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caduceusPour savoir si le travailleur social à l’origine du rapport socio-éducatif concernant votre famille est en règle, il vous faut lui demander son numéro dans le registre ADELI.

Ne le croyez pas sur parole et contactez aussi la DDASS (Direction Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales) du département où il ou elle exerce. Vous trouverez l’adresse ici.

Nous vous proposons pour cela la lettre-type suivante conçue par une de nos adhérentes qui a obtenu ce fichier dans son département :

 Émetteur

Destinataire

Lieu, date

Objet : demande de communication de documents administratifs
Madame, Monsieur,

Vu la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 au §5 Mesures relatives à la profession de psychologue. article 44 Modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 14 qui mentionne qu’il est établi, pour chaque département, par le service de l’État compétent ou l’organisme désigné à cette fin, une liste de cette profession, portée à la connaissance du public.

Par l’ Arrêté du 2 février 2006 modifiant l’arrêté du 27 mai 1998 relatif à la mise en place d’un nouveau traitement informatisé de gestion des listes départementales des personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue et des professions réglementées par le code de la santé publique, de la famille et de l’aide sociale

Par l’Ordonnance n° 2005-1040 du 26 août 2005 relative à l’organisation de certaines professions de santé et à la répression de l’usurpation de titres et de l’exercice illégal de ces professions NOR:SANX0500172R Version consolidée au 01 février 2007

à l’ Article 8 est stipulé TITRE IV : LA SIMPLIFICATION DES RÈGLES DE DIFFUSION DES LISTES DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ INSCRITS AUX TABLEAUX.

Par l’Arrêté du 27 mai 1998 – Journal Officiel du 17 juillet 1998 relatif notamment à l’enregistrement des assistants de service social.

Et en vertu de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978  relative à la liberté d’accès aux documents administratifs,

j’ai l’honneur de solliciter vos services afin d’obtenir la liste des psychologues enregistrés au répertoire ADELI (Automatisation DEs LIstes ) exerçant dans le département du ……., liste qui laissera apparaître leurs noms et prénoms, le n°de registre ADELI, la spécificité de leur activité professionnelle et lieu d’activité.

Dans cette attente, je vous remercie pour votre service et je vous prie d’agréer Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Signature

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Merci Daniel de SOS PARENTS ABUSÉS de nous avoir parlé de cette chanson avec un clip tout à fait saisissant.

La DDASS s’appelle désormais l’ASE, mais les adultes d’aujourd’hui qui ont pu subir un placement en foyer dans leur enfance étaient bien ce que l’on appelle des enfants de la DDASS.

Pour le reste une exégèse n’est pas utile, il suffit d’écouter la chanson, elle raconte l’histoire d’un enfant placé suite à une dénonciation malveillante, à un rapport social bidonné. L’enfant a un avocat qui ne le défend pas et les parents sont empêchés de voir leur fils qui pense avoir été abandonné.

Arrivés à l’âge adulte les enfants de la DDASS demandent des comptes, nous sommes aussi là pour qu’ils en obtiennent.

D’une affaire à l’autre

Je n’étais pas encore en responsabilité au CEDIF lorsque j’avais creusé l’affaire Régine Labeur, la fausse-experte de Périgueux.  Elle m’était funestement apparue dans le procès Duviau alors que je m’intéressais à la désastreuse politisation de cette affaire par l’extrême-gauche syndicale. (https://comitecedif.wordpress.com/2011/04/14/la-vraie-fausse-experte-brise-des-familles/)

Un journaliste du « service société » de France 2, Nicolas de Labareyre, avait aussi réussi à parler de la fausse diplômée sur le 20 h en faisant témoigner de son malheur Sylvie Bossu, une mère de famille expertisée en 10 minutes par Régine Labeur. 10 minutes suffisantes pour préconiser la séparation d’une mère de son enfant ! J’avais alors pris contact avec l’avocate de cette maman, Maître Noachovitch afin de pouvoir contacter des victimes.

