Bonjour, je souhaitais vous apporter le témoignage d’une maman de trois enfants : l’aîné de 6 ans né d’une première union et deux petits garçons de deux ans et neuf mois d’une seconde union.

Cette maman c’est moi, j’ai 29 ans, mon compagnon en a 30, mes enfants et les siens vivent un placement abusif depuis le 23 septembre 2014.

Harcèlement à l’école

bullyMon fils de 6 ans se faisait frapper à l’école. La maternelle n’assumait pas son incapacité de protéger mon enfant, et a émis une information préoccupante avec l’appui de mon ex-conjoint.

Les services sociaux ont débarqué dans notre vie et, après deux mois d’enquêtes, ont saisi le juge des enfants. « Tout va bien chez vous Madame » m’ont-ils dit, « mais pour éclaircir la situation du père, vous comprenez que nous devons saisir le juge ».

En septembre 2013, le juge ordonne une AEMO (assistance éducative en « milieu ouvert ») de 6 mois pour évaluer la situation de mon fils à mon domicile et au domicile du père. La travailleuse sociale référente continue donc à passer nous voir jusqu’à la nouvelle audience de mars 2014 devant permettre au juge de statuer à partir de la mesure AEMO. Le rapport de l’éducatrice m’était favorable ainsi qu’à ma famille, mon fils est alors « placé chez moi » par le juge pour 6 mois avec visites médiatisées pour le père.

La situation de harcèlement à l’école n’en cessait pas pour autant, puisque mon enfant rentrait souvent avec des bleus, des ecchymoses et le nez en sang. La maîtresse prétendait alors qu’il était tombé ou s’était cogné contre le mur. Mon fils lui, me disait qu’il se faisait taper par un grand de son école.

Retournement de l’éducatrice et conséquences fâcheuses

Face à la volonté d’inertie de l’école, j’ai appelé l’éducatrice afin qu’elle intervienne.

Mais celle-ci ne daignait pas bouger pour se déplacer à mon domicile afin de constater la situation, elle ne me rappelait pas davantage. ..

Finalement il faudra attendre la fin août 2014 pour que l’éducatrice se manifeste auprès de moi, elle avait dans l’intervalle rencontré le père de mon fils et souhaitant m’en parler. Une audience au tribunal ayant lieu en septembre, je lui ai manifesté la volonté de la voir à ce moment là puisque précédemment elle n’était pas présente quand j’avais « besoin » d’elle.

Je déménage et change de département peu avant l’audience, ce qui me permet au moins de changer d’établissement pour mon fils. La directrice insiste pour savoir où nous partions et m’informe qu’elle allait prévenir les services sociaux si je ne lui donnais pas cette indication.

Bien que nous ayons, mon  compagnon et moi, fait toutes les démarches nécessaires au changement d’adresse, nous recevons un appel de la gendarmerie qui nous informe qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre nous pour enlèvement d’enfant.

Je découvre peu de jours après que nous ne sommes plus en « odeur de sainteté », l’éducatrice avait produit un rapport social très lourdement à charge et dont les trois quarts des éléments étaient mensongers.

Vous repartez sans vos enfants

L’audience a lieu le 26 septembre, je n’en ai été informée que 3 jours avant.

J’arrive en compagnie de mon fils, la juge le fait sortir et le rassure en lui disant qu’il allait ensuite me rejoindre.

Il ne m’a pas rejoint, non, il a été emmené directement pour placement. Je me suis retrouvée alors face à une puéricultrice, une assistante sociale et la directrice de l’ASE que je ne connaissais pas.

Le rapport social calomnieux fait l’objet de l’audience, j’avais tout de même pris la précaution de préparer des documents qui étaient de nature à invalider les mensonges. La juge a refusé de les prendre et n’a pas voulu seulement les regarder. Voila donc pour le contradictoire.

Elle m’annonce à la fin de l’audience qu’elle fait placer mon fils et ajoute que mes autres enfants nés de mon compagnon actuel vont aussi nous être enlevés ! POURQUOI ?????

Seul mon fils aîné était concerné pour l’AEMO initiale, mes deux autres enfants ainsi que leur père n’étaient pas convoqués. D’ailleurs, prévoyant la possibilité que le père de mes deux derniers enfants se présente au tribunal, la juge avait fait appel aux forces de l’ordre.

Guet-apens

Mon compagnon et moi avons demandé à comprendre la situation, nous prenons rendez-vous avec une assistante sociale.  Nos deux autres enfants sont encore avec nous et nous voulons les sauver.

