Archives d’Auteur

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pas d’inquiétude, c’est bien Besse, mais pas le village d’enfants

Une de nos contacts nous fait part d’un appel d’offre du Conseil départemental du Var dans la cadre de la gestion du nouveau village des fratries à Besse-sur-Issole.

L’intérêt de l’appel d’offre en question est le cahier des charges à destination de toute association gérant des travailleurs sociaux à même « d’animer » ce village pour la modique somme de 150 à 180 euros par enfant et par jour aux frais du contribuable, sans compter évidemment la construction.

On ne doit pas séparer les fratries

Oui cela c’est pour le principe et pour la conformité à l’article 371-5 du Code civil :   « l’enfant ne doit pas être séparé de ses frères et sœurs, sauf si cela n’est pas possible ou si son intérêt commande une autre solution ».

Seulement voila, sur le rapport d’évaluation 2015 du Var, les placements concernent  1539 mineurs et jeunes majeurs (18 à 21 ans) dont 43 % de fratries et 25 % constituées de fratries d’au moins 4 enfants. Mais dans 42 % des cas les fratries sont séparées y compris vers d’autres départements. Il est reconnu par le Conseil départemental du Var que cette séparation perturbe affectivement et psychiquement les enfants placés par la rupture du lien et les problèmes de coordination des sociaux.

D’où un village « durable » pour les fratries

Ce village a pour vocation d’accueillir des fratries pour des séjours à moyen et long terme.

Moyen et long terme c’est au moins deux ans. Pourtant la réévaluation des situations devant conduire à une mainlevée judiciaire de placement doit avoir lieu annuellement et au moins tous les 2 ans, or un placement d’un an est un placement à court terme. N’y-a-t-il pas là une anticipation assez réaliste sur la durée effective des placements dont certains sont reconduits de façon non nécessaire comme le précisait Pierre Naves de l’IGAS ?

Un utile rappel des relations entre les travailleurs sociaux et les familles

Mais le plus intéressant est le rappel des missions des travailleurs sociaux référents, il ne faudra pas hésiter à s’en servir en cas de manquements. 

D’abord le travailleur social doit maintenir le lien avec la famille naturelle et différents moyens sont mis en place : des points de rencontre avec la famille dans le village, la participation de la famille à des moments clés de la vie de l’enfant à l’intérieur du village, des possibilités d’hébergement des parents dans le village s’ils habitent loin.

Il est aussi rappelé que le travailleur social doit élaborer et de mettre en place le PPE (projet pour l’enfant, sur lequel les familles sont consultées), préparer en amont l’accueil de l’enfant dans la structure, travailler en concertation avec les acteurs et intervenants dans la vie de l’enfant (donc nécessairement avec les parents).

Les fonctions du référent éducatif de l’enfant sont bien précisées : une prise en charge adaptée aux besoins de l’enfant, la prise en charge de la participation des parents à la vie de l’enfant (mais en tenant compte de l’intérêt de l’enfant dont le référent serait seul juge ?),  la valorisation des compétences familiales dans le développement de l’enfant (ce qui suppose donc une bienveillance vis-à-vis des parents et la capacité à les associer à la vie de leur enfant).

En cas de transgression, il appartiendra donc aux parents de consigner tout élément à faire remonter au président du Conseil départemental.

Surexposition du chouchou des médias

Les journalistes semblent actuellement relayer la campagne de Mélanchon, on le voit partout à la place qu’occupait Macron il y a encore peu de temps.

La surexposition du candidat ne date pas d’aujourd’hui ; le personnage est tellement narcissique qu’il se voit maintenant dans la peau d’un personnage de jeu vidéo ridicule (Fiscal kombat) au nom de son dieu le Fisc tout puissant, de son idole le Tout État.

Ce petit bonhomme a le verbe haut et la bêtise féconde depuis pas mal d’années. Admirateur du dictateur vénézuélien Chavez il parlait là d’un exemple à suivre, ce pays est aujourd’hui ruiné et en proie à la guerre civile.

Touche pas à Robespierre

guillotineSe déclarant ami de Robespierre, Mélanchon refait l’histoire et participe à toutes les émissions possibles visant à défendre la mémoire du promoteur de la Terreur. Il n’hésite pas à s’en prendre personnellement à toute personne s’exprimant sur le meurtrier de masse qu’est Robespierre, pour cela il pétitionne contre une émission historique puis peste contre les concepteurs du jeu « Assassin Creed »  qui dépeignent  d’une façon qui ne lui convient pas la figure de celui qu’il qualifie grotesquement de « libérateur ». Il ne manquait plus quune émission de Gérard Miller pour que le candidat Mélanchon fusionne avec son idole à cette époque où la guillotine charriait ses flots de sang (16 594 sentences de mort) et où le premier génocide de l’histoire était organisé contre les Vendéens.