Maître Noachovitch m’indiquera cependant qu’il valait mieux faire profil bas. En effet, la publicité n’était pas souhaitée par ceux qui avaient le pouvoir de rouvrir ou non les affaires pour lesquelles la fausse-experte avait officié.

Je me suis donc contenté de reprendre des éléments également diffusés par les media traditionnels y rajoutant quelques sources britanniques plus précises. Comme on le dit, j’ai laissé la justice faire son travail sans trop me faire d’illusion tout en concluant : « Si nous sommes bien dans un Etat de droit, il n’y aura pas que la tête d’un fausse psy qui devra tomber… si elle tombe. »

Le faux diplôme ci-dessous est effectivement difficilement soupçonnable  :
CECI EST UN FAUX
Verdict dans l’affaire Régine Labeur

Aujourd’hui 20 septembre 2012, alors que le verdict est justement tombé au tribunal correctionnel de Toulouse, il m’appartient de m’interroger sur les implications de l’affaire.

Quatre ans de prison dont deux ans fermes pour des vies familiales brisées. Mais une peine toujours pas exécutée un an après la condamnation.

Il faudrait savoir aussi combien obtiendront les 24 parties civiles à titre de dédommagement. Régine Labeur a obtenu par sa forfaitaire argent et surtout pouvoir. Il est juste qu’elle perde l’un et l’autre même si elle ose encore prétendre avoir été sérieuse et impartiale (sans rire alors qu’elle est même intervenue dans des affaires de pédophilie avec la possibilité de permettre aux coupables de continuer leurs saloperies et aux innocents d’être inquiétés !!!???). Oui, sérieuse et impartiale ose-t-elle dire alors que de telles responsabilités lui étaient confiées à elle qui devait avoir tout au plus le BEPC – brevet des collèges .

Mais alors qui paiera pour réparer l’irréparable commis à l’endroit des victimes ?

L’État c’est-à-dire le contribuable qui n’y est pour rien ?

Qui doit se sentir responsable de décisions fondées partiellement sur des fausses expertises ?

Le peuple français au nom duquel se rendent des décisions de justice ?

Donc nous, vous, les victimes même, nous serions tous responsables ?

Soyons sérieux, seuls ceux qui ont rendu possible cette forfaitaire doivent payer c’est là une mesure de justice rien d’autre, même si le droit ne permet pas sa mise en œuvre.

Les faux experts pullulent-ils ?

Mais allons plus loin, le système judiciaire laisse actuellement exercer en son sein d’autres experts non habilités à se prononcer.

L’accusation est grave mais il faut savoir que les faux experts du type Régine Labeur peuvent continuer à exercer tant qu’ils ne sont pas dénoncés à moins qu’il n’ait été fait vérification de leurs titres lors de leur candidature comme dans le cas  du faux docteur Bruneau et comme c’est théoriquement obligatoire.

Certes, comme le disent a posteriori des avocats, ses rapports étaient idiots et truffés de fautes d’orthographes. Autant peut-être que les conclusions d’une avocate de Bourges qui affectionne la formule « pie que pendre », par haine certainement des volatiles ?

Certes, certes, mais la stupidité crasse ne prouve pas la fausse qualité. Elle n’attire même pas la suspicion même en face d’ « expertises de niveau cours préparatoire » selon l’expression de Mireille Bouskéla, présidente du syndicat des psychologues d’exercice libéral qui a le mérite d’agir en tant que partie civile en défense de la profession et de dénoncer l’absence de vérifications en amont. .

Mais une fois dans la place qui aurait intérêt à dénoncer les faux-experts?

Certainement pas ceux qui leur ont accordé crédit précédemment en validant leurs ses expertises, ni même le juge avec lequel elle est partie en vacances selon ses dires.

