient le cerveau malade de leur pouvoir. Parmi ceux-là, beaucoup connaissent et abusent de leur  pouvoir de nuisance, parce qu’ils se sentent couverts par les élus politiques. J’ai décidé de me servir de leurs armes et de les retourner contre eux, en entrant en politique.

CEDIF : Quels sont vos droits en ce qui concerne le maintien du lien familial avec votre petit-fils Killian, comme évolue-t-il pendant ces 7 ans de placements reconduits ?

CR :  J’avais au début du placement de Killian une idée plutôt positive concernant cette mesure. Sa maman sous curatelle ne pouvait s’en occuper. Dans mon esprit mon fils devait murir pour pouvoir bien prendre en charge son enfant. Une période de quelques mois voire une année ne me paraissait pas anormale pour que chacun reprenne son vrai rôle.

Dominique, mon fils, a immédiatement réagi face à l’enlèvement de son bébé, il a entrerpris toutes les démarches auprès des tribunaux pour que son petit lui soit rendu.

CEDIF :  Pour vos autres petits-enfants, Juan et Axel, des calomnies ont été émises. Ces calomnies ont été démenties par les faits et pourtant la vérité n’atteint pas la juge, comment analysez-vous le fonctionnement de la justice des enfants dans ce pays ?

CR : L’ASE a beaucoup joué auprès des juges de l’argument selon lequel  mon fils ne voulait pas recevoir ses services chez lui. Ses craintes envers ces gens sont vives pour les raisons déjà expliquées.

Alors certes les différentes juges qui ont traité le cas de notre famille ont découvert les uns après les autres que mon fils a été victime d’actes abjects. Pourtant, tous ont suivi les demandes de l’ASE visant à prolonger l’enlèvement.

La justice je la cherche encore dans ce pays. Ce sont des juges qui ont fait le « mur des cons », les mêmes constuisent le mur des  »familles à détruire ».

CEDIF : L’inhumanité est à son comble quand les sévices sociaux font dire que votre petit-fils ne veut plus de sa famille, un subterfuge souvent employé et que des parents crédules finissent par croire. Vous dites que votre fils a compris ce stratagème et qu’il a eu honte d’avoir laissé les sociaux enlever ses enfants, comment vit-il psychologiquement ce qui n’est pas un abandon et les enfants ont-ils compris que leurs parents ne les ont pas abandonnés ?

CR : Mes petits fils me semblent toujours aussi attachés. Un travailleur social de l’ASE m’avait confié lors d’un entretien qu’Axel (5 ans), au début de son enlèvement, me réclamait souvent, qu’il m’est très attaché. C’est surement pour ça que les sociaux ont demandé à la juge pour enfant que je ne puisse plus voir mes petits enfants qu’une ‘’1’’ heure par trimestre. On demande toujours à Axel de dire au juge que ses parents  »le cognent ». Mes enfants et petits-enfants sont très perturbés.

CEDIF :  Considérez-vous que la façon dont vos petits-enfants sont éduqués hors de la présence de leurs parents constitue un mode d’éducation exemplaire ?

CR : N’importe quel homme, femme, qui est vraiment un parent ne peut que confirmer ce que pensent les pédopsychiatres  »rien ne vaut le cercle familial pour s’épanouir normalement ». Nos petits enfants seront toujours plus heureux avec leurs parents toujours présents, qu’avec des sociaux qui pensent plus à leurs vacances, à leurs points d’indice, à leurs RTT.

CEDIF : Les éducateurs du point de rencontre se proposent de vous aider à avoir la bonne attitude à l’égard de vos petits-enfants, c’est une blague ?

CR : Je suis parti à 14 ans de chez moi, pour naviguer comme mousse à la grande pêche. J’ai aidé ma maman à élever mon frère, mes sœurs. J’ai élevé mes enfants le mieux que j’ai pu, j’ai travaillé comme un damné pour leur donner ce dont ils avaient besoin, leur fixer des règles de conduite. Vous me posez, la question  » c’est une blague ?   », dans votre question il y a la réponse, quand on sait que ces propos viennent de personnes qui n’ont pas pour certains 30 ans, sont incapables de respecter la loi et ce qu’elle a érigée en principe. On croit rêver.

CEDIF : Face à ce système, nous ne pouvons plus parler de dysfonctionnement, acceptez-vous de vous engager en défense des familles au CEDIF Maine-et-Loire ?

