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Une émission-com du gouvernement 

Montesquieu-10730592La chaîne parlementaire (LCP) relaie dans l’émission « Ça vous regarde » les dernières initiatives du gouvernement en matière familiale (http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/282216-ca-vous-regarde).

Il ne fallait donc pas s’attendre à du bon.

Autour d’un animateur, le plateau réunit donc des débatteurs consensuels sous la férule de la ministre Laurence Rossignol, à savoir le retraité juge des enfants  Jean-Pierre Rosenczveig, Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, Edwige Antier de la « loi fessée ».

Le ton militant est donné d’emblée : soutien à Laurence Rossignol et indignation de ce que le conseil constitutionnel n’ait pas laissé passer la loi prévoyant de faire de la fessée un délit. Une simple question procédurale dira cependant la ministre …

La réalité des maltraitances dans les familles

Le leitmotiv du reportage est de présenter les cas d’enfants maltraités à mort par leurs parents afin de justifier les mesures prises par le gouvernement.

C’est sur le constat que nous sommes d’accord. Il existe des géniteurs qui sont des criminels et qui n’ont pas la moindre empathie pour leur progéniture. Ce sont évidemment des monstres.

Mais dans ces cas d’enfants martyrisés la responsabilité des sociaux n’est jamais mise en cause.

Le leitmotiv de l’émission n’est donc pas présenté comme un préalable à une nécessaire réflexion sur le fonctionnement de l’ASE mais à une extension du domaine du social au sein de l’institution familiale. C’est là l’argument de lois contre la maltraitance infantile et le reportage tend à faire croire que s’opposer à cette loi revient à approuver la maltraitance des enfants. Argument tout à fait inaudible dans la mesure où les interventions de l’ASE ne sont en général pas motivées par de véritables maltraitances et peuvent par contre conduire à la maltraitance véritable des enfants placés.

Parmi les mesures de cette loi, celles présentées de prime abord ne font pas débat, il n’est en effet pas question pour nous de contester la nécessité de l’allongement du délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs. Il conviendrait même d’alourdir les peines et de sacraliser le corps de l’enfant face aux actions de ce même gouvernement qui encourage la mise en place d’un « droit à la sexualité » étendu aux mineurs.

Pas non plus question de contester les répercussions des violences sur les enfants, mais il faut d’abord poser le constat sans l’interpréter de façon plus ou moins fumeuse (attention donc aux faux souvenirs induits et à la suspicion généralisée de maltraitance pour des parents ayant été maltraités dans l’enfance).

Un fois le constat posé, il faut apporter des solutions qui vont au-delà du « y a qu’à, faut qu’on »  en envisageant les responsabilités de chacun.  

Il convient encre d’éviter de dire des bêtises en prétendant que les médecins qui signalent peuvent être poursuivis, il existe justement une loi d’irresponsabilité sur les signalements médicaux infondés.   

De la justice, pas du social !

Soyons clairs, la maltraitance, la vraie (et pas la fessée !), doit relever de la justice et non des sociaux.

Le tout social, consistant à déresponsabiliser les parents et à organiser un flicage à l’école ou chez les médecins comme le préconise encore une fois Rosenczveig, relève d’une loi des suspects complètement insupportable et est une porte ouverte à plus de mesures abusives et traumatisantes. 

Mais redonner le pouvoir à la justice d’intervenir seulement dans le champ restreint des seules maltraitances véritables suppose aussi en partie de s’interroger sur la formation des magistrats et des idéologies véhiculées dans le milieu dit des « professionnels de l’enfance ».   

Une véritable réforme ne peut être entreprise qu’en écartant des postes de pouvoir et de décision  les idéologues antifamilialistes.

On n’éduque pas à la bien-traitance sauf à penser que la famille est naturellement maltraitante.

On ne fait pas de la prévention par un principe de précaution qui conduit à enlever des enfants en les livrant à la jungle des foyers, mais en apportant une réponse pénale aux véritables cas de maltraitance qu’ils soient le fait de géniteurs ou de sociaux, en responsabilisant les intervenants sur le devenir à long terme des enfants placés.

Qui est responsable de la clochardisation d’un enfant placé abusivement dix ans auparavant et comment croire que la mesure éducative soit la seule réponse alors que dans l’immense majorité des cas elle se solde par un échec ? Qui est responsable quand un enfant est martyrisé alors qu’un suivi social existe ?

Quelle réponse aux cas d’enfants martyrs ?

Soyons un peu sérieux dans les débats si l’on s’intéresse sincèrement aux cas d’enfants martyrs. Des affaires Marina il y en a eu, et il continuera à y en avoir avec les lois antifamilialistes. En effet, de telles lois ne résoudront pas ces horreurs puisque seul le simple bon sens l’aurait permis.

L’association Innocence en Danger a bien fait la démonstration des manquements des sociaux : « Le décès de tous ces enfants aurait pu et aurait dû être évité. Innocence en Danger, partie civile pour Marina Sabatier, a assigné l’État en responsabilité pour faute lourde ; mais la justice a refusé de reconnaître ses propres erreurs ! Il s’agit là d’un message grave, irresponsable et criminogène pour les parents maltraitants, pour les responsables de la protection de l’enfance, de même que pour les acteurs du service public de la justice. Ne pas savoir reconnaître sa responsabilité, c’est entretenir l’indifférence portée aux enfants et priver d’effet les garanties de leur protection. »

Les lois liberticides n’apportent aucune sécurité supplémentaire aux enfants, elles créent une suspicion généralisée et infantilisent des adultes chargés de familles, ce qui est le moyen le plus sûr d’en faire de mauvais parents.