L’autorité de la chose jugée face aux expertises bidons

Non, la mise en évidence de son absence de titres pour exercer ne peut que porter atteinte à l’institution judiciaire et remettre en cause son travail. Or si il y a quelque chose que l’institution déteste en France comme en Suisse, c’est de se remettre en cause, il suffit de se pencher sur l’affaire Christian Iacono (https://comitecedif.wordpress.com/2012/03/28/qui-a-voulu-la-peau-de-christian-iacono/) pour s’en rendre compte, ou encore sur l’affaire du petit Luca (https://comitecedif.wordpress.com/?s=Luca).

La mise en cause de la fausse-experte en exercice ne pouvait donc venir que d’un règlement de compte, en l’occurrence c’est son mari qui révèlera le pot aux roses : son DESS en psychologie de l’enfance et de l’adolescence était faux et la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales de Dordogne l’avait pourtant validé. Ensuite Régine Labeur a pu se faire inscrire sur les listes de la cour d’appel sans autre vérification et donner ainsi valeur de parole d’Évangiles à ses rapports d’expertise.

Autrement dit sans cette révélation du mari, Régine Labeur pourrait continuer à se pavaner devant des mères pour préconiser la séparation parentale. Il s’en est donc fallu de pas grand-chose, alors à votre avis existe-t-il encore de faux experts en liberté ?

Y-a-t-il dans leur cabinet de ces faux experts qui, à l’instar de Régine Labeur vous regardent de haut, avec morgue dissimulant leur complexe d’infériorité intellectuelle derrière le statut qui leur a été conféré ?

La réponse est évidente.  Les experts sans titres pour exercer peuvent  être une psychologue de l’ASE, ou encore une assistante de service social qui torche son immonde petit rapport diffamatoire sachant que vous n’aurez pas accès à ses délires les plus gratinés sous prétexte de protection de votre enfant.

Ont-ils du souci à se faire désormais pour leur carrière suite à la condamnation d’une des leurs ?

Nous ferons ce qu’il faut pour cela, malheureusement toutes les victimes ne seront pas sauvées car, comme pouvait le craindre Maître Noachovitch certaines fausses expertises ne seront pas remises en cause… alors que, comme le cite une source judiciaire du journal « Le Monde » : « Les avis d’expert, cela pèse quand même, surtout quand on manque d’autres éléments, et notamment aux affaires familiales. »

Xavier Collet

La DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), ancêtre de l’ASE, avait désigné le Coral comme un de ces « lieux de vie » vers lesquels elle a pu orienter un public de pré-délinquants, d’autistes, de trisomiques et d’handicapés mentaux légers. Le Coral, c’est aussi une expérience d’une collaboration qui débute en 1976 et qui a impliqué des travailleurs sociaux de la protection de l’enfance soucieux de nouveaux modes de gestion pédagogique et thérapeutiques.

Intégré aux néo-ruraux anti-enfermement, les « lieux de vie » sont un mouvement qui a sa revue appelée « Possible » et plusieurs centres appartenant au Collectif des Réseaux Alternatifs (CRA), le Coral est conçu comme une expérience porteuse de libération, celle d’éducateurs « progressistes »  menés par Claude Sigala, également président du CRA. Là bas, on récupère tous les jeunes et on les soigne en considérant que la délinquance, la toxicomanie, la déficience mentale, ce sont des maladies.

Malade aussi un adolescent de 17 ans qui viole à mort un enfant de 11 ans en 1979. Un meurtre sexuel au Coral, une absence de surveillance, rien de plus. Vraiment ?

Toujours est-il qu’au secrétariat d’Etat à la famille, le Coral et le CRA en général sont très bien vus, il est question de les intégrer à la DDASS, un dossier à ce sujet est remis à Georgina Dufoix. Mais les pratiques du Coral vont aussi enthousiasmer un public interlope attiré par le retour à la nature et le rejet de toute décence, on ne semble donc pas soigner la pédophilie au Coral. Il se dira d’ailleurs de plus en plus que des personnalités aient fait de cette  communauté autogérée, installée à Aimargues dans le Gard, un lieu de villégiature et débauche pour des pulsions contre-nature. On entendra aussi parler de pensionnaires fugueurs recueillis dans les environs, leurs récits sont particulièrement évocateurs, enfin alertés, des parents portent plainte pour actes pédophiles.