CR : Bien sûr que je m’engage à lutter contre ce système qui kidnappe nos enfants, les détruit eux et leurs familles. Selon vos besoins je suis à votre disposition pour faire évoluer dans ce département notre combat.

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commentaires
  1. Michel Willekens dit :

    Seuls face à l’enfer de l’ASE… mais  »Seuls » aussi face à la justice de bric-à-brac qui détruit des familles, par millions, en ôtant injustement des enfants à des parents normalement satisfaisants, et attentionnés, mais rejetés par leurs enfants qui, subitement après les conflits de séparations ou de divorces, se mettent à les haïr.
    Ces  »parents rejetés » perdent leurs liens éducatifs et affectifs avec leurs enfants, alors qu’avant les ruptures conjugales, ces mêmes enfants aimaient leurs pères (rejetés) ou leur mères (rejetées) de manières normales.
    La plupart des juges écoutent les fausses accusations (calomnies), et les prennent pour des vérités. En général, il n’y a pas de contradictoire, ni de réelle expertise. La justice se fait la complice des personnes perverses qui manipulent leurs enfants de manières destructrices, et ce, par vengeances, jalousies ou folies.
    Au lieu de réformer la justice familiale, qui permettrait d’utiliser une bonne pratique de résolution des conflits, qui existe dans plusieurs juridictions étrangères, là où les juges sont des conciliateurs, et parviennent à aider les familles, cette prétendue justice familiale persiste à trancher les familles, et à les détruire.
    Oui, nous sommes des millions de parents, victimes de  »Parentectomies » injustifiées, réunis en Groupements, sur Sites Internet, sur Blogues, et nous pensons que ces suppressions d’enfants, de manières injustifiées, ne sont pas faites dans le but de protéger nos enfants, mais bien dans le but de nourrir un système judiciaire et para-judiciaire tels que les juges, avocats, experts, psychologues, psychiatres, travailleurs sociaux. Les conflits là, et les souffrances là, ça rapporte énormément !

    Ce qui est très inquiétant, ce sont les nombreux constats des grandes souffrances des enfants privés injustement de leurs parents, et qui continuent à souffrir lorsqu’ils sont adultes ! Mais ce sont les grandes souffrances des parents qui inquiètent aussi très fortement, car ils sont privés injustement de leurs enfants. Cela va même provoquer beaucoup de suicides chez des pères, des mères, des enfants.
    Quand donc finiront-ils ces actes d’inhumanités, et de crimes ?

  2. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Merci Monsieur Chrisitian Raiteux pour votre témoignage. Vous dites être « rentré en politique » . De quelle façon ? Nous sommes nombreux à vivre ce que vous vivez en tant que parents ou grands-parents. Dans votre région, le Pays de la Loire, des parents se sont inscrits sur le répertoire des familles. Je leur envoie votre interview. Peut-être serait-il intéressant que vous vous rapprochiez de ces personnes. En Isère, nous sommes regroupés et agissons ensemble. Des témoignages (une dizaine) doivent normalement sortir également dans un livre. Mais cela tarde…

  3. TAQUET dit :

    BONJOUR,
    j’ai recherché votre livre sur Internet, mais il a été censuré !!! comment puis-je me le procurer ? je suis une mamie de 3 petits-enfants placés en Isère, je fais partie du groupement avec Noëlle Delvarre et je suis également membre du Comité CEDIF.
    Dans l’attente de vos infos,
    Cordialement

  4. trublion dit :

    ce n’est pas que l’enfer de l’ASE , c’est l’enfer de tout un système !

  5. faiplay dit :

    Adopter un Enfant

    Un article d’alice miller sur l’adoption :

    http://www.alice-miller.com/interviews_fr.php?page=5

    Extrait:

    « Une séparation d’avec les parents biologiques est évidemment un lourd fardeau à porter par l’enfant. Dans de nombreux cas, ce peut être une expérience traumatisante.

    Mais ce risque doit être mis en balance avec la souffrance mentale qu’endure l’enfant chez lui.

    Et une « bonne » famille d’accueil est toujours préférable à un foyer où les parents biologiques maltraitent leurs enfants; j’insiste sur « bonne » famille d’accueil, car il existe également des familles d’accueil dans lesquelles les parents traumatisent les enfants.