Soutien des parents, pas des géniteurs !

Quant à la question posée par l’animateur qui consiste en substance à demander s’il faut retirer des enfants maltraités à leurs parents et rompre le lien définitivement, la réponse ne vient pas clairement.

Chacun y va de ses propres termes en donnant l’impression qu’on ne retire que des enfants lourdement maltraités. Voilà encore un spectacle qui relève de la propagande, bien évidemment un enfant martyrisé doit être retiré du milieu de ses géniteurs (le mot parent ne convient pas ici), bien évidemment le lien doit être rompu définitivement. Mais la réalité c’est que la grande majorité des enfants retirés à leurs parents et dont le lien est sciemment rompu NE SONT PAS DES ENFANTS MALTRAITÉS !!!!

Une réponse idéologique inefficace et dangereuse 

La mobilisation autour du plan de Laurence Rossignol a donc quelque chose d’indécent puisqu’elle instrumentalise un constat au bénéficie d’une option qui n’est absolument pas trans-courant contrairement à ce que dit le débat et que soulignent quelques idiots utiles dits de « droite ».

En réalité le projet est évidemment politique puisqu’il est borgne et ne voit dans les maltraitances que l’institution familiale ignorant la situation des enfants placés et la réalité des mesures éducatives.

Il est politique car il correspond à une volonté d’étendre le domaine d’intervention de l’État là où la solidarité familiale se suffisait.

Le projet porté déjà par la loi Meunier-Dini au prétexte de prévention de la maltraitance (cas nous le répétons, minoritaire dans les interventions de l’ASE) répondait à une volonté de lutter contre le familialisme, présenté comme un « repli » des individus sur leur cercle familial. L’inspiration du projet est donc collectiviste faisant de l’enfant non pas la fille ou le fils de ses parents, mais l’élément de base de la collectivité entendue au sens étatique et devant être modelé par l’État.

Voilà donc la véritable inspiration du projet : un projet collectiviste donc authentiquement de gauche, répondant aux besoins du lobby des sociaux, de leurs syndicats et associations,  afin de développer leurs activités, donc les postes et budgets mis à disposition sans aucune responsabilisation. 

Les enfants martyrs valaient beaucoup mieux que cela.

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Quand la Charente Libre s’intéresse à l’ASE 

La question de la protection de l’enfance a été évoquée le 11 novembre 2016 par le journal La Charente Libre à l’occasion de la visite de la ministre Laurence Rossignol à une assise départementale de l’ASE .

Celle-ci était venue  pour faire la promotion de sa réforme de la protection de l’enfance qu’elle présente ainsi au journal : « Il ne s’agit plus de concevoir la protection de l’enfance en fonction des défaillances parentales ou des droits des parents, mais à partir des besoins de l’enfant identifiés à la fois par les parents et les professionnels. Et d’utiliser davantage les nouveaux savoir-faire que nous avons en matière de psychologie et de construction de l’enfant ».

Ce que La Charente Libre présente sous le chapeau « Partir des besoins de l’enfant ».

Plus de placements ? C’est positif !

Nos lecteurs informés ont compris qu’il s’agissait là de besoins tels qu’ils sont évalués par la galaxie ASE et que la nouveauté consistait à mettre les parents sous tutelle en matière de parentalité, mais nous avons déjà évoqué cette réforme dans nos articles.

La Charente Libre cite ensuite les chiffres de l’ASE pour le département, notant une hausse de 10 % des placements en 2015 (991 enfants). Des chiffres qui s’expliquent en partie par la hausse de l’émission d’informations préoccupantes, « c’est positif, cela veut dire que le maillage de détection de ces dangers est de plus en plus fin » se félicite Gaëlle Lefrère, responsable de la « maison des solidarités ».  Tellement positif d’ailleurs que  l’on peut augmenter le budget de l’ASE aux frais des contribuables.

Les recours à l’ASE s’amplifient donc, d’ailleurs, interrogée par la rédaction du journal Laurence Rossignol encourage cette tendance : « Ce qui m’a choquée au cours de mes consultations, c’est la dimension anxiogène que l’aide sociale à l’enfance (ASE) a sur les parents. Pour eux, dès que les services débarquent dans leur vie c’est synonyme de placement. Et c’est souvent vrai, parce que les parents n’ont pas osé faire appel aux professionnels assez tôt, et que quand ils interviennent, il n’y a plus d’autres solutions possibles. »     

Les avantages des placements selon La Charente Libre

nain gueulardLa lecture de la suite de l’article nous montre que c’est plutôt sympa d’être placé : les enfants peuvent profiter de pas mal d’activités.

Une éducatrice nous parle de la sortie pêche très positive puisque selon elle : les assistants familiaux, les parents pouvaient y échanger ensemble dans un climat convivial. Quant aux fratries elles avaient là la possibilité de se retrouver, car l’une des trois enfants de la sortie a pu y rencontrer ses frères placés dans une famille d’accueil. Tiens, il paraît pourtant que l’on ne sépare pas les fratries ?  

La Charente Libre ménage bonne presse à cette convivialité de façade : « Une bonne idée qui pourrait essaimer ailleurs dans le département. Mises en place depuis 2011, les journées « pêche » ont déjà fait le bonheur de 150 enfants. » Oui le bonheur des enfants placés !

Les parents interrogés

Mais il faut aussi écouter les parents pour éviter la tonalité publireportage.