Nous obtenons un rendez-vous l’après-midi même. Étrange cet empressement à nous recevoir, à 13H30 nous partons au rendez-vous au Centre Médico-social (CMS), j’ai un très mauvais pressentiment. Je laisse mon compagnon au CMS pour garer notre véhicule, et là deux gendarmes arrêtent le père de mes enfants.

Je redémarre avec mes deux garçons, prenant la fuite de peur de me les faire enlever. .

Mon compagnon m’appelle de la gendarmerie, il est question que je m’y présente accompagnée des enfants.

Les services sociaux étaient à la gendarmerie, prêt à repartir avec ceux qui me sont le plus cher. Cela a été très dur de leur donner, j’en suis encore émue en y repensant mais j’ai voulu agir calmement pour ne pas les effrayer. Un mandat d’arrêt avait de nouveau était émis contre nous.

Des motifs de placement étonnants

Les services sociaux m’avaient dit qu’ils nous contacteraient dans l’après-midi pour nous expliquer le placement. Il faudra attendre trois jours pour un coup de fil sans parler aux enfants.

Nous avons ensuite reçu la notification de placement de mes trois petits et la motivation du placement : mon fils de 6 ans n’aurait pas fait les sorties scolaires ni une kermesse, mes deux autres enfants ne sont pas inscrits en crèche et en halte garderie, on me reproche d’avoir refusé un contact avec la PMI.

Quoi ?

Juste pour ça ?

C’est une blague ?

Nous avons de suite pris contact avec un avocat et fait appel de cette décision.

Notre avocat est étonné du motif du placement, il pense que des éléments ne nous ont pas été communiqués et consulte notre dossier afin de connaître les véritables raisons du placement.

Une semaine plus tard, nous rencontrons à nouveau notre avocat, il nous dit avoir lu notre dossier mais que celui-ci était vide hormis le compte-rendu de l’ASE qui formulait des accusations mais sans en fournir aucune preuve. Il ne comprend pas comment, dans de telles conditions, un placement a-t-il pu être ordonné.

De surcroît il lui apparaît tout à fait improbable que mes derniers enfants aient pu nous être enlevés sans même que leur père ait été entendu.

Trois lettres de notre avocat ont été adressées à ce sujet à la juge, mais elle ne répond pas.

Pas de nouvelles des enfants

Une dizaine de jours se passent sans que nous ne puissions voir ni parler à nos enfants, nous appelons en vain, les services sociaux n’acceptent de nous parler qu’en face à face.

Ce n’est que le 10 octobre, soit 13 jours après l’ordonnance de placement que nous pouvons entrer dans les locaux des sé®vices sociaux. Deux femmes de l’ASE sont là, l’une s’annonce en charge de notre fils de deux ans, l’autre de celui de neuf mois. Elles relisent la notification de placement et nous demandent si nous avons quelque chose à dire à ce sujet.

Quand je leur demande pourquoi elles n’ont pas donné de nouvelles des enfants au téléphone, elles mentent ouvertement en affirmant le contraire. Nous apprenons alors que nos enfants sont placés dans trois endroits différents. Qui a dit que l’on ne séparait pas les fratries ?

L’aîné est dans un foyer, le puîné dans une pouponnière et notre cadet en famille d’accueil, nos enfants sont séparés de leurs parents et de leur fratrie. Nos deux derniers sont tellement bouleversés qu’ils refusent de s’alimenter.

Nous essayons de mettre en place un dialogue avec les référentes qui se disent prêt à nous entendre, en réalité les informations ne passent pas et elles reconnaissent qu’elles n’ont pas grand-chose pour motiver le placement, si ce n’est selon leur propos, le fait que « la juge n’avait pas un regard chez vous, elle a donc estimé que vos enfants étaient en danger ». Le tout prononcé avec des rires face à nos questions et inquiétudes.

La mise en place des droits de visite

J’apprends enfin que je pourrais voir mon fils de 6 ans le 15 octobre, je verrais mes deux autres enfants le surlendemain. Il aurait été préférable que ce droit de visite eût lieu le même jour afin que les enfants puissent se rencontrer.

La confirmation des visites doit donner lieu à un courrier. Nous recevons effectivement des nouvelles du juge des enfants, nous y apprenons que l’ASE avait rédigé une note pour demander l’anonymat des lieux d’accueil de nos enfants sous le prétexte que nous nous serions montrés violents et menaçants à l’égard de leurs services.

