Ne pas répondre aux questions qui nous enferment

Nous avons vu dans un précédent volet consacré aux pièges et ficelles de l’entretien avec les sévices sociaux, la posture des assistantes sociales qui présentent des accusations calomnieuses comme des faits en utilisant une technique dite analyse transactionnelle.

Comme nous l’avions précisé, il s’agira là d’utiliser le ton et l’attitude de l’objectivité pour dire les pires horreurs et présenter le parent qui se défend comme n’étant lui pas objectif, incapable de prendre conscience de ses erreurs. Le ton de l’assistance sociale est calme posé, une autre à ses côtés manifeste des signes d’approbation. Le parent s’affole, il se défend. Il est sous l’emprise du stress et perd pied.

Quand ce n’est pas une vision dévoyée du bon sens qui est mise au service de la calomnie, c’est la respectabilité du travail social (sourire) ou d’un magistrat qui est mis en avant. Un magistrat qui n’intervient cependant qu’en aval :

« au vu des éléments qu’il a réceptionné, le procureur n’a pu que constater … »

Quand le magistrat ne fait que reprendre une enquête sociale lourdement à charge, que répondre, et comment réagir face à une décision de justice dont des passages entiers ne sont qu’une copie d’interprétations lourdement calomnieuses ?

Voila une question qu’il convient de se poser face à un tribunal. Mais l’assistante sociale formée à la destruction psychologique des parents n’a, lors de l’entretien, aucun pouvoir juridictionnel, il faut alors inverser la situation et la remettre en sa place en la renvoyant aux faits et non à l’évaluation des faits par un travailleur social.  

Ainsi dans l’entretien en question, la responsable A considère fondées les calomnies retenues à l’égard de la mère dans la mesure où un éducateur a pu exprimer par écrit une version édulcorée des propos insultants et attentatoires à l’intimité qu’il a osé tenir à l’oral.

Mettre les sociaux sur la défensive 

Il ne faudra donc pas s’enliser sur le terrain du bon professionnel qui a fait son travail, mais couper court aux propos de la travailleuse sociale en lui rappelant que « l’éducateur en question a procédé sans recul à un entretien orienté, a joué le psy et a fait montre d’une rare partialité», puis citer quelques exemples de cette partialité. Il est aussi intéressant d’interroger les sociaux sur les motivations dudit éducateur.

Il faut là faire preuve d’un parfait aplomb et ranger au titre des faits la faute professionnelle de l’éducateur et ses conséquences. Interpeller alors les travailleurs sociaux sur leur devoir de dénoncer de tels comportements. 

Ce qui compte n’est pas ici de se défendre, mais de forcer la partie adverse à être sur la défense.

À ce stade il est bien évident que l’entretien est joué d’avance. Mais comme nous le précisions dans le premier volet cette rencontre n’avait pas pour but de limiter l’impact négatif d’une mauvaise évaluation de la situation socio-éducative. Elle vise seulement à tenter de faire reconnaître à des travailleurs sociaux les conséquences désastreuses de leur intervention qui est de nature à exposer le président du conseil général à des poursuites.

Mieux elle permet de saisir les méthodes utilisées par les travailleurs sociaux afin de déstabiliser les parents …

Le travailleur social est un être discipliné
Au vu des éléments le commissaire politique a jugé bon de transmettre l'ordre de vous faire exécuter, mais le contradictoire a été respecté ... BANG

Au vu des éléments le commissaire politique a jugé bon de transmettre l’ordre de vous faire exécuter, mais le contradictoire a été respecté … BANG

La justification des travailleurs sociaux face à un parent capable de reléguer les faits à des calomnies peut ressembler à celle des fonctionnaires de l’horreur telle qu’elle apparaît lors des procès des crimes de masse : nous avons respecté la procédure, nous avons obéi aux ordres, nous n’avons rien à nous reprocher. 

C’est aussi que l’agent A dira :

«  Au vu de ces éléments là le procureur a estimé effectivement qu’il y avait lieu à mener une enquête sociale rapide que l’on appelle RRSE et pour ce faire il a transmis à un service qui travaille auprès du tribunal CAE (centre d’action éducative) et vous avez été amenée à rencontrer dans un délai très court M S dans ce cadre là, éducateur spécialisé. A l’issue de l’évaluation menée par M S, il y a donc eu une audience à laquelle vous avez été convoquée par le Juge des enfants, Monsieur G. Le procureur, une fois qu’il a estimé qu’il y a des questions au sujet de la protection de l’enfance, il transmet le dossier au juge des enfants. Donc monsieur G vous a reçu, puisqu’il s’agit des bases du droit français, le débat contradictoire. Vous avez pu, vous la famille, la maman, puisque c’est vous qui êtes titulaire de l’autorité parentale, le papa du jeune, Monsieur S, représentant du service qui a été mandaté, être entendus. »

Pas démontée le moins du monde, l’agent A, retrouve son langage de l’adulte raisonneur, elle se transforme même en petite prof pour expliquer la procédure à la maman. Une procédure que la mère connaît très bien et qui est la raison d’être des services de la protection de l’enfance si mal-nommée : l’information préoccupante et pire le signalement dans le cas qui nous intéresse, le signalement qui justifie la saisine directe du procureur.

Parce que dans cette affaire, l’agent A oublie de dire que si le procureur a décidé de lancer Monsieur S, un bichon maltais croisé pitbull, pour mordre les mollets de la maman et recracher les morceaux sur le papier peu hygiénique qui lui sert de rapport, c’est parce que l’agent A a précisé tout à fait gratuitement que la maman refusait toute collaboration avec ses sévices sociaux. Ce qui justifie effectivement de la procédure de signalement.

S’informer pour ne pas se faire enfumer

Eh oui, ne jamais négliger que le travailleur social oublie souvent des mots et ni vu ni connu, il vous enfume au nom de sa vision de la procédure. 

J’ai fait mon travail clame l’agent A, j’ai respecté la procédure et la procédure est le garant de la sauvegarde de vos droits surtout avec un principe aussi précieux que le contradictoire.

Mais la maman ne va pas s’en laisser compter : elle connait la différence entre la procédure administrative sans activation du judiciaire (l’information préoccupante gérée par l’ASE) et la procédure judiciaire (le signalement qui fait intervenir le procureur puis souvent le juge des enfants lorsqu’il donne une suite). Elle n’ignore pas non plus que c’est bien l’agent A qui a prétexté d’une non-collaboration pour actionner le signalement. Elle a aussi tâté du principe du contradictoire en justice des mineurs pour savoir ce qu’il faut en penser.

Et là, la maman y va, elle assène ses coups :

«  Voilà, quand au débat contradictoire il n’y en a pas eu. Quand on appelle débat contradictoire le fait que je prenne connaissance du tas d’ordures qui m’est reproché sans que je puisse y répondre, il n’y a pas eu d’enquêtes, M S s’est comporté comme un procureur qui accuse. Quand j’ai vu que Madame C vous a envoyé le 4 février cette lettre qu’elle m’a communiqué et que le 5 tout partait déjà là-bas, moi je me suis dit que vraiment que suite à l’information préoccupante de Mme C il y aurait une enquête et que moi je pourrais vous rencontrer. »

Allez la perche est tendue, l’agent A va-t-elle avouer qu’elle a balancé son signalement sans savoir le temps de recevoir une lettre le 4 et la mettre au courrier le 5 ? 

« L’assistante sociale du lycée a recueilli un certain nombre d’informations auprès de vous, des différents membres de la famille des personnes concernées, elle vous a proposé d’après ce qu’elle nous a dit de vous rencontrer. Alors il n’y a pas nécessité à ce que nous, service social du secteur passons derrière, j’ai envie de dire, euh, pour recueillir. Les informations étaient suffisamment préoccupantes pour que nous … »

Posez leur alors la question de savoir ce qu’il y avait de vraiment préoccupant et vous aurez un blanc, ou une interprétation, elles ne se souviennent pas nécessairement du dossier. Là mettez les en garde de ne pas dire n’importe quoi.

Ne jamais négliger la mauvaise foi et la capacité de mentir 

« Madame vous nous avez jamais contacté, j’ai été extrêmement étonnée que suite au courrier que je vous ai envoyé je n’ai eu aucune nouvelle des deux parents. »

On notera au passage qu’il était difficile de contacter les sévices sociaux entre le 4 et le 5 février à moins d’avoir une très efficace boule de cristal, d’autant que le courrier envoyé ne faisait que préciser que l’affaire était désormais entre les mains du procureur … La maman aurait pu partir d’un éclat de rire déstabilisant, mais elle n’a pas saisi sur le coup l’idiotie du propos et est rentrée dans le débat.  En fait en décryptant le propos idiot en question, on comprend aussi que la faute d’un signalement intempestif est imputé à la mère qui aurait dû se manifester lors de la journée du 4 avant la pause syndicale ou le 5 avant le départ du courrier. Nous avons affaire là à de la connerie grand style …

Mais la maman s’engouffre dans le non-sens, intentionnellement ?

« Si j’ai essayé de vous contacter pour un RDV, mais je n’ai pas pu m’y rendre. »

Oups la gaffe, évidemment on a bien compris qu’il n’a jamais été question de rencontrer qui que ce soit puisqu’il s’agissait de déclencher un signalement immédiat. Mais c’est difficile à dire, alors on ment, on rajoute une couche de mauvaise foi à la connerie.

L’agent K : « Je suis très étonnée, je n’ai pas souvenir que vous m’ayez appelée. Si vous aviez appelé sans nous avoir, des secrétaires prennent note des messages. »

MAIS BIEN SUR

L’agent A : « Moi je n’ai absolument pas eu connaissance de votre appel et comme le dit ma collègue si vous avez appelé je n’ai absolument pas inscrit de RDV. » 

Mais c’est qu’on sait aussi jouer la comédie chez les sociaux, elles feront même semblant de chercher dans leurs agendas.