Une maman voit ses arguments repris sous le titre « On n’est pas assez écoutés » : « Maman de trois enfants placés depuis deux ans, dont une souffrant de handicap, Karine Bidot estime que les parents ne sont pas assez associés aux décisions concernant leurs enfants. « Parfois les enfants sont malades, ils reçoivent des soins, et nous alors que nous avons toujours l’autorité parentale, ne sommes pas toujours avertis. On n’est pas assez écoutés alors que personne ne connaît nos enfants autant que nous. Ma fille, par exemple, fait des réactions quand un chien la lèche, des oedèmes de Quincke qui peuvent être graves, et on l’a placé dans une famille d’accueil où il y a un chien. Heureusement que  j’ai pu en parler avec l’assistante familiale, qui évite les contacts. » »

Maelle, 30 ans, témoigne aussi, son bébé de trois mois a fait des convulsions et il existe une suspicion de syndrome du bébé secoué. Elle dément avoir secoué son bébé et attend l’expertise médicale, mais en attendant le bébé lui a été retiré. Elle comprend cette démarche de protection de l’enfant, qui ne la comprendrait pas ? Elle considère aussi que son bébé évolue bien actuellement dans le cadre du placement. Le problème pour elle ne vient donc pas de l’ASE mais de la justice qui tarde pour l’expertise.

Décryptage du « reportage »

Qu’avons-nous finalement dans cet article qui entend mener le débat sur l’ASE en interrogeant les intervenants sociaux, la ministre et les parents ?

  • Une ministre qui réforme pour mieux répondre aux besoins de l’enfant ;
  • Une ASE qui n’est pas suffisamment sollicitée par les parents eux-mêmes ;
  • Des placements lors desquels des sorties sont organisées avec des parents dans un climat convivial  ;
  • Quelques parents qui se plaignent mais trouvent des solutions avec les intervenants sociaux : finalement rien de grave si la justice faisait son travail.

Voila donc l’impression que veut donner ce « reportage », c’est que quand il s’agit de dire des vérités les rédactions régionales font bien vite marche arrière (voir autre article presse).

Comment un tel reportage a-t-il pu être mené et donne-t-il véritablement la parole aux parents, nous avons essayé d’en savoir davantage en demandant à Madame Bidot comment son témoignage avait été recueilli et si il a été pris dans son intégralité ou non.

Madame Bidot nous a fait savoir qu’elle pensait demander un droit de réponse car son témoignage n’a pas été pris dans son intégralité, elle avait en effet des mises en cause grave de l’ASE à produire que la journaliste a ignoré. Pourtant la journaliste en question lui avait promis que l’article, qu’elle n’a pu lire avant sa publication, serait impartial. Madame Bidot se sent trahie dans sa confiance.

ASE-Barnevernet, même combat !

banner-stopbarnevernet2Il est toujours intéressant de voir des journalistes français s’intéresser aux horreurs des services de la protection de l’enfance dans d’autres pays même s’ils taisent habituellement ce qui se passe en France.

Pour autant la dénonciation des ASE Norvégiennes résonne à nos oreilles, tout ce qui est dit et dénoncé peut-être illustré par notre livre noir des sociaux.

Mais pour mieux analyser ce précieux reportage pour lequel nous remercions Aline Fontaine et Ludovic Fossard ; nous vous l’incluons avec une description texte y compris pour la traduction des paroles des victimes interviewées (en anglais dans le reportage) et quelques commentaires.

Le Barnevernet est l’équivalent Norvégien de l’ASE, ses objectifs avoués sont exactement les mêmes : la protection de l’enfance, mais le Barbevernet est très actif et le nombre d’enquêtes sociales y serait trois fois plus élevé qu’en France.

Des parents se rassemblent pour mettre en accusation les sociaux du Barnevernet

Le reportage commence par un rassemblement de parents victimes du Barnevernet.

Ils témoignent lors du rassemblement :

  • un papa explique que son enfant a été enlevé alors qu’il n’avait que deux jours, on ne lui a jamais donné l’opportunité d’être parent ;
  • une maman raconte que ses deux fils lui ont été raptés il y a deux ans et demi ;
  • une autre qu’en décembre 2015, ils sont venus lui prendre cinq de ses enfants.

Un travailleur social accepte de recevoir l’équipe du reportage, ses arguments sont le fameux principe de précaution : il vaut mieux agir que de ne pas bouger, pourtant quel principe de précaution est mis en place pour éviter les traumatismes des enfants placés ? Le social considère que les familles sont aidées par le Barnevernet, que la plupart sont satisfaits. Il précise aussi qu’il intervient lorsqu’il peut exister des conflits d’intérêts entre les parents et les enfants, qu’il doit alors prendre le parti de l’enfant et non celui des parents.

Mais comment oser parler de conflit d’intérêt si ce n’est pas une inversion accusatoire ? On sait, en effet, que les placements sont le gagne-pain des sociaux et qu’ils n’ont aucun avantage à rendre les enfants. Plus largement opposer parents et enfants pour tous les cas d’intervention du Barnevernet dévoile une conception relevant d’une vision conflictuelle de la famille allant jusqu’à considérer le principe même d’éducation comme une maltraitance.

Génération après génération : ils placent !

Un jeune couple, Robert et Christine, parents du petit Lukas, ne peut le voir que 8 heures par an.

L’enfant leur a été enlevé à l’âge de un an alors que le mari était à son travail : une descente du Barnevernet à leur domicile accompagné par la police a été filmée par la maman. Les parents, Robert et Christine reviennent sur ces images et disent n’avoir rien pu contrôler, que d’un coup leur famille a été brisée.

L’enlèvement se fonde sur un diagnostic réalisé sur Christine il y a 8 ans, elle avait alors 14 ans et était placée dans un foyer. Ce diagnostic la présentait comme légèrement « attardée », ce qui n’est pas si étonnant dans le contexte vécu. Un autre diagnostic a précisé que son état avait évolué et qu’elle ne souffrait plus de retard mental. Mais le diagnostic le plus ancien suffisait au Barnevernet.