Ce qui est étrange c’est que cette note est mentionnée à la date du 8 octobre, alors que nous n’avons rencontré les services de l’ASE que le 10 octobre !

J’attends donc la confirmation des visites : pour celle du 15 je reçois une convocation … le 15 au matin pour une visite organisée le 15 de 11 heures à midi ! À 10h45, la référente m’appelle pour annuler le rendez-vous, prétextant que mon fils de 6 ans ne voulait pas me voir. Elle refuse de me passer mon fils au téléphone, elle rappelle une heure après pour me dire qu’il n’y a pas d’autres rendez-vous planifiés avec mon fils.

Le 17 nous attendons le moment de rencontrer nos autres fils de 2 ans et 9 mois.

La famille d’accueil nous amène notre bébé, la femme l’embrasse avant de me le donner, je boue intérieurement alors qu’ils nous détaillent de la tête au pied comme des bêtes de foire. Dans la salle affectée aux visites il n’y a pas de table à langer, aucun jouet.

Notre garçonnet de deux ans porte les vêtements que nous lui avons fournis, mais aussi de vieilles chaussures qui ne sont pas les siennes. Il mâchait un doudou qui n’était pas non plus à lui, en réalité il s’agissait d’un gant de toilette.

Mon compagnon regarde les référentes et leur demande si elles n’avaient pas honte de donner un gant de toilette à mâcher avec lequel tout le monde s’est lavé les fesses. Elles répondent : « excusez nous, on ne trouve pas cela normal et nous le signalerons ».

Il leur demande alors des explications sur la note du 8 octobre envoyée au juge, nous devions en parler après que les enfants soient partis.

Notre bébé de 9 mois ne porte aucun de ses vêtements mais ceux de la famille d’accueil. Cette famille est d’ailleurs pressée de le récupérer et se manifeste en ce sens cinq minutes avant la fin des visites. Cinq minutes après je surprends la famille d’accueil en compagnie de la référente ASE, la femme avance : « Eh bien dis donc, elle est froide la maman ! » et la référente répond : « Oh oui, très très froide ». Puis elle se mettent à rire.

En vertu de la loi

En vertu de la loi un juge doit convoquer les parents à une audience dans un délai de quinze jours suite au placement de l’enfant. Le 24 octobre nous n’avions toujours pas été convoqués suite au placement de nos deux plus jeunes enfants, nous écrivons donc au service gardien, c’est-à-dire à l’ASE pour demander que nos deux enfants nous soient remis.

Après de multiples démarches et appels nous obtenons un rendez-vous le 30 octobre pour voir nos trois enfants. Il nous a fallu pour cela faire intervenir notre avocat.

Nous rencontrons une référente ASE au sujet de la demande de retour de nos deux cadets, celle-ci nous confirme avoir reçu le courrier et l’avoir transmis à sa hiérarchie. Elle ajoute que, pour elle, la juge s’était saisi d’urgence du dossier de nos deux cadets lors de l’audience du 26 septembre 2014 concernant notre fils aîné. Seulement l’audience ne peut avoir lieu avant ou en même temps que l’ordonnance de placement provisoire.

Pour la référente c’est la juge qui a mal fait son travail, la supérieure dit la même chose, pourtant ils gardent nos deux cadets. C’est ce qu’ils appellent ne pas prendre de décision !

Ce que nous voulons

Nous avons des droits en tant que parents de ces petits bout de chou qui ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Dans notre cas, mes enfants ont été privés de leurs parents, mais aussi de leurs frères puisqu’ils sont séparés.

Nous souhaitons que notre récit puisse être utile tout en conservant notre anonymat et celui de nos enfants, mais nous sommes disponibles pour tous contacts.

Nous remercions les personnes qui se battent pour faire valoir nos droits et ceux de nos enfants et nous vous remercions de nous avoir lu jusqu’au bout.

Témoignage d’une maman de 29 ans et d’un papa de 30 ans qui attendent le retour de leurs enfants.

commentaires
  1. SIRIEIX dit :

    Les placements en urgence ne devraient être ordonnés QUE si le dossier contient la preuve, non d’un supposé danger, mais de l’urgence de retirer un enfant à son parent. Les juges et les procureurs doivent être reconnus incompétents en matière de protection de l’enfance en danger.

    Les témoignages affluent de ces maltraitances institutionnelles, la loi de 2005 ne fait toujours pas figurer les personnes morales au rang des coupables potentiels : Si les parents… Jamais Si l’institution.