Furieuse de sembler se justifier, l’agent A prend conscience du fait que la demande d’entretien de la maman ne correspondait pas à ce qu’elle avait annoncé, il ne s’agissait effectivement pas de demander un conseil …. Énervement de l’agent A : « Alors j’ai des questions à vous poser parce que ces éléments là datent du mois de février, qu’est ce qui fait que vous avez souhaité effectuer cette démarche alors que nous sommes là fin septembre. »

Eh oui, l’agent A est parano, elle vient de comprendre qu’elle est sur la sellette, la suite au prochain épisode …

sofaNous accordons une grande importance à cette interview qui n’est pas celle du premier psychiatre venu, en effet le Docteur Gosselin est une sommité dans son domaine : docteur en médecine, psychiatre exerçant à titre libéral, il est  diplômé d’un DEA en neurophysiologie et biologie des comportements, ancien maître de conférence associé de neuropsychologie à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg.

Il a publié dans de nombreuses revues internationales à comité de lecture telles que Brain Research, Behavioral Pharmacology, Neurobiology of Learning and Memory, Psychopharmacology, Encéphale, participé à de nombreux colloques internationaux de psychiatrie. 

À notre demande, le Docteur Gosselin nous évoque son expérience de professionnel de la santé mentale saisi notamment par des familles en proie à la maltraitance institutionnelle de l’ASE. 

CEDIF : En tant que psychiatre avez-vous vu passer beaucoup de familles victimes d’ un enlèvement injustifié de leurs enfants ?

Docteur OG : J’en ai vu pas mal oui, et j’en vois encore pas mal puisque je travaille aussi avec des associations. Nous répertorions actuellement plein de cas et j’essaie de retravailler dessus pour effectuer des attestations correctes. On voit donc un nombre excessif de placements abusifs.

CEDIF : Beaucoup de familles se retrouvent dans le collimateur de l’ASE pour des questions qui ne relèvent pas de maltraitance mais de conflits familiaux ou parce qu’ils ont commis l’erreur de réclamer de l’aide. Vous avez certainement eu ce genre de cas, ou d’autres dans lesquels l’intervention de l’ASE créé le conflit parental ?

Docteur OG : Oui, j’ai un cas de cet ordre là, je vous le résume brièvement : il s’agit d’une enfant de 15 ans atteinte de phobie scolaire non reconnue  par l’éducation nationale. Il a fallu que les parents fassent réaliser plusieurs expertises psychologiques. Peu satisfaite des premières expertises, l’éducation nationale en a demandé d’autres. Le psychiatre mandaté par l’ASE a inscrit dans son rapport que l’enfant n’avait pas de phobie scolaire mais était fainéant, il a dit que la maman entretenait une relation ambivalente avec sa fille, ce qui est faux, et que le beau-père était un paranoïaque, ce qui est faux aussi. Les parents se sont comportés intelligemment, ils ont fait mine de collaborer et de se séparer le temps que les choses reprennent leur place. Maintenant ils vont se remettre ensemble.

CEDIF : Il arrive effectivement souvent que les services de l’État pratiquent l’ingérence familiale. Des magistrats n’hésitent pas commettre de tels abus de pouvoir, nous avons par exemple le cas d’un juge des enfants qui écrit la chose suivante à propos d’une maman dont l’enfant a été placé : « cette attitude interroge sur son état psychologique et sa capacité à se démarquer de son époux ». Certains n’ont visiblement pas besoin d’attendre une expertise pour tirer des conclusions, qu’est ce que vous en pensez ?

Docteur OG : Tout à fait, dire cela de l’épouse est non seulement scandaleux mais encore faudrait-il qu’un thérapeute se soit prononcé. Poser un tel diagnostic n’est pas de son ressort. Nous (psychiatres et psychologues) sommes là pour ça. Dans ce que vous me dîtes il y a un diagnostic psychiatrique commis par le juge, ce qui est absolument scandaleux, c’est comme si moi je décrétais subitement que tous les enfants de l’ASE doivent sortir immédiatement, cela poserait un problème, le dire ce n’est pas mon boulot.

CEDIF : Puisque l’on parle de diagnostic psychiatrique, ce juge indélicat a désigné ensuite un expert d’un CMP  à se prononcer sur l’état de la maman et l’expert évoque une fragilité narcissique.

Docteur OG : Ce que j’en pense c’est que tous ces éléments sont des résidus de la psychanalyse, Freud et Lacan confondus. Nous n’entendons plus parler de la psychanalise qu’en France et en Angleterre (cf le livre noir de la psychanalyse et Michel Onfray le crépuscule d’une idole). Le temps de la psychanalyse est terminé, il y a d’autres choses qui se mettent en place.

CEDIF : Le terme de fragilité narcissique a, cependant, été retenu et, à la fin de son rapport, le psychiatre concluait a l’utilité d’un éloignement mère-fille pendant un certain temps, tout en maintenant un droit de visite. Là par contre, puisque l’on parlait de diagnostic, ce n’est plus un diagnostic mais une préconisation juridique. Cette affaire est passée devant le conseil de l’ordre départemental et ce conseil a soutenu le psychiatre.

Docteur OG : Je préfère ne pas me prononcer là dessus…

CEDIF : Dans ce cas, comme dans d’autres, on peut remarquer que certains professionnels sont souvent sollicités par des juges des enfants aux fins d’expertises et leurs rapports se ressemblent étrangement et sont systématiquement à charge. Apparemment dans ces cas là un nombre d’experts limité font ces expertises. Est-ce que vous pensez que l’on pourrait dire que certains experts sont mobilisés par des juges des enfants pour permettre des placements ?

Docteur OG : À mon avis oui, car on connaît des situations dans lesquelles ce sont toujours les mêmes experts qui sont désignés et ils sont désignés sur des dossiers à charge, le patient est alors cassé et les expertises sont des expertises très dures. Dans ces cas il est juste prévisible, pour ne pas dire inévitable d’en arriver à de tels rapports. On trouve aussi le même problème avec les services sociaux ou les psychiatres qui ne parlent que de ce qu’ils ont envie d’évoquer. Dans le cas dont je vous parlais tout à l’heure, les premières expertises ont reconnu la phobie scolaire mais ils en sont revenus à l’ancien psychiatre qui avait fait un diagnostic de fainéantise. Donc cela ne m’étonne pas du tout que l’on retrouve toujours les mêmes noms d’experts qui reviennent en permanence.

ficelles

Des experts confirment des prédiagnostics psychiatriques émis par des juges puis émettent des préconisations juridiques sans être inquiétés : qui tire les ficelles de qui ?

CEDIF : Les psychiatres exerçant en CMP participent à des dispositifs mis en place par les conseils généraux, ils font partie de ces experts qui sont favorisés par les juges. Donc la question est de savoir si une famille expertisée par un psychiatre exerçant en CMP pourrait soulever l’existence d’un conflit d’intérêt ?

Docteur OG : Évidemment. Mais on ne le dira jamais. En fait il faudrait nommer des experts complètement indépendants de toute structure. Mais on ne le fait pas, on préfère solliciter des psychiatres du service public pour des raisons évidentes.

CEDIF : Les juges en audience précisent qu’ils peuvent s’appuyer sur n’importe quelle expertise et accepter celle qu’ils veulent. D’ailleurs, bien souvent,  dans les faits lorsque des parents viennent avec une expertise qui ne va pas dans le même sens que celle de l’expert commis, le juge n’en tient pas compte. Est-ce que vous pensez que c’est une pratique normale ?

Docteur OG : Cela dépend ce que l’on appelle normal, si on part du principe qu’une pratique normale  est une pratique commune et que l’on voit celles adoptées par les juges, alors oui cela relève de la normalité.  Mais sur le plan de la conscience j’estime que c’est totalement anormal, parce que l’on empêche les parents et les enfants d’avoir droit à la parole, on les cadenasse déjà à l’expertise. Il conviendrait comme dit ci-dessus de faire appel à des thérapeute indépendants de toutes structures.

CEDIF : La normalité renvoie aussi au fait que le juge doit théoriquement être impartial, on peut sous-entendre effectivement qu’un juge qui choisit ses experts et qui est confronté à une autre expertise qui ne va pas dans le même sens, doit par devoir d’impartialité lire les deux expertises et se prononcer en conscience.

Docteur OG : Cela c’est la théorie.

CEDIF : Dans ce cas est ce que l’on pourrait aller jusqu’à dire qu’il y aurait collusion entre certains juges et certains experts ?

Docteur OG : On peut, comme vous le disiez, au moins parler de conflit d’intérêt si l’expert a intérêt à suivre la direction donnée par le juge. Mais cela s’établit difficilement. Cependant ce que je peux constater c’est que la plupart du temps les juges ne sont pas informés (pour ne pas dire qu’ils ne connaissent rien)  à l’établissement du diagnostic, à la symptomatologie, aux traitements ni même à la prise en charge d’enfants en difficulté. Alors ils s’en remettent à leurs experts habituels.

CEDIF : Ce qui explique donc que des terme comme « fragilité narcissique » fassent illusion ?

Docteur OG  : Oui mais cela c’est la tarte à la crème, ils peuvent aussi dire que la mère n’est pas en capacité d’élever ses enfants car elle n’a pas su couper le cordon, que le complexe d’oedipe est toujours présent ce qui empêche la mise en place d’une structure stable pour l’enfant avec une image paternelle que bien entendu les deux parents ne sont pas en mesure d’assumer dans l’état actuel des choses. C’est sans importance, mais il faut prendre les enfants en charge et puis on va attendre qu’il y ait un mûrissement du papa et de la maman pour qu’un jour peut-être on envisage après des visites médiatisées, puis des visites libres une ou deux fois par mois, de rendre les enfants ? Je suis dans la dérision et dans l’imitation mais cela est parfaitement qui est décrit dans le livre enfants en souffrance : la honte.