L’ASE généralisée

C’est que pour Mélanchon les combats de la Révolution à la sauce Terreur sont actuels, lisons les programmes et regardons un peu du côté de ce qui nous préoccupe à savoir la conception de l’institution familiale et de l’enfance. Parce que là-dessus, et même surtout là-dessus, la clique à Robespierre avait un programme.  

Nous sommes donc à la tribune de la Convention le 13 juillet 1793, l’artisan de la Terreur, Robespierre, lit le plan d’éducation de la jeunesse, voici ce que l’on entend :

« La République prendrait à sa charge tous les enfants de 5 ans à 11 ans pour les filles et de 5 à 12 ans pour les garçons. Tous, sans distinction et sans exception, seraient élevés en commun dans des internats, des « maisons d’éducation » et « sous la saine loi de l’égalité, recevraient mêmes vêtements, même nourriture, même instruction, mêmes soins ».

Ce programme est présenté et commenté sans honte sur le site des amis de Robespierre. Ce programme c’est l’ASE généralisée pour tous ou alors une sorte d’école-pensionnat obligatoire dans laquelle les enfants n’appartiennent pas à leurs parents …

Le programme de Mélanchon : des moyens supplémentaires pour l’ASE !

Nous avons vu la mise sous tutelle des parents sous les gouvernement Hollande, la suspicion généralisée contre les familles fut à l’ordre du jour : le secteur médical et scolaire sont devenus des relais de l’ASE avec impunité garantie en cas d’information préoccupante abusive. Les enfants ne s’en portent pas mieux bien au contraire, par contre pour les travailleurs sociaux ce sont des budgets assurés et des postes garantis.

Peuvent-ils aller encore plus loin ?

Oui ils le peuvent d’ailleurs les travailleurs sociaux ont leur candidat et il s’appelle Mélanchon, voyez donc son programme :

  • Renforcer les moyens de l’Aide sociale à l’enfance et de la Protection judiciaire de la jeunesse ;
  • Permettre la scolarisation dès 2 ans ;
  • Des campagnes « sexualité, contraception, avortement » partout et notamment le renforcement de l’éducation sexuelle à l’école ;
  • Une formation spécifique pour l’approche genrée (comprendre la théorie du genre) auprès des enseignants et travailleurs sociaux.

Ne déterrez pas Robespierre, aucun parent ne peut accepter cela pour l’avenir de nos enfants.

Une émission-com du gouvernement 

Montesquieu-10730592La chaîne parlementaire (LCP) relaie dans l’émission « Ça vous regarde » les dernières initiatives du gouvernement en matière familiale (http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/282216-ca-vous-regarde).

Il ne fallait donc pas s’attendre à du bon.

Autour d’un animateur, le plateau réunit donc des débatteurs consensuels sous la férule de la ministre Laurence Rossignol, à savoir le retraité juge des enfants  Jean-Pierre Rosenczveig, Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, Edwige Antier de la « loi fessée ».

Le ton militant est donné d’emblée : soutien à Laurence Rossignol et indignation de ce que le conseil constitutionnel n’ait pas laissé passer la loi prévoyant de faire de la fessée un délit. Une simple question procédurale dira cependant la ministre …

La réalité des maltraitances dans les familles

Le leitmotiv du reportage est de présenter les cas d’enfants maltraités à mort par leurs parents afin de justifier les mesures prises par le gouvernement.

C’est sur le constat que nous sommes d’accord. Il existe des géniteurs qui sont des criminels et qui n’ont pas la moindre empathie pour leur progéniture. Ce sont évidemment des monstres.

Mais dans ces cas d’enfants martyrisés la responsabilité des sociaux n’est jamais mise en cause.

Le leitmotiv de l’émission n’est donc pas présenté comme un préalable à une nécessaire réflexion sur le fonctionnement de l’ASE mais à une extension du domaine du social au sein de l’institution familiale. C’est là l’argument de lois contre la maltraitance infantile et le reportage tend à faire croire que s’opposer à cette loi revient à approuver la maltraitance des enfants. Argument tout à fait inaudible dans la mesure où les interventions de l’ASE ne sont en général pas motivées par de véritables maltraitances et peuvent par contre conduire à la maltraitance véritable des enfants placés.

