Toujours plus de sous pour l’ASE !

tsecMaine et Loire : un budget placement à la hausse

Le Conseil départemental du Maine et Loire dispose d’une enveloppe budgétaire substantielle pour financer les services liés à la « protection de l’enfance ».

Que l’on en juge : selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE en août 2015, le budget enfance du département était de plus de 97 millions d’euros en 2013 dont 78 millions d’euros rien que pour les placements d’enfants.

Ce budget avoisinerait en 2015 les 100 millions d’euros,  pour une population de 853 000 habitants. L’essentiel de ces fonds est redistribué aux associations gérant les lieux de placement d’enfants et organisant les mesures sociales dans les familles.

La part des mesures de placement dans le total  des mesures mises en œuvre par l’ASE s’élevait à 52%, ce qui place le Maine et Loire en assez mauvaise position, au 60ème rang des départements.

Une orientation critiquée par la Chambre régionale des comptes

Ces chiffres confirment une tendance forte de l’orientation de l’ASE du Maine et Loire vers une politique de retrait des enfants.

Dans le contexte financier dégradé que connaît le département, un récent rapport de la Chambre régionale des comptes se montre critique à l’égard de la politique de « protection de l’enfance » du Maine et Loire :

«  Dans le domaine de la protection de l’enfance, le département se particularise par l’impact financier de cette politique, lié pour l’essentiel, à un recours très fréquent au placement d’enfants en établissements, au détriment d’autres formes de prise en charge. La chambre l’engage à poursuivre les objectifs qu’il se fixe d’innover dans la prise en charge des situations relevant de la  protection de l’enfance, pour apporter aux enfants la réponse la plus adaptée à leurs besoins. »

Innover c’est faire autrement, et c’est donc déplaire aux associations qui gèrent les fonds affectés à l’ASE. Le président du Conseil départemental, Christian Gillet, en convient :

« Le poids financier de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) dans la politique sociale départementale est supérieur de 8 à 9 % à la moyenne des autres départements (…)   La dépense pour le placement est de 72 €/habitant dans le Maine-et-Loire, contre 55 en moyenne pour la Franc (…) Le coût d’un enfant pris en charge est de 57 112 € par enfant et par an contre 37 750 € en moyenne dans les autres départements. » http://www.angersmag.info/Enfance-en-danger-une-evolution-qui-attise-les-tensions_a11826.html

On peut ajouter à cela que non seulement le nombre de placements continue d’augmenter, mais qu’en plus la durée des placements y est aussi plus longue qu’ailleurs.

Sur 1900 enfants placés, 90% le sont par décision de justice, chiffre particulièrement élevé en comparaison aux autres départements. Rappelons que la judiciarisation des placements est le fait de l’ASE qui effectue les signalements au procureur.

On le voit, la politique de l’aide sociale à l’enfance est entachée de particularités que la chambre régionale des comptes n’a pas manqué de souligner, notamment en ce qui concerne un recours aux placements d’enfants particulièrement développé.

Mais c’est le chiffre de 100 millions d’euros qui apparaît largement excessif, sans mettre davantage ce département à l’index que d’autres, l’ASE fait globalement face à un constat d’échec pour avoir privilégié la « solution » placement dans des situations qui ne l’imposaient pas, mais aussi pour la perte de chances que subissent les enfants placés dont l’avenir est sombre (https://comitecedif.wordpress.com/2011/04/06/que-vont-ils-devenir/).

La pilule d’un nécessaire amaigrissement passe mal chez les sociaux

Si des familles d’accueil se sont aussi exprimées sur les colonnes du CEDIF ainsi qu’une travailleuse sociale (https://comitecedif.wordpress.com/2011/05/01/les-derives-familiales-de-letat-providence/), si des solutions ont été émises et transmises aux décideurs locaux (https://comitecedif.wordpress.com/rapport-sur-la-protection-de-lenfance/), le lobby des sociaux s’acharne à tenter de manipuler les politiques et  à demander toujours plus en refusant toute remise en cause.

C’est bien ce nous confirme un mouvement social des sociaux à Angers le 20 juin 2016 (http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-les-personnels-du-social-manifestent-au-conseil-departemental-4313341).

En effet, manifestant pour un « lundi noir du social », les ASS représentés par les syndicats Sud, CGT, FO, CFDT, considèrent que le très lourd budget du Maine et Loire qui leur est attribué pour 2000 personnes doit encore être abondé de 16 millions d’euros, rien que cela !

En Loire Atlantique également et dans de nombreux autres départements, les personnels du social refusent  que l’on touche aux associations qui se partagent la gestion des mesures et des foyers. Il n’est pas question pour eux de briser les monopoles par des appels d’offre, et de baisser ainsi le coût de la journée de placement.

Ainsi, les syndicats se plaignent d’un risque (oui vous avez bien lu, un risque !) de baisse du prix de la journée en foyer de 20 à 30 %. Mais ils ne nous indiquent pas le montant actuel du coût du placement, demandez-leur donc et soyez bien assis, vous risqueriez d’être surpris de ce coût avec les résultats que l’on connaît.

Peut-on alors parler d’indécence ? Ce qui est certain c’est que ces travailleurs sociaux syndiqués sont dans un déni complet et qu’ils refusent de se remettre en cause au mépris des souffrances des familles et à l’heure où de nombreux départements déclarent ne plus pouvoir faire face à leurs dépenses sociales et pour certains sont menacés de cessation de paiement.

