grands parentsINTERVIEW  DE JANY RONDEAU

PRESIDENTE DE  L’ASSOCIATION « SOLIDARITE DES GRANDS-PARENTS EN CHARENTE »

CEDIF :  Bonjour Madame Rondeau,

Nous avons entendu parler de vos actions en faveur des mamies et des papis privés de leurs petits-enfants.

Pour nos quelques lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous nous présenter votre association et les raisons qui vous ont poussé à la créer.

JR : L’ association s’ appelle : Association Charentaise, SOLIDARITE des GRANDS-PARENTS. J’en suis à l’origine puisque tout a commencé avec ma grève de la faim contre la décision d’une juge de restreindre mes droits de visite à mes petits-enfants. De nombreux grands-parents sont alors venus me confier leurs situations terribles et étaient désireux de participer à ce combat. En 2011 nous avons décidé de nous réunir au sein de cette association. Nous nous sommes mobilisés pour apporter de l’écoute, du réconfort, du soutien, des conseils aux grands-parents en détresse, nous les accompagnons vers des professionnels mais n’accomplissont jamais les démarches à leur place.

Par ces démarches nous voulons replacer les grands-parents au centre du cercle familial, nous favorisons la médiation pour que des liens soient rétablis entre grands-parents, parents et petits-enfants, pour que nous ne soyons plus systématiquement écartés au profit des foyers et familles d’accueil.

CEDIF : Avez vous une implantation locale ou vous développez-vous dans toute la France ?

JR : Nous sommes basés en Charente (Cognac) mais nous travaillons avec la France (45 départements et 33 autres pour des médiations)

CEDIF : Vous avez décidé d’intervenir aussi dans des situations d’enfants enlevés par l’ASE, est-ce dans ce domaine que vos adhérents connaissent le plus de difficultés ?

JR : Les grands-parents sont dans la même situation que les autres familles qui subissent l’ASE avec en plus des situations de chantages affectifs, de deuils à l’intérieur des familles.

CEDIF : Vous parlez de chantages affectifs, de deuils, pouvez-vous préciser ces points ?

JR : Il peut s’agir de chantages affectifs de la part de parents, par exemple :  » tu ne me donnes plus d’ argent pour finir mes fins de mois alors tu ne verras plus les Petits » ou encore  » ton mari ne me plait pas alors tire un trait sur les Petits enfants »  etc. « 

Pour les deuils, il arrive que les grands-parents aient perdu leur fille par exemple, et que leur gendre leur refuse les droits de visite, j’ai entendu une phrase comme  » Vous avez enterré votre fille, eh bien maintenant vous enterrez également votre Petite fille « .

CEDIF : Pourtant les grands-parents ont le droit de maintenir des relations avec leurs petits-enfants, l’État est aussi censé respecter cela, est ce que cela signifie qu’en réalité l’Etat et sa justice ne respectent pas la loi ?

JR : Juste ! L’ Etat ne respecte pas la loi car les grands-parents sont écartés, ils n ‘existent plus devant l’ ASE.

CEDIF : Comment les grands-parents sont-ils considérés par les services de l’ase lorsqu’ils réclament des contacts avec leurs petits-enfants ?

JR : Les grands-parents sont considérés comme des riens, ils sont broyés, détruits pour que les services sociaux aient les mains libres, on leur refuse même des entretiens ce qui donne des rapports de complaisances mensongers puisque que les G.Parents n ‘ont pas été entendus ce qui fausse gravement la décision de Justice.

CEDIF : Face à de telles situations, comment intervenez-vous et auprès de qui ? Vos démarches ont-elles permis d’avancer ?

JR : Nous avons été voir les hautes autorités d’ Angoulême pour obtenir qu’ une Mamie puisse avoir quelques nouvelles et surtout des photos. Nous sollicitons les responsables des affaires familiales à tous les niveaux.

CEDIF : Avez-vous fait part de ces situations auprès des autorités, comment avez-vous été accueillie et quelles avancées avez-vous pu obtenir ?

JR : Bien sûr que nous en faisons part dans tous nos RDV avec les élus, jusqu’ au Défenseur des Droits, Mme Meunier, députés(es) Sénateurs (rices).

CEDIF : Justement comment avez-vous été reçus par ces personnes, vous ont-elles écouté et ont-elle pris des engagements en faveur du maintien des liens petits-enfants grands-parents ?

JR : Oui, nous avons été écoutés, des engagements oui mais nous attendons les résultats.

CEDIF :  Face à de telles situations quel jugement posez-vous sur l’ASE et plus largement sur les institutions de ce pays ?

JR : Je dis très souvent : l’ ASE est une institution sans contre-pouvoir, elle a un boulevard sans le moindre trou, cailloux pour la freiner et son terrain est à perte de vue. Aucun foyer à nos jours n’est à l’ abri de leurs prélèvements d’ enfants, tout est bon pour soustraire un enfant à sa famille.

