Articles Tagués ‘adoption’

antigoneAntigone, adhérente au CEDIF et exerçant des responsabilités au sein de l’ASE a souhaité aborder pour nous les conséquences de la réformes Meunier-Dini (relative à la protection de l’enfance) sur la nouvelle pratique d’adoption des enfants placés. 

C’est notre conversation avec Antigone dont nous vous faisons ici part. Nous n’y cachons pas nos inquiétudes sur la dégradation de la situation de l’enfance qui en découle. 

Empathie zéro

Si l’ASE n’est pas réformable c’est  qu’elle a en ses gènes la rupture du lien familial et  qu’elle ne sait faire naître l’empathie chez ses agents à l’égard des parents et des enfants confiés.

Mais si l’ASE ne sait pas faire « ce qui est bon pour eux », c’est-à-dire ne sait pas s’occuper des enfants des autres y compris dans les cas où la famille d’un nourrisson est gravement défaillante, alors oui, précise Antigone, dans un tel cas de figure c’est une famille adoptive qu’il faut trouver à ce nourrisson. 

Seulement c’est aux sociaux de prouver que les parents ne sont pas capables d’élever leur enfant, car à sa maturité l’enfant voudra savoir et ce qu’il ne peut pas entendre c’est le fait d’avoir été abandonné sans autres explications que celles généralement données : – ta mère était mauvaise, ton père aussi… D’où l’écrasante responsabilité de ceux qui produiront un certificat de délaissement et qui auront à répondre de toute approximation.

Un constat d’échec de l’ASE

L’adoption c’est donc le constat d’échec des sociaux, incapables de s’occuper correctement des enfants placés et inaptes à maintenir le lien familial .  Eh oui, au lieu de sauver la profession, la loi Meunier-Dini consacre l’échec des sociaux sans prendre les mesures qui s’imposent. La loi n’est pas appliquée puisque les sociaux ne mettent pas tout en œuvre pour restaurer le lien parental. Pour cela il ne faudrait pas que les mesures mises en place dépassent six mois, que les sociaux acceptent de se remettre en cause quant à leurs pratiques et leurs exigences incompatibles avec bon nombre de situations familiales. s

Lors de cet échange, Antigone relève d’ailleurs que beaucoup de familles dont les enfants sont placés ont, elles-mêmes, un parcours ASE. Mais alors qu’a donc fait l’ASE de ces enfants sous sa responsabilité pour les juger incapables de parentalité ? Seraient-ce les enfants de ces enfants placés qu’une intervenante sociale évoque en disant « on sait très vite qu’ils ne retourneront jamais chez leurs parents », ou parlerait-elle d’enfants de criminels. Antigone a vérifié que les sociaux jugeaient hâtivement et constate que ceux qui prétendent développer des incitations à la parentalité ne précisent pas les dispositifs mis en place en pratique mais se contentent de se lamenter sur le manque de moyens sans exercer leur fonction dignement.

L’ASE est maltraitante

L’échec de l’ASE intervient donc bien en amont de cette reconnaissance poussant à l’adoption. L’échec c’est de conduire à de telles situations par des actes de maltraitances conduisant à la disqualification des familles et l’humiliation des enfants : « maltraitance dans la façon de s’adresser aux familles, de leur donner des leçons, de les menacer, de cacher l’existence d’abus sexuels, de détourner de fonds, de perpétrer des violences psychologiques en foyers comme en famille d’accueil ! » précise Antigone.

Elle ajoute que les enfants placés ne sont pas aimés : « interdit d’aimer, ce n’est pas professionnel ! Un enfant ne peut pas s’épanouir sans être aimé ! Attention, l’aimer professionnellement, car il faut aimer notre métier qui est avant tout celui de réunir les familles (…) combien de témoignages de famille et d’enfants prouvent que le travail d’accompagnement ne s’est pas fait correctement ? Pourquoi sont-ils si peu médiatisés, pourquoi en travail social se tient-on par la barbichette ? Etrange, non ? Je suis encore et pour toujours, je crois, très sensible à ce qu’un humain peut faire subir à l’un de ses pairs, les actualités nous le montrent. J’ai dans ma carrière observé des collègues (qui ne me portent pas dans leur cœur), je ne pouvais m’empêcher de les transporter dans notre si triste histoire des camps de concentration et je me disais, que feraient-ils là-bas si ils avaient leur statut actuel ? Mieux vaut ne pas répondre… »

Désormais des adoptions abusives …

Puisqu’il est question désormais de faire adopter le plus tôt possible pour limiter les traumatismes de l’enfant au sein de l’ASE, dont d’étudier tous les 6 mois une possibilité d’adoption des enfants de moins de deux ans, on peut penser que les sociaux seront fortement amenés à interpréter des situations à leur sauce. Antigone s’étonne du terme de « projet de vie » pour des enfants inaptes à y jouer un rôle actif, effectivement quelqu’un décidera pour cet enfant dans des situations que les sociaux qualifient eux-mêmes d’impasse. Mais qu’est ce qu’une impasse au juste : une situation d’affrontements entre les parents avec la trop habituelle rupture des relations organisées par les sociaux à titre de rétorsion ? La suspension des droits de visite qui permettrait ensuite de justifier une adoption ?