 

  Brigitte et Xavier, CEDIF Pays de Loire

Social business

Précarité et protection de l’enfant pour les DSI des CG : une famille précaire coûte, un enfant placé rapporte

 

Extrait de la pétition « Précarité et protection de l’enfant … « . La totalité du texte est sur le site d’origine.

Françoise Fournier

À l’attention des contribuables,

Précarité et protection des droits de l’enfant pour les DSI des conseils généraux.

Une famille dans la précarité coûte par mois avec le RSA 690,14 € (828,17 € avec un enfant). Tandis qu’un enfant placé rapporte 7500 € par mois aux services sociaux.

Aujourd’hui, ici, en France, il y a un génocide d’enfants. Un génocide institutionnel invisible. Il prend de plus en plus d’ampleur à cause de la précarité, le mal logement (dénoncé par ATD Quart monde, Secours Catholique, fondation Abbé Pierre, Emmaüs). 200.000 enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE) sans que le parent n’y puisse rien. Sachant qu’il n’y a que 20 % de ces enfants placés qui le sont pour maltraitance avérée. Tous les autres le sont pour des causes sociétales ou sur des dénonciations calomnieuses dans des conflits d’intérêts familiaux. Si ce génocide est encore possible en France, aujourd’hui, malgré les rapports Naves-Cathala de 1984 et de 2000, c’est que le Code de l’Action Sociale et des Familles présente de graves lacunes et permet aux services sociaux de violer :

– les lois de la République,

– la convention international des droits de l’enfant ( CIDE),

– les Droits de l’Homme.

Les travailleurs sociaux sont juges et parti pris. 

Les travailleurs sociaux sont décideurs du placement, du bien fondé de faire perdurer celui-ci, ils ont la prérogative de qualifier l’enfant d’instable, d’hyperactif, de dire qu’il ne possède aucun repère aux fins de le placer et de reconduire ce placement. Un enfant à qui ils ont coupé toutes les racines et les liens familiaux, entouré d’autres enfants dans le même cas, sera turbulent avec d’autres enfants tout aussi turbulents. Il apprendra à être violent par survie. Cf. le petit Christopher qui a fugué d’un foyer et qui a été retrouvé mort 15 jours après. Placé depuis l’âge de 1 an, il ne voyait sa famille que dans un lieu médiatisé avec des éducateurs pour surveiller les moindres faits et gestes. Il ne savait même pas où habitaient ses parents, ne voyait pas sa soeur jumelle. Jugé instable dès l’âge de 1 an (!), il devait être placé dans une institution pédopsychiatrique dans le mois suivant.

Les travailleurs sociaux sont aussi considérés aptes à qualifier les parents de négligents voire maltraitants, à ce titre ils peuvent considérer le lien familial comme nocif pour l’enfant. Les parents qui osent manifester leur réprobation seront qualifiés par les travailleurs sociaux, comme étant atteint d’un « délire de persécution » sous forme chronique. Des parents responsablles les dérange dans leur exercice d’abus de puissance sur l’enfant. Pour retrouver leurs autorités les travailleurs sociaux peuvent compter sur une expertise psychiatrique de 10 minutes pratiquée sur un parent en grande souffrance parce qu’on lui a pris son enfant sur des allégations mensongères, sur de l’injustice sociétale. La solution des travailleurs sociaux, c’est de surajouter de l’inhumain à l’inhumain. Le seul recul de cette institution sur la bientraitance de leur prise en charge dans 80% des cas (sauf les 20% d’enfants placés pour maltraitance avérée) est tourné vers leurs propres intérêts.  Jamais vers l’enfant qu’ils sont sensés protéger.

Cette institution est altruicide (cf. jean Maisondieu), génocide par narcissisme institutionnel.

Pour les travailleurs sociaux, tout va bien :  d’un coté, vous avez les cadres de ASE, carriéristes, narcissiques, d’un autre côté, vous avez les travailleurs sociaux de base,  souvent salariés précaires dans une association loi 1901, sous-traitante de l’enfance. Si ils se tournent vers les syndicats, ce sont leurs conditions de travail et leur emploi qu’ils défendent. Pour l’un et l’autre, plus il y a d’enfants à s’occuper, plus ils seront rassurées concernant leur promotion professionnelle et la pérennité de leurs emplois.

Aux 4° assisses de la protection de l’enfance de juin 2010, tout comme aux journées de l’ANAS début novembre 2010, à Marseille, il ne fut question que de bilan comptable, de gestion. L’accroche étant : « la souffrance des familles, le désarroi des professionnels, Comment retisser le lien ! » Ces thèmes là ne furent jamais abordés, sinon par la voix de Mme Françoise Léglise, présidente de l’ANAS, qui énoncera que les travailleurs sociaux passaient tout leurs temps devant l’ordinateur, 6% dans une action collective. Plus loin, on y parle de « cesser le jeu stérile des narcissismes institutionnelles (sic) ». (…) Un enfant placé rapporte 7500€ par mois aux services sociaux, c’est-à-dire ce que donnent les Conseils Généraux par mois par enfant à l’ASE. De l’argent qui ne redescend jamais vers l’enfant, il nourrit les cadres des Services Sociaux. – Cf. le rapport de la cour des comptes du 1° Octobre 2009 par Feu Philippe Seguin.

Contribuables, tant que vous paierez, via vos impôts fonciers et locaux, sans sourcilier, sans vous demander où va cet argent, ce génocide institutionnel perdurera.

Enquête INSEE 2006 : 40% des SDF de 18 à 24 ans sortent d’une mesure de protection de ASE.

Françoise Fournier : monfils.mabataille@gmail.com

 

Lien vers le texte : http://parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/ (redirection sur le site d’origine)