La mère de Christine regrette être allée demander de l’aide aux services sociaux, bien des années auparavant. Évidemment, l’aide apportée a consisté à lui retirer ses deux aînés, les enfants furent séparés et placés en foyers et en familles d’accueil.

Là bas aussi on s’acharne sur les enfants placés devenus adultes en plaçant à leur tour leurs propres enfants. Le mauvais test de Christine permettait aux sociaux de la suivre toute sa vie même s’il n’est pas représentatif de son véritable état mental .

Le combat pour Lukas

Christine et Robert veulent se battre en contestant le placement devant le juge des enfants. La confiance est vacillante, Christine sait bien que les sociaux ont beaucoup de pouvoir devant les juges et qu’ils en abusent. Leur avocat souhaite plaider le fait qu’il n’y a jamais eu de maltraitance, mais que l’enlèvement ne se fonde que sur l’enfance dévastée de Christine aux mains des sociaux. Les parents ont peur qu’à son tour, entre les mains des sociaux, le petit Lukas n’ait lui aussi une enfance dévastée.

C’est bien d’ailleurs ce que préparent les juges pour le petit Lukas puisqu’ils vont donner toute satisfaction au Barnevernet comme nous l’apprendra la suite du reportage. Toute satisfaction cela veut dire que ces juges ont aussi accepté de baisser les droits de visite des parents 8 heures à 4 heures PAR AN ! En clair on leur demande d’abandonner leur fils. 

Tor, un combattant de la cause familiale

Tor Age Berglid, lui, a donné une tape sur la main de son fils, et comme en France depuis une loi passée en catimini en décembre 2016, ce geste est interdit.

On lui a alors enlevé son fils, mais aussi sa fille.

Il raconte qu’il travaillait quand son ex-épouse lui a envoyé un message l’informant que le Barnevernet avait rencontré les enfants à l’école et qu’il n’avait désormais plus le droit de les voir.

Tor rencontre sa fille trois semaines après en visite médiatisée ; elle lui saute dans les bras, insiste pour rentrer à la maison. Les sociaux n’en disent évidemment pas un mot dans leur rapport et détruisent ainsi sa carrière, sa vie, sa famille. Mais Tor a bien l’intention de le leur faire payer, ce sera le combat de sa vie.

Le père outragé donne sa démission, il n’est plus pilote d’hélicoptère et a décidé de coincer le Barnevernet. Beaucoup lui ont dit que sa tâche était impossible, mais il travaille activement à mettre en cause les crimes d’État. Il a créé Barnets Beste et parvient à mobiliser 300 personnes pour une manifestation, organisant ce qu’il qualifie de forces de la résistance.

Son association organise des meetings, créé des clips vidéos, il prend la parole partout dans le pays.

Les réactions sont marquées par l’étonnement, ceux qui n’ont jamais eu affaire aux sociaux ont du mal à évacuer la propagande étatique, à réaliser que de telles horreurs se commettent. Ils ne comprennent pas que l’on puisse critiquer les services qui ont pour mission d’aider les populations, ainsi que les associations qui collaborent.

Mais l’arme de Tor, ce sont les faits : pour mettre en évidence les exactions des sociaux, il recueille les témoignages des victimes du Barnevernet. Une mère et ses enfants  sont filmés pour Tor, ils ne souhaitent pas montrer leur visage de peur de représailles. Le Barnevernet  les avait enlevés pour les rendre 10 jours plus tard. Traumatisés par cette expérience, ils craignent que le Barnevernet ne revienne, les enfants en font des cauchemars récurrents et ont nourri une grande méfiance à l’égard des fonctionnaires du social.

Ce retour est une exception, dans 9 cas sur 10, le Barnevernet obtient tout ce qu’il veut en justice.

Le Barnevernet, un État dans l’État

Quelques députés ont pris conscience de l’horreur sociale, mais ils ne peuvent obtenir justice pour les familles.

L’un de ces députés explique que le Barnevernet est un État dans l’État, qu’il refuse toute transparence ; lorsqu’il prend une mauvaise décision reconnue comme telle par la justice, il ne tient pas compte du jugement et persiste soit en refusant d’obtempérer soit par des manœuvres dilatoires.

Le Barnevernet n’admet jamais ses erreurs.

Le recours à la communauté internationale, une solution ?

Lorsque le Barnevernet s’en prend à des ressortissants étrangers, comme c’est le cas pour une famille Tchèque; l’aide peut venir de l’extérieur.

Dans l’affaire en question, Eva a subi l’enlèvement de ses deux fils en mai 2011, ils étaient alors âgés de 5 et 2 ans. Le Barnevernet s’est justifié par des suspicions d’attouchements à l’encontre du père.  Mais les examens médicaux et la police ont démenti. Pourtant pendant des années la fratrie est séparée et n’a pas le droit de s’exprimer en tchèque, la menace d’adoption plane.

5 ans plus tard, l’affaire doit repasser devant un juge des enfants. La mobilisation est assurée pour défendre la famille : un conseiller juridique tchèque, une députée tchèque et la télévision tchèque accompagnent Eva au tribunal. Le grand-père demande en allemand pourquoi cet État punit-il les enfants et il en appelle au droit international.

Le Bernevernet a d’ailleurs déjà été condamné à quatre reprises par la Cour européenne des droits de l’homme, mais s’en moque bien.   

Une mobilisation qui déplaît aux autorités : les juges disposent de six policiers pour garder la salle d’audience et les journalistes tchèques sont exclus des débats.