Parmi les mesures de cette loi, celles présentées de prime abord ne font pas débat, il n’est en effet pas question pour nous de contester la nécessité de l’allongement du délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs. Il conviendrait même d’alourdir les peines et de sacraliser le corps de l’enfant face aux actions de ce même gouvernement qui encourage la mise en place d’un « droit à la sexualité » étendu aux mineurs.

Pas non plus question de contester les répercussions des violences sur les enfants, mais il faut d’abord poser le constat sans l’interpréter de façon plus ou moins fumeuse (attention donc aux faux souvenirs induits et à la suspicion généralisée de maltraitance pour des parents ayant été maltraités dans l’enfance).

Un fois le constat posé, il faut apporter des solutions qui vont au-delà du « y a qu’à, faut qu’on »  en envisageant les responsabilités de chacun.  

Il convient encre d’éviter de dire des bêtises en prétendant que les médecins qui signalent peuvent être poursuivis, il existe justement une loi d’irresponsabilité sur les signalements médicaux infondés.   

De la justice, pas du social !

Soyons clairs, la maltraitance, la vraie (et pas la fessée !), doit relever de la justice et non des sociaux.

Le tout social, consistant à déresponsabiliser les parents et à organiser un flicage à l’école ou chez les médecins comme le préconise encore une fois Rosenczveig, relève d’une loi des suspects complètement insupportable et est une porte ouverte à plus de mesures abusives et traumatisantes. 

Mais redonner le pouvoir à la justice d’intervenir seulement dans le champ restreint des seules maltraitances véritables suppose aussi en partie de s’interroger sur la formation des magistrats et des idéologies véhiculées dans le milieu dit des « professionnels de l’enfance ».   

Une véritable réforme ne peut être entreprise qu’en écartant des postes de pouvoir et de décision  les idéologues antifamilialistes.

On n’éduque pas à la bien-traitance sauf à penser que la famille est naturellement maltraitante.

On ne fait pas de la prévention par un principe de précaution qui conduit à enlever des enfants en les livrant à la jungle des foyers, mais en apportant une réponse pénale aux véritables cas de maltraitance qu’ils soient le fait de géniteurs ou de sociaux, en responsabilisant les intervenants sur le devenir à long terme des enfants placés.

Qui est responsable de la clochardisation d’un enfant placé abusivement dix ans auparavant et comment croire que la mesure éducative soit la seule réponse alors que dans l’immense majorité des cas elle se solde par un échec ? Qui est responsable quand un enfant est martyrisé alors qu’un suivi social existe ?

Quelle réponse aux cas d’enfants martyrs ?

Soyons un peu sérieux dans les débats si l’on s’intéresse sincèrement aux cas d’enfants martyrs. Des affaires Marina il y en a eu, et il continuera à y en avoir avec les lois antifamilialistes. En effet, de telles lois ne résoudront pas ces horreurs puisque seul le simple bon sens l’aurait permis.

L’association Innocence en Danger a bien fait la démonstration des manquements des sociaux : « Le décès de tous ces enfants aurait pu et aurait dû être évité. Innocence en Danger, partie civile pour Marina Sabatier, a assigné l’État en responsabilité pour faute lourde ; mais la justice a refusé de reconnaître ses propres erreurs ! Il s’agit là d’un message grave, irresponsable et criminogène pour les parents maltraitants, pour les responsables de la protection de l’enfance, de même que pour les acteurs du service public de la justice. Ne pas savoir reconnaître sa responsabilité, c’est entretenir l’indifférence portée aux enfants et priver d’effet les garanties de leur protection. »

Les lois liberticides n’apportent aucune sécurité supplémentaire aux enfants, elles créent une suspicion généralisée et infantilisent des adultes chargés de familles, ce qui est le moyen le plus sûr d’en faire de mauvais parents.

Soutien des parents, pas des géniteurs !

Quant à la question posée par l’animateur qui consiste en substance à demander s’il faut retirer des enfants maltraités à leurs parents et rompre le lien définitivement, la réponse ne vient pas clairement.