CEDIF : Oui, tout à fait, la journaliste qui a écrit ce livre en collaboration avait contacté le CEDIF, nous avons regreté qu’elle ne développe pas aussi les cas de placements abusifs que nous lui avions évoqué. Le débat qui s’en est suivi sur France 5 a aussi défiguré le reportage en faisant l’apologie des placeurs. Pour autant la logique de l’ASE, du business du social tel que nous l’analysons depuis 2011, a été bien comprise.  Au sujet de diagnostics pour le moins « étonnants », d’autres cas nous ont été soumis dans lesquels des parents venus en consultations fréquentes pour leur enfant se voient imputer un syndrome de Münchhausen par procuration. Ce syndrome est-il si courant que cela pour justifier de tant d’interventions auprès des services de l’ASE ?

Docteur OG :  Oh non, le syndrome de Münchhausen en psychiatrie est rare.

CEDIF : Vous savez que la crise de l’adolescence n’est pas forcément facile à gérer. Il est arrivé que des adolescents prennent l’initiative d’aller voir les services sociaux en prétendant faussement être maltraités et en exposant ensuite les parents à la toute puissance des services sociaux. Est-ce que vous pensez qu’en conséquence les parents n’osent plus exercer leur autorité de peur d’avoir à faire face ensuite à des signalements ?

Docteur OG : L’autorité des parents est souvent bafouée par les adolescents, cela on le sait. Mais l’enfant se construit par l’éducation des parents à côté de l’instruction du corps enseignant et de l’exemple des pairs c’est-à-dire ce qui se passe dans les cours d’écoles. Pour autant, il est vrai que l’autorité parentale a été complètement désavouée quelque soit le milieu et les parents n’osent plus l’exercer, surtout quand elle peut être considérée comme une maltraitance avec l’intervention immédiate des services sociaux. 

CEDIF : Et que pensez-vous de la proposition de loi d’Edwige Antier qui proposait de pénaliser la gifle ?

Docteur OG : Tout ce discours là était tenu il y a une quinzaine d’années dans les pays d’Amérique du Nord, depuis ils ont complètement revu ce système de raisonnement, comme pour ces femmes qui prétendaient sous hypnose avoir été victimes de harcèlement moral ou sexuel. Maintenant il faut six heures pour traverser l’Atlantique en avion et des années avant que des idées ne fassent le même trajet. Ce système de raisonnement était complètement aberrant. La gifle dans le cadre de l’autorité parentale peut être nécessaire, parfois je dis bien, sauf cas pathologique ce n’est pas quelque chose de catastrophique. Donc cette proposition de loi est aberrante.

CEDIF : Alors quel est l’intérêt des personnels de l’ASE de vouloir à tous prix placer un enfant, cela ne relève-t-il pas d’un fonctionnement particulier ?

Docteur OG : Puisque l’on parle de fragilité narcissique on va parler d’égos surdimensionnés tant qu’on y est. C’est-à-dire que les gens de l’ASE sont persuadés, comme les enseignants d’ailleurs, de détenir le savoir absolu, égo hypertrophié . Ils disent qu’un enfant est maltraité et ne reviennent pas sur leurs déclarations.

CEDIF : C’est un peu le cas d’un certain nombre de fonctionnaires, ce sont aussi des gens qui revendiquent souvent et qui considèrent qu’ils ne sont pas suffisamment bien payés ni bien considérés, on pourrait se dire qu’ils sont dans un fonctionnement pathologique ?

Docteur OG : Sûrement, j’ai un exemple de cette école où un enfant était harcelé. Finalement, j’ai eu l’occasion de rencontrer différents intervenants, et pour chacun d’entre eux, si on avait le droit de le dire, ils auraient mérité un traitement psychothérapeutique.

CEDIF : Par la réalisation de certificats concernant l’état psychiatrique de vos patients dont vous aviez pu vérifier que l’état mental ne correspondait pas à ce qu’en supposaient des travailleurs sociaux, avez-vous réussi à obtenir main levée de placements ?

Docteur OG : Oui, Je commence à découvrir les techniques à employer face aux procédures institutionnelles et j’ai l’impression que si les médecins se mouillaient un peu plus au travers notamment d’attestations, on arriverait à de biens meilleurs résultats. Malheureusement par peur de sanction avec le conseil de l’ordre, il existe une hésitation grandissante à faire des attestations, pourtant elles ont un poids, un poids réel.

CEDIF : Vous êtes un psychiatre qui avez pris l’engagement de défendre la famille, les parents, les enfants, beaucoup d’autres vous suivent dans la profession ou avez-vous l’impression d’être isolé ?

Docteur OG : J’ai l’impression d’être un peu isolé.

CEDIF : En tant que professionnel, avez-vous déjà subi des pressions de magistrats dans le cadre de votre pratique, notamment la délivrance de certificats ?

Docteur OG : Des pressions de magistrats non, mais des plaintes j’en ai accumulé une grosse quantité pour ma manière de considérer la situation des couples en difficulté. Je prends systématiquement la défense des plus faibles, j’établis des certificats et en fonction de cela je me mêle d’affaires pour lesquelles je me mets du monde à dos. Cela m’est arrivé par exemple pour une femme de 40 ans, mère de deux garçons de 10 et 12 ans, femme de ménage. Ses enfants se sont battus avec d’autres, ils arrivent le lendemain à l’école avec des marques et des griffures. L’assistante sociale de la mère et l’institutrice, sans consulter la mère, ont mis en place une mesure, je suis intervenu et cela n’a pas plu du tout.

CEDIF : Qu’attendez vous des associations de défense des enfants et des parents pour faire évoluer cette situation ?

Docteur OG : Ce n’est pas tellement moi qui attends quelque chose, ce sont surtout les parents. Toute association qui va du bon côté avec des avocats, des médecins intègres peut faire bouger les choses dans le bon sens. Les avocats peuvent intervenir pour beaucoup afin d’aider les familles, je connais des exemples dans lesquels certains ont pu faire un travail formidable, en s’appuyant notamment sur des éléments favorables du dossier et des attestations. La cohésion entre le discours psychiatrique que je connais et le discours juridique des avocats auxquels j’ai affaire a permis de mettre en œuvre des complémentarités pour sortir des gens de situation de harcèlement moral, désormais dans cette même optique il y a tout un travail d’information et de pédagogie à faire sur la psychologie de l’enfant et sur le harcèlement institutionnel. Mais qui va prendre le risque de le faire ? Moi je suis prêt à le faire mais je suis pas sûr qu’il y ait beaucoup d’auditeurs qui aient envie d’entendre ce que j’ai à dire.

CEDIF : Qu’est ce qui vous motive.

Docteur OG:  Le chant des partisans.

CEDIF : Vous pourrez alors comptez sur nous pour participer à ce travail ne serait-ce que concernant la mise en évidence du harcèlement institutionnel contre les familles. Nous vous remercions de cet entretien très constructif.

Dans un précédent volet consacré à l’internement psychiatrique nous avions parlé du cas de Madame Valérie Dubois, victime d’un internement psychiatrique abusif qui a pu la séparer de ses enfants. Si depuis, cet internement  abusif a bien été reconnu comme tel par la justice, les enfants pleurent encore pour retrouver leur maman !

L’internement psychiatrique à la demande d’un tiers n’est pas sans poser de graves problèmes, sous le titre « L’arme de l’internement  » nous abordons ici un autre terrible cas.

L’odeur du sang dans le marigot

Jean-Louis Caccomo enseigne à l’université de Perpignan, il n’y a pas que des amis : le milieu peut être rudes et les places sont convoitées.

Jean-Louis Caccomo

Jean-Louis Caccomo

Jean-Louis a aussi une faiblesse : il vit une séparation, puis un divorce difficile pour un père de famille. Il a du mal à se relever de cette épreuve qui s’ajoute à d’autres liées à une cabale dans son environnement professionnel. Sa famille en avait déjà souffert, les ennuis s’accumulant il entre en dépression et au centre hospitalier de Thuir.

Une hospitalisation pour dépression, voila qui fait jaser, mais Jean-Louis Caccomo réintègre ses fonctions, se remet. Qu’à cela ne tienne, on ne l’oublie pas.

Le 14 février 2013, le président de l’université de Perpignan, employeur de Jean-Louis Caccomo demande l’internement psychiatrique selon la procédure d’urgence sur la foi d’un seul certificat médical établi en dehors de la présence de l’intéressé et rédigé par un médecin exerçant dans l’établissement d’internement. Le procédé est pour le moins discutable, le code de la santé publique prévoit effectivement que l’on ne peut interner sans garanties supplémentaires faute de quoi on parlerait d’internement abusif…

Nid de coucous

Qu’à cela ne tienne, l’enseignant gêneur commence une traversée de l’enfer qui va durer plus de 15 mois. Il y perdra une grande partie de sa dentition, tous ses ongles, sombrera dans un état d’abrutissement à coup de psychotropes, menacé d’électrochocs, avec pour corolaire un syndrome de fatigue chronique.

Pendant tout ce temps il ne pourra assumer ses obligations de père, exposant son ex-femme à une situation difficile, son fils Tom subira de plein fouet la situation de son père. On parlera en mal de son papa à l’école, du statut de brillant élève Tom décroche, il rate son bac et se fait suivre par un pédopsychiatre. Il en faut à peine plus pour que les sévices sociaux s’en mêlent.

Il paraît que l’on ne doit pas attenter à la dignité du patient, enfin c’est ce que dit encore le code de la santé publique, il paraît même que l’on doit l’associer aux décisions qui le concernent, et pour le moins lui notifier les maintiens en internement ainsi que ses droits. Les textes sont si beaux qu’ils nous en feraient oublier l’arbitraire des pratiques.

Comme le premier François Hollande venu …

Et pourtant, un mois après son internement, Jean-Louis, avait un bon rapport pour un économiste déséquilibré : 

« On ne note pas de préoccupation délirante, de fuite des idées, de versatilité de l’humeur, de débordement instinctuel. Son humeur est syntone, son comportement adapté, sans composante ludique ou trouble du sommeil signalé. Son autocritique est de bonne qualité : le trouble à l’origine de l’hospitalisation ne semble plus être présent.

