Obligations du travailleur social Varois

Publié: 27/04/2017 dans Fiches pratiques, Foyers de l'enfance
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Pas d’inquiétude, c’est bien Besse, mais pas le village d’enfants

Une de nos contacts nous fait part d’un appel d’offre du Conseil départemental du Var dans la cadre de la gestion du nouveau village des fratries à Besse-sur-Issole.

L’intérêt de l’appel d’offre en question est le cahier des charges à destination de toute association gérant des travailleurs sociaux à même « d’animer » ce village pour la modique somme de 150 à 180 euros par enfant et par jour aux frais du contribuable, sans compter évidemment la construction.

On ne doit pas séparer les fratries

Oui cela c’est pour le principe et pour la conformité à l’article 371-5 du Code civil :   « l’enfant ne doit pas être séparé de ses frères et sœurs, sauf si cela n’est pas possible ou si son intérêt commande une autre solution ».

Seulement voila, sur le rapport d’évaluation 2015 du Var, les placements concernent  1539 mineurs et jeunes majeurs (18 à 21 ans) dont 43 % de fratries et 25 % constituées de fratries d’au moins 4 enfants. Mais dans 42 % des cas les fratries sont séparées y compris vers d’autres départements. Il est reconnu par le Conseil départemental du Var que cette séparation perturbe affectivement et psychiquement les enfants placés par la rupture du lien et les problèmes de coordination des sociaux.

D’où un village « durable » pour les fratries

Ce village a pour vocation d’accueillir des fratries pour des séjours à moyen et long terme.

Moyen et long terme c’est au moins deux ans. Pourtant la réévaluation des situations devant conduire à une mainlevée judiciaire de placement doit avoir lieu annuellement et au moins tous les 2 ans, or un placement d’un an est un placement à court terme. N’y-a-t-il pas là une anticipation assez réaliste sur la durée effective des placements dont certains sont reconduits de façon non nécessaire comme le précisait Pierre Naves de l’IGAS ?

Un utile rappel des relations entre les travailleurs sociaux et les familles

Mais le plus intéressant est le rappel des missions des travailleurs sociaux référents, il ne faudra pas hésiter à s’en servir en cas de manquements. 

D’abord le travailleur social doit maintenir le lien avec la famille naturelle et différents moyens sont mis en place : des points de rencontre avec la famille dans le village, la participation de la famille à des moments clés de la vie de l’enfant à l’intérieur du village, des possibilités d’hébergement des parents dans le village s’ils habitent loin.

Il est aussi rappelé que le travailleur social doit élaborer et de mettre en place le PPE (projet pour l’enfant, sur lequel les familles sont consultées), préparer en amont l’accueil de l’enfant dans la structure, travailler en concertation avec les acteurs et intervenants dans la vie de l’enfant (donc nécessairement avec les parents).

Les fonctions du référent éducatif de l’enfant sont bien précisées : une prise en charge adaptée aux besoins de l’enfant, la prise en charge de la participation des parents à la vie de l’enfant (mais en tenant compte de l’intérêt de l’enfant dont le référent serait seul juge ?),  la valorisation des compétences familiales dans le développement de l’enfant (ce qui suppose donc une bienveillance vis-à-vis des parents et la capacité à les associer à la vie de leur enfant).

En cas de transgression, il appartiendra donc aux parents de consigner tout élément à faire remonter au président du Conseil départemental.

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commentaires
  1. pascal seguin dit :

    Les travailleurs sociaux sont-ils au service (plus ou moins) des familles qui rencontrent quelques difficultés temporaires ou permanentes ou interviennent-ils dès qu’ils estiment qu’ils doivent intervenir suite à des ‘signalements’ et autres ‘informations préoccupantes’ sans bien toujours être certains de la vérité vraie des précédents ? Sans parler du poids énorme de cette sorte d’institution d’Etat nommée Education Nationale qui selon certains serait sectaire étatique et qui influence nombre de décisions quant à l’enfance…Mentionner aussi le cas des familles qui n’évitent le placement que parce qu’elles sont contraintes d’accepter les diktats des services sociaux…dans l’intérêt de l’enfant (comme ils le litanisent!).
    A mon avis, le prochain gouvernement ne changera pas grand chose parce que le service de protection de l’enfance (à moins que ce soit le service d’auto-protection des acteurs sociaux dans le domaine de l’enfance?) est comme un Etat en l’Etat. Merci d’avoir lu

  2. Delvarre dit :

    Après lecture j’ai envie de dire « youpi ! » mais tout de suite après, je me pose la question de tous ces enfants qui n’ont rien à faire là, séparés de leurs parents qui ne ont pas maltraitantes. Et que dire de ces placements qui durent, durent alors que les familles ont remédié à ce qui leur étaient « reprochés » (quand on leur reproche quelque chose d’ailleurs…). Peuvent-ils garantir que dans ce village il n’y aura pas comme dans beaucoup de foyers en France de la violence, des viols, une absence de soins médicaux, un absentéisme scolaire non contrecarré, des poux non traités etc…etc… ?

  3. mag dit :

    quand il n’y a assez de place dans les foyers de l’ASE ils séparent tout de même les fratries il choisissent des familles d’accueils laxistes (pas d’appels oublies de présentations aux visites) interdiction de savoir le lieu de résidence et soins médicaux apporté aux enfants (quand il y en a eu….

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