L’enfant ou l’alloc ?

Publié: 16/09/2016 dans Interpellations
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kidsL’ASE est à votre écoute

Nous avons déjà eu l’occasion de nous pencher sur les risques d’information préoccupante dans les familles.

Nous avions mis en évidence que ces informations préoccupantes se terminaient le plus souvent par un placement pour les enfants dont les parents sont en guerre.

Ce type de situation est pain béni pour les sociaux puisque la priorité des parents n’est pas leur enfant mais le règlement de comptes.

On ne choisit pas de ne plus se supporter lorsque l’on est parent, par contre on peut choisir de ne pas étaler ses différends et de ne pas régler ses comptes par ASE interposée. Ces gens là savent comment attiser les conflits et exploiter les failles pour proposer leur « aide » en terme d’accueil « temporaire » des enfants.

L’ASE laisse sa porte ouverte aux confidences et propose ensuite son « assistance », si nous mettons en garde les parents contre leur naïveté coupable depuis plus de cinq ans, il en est qui continuent à se faire avoir.

Les travailleurs sociaux, rien que ce titre inspire confiance aux naïfs qui croient encore que le social est à leur disposition. Une raison de plus pour que d’autres familles, pas nécessairement en conflit, se fassent aussi leurrer. Une maman sans emploi, en proie à la dépression, était allée trouver son assistante sociale, laquelle lui a proposé de prendre son enfant en colonie de vacances tous frais payés. Elle ne la voit plus désormais qu’en visite médiatisée.

Contre une aide, une écoute, certains sont prêts à signer n’importe quoi sans lire.

Quand l’enfant n’est plus la priorité de ses parents

D’autres moins naïfs, plus cyniques regrettent le placement de leurs enfants mais nous consultent surtout non pour les récupérer mais pour contester une suppression de leurs allocations.

Nous prenons le temps de leur expliquer leurs recours pour obtenir la levée du placement, nous recevons cette réponse « c’est pas ce que je vous demandais, nous ne touchons plus les allocations ! ».

Il n’y a donc pas que dans les familles d’accueil que l’on trouve des enfants porte-monnaies, les familles naturelles peuvent aussi être largement vénales tout en osant s’adresser à nous, quelle ignominie que cela !

Adopter de tels raisonnement est indigne, mais révèle surtout une accoutumance à l’assistanat qui fait bien l’affaire de l’ASE.

Depuis des décennies les travailleurs sociaux appuient sur ce levier et peuvent ainsi prétendre à assurer le bonheur social des populations : ne vous occupez pas de vos enfants, vous en êtes de toute façon indignes, confiez-les nous, de gré de préférence, de force sinon.

De gré oui car des parents, plus exactement des géniteurs seront disposés à franchir le pas, d’autant qu’ils pourraient continuer à percevoir leurs allocations sans avoir à réaliser l’effort d’élever leurs enfants.

Malheureusement pour ces enfants, foyers et familles d’accueil n’en prendront pas plus soin, mais chacun se servira au passage.

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commentaires
  1. colin dit :

    oui enfin .les familles d’accueil ne sont pas a critiquer !!elles font leur travail et le mieux possible le plus souvent! elles sont elles meme bien souvent le souffre douleur des parents et de l’ASE!!

    • comitecedif dit :

      Beaucoup de familles d’accueil sont à critiquer car justement elles font bien leur travail selon les critères de l’ASE. Bien faire son travail c’est ne pas se poser de question et ne jamais remettre en cause les travail des sociaux. Sortir de ce cadre c’est risquer de perdre son statut de familles d’acceuil. Une bonne famille d’accueil est donc une famille vulnérable économiquement, qui ne pourra remettre en cause l’ASE de peur de se retrouver en chômage très longue durée.

  2. Alice Diotie dit :

    Je confirme que, sous couvert « d’avantages » et « aides », on peut se retrouver dans une situation qui ressemble carrément à ce que j’appelle de la « prostitution » (oui, le mot est fort mais appelons un chat, un chat) : en effet, je sais en connaissance de cause.

    En 2008, je cherchais désespérément une nounou pour mon fils, après avoir contacté toutes les ass-mat’ de ma commune et de 2 autres communes environnantes … sans succès.
    Suite à cela, j’ai contacté une assistante sociale qui m’avait envoyée balader car, je la cite, j’ai choisi de bosser (sous-entendant, par la même occasion, que ceux qui ne bossent pas le choisissent !).
    NB : Je suis une maman solo qui devait bosser après avoir fraîchement obtenu mon BTS, terminer de payer le permis B + véhicule et surtout, remplir le frigo, payer les factures sans me retrouver dans le rouge au 10 du mois et éviter de nourrir mon fils à coup de boîtes de conserves fournies par l’aide alimentaire de ma mairie.

    Bref, après avoir « menacé » de contacter directement le président du Conseil Général pour « quémander » une nounou, l’assistante sociale trouve, par miracle, une ass-mat’ et mieux encore, je ne paierai que 30 euros maxi./ mois : Résultat : je me retrouve à signer un AP (accueil provisoire) qui est, selon la chère travailleuse sociale, une astuce d’assistante sociale pour « m’aider » le plus rapidement possible et à ne pas prendre en compte.

    Grosse erreur, je me suis retrouvée à être fustigée d’avoir placé mon fils car j’ai signé un AP, mon fils d’être un enfant gravement en danger (car un AP est une procédure pour enfant en danger) et moi d’être une irresponsable mère impotente. Tout ça parce que je m’étais focalisée sur le fait de nous sortir, mon fils et moi, de la survie pour vivre décemment du 1 au 31 du mois, au lieu de lire attentivement et de comprendre ce qu’est un AP et ses conséquences.

    … Et, sans rentrer dans les détails, ça nous a coûté très cher, au sens propre comme au figuré (trop long à raconter)

    • comitecedif dit :

      Merci pour votre commentaire, c’est bien ce que nous voulions démontrer. Il existe effectivement de nombreux témoignages de parents et surtout de mamans seules qui ont subi des situations de précarité. L’aide sociale n’a fait que les enfoncer et leur prendre leurs enfants, le plus souvent sous prétexte de les arranger. Une personne qui dépend de l’aide sociale devient complètement dépourvue et n’a pas la capacité de s’en sortir face à l’aliénation étatique qu’elle subit et qui va jusqu’à la destruction de sa famille.

      • Alice Diotie dit :

        Merci à vous également car j’ai pu lire quelques articles (Services sociaux, AEMO, le « traitement » de l’autisme en France, Harcèlement scolaire, …) sur votre blog qui confirme ce que j’ai pu vivre et ce que je vis encore actuellement.
        Bref bien rude est ce système dont les acteurs font souvent mécaniquement le contraire de leur conviction, de leur conscience et pire de la loi. Encore plus rude pour celles et ceux qui ont font les frais et s’y retrouvent englués comme des sables mouvants.
        Heureusement que votre site existe, merci à vous

  3. mag dit :

    La plus part du temps si on observe bien (certaines histoires) ce sont des familles qui n’ont pas d antécédents mais fraîchement séparer avec 1 a 3 enfants un peu perdu dans le redémarrage d’une vie a zéro
    tandis que les vraie cas de danger enfants battue etc on en voie pas trop enlever par l’ASE on se demande pourquoi cette selection

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