Maintenant oui, il existe bien de véritables cas de délaissement, mais il existe aussi une famille élargie bien souvent. Pour Antigone, ce délaissement réel suppose que des actions pluridisciplinaires aient été menées et n’aient pas obtenu de résultat, mais si rien n’a été fait, que l’enfant a été maintenu dans l’isolement parental, que le lien a été rompu par les sociaux alors l’enfant est cette fois délaissé par une institution qui est financée pour l’aider à retrouver sa famille.

Enfin jouer la corde sensible de façon orientée en présentant d’un côté l’enfant qui souffre d’avoir été maltraité dans sa famille et l’adoptant qui a de l’amour à donner, c’est ignorer une grande partie des réalités. L’enfant placé l’est le plus souvent pour une question qui ne relève pas de la maltraitance, en outre, comme le souligne Antigone « la maltraitance en institution et autres services de l’ASE existe aussi, elle inspire peu de compassion de la part des ordonnateurs en travail social qui constatent que ça ne fonctionne pas. »

Donc ADOPTER mais pourquoi, sinon pour faire échapper l’enfant à la maltraitance institutionnelle finalement reconnue implicitement ? La solution n’aurait-elle pas été de ne pas commencer à placer ?

Mais ADOPTER c’est dans la logique politique une façon de répondre favorablement au lobby des adoptants et d’alléger le fardeau des 6 milliards d’euros versés aux ASE sur la poche des contribuables sans pour autant protéger les enfants. Un bon calcul à priori, oui mais une bombe à retardement quand les adoptants seront taxés d’être des « voleurs d’enfants » alors que des parents biologiques retrouverons leurs enfants devenus majeurs, lesquels diront leur avoir été raflés sans justification aucune.

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Comment peut-on appeler le cas d’une adoption réalisée contre l’avis d’un parent ? Peut-on faire adopter un enfant alors qu’un de ses parents en réclame la garde et qu’il  n’a strictement rien à se reprocher ?   Pour l’ASE la réponse est oui, mais le contraire nous aurait étonné.

La course contre la montre

L’affaire commence par une belle histoire du côté de la Loire Atlantique : un homme  rencontre une femme (et vice versa). Ils ont une vingtaine d’années et au bout de trois ans d’union décident d’avoir un enfant ensemble. L’histoire d’amour se gâte avant la naissance de l’enfant. Enceinte de trois mois, la future maman quitte le futur papa sans laisser plus de nouvelles.

Yohan Delorme, le père, ne renonce pas à son projet parental, alors que la mère fait le choix d’accoucher sous X et de porter l’enfant à naître à l’adoption.

Le père reconnaît donc l’enfant auprès de la mairie de Nantes à la date du terme soit en mai 2013. Seulement voila l’enfant est né un peu plus tôt  sans que le père n’en ait été informé. Dans une telle situation il était en effet bien difficile pour le papa de savoir quand la mère de son enfant accoucherait puisque tout lien était rompu.  La déclaration à l’état civil ne pouvait être réalisée dans le délai de 3 jours, il reste au père à saisir le procureur pour opérer une reconnaissance de filiation.

Seulement voila, il faudra deux mois avant que cette formalité ne soit accomplie, dans l’intervalle l’ASE de Loire Atlantique avait mis la main sur le nouveau-né et décidé de son destin !

Monsieur Delorme ne savait absolument pas que son fils avait été abandonné, puisqu’il réclamait déjà une garde alternée. Il n’apprendra qu’en juillet 2013 la naissance sous X.

La loi permet-elle une chose pareille ?

Or l’article L224-6 du Code de l’action sociale et des familles dispose qu’à compter de la mise à l’adoption, l’enfant peut être repris dans les deux mois par le parent qui l’a confié au service, délai porté à six mois en faveur du parent qui ne l’a pas confié au service si l’identité des parents est connue.

Seulement voila, l’ASE ne connaît pas le père et applique à sa façon le délai de deux mois. En effet, selon Maître Pauline Loirat, avocate de Monsieur Delorme : « L’arrêté d’admission de l’enfant comme pupille de l’Etat a été établi par le Conseil général le jour de sa naissance ». De plus, elle mentionne que le placement en famille d’accueil serait intervenu le jour où le conseil général a appris l’existence du père. Un élément tout à fait déterminant puisque le délai pour réclamer l’enfant passerait à six mois.

Le conseil général s’appuie sur le fait accompli : l’enfant est déjà placé en famille d’accueil et  refuse donc tous droits au père. Monsieur Delorme n’a pas le droit d’être le père de son fils et pourtant on ne saurait l’accuser de négligence dans ses démarches puisqu’il a remué ciel et terre pour retrouver l’enfant. Son combat ne faisait que commencer, il lui faudra donc prendre des avocats et l’affaire est médiatisée.

Il obtiendra enfin gain de cause devant  le tribunal de grande instance de Nantes ce 24 avril 2014, soit un an après la naissance de l’enfant.