Chacun y va de ses propres termes en donnant l’impression qu’on ne retire que des enfants lourdement maltraités. Voilà encore un spectacle qui relève de la propagande, bien évidemment un enfant martyrisé doit être retiré du milieu de ses géniteurs (le mot parent ne convient pas ici), bien évidemment le lien doit être rompu définitivement. Mais la réalité c’est que la grande majorité des enfants retirés à leurs parents et dont le lien est sciemment rompu NE SONT PAS DES ENFANTS MALTRAITÉS !!!!

Une réponse idéologique inefficace et dangereuse 

La mobilisation autour du plan de Laurence Rossignol a donc quelque chose d’indécent puisqu’elle instrumentalise un constat au bénéficie d’une option qui n’est absolument pas trans-courant contrairement à ce que dit le débat et que soulignent quelques idiots utiles dits de « droite ».

En réalité le projet est évidemment politique puisqu’il est borgne et ne voit dans les maltraitances que l’institution familiale ignorant la situation des enfants placés et la réalité des mesures éducatives.

Il est politique car il correspond à une volonté d’étendre le domaine d’intervention de l’État là où la solidarité familiale se suffisait.

Le projet porté déjà par la loi Meunier-Dini au prétexte de prévention de la maltraitance (cas nous le répétons, minoritaire dans les interventions de l’ASE) répondait à une volonté de lutter contre le familialisme, présenté comme un « repli » des individus sur leur cercle familial. L’inspiration du projet est donc collectiviste faisant de l’enfant non pas la fille ou le fils de ses parents, mais l’élément de base de la collectivité entendue au sens étatique et devant être modelé par l’État.

Voilà donc la véritable inspiration du projet : un projet collectiviste donc authentiquement de gauche, répondant aux besoins du lobby des sociaux, de leurs syndicats et associations,  afin de développer leurs activités, donc les postes et budgets mis à disposition sans aucune responsabilisation. 

Les enfants martyrs valaient beaucoup mieux que cela.

Un nouveau droit-créance contre nos libertés

La Fédération internationale pour la planification familiale fait actuellement la promotion des droits sexuels et met à disposition sur son site la déclaration des droits sexuels.

Dans la lignée des droits-créances justifiant les atteintes de l’État à nos libertés fondamentales, les droits sexuels sont un projet supplémentaire dont la cible sont nos enfants et les familles. La mise en place de ces droits se fait sous la pression du planning familial et de l’ONU.

Des droits dangereux

lgbt onuMais que prévoient au juste ces nouveaux droits-créances en matière de violation des libertés ?

D’abord que les États puissent promouvoir et permettre à chacun de satisfaire ses droits sexuels c’est-à-dire le droit d’exercer le contrôle sur ce qui touche à sa sexualité, de choisir ses partenaires sexuels, de rechercher à atteindre son plein potentiel et plaisir sexuel et ce dans un contexte non-discriminatoire. Ces droits chacun pourra y prétendre, y compris les mineurs en fonction de leur capacité évolutive à prendre des décisions les concernant. 

Sachant que l’âge de la majorité sexuelle est de 15 ans en France, que pour autant le Code pénale en son article 227-22 réprime le fait pour un majeur d’organiser, de faire assister ou de faire participer un mineur âgé de plus de 15 ans à des réunions comportant des exhibitions ou relations sexuelles, même si le mineur était consentant ; on pourrait donc considérer que les droits sexuels ne peuvent être revendiqués avant 15 ans. Ce qui en soit est déjà attentatoire aux prérogatives de l’autorité parentale.

Mais pour le Planning familial international et les Nations-Unies, la limite de 15 ans saute puisque « la capacité évolutive des mineurs à prendre des décisions les concernant en matière de sexualité », une telle capacité serait donc affaire de maturité interprétable, une ouverture à des pratiques qui relèvent de l’ignoble.  

Le principe de non-discrimination transposé aux pratiques sexuelles pour tous 

Voila donc des droits supplémentaires à satisfaire sans qu’aucune discrimination ne vienne limiter les pratiques de chacun, il n’existe donc pas de pratiques sexuelles qui soient plus ou moins acceptables que d’autres, toutes les perversions sont possibles et doivent donc être encouragées s’il s’agit là d’atteindre son plein potentiel et son plaisir sexuel.

Concrètement la Fédération internationale pour le planning familial avec l’appui de l’ONU entendent faire pression sur les États afin d’instaurer dans chaque pays une même législation en matière de droit à la sexualité. Pour faire passer l’obscène aux côtés du souhaitable il conviendra d’abord de rappeler le droit à l’intégrité sexuelle de chacun, le combat contre l’homophobie. Des principes qui vont de soi quand il s’agit de protéger un droit naturel, mais comme toujours en matière de législation liberticide l’enfer se pave de bonnes intentions.