La patient est à même de soutenir un échange verbal de bonne qualité ». 

Bon, le problème quand même c’est que Jean-Louis s’est ouvert sincèrement comme le premier François Hollande venu qui nous prétendrait être président de la république » :

«  il serait en train d’écrire un livre et il s’était engagé à être présent à trois congrès. Il dit avoir été nommé aux relations internationales et avoir passé des conventions avec des universités au Maroc, Thaïlande et Mexique. » 

fouLe juge des libertés considèrera donc qu’il « présente toujours, au sens de l’article L3212-1 du CSP, des troubles mentaux qui rendent impossible un consentement authentique et suffisant de sa part aux soins immédiats ». 

Revoila donc Jean-Louis maintenu en internement, sauf qu’il était bien invité a des congrès savant, qu’il a bien depuis sorti un nouveau livre et qu’il enseigne aussi auprès d’universités étrangères ! 

Il ne réussira à s’en sortir, enfin le croit-il, que par un transfert de l’hôpital de Thuir à une clinique spécialisée de Montpellier qui parviendra à le remettre sur pieds en mois de trois mois, le rendant à la liberté le 20 juin 2014. Mais si la clinique a travaillé correctement, il faut aussi noter qu’elle ne l’a pas fait dans le cadre de l’internement psychiatrique. En effet, Jean-Louis n’avait jamais été informé que l’acceptation du transfert n’était que la conséquence de la levée de l’internement. Pendant presque trois mois il s’est donc cru interné alors qu’il ne l’était plus !

Le partage des dépouilles

Jean-Louis Caccomo attaque ensuite les responsables de sa situation, d’abord l’hôpital en mettant en avant le fait que la décision d’hospitalisation était absente de son dossier médical et que le président de l’université n’avait pas qualité à demander un internement psychiatrique puisqu’il ne saurait prétendre agir dans l’intérêt de son personnel. D’ailleurs cet internement a été justifié par le président de l’université au nom d’un principe de précaution ! Allez comprendre …

À moins qu’il ne s’agisse de prémunir de futurs étudiants d’une crise de lucidité face à un enseognant dont, à y regarder de plus près, les cours ne donnent pas dans l’idôlatrie de l’État ?

Il est vrai qu’en son absence, les responsabilités exercées par Jean-Louis ont été réattribuées. Ainsi il perd la responsabilité pédagogique du Master Finance qu’il avait créé, celle de responsable des relations internationales de l’institut d’administration des entreprises.

Lorsqu’il réclamera que ses responsabilités lui soient rendues, il retrouvera de bon matin au pas de sa porte les infirmiers prêts à l’interner à nouveau.

Un enseignant selon notre cœur

Jean-Louis a pu faire échec à cette tentative d’internement, mais combien de temps résistera-t-il ?

En suivant de plus près sa situation et ses déconvenues antérieures à sa séparation, on trouve bien des éléments qui ne doivent pas être écartés de la compréhension de l’acharnement qu’il subit.

Ainsi, depuis 18 ans, Jean-Louis Caccomo est maître de conférences en sciences économiques à l’université de Perpignan.

C’est un enseignant selon notre cœur puisqu’il n’est pas de ces propagandistes labellisés professeurs qui prêche que toute intervention publique participe à la réalisation de l’intérêt général. Il n’a jamais administré ce venin qui fait que la plupart des familles détruites par l’État ont cru pouvoir compter sur l’aide et l’honnêteté de fonctionnaires du social.

Non, Jean-Louis a écrit et milité pour les libertés individuelles, il a mis en cause l’étatiquement –politiquement correct démontrant dans ses recherches le caractère nuisible de l’interventionnisme d’État, dénonçant l’aliénation par l’Etat Providence. Il nous a rejoint dans notre défense immodérée de la famille à travers le principe de subsidiarité.

Une pétition pour briser une carrière

De telles positions lui ont valu de nombreuses inimitiés et à rebours toute notre amitié et soutien.

Ainsi, bien placé pour l’agrégation des universités de 2004, Jean-Louis et d’autres enseignants aussi bien inspirés que lui, avaient fait l’objet d’une campagne de dénonciation organisée par d’autres enseignants. Une lettre ouverte de François Legendre et Yannick L’Horty appelait à pétitionner contre des candidats à l’agrégation des universités dont la pensée serait vraiment trop insoutenable, pétition signée par de multiples enseignants et qui précisait :

La très laïque église de l'Etat Roi

Au nom de la très laïque église de l’Etat Roi, je vous le dis : celui qui ne croit pas en les vertus de l’Etat et de ses saintes intentions, celui-là ne saurait être des nôtres.

« Les résultats de la première épreuve viennent d´être publiés. A l´issue de cette épreuve sur travaux, où les candidats exposent leurs recherches devant le jury qui les interroge, il vient d´être arrêté une « liste des candidats autorisés à poursuivre le concours d´agrégation de science économique ».

Cette liste de 40 noms, sur 105 candidats, a été rendue publique le 5 février 2004 par le Ministère (15 postes sont attribués au concours cette année). Si le choix du président, puis celui du jury, a pu hier susciter l´émotion de quelques-uns et donner lieu au vote d´une motion défavorable du Conseil National des Universités, les résultats de l´épreuve sur travaux suscitent aujourd´hui une désapprobation générale. Il est apparu que le contenu des travaux de certains candidats retenus par le jury et leurs prises de position publique en tant qu´économistes méritaient d´être portés à la connaissance du plus grand nombre.

Il ne s´agit pas de discuter les décisions d´un jury évidemment souverain et désigné dans les règles par le Ministère. Il ne s´agit pas non plus de mettre en question l´agrégation qui demeure la modalité de recrutement privilégiée des professeurs de sciences économiques en France. Il s´agit simplement d´informer une fois encore pour qu´aucun ne puisse dire, dans quelques temps, « je ne savais pas » et pour que chacun puisse agir en conscience et en fonction de ce qu´il souhaite vraiment pour l´avenir de notre discipline.  Toutes les informations de ce dossier sont publiques et disponibles sur Internet, les sources ont été systématiquement précisées et sont accessibles par CTRL + clic. Ces informations n´ont fait l´objet d´aucune manipulation, elles sont fidèles à ce qui a été publié par les institutions et les personnes qui les mettent en lignes. Ce dossier d´information a été constitué par un collectif d´enseignants d´économie dans le but de préparer une prise de position collective de l´ensemble de la profession. »

Des dénonciations continuent donc avec la mise en cause des travaux et activités scientifiques de Jean-Louis Caccomo ainsi que d’autres professeurs candidats, on peut lire ainsi :

« Quatre sur sept appartiennent à la société du Mont Pèlerin, fondée par Friedrich Hayek, dont les membres trouvent « dangereux l´expansion des gouvernements, et pas seulement dans le domaine de la protection sociale ». 

Des économistes qui trouvent « dangereux l’expansion des gouvernements » ne seraient donc pas dignes de détenir une agrégation des universités ? Pourtant, dans notre combat au nom des familles, nous démontrons par des exemples multiples les destructions organisés par les sévices sociaux. Cette dénonciation serait donc blâmable, indigne d’universitaires, le résultat de cerveaux déséquilibrés ?

Plus loin il est dénoncé le fait que :

« Trois membres sur sept ont participé à la conférence pour le 200ème anniversaire de la naissance de Frédéric Bastiat, organisé par les cercles Frédéric Bastiat, créés par l´ALEPS »

Frédéric Bastiat est, précisons le, un des plus grand économistes français, il a démystifié le rôle de l’État et démontré que les fonctionnaires recherchent d’abord leur propre intérêt sous couvert de prétendre servir l’intérêt de leurs administrés. Nous ne cessons au CEDIF d’ouvrir les yeux des familles sur les véritables motifs d’intervention de l’ASE : multiplier les budgets et créer des postes au prix de placements injustifiés. Sommes-nous pour cela de ces cerveaux dérangés ? Précisons aussi à nos lecteurs que parmi les participants à la conférence incriminée ci-dessus, s’il y avait bien Jean-Louis Caccomo, il y avait aussi le président du CEDIF !

Thinkcrime

Quant au dossier « à charge » de Jean-Louis Caccomo, il est mis à la disposition de ceux qui veulent bien le démolir, pourtant il ne se trouve rien dans ce dossier dont il aurait à pâlir : 

«Jean-Louis Caccomo

MCF à l´Université de Perpignan. Plusieurs publications dans des revues reconnues. Intervient avec P. Salin sur le site anti-pensée unique Conscience politique.org et publie de nombreux pamphlets dans action libérale.org et dans le quebecois libre. http://www.conscience-politique.org/economie.htm http://www.action-liberale.org/auteurs/Caccomo.html http://www.quebecoislibre.org/apcaccomo.htm » 

Non vraiment rien dont il aurait à pâlir, d’autant que l’on retouve sur le Québécois Libre des articles écrits par le président du CEDIF avant et après la création de notre comité donc, en partie, en défense des positions profamille.

Des extraits d’articles publiés en anglais par Jean-Louis Caccomo sont exposés pour critique, prenons la peine de traduire :

« La tendance à confondre la rhétorique du racisme et de l’exclusion avec celle du marché libre constitue une signe dérangeant d’une profonde régression intellectuelle et d’une manipulation mentale. La morale et la philosophie du marché n’a rien à voir avec le culte d’un égoïsme aveugle, au contraire la morale du marché s’interdit de juger chaque individu en fonction de la couleur de sa peau, de son origine ethnique, de son milieu social ou de son sexe. Une société basée sur l’individualisme considère qu’avant d’être un homme ou une femme, un paysan ou un professeur, un noir ou un blanc, un col bleu ou un col blanc, nous sommes des indidus à part entière. »

Quel crime d’avoir dit une chose pareille, et pourtant nous nous inscrivons dans cet écrit de Jean-Louis Caccomo en ajoutant pour paraphraser le penseur Max Stirner :

« Si quelqu’un voit en nous autre chose que des hommes, nous ne le regarderons pas non plus comme tel, mais comme un monstre et le traiterons pareillement. »

Nous sommes des hommes, plus exactement des individus, nous sommes une fin en nous même et non pas des moyens au service des intérêts de quelques-uns.