Précisons que ce jugement rappelle des principes que l’on voudrait voir s’inscrire plus souvent :

« S’agissant de la demande de restitution, le Tribunal constate que la paternité du demandeur ne fait l’objet d’aucune contestation ; que la demande de restitution en ce qu’elle tend à permettre à l’enfant de connaître son père et de vivre avec lui au sein de sa famille paternelle apparaît de l’intérêt de l’enfant et conforme aux droits reconnus à ce dernier… l’enfant est accueilli depuis plusieurs mois dans une famille dans le cadre d’un projet d’adoption, et aucun élément ne permet de mettre doute qu’il y évolue favorablement quand bien même aucun élément n’est produit en ce sens, cette circonstance n’apparaît pas suffisante pour que la demande de restitution soit rejetée en l’état du devenir incertain de la procédure d’adoption envisagée compte tenu de l’établissement de la filiation paternelle de l’enfant et du défaut de consentement du père. »

Ils ont osé !

Sauf que l’on apprend avec stupéfaction que le conseil général de Loire-Atlantique, avec les moyens de ses contribuables, a fait appel du jugement et que l’enfant reste dans sa famille d’accueil. La décision de la Cour d’Appel ne nous est pas encore connue contrairement à la détresse et l’incompréhension que nous pouvons bien comprendre.

À ce jour  le coût total de l’opération est certes financier puisque les procédures ne sont pas gratuites et la famille d’accueil est payée, ainsi que les se®vices de la «protection de l’enfance ».

Le coût est aussi moral et on a pas fini de l’établir…

Le 9 mars 2012 au Royaume de sa Gracieuse Majesté, sans décision d’un tribunal et sans l’accord de la mère, une commission est réunie pour décider de la mise à l’adoption de Katya, une petite fille de 4 ans d’origine Lettone. Une adoption forcée comme cela se pratique en Grande Bretagne depuis plusieurs années.

Leila Brice, la maman journaliste qui avait été éditrice d’un journal russe à Londres, apprend cette décision. Elle attendait le retour de son enfant victime d’un placement injustifié, elle est effondrée.

La conversation que nous vous transmettons a lieu quelques temps après entre cette maman et une des travailleuses sociales qui a décidé de cette adoption inique.

Cette conversation est tout à fait édifiante et révélatrice de ce que sont ces gens, de l’image qu’ils veulent se donner, de leur hypocrisie. La travailleuse sociale britannique est à proprement parler manipulatrice, ignoble dans son chantage au « maintien du lien », illusoire bien sûr.

 On pense à sa lecture à ce qu’écrivait Nietzsche à propos de l’État : l’État est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « moi l’État je suis le peuple » . Ainsi les hommes et femmes de l’État sont la réplique de leur maître…

Un conseil cependant, ne jamais prévenir les services sociaux de vos actions, toujours agir sans rien dire, la surprise est un élément décisif de la victoire.

 Adoption

Service social : Bonjour, cela fait longtemps que je ne vous ai pas vu, comment allez-vous ?

Leila Brice, la maman : Je voudrais savoir ce que vous avez à me dire.

Service social : Je n’ai rien à vous dire. L’objet de cette rencontre est de vous aider à supporter votre situation. C’est là le but des conseils  post-adoption. Nous pouvons aussi garder un contact avec vous en mettant en place une boite aux lettres.

La maman : Non. Je veux juste savoir où est ma fille. J’ai des choses à vous dire, j’ai préparé un papier avant de venir vous voir.

Service social : D’accord.

La maman : Comme vous en avez eu connaissance, j’ai saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Service social : Oui, c’est bien.

La maman : Ma requête a été soumise au Comité Européen des Requêtes, enfin nos deux requêtes : la mienne et celle de ma fille aînée.

Service social : Ouais.

La maman : Ces requêtes seront examinées avec le soutien des parlementaires européens lettons.

Service social : Ouais.

La maman : Donc, chacun des travailleurs sociaux impliqués dans l’affaire de ma fille sera nommément cité. Je ferais savoir aux autorités locales ce qui est en train de se passer. Je dirai que vous faites partie de ces travailleurs sociaux qui ont fait partie de cette commission du 9 mars 2012.

Service social : J’en étais ?

La maman : Il y a une liste de professionnels qui y assistaient comme le Docteur Nickolas Silva, Ruth Wilkinson, Nick Rumball et d’autres. Et vous aussi. Je vous le redis, toute personne qui a fait de son mieux pour placer ma fille illégalement à l’adoption, sera nommée. Un membre letton du parlement européen, le député John Hemming, les institutions internationales des droits de l’homme, les media, l’ambassade de Lettonie ont été prévenus.  Ils  réagiront instantanément si le district de Merton ose tenter de me menacer encore au cas où je continuerais mon combat en justice et contacterais les media. Je veux voir ma fille. Je veux rencontrer les adoptants. Je veux organiser immédiatement le retour de ma fille. Je vous ordonne de mettre en place une rencontre entre les adoptants, ma fille et moi. Les adoptants n’ont été informés en rien de cette affaire, ils ne savent pas la vérité sur cette affaire.

Alors je vous ai informé des procédures mises en place, des requêtes, des media qui  en ont parlé, du Parlement Européen. Je n’accepte aucune boite aux lettres parce que je continue à me battre pour le retour de ma fille.

Service social : Ouais, je comprends votre position.

La maman : Ma fille a été volée. Elle a été retirée illégalement pour être mise à l’adoption forcée. Pour être honnête, je suis certaine que cette rencontre avec les adoptants vous facilitera les choses car ce sera la meilleure façon de faire revenir ma fille avant que les choses n’empirent. Je peux vous dire que les adoptants ne vont pas être contents quand ils apprendront la vérité. Alors, à leur tour, ils pourraient bien poursuivre les services sociaux de Merton pour leur avoir caché la vérité sur mon enfant. Voila ce que j’ai à dire.