Les implications des droits sexuels sur l’éducation et l’autorité parentale

La Fédération internationale pour le planning familial entend donc que :

  • chaque État impose dans les écoles un « programme complet d’éducation à la sexualité » ;
  • soient reconnues toutes les formes de familles et mariages ce qui peut aller plus loin que la reconnaissance universelle du mariage gay  ;
  • la notion de famille et d’autorité parentale soit remplacée par la notion de garde, ce qui ouvre à l’homoparentalité et aux droits des belles-mères et beaux-parents à se substituer aux parents naturels ;
  • les associations ou groupes puissent être poursuivis pour entraves à l’exercice des droits sexuels, cela c’est pour compléter la dernière loi française relative à l’entrave à l’avortement, on comprend mieux ainsi le projet global qui se cachait derrière cette loi. Les Églises aussi peuvent se faire du souci si elles ne revoient pas les interdits sexuels.

Les droits sexuels des enfants s’opposent donc aux prérogatives de l’autorité parentale. Effectivement, en France l’autorité parentale ne compte déjà pour rien puisqu’un adulte du planning familial (ou non) peut accompagner une gamine pour un avortement sans que les parents ne le sachent. Ce tel principe est donc censé se généraliser et s’appliquer partout, les planificateurs familiaux recommandent l’abrogation de toute loi soumettant la liberté sexuelle des mineurs au consentement des parents.  

Les mineurs pourront donc revendiquer, exercer leurs droits sexuels y compris contre l’avis se leurs parents, l’obstruction des parents relèvera pour le moins d’une maltraitance voire d’un délit, de quoi faire le beurre de l’ASE.

Une jurisprudence intéressante

Un arrêt de la troisième chambre de la Cour administrative d’appel de Nantes a retenu l’intérêt d’un de nos adhérents. Certes l’arrêt n’est pas récent, mais il conviendra de ne pas l’oublier. 

L’affaire concerne deux  enfants âgés de 11 et 12 ans sur fond d’une séparation parentale très pénible.

La mère avait suscité la procédure en faisant dire à ses enfants, en sa présence et devant le directeur de leur collège, qu’ils éprouvaient un malaise à se rendre chez leur père. Le directeur avait alors émis une information préoccupante, les services sociaux du Finistère avaient relayé par un rapport social lourdement à charge du père sur la base des seules déclarations de la mère.

Une pratique assez particulière qui relève des procès de Moscou puisque la condamnation au statut de parent indigne devient alors inévitable d’autant que l’accusé n’aura pas les moyens de se défendre, ni avant ni jusqu’au jour de l’audience.  

procesdemoscou

En effet trois semaines après sa rédaction et sans que le père n’ait été entendu ni informé, le rapport est transmis au procureur aux fins de signalement. Le juge des enfants ne sera cependant pas saisi puisque le procureur n’y donne pas suite.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !

Pour autant la mère profite de l’existence du rapport social dans le cadre de la procédure de divorce en cours. Le juge aux affaires familiales est invité à consulter le rapport en question et suspend les droits de visite et d’hébergement du père. Ce dernier fait appel mais l’ordonnance du juge aux affaires familiales est confirmée, nous sommes alors le 21 février 2003.

Le père considère que la privation de ses droits est la conséquence directe du rapport social à charge, il demande réparation de son préjudice auprès du président du conseil général du Finistère, lequel semble ne pas réagir. Le père saisit alors le tribunal administratif de Rennes et sollicite la somme de 104 300 euros à titre de dédommagement pour son préjudice matériel et économique d’une part, moral d’autre part.

Précisons ici que la réparation d’un dédommage suppose que celui-ci soit la conséquence directe d’une faute, il faut donc mettre en évidence un lien de causalité direct entre la faute et le dommage.

La décision du tribunal administratif est rendue le 10 juin 2010, cette décision est intéressante car elle relève une faute de l’ASE à savoir n’avoir pas informé le père de la transmission du signalement au procureur. Pour autant le tribunal ne considère pas que cette absence d’information soit la cause directe du préjudice subi par le père et rejette donc sa demande.

Un sage jugement

Le père fait appel de cette décision.  