Nos enfants ne sont pas des moyens aux fins de promotion sociale ou de création d’emplois pour travailleurs sociaux. Et nous appelons « monstres » ceux qui osent nous traiter comme leur bétail en prétextant d’une mission de sévice public.

Il faudra bien que certains nous dénoncent aussi pour oser le dire, pour réaffirmer ainsi tout ce qui est dans notre manifeste.

Le déshonneur de toute une profession 

Jean-Louis Caccomo sera particulièrement affecté par ces attaques dont il prendra connaissance deux jours avant de passer l’examen de leçon d’économie générale. Il était alors prêt à tout abandonner sachant que la chasse aux candidats de sa sensibilité était lancée, mais il ne pouvait pas répondre aux attaques et aux provocations tenu à la réserve en tant que candidat. Il ne savait pas encore jusqu’à quel point les attaques vont prospérer. Mais déjà les media mainstream, Le Monde, Libération et … Charlie Hebdo vont participer à la curée.

Les défenseurs de l’infaillibilité de l’État et de la vertu du sévice public ont alors triomphé, ils ont pu déstabiliser un jury qui n’était, pas acquis à ses thèses. Jean-Louis Caccomo ne sera pas reçu à l’agrégation des universités en dépit du fait que ses compétences sont bien au-delà de nombres d’économistes reçus. Enfin, économistes, on se comprend, considérant les thèses étatistes propagées…

Nous sommes en 2004, Jean-Louis Caccomo restera donc maître de conférence, à ce jour il ne sera jamais professeur des universités françaises (et c’est tout à son honneur) en dépit de ses nombreuses initiatives et responsabilités auprès d’universités étrangères moins sectaires.

Oubliez moi !

Le concours passé, il ne se privera tout de même pas d’écrire aux pétitionnaires :

« (…)°Quel fut mon crime en me présentant à ce concours ? De ne pas avoir les mêmes convictions que les vôtres ?

C’est vrai que la diversité et la liberté de penser est néfaste à l’avancée de la recherche dans le secteur public. Je vous suggère de faire exécuter tous les individus qui osent avoir une opinion personnelle. D’ailleurs, telle n’est pas votre fonction dans les instances universitaires ?  

Maintenant que vous avez contribué à détruire ma carrière, je vous suggère de m’oublier. »

La suite des évènements montre qu’une telle suggestion n’a pas été suivie.

Un double infanticide n’a pas été évité !

La presse Suisse s’est fait dernièrement l’écho d’une terrible affaire de double infanticide par étouffement le 1er janvier 2015 à Flaach, dans le canton de Zürich.

L’affaire commence le 4 novembre 2014, Mike, le père est mis en examen pour escroquerie sur Internet, les époux sont emmenés par police et la KESB (autorité cantonale de protection) de Winterthur a déjà réservé deux places dans un foyer pour enfant.

Les grands-parents pouvaient sauver leur famille

Les grands-parents pouvaient sauver leur famille

Choqué de l’enlèvement subit de leurs petits enfants, Björn, 49 ans, et Christine K, 50 ans, réclament à cor et à cri Nicolas, 5 ans, et Alessia, 2 ans, qui disposent d’une chambre chez papy et mamie. Mais la KESB ne leur a même pas répondu.

La mère, Natalie, 27 ans, est remise en liberté quelques jours après avoie été entendue sur des faits qui ne la concernaient pas. Elle propose que les enfants puissent revenir définitivement en proposant que les enfants soient d’abord hébergés chez leurs grands-parents, la KESB refuse le 23 décembre et lui permet par contre d’accueillir ses deux enfants pour les vacances Noël en dépit de son état dépressif extrême. 

C’est dans ce contexte qu’elle commet cet acte impardonnable sur ses deux enfants. Avant de commettre ce terrible crime, de tenter de se suicider et d’être placée consécutivement dans un asile psychiatrique, elle s’était plainte par mail auprès de différentes rédactions de l’attitude de l’autorité cantonale de protection des enfants de Zürich (KESB).

Les grands-parents accusent la KESB d’avoir envoyé les enfants à la mort

Fermés pendant les vacances, les sévices de protection de l’enfance n’auraient rien pu ou voulu faire pour sauver les enfants puisqu’ils avaient déjà scellé leur terrible sort en refusant de les remettre à leur grands-parents.

Leur papy et leur mamy ont donc accusé la KESB d’avoir envoyé leurs petits-enfants à la mort. 

L’émoi au sein de la population est très fort d’autant que ce ne sont pas là les premiers forfaits commis par l’autorité dite de protection de l’enfance. 

La KESB n’est connu que par le prisme des scandales

Comme le précise le Temps , «  la KESB n’est connue que par le prisme des scandales. », citant l’affaire de cette famille érythréenne de la ville d’Hagenbuch, dont l’ensemble des enfants avaient été mis en foyer, pour un prix «menaçant les finances de la commune», selon la maire, sachant que les contribuables du canton payaient aussi pour assurer les capacités de placement des foyers.

La KESB viole les droits d’une mère française

La KESB avait aussi fait l’objet en 2013 d’une plainte pour graves diffamations et complicité dans une rupture familiale préméditée. Le CEDIF avait d’ailleurs médiatisé cette affaire avant que la KESB ne fasse à nouveau la une des journaux. 

Les faits étaient alors qu’afin de protéger un français résidant suisse de poursuites pour non-représentation d’enfant, la KESB avait fait placer sa fille française sous curatelle.

Les moyens utilisés seront notamment des écrits lourdement diffamatoires et non exposés au contradictoire, ainsi qu’une expertise de complaisance. Expertise menée par une « psy » ne s’exprimant pas dans la même langue que sa patiente et ne pouvant donc matériellement réaliser le contenu tout aussi diffamatoire de son expertise.

À aucun moment la KESB ne tiendra compte d’éléments communiqués contre ses protégés, éléments attestant d’un danger qui pèse sur l’enfant, avec notamment de nombreux points envoyés par des associations de lutte anti-secte.

Le choix de l’arbitraire dans les méthodes
La curatrice nommée par la KESB n'a pas strictement rien fait : elle prive la mère de la présence de sa fille pour les fêtes de fin d'année et lui envoie une carte de voeux ! eeic

La curatrice nommée par la KESB n’a pas strictement rien fait : elle prive la mère de la présence de sa fille pour les fêtes de fin d’année et lui envoie une carte de voeux !

Le refus du contradictoire, l’utilisation d’expertise de complaisance, la diffamation et le parti pris sont des éléments  révélateur du choix de l’arbitraire dans les méthodes habituellement utilisés par la KESB. 

De tels procédés pourront justifier des fonctions de curatelle d’une travailleuse sociale payée par le contribuable suisse sans réaliser la moindre activité dans la mesure où son autorité ne sera jamais reconnue par la mère.

L’intervention de la KESB ne se justifiera d’ailleurs à aucun instant si ce n’est par les amitiés de l’épouse du géniteur, laquelle se fera même passer pour une fonctionnaire locale par voie d’e-mails non signés sans que la KESB n’y trouve à redire. Pourtant l’identification de la « corbeau » ne laissait aucun doute puisque celle-ci était identifiée par une adresse IP qu’elle utilisait habituellement.

Dans cette affaire Martina Bänzigez, puis Peter Nussberger pour la KESB refuseront de communiquer des pièces remise par la partie adversaire dont vraisemblablement de nombreux faux, les autorités de la transparence de Zürich n’obtiendront pas davantage cette communication !

Ingérence dans une procédure judiciaire française

La KESB, mettra aussi en échec la condamnation du géniteur français, les services suisses de la justice ayant fait savoir  aux autorités judiciaires françaises qu’ils n’appliqueraient pas la moindre condamnation prononcée lors de l’audience en correctionnel de leur protégé français.

La KESB s’investira activement en défense du géniteur poursuivi en lui transmettant l’intégralité des correspondances de la mère, du beau-père, ainsi que les quelques réponses de la KESB à la mère et au beau-père, portant ainsi atteinte au secret des correspondances et transmettant des pièces qui ne le concernaient pas.

Priée de s’expliquer sur ces fuites, Martina Bäezinger refusera toute réponse, il en ira de même pour les services de la KESB mais aussi pour les autorités judiciaires du canton qui soutiendront sans faille les multiples actes délictueux perpétrés par la KESB jusqu’à le signifier au plaignant français par les voies internationales en vigueur en décembre 2013.

Avec toute l’arrogance et le triomphe malsain du fonctionnaire qui aime à nuire, Peter Nussberger écrira ensuite tout personnellement à la mère de l’enfant enlevé pour lui dire que sa fille ne souhaitait pas la rencontrer, écrivant habituellement en allemand, langue que ne parle pas la maman, il mettra tout le soin nécessaire à écrire en français :  » je ne veux pas te voir ni venir te voir ».

KESBnuss

Arrogance et aveuglement partial 

La KESB fait preuve d’arrogance, c’est dit, de partialité, c’est aussi dit. Mais cette partialité peut aller jusqu’à l’aveuglement.

C’est le cas dans l’effroyable affaire dit de Bonstetten : l’autorité de tutelle avait confié un enfant à son père, Gustav G alors que ce dernier avait auparavant tenté de tuer Reto, 13 ans, son premier fils, le 6 septembre 1990.

Il l’avait alors frappé puis étranglé avant de le précipiter dans un gouffre de 30 mètres de profondeur et de le laisser pour mort. L’adolescent avait été miraculeusement retrouvé encore en vie par la police 18 heures après, il s’en sortira mais avec de lourdes séquelles physiques et psychologiques.