    On nous dit la loi et le contradictoire sont respectés, les personnels agissent avec bonne foi, vous bénéficiez des recours..

    Qu’en ont-ils à faire de ces recours les petits dont l’existence est suspendue à des cours d’appels qui dans 99 % des cas entérinent les jugements de première instance ???

    Les miens d’enfants ont dû ainsi patienter 2 longues années et demi consacrées à ces recours et subis toutes les maltraitances et les carences dans tous les domaines de la loi du fait même de ces institutions administratives et judiciaires sensées les protéger de tout mal.

    Seront-ils jugés pour crime contre l’humanité ? Possible autant qu’impossible, la balle est dans le camp des indignés, combien seront assez tenaces pour ne rien lâcher ?

    Faisons reconnaître à nos enfants le statut de victime, il ouvrira la porte aux indemnités que l’état sera contraint à verser et les aidera à faire leur résilience mais attention aux conséquences d’un tel droit reconnu.

    C’est toutes nos sociétés qui doivent se réformer ce sont les citoyens eux-mêmes qui doivent montrer l’exemple que l’on peut vivre simplement en aidant son prochain et en participant au bien commun. Utopie ? Sans doute mais il n’est pas interdit de rêver, du moins pas encore !

    J’aurais souhaité que des tribunes comme celle-ci autorise tous les témoignages, y compris ceux qui concernent les parents fautifs en regard des lois, ne serait-ce qu’en guise de mise en garde pour les parents qui, sans être négligents envers leurs enfants considèrent nos sociétés avec le miroir de leurs illusions…La liberté n’existe qu’en nous mêmes et ne peut se transmettre sauf à se dire que l’on doit autant que se peut, préserver celle de nos enfants même si pour cela il nous faudra plier un peu vers l’intérêt commun des états.

    • comitecedif dit :

      Il convient de préciser que ce ne sont pas des dédommagements auprès de l’Etat pour les exactions commises par des agents de l’ASE que nous entendons réclamer, mais bien la mise en cause personnelle de ceux qui se parent du droit de diffamer. Ce n’est pas à l’ensemble de la collectivité de payer mais seulement aux fautifs qui doivent être reconnus comme tels.

      La famille est outragée par les conceptions qu’en ont bien des travailleurs sociaux, nous sommes au CEDIF outragés, pas indignés puisce que cette appelation a été utilisée par la bande de Hessel reprise par les promoteurs d’un site scandaleux appelé « fiers du service public ».

      • mors dit :

        Mon fils je ne l ai pas reconnu a l audience c était un vrai zombie bourre de calmants sans mon avis j ai demande de l aide car mon fils subissait des brimades dans la cour d école par des grands je me retrouve avec une mesure et je n ai plu le droit de le voir il n a que 7 ans que va t il devenir? Merci l ase que faire?

    • Margriet dit :

      RECOURS contre un MAGISTRAT: QUAND UTILISER CETTE PROCEDURE ?
      Lorsque que vous estimez que le comportement adopté par le magistrat est susceptible de recevoir une qualification disciplinaire, vous pouvez saisir le Conseil supérieur de la magistrature. Cette possibilité qui vous est offerte permet de mettre en cause ce comportement. Elle n’est pas une nouvelle voie de recours. Elle ne vous permet donc pas de contester les décisions juridictionnelles elles-mêmes. Pour pouvoir être examinée, votre requête doit remplir les conditions suivantes : – vous devez être concerné(e) par la procédure – le magistrat ne doit plus être saisi de cette procédure – votre requête doit être présentée avant l’expiration d’un délai d’un an suivant la décision irrévocable mettant fin à la procédure.
      COMMENT FORMALISER VOTRE PLAINTE ?
      La plainte doit contenir impérativement :
      > la date, votre identité et votre adresse, toute plainte anonyme sera rejetée > les éléments permettant d’identifier la procédure vous concernant, > l’indication détaillée des faits et griefs allégués à l’encontre du magistrat > votre signature
      Vous pouvez formuler votre requête par écrit, à adresser uniquement par la voie postale au Conseil supérieur de la magistrature, 21, boulevard Haussmann 75009 Paris. Dès réception de votre plainte au secrétariat du Conseil, vous serez destinataire d’un accusé de réception comportant les références de votre affaire. Votre dossier sera alors examiné :
      > par une commission d’admission des requêtes composée de quatre membres de la formation du siège ou de la formation du parquet, ou > par le président de la commission dans le cas d’une plainte manifestement infondée ou irrecevable.
      LE SUIVI DE VOTRE PLAINTE
      L’ADMISSION DE VOTRE PLAINTE
      Votre requête n’est examinée que si elle est recevable. Si les conditions de recevabilité ne sont pas réunies le Président de la Commission d’admission des requêtes la rejette et vous en informe. Si votre plainte est déclaré recevable, la Commission procède à son examen.
      L’EXAMEN DE VOTRE PLAINTE
      Cette étape consiste à obtenir plus d’informations sur les faits à l’origine de la requête.
      • Si votre requête a été déclarée recevable, la commission d’admission des requêtes
      a. informe le magistrat mis en cause
      b. sollicite le chef de cour dont dépend le magistrat pour obtenir ses observations et les éléments d’information utiles
      c. si elle le souhaite, la commission peut entendre le magistrat mis en cause ainsi que vous-même
      d. rend sa décision.
      LA DECISION CONCERNANT VOTRE PLAINTE
      1. Si elle estime que votre plainte n’est pas justifiée, la Commission d’admission des requêtes rend une décision de rejet qui n’est susceptible d’aucun recours.
      2. Si la Commission d’admission des requêtes estime que les faits sont susceptibles de recevoir une qualification disciplinaire elle renvoie l’examen de votre plainte au conseil de discipline.
      Cette décision vous sera notifiée ainsi qu’au magistrat concerné, au chef de cour et au garde des Sceaux.