Le 13 octobre 1982, la gendarmerie fait une descente au Coral. Le juge Michel Salzmann décide d’y inculper l’éducateur fondateur du lieu de vie, Claude Sigala, un autre éducateur, Jean-Noël Bardy, mais aussi le médecin psychiatre, Alain Chiapello.  Ultérieurement c’est un professeur d’université, René Schérer, favorable à l’abaissement de l’âge du consentement aux relations sexuelles, qui est inquiété. Puis, un éducateur stagiaire, Jean-Claude Krief en fonction entre noël 1981 et février 1982, est aussi arrêté pour une affaire délinquance économique. Mais il a des révélations à produire sur des pratiques bien plus graves que ses petites escroqueries.

Jean-Claude Krief parle d’une pédagogie à base de pédophilie, d’enfants confiés par les services sociaux et objets de pratiques immondes, ainsi que  d’un trafic de photos pornograpiques mettant en scène des enfants. D’ailleurs des pédocriminels seraient invités à se « défouler » sur les handicapés mentaux qui leur sont « confiés ».

L’éducateur Jean-Noël Bardy s’explique,  il reconnaît des activités sexuelles avec une pensionnaire, ajoutant que « cette liberté sexuelle faisait partie d’une thérapeutique nouvelle ».

La honte, l’horreur, les enfants pris à leurs parents surtout si ils sont handicapés, voila des proies idéales pour les théoriciens des thérapies sexuelles. Tout le réseau des lieux de vie est inquiété, le directeur de la revue Possible détient d’ailleurs sa collection de photos pédocriminelles.

Plus de 300 personnalités sont citées dans le monde artistique, judiciaire, politique, journalistique, certains sont même mis en en examen, leur point commun : ce sont des personnalités de l’ère Mitterrand.

Mais, pour le pouvoir en place, l’affaire va trop loin. Comme le dira le capitaine Paul Barril, subordonné du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée, en audience publique le 29 avril 1997 : « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause. »

Jean-Claude Krief, qui accusait précisément des personnalités est présenté comme mythomane, il rétracte une partie de ses accusations en novembre 1982. Michel Krief, son frère, est accusé d’être un maître chanteur des politiques. On le retrouvera mort, suicide bien entendu.

Le courageux juge Salzmann dérange, on essaie de le dessaisir pour ce qu’il aurait violé le contrôle judiciaire de Jean-Claude Krief en le laissant aller vérifier en compagnie policière la  présence d’enfants du Coral sur un fichier de photos pédocriminelles au Pays-Bas. Une démarche gênante visiblement, voila que l’on parle du fichier Zandvoort.

Aucune personnalité ne sera condamné, Claude Sigala prendra 3 ans de prison avec un an de sursis pour « attentats à la pudeur sans violence sur mineur de moins de 15 ans. » Il échappera à l’emprisonnement en appel et évoquera un complot politique qui visait le « mode de vie libertaire et autogestionnaire », ben voyons.

On se demande bien si, dans l’affaire du Coral, le pire n’est pas encore à venir puisque le viol des innocents n’a pas été suffisant pour inspirer l’horreur et la condamnation unanime du modèle Coral.

Pour les éducateurs nostalgiques, le Coral c’était un retour aux communauté de village, contre la ville consommatrice et tous les lieux d’enfermements qu’il s’agisse des asiles psychiatriques mais aussi de la famille, notion bourgeoise sur laquelle il convient de cracher !

Le Coral c’est aussi une autre conception de l’enfance qui fait peur et pour laquelle Claude Sigala possède de solides soutiens chez des éducateurs qu’il avait su mobiliser, il précise d’ailleurs qu’en 1982, « il y avait eu une mobilisation intéressante, ça avait remué pas mal de gens conscients du boulot que nous faisions : des parents, des travailleurs sociaux, des individus, des comités de soutien d’un peu partout… »

Le 17 avril 1986, il se confiera lors d’un interview pour le journal d’extrême-gauche « Le Monde Libertaire », sans rien renier de ses principes qui font encore école aujourd’hui : « Et, pour l’opinion publique, ça a été le procès de la pédophilie.
Là aussi, il y aurait beaucoup de choses à dire ; dans la pédophilie, tout n’est pas à mettre dans de sombres histoires perverses, il faudrait y réfléchir et faire un débat de fond. »

Effarant !