Pour cela le géniteur avait fait l’objet d’un condamnation pénale de 8 ans, assortie d’une thérapie et son geste était expliqué par la douleur de la l’annonce de la volonté de divorcer de son épouse Martha. En décembre 1999, il est mis en liberté conditionnelle. Il refait sa vie avec la naissance d’un nouvel enfant, mais le couple se sépare…

Pas de problème, le géniteur serait guéri grâce à sa thérapie, la KESB ne rendra donc pas à la mère l’expertise qui considérait comme important le danger de « rechute ». Oui, dans un même contexte de séparation propice à un passage à l’acte, la KESB a pris la décision de placer Florian sous tutelle et d’en remettre la garde à un déséquilibré aux pulsions infanticides.

C’est  bien ce qui s’est passé la KESB a remis la garde d’un enfant à un homme déjà condamné pour tentative d’infanticide ! Ceci alors que Reto, 32 ans, son premier fils, avait mis en garde les services de protection de l’enfance contre les conséquences d’une telle décision. Reto n’avait fait face qu’à l’indifférence des services de la KESB.

L’inévitable était pourtant prévisible !

Le 26 février 2010, le géniteur étouffera son fils le jour de son cinquième anniversaire avec un coussin dans une chambre d’hôtel de Winterthur.

Il est à préciser que Marcia, la mère de l’enfant, est de nationalité brésilienne et, comme pour l’affaire d’enlèvement international d’enfant citée plus haut, il s’agissait là d’abord de maintenir l’enfant sur le territoire suisse … quitte à ce qu’il réside dans un cercueil ! 

En souvenir du petit Florian remis par la KESB à la garde de son père

En souvenir du petit Florian remis par la KESB à la garde de son père

Michael Handel de l’association « Kinder ohne Rechte » (des enfants sans droits) a clairement accusé les services de la KESB d’avoir une responsabilité directe dans la mort de Florian. Il ajoute que tant que des services publics pourront décider de la vie d’enfant dans l’impunité face aux conséquences des choix réalisés, de telles situations se reproduiront.

La KESB dans le déni

 Que la KESB soit dans l’impunité relève de l’évidence et aujourd’hui elle doit rendre des comptes.

La population Suisse a aussi tiré cette conclusion et manifesté son étonnement et sa colère.

En réponse les fonctionnaires de la KESB n’ont rien trouvé de mieux que de se victimiser et de mettre la police sur la piste de citoyens suisses qui les auraient menacés de mort sur des réseaux sociaux. Une arrestation est d’ailleurs annoncée.

L’écran de fumée est prétexte à une protection policière.

Les sévices sociaux locaux en rajoutent encore une couche en annulant leur conférence de presse de peur de réaction de la population. Ils refusent désormais de faire toute déclaration aux media non sans avoir eu l’audace de commencer à communiquer en se plaignant de réductions budgétaires les obligeant à fermer leurs bureaux !

Nous sommes malheureusement accoutumés à de telles indécences par les déclarations habituelles des services de la protection de l’enfance lorsque décèdent leurs « protégés ».

Le peuple Suisse doit se prononcer

Face à de telles ratées qui ne sont certes pas isolées, Barbara Steinemann de l’UDC réclame la dissolution du KESB et le conseiller national UDC Alfred Heer envisage des poursuites contre les responsables.

Madame Steinmann sait d’ailleurs de quoi elle parle pour avoir eu souvent affaire à la KESB dont elle dénonce comme nous « l’incroyable arrogance » ainsi que ses méthodes de terreur à l’égard des autorités communales. Elle dit justement que les enfants ont été placés dans un foyer pour créer des emplois de travailleurs sociaux, l’industrie du social se nourrit bien des enfants alors qu’il faudrait envisager en priorité un placement au sein de la famille élargie…

Une votation pourrait donc effectivement être organisée afin de priver la KESB d’une partie de ses prérogatives, l’initiative est examinée par Pirmin Schwander de l’UDC et Zoë Jenny, activiste d’une juste cause.

Nous ne pouvons que souhaiter pour le CEDIF la dissolution du KESB et des poursuites pénales contre les responsables, nous nous tenons également à disposition pour tous témoignages relativement à l’enlèvement international d’enfant que nous avons pu suivre par le détail.

Le dérive des familles anticipée par Tocqueville

Le dérive des familles anticipée par Tocqueville

La banalisation des mesures éducatives est permise par la loi

Un article de la Dépêche nous avait été signalé comme digne d’intérêt en ce qu’il illustre la banalisation de la mise en place de mesures éducatives depuis quelques années. Une banalisation que permet notamment la loi de 2007 étendant le spectre d’intervention des services de la protection de l’enfance.

L’article en question donne la parole à la juge des enfants d’Albi, Madame Ratinaud, appelée à commenter le phénomène de forte croissance du nombre de dossiers judiciaires qui lui était soumis (pas moins de 45 % de hausse en deux ans). Une explosion qui ne tient pas compte de la multiplication des mesures administratives mises en place directement par l’ASE avec l’accord des parents, mais voila c’est là une toute autre affaire sur laquelle il y aurait beaucoup à dire.

Ainsi rien que pour 2013, plus de 500 dossiers relatifs à des mineurs en danger sont passés par la juge des enfants d’Albi dont les 4/5ème ne relèvent pas de faits de délinquance, mais de signalements émanant bien souvent d’assistantes sociales, de l’éducation nationale, de l’entourage.

Contrairement à ce que l’on peut penser à travers les messages habituellement véhiculés par les travailleurs sociaux et les media complaisants, ces enfants en proie à des mesures judiciaires ne sont pas, pour la plupart, des enfants martyrs. En décortiquant un rapport de l’ONED nous avions bien mis ce fait en évidence, mais cela passe mieux dans les journaux  quand c’est la juge qui le dit :

 « .La maltraitance physique, heureusement reste minoritaire. On a surtout des cas de carences éducatives, des parents qui n’arrivent pas à donner un cadre à leurs enfants et du coup ils font des bêtises à l’école. Le juge des enfants est également de plus en plus sollicité après les séparations, avec des enfants qui sont parfois pris en otage dans les conflits des parents et ce sont les mineurs qui «trinquent». »

Évidemment la notion de cadre éducatif est subjective et à contextualiser puisqu’un parent qui a des difficultés à imposer des limites sera étiqueté comme «défaillant ou incapable de cadrer », alors que celui qui a fixé des règles sera alors mis sur la sellette comme « psycho-rigide » voire maltraitant ne serait-ce que psychologiquement.

Une loi qui profite de la déresponsabilisation des parents pour porter des coups inouïs à l’institution familiale

Le flou qui prévaut en ce qui concerne le « bon cadrage » et la multiplication des champs d’intervention de l’ASE semble donc bien expliquer que de plus en plus de familles soient dans le collimateur.

La faute en incombre à l’interventionnisme des travailleurs sociaux désireux de justifier leurs postes et budgets, mais les parents déresponsabilisés sont aussi en partie responsables de cette situation. En effet, dupes le plus souvent, ils accepteront une mesure administrative qui se transformera en mesure judiciaire dès qu’ils n’y adhèrent plus. De surcroît, la conflictualité parentale notamment lors de divorce, donne l’occasion de règlements de compte pour des questions de résidence, de pensions alimentaires, ou d’ego en souffrance.

Cependant il y a pire et nous donnerons le mot de la fin à la juge qui a bien pris conscience d’une réalité sociologique terrible :

« Mais il y a également plus de signalements. À une certaine époque, ces problèmes restaient dans le huis clos familial mais aujourd’hui la société saisit plus facilement le juge pour régler les conflits familiaux. »

C’est bien sur ce point que le rôle de l’ASE révèle un profond malaise dans notre société : la déresponsabilisation de la famille qui abdique ses prérogatives au bénéfice de l’État.  Nous avons fait ce constat il y a longtemps en reprennant l’incontournable analyse de Tocqueville.

Combattre la déresponsabilisation des familles voila bien le coeur de l’action du CEDIF.

La terreur à l’ordre du jour 

Sur les deux cent années d’existence de la psychiatrie, on peut bien compter deux cent années de dérives criminelles et d’exactions au nom d’une volonté de classifier les hommes entre d’un côté des esprits dénués de toute « anomalie » et de l’autres des « tarés» dont il conviendrait de débarrasser l’humanité.

Le positivisme en vogue à l’époque considérait que les « fous » avaient le cerveau dérangé et devaient se faire soigner par des électrochocs, ainsi que par la terreur des mauvais traitements qui leur étaient infligés : « La terreur a un effet très puissants sur le corps, par l’intermédiaire de l’esprit, et devrait être utilisée dans le traitement de la folie » selon les propos de  Benjamin Rush, psychiatre.

Ainsi, au nom de cette « pseudo-science », des tortures inouïes seront infligées à des enfants, à des « agités », des « débiles ». Les théories psychiatriques les plus invraisemblables verront le jour sous l’égide de praticiens épris de notoriété, et dont le nom atteint une postérité macabre.

Aucun fondement biologique ou physique ne fonde la psychiatrie, certes il existe les  neurosciences mais c’est là un tout autre domaine.

La « normalisation » totalitaire a trouvé son arme

Les régimes totalitaires vont donc s’emparer de la psychiatrie tout comme la psychiatrie peut les inspirer. Mais l’eugénisme n’a pas attendu Hitler pour se développer puisque cette « science » est née en 1863 au Royaume-Uni.

Son inventeur, Galton, l’a défini comme la discipline qui vise à faire apparaître chez l’homme des caractéristiques désirables et à en éliminer d’autres par l’élevage de la race humaine. Il s’agit donc d’empêcher les sujets « tarés » de se reproduire. Parmi ces « tarés » : les malades mentaux puisque cette maladie était considérée comme héréditaire. La notion d’hygiène raciale est alors développée par les psychiatres eugénistes. Le docteur Plotz en Allemagne proposait dès le début du vingtième siècle d’éliminer les enfants malades et faibles au nom de la santé raciale, le docteur Hoche écrira en 1920 un livre qui propose de supprimer toute vie sans valeur et publie la liste des maladies mentales qu’il considère incurables.