L’État se venge par les diktats de ses magistrats : Eva perd ses droits de visite et son autorité parentale, elle n’est plus une mère et ses enfants sont bons pour l’adoption !   

Mieux : une insurrection des familles

L’avocat norvégienne d’Eva évoque une dérive du système, les hommes de l’État prétendent transformer la société norvégienne en une société idéale, c’est au nom d’une telle utopie qu’ils entendent exercer un contrôle total sur leur population, c’est effrayant.

En réalité nous sommes bien là dans le projet socialiste par excellence avec la négation totale de l’individu qui n’est considéré que comme un simple élément du corps social. C’est d’ailleurs bien ce que nous connaissons en France.

Là-bas aussi un secrétaire d’État justifie les actes de son administration et répond qu’aucun système n’est parfait, qu’il est possible de l’améliorer, que le système d’Etat Providence est en charge de milliers d’individus (il parle du Barnevernet) et que quelques cas peuvent être revus mais l’amélioration du système prendra plusieurs années. Quant à savoir ce qu’il appelle une amélioration du système, il pourrait bien s’agir d’en accentuer, si c’est encore possible, son caractère totalitaire. On connaît cela.

Alors comment se battre contre le Barnevernet et dénoncer les complicités ?

Tor a la réponse, c’est sur la champ politique qu’il faut porter le fer. Nous l’avions compris aussi, la défense de l’Institution familiale suppose une mobilisation qui portera davantage que les actions judiciaires souvent perdues d’avance.

Pizzagate

Nous avons beaucoup entendu parler du Pizzagate mettant en cause l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

S’agit-il d’une campagne de désinformation ainsi que le prétendent les mauvais perdants de l’appareil d’État Obama, l’AFP et la plupart des medias français mainstream qui en font un sommet des théories conspirationnistes  ?

Il nous a paru nécessaire de creuser la question car :

  • Le Pizzagate met en cause l’existence d’un réseau pédophile au sommet de l’État américain et serait lié à l’affaire Lolita Express ) ;
  • Tout information non estampillée du sceau des censeurs étatiques est désormais présentée comme « conspirationniste ».

Nous ne livrons donc que des informations sur lesquels nos lecteurs se feront leur opinion.

Les prémices de l’affaire

Reprenons donc l’affaire à sa source soit en 2011, donc à une époque où le duel Hillary Clinton – Donald Trump n’était pas d’actualité.

En 2011 donc, le journaliste américain Andrew Breibart émet un tweet accusant John Podesta de couvrir un réseau pédophile. Podesta était alors l’ancien chef de cabinet de Bill Clinton et dirigeait le  » Center for American Progress », un club de réflexion de gauche qui inspirera la politique Obama.

L’année suivante, Andrew Breitbart décède à 43 ans d’une crise cardiaque suspecte. Il est vrai que l’on décède beaucoup ces derniers temps dans le milieu des lanceurs d’alertes. Mais Andrew Breitbart continue son œuvre à travers le site d’actualité « Breitbart News ».

Les goûts particuliers des influents frères Podesta

John et Tony Podesta apprécient un art un peu particulier.

Tony Podesta plus particulièrement affectionne les tableaux dérangeants de Biljana Djurdjevic dont certains représentent des enfants dans des mises en scènes sado-masochistes (https://www.instagram.com/p/BMbUEEOjAkw/), il orne aussi son salon avec la sculpture d’un homme nu décapité (http://www.fawkes-news.com/2016/11/reseau-pedophile-clintonpodesta-le.html).

abramovc.pngLes deux frères sont proches de Marina Abramovic, artiste adepte des happenings inspirés par Aleister Crowley, le « pape » du satanisme. Elle participe aux levées de fonds d’Hillary Clinton autour de « spirit cooking » auxquelles sont invités les frères Podesta, ce que révèle un mail fuité du 28 juin 2015. Le « spirit cooking » donne l’occasion de recettes mystères à base de sang, sperme et autres humeurs. Entre les célébrations cannibales symboliques, l’exposition de suppliciés et d’enfants attachés, les Podesta semblent ne pas être bien nets.

La correspondance Podesta

Les mails fuités dont il est question sont disponibles sur WikiLeaks et sont donc tout à fait vérifiables  (https://wikileaks.org/podesta-emails/).

La lecture de ceux-ci révèle que John Podesta et ses amis soient particulièrement friands de cuisine italienne, jusqu’à l’obsession dans des courriels absurdes adressés par les dirigeants d’une fondation caritative (Sandler Foundation) à Podesta du type : « Je ferais mieux de jouer aux dominos sur du fromage ou sur des pâtes ? » ou encore « Les agents immobiliers ont trouvé un mouchoir (je pense qu’il a une carte qui semble être en lien avec des pizzas). Est-ce qu’il t’appartient ? ». Il leur est répondu par une certaine Kathryn Tate : « Je viens de vérifier et j’ai trouvé un mouchoir carré (blanc et noir) laissé sur la plan de cuisine, je te l’envoie par mail si te me dis où l’envoyer ».   

Le media Eagle Rising fait aussi connaître un mail informant qu’Obama avait dépensé 65 000 dollars pour expédier de Chicago à la Maison Blanche des pizzas et des hot-dogs à l’occasion d’une fête. Une information qui n’est certainement pas à prendre au premier degré (http://eaglerising.com/38210/wikileaks-more-clues-that-tie-clintonspodesta-to-child-prostitution-ring/)

Ces courriels sont aussi reproduits et commentés sur reddit, on en trouve de plus bizarres encore montrant l’excitation de la bonne société démocrate autour de pizzas et hot-dogs parties.  (https://www.reddit.com/r/conspiracy/comments/5d5fa2/pizzagate_summary_the_verifiable_evidencedriven/)

Des pizzas comme s’il en pleuvait

L’utilisation de noms code est fréquente dans les milieux criminels, les pédophiles n’y font pas exception. Pâtes signifierait petit garçon et fromage petite fille, pizza au fromage (Cheese Pizza) vaut pour pornographie enfantine (Children Pornography).