Service social : OK.

La maman : J’étais là la semaine dernière, avec ce même t-shirt et une pancarte. J’avais demandé à votre administration de me rendre ma fille immédiatement. C’était une manifestation paisible de ma part et les responsables des services sociaux de ce district ont bien pris connaissance de cette manifestation.

Cette manifestation, tout ce que je fais, c’est désormais mon travail à temps plein et je l’accomplis pour le retour de ma fille. Ma fille a été volée, elle doit revenir tout de suite. Elle a été placée en toute illégalité auprès d’adoptants. C’est tout.

Service social : Ok. Il est évident que vous comprenez mon rôle et ce que je fais ici. Vous et moi ne pouvons nous comprendre.

La maman : Absolument.

Service social : J’essaie de vous aider, pour que vous puissiez gérer votre situation.

La maman : Vous m’aideriez et vous vous aideriez vous-même si vous cessez tout cela. J’espère qu’à votre niveau vous avez le pouvoir de le faire, arrêtez cela avant que cela ne tourne plus mal,  parce que les adoptants devraient être avertis, informés de toute cette affaire. On devrait leur faire entendre ce que j’ai à dire, nous devons nous rencontrer et ils devront me rendre ma fille. Si les adoptants apprennent toute l’histoire ils vont être en colère pour le moins, parce qu’ils sauront que jamais ma fille n’a été abandonnée, je n’ai jamais renoncé à elle pour qu’elle soit adoptée. Les responsables des services sociaux du district de Merton devront faire face à une enquête et ils seront poursuivis pour avoir fait des faux et menti devant les tribunaux, le parjure devant la justice est un crime.

Service social : Ouaais.

La maman : Je ne veux aucune aide, je veux mon enfant.

Service social : Oui, je comprends votre position.

La maman : Je ne vais pas me mettre à pleurer ici, je ne vais pas raconter mon histoire aux autres parents non plus, je ne vais pas discuter autour d’une tasse de thé. J’ai des choses plus importantes à faire. J’exige que ma fille revienne.

Service social : Ouais … Je comprends votre situation. Disons que si vous changez d’état d’esprit, si vos appels n’aboutissent pas aux résultats que vous espérez … Et nous pensons à votre fille, à son besoin de savoir si vous allez bien. Alors nous espérons obtenir des informations écrites de votre part, sur la façon dont vous vous portez, c’est important pour elle d’avoir cette information. Vous êtes la seule personne qui puisse nous fournir cette information sur le long terme. Vous savez je respecte complètement votre position. Si cela change dans le futur, si vous pensez qu’elle a besoin de savoir comment vous allez alors nous pourrons vous aider. Parce que c’est important pour vous, en ce moment elle n’a aucune information directe sur vous par vous…

CEDIF : On remarque ici l’utilisation du palliatif joint à une stratégie de culpabilisation du parent, l’utilisation de l’analyse transactionnelle aux fins de manipulation permet à l’assistante sociale de se positionner dans la posture Adulte face à l’Enfant. Cette tactique est très souvent employée par ces gens. Mais la maman ne se laisse pas abuser par cette manipulation et en revient aux faits quitte à les répéter ad nauseam alors que la travailleuse sociale ne veut pas l’entendre et ne l’entend pas.

La maman : Bien sûr, elle s’est fait bourrer le crâne par Ruth Wilkinson et d’autres prétendus professionnels. Je sais comment vous procédez.

Service social : Ce qui est important c’est votre fille. Nous devons nous assurer qu’elle ait quelque chose de vous. Nous serons là pour vous aider, pour vous donner notre soutien. Je comprends bien votre situation. Si nous pensons à Catherine et à sa situation, elle a besoin d’avoir des nouvelles de vous. Dans le futur bien sûr, nous comprenons vraiment que vous n’êtes pas disposée à aller dans ce sens pour le moment mais nous continuerons à vous offrir ce service à vous, à elle, pour qu’elle puisse garder une sorte de lien avec vous.

La maman : Alors les services sociaux de Merton ont volé ma fille et les services sociaux de Merton m’offrent maintenant un si grand service : me dire à moi que je pourrais être entendu par ma fille alors qu’elle ne sera jamais autorisée à entendre le moindre mot sur la vérité de son adoption ? Vous vous foutez de moi ?

CEDIF : Bravo à la maman qui vient de mettre la travailleuse social échec et mat.

katyaService social : Quand elle sera plus grande…

La maman : Ah, quand elle sera plus grande !!!!! Oh !!

Service social : Elle aura l’opportunité d’entendre, SI C’EST-CE QU’ELLE VEUT, cela sera sa décision.

La maman : Vous savez sans doute que pas le moindre mot de vérité ne sera transmis à ma fille ou à ses adoptants, si jamais j’écris. Mais je vous assure que tôt ou tard et par n’importe quel moyen, ma fille reviendra.

Service social : OK. Bien.

La maman : C’est pour cela que je suis ici, juste pour vous dire que je n’écrirai aucune histoire, que je n’écrirai pas de lettres, car cela voudrait dire que sa mère a laissé tomber et je ne la laisserai pas tomber.