Mais encore : « voir dans la pédophilie l’individu qui traque l’enfant pour se le payer est une image réductrice peu ancrée et qui ne correspond qu’à un cas de figure que je crois extrêmement rare. Je ne suis d’aucune manière défenseur de ces pervers-là. Ce qui me semble le plus fréquent, ce sont des personnes qui aiment les enfants, en leur donnant la dimension de la liberté. L’enfant a besoin d’Amour. Aimer, faut-il le redire, n’est pas posséder, c’est au contraire rendre l’autre heureux ».

Révoltant !

Ce son de cloche, il continuait à le propager tout en déplorant d’être moins entendu en 1986 dans sa défense des lieux alternatifs lors de ses interventions dans des écoles d’éducateurs. Il analyse donc l’échec temporaire de son expérience, un simple alea dans ce qu’il convient de définir comme une lutte contre les institutions bourgeoises capitalistes :

 « Nous sommes dans le creux de la vague, et c’est grave car un lieu de vie ce n’est pas un individu, une tête : cela n’a une valeur que si c’est politique, que si cela rentre dans le champ social.
Il faut reconnaître notre erreur et celle du mouvement alternatif en général : nous n’avons pas été capables de nous organiser. Il y a là des problèmes d’individualités, de rivalités, de non-rencontres avec les autres alternatives. Le mouvement alternatif en France n’est pas capable de fonctionner de façon politique, organisationnelle. Même par rapport à notre procès, qui est quelque chose d’infime dans le contexte actuel, j’ai la sensation que dans les lieux de vie, on n’est pas sur la même longueur d’onde et ça c’est dommage. » 

Mais il y croit encore :

« Nous avons le projet de faire de nouvelles rencontres nationales des lieux de vie, afin d’analyser tous ces problèmes et de nous organiser, sur ce qu’est un lieu, par rapport au pouvoir et à la continuité de ces tentatives. Cette rencontre aurait lieu en septembre. J’écris aussi un livre là-dessus, il me permet de m’exprimer, d’analyser ce qui se passe et il pourrait être un support pour rencontrer des gens. En effet, c’est la priorité que je me suis donnée pour le moment : rencontrer, informer le maximum de personnes.
Je me tiens à la disposition des groupes, comités, etc…, qui voudraient organiser une rencontre, une conférence, sur les lieux de vie, l’alternative… »

Et malheureusement il avait bien raison d’y croire : 10 ans après les projets alternatifs se multiplient et les pouvoirs publics y participent. L’association Coral se reconstitue donc en 1992, l’enthousiasme de ses soutiens se manifeste bruyamment. Sigala est une star, il joue son propre rôle au cinéma dans le film « Visiblement je vous aime » , titre de son livre écrit en 1979. Le film sera sélectionné pour le festival de Cannes de 2005.

On a décidément rien compris, rien appris, tout est permis au nom d’expériences « alternatives » à la famille.

Mais attendez, il y a pire encore dans « Lien social, l’hebdomadaire du social fait par et pour les travailleurs sociaux »

Sous le titre : « les lieux de vie : de l’utopie à la reconnaissance institutionnelle », l’hebdomadaire des travailleurs sociaux remarque que les lieux de vie, dont le Coral fut un modèle emblématique, « voient leur spécificité respectée et intègrent de plein droit le dispositif de l’action médico-sociale ». On parle bien là du modèle post soixante-huitard des CRA de Claude Sigala, avec le rassemblement, selon les termes cités « autour de valeurs comme le partage, l’amour, la fête ».