La Scandinavie et les États-Unis sont touchés, ainsi que la France, la Suisse, puis l’URSS, des  lois y autorisent la stérilisation des faibles d’esprit. L’abolition de la stérilisation en Suède ne date que de 1976, elle est encore pratiquée légalement en Chine et au Pérou, illégalement ailleurs !

Les menées nazies permettant une véritable épuration du « peuple allemand » n’apparaissent donc pas dans un contexte isolé, mais la barbarie va franchir un cap en instituant des camps d’extermination des « tarés ». D’abord ce sont des enfants internés qu’ils laissent mourir de faim puis 30 centres d’extermination pour enfants par injection ou aux gaz sont créés en Allemagne. Le programme était dirigé par un pédopsychiatre. L’Aktion T4 est alors lancée :  il s’agit d’euthanasier tous les malades mentaux.

Simultanément sont menées de terribles expériences pseudo-scientifiques sur les limites du potentiel humain en terme notamment de souffrance et au service de la manipulation et du conditionnement.

Toutes ces expériences ont été réalisées à leur demande par des psychiatres à qui sera délégué le pouvoir de décider de qui doit vivre et de qui doit mourir sans jamais rencontrer leur « patients » mais en fonction de rapports établis par des sévices sociaux. Les rares qui ont refusé de se prêter à ces tortures n’ont pas été sanctionnés, et pourtant peu se sont abstenus… Parmi les psychiatres qui ont décidés de la mort de « patients », trois ont occupé successivement les postes de présidents de l’association de psychiatrie allemande après la guerre !

En URSS, le psychiatrie va aussi expérimenter les méthodes de conditionnement psychologiques dès l’accession au pouvoir de Lénine. Expériences qui se poursuivront dans le but de normaliser les opposants puisque l’opposition au communisme devient une maladie mentale qualifiée de « schizophrénie torpide » et dont les symptômes sont un « comportement antisocial, de l’agressivité, un délire interprétatif et une perte du sentiment civique ». Diagnostic qui permet un enfermement sans procès et à durée illimitée. Outre l’habituel assommoir médicamenteux (médicamentaux ?), les opposants politiques subissent des expérimentations sur l’isolement sensoriel et sont soumis au sadisme de droit communs triés sur le volet pour jouer le rôle d’infirmiers auxiliaires. Une dénonciation de ces pratiques aura lieu devant les instances psychiatriques internationales, sans le moindre succès !

Nombreux sont donc les psychiatres qui feront de leurs pratiques non un instrument de guérison de maladies imaginaires, mais un outil de coercition engendrant le règne de la terreur et de la souffrance.

Des témoignages accablants 

Des témoignages sont livrés dans ce reportage, celui notamment d’un prêtre qui a vécu son enfance dans l’asile psychiatrique pour garçonnets de Niedermarsberg en Allemagne. Un lieu sinistre où des années 1950 à 1970, des enfants ont subi le pire dont des sévices sexuels et un conditionnement par des drogues qui en a tué un certain nombre. Les parents ne pouvaient pas les sauver, ils n’avaient pas le droit de leur parler ou les enfants étaient placés sous visite très médiatisée, menacé s’ils libéraient leur parole de terribles châtiments corporels et psychiques, dont des électrochocs. Le prêtre qui témoigne est certain que ces traitements relevaient d’expériences réalisées dans un but qu’il ne connait pas.

Mais rien n’a changé, comme nous le voyons dans ce reportage les soins administrés à nos enfants relèvent de la maltraitance réelle : contention, isolement, injures, coups, surdosages médicamenteux, électrochocs. De tels traitements, notamment en Allemagne, en Suisse, sont appliqués sur de jeunes enfants en parfaite santé mentale … auparavant. Des enfants sont torturés par d’autres enfants sous le regard des éducateurs, comme dans l’exemple du jeune Cem que l’on voit dans le reportage….

Des pathologies créées de toutes pièces

Se ramifiant sans cesse, la psychiatrie a investi tous les milieux pour y asseoir une certaine légitimité. Psychiatre du travail, scolaire, familial.

Les armes ne varient pas, du châtiment corporel à la stérilisation forcée ; le recours aux électrochocs rebaptisés sismothérapie puis électroconvulsivothérapie, les camisoles chimiques par médicaments interposés font des ravages et nourrissent un gigantesque marché étatico-médical.

De nouvelles maladies psychiques apparaissent en permanence.

Nous sommes désormais tous touchés, affligés d’un trouble susceptible de nous transformer en clients fidélisés par des drogues addictives nous maintenant dans le mal-être, nous poussons au crime ou au suicide, ou encore à l’asile d’aliénés.

Élargissant son champ d’application, la psychiatrie se met désormais au service de la justice et des services sociaux, semant le désastre dans nos famille.

Les enfants, diagnostiqués de plus en plus tôt, semblent tous manifester des comportements considérés comme désadaptés.

Le pédopsychiatre américain Leon Eisenberg transformera l’agitation des enfants en un «trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ». Peu avant sa mort Eisenberg dira s’être trompé, que ce fameux trouble n’existait pas. Trop tard, l’appareil étatico-médical s’en était emparé aux fins d’écouler des psychotropes, tels que la ritaline ou le méthylphénidate, auprès d’enfants diagnostiqués TDAH, ils sont alors plongés dans la dépendance médicamenteuse, n’arrivent plus à réfléchir, souffrent de dépression, de sautes d’humeur .

Ce traitement constitue un dommage en lui-même de par ses effets catastrophiques sur l’apprentissage scolaire et la vie quotidienne. Vingt millions d’enfants dans le monde seraient à ce jour médicamentés de la sorte.

Aujourd’hui tout enfant un peu turbulent, ou au contraire trop réservé ou peureux, qui sort donc des « normes » établies, est considéré comme « anormal », voire dangereux ou souffrant de mise en danger ou maltraitances de la part de ses parents.

Dans certains pays, notamment l’Allemagne, le refus des parents de soumettre leur enfant à ces soins inutiles et dangereux, entraîne le placement d’office manu militari, ce qui démontre bien le but coercitif  du mariage protection de l’enfance/psychiatrie, tout ceci bien sûr en violation totale des droits et lois.

L’actrice américaine Audra McDonald, citée par le Time du 23 juin 2014, remercie ses parents d’avoir désobéi aux médecins en refusant de traiter son « hyperactivité » lors de la remise de sa récompense en tant que meilleure actrice de l’année. On comprend toute la portée de telles paroles…

La collusion avec les sévices sociaux

Heureusement Audra n’a pas été enlevée à ses parents, mais en Belgique, en Allemagne c’est souvent le cas pour refus de se soumettre à des traitements non seulement inutiles mais nuisibles.

Le reportage parle de l’affaire Jana, 13 ans, sa maman fera l’erreur d’une consultation psychologique. En suite de quoi, le Jugendamt (ASE allemand), demande le placement dans un établissement psychiatrique. La mère est mise dans l’obligation de faire interner sa fille. Là l’adolescente est maltraitée, marquée par des coups et isolée pour que la mère ne puisse s’en rendre compte. Les visites sont suspendues pour cause de crise de « schizophrénie paranoïaque ». Jana est droguée de force et mise dans l’incapacité de contrôler son corps par suite des psychotropes administrés. La mère et la grand-mère vont retrouver une épave de fille, alors qu’elle était en pleine santé avant son placement.

Alors que les visites reprennent, Jana est dans un état second, en surdose médicamenteuse, elle ne parvient pas à révéler ce qu’elle subit à sa  mère ou alors par bribes, elle se scarifie même sous l’emprise des drogues. C’est suffisant pour inquiéter l’hôpital : un contrat est alors proposé à la maman, il précise que si Jana se plaint encore elle aura un carton jaune, si elle continue ce sera un carton rouge et que les visites seront annulées. Puis la garde chiourme menace, si le contrat n’est pas signé, la mère perdra la garde de sa fille. Elle refusa et trois jour après la justice lui a retiré son autorité parentale.

Par représailles après l’interview Jana sera kidnappée par les services judiciaire allemand avec interdiction de voir sa famille. Un psychologue qui dénonçait aussi de telles pratiques a subi en représailles des menaces d’enlèvement sur son fils !

Si Jana a pu se montrer forte et hurler sa volonté de revenir, d’autres enfants vont développer des troubles affectifs et physiques à long terme, aux conséquences parfois mortelles (atteintes organiques graves dues aux psychotropes, troubles morbides, suicide), et dans le meilleur des cas, habilement manipulés et torturés, ils seront conditionnés à faire le deuil de leurs parents. Leur ressenti d’abandon et la persuasion quant au caractère nocif de leurs parents les éloignera de leurs seuls soutiens.

La mode de la « pathologie du lien »

La création de nouvelles pathologies à partir du vent donne un rôle incontournable à des psychiatres et leur permet d’intervenir dans les familles. Quand ce ne sont pas les enfants qui sont malade, ce peut être les parents. La théorie actuellement en vogue sur les parents nocifs est une de ces constructions qui ne repose sur rien.

Là aussi le diagnostic sera établi par un « spécialiste » missionné par un de ces juges des enfants qui font de plus en plus appel à leurs « expertises », quelquefois pour entériner des prédiagnostics destructifs… Le spécialiste ne se privera pas d’aller dans le sens qu’on lui indique en lui donnant un fondement psychiatrique. Il peut même avoir été briefé avant que  vous ne le rencontriez, d’ailleurs il vous connaît déjà (ou le croît-il) à travers les rapports rédigés par les sévices sociaux de l’ASE.