Service social : Non vous n’avez pas laissé tomber. C’est bien. Je suis là pour vous suggérer que selon son point de vue elle vit ailleurs c’est tout ce qu’elle sait, alors entendre quelque chose de vous, avoir des photos ou quoi que ce soit  qu’elle puisse conserver c’est important. Alors si vous pensez un peu de son point de vue et c’est ce que j’essaie de voir, ce qu’elle pourrait recevoir de positif de vous.  En même temps, je ne vais pas polémiquer avec vous si vous vous obstinez sur votre propre point de vue, ce sera clairement, totalement et véritablement votre décision. Si vous ne voulez pas lui donner quoi que ce soit, c’est votre décision.

La maman : Non. Je ne veux pas lui donner. Quand elle me reviendra elle aura toutes les informations sur tout. Des dizaines et des dizaines de fichiers, de dossiers, elle connaîtra la vérité.

Service social : Et en attendant ?

La maman : En attendant la meilleure chose que je peux faire pour ma fille, pour la sauver c’est de continuer à me battre sur le plan juridique et politique.

Service social : Je suis absolument d’accord avec vous.

La maman : Si j’avais pu compter sur le système légal britannique, je n’aurais pas eu besoin d’aller au Parlement européen à Bruxelles,  à Strasbourg et à l’ambassade de Lettonie.

Service social : Elle le saura.

La maman : C’est ce que je peux faire de mieux pour ma fille.

Service social : Absolument.

La maman : On a donné à ma fille 10 ou 12 photos de sa famille pendant ce que vous appelez “le contact des au revoir ».

Service social : OK. Elle les a eu alors.

La maman : Je ne suis pas sûre que les travailleurs sociaux permettront à ma fille de les garder. Je ne vais pas laisser des lettres qui disent : « Oh, je t’aime mon bébé ! ». J’aime ma fille et je continue à me battre pour son retour. Je ne vais pas non plus fournir des photos aux adoptants pour qu’ils puissent lui montrer : « Oh, tu vois c’est toi quand tu avais 5 mois, c’est toi quand tu avais 1 an, etc … »

Pourquoi le devrais-je ? Je ne suis pas une mère par procuration pour leur donner ces choses, je ne vais pas leur faire ce plaisir ou ce cadeau. Ils ne se sont pas donnés la peine d’avoir leur propre enfant ? Je ne vais pas les encourager dans ce sens. Je veux seulement qu’ils me contactent, je veux que le district de Merton organise une rencontre avec les adoptants, moi-même et ma fille aînée, Mayja. Sinon les choses pourraient vraiment aller mal car ils n’ont pas idée de ce qui se passe.

Service social : Mmm.

La maman : Vous comprenez ?

Service social : Ouais, je comprends.

La maman : C’est que nous sommes des adultes. Et s’il vous plait ne faîtes pas l’imbécile. Nous avons tous les deux compris ce qui se passe. Nous savons pourquoi les adoptants ne sont pas autorisés à savoir, à me voir, me rencontrer. Parce que la vérité, vous la connaissez. Alors s’ils ont dû payer pour avoir ma fille, ce n’est pas mon problème, cela ne me concerne pas.

Je veux ma fille et je l’aurais.

Service social : OK.

La maman : C’est ce que je peux faire de mieux pour ma fille.

Service social : OK, c’est bon. Merci pour être venue. Cela fait loin de chez vous n’est ce pas ? Je ne suis pas certain de savoir où vous vivez, au nord de Londres ?

La maman : Vous m’avez envoyé un courrier, c’était la bonne adresse.

Service social : C’est un long chemin que vous avez parcouru.

La maman : J’ai déménagé pour m’installer dans cette maison pour venir en aide à Katya. Lorsque nous nous sommes rencontrés la premier fois vous m’aviez dit que vous aviez pu prendre connaissance de mon dossier, vous m’aviez dit : « Vous êtes une bonne mère, vous avez fait du mieux que vous pouviez pour récupérer votre fille, mais une décision a été rendue ». Sarah Turner et Ruth Wilkinson ainsi que les directeurs m’ont dit : « Laila, si vous déménager ici vous récupérerez votre fille ». Et pourtant les services sociaux de Merton sont allé au tribunal. Alors je n’accepte pas vos jeux malhonnêtes, illégaux et criminels. C’est tout. Je vois cela de mon point de vue et cela continuera, je me battrai pour que me fille puisse revenir.

Je suppose que vous ferez part de cette conversation avec votre direction, alors je serais bien contente si vous leur répétez tout ce que je vous ai dit.

Service social : Je vous souhaite une bonne continuation.

La maman : Merci.

Service social : S’il vous plait, si vous changez d’avis plus tard, reprenez contact avec moi, si vous changez d’avis au sujet des lettres.

La maman : Non, je veux que ma fille revienne ! Je veux savoir où elle est, je veux savoir si elle va bien, si elle n’a pas été droguée et …

Service social : Elle est tout à fait en sécurité et en fait elle est tout à fait heureuse.

La maman : Tout à fait heureuse avec tout cela ?

Service social : Ouaaais, elle est très heureuse.

La maman : Vous vous moquez de moi ? Elle est heureuse ?

Service social : Elle a l’air d’être heureuse.