Ce modèle est donc bien intégré à l’action médico-sociale par la loi de 2002-2 et son décret d’application de décembre 2004. Certes on pourrait concevoir que les lieux de vie puissent permettre une solution intermédiaire entre l’enfermement du foyer et la famille d’accueil, mais le modèle tel qu’il a été conçu avec l’absence de repère d’autorité et la promiscuité revendiquée est une aberration qu’il convient de condamner, surtout lorsque son promoteur reste Claude Sigala qui se réclame encore « de l’expérience révolutionnaire des lieux de vie (qui) allait faire tâche d’huile et transformer la société ».  Claude Sigala est présent et consulté aux côtés de ceux qui supportent son parrainage tout en se revendiquant de l’aide sociale à l’enfance.

Mais de quelle aide sociale à l’enfance parle-t-on dans ce pays ? Que font ils des enfants enlevés et confiés à des pervers dont les convictions et appétits n’ont pas changés ?

Voila donc ce que l’on lit dans le journal des travailleurs sociaux, de ces pseudos révolutionnaires de la pouponnière collectiviste auxquels les lois donnent les moyens de disposer de nos enfants et des éléments les plus faibles de notre société.

Voila donc sur Internet, ceux qui font de la publicité pour les conférences de Claude Sigala : http://luttennord.wordpress.com/2009/03/31/conference-debat-sur-les-lieux-de-vie-avec-claude-sigala-mercredi-1er-avril-a-18h30-a-l%E2%80%99ees/

Nous ne pouvons pas accepter que la situation se pourrisse davantage. Vous avez envie de vomir vous aussi alors lisez ce voeux écoeurant  :

 » Le sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXI siècle d’en aborder les rivages… »

Jack Lang, Gay Pied, le 31 décembre 1991.

Nous y sommes … presque, mais nous ne le tolérerons pas !!!

Chers amis, adhérents, sympathisants et tous nos lecteurs,

Depuis une année que nous existons, nous avons été fréquemment contactés par des familles dans l’affliction, le plus souvent celles-ci nous ont paru de bonne foi.

Des témoignages factuels et émotionnels ont été produits de la part de :

  •  parents responsables et suspectés à tort d’être à risque pour leurs enfants ;
  • jeunes ou moins jeunes adultes ayant subi un placement en foyer ou familles d’accueil ;
  • familles ayant contacté les services de la protection de ’enfance ;
  • mamans ou de papas séparés ou divorcés contre lesquels l’ASE s’est acharnée à l’initiative de l’autre parent ;
  • personnes victimes d’erreurs commises par la protection de l’enfance …

Ces familles viennent de tous les milieux sociaux et ne savent pas en général comment réagir face à des situations aussi dramatiques.
Une trop grande réactivité ou au contraire une passivité confiante dans le cadre d’un signalement peut leur être très préjudiciable.

Pourtant à travers les différents cas exposés beaucoup de points communs apparaissent. En dehors même des conditions codifiées d’intervention des travailleurs sociaux de l’enfance, un certain nombre de modes opératoires abusifs sont repérés.

Afin d’aider ces familles à réagir il peut être utile de mettre en commun les différentes expériences vécues par des parents, des enfants placés, des tiers. Ces expériences seront relatées anonymement mais elles doivent aussi être vérifiées par les adhérents actifs du CEDIF.

Ce livre noir des pratiques abusives donnera lieu à un rapport complémentaire à celui déjà produit concernant la protection de l’enfance (https://comitecedif.wordpress.com/rapport-sur-la-protection-de-lenfance/)

Il permettra de faire savoir que certes il existe des parents maltraitants contre lesquels il est  important d’agir, mais qu’à côté de ces parents indignes, il existe des parents et des enfants victimes d’un système qui fonctionne au bénéfice exclusif des travailleurs
sociaux de la protection de l’enfance.

Vous pouvez réagir ici au sujet de ce projet, mais aussi témoigner ici et sur notre liste de discussion accessible par ce lien  (https://comitecedif.wordpress.com/2011/05/15/liste-de-discussion/).