Pour aller jusqu’au bout du délire les réunions sont tenues dans la pizzeria « Comet Ping Pong » avec flyers suggestifs représentant des enfants attachés assortis d’appels à donations pour la campagne. Les images que nous préférons ne pas reproduire ici, sont consultables sur le Millenium Report (http://themillenniumreport.com/2016/11/james-achilles-alefantis-and-his-comet-ping-pong-network/) ou encore sur Fawkes news qui précise les affinités perverses du gérant du Comet Ping Pong (http://www.fawkes-news.com/2016/12/pizzagate-les-petites-blagues.html).

Peut-on trouver des victimes ?

Quant à savoir d’où viennent les enfants, Hillary Clinton a été mise en cause dans un cas d’enlèvements d’enfants à Haïti, perpétrés par Laura Silsby, responsable d’une ONG arrêtée en compagnie de 33 enfants à la frontière de la République Dominicaine. L’affaire a encore été révélée par la fuite des mails d’Hillary Clinton (https://wikileaks.org/clinton-emails/emailid/3776) présentant l’opération comme un secours apporté à des orphelins et la création d’un orphelinat en Dominique. En réalité ces enfants n’étaient pas des orphelins, ils n’étaient pas abandonnés et le projet d’orphelinat était inconnu des autorités Dominicaine.

Donald Trump s’est inquiété de l’ampleur des disparitions d’enfants aux USA et en a attribué pour partie la cause à des pervers qui devraient être rapidement jugés et exécutés.

Donald J. Trump 

✔@realDonaldTrump

Got to do something about these missing chidlren grabbed by the perverts. Too many incidents–fast trial, death penalty.

Une piste Podesta au Portugal ?

Les USA ne sont pas le seul pays touché par les disparitions d’enfant, une rumeur enfle autour de l’enlèvement de la jeune Madeleine McCann au Portugal en 2007, une affaire pour laquelle les parents ont été inquiétés.

Le site Truth feed (http://truthfeed.com/breaking-bombshell-multiple-reports-tie-clintons-podesta-brothers-to-child-abduction-case/34348/) évoque la possible implication des  frères Podesta à partir d’informations trouvées sur Wikileaks, notamment les habitudes des Podesta au Portugal et les liens de Tony Podesta avec un violeur d’enfants condamnés pour ces faits.

L’accusation de conspirationnisme est vite tombée sur ces alertes, nous n’en dirons pas plus si ce n’est en vous soumettant le portrait-robot des kidnapeurs réalisé par la police suite à l’enlèvement et les photos des frères Podesta.

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On peut penser à un fake tant la ressemblance est évidente, pourtant on retrouve bien ce portrait robot dans le Daily Mail et le journal belge 7 sur 7 du 14 octobre 2013 précise :

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Lundi soir, les portraits-robots d’hommes vus à Praia da Luz et aux alentours de cette station balnéaire seront publiés afin « d’essayer d’identifier ces personnes pour éliminer des innocents ou établir s’ils peuvent être liés de loin ou de près » à la disparition de la fillette, a expliqué Scotland Yard dans un communiqué. Les portraits-robots seront également publiés « dans les jours qui viennent » aux Pays-Bas et en Allemagne, selon la même source. L’émission « Aktenzeichen XY » de la chaîne publique allemande ZDF doit les diffuser mercredi. Parmi ces portraits figurent deux suspects parlant allemand, selon le quotidien populaire Bild. »

microtrLa Nouvelle République défend l’ASE

Dans une nouvelle rubrique qu’il faudrait appeler « On n’a pas tout compris, mais visiblement eux non plus ».  Un ou une journaliste de « La Nouvelle République Indre et Loire » a cru devoir titre un de ses articles du 6 décembre 2016 « Aide sociale à l’enfance : des attaques outrancières ». http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/12/08/Aide-sociale-a-l-enfance-des-attaques-outrancieres-2930568

Avec un titre pareil il devait être question de présenter l’ASE comme une victime. Une assertion qui ne laisse pas d’étonner quand on est informé de la question. Un peu de distanciation de la part des journalistes aurait été apprécié, ne serait-ce qu’au nom de la qualité de l’information, mais bon les chartes déontologiques sont une chose et la pratique journalistique de la presse-papier une autre.

On peut donc retenir sans aller plus loin que le titre que la rédaction du journal considère que l’ASE a été injustement mise en cause. C’est d’ailleurs ainsi que commence l’article « De graves accusations portées par une association contre l’exclusion parentale lors d’une manifestation ont provoqué des réactions indignées. »

Information ou com ? 

Toute le reste ressemblait plus à un droit de réponse des sociaux qu’à un véritable article. Pour en avoir le cœur net, il suffisait de faire une petite recherche sur le net à partir de l’association citée « Ensemble contre l’exclusion parentale », une association dont nous n’avions pas connaissance au CEDIF.

Bingo, il y a bien eu un article au sujet d’une manifestation de cette association (http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/11/18/Elle-milite-contre-l-exclusion-parentale-2907028). L’article était honnête et la porte-parole de l’association s’y exprimait. Nous y retrouvons un certain nombre d’éléments que nous mettons en évidence dans nos colonnes, ainsi que cette croyance un peu naïve en la capacité d’obtenir des résultats par ces fameux faux alors que le droit de diffamer des sociaux a bien été affirmé.

