Coronavirus : la famille au pilori !


Drôle de flyer

Des parents d’élèves ont reçu un flyer qui renvoie vers un site gouvernemental et le 119. Ce flyer précise que vos enfants ont reçu un avis leur proposant d’appeler le 119, mais lisez plutôt :

flyer
Ce flyer reprend donc le journal « Slate » citant la directrice générale le CNAPE, vous savez la fédération d’associations collaboratrices de l’ASE. Il cite aussi un certaine « Piterbraut-Merx » qui parle, mais vous avez lu comme nous, de droits trop importants des parents sur leurs enfants, de domination des parents et de la nécessité de sphères pour échapper
à sa famille.
Voila donc ce que des parents d »élèves reçoivent après que leurs enfants aient été sollicités, il s’agit là d’extraits d’un manifeste politique antifamilialiste citant une militante qui s’adresse à vous, parents, afin de vous expliquer que vous êtes dominateurs, que vous avez trop de droits et que la place de vos enfants ne devrait pas être chez vous, ou tout du moins pas trop longtemps.

Mais d’où viennent ces gens et que prêchent-il ?

L’antifamilialisme en France a ses porte-paroles politiques qui prétendent s’exprimer au nom de la protection de l’enfance et qui entendent s’imposer au Conseil National de la Protection de l’Enfance.

Ils ne cessent d’alerter sur les maltraitances taisant que la plus grande partie des enfants placés le sont désormais pour cause de conflits parentaux instrumentalisés, ils n’hésitent pas à s’en prendre à vous puis à vous bloquer sur les réseaux sociaux si vous osez parler de placements abusifs. Ils sont toujours invités sur les plateaux télé ou pour réagir à l’actualité.

Ces antifamilialistes sont de fossiles d’une idéologie meurtrière qui nous ne devrions pas laisser sortir des poubelles de l’histoire.

L’idéologie nauséabonde des antifamilialistes

Oui l’antifamilialisme n’est pas un mouvement qui vient de naître, il possède des racines anciennes dans les travaux de Karl Marx, de Friedrich Engels et d’Alexandra Kolontaï.

C’est d’abord Engels qui a exploré la question antifamilialiste dans « L’origine de la famille, de la propriété et de l’État » (1884). Il entendait démontrer que la famille représente un système d’oppression sous l’autorité du père, lequel possède sa famille par l’institutionnalisation née du mariage conjugal.  Pour Engels cette stabilité du groupe familial permet une forme d’accumulation de richesses appropriées par l’homme et une disposition de sa propriété qu’il choisit de léguer à ses enfants à l’exclusion de tous les autres.

Kollontai
Timbre soviétique représentant une bonne tête de  sociale : Alexandra Kollontaï

Dans son sillage Alexandra Kolontaï dans « Marxisme et révolution sexuelle » (1927) précise la nécessité de renversement des mentalités familiales afin de passer à la société communiste. Caractérisant la famille comme « gardienne des relations d’oppressions dans le système capitaliste », rien que ça !

Elle précise la nécessité de lutter contre les deux formes d’oppression familiale qui sont celle de l’homme sur son épouse, mais aussi des parents sur leurs enfants.
Pour Kolontaï, l’approfondissement des apports de Marx et Engels sur la famille, instrument d’oppression bourgeoise (sic), suppose la suppression pure et simple de la monogamie et de l’éducation familiale des enfants, lesquels n’appartiennent pas à leur famille, expression chère à Laurence Rossignol. Les obligations familiales doivent donc être transférées à la charge, de la société de l’État puisque : « la famille telle qu’elle existe encore vit ses derniers jours et elle est irrémédiablement condamnée à périr avec la société de classes antagonistes ».

La résurgence soixante-huitarde de l’antifamilialisme

La famille soviétique ne suivra cependant pas les délires de Kolontaï et l’antifamilialiste se réfugia dans le corpus doctrinal trostkiste avec l’émergence d’un féminisme radical et d’une dénonciation du « patriarcat ».

Selon Christine Delphy, co-fondatrice en 1969 du FMA (Féminisme, Marxisme, Action), à partir d’une scission du MLF (Mouvement de Libération de la Femme), la famille participe d’un des modes de production de la société capitaliste : le mode industriel pour la marchandise, le mode familial pour l’élevage des enfants (resic) et les services domestiques.
En conséquence la famille est une forme d’appropriation du travail des femmes pour l’élevage des enfants, selon leurs termes. Ce qui suppose que cet « élevage » devrait être assuré par la société selon le modèle de Kolontaï, l’enfant devrait donc être soustrait le plus possible au travail d’élevage parental et à son influence porteuse d’inégalités et de favoritismes.

L’antifamilialisme inspire alors en France une grande partie du mouvement soixante-huitard autour de la Ligue communiste révolutionnaire et des adeptes des « études de genres » qui se développent aux USA mais aussi des promoteurs de la révolution sexuelle.

Les « luttes intersectionnelles » de l’antifamiliasme

Les années 1970 voient surtout monter au créneau en France trois mouvements qui s’inspirent de l’antifamilialisme :
Les féministes marxistes tendance FMA autour de Christine Delphy ;
– Le MFPL (Mouvement français pour le planning familial) autour du groupe « information et éducation sexuelle » (1969)
– Les mouvements de libération sexuelle avec leur bible « le rapport Kinsey » et notamment le FLIP (Front de libération des pédophiles) qui entendait « s’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie » et lutter contre « la tyrannie bourgeoise » (Libération, 09/02/1977).

Si les scandales des lieux de vie tels que Le Corral ont mis en veilleuse l’expression publique des pédophiles et leur projet alternatif d’élevage des enfants, les trois mouvements coexistent et se renforcent autour de la condamnation de la famille comme reproductrice d’inégalités (Bourdieu) et la promotion de l’éducation extra-familiale. Leur leitmotiv tourne autour du droit des enfants, prétexte du recul constant de la notion d’autorité parentale.

Deux nouvelles composantes de ce mouvement apparaissent cependant : les sociologues du gender (études de genres) et la composante syndicale de la prétendue « protection de l’enfance ». Cette dernière composante est aussi une méthode qui réanime auprès du grand public la dialectique marxiste opposant la famille maltraitante à l’enfant maltraité.

De nouveaux sociologiques et philosophes appelés à une plus grande publicité s’engouffrent avec succès dans cette composante. Citons Piterbraut-Merx mis en avant dans le flyer qui nous a été distribuée et dont les propos méritent d’être entendus : « http://sortirducapitalisme.fr/sortirdupatriarcapitalisme/291-la-domination-adulte-en-question » et se situent aux intersections des études de genre, du féminisme et de la question de la pédophile et de l’inceste. Oreilles non averties s’abstenir.

Les conclusions qu’elle livre sont, en effet, une synthèse de ce qui a pu s’écrire et se concevoir dans l’analyse de l’institution familiale en tant qu’institution de domination qu’elle explore dans sa thèse intitulée : « la domination des adultes sur les enfants comme point aveugle des théories critiques contemporaines »

Si la maltraitance d’enfants par leurs parents existe et doit être combattue, de la même façon les conceptions sous-jacentes d’idéologues antifamilialistes opposant les intérêts des parents à ceux des enfants doivent être déconstruites. Ceci est un prélable nécessaire dans les combats que mène le CEDIF et dans la conscientisation parentale.

 

4 réflexions au sujet de « Coronavirus : la famille au pilori ! »

  1. Magnifique article merci!!!

    Y a-t-il d’autres publications de votre part ou communications sur les réseaux sociaux et où peut-on échanger sur vos combats?

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