La décision de la cour d’appel administrative s’appuie sur le syllogisme suivant :

Principe : Elle rappelle l’article L.226-4 du code de l’action sociale et des familles qui précise les cas dans lesquels le président du conseil général doit réaliser un signalement à savoir pour suspicion de mauvais traitements alors que l’évaluation de la situation est impossible ou que la famille refuse d’accepter l’intervention de l’ASE, puis l’article suivant stipulant que le président du conseil général doit informer l’ASE, les autres informateurs (sur demande de l’ASE), ainsi que les parents du signalement.  

Faits : Or la cour précise qu’en l’espèce le rapport social a donné lieu à un signalement au procureur alors que ce rapport se contentait de reproduire les informations données par la mère sans mener une enquête afin de corroborer ces informations ou vérifier si le père était opposé à l’intervention de l’ASE.

Dispositif : Le tribunal conclut que « (…)  par suite, en transmettant son rapport au procureur de la République sans avoir au préalable procédé à une véritable évaluation de la situation ou vérifié si la famille, et notamment le père des enfants, était opposée à l’intervention du service de l’aide sociale à l’enfance, le département du Finistère a méconnu les dispositions précitées de l’article L. 226-4 du code de l’action sociale et des familles», il reconnaît également la faute de ne pas avoir communiqué le signalement au père ce qui n’a pu le mettre en mesure d’avoir accès au rapport social avant l’audience.  

Ces deux fautes étant les causes directes et certaines de la privation de ses enfants dont le père a souffert, les dommages et intérêts lui sont acquis mais à hauteur de 15 000 euros.  

Pas de signalement sans enquête sociale

Ce qu’il convient de retenir ici c’est que le département sera condamné s’il transmet un signalement sans avoir réalisé une enquête sociale auprès des parents, et plus particulièrement des deux parents lorsque l’un accuse l’autre.

Quel que soit le contenu du rapport social, et nous n’entrons pas là dans le débat des faux trop souvent commis, il doit donc nécessairement résulter d’une enquête sociale aussi bonne ou mauvaise soit-elle. Faute d’enquête le signalement est une faute passible de dommages et intérêts, mais que les sociaux indélicats ne s’inquiètent pas trop, c’est toujours le contribuable qui finalement paie pour leurs conneries.

Permis d’ignominie ?

Publié: 23/03/2017 dans Magistrature
Un havre de tranquillité   

Misy-Sur-Yonne, petit village tranquille au sud-est de la Seine-et-Marne semble être l’endroit idéal pour se ressourcer, décompresser, évoluer paisiblement avec ses enfants.

C’est là que Pascal et Claire A, 45 et 47 an choisissent de s’installer en 2006. Ils y achètent un joli pavillon au fond d’une impasse avec beaucoup d’espace et une piscine.

Outre leurs enfants qui ont grandi, d’autres plus jeunes vont les rejoindre, c’est que le couple est assistant familial, ce que l’on appelle aussi une famille d’accueil.

Un dévouement au service de la profession

assautcDevenir assistant familial c’est travailler pour le département et plus précisément pour et avec l’ASE en assurant « l’éducation » d’enfants retirés à leur famille naturelle.

Il paraît que ce n’est pas pour de l’argent que l’on fait ce métier, mais pour l’intérêt supérieur de l’enfant et lui assurer un avenir qui avait mal commencé. Enfin c’est ce que nous disent les assistantes familiales qui viennent troller le facebook du CEDIF, c’est ce que précise aussi l’ASSAF 77, crée le 6 novembre 2009 par Pascal et Claire A afin « d’aider et former les assistants familiaux tant dans leurs obligations journalières que dans leurs obligations professionnelles ».   

Le couple en question veut donc faire école non seulement auprès des très nombreux enfants qui lui sont confiés mais auprès de toute la profession dans toute la Seine et Marne. Il se veut relais des préoccupations des assistants familiaux notamment auprès de l’ASE, de quoi s’assurer une position solide auprès des collègues.

Il est vrai que la profession est exposée puisqu’un certain nombre de familles d’accueil ont des relations pour le moins difficiles avec les familles naturelles, lesquelles leur reprochent souvent de ne pas respecter leur autorité parentale. Il fallait donc bien une association pour défendre les assistants familiaux jusqu’aux procédures judiciaires si nécessaire.