      • Margriet dit :

        pour l’aide sociale à l’enfance adressez une lettre recommandée avec accusé de réception au Président du Conseil Départemental ainsi qu’à la Direction du service, j’ai même écrit au Ministère des Affaires Sociales et au Procureur de la République, n’abandonnez pas

      • pascal seguin dit :

        Il faut permettre au justiciable de contester les décisions judiciaires et administratives fondées sur le mensonge et ce pendant la procédure et en ce cas la décision doit être déclarée illégale jusqu’à le fond de l’affaire ait été éclairci.

    • Lh76 dit :

      Bonjour moi sa fait 10 ans mes fils son place et jamais de retour au domicile la juge et toujours contre les parent me vous savez les éducateurs son bien contacte avec les juge voilà pourquoi ont gagné rarement au jugement et pourtant ont ce bat énormément pour nos enfants place en foyer tout les 1 ans cet la même histoire allé ont renouvele 1 ans placement alors pourquoi toujours 1 ans alors que ont ce bat beaucoup mes fils il son pas bien il veule revenir au domicile il font que de faire foyer en foyer depuis petit. et ce matin je suis passé devant la juge pour mes 5 enfant et la ont dit dange au domicile que mon mari me frappe régulièrement et mes enfants aussi alors que c’est faut jai du voir mon médecin pour un certificat en quoi mes enfant son pas battu et sa à rien donné car les éducateurs il mon enfonce il ont menti sur moi et manipule ma fille qui a un handicape et ce matin il mon place ma fille handicape qui mélange mon passé avec mon présent il ont rien voulut savoir et le ceh il ont dit que je suis paranoïa je voudrais que l état face une loi pour aide les famille comme nous qu’il ont était trahi part les service social, et centre éducatif ceh et savoir pourquoi les juge pour enfant prenne toujours les parole des service social et jattend savoir si il vont me prendre mon fils de 4 ans et ma fille 8 ans pour les place en foyer car y a des parent ou il ce fait retiré leur enfant dans les école sa fait peur je suis perdu sans mes enfant c’est 0as possible en sachant je me bat pour mes fils qui son placé depuis 10 ans déjà et on m’a pris ma fille 13 ans c’est dur pour nous .j’ai 31 ans je m’appelle coralie dans le 76 seine maritime

  2. ruiz dit :