La maman : Vous n’êtes pas sérieuse. Vous avez des enfants ?

Service social : Ouais.

La maman : Combien ?

Service social : Cinq.

La maman : Cinq enfants ?

Service social : Ouais.

La maman : Je pense que vous vous moquez de moi, dire des choses pareilles à une mère …

Service social : Je peux vous rassurer, elle va bien.

La maman : Je ne suis pas là pour ça, je veux ma fille.

Service social : Je peux le comprendre.

La maman : Merci, au revoir.

Service social : Très bien, merci d’être venu.

Pour plus d’informations sur le blog de Leila Brice, la maman (en anglais)

 Lorsque le sage montre la lune …

L’idiot regarde le doigt.

En l’occurrence l’idiot, ou plutôt celui qui feint de l’être, c’est le gouvernement secondé par les media.

manifpourtous2Ainsi, alors que les partisans de la manif pour tous dénoncent la mise en cause de l’institution familiale, les idiots ne trouvent qu’à se plaindre d’une intolérance fantasmée.  Décérébrés par la télé, ils pensent que le « mariage pour tous » est une loi favorable aux homosexuels et donc dénoncée par des homophobes. L’homophobie étant un délit, la répression peut s’abattre.

Faut-il que le gouvernement perde son sang froid pour tenter d’effrayer, avant même la manif,  ceux qui entendaient y participer ? Pierre Bergé en rajoutait même une couche dans ce domaine en relayant ce tweet : « Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer. »

Comment une insurrection pacifique de la légitimité contre une volonté de légiférer l’intime a-t-elle pu faire l’objet d’une telle désinformation  et de tant de haine des tenants du tout-État ?

Un sommet de désinformation

La désinformation est certes une arme habituelle entre les mains de l’État, elle permet de faire diversion, de monter une clientèle politique contre une autre afin de se constituer un électorat. Et si la ficelle ne marche pas, il faut en rajouter une couche, faire dans l’énooooorme comme le préconisait Goering. Mais quand la désinformation atteint des sommets et que la répression est à l’ordre du jour, c’est qu’il y a péril en la démocratie.

Ainsi au bas mot, un million de personnes descendent dans la rue pour dire qu’il existe des droits, des situations dans lesquelles l’État n’a pas à intervenir à moins d’assumer son totalitarisme. Un million de personnes et plus envahissent pacifiquement les rues de Paris comme une marée humaine à perte de vue. Et voila que ce million et quelques est nié officiellement devenant quelques centaines de milliers.

Le mensonge est gros et les images de la manif suivie par hélicoptères ne doivent pas être diffusées. Face à une réalité qui dérange il faut faire diversion, à 15 heures ce 26 mai on pouvait prévoir deux réactions possibles : soit des incidents seraient déclenchés artificiellement, soit la France allait s’engager en Syrie.

BINGO Le matin du 27 mai les media vont donc titrer sur des attaques chimiques à Damas et des centaines d’arrestations en suite de la manif ! Cela vous étonne ?

Ce 26 mai 2013, un million de fascistes et de séditieux, d’homophobes, de racistes, de vychistes se seraient réunis comme en 1934 et … le Parlement n’est pas tombé, c’est à n’y pas croire !

On n’y croit pas justement, la diffamation est évidente. Pour avoir rejoint des cortèges ce jour à Paris, nous n’avons vu que des familles, des jeunes, des moins jeunes dont la plupart n’avaient jamais manifesté et donnaient ainsi un spectacle bon enfant loin des beuglements des habituels cortèges syndicaux.

Les « factieux » arrêtés se dévoilent d’ailleurs sur le blog  » Génération Garde à vue  » (http://generationgav.wordpress.com/), allez y faire un tour et le motif de leurs arrestations voire de leur jugement prochainement pour … sédition est à se tordre de rire ou à se fâcher tout rouge.

Ce qui se prépare avec « le mariage pour tous »

manifpourtousUn million de manifestants ont, pour une bonne part, bien compris la raison pour laquelle ils arpentaient le pavé.

Ils connaissent la théorie du genre visant à dissoudre les repères sexuels, ils considérent que l’Etat s’insinue de plus en plus dans la vie privée et dénoncent cette évolution qui les inquiète.

En poussant le débat, ils se rendent compte que la situation qui est faite aux familles est pire encore que ce qu’ils imaginaient.

Le « mariage pour tous » s’inscrit en réalité dans une stratégie globale voulue par certains groupes de pression ennemis de l’autonomie individuelle et familiale.

Ces groupes ont été désignés  lors de la manifestation, des calicots dénonçaient la « Vilaine Lulu » (https://www.dropbox.com/s/kyewrpr4azn66dk/La%20vilaine%20Lulu.flv) et la banalisation de ce qui doit relever de crimes tel que la pédocriminalité.

Il y était rappelé des attaques contre l’intégrité familiale avec la  possibilité pour un mineur de se faire avorter sans que les parents en aient connaissances, le développement de « l’instruction sexuelle » à l’école, l’activisme de travailleurs sociaux favorisant des ruptures familiales.

Les deux dernières innovations complémentaire à la loi Taubira méritaient aussi d’être mises en lumière, qu’il s’agisse de l’enseignement dans les écoles de la théorie du genre ou encore la possibilité de faire adopter des enfants enlevés à leur famille (https://comitecedif.wordpress.com/2012/04/05/loi-sur-ladoption-lettre-a-la-deputee-michele-tabarot).