La sonnette d’alarme résonnait en vain

Mais à y regarder de plus près le couple exemplaire ne serait pas si lisse. Des adolescents placés se sont plaints dès le début, des maltraitances sont évoquées, notamment de nature sexuelle ainsi qu’en témoignera Kévin, une fois devenu adulte dans « Le Parisien » . Le témoignage est dur, il parle de viol …

On ne sait pas d’enfants et de familles se sont plaints de ce qu’ils vivaient, mais en 2010 ce sont des travailleurs sociaux qui s’inquiètent et font part de soupçons de pédophilie. Cela n’ira pas plus loin, il semblerait que l’ASE n’ait pas jugé bon de signaler aux autorités judiciaires.

Les familles naturelles ne sont pas écoutées, on sait comment cela se passe, il ne faut pas trop se plaindre si on ne veut pas que le lien soit coupé.

Il faudra 10 ans !

Pour autant les reproches s’accumulent, les enfants continuent à être placés dans cette famille en extension où cohabitent 6, 7, 8 enfants en dépit des recommandations officielles sur la question. Deux plaintes sont déposées en 2015 pour violences physiques avec l’habituel classement sans suite. Mais le 3 août 2016 une nouvelle plainte déposée par un adolescent devenu majeur inquiète et mène enfin à une enquête pendant laquelle les mineurs sont placés ailleurs. La famille d’accueil, furieuse, crie à la diffamation et demande la protection fonctionnelle, en clair exige que le conseil général poursuive le plaignant pour diffamation et comme le conseil général ne bouge pas, les accueillants intentent une action auprès du tribunal administratif pour exiger d’être protégés !

Le 8 mars 2017, les éléments recueillis sont suffisamment lourds : Pascal A est arrêté et mis en examen pour abus sexuels sur mineurs, son épouse reconnaît avoir assisté à des viols à l’encontre des jeunes placés à leur domicile. Le nombre de victimes se chiffrerait à plus d’une quinzaine.

Avec le recul l’exemplarité affichée par ce couple d’accueillant vient maculer la réputation de toute la profession insuffisamment contrôlée selon un voisin qui parlait d’un « père » d’accueil violent et de jeunes qui envoyaient des bouteilles de whisky dans son jardin. Un vrai foyer quoi !

Si les faits sont avérés, nous aurions là des éducateurs éduquant aux perversions entre viols, alcool et conditionnement psychologique puisque des mineurs auraient affirmé avoir été consentants. L’horreur, quand on pense que certains alors étaient victimes et complices de viols et n’auraient peut-être jamais dû être placés.

Restent des questions : que deviendront les enfants placés dans cette famille, qui paiera les dégâts et le conseil départemental peut-il prétendre ne pas avoir été informé des plaintes et réactions des familles d’enfants victimes ?

We Demand An Extensive Investigation On The Death Of Senator Nancy SchaeferHéroïne de la cause de l’enfance et des familles

Nancy n’est pas une inconnue pour les amis du CEDIF puisqu’elle s’est levée pour la défense des familles et des enfants en dénonçant au sénat de Géorgie les exactions des services dits de la protection de l’enfance.

Nous avons d’ailleurs publié son rapport dont le contenu n’est pas sans rappeler des actes dont nous avons été victimes ailleurs qu’aux USA.

Sanctionnée pour son message d’espoir et de justice 

Qu’est devenu Nancy depuis ce rapport ?

Eh bien, tout d’abord, Nancy a perdu son siège de sénatrice. Elle a expliqué de façon catégorique que cette sanction politique était due à la publication de son rapport révélant la corruption des sévices sociaux.

Mais elle ne se découragea pas pour autant et fit la tournée d’autres politiques dans tous les USA. Ceux  qui acceptaient de relayer son travail lui ont dit qu’on les avait menacés de leur retirer l’investiture de leur parti.

Elle poussa alors plus loin ses investigations jusqu’à mettre en cause le service de protection des enfants de Géorgie dans le cadre d’un réseau de pédophile qui dépassait les frontières de l’État.

L’exécution des époux Schaefer

Nancy a été réduite au silence depuis qu’elle a trouvé la mort le 26 mars 2010 à son domicile, tuée en même temps que son mari Bruce.

L’enquête officielle a hâtivement évoqué un meurtre conjugal suivi du suicide de son époux, évoquant des difficultés financières qui auraient pu mener le couple à mettre volontairement fin à ses jours.

Certes Bruce avait fait part de pertes réalisés lors de ses derniers investissements, certes leur maison était en vente, mais le couple possédait des liquidités excédant ses dettes de plusieurs centaines de milliers de dollars.