Eh oui, sinon comment voulez-vous qu’un individu, qui ne vous connaît pas puisse, en quelques minutes poser un diagnostic objectif sur votre personne ?. Pour fonder son rapport dans l’état de choc qui est le votre, il saura vous pousser dans vos derniers retranchements, ses propos pourront être de nature extrêmement  pernicieuse. Il fera d’ailleurs lui-même les réponses, puisqu’il arrangera vos propos comme cela lui convient, pour justifier son diagnostic…..

Il est même possible d’analyser sans rencontrer la personne comme dans le cas de Feliz exposé dans le reportage, ou de Valérie Dubois en France.

De telles expertises peuvent mener à des conclusions dramatiques, fragilité des assises narcissiques, toxicité du lien … le protocole est dès lors en route, l’image de nuisible et d’individu pathologique et pathogène vous suivra tout le long de votre vie….. et de celle de votre  enfant.

La question soulevée ici, est celle-ci : l’ère du totalitarisme nazi ou communiste,, a-t-elle bien pris fin, ne sommes-nous pas toujours malgré les nombreuses déclarations de nos droits en tant qu’individus, les sujets de ces idéologies criminelles, sachant que la psychiatrie s’est répandue de par le monde comme une pandémie, avec ses évolutions dont on nous vante les mérites quotidiennement… évolutions fictives évidemment: absence totale d’éthique et non respect de l’individu, sont davantage encore sa signature, que la volonté d’assurer notre bien-être : le bien-être, n’est pas le fruit de l’internement abusif et de la surdose médicamenteuse…. 

Commentaires de Virginie Noroy et Xavier Collet

 

 « Si seul le citoyen soviétique qui baisse humblement la tête devant tout acte arbitraire d’un bureaucrate est considéré comme normal, alors je suis évidemment anormal. »

Général Piotr Grigorenko

La table ronde : une intelligence vachement artificielle.

La table ronde : une intelligence vachement artificielle.

La table ronde est désolée

Dans un premier volet nous vous avions déjà détaillé l’attitude tout à fait particulière de la commission relative aux internements administratifs

Rappelez vous la réponse qui avait été faite pour des demandes trop actuelle de familles brisées par les exactions des sévices sociaux suisses :

«   Merci pour votre courriel. Nous sommes désolés des épreuves que traverse la famille xxx. Le délégué aux victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance n’est malheureusement pas la bonne autorité pour traiter de votre cas. En effet, le délégué est l’interlocuteur pour toutes les personnes ayant fait l’objet de mesures de coercition dans la période allant jusqu’à 1981, date de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions du Code civil sur la privation de liberté à des fins d’assistance. La Table ronde, mise sur pied après la cérémonie de commémoration que vous évoquez, réalise un travail de mémoire sur le passé et n’émet pas de directives fédérales concernant les victimes actuelles de mesures de coercition (pour en savoir plus : www.fszm.ch). » 

Évidemment une telle réponse méritait une réplique qui a été adressée en lettre ouverte, nous ne pouvons que vous en restituer des extraits en insistant sur leur intérêt d’un point de vue qui relève de la sociologie de l’action publique, à ce titre, familles comme chercheurs ne pourront être qu’intéressés, concernés par les véritables motifs de la mise en place de la commission d’aide aux victimes de « mesures de coercition à des fins d’assistance ». 

Au CEDIF, nous avons bien compris que cette commission n’a qu’un but de propagande, celui de faire croire que l’État sait reconnaître et admettre ses erreurs, que les horreurs d’hier sont révolus. Mais tout cela relève du faux puisqu’il se révèle que la mauvaise foi fait partie prenante des sources de cette commission, lisez plutôt.

La barbarie sur enfants : c’est aussi maintenant ! 

« Au moment où vous m’écrivez, mon amie Madame Babel-Andrieux m’apprend que son fils souffre de l’apparition d’un neurofibrome sur une jambe qu’il croyait saine.

Son autre jambe était atteinte et ses parents ont pu la soigner convenablement. Ceci jusqu’à ce qu’il soit enlevé avec ses trois autres frères par les services prétendument dédiés à la protection de l’enfance. Il a alors rechuté.

Cet enfant s’appelle Aurélien, il a neuf ans, sa maladie est très grave, sans ses parents son moral est au plus bas (…). Le canton de Genève est entièrement responsable de cette situation, il commet là un crime dont pour le moins les séquelles marqueront à vie cet enfant.

La mamie des enfants est  décédée du chagrin qui a touché sa famille, sa volonté à l’agonie était de pouvoir parler, voir ses petits-enfants, cela lui a été refusé par les services rapteurs.

Madame Babel-Andrieux a décidé de dénoncer ces agressions étatiques caractérisées contre sa famille.

Qui siège à la table ronde ? 

D’autres citoyens suisses en font de même, ils se sont retrouvés à Genève pour dénoncer les internements administratifs tout en mettant en évidence que les crimes d’État n’ont pas cessé.

Quelle surprise ce fut alors pour Madame Babel Andrieux de rencontrer au milieu de ce rassemblement, un des bourreaux de ses enfants. Cet être fait d’ailleurs partie de la table-ronde pour les victimes, quelle ironie n’est ce pas !

C’est donc au moment où cette famille me fait connaître en détails les atrocités que lui font subir les services de l’État que je reçois tardivement la réponse à mon mail.

Les larmes de crocodile 

Un mail qui me confirme dans mes suspicions à l’ endroit de la sincérité du remords étatique.

Comme je le disais dans mon précédent envoi les larmes de crocodile semblent tenir pour vous d’une seconde nature puisque dans vos écrits vous incarnez un État qui persiste et signe, oubliant toute dimension humaine. 

En effet, vous vous « excusez sincèrement » de ne pas avoir réagi à mon premier mail, vous « êtes désolés » (…)  Mais évidemment tous ces faits ne vous concernent pas puisqu’ils ont lieu après 1981, qu’ils se déroulent actuellement comme surviennent jours après jours de nouveaux traumatismes pour les enfants (…)

Mais vous allez me répéter que certes tout n’est pas parfait et m’ indiquer un site ou une adresse mail que toutes les victimes connaissent déjà.

Voila donc pour la condescendance de façade, car vous ne pourrez vous empêcher de rajouter diplomatiquement que vous vous demandez pourquoi je vous ennuie avec tous ces détails d’enfants que l’on saccage, de familles que l’on assassine, de statistiques trop actuelles quoi !

Pour les atrocités actuelles le guichet n’ouvrira qu’en 2060, prière de patienter !  

Oui je sais, je me suis trompé de guichet, je n’ai pas rempli le bon formulaire.

Il suffit bien sûr de m’adresser à ceux que vous m’indiquez : ceux-là même qui diffament (…)

Je sens cependant votre agacement face à ces horreurs trop actuelles.

Est-ce que je m’adresse à un être humain Madame Mauerhofer ou à un programme informatique (avant 1981 je traite, après 1981 j’évacue et j’insère une formule type) ?

Les pires atrocités sont commises par des instruments déshumanisés (…), les pires atrocités ne vous concernent pas tant qu’elles sont commises avant 1981. Et ceux qui les commettaient avant 1981 sont à votre image, ils appliquaient avec un zèle sadique ou indifférent les instructions des autorités.

Mais enterrons le présent et venons-en à qui concerne votre programmation.

Erreurs ? Non, crimes ! 

Je vous parle donc là d’éléments antérieur à 1981, en reprenant vos termes :

« Les travaux de la Table ronde portent sur un travail de mémoire et de réparation. Nous espérons que les faits dévoilés par celui-ci préviendront d’autres erreurs qui pourraient être commises par les autorités

Ce que vous appelez des erreurs commises par les autorités ne sont pas des erreurs mais des crimes, à moins que votre administration ait une finalité révisionniste. 

Par ce simple  MOT vous confirmez d’ailleurs la raison d’être de votre structure ad hoc : étouffer le scandale quitte à faire payer des citoyens suisses qui n’ont aucun part de responsabilité dans des crimes commis par des fonctionnaires identifiables. Il y a des noms derrière les horreurs commises que décrit Madame Ursula Müller-Biondi, Monsieur Weil, Madame Gächter, nous sommes tout à fait capables de les citer.

Pour le deuxième élément de votre réponse, lisez plus haut Madame Mauerhoffer, dans tous ces malheurs que je vous relate vous trouverez une raison à l’ironie de vos propos ; parmi ceux qui siègent à cette table ronde, se trouvent des personnes qui devraient avoir à répondre de crimes contre des familles ! Là encore il est possible d’en citer au moins un (…)

Dans le lot nous pouvons aussi rajouter ceux qui commettent les mêmes atrocités aujourd’hui.

Le plus grande drame pour le  gens qui travaillent au service de l’État n’est pas tant les exactions commis à l’encontre de l’enfance, ils battent leur plein, non votre drame c’est la révélation des internements administratifs de par leurs répercussions sur la crédibilité des différents cantons.  

Croyez-moi, tant que justice ne sera pas rendu aux victimes, à toutes les victimes, celles d’hier comme d’aujourd’hui, tant que les ordures qui perpétuent ces crimes (des erreurs ???!!!!) n’auront pas été nommément désignés et punis ainsi que contraints à rembourser leurs victimes, alors le feu ne s’éteindra pas et vos efforts pour cacher la nature des sévices publics suisse ne sera que dérisoire. »

Intelligence artificielle

Nous reprenons évidemment pour le CEDIF l’intégralité des propos qui sont tenus dans cette lettre ouverte et nous accueillons toute personne qui aura d’autres noms à nous révéler.

Mais attendez, ce n’est pas fini, cette lettre ouverte a eu une réponse :

« Monsieur, Nous prenons connaissance de vos propos et de votre colère vis-à-vis des autorités. La Table ronde intègrera dans ses réflexions les critiques formulées envers le système actuel. Meilleures salutations,“

Eh oui le programme informatique « Table ronde » gère tout, y compris les réponses types et le foutage de gueule.