    C’est une réalité que nous ne devons pas non plus occulter. Cependant, si les parents qui accueillent l’enfant sont empathiques et sensibles à ce que l’enfant a dû traverser, ils comprendront que cette séparation d’avec les parents biologiques est une lourde charge pour l’enfant

    Ces parents d’accueil aideront l’enfant à surmonter la crise. »

    Cet article est très intéressant car il démontre un système esclavagiste extrêmement perfectionné. Au lieu d’aider directement les parents biologiques à s’en sortir, on les coule pour utiliser leurs enfants comme objets de revenus très substanciels (en plus de l’utilisation des enfants comme objets sexuels ou de prostitution,
    ou de travail forcé à moindre cout.

    Tout cela me donne la nausée.

    je comprends que le système parfaitement organisé
    : comment les juges ont ils pu se faire complices de telles pratiques ?

    J’ai honte pour eux.
    Comment ces gens peuvent ils se regarder ou regarder leurs enfants en face ?

    Du fait que des millions de gens sont victimes ou seront victimes de ces pseudo éducateurs,

    familles d’accueil (elles sont bien riches, ces familles car ça rapporte, les gosses des autres !)

    nous en arrivons à un point où la REPARATION devra être faite, de gré, ou de force

  6. Michel Willekens dit :

    Les meilleurs spécialistes des relations parents/enfants (et non pas les dogmatiques, charlatans) le disent tous, par exemple :
    « Une séparation d’avec les parents biologiques est évidemment un lourd fardeau à porter par l’enfant. Dans de nombreux cas, ce peut être une expérience traumatisante » (…)

    On a déjà souvent observé que des enfants qui avaient été réellement maltraités, par leurs pères ou leurs mères (et même par les 2 parents à la fois) ne rejetaient ABSOLUMENT PAS l’un ou l’autre de leurs parents !

    Alors, depuis plus de 20 ans, je ne peux pas… je n’arrive pas à comprendre que… lors des conflits de séparations ou de divorces, des enfants renient, rejettent soit leurs pères, ou leurs mères… alors que ces mêmes enfants aimaient leurs  »parents normalement satisfaisants et attentionnés »…

    Quand une petite fille de 3 ans, qui est prise en rapt par son père,et qui répond au téléphone à sa maman qui lui demande  »Comment va ma petite chérie ? » et que la petite fille lui répond :  »Pute… » en lui raccrochant le téléphone au nez…

    N’y a-t-il personne qui puisse s’inquiéter de ce trouble du comportement de la petite fille de 3 ans, envers sa maman qu’elle aimait tant avant la rupture conjugale ???…

    N’y a-t-il vraiment personne qui puisse s’inquiéter de cette  »perte de liens affectifs » entre la maman et l’enfant ???… Alors que des enfants maltraités physiquement et psychologiquement, ne rejettent pas leurs parents bourreaux !!!…

    On ne peut pas briser, impunément, les liens affectifs (les liens de loyauté) avec des parents biologiques, sans être assurément marqué par des troubles et des pathologies diverses, menant à la délinquance, la violence, la toxicomanie, les échecs scolaires, les troubles paranoïdes, voire même le suicide !

    Comment donc… et pourquoi, les professionnels de la protection de l’enfance ne prennent-ils pas en compte les aliénations parentales, ou les  »manipulations-destructrices », c’est selon…

  7. Prince dit :

    connaissez-vous le rôle du magistrat coordinateur ?
    Il serait à contacter en cas de conflit avec l’ASE n’appliquant pas les décisions du juge.
    Dieu sait qu’ils en font souvent à leur guise en totale impunité.

  8. SIRIEIX dit :

    Merci. La solution ne peut être que politique, pour l’instant..

  9. sasa50500 dit :

    Je vis actuellement dans la souffrance les services sociaux mon enlever mon fils de 11 ans alors que tout ce passer bien marre de cette justice

  10. Maria Ptite dit :

    je sais nous sommes beaucoup et sa leur rapporte puff nos enfants souffre de tout ca ! car moi aussi on ma arraché ma fille de neuf dix aujourd hui ! pétition en cour sur change.org « on m ‘a arraché ma fille de neuf ans « 

    • comitecedif dit :

      Cette pétition ne servira pas à grand chose. Pour agir il faut communiquer son affaire au CEDIF et s’intégrer localement à une structure de parents sur le département.

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