Chantage à l’enfant

Entre la loi Tabarot et la loi Taubira, il n’y avait qu’un pas et un stock d’enfants adoptables à constituer pour ceux qui ne peuvent en avoir naturellement.

On a alors parlé de droit à l’enfant pour les couples homosexuels. Mais ce droit là n’est pas une fin, il n’est qu’un moyen car il ne s’agira pas d’un « droit opposable », l’Etat n’a aucune obligation de fournir un enfant à des couples  incapables de procréer, il accorde ce droit qu’à l’issue d’une enquête sociale dont les considérations peuvent souvent nous échapper.

Ce qui apparaît donc dans la loi Taubira c’est la création d’un droit à l’enfant qui  suppose allégeance.

Ainsi, le droit d’avoir une famille deviendra non un droit naturel (il existe des homosexuels qui ont fondé naturellement des familles) MAIS UN DROIT CONCÉDÉ PAR L’ETAT.

Déjà les services sociaux dit de la « protection de l’enfance »  ont le pouvoir de vous retirer vos enfants sous des prétextes futiles.

Désormais, ils ont la possibilité de vous en « donner » un si vous êtes bien sage.

L’amour de nos enfants, naturels ou pas est en voie de devenir une arme et un outil de contrôle social que vous soyez hétéro ou non.

Si vous laissez faire, ne dîtes pas qu’on ne vous aura pas prévenu.

Rencontre avec Michèle Tabarot , députée des Alpes Maritimes lors de ses vœux 2012 à la salle de la Palestre au Cannet (06), auxquels étaient conviés des centaines de personnes.
Avec Eric du CEDIF, nous avons participé à cette rencontre afin de faire entendre le cri des familles.

En suite de l’allocution de la députée des Alpes Maritimes, nous avons pu la rencontrer personnellement et aborder avec elle la proposition de loi relative à « l’adoption des enfants placés par la protection de l’enfance ». Madame Michèle Tabarot nous a affirmé que sa proposition ne concernait pas les enfants qui avaient encore leurs parents. Pourtant, lors d’une de ses interventions en video, il était fait référence à une déclaration de délaissement qui peut être réalisée par les services  de la protection de l’enfance. Cette prérogative laissée aux services de l’ASE serait catastrophique dans la perspective d’une possibilité d’adoption d’enfants leur étant confiés, voir les conséquences au Royaume-Uni : https://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/punis-pour-rien/

Notre discutions avec la députée a été de courte durée, elle nous a renvoyé à un de ses collaborateurs pour évoquer plus avant sa proposition de loi. Celui-ci s’est montré tout à fait persuadé du rôle décideur de la justice en matière de placement des enfants, ignorant qu’en réalité les magistrats fondent leurs décisions sur le rapport de l’ASE, laquelle joue de facto un rôle tout à fait déterminant dans la destinée judiciaire des enfants. En effet la justice n’a pas le temps de vérifier les propos potentiellement affabulateurs de l’ASE.

Nous leur avons donc remis notre rapport sur la réalité de la protection de l’enfance et les avons alertés une fois de plus sur le manque de garde fous face aux décisions rendues par la protection de l’enfance. Nous avons insisté sur le fait que cette loi, insuffisamment encadrée ouvrait une boîte de pandore dont le résultat serait d’ajouter un traumatisme supplémentaire aux familles, lesquelles se trouveraient privées de leurs droits parentaux et les enfants de leurs parents, sans que le caractère nocif de tels parents ne soit réellement établi.

Nous restons vigilant sur cette question.

Daniel Muller, SOS Parents Abusés

Rencontre avec la députée Michèle Tabarot

Avec l’autorisation de Ian Josephs, le CEDIF vous livre cette traduction de son article. Il y expose les exactions des sévices sociaux en Grande-Bretagne, on remarquera la parenté de la procedure avec celle utilisée en France.

Là-bas aussi la course aux enlèvements se justifie par la rapacité des travailleurs sociaux et non l’intéret des enfants. Les travailleurs sociaux agissent comme une force de police parallèle afin de punir des parents qui n’ont commis aucun délit. Cette punition consiste à les priver de leurs enfants en obtenant de magistrats complaisants le pouvoir de placer leurs enfants en urgence et sans en avertir les parents.

Ensuite ils menacent les parents en leur disant que s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ou si ils discutent le bien-fondé de la mesure avec leurs enfants lors des visites médiatisées, alors les services sociaux mettront fin aux contacts et pourront même faire en sorte qu’ils ne voient plus jamais leurs enfants.

Finalement beaucoup de ces enfants font l’objet d’adoptions forcées et leurs frères et sœurs se retrouvent dispersés dans différentes familles faisant ainsi face à la réalité des risques prétendument posés par leurs parents jugés pour  » mise en danger de l’équilibre émotionnel  » de leurs bébés et de leurs jeunes enfants.