    Je vous comprends, je vous souhaite de tenir bon, face a ce système pourri, ou 50% d’enfants sont placés a tort, mais il faut savoir que ces placements leur rapporte, il faut remplir les lits, il y a des subventions, et oui, dysfonctionnement total des foyers, de certains éducateurs qui se permettent de vous juger pour des futilités débiles, les enfants en placement on : (argent de poche, forfait portable payé, nourrit, blanchit, ont la totale liberté pour ceux qui sont ados 14,15,16etc…., de fuguer, de rentrer a 3 ou 4 heures du matin, le pire, ont leur dit rien, déscolarisé, se couchent tard, se lèvent tard, si vs les laisser trop longtemps, ils deviennent de la racaille, violent, insultes, drogues, je vous passerai les détails, si je vous dit tout cela, c’est que je le vis, ma fille ado est rentré en placement en décembre, elle est devenue méconnaissable, déscolarisation, cannabis, insolente, violente, irrespectueuse, plus aucune limite, elle fait ses propres règles au foyer et les appliques et croyez-moi ça fonctionne bien les éducateurs, chef, s’en foute royalement, ils avertissent quant-elle fugue le commissariat et enlève la fugue a 4 heures du matin quant-elle rentre!!! c’est tout ce qu’ils font, elle ne fait rien de sa journée, sort pour se procurer du cannabis, insulte et frappe les éducateurs d’ailleurs une plainte est déposée par l’un d’eux, voilà ce qu’ils en ont fait, une délinquante, je me bats pour l’a récupérer, et je vais gagner, j’ai un avocat privé, alors garder espoir, ou faite beaucoup de bruit, appeler les tous les jours, c’est un système répugnant, il faut être fort et na jamais baisser les bras, rester toujours sur votre garde, garder les yeux bien ouvert, ne pas croire tout ce qu’ils vous disent, voilà bon courage a vous, répondez-moi si vs le souhaitez!!! vs n’êtes pas seule
    .

  3. HUNOT dit :

    Cet article me touche au plus profond de mon être car je suis confrontée à une situation très similaire. En effet, moi qui ai toujours été une mère exemplaire, aimante et mettant tout en place pour mon enfant, malgré les attaques incessantes de mon ex-époux accompagné toujours par sa mère et ce, depuis plus de deux années maintenant, j’ai mon fils de fils d’à peine 6 ans qui vient de m’être « arraché » pour être livré aux services de l’ASE, très loin de chez moi.

    Alors que le père n’avait demandé à voir notre enfant uniquement que 4 heures tous les 15 jours, il m’a traînée devant les services sociaux de ma commune, sur dénonciation mensongère et calomnie. J’ai des dizaines de témoignages solides qui viennent contrecarrer ces attaques acerbes, soutenues par les services sociaux qui avaient décidé de me mener une guerre sans merci.

    Ils ont dénoncé un « amour trop fusionnel » entre moi et mon fils ainsi qu’avec ma pauvre mère, âgée aujourd’hui de 80 ans…

    J’ai écrit un courrier au Juge qui a jugé cette affaire le lendemain de son retour de vacances (elle n’avait même pas pris le temps d’endosser sa tenue du juge et portait un petit chemisier à manches courtes à fleurs…).

    Rien de factuel dans ce placement. Uniquement, des supputations, des « on dirait que », « il se pourrait que ». J’ai changé simplement mon fils d’école et pour ce fait on me reproche une rupture de ses repères ainsi que de sa stabilité.

    Or, aujourd’hui, « arraché » des bras et de l’amour irremplaçable de sa maman, placé dans une famille d’accueil, à 40 kms de moi, changé d’école brusquement, changé de lit, de chambre, sans ses jouets préférés, ses posters… Où se trouvent ces fameux repères que l’on m’a reproché de lui avoir enlevés pour un simple changement d’école. École, qui plus est, dans laquelle il se plaisait beaucoup mieux que dans la précédente où il était traité « d’âne », alors que là, il avait été admis en classe de CP-CE1, ce qui constituait une belle avancée pour moi. Il adorait cette école…

    J’ai les yeux remplis de larmes en écrivant ces lignes…

    J’ai adressé un courrier de supplication au Juge qui a procédé à ce placement inique et qui m’a arraché mon fils. Il m’a été « volé » alors que l’on m’avait proposé un rendez-vous au Cdas de ma commune. Sans trop me prévenir, on nous a dirigés vers une pièce et c’est là qu’on m’a annoncé la nouvelle du placement. Je me suis littéralement effondrée contre le mur. Ils ont fait sortir mon fils de la pièce pour qu’il n’assiste pas à ce spectacle si désolant. Tout cela vient de se passer, le 8 septembre 2015. Ça ne fait pas encore 1 mois… Je suis désemparée, perdue. Je viens de vivre les premières semaines sans lui et ce sont les semaines les plus atroces de toute ma vie. Le droit à aucune nouvelle. Rien. Juste un week-end, où j’ai pu le voir pendant 8 heures seulement alors qu’il n’a pas cessé de pleurer.