Il aura donc fallu une quinzaine de jours pour que « La Nouvelle République » joue les procureurs à l’encontre de l’interviewée en reprenant des éléments cités lors de l’interview réalisée par … la même « Nouvelle République ». Une attitude que l’on ne peut que difficilement s’expliquer, sauf à l’éclairer par des pressions « indignées » dont des sociaux seraient à l’initiative.

Il est fait reproche dans ce « droit de réponse » qui ne dit pas son nom, et qui est donc repris sans la moindre précaution par la rédaction du journal local comme s’il s’agissait d’une information (aïe pour la déontologie), que l’association citée aurait tenu des propos diffamatoires.

Un journal publie des informations qu’il juge ensuite diffamatoires !!!

Le journal formule donc des accusations graves contre une association et semble en appeler à des poursuites pour diffamation.

Qu’est-il reproché exactement à cette association ?

D’avoir annoncé que la prise en charge d’un enfant revient à 2 000 euros alors qu’un placement en foyer coûterait 7 000 euros par mois. Elle en déduit un bénéfice réalisé par l’ASE pour le placement des enfants. Un « connaisseur du secteur de la protection de l’enfance » a répondu dans son « droit de réponse qui ne dit pas son nom » (ni le nom du connaisseur d’ailleurs), que ces chiffres seraient totalement fantaisistes.

Si « La Nouvelle République » avait eu besoin de recueillir l’avis de connaisseurs de la protection de l’enfance sans citer sa source, ce n’est pas auprès des sociaux qu’elle aurait dû s’adresser mais en effectuant le travail d’investigation que nous avons pu mener notamment sur le financement de l’ASE pour le département de l’Isère, un département témoin assez représentatif.

Pour l’Indre et Loire, l’accusation de chiffres fantaisistes est démentie par l’accusateur lui-même puisque, sans rire, les 7 000 euros par mois pour un placement en foyer deviennent 6 500 euros. Wow, voila bien qui méritait un droit de réponse !

Combien coûte un enfant ?

2 000 euros par mois, voila ce que coûte un enfant, le travailleur social indigné n’en disconvient pas non plus. Sauf qu’il confond frais d’entretien d’un enfant et placement dans une famille. Seulement voila, tous  les enfants de ce pays ne sont pas encore placés et tous les parents ne sont pas des employés du département. 2 000 euros par mois c’est un peu excessif sauf pour le mois de décembre !

On ne comprend donc pas tellement où ce « connaisseur » de travailleur social veut en venir, si ce n’est qu’il a dû être choqué par le terme imagé « bénéfice ».

L’économie pour les nuls

Pour reprendre l’économiste Jean-Baptiste Say et sa loi des débouchés, histoire de faire un petit cours aux journalistes et sociaux, la création d’un service (en l’occurrence le placement des enfants) créé un flux de revenus qui n’existerait pas en l’absence de placement. Des flux que nous nous proposons au CEDIF de diviser très largement afin de mettre au chômage certains « connaisseurs ».

Mais à la différence de la loi des débouchés, les revenus crées par les placements d’enfants ne servent pas à acheter des services de placement puisque ce sont les contribuables qui paient les sociaux. Eh oui, c’est ça la logique publique du financement des placements.

Mais arrêtons là ce petit cours, je pense bien que l’on a compris que l’accusation de diffamation à l’égard de la porte-parole associative est elle-même diffamatoire.

Des mots qui fâchent

Une autre réaction d’un éducateur consiste à s’offusquer du terme « trafic d’enfants », là ce sont les mots qui fâchent, mais bon prince il ne demande pas des poursuites car de tels mots ne peuvent avoir été dit « que par une personne qui souffre », qui tombe « dans ce type de réaction car elle ne comprend pas qu’on lui retire son enfant ».

Voilà encore une sortie pleine d’une humanité de façade mais qui laisse pantois.

Les sociaux pensent-ils véritablement que de telles analyses ne proviennent que des familles victimes de placements abusifs ?

Soyons sérieux, d’abord il est normal qu’une personne ne comprenne pas qu’on lui retire son enfant si le placement est abusif comme c’est trop souvent le cas ainsi que le précisait Pierre Naves de l’IGAS. Ensuite pour faire ce constat il suffit d’une simple étude sociologique, les experts qui ont condamné le fonctionnement de l’ASE ne sont pas à ce que nous sachions des victimes du placement de leurs enfants. 

Enfin et toujours dans l’émotionnel « comment peut-on imaginer qu’un magistrat soit insensible à l’idée de séparer un enfant de ses parents ? »

Pour remonter le niveau du débat à ce sujet, voici un rapport de la Cour des comptes qui parle des juges des enfants et de leurs habitudes de travail . Pour le reste on pourrait parler de la spécificité du rôle des sociaux dans la procédure devant le juge des enfants et poser à notre tour la question : « comment peut-on s’imaginer que des sociaux puissent instruire à charge et à décharge quand ils doivent se prononcer sur des mesures qu’ils mettront eux-mêmes en place ? »

Voilà donc pour les méthodes journalistiques et un petit conseil que l’on suit à la lettre au CEDIF : tout contact avec un journaliste se fait par un écrit même s’il s’agit d’un interview, nous n’avons jamais dérogé à cette règle. Bien sûr la plupart des journalistes mainstream n’aiment pas cela, mais qui les lit encore ?

tampon CEDIFMadame la Députée,

Cela fait cinq années que nous nous battons au CEDIF contre les placements abusifs.