Les parents et leurs enfants sont ainsi sanctionnés non pour ce qu’ils ont fait mais pour ce que certains pensent (avec leur boule de cristal ?) qu’ils pourraient faire dans l’avenir ! Les bébés et les jeunes enfants qui ont été battus, maltraités réellement sont un « matériel peu adoptable » et ils ne correspondent pas à la cible à adopter pour les travailleurs sociaux. Ils sont donc laissés bien souvent entre les mains de parents monstrueux…

Pire encore, les « tribunaux des enfants » sont devenus des « tribunaux kangourou« . Des actions éducatives sont lancées à partir de rapports de travailleurs sociaux et d’experts sans qu’il soit possible d’en remettre en cause le contenu puisque ces rapports sont cachés aux parents et que leurs rédacteurs sont presque toujours absents lors des audiences !

Les preuves apportées par les parents, lorsqu’ils sont autorisés à s’exprimer – ce qui est rare – sont considérées comme peu crédibles, voire complètement ignorées ! Les avocats commis d’office, appelés dans le métier « losers professionnels », conseillent en général de coopérer avec les services sociaux, ils gagnent ainsi facilement le montant de l’aide juridictionnelle !

Les quelques parents qui réussissent à mettre en échec les services sociaux et à récupérer leurs enfants sont presque toujours ceux qui se représentent eux-mêmes. Lorsque cela arrive, les jugements, les documents issus du tribunal, les rapports des experts, les procès-verbaux des services sociaux sont souvent montrés aux parents au dernier moment, voire pas du tout ! En conséquence lorsque les autorités locales demandent une mesure de placement aux juges des enfants, seule une sur 400 est refusée ! (Statistiques judiciaires officielles en Grande-Bretagne), alors quelle chance ont les parents de s’en tirer ?

Pour couronner le tout, les travailleurs sociaux vont souvent faire le tour des écoles, rencontrent les amis de parents qu’ils ont dans le collimateur et leur posent des questions orientées permettant de répandre de dangereuses rumeurs sur les parents. Les parents ciblés sont avertis qu’ils n’ont pas le droit de parler de leur affaire à qui que ce soit. Mais en réalité ils ont tout de même le droit d’en parler à des particuliers pour obtenir des conseils et du soutien. Ceux qui ont suffisamment de courage pour protester sont emprisonnés pour leur impertinence, c’est le sort de plus de 200 parents par an selon Harriet Harmen, ex ministre déléguée à l’enfance (audition parlementaire).

Oui, les parents sont légalement bâillonnés lorsque leurs enfants, leurs bébés sont enlevés, ceci sous le prétexte de préserver le droit à la vie privée des familles et des enfants !

Bien sûr, les services sociaux ne s’embarrassent pas de cette préservation de la vie privée puisqu’ils font de la publicité pour l’adoption des enfants qu’ils ont enlevés, ceci avec photos en couleur et prénoms publiés dans le Daily Miror et d’autres périodiques. Les parents ne peuvent qu’être horrifiés de voir leur progéniture exposée à un public adoptant comme des chiens à pedigree !

C’est la RÉALITÉ de ce qui se passe actuellement pour les parents qui s’attirent le mécontentement du « système ». Quelles réformes concevoir ? Les travailleurs sociaux chargés de la « protection infantile » devraient remettre leurs fonctions à la police, et les tribunaux pour enfants disparaître en faveur des juridictions pénales lors des preuves d’atteinte aux enfants sont établies.

C’était ainsi que les choses fonctionnaient et cela fonctionnait beaucoup mieux ! Les parents devraient avoir le droit de questionner leurs accusateurs et demander que des jurys populaires puissent trancher, leur parole ne devrait plus être censurée. Ce serait au moins une opportunité de mettre fin à de telles injustices.

Ian Josephs (ian@monaco.mc)

 « PUNISHMENT WITHOUT CRIME !!! » (l’original anglais)

Mais qu’en est-il en France ?

TéléObs, le supplément du « Nouvel Observateur » fait référence à un reportage diffusé le 22 septembre 2012 sur France 3 magazine à 18h 35 sous le titre « Avenue de l’Europe : enfances maltraitées ». L’article présentant le reportage sous la plume de Delphine Barbier Sainte Marie est le suivant :

«  Kirsty Seddon, Britannique de 23 ans, raconte son histoire. Sans acrimonie ni haine face à l’injustice qui lui est faite. Parce qu’elle a été elle-même retirée d’une famille défaillante et confiée à des foyers d’accueil, l’État lui a enlevé de force sa fille de 6 mois pour la faire adopter, préjugeant de son incapacité à être mère. Depuis trois ans, Kirsty se bat contre l’administration pour avoir le droit de rencontrer sa fille. En vain. Ultime recours, elle a déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme dont le jugement est très attendu.

En Grande-Bretagne, chaque année, un millier d’enfants sont confiés de force à l’adoption. Inimaginable arbitraire au pays de l’habeas corpus, cette politique aveugle contre le déterminisme social est peu fréquent (sic) de ce côté-ci de la Manche où les services sociaux privilégient la préservation du lien familial.»

 Nous avons pris soin de mettre en gras la partie tout à fait étonnante du commentaire. Le Nouvel Observateur n’observe donc la situation française que d’un oeil et pas le bon, puisque des familles nous témoignent de la rupture délibérée du lien familial, en outre la loi Tabarot est à même de permettre désormais en France des adoptions forcées ( https://comitecedif.wordpress.com/2012/04/05/loi-sur-ladoption-lettre-a-la-deputee-michele-tabarot/)