La piste du suicide pour des raisons financières n’est pas crédible. D’ailleurs la famille et les amis du couple Schaefer ont bien précisé que ce couple très uni ne traversait aucune crise la veille même de leur meurtre, aucun antécédent de dépression ou de sautes d’humeur. Par ailleurs les convictions chrétiennes du couple faisait que le principe même du suicide leur était tout à fait étranger. 

Une enquête sabotée 

Alors que le suicide n’obéit à aucun mobile, la façon dont les meurtres se seraient déroulés selon la police laisse perplexe. Le GBI (Georgia Bureau of Investigation, émanation du FBI)  prétend en effet que Bruce aurait tiré sur sa femme dans le dos puis se serait logé une balle dans la poitrine (geste difficile à accomplir) avec un pistolet à gros calibre qui ne correspondait pas à l’arme enregistrée que possédaient les Schaefer.

Si l’arme qui les a tué ne leur appartenait pas alors qu’ils en possédaient pourtant une, c’est qu’un tierce personne est intervenue : le meurtrier.

L’arme venait d’ailleurs de Floride, mais les documents pouvant établir son possesseur ont mystérieusement disparus. Le GBI conclut donc par un rapport insincère, classe l’affaire et détruit au passage les éléments de la scène de crime y compris l’arme.

Le rapport d’enquête indépendant de Garland Favorito est plus convaincant  : il s’agit d’un meurtre maquillé en suicide (http://politicalvine.com/politicalrumors/odds-and-ends/one-year-follow-up-on-the-death-of-senator-nancy-shaefer-bruce-shaefer/). 

Alors à qui profite le crime ?

Le moment de ce meurtre était opportun pour ceux qui l’ont commandité. En effet, Nancy Schaefer préparait un documentaire à partir de ses recherches et découvertes.

Ce documentaire devait insister sur l’absence de tout contrôle sur les activités des sociaux et révéler les noms de travailleurs sociaux et de juges corrompus. Elle entendait aller plus loin encore en citant des personnalités couvrant un scandale lié à un réseau pédocriminel auxquels participent des travailleurs sociaux. Avec un tel projet, elle aurait bien mal choisi le moment d’organiser un double-suicide.

Ce projet semblait d’ailleurs intéresser beaucoup de monde, Nancy savait être écoutée et n’utilisait plus que des téléphones portables jetables, quant aux menaces de mort elles se faisaient de plus en plus fréquentes.

Pour Alex Jones, d’infowars.com, la thèse du suicide ne tient pas non plus la route, il rappelle l’interview de William Fain sur son antenne le 4 janvier 2010 (moins de 3 mois avant les assassinats) annonçant que Nancy Schaefer allait boucler son documentaire et que l’on apprendrait que des enfants étaient vendus à des pédophiles à l’étranger ! Nancy devait y livrer ce réseau international de pédocriminalité impliquant les sévices de la protection de l’enfance. Elle était donc sur le point de communiquer des noms concernant des personnalités impliqués dans ces immondes trafics.

William Wagener, du show « On second thought » cherche aussi à dévoiler les circonstances du meurtre des Schaefer.

Il interviewe Jane Boyer, journaliste indépendante en Caroline du Sud, qui avait rencontré Nancy Schaefer la veille de sa mort. Jane révèle avoir eu plusieurs contacts avec l’ancienne sénatrice. Lors de son dernier entretien téléphonique Nancy lui a fait savoir qu’elle  devait rencontrer son éditeur à Washington pour la publication d’un livre à partir du documentaire. Elle  se savait en danger parce que son livre devait citer des noms. Elle avait exprimé la peur qu’elle ressentait de se rendre à Washington et avait demandé à son mari de l’y accompagner.

Son mari avait travaillé avec elle sur le documentaire et la publication prévue, il devait être aussi éliminé …

Que sont devenues les preuves ?

fainLes éléments du documentaire n’ont jamais été retrouvés et William Fain qui devait participer à la réalisation du documentaire a prétendu être certain à  100 % que les époux Schaefer s’étaient suicidés …

Lorsqu’on lui a demanda de publier ce dont il avait pu être informé, il répondit simplement qu’il avait changé d’avis (voir échange ci-contre) .

Depuis Wikileaks a fuité des communications relatives à un réseau de pédophilie impliquant des personnalités dans l’entourage de la Fondation Clinton. Il n’est pas impossible que ces informations se recoupent.  

Un résumé de l’affaire par les Anonymous (en anglais) :