Avant que les fondateurs de notre association ne créent cette structure, il en existait déjà de plus modestes et d’autres qui ne sont plus en activité, mais qui travaillaient déjà sur des cas de « dysfonctionnements ». Ce terme était utilisé pour souligner des affaires graves mais isolées. Les réponses données relevaient du cas par cas,  pas question encore  d’analyser un malaise sociétal ou d’en déduire un fonctionnement institutionnel.

Entre-temps, le CEDIF s’est formé, nous recevions 2 à 3 nouvelles affaires par semaines, toutes ne relevaient pas nécessairement de placements abusifs. En 2015 ce ne sont plus 2 à 3 affaires par semaines qui nous parviennent mais en moyenne 5 nouvelles affaires par jour !

Difficile à ce rythme de ne voir encore que des affaires isolées.

À travers les malheurs des familles, il est alors devenu possible de comprendre les tenants et aboutissants des mesures sociales à destination des mineurs et de leurs parents. Nous avons un recul sur l’évolution des familles pour constater les dégâts irréparables causés par des interventions dont un bon nombre relèvent de la malveillance la plus évidente.

Des sociologues, des praticiens, des psychothérapeutes, universitaires, juristes, économistes, travailleurs sociaux (aussi) nous ont appuyé de leurs éclairages, de leurs expériences, presque 400 articles en ligne en témoignent.

Lisez-nous et vous verrez que les constats sont accablants.

Mais au-delà d’un éclairage sur les pratiques, ce sont des drames individuels que nous mettons à jour, tous ne sont évidemment pas publiés mais bon nombre mettent en cause ce que l’on qualifiait autrefois de crimes de forfaiture commis par des agents chargés d’un service public.

Ces affaires nous les avons révélées à des élus, ils mettent en cause la responsabilité de cadres départementaux. Les branches pourries de la protection de l’enfance sont nombreuses, elles prolifèrent cependant dans l’impunité puisque les élus écoutent ou font semblant d’entendre ces cas pour s’empresser de ne rien faire et pire d’aggraver la situation en octroyant davantage de pouvoirs à l’ASE.

Tout pouvoir de contrôle de nos prérogatives les plus chères est une menace pour l’état de droit lorsque ce pouvoir s’exerce à son tour sans contrôle et est entre les mains de nombreux auteurs de forfaitures.

Quis custodiet ipsos custodes ? Qui nous garde de nos gardiens ?

Personne et nos gardiens, au contraire, obtiennent des prérogatives supplémentaires puisque désormais tout parent devient suspect à leurs yeux et ne peut se défendre de ses prérogatives éducatives à travers ce qui relève d’une présomption irréfragable de « parent toxique ».

Il ne manquait plus qu’une loi Meunier Dini pour donner des armes supplémentaires à ceux qui parlent bien haut contre le « familialisme » et qui défendent, à défaut de condamner, l’impunité des fonctionnaires du travail social :

– “Le système français reste profondément marqué par une idéologie familialiste, qui donne le primat au maintien du lien avec les parents biologiques » selon les sénatrices auteurs de la proposition de loi ;

–  « Les placements abusifs ? Pas plus d’un à deux pour cent’ » dixit Michèle Créoff.

Voila donc affaire faite par l’initiative et avec le soutien du PS et de l’UDI.

Désormais les véritables cas de maltraitances sur enfants seront noyés dans le flux d’une suspicion généralisée et prétexte à davantage d’emplois et de budgets financés par les contribuables qui n’en peuvent plus… et qui votent !

Vous comprendrez donc que vos arguments tels que vous nous les avez adressés nous consternent et que la défaite annoncée de ceux qui ont soutenu une telle loi ne peut que nous contenter et nous mobiliser afin de l’amplifier par la conscientisation que nous opérons et les consignes que nous émettons.

Les maltraitances institutionnelles subies par les enfants et par les familles, nous nous en faisons l’écho au CEDIF. Nous bénéficions d’un lectoral solide et d’une fréquentation toujours en hausse pour informer et alerter sur la situation de la protection de l’enfance.

Ce que nous faisons, la grande presse nationale pourrait le réaliser tout aussi bien puisqu’elle est régulièrement informée. Mais ce contre-pouvoir médiatique n’existe le plus souvent que pour renforcer la voix des sévices sociaux : combien de reportages abétissants sur le rôle de sauveur de l’ASE et des associations qui collaborent, combien de prises de paroles de travailleurs sociaux dont les propos sont en dehors de la réalité vécue ? La complaisance vis-à-vis du pouvoir et particulièrement des collectives locales ne permet pas d’exprimer ce qui fâche.

Il est vrai que l’on ne fâche pas volontiers les pouvoirs publics car leurs mesures de rétorsion sont toutes trouvées, il leur suffitt de boycotter le journal qui ne dit pas ce qu’ils veulent, de lui couper l’accès aux informations locales, au niveau national il s’agira de revoir les financements éventuels, eh oui la presse va mal et certains journaux sont transfusés à coups de subventions. Voila qui assure une normalisation de l’information comme ils disent.

Heureusement, il existe bien des exceptions chez des journalistes d’enquêtes comme ceux de PJ Investigations mais nous pouvons aussi remercier l’hedbomadaire « La Semaine du Roussillon » d’avoir le courage de lever le voile sur la réalité de la protection de l’enfance dans leur département.

Bravo donc à la Semaine du Roussillon et nous reproduisons sa page particulièrement bien informée sur une situation qui fait honte à ce pays.  Merci à Jacques,  notre correspondant local, qui nous a fait connaître cet article.

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