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Pas d’article aujourd’hui, mais quelques citations que nous a reproduit Andrew Sloan relativement  à la dénonciation par les plus hautes autorités du clergé des actions liberticides des hommes de l’État à l’encontre des familles, de nos enfants, de nos prérogatives parentales.

Encyclique Quanta Cura de Pie IX

La première citation date de 1864 et est tirée des oeuvres du pape Pie IX. Il s’inquiète des progrès de l’ingérence étatique portée par les socialistes et y voit une menace claire pour les familles dont les prérogatives d’éducation et d’instruction sont niées au profit d’une projet totalitaire.   

« Là où la religion a été mise à l’écart de la société civile, la doctrine et l’autorité de la révélation Divine répudiées, la pure notion même de la justice et du droit humain s’obscurcit et se perd. En effet, enseignant et professant la si funeste erreur du communisme et du socialisme, ils affirment que  ‘La société domestique ou la famille emprunte au seul droit civil toute sa raison d’être; et qu’en conséquence c’est de la loi civile seule que découlent et dépendent tous les droits des parents sur les enfants, et d’abord le droit d’instruction et d’éducation. Par ces opinions impies et ces machinations, ces hommes de mensonge veulent surtout aboutir à ce que la doctrine et le pouvoir de l’Église catholique qui apportent le salut, soient entièrement éliminés de l’instruction et de l’éducation de la jeunesse, et que l’âme tendre et malléable des jeunes soit infectée et déformée pitoyablement par toutes sortes d’erreurs perverses et par le vice. Oui, tous ceux qui ont mis leurs efforts à bouleverser l’ordre sacré et l’ordre public, à renverser l’ordre juste de la société, et à anéantir tous les droits divins et humains, ont toujours fait tendre leurs desseins criminels, leurs désirs et leurs œuvres principalement à tromper et à dépraver la jeunesse qui ne s’y attend pas, comme nous l’avons indiqué plus haut ; et ils ont mis tout leur espoir dans la corruption de cette jeunesse. » 

Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII

La deuxième citation est issue de l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, émise le 15 mai 1891 et qui précise les limites de l’ingérence étatique dans les familles :

« Voilà donc constituée la famille, c’est-à-dire la société domestique, société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile à laquelle, dès lors, il faudra de toute nécessité attribuer certains droits et certains devoirs absolument indépendants de l’Etat. C’est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s’il arrive qu’une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d’aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société. De même, leon_xiiisi un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n’est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s’arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics’ la nature leur interdit de dépasser ces limites. »

Encyclique Centesimus Annus de Saint Jean-Paul II

wojtyla« On a assisté, récemment, à un important élargissement du cadre de ces interventions, ce qui a amené à constituer, en quelque sorte, un État de type nouveau, ‘l’État du bien-être’. Ces développements ont eu lieu dans certains États pour mieux répondre à beaucoup de besoins, en remédiant à des formes de pauvreté et de privation indignes de la personne humaine. Cependant, au cours de ces dernières années en particulier, des excès ou des abus assez nombreux ont provoqué des critiques sévères de ‘l’État du bien-être’, que l’on a appelé ‘l’État de l’assistance’. Les dysfonctionnements et les défauts des soutiens publics proviennent d’une conception inappropriée des devoirs spécifiques de l’État. En intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’État de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses. » 

Appel aux autorités Catholiques

De ces citations, nous pouvons tirer un constat qui n’avait pas échappé aux plus hautes autorités de l’ Église  : l’État est une machine totalitaire qui ne tolère aucune limite, les fonctionnaires et agents de l’État s’ingèrent dans nos familles, les font éclater et ont brisé nos capacités de résistances en nous faisons renoncer à nos responsabilités. L’État fait de nous en dignité moins que des hommes.

Il ne faut donc pas hésiter à rappeler ces paroles à tous les croyant, et plus particulièrement aux autorités Catholiques contre les ingérences de l’ASE dans nos familles.

Une héroîne de la cause familiale contre l'ignominie de l'Etat

Irena Sendler est née en 1910 à Varsovie dans une famille catholique de la petite bourgeoisie.

Elle n’avait rien de plus ou de moins que les polonaises de son époque qui ont subies le drame de l’occupation par les nazis et les communistes.

Enfin si, Irena avait quelque chose de plus : la volonté de ne pas être spectatrice de son destin, sauver les enfants pour réunir ensuite les familles séparées. Alors elle fit de la résistance hier comme on oublie d’en faire aujourd’hui.

Mais écoutez plutôt et vous verrez que même au fond de l’enfer, les héros ne se découragent pas, ne pleurent pas sur leur sort mais agissent comme devraient le faire n’importe quel femme ou homme qui n’a pas renié son humanité pour devenir un rouage de la machine étatique.

Écoutez aussi vous qui savez et qui êtes témoins d’horreurs sans croire pouvoir changer le cours des choses, vous qui êtes fonctionnaires et  préférez plaire à vos syndicats et à votre hiérarchie plutôt que de dénoncer la logique de l’État et de ses clientélismes.