    Je n’ai le « droit » qu’à quelques coups de fil, au Faru, (l’organisme tiers entre moi et l’assistante familiale laquelle a l’immense privilège de voir mon fils tous les jours pendant que je pleure sans arrêt aux côtés de ma pauvre mère qui ne croit pas pouvoir survivre à ce « rapt » d’enfant) pour prendre des nouvelles de mon fils que l’éducatrice est de plus en plus rétive à me transmettre, me reprochant presque, la fréquence trop rapprochée de mes appels
    .
    J’ai fait appel de cette décision aussi déchirante qu’elle est inique, pour la défense de mes droits de bonne maman et pour mon fils adoré qui doit souffrir terriblement en ce moment et auquel je fais le maximum pour lui transmettre des repères d’amour (carte écrite de ma main avec des tas de cœurs et de « Maman qui t’aime », cadre d’une photo où nous sommes enlacés, moi et lui, vêtements qu’il affectionnait, petits livres qu’il adorait, 1 boîte de ses gâteaux préférés, etc…). Je suis désemparée face à tant de violence qui m’est faite et que je n’ai en rien méritée.

    Son père, quant à lui, était bien entendu dans la confidence et attendait, le jour où on m’a arraché mon fils de mes bras, notre pauvre petit enfant au Centre Social de l’Enfance, un espace carcéral et tentaculaire qui impressionne tellement il s’étale sur au moins deux kilomètres. Il lui a donné quelques vêtements, sachant que j’aurai été surprise et que ne n’aurai donc pas prévu de petit bagage pour mon petit garçon, tellement ils avaient peur que je ne leur livre pas « la proie ». A cela, le père incompétent qu’il est lui a remis une petite voiture et il l’a enfin remis aux services d’une « Assistante Familiale » parfaitement inconnue qui allait le conduire encore plus loin, chez elle, dans un lieu inconnu, où elle reçoit déjà une jeune fille et ses deux enfants déjà âgés. Et là-dessus, mon ex, son forfait accompli de m’avoir bien fait souffrir et déchiré le cœur à jamais, s’en est lavé les mains, a repris son véhicule et est reparti avec sa voiture à son appartement. Les services sociaux ont été les complices de ce monstre qui voulait, depuis le début, accompagné par sa mère, livrer son enfant à l’ASE afin de se venger du divorce et de me détruire à jamais.

    Mais je ne me laisserai pas faire par tant d’iniquité et je vais me battre pour que la justice soit rendue.

    Le témoignage d’une maman déchirée.

    • pascal seguin dit :

      Le fait que le père décide de nuire à la mère pour une histoire de divorce est une chose, mais le plus condamnable est l’attitude inqualifiable des services sociaux de l’enfance, y compris l’ajuge ( car à ce niveau de bassesse, sa qualité de juge est caduque). C’est pour ce genre d’affaire que les gens des services s auront des comptes à rendre.

  4. KACI dit :

    ne peut ton pas faire une pétition au niveau national ?

  5. anniebress dit :

    Bonsoir
    Tout d’abord je vous prie de trouver toutes les ressources nécessaires à survivre à cette abomination.
    Je suis aussi maman de 3 enfants et aujourd’hui je subi aussi la perversion des services d’aide sociale à l’enfance. Mes enfants m’ont été retiré le 16 juin par soit disant mesure d’urgence. En fait ils ne sont que le fruit d’une séparation avec pure désire de vengeance de leur père…. Pareil des courriers à la juge sans effet, des services sociaux plus qu’incompétents et une justice silencieuse. L’état cautionne mon guet-apens d’enfant alors que moi infirmière, je travaille pour elle, et là personne n’a peur.
    Beaucoup oui je vous souhaite beaucoup de courage!

  6. Celestine dit :

    Votre histoire me fait froid dans le dos !! Tout ça est parti d’un enfant qui se fait embeter à lécole, mais que font les directeur/maîtresse de cet établissement !!!! Je suis de tout cœur avec vous dans cette bataille, l’ASE est vraiment une nuisance puissance 1000 pour la vie de famille, la vie des enfants !! J’espère que la fratrie reviendra vite chez vous, bien du courage, ne perdez pas espoir. Amicalement.

  7. Virginie Noroy dit :

    Scandaleux guet-appens très bien monté, encore une fois…. c’est à y perdre la boule! Quand ces gens-là arrêtront-ils de se croire tout permis???