L’enfant n’est plus un enfant c’est une marchandise et nous allons être témoins de bien vilaines choses dans les mois, années à venir.

CEDIF : Vous voulez dire que l’enfant est utilisé comme un moyen par les services de l’ASE, partagez vous notre analyse selon laquelle les enfants enlevés permettent de créer des postes et des budgets ?

JR :  Bien sûr que L’ A.S.E utilise les enfants comme moyen d’obtenir davantage d’argent ou pour un avancement de carrière. Lorsque l’on place beaucoup, on peut espérer des récompenses. Les enfants prélevés servent à rentabiliser les structures; les foyers, assurent des débouchés aux familles d’ accueil aux villes d’ enfants, engraissent les Juges, les médecins, colos, l’A.S.E. etc…

CEDIF : Pensez-vous aussi que les services de l’ASE ont une conception particulière des familles ?

JR : Pour l’ A.S.E. la famille est objet de convoitise, une jolie proie que l’ on peut dévorer à souhait avec l’ aide de l’ Etat

Mais notre association est aussi plus particulièrement spécialisée pour intervenir dans des relations rompues ou fragiles dans les familles.

L’ Association fait éditer un livre sur les horreurs de l’ ASE le calvaire d’ enfants devenus grands et ce qu’ on subit les Grands-Parents, sa sortie sûrement pour l’ hiver (décembre ?)

Vous pouvez me contacter au 05.45.32.18.53 (sauf le mardi ) nous avons une permanence, notre adresse mail est solidaritedesgrandsparents@sfr.fr et notre site est ici.

CEDIF :  Nous vous remercions  Madame Rondeau, nous avons effectivement beaucoup de convergences.

commentaires
  1. glentir dit :

    Comme je l’ai écrit plusieurs fois, l’ASE est une arnaque, pour ne pas dire plus, créer par des indigents des neurones, qui n’ont aucune culture juridique. Il faut supprimer le JPE qui est sous l’emprise des associations faux nez comme les UDAF ( créés par PETAIN) un peu mussolinienne sur les bords. La révolution reste à faire. Comme le disait le Président POMPIDOU  » il faut arrêter d’emmerder les Français » avec de fausse qualité et le défaut de droit d’agir.

  2. anniebress dit :

    Bonjour
    Je vis cette situation de soustrait d’enfants mais pour moi même maman de 3 enfants. J’ai justement écris hier à Marisol Touraine pour lui témoigner mon indignation quant aux pratiques de l’ASE …. Je verrais si j’aurai un retour ! Quel monde mon dieu.

    • lévêque françoise dit :

      bonsoir oui moi suis désolée de perdre autant de temps alors que ma petite fille a 4 ans déjà mais ai fait appel du jugement si cela ne traine pas 2 ans ou plus un rv en novembre pour la première fois au centre de médiation a Nîmes mais je survie en allant au club des ainée de ma ville sport il faut se divertir pour ne pas penser et broyer du noir amicalement Françoise

  3. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Merci Jany Rondeau pour votre témoignage. Vous parlez d’un livre que votre « Association fait éditer, un livre sur les horreurs de l’ ASE, le calvaire d’ enfants devenus grands et ce qu’ ont subi les Grands-Parents, sa sortie sûrement pour l’ hiver (décembre ?) ».
    Quelle bonne surprise. Il rejoindra celui qui paraîtra aussi en décembre avec des témoignages de familles, les analyses d’un psychiatre et les articles de nombreuses associations.pour dénoncer ce que vivent les enfants, les familles face au rouleau compresseur inhumain de la mal-nommée « protection » de l’enfance :

    Ces 2 livres se compléteront. Ensemble nous arriverons à mettre au grand jour ce scandale inconnu du grand public. Merci encore.

    • chossart agnes dit :

      je suis désespérée: c est bientôt Noel et ma petite fille de quatre ans ;ne passera pas les fêtes avec sa vrai famille ,ni même une sortie de noël avec sa mémé l de quel droit ?…TANT D AUTRES INCOHÉRENCES A PARTAGER…a très bientôt..Merci

  4. En Belgique, avec les services d’SAJ / SPJ… c’est du pareil au même !

  5. lévêque françoise dit :

    eh oui nos enfants ne sont plus a nous mon frère est traité de pédophile par son ex compagne pour ne pas lui donner honte a elle qui travaille a l ars a Lille drôle de bonne femme qui en avait marre de porter son enfant dans son ventre et a demander a mon frère d allez rouler sur des pavés pour que la naissance ai lieu au plus vite en décembre pas de grosse chaleur et on dira elle une mère

  6. JOSSE Maryline dit :

    bonjour à tous
    je suis une mamie privée de ses petits enfants depuis 3 ans, c’est le résultat de l’oeuvre destructrice d’un pervers narcissique qui n’a rien trouvé de mieux pour m’achever
    Maryline JOSSE auteur : du destin de Grand-mère Joséphine Editions Edilivre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s