Irena Sandler avait bien compris avant beaucoup d’autres ce dont un État était capable. Les autorités d’occupation allemandes et plus largement l’État allemand avait planifié l’extermination des juifs.

Je sais que dans les livres de classe il est marqué que ce sont les nazis qui ont fait cela, mais en réalité tous les services de l’État allemand ont collaboré à ce projet et même les services de l’État français, c’est-à-dire des fonctionnaires « qui ne faisaient qu’obéir aux ordres ». Tous n’étaient peut être pas nationaux-socialistes, même si des chefs syndicaux se sont rapidement ralliés, mais tous étaient des fonctionnaires et tous pensaient bien représenter l’État et en cela on ne saurait les démentir puisque Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir, que les députés issus du front populaire ont donné les pleins pouvoirs à Pétain, tout à fait régulièrement.

Ces vérités sont politiquement incorrectes en nos temps d’idolâtrie de l’État, mais elles n’en demeurent pas moins des vérités et Irena Sendler savait qu’un État avait pour dessein de perpétrer un génocide.

Pas un parti tout seul, non un État.

Irena Sendler allait donc se battre pour sauver des enfants contre un État, et elle va le faire au fond de l’enfer comme je le disais. Elle va s’exposer dans le pire des endroit : le Ghetto de Varsovie. Ce ghetto qui sera anéanti et dont toute la population sera massacrée, cet abattoir à ciel ouvert.

Pour entrer et travailler dans le Ghetto de Varsovie, elle a dû d’abord s’engager au bureau d’aide sociale de Varsovie. Mais évidemment les fonctionnaires de l’aide sociale devaient obéir à des ordres inhumains, Irena entrera donc dans un réseau d’aide clandestine et se fera plombier-serrurier.

Elle s’achètera un camion, un gentil molosse, une grosse boîte à outils et un grand  sac bien solide.

Aux points de contrôle à l’entrée et à la sortie du Ghetto de Varsovie, les soldats de l’État allemand voulaient vérifier le camion, c’est alors que le molosse se mettait à aboyer. Ils ne vérifiaient donc que de loin et heureusement car Irena pu ainsi sauver 2 500 enfants en sortant du Ghetto, un petit pouvait se glisser dans la boîte à outils presque vide, un plus grand dans le sac et le molosse couvrait les bruits que pouvaient faire les enfants.

Irena notera aussi tous les noms des enfants qu’elle pu sauver. Elle placera cette liste dans un vase qu’elle enterrera dans son jardin. Cette précaution essentielle permettra aux enfants, dont beaucoup se retrouvèrent orphelins après la guerre, de retrouver leur famille dans la diaspora, aux États-Unis et ailleurs.

Oui Irena a sauvé 2 500 enfants de l’extermination par les fonctionnaires de l’État allemand et ceux des pays satellites. Elle a fait tout  ce qu’elle pouvait pour qu’ils ne terminent pas dans des orphelinats une fois  sauvés, mais qu’ils retrouvent la chaleur d’un foyer familial, même éloigné.
Elle n’a pas voulu non plus que leur avenir soit gâché comme l’est aujourd’hui  l’avenir de tant de nos enfants.

Irena le paiera de sa personne, elle sera arrêtée par des  fonctionnaires allemands  de la Gestapo  (Geheime Staatspolizei, soit police secrète d’État) qui vont la torturer  atrocement, lui briser les bras et les jambes.

Mais Irena, condamnée à mort par l’État, ne donnera personne  et s’évadera en arrosant quelques fonctionnaires.

Après la guerre, ce sera elle qui permettra que les familles se  retouvent, elle s’occupera aussi, pour ceux qui restèrent définitivement seuls dans la vie, de trouver des familles d’accueil. Et quelque chose me dit que  ces familles là se sont attachées à ces enfants, vous savez de ces familles  d’accueil comme celles de la petite Cindy.

C’est qu’Irena travaillera vraiment  au bonheur des enfants, cela sans rien demander à personne sans jamais se  plaindre.

Irena est morte à Varsovie le 12 mai 2008, elle aurait pu  recevoir de son vivant le prix Nobel de la Paix que le Président Polonais Lech  Kaczynski avait demandé pour elle en 2007 après l’avoir élevé au rang d’héroïne  nationale polonaise. Mais c’est un homme de l’État qui l’a reçu, un certain Al Gore pour un reportage bidonné et diffusé à vos enfants dans toutes les écoles et qui  s’appelle « une vérité qui dérange ». La vérité qui nous dérange c’est que vous connaissez Al Gore, mais que vous n’avez certainement jamais entendu parler d’Irena Sandler.

Mais dans nos temps présents où, toutes proportions gardées,  des fonctionnaires saccagent nos familles, il faudra penser à la leçon que nous a donné d’Irena, il ne serait d’ailleurs pas impossible qu’un de nos comités porte son nom !

Xavier Collet