  8. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Très triste témoignage qui malheureusement n’est pas unique.C’est inqualifiable ces façons de procéder du système judiciaire et de la protection de l’enfance ! Heureusement des personnalités (comme le père guy Gilbert) commencent à nous soutenir et peut-être pourront-elles intervenir pour nous auprès des ministres, défenseur des droits etc…

  9. TAQUET dit :

    bonjour,
    je suis également scandalisée de lire ce témoignage d’autant que notre fils et belle-fille sont aussi abusés dans leurs droits parentaux avec leurs 3 enfants placés dans 3 familles d’accueil différentes. Nous avons aussi témoigné sur ce site « UN PLACEMENT QUI DURE EST UN PLACEMENT QUI RAPPORTE », seulement l’année qui s’est écoulée a été refermée (après beaucoup de rencontres avec des Députés, des responsables de C.G.et autres) avec beaucoup de souffrances, d’épuisements et de très grosses remises en question sur ce monde institutionnel, car au final la juge et les ASE n’ont fait qu’assouvir leurs propres plaisirs …. avant de se préoccuper du véritable besoin à faire évoluer les relations et rapprochements familiaux. Excusez-nous (au passage) de vous avoir toutes bousculées dans votre petite vie professionnelle bien huilée et très protégée. C’est un monde écœurant, le mode de fonctionnement est quasiment le même du Nord au Sud de la France. Il ne faut pas lâcher. Pour notre part, nous reviendrons à la charge, mais pour le moment, nous avons besoin de prendre un peu de distance pour nous protéger et protéger nos petits-enfants de toutes ses éclaboussures, les manipulations et complots sont tellement bien gérés que nous avons choisi (pour le bien-être de nos petits-enfants) de ne pas faire Appel cette année.

    Ce que vivent ces parents avec ces contradictions, ces fouettages de gueule, ces ironies, ces incompétences, ne font que nous renforcer dans nos combats.
    Il faut le faire entendre haut et fort que ce n’est pas nous qui ne tournons pas rond, mais le système institutionnel qui ne va pas bien ! Nous n’avons rien à nous reprocher à part celui d’être trop POLLUANTS, NOCIFS et PROCEDURIERS pour les institutions ? mais tout cela fera l’objet d’un autre témoignage sur la suite de ce que nous avons vécu cette année ….. Pour que le MONDE ENTIER entende nos cris de souffrance sur tous ces acharnements et maltraitances institutionnelles.
    Roland et Patricia ………. des Grands-parents en Colère

    • comitecedif dit :

      Nous sommes bien évidemment à votre disposition pour ajouter tout élément à votre article témoignage. Vous voila effectivement l’objet d’un reproche : celui de savoir lire les lois et de vous défendre en fonction des prérogatives qui sont les vôtres. Vous faire un tel reproche relève du grotesque, nul justiciable ne devrait laisser passer cela. Seulement, comment avancer lorsque ce sont des magistrats qui osent faire de tels reproches si ce n’est en émettant une suspicion légitime. Rappelons que l’impartialité des magistrats est un fondement de la justice. Sans impartialité, pas de justice, on en déduira ce que l’on voudra.

  10. de freitas dit :

    Depuis un an que mes enfants sont placés j’ai pu lire ou entendre des témoignages quasi tous similaires sur les pratiques de l’aide sociale a l’enfance c’est un réel parcourt du combattant de chaque jour il faut y etre a temp plein si on veut avoir une chance de lever le placement et encore ce n’est pas pour autant que vous pourrez retrouver une vie paisible !!! Pour ma part cela fait 10 ans que je vis signalement pour mon ainé 2005 enquete PJJ classés sans suite puis autres signalements 2009 aemo 2010 pour mes deux 2ans levee d’ameo 2012 appel du produreur reconduction aemo 2013 refus de ma part de continuer a subir fin 2013 nouvelle enquete de la PJJ a CHARGE 2014 placement depuis une audience touts les 3 a 4 mois je vais pas tarde a atteindre mes limites

  11. tartinette100 dit :

    oui celà peut arriver à n’importe quels parents ! quand mon fils m’a raconté tout çà je n’ai pu y croire ! mais helas…

  12. mors dit :

    Bjr j ai la même histoire mon fils depuis au il est passe au cp il se plaint d être moleste par les grands dans la cour je l ai fait hospitalise parce au il avait un comportement agressif envers nous depuis le 18 septembre on a plu le droit de le voir ce n est même pas la justice qui décide mais l ase un papa et une maman en detresse

  13. mag dit :

    malheureusement quand on diseque les cas ou l’ase fait des abus il y a plus de mis en foyer abusif que de mise en foyer pour de vraies motifs préoccupant voir dans l’urgence et quand bien même les foyers ne sont pas la solution

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