Ils disposent du corps de nos enfants

Valeurs Mutualiste, le journal de la MGEN (mutuelle des enseignants, engagée à gauche) en son numéro 251 vante l’éducation sexuelle des  enfants en prenant pour exemple l’enseignement à la sexualité dans le canton de Genève de la maternelle à la fac.

Cet enseignement est dispensé là-bas par le service de santé de la jeunesse et est obligatoire aussi bien dans le privé que dans le public, voila donc des débouchés trouvés pour certains fonctionnaires de l’enfance.

Comment vendre une éducation sexuelle obligatoire aux petits, c’est-à-dire comment permettre à des adultes de parler de sexe à des enfants que cela plaise ou non aux familles ?

Valeurs Mutualistes nous refourgue cette prestation malsaine au nom d’une prévention des abus sexuels auprès des 7-8 ans. L’objectif de cet enseignement est là de permettre à l’enfant de savoir vers qui s’adresser en cas de besoin, on comprendra qu’en cas d’atteinte à leur intimité les enfants sont invités à s’adresser non pas à leur famille mais à ces « éducateurs à la sexualité ». Il reste à s’interroger sur la façon dont un jeune réagirait s’il se faisait tripoter par un de ces éducateurs ? Eh oui, puisqu’il n’est pas invité à se confier à sa famille mais à ces gens.

À côté d’un programme consensuel mais non enseigné par ceux qui le devraient, les éducateurs sexuels au nom de la « lutte contre les préjugés et les représentations » quelquefois issus du milieu familial,  expliquent aussi l’homosexualité.

Si de tels enseignements ne sont pas organisés systématiquement par les services de santé et de l’enfance en France, le planning familial intervient souvent dans le cadre de la loi relative à l’avortement et à la contraception, le code de l’éducation prévoit ainsi « une information et une éducation à la sexualité sont dispensés dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupe d’âge homogène ».

Cette information est sous-traitée le plus souvent à l’occasion d’expositions comme le « Zizi sexuel » pour les primaires et le collège, on y apprend comme on fait les enfants, comment on embrasse, comment on se masturbe.

Le planning familial, rebaptisé Centre de Planification ou d’Education (anti ?)Familiale, aussi est très apprécié dans les écoles puisque, rien que pour l’année 2010, 829 mineurs s’y sont rendus dans le seul département rural du Cher. Les adolescents peuvent y être invités à se faire expliquer la sexualité. Cher Magazine, dans son numéro 30, insiste sur le droit des mineurs à la sexualité en leur proposant de « croquer la pomme en évitant les pépins ! ». Les assistantes sociales y exercant sont « toutes volontaires pour informer les jeunes et les accompagner dans l’exercice de leur droit à la sexualité ». « Ici, les jeunes savent qu’ils ne seront pas jugés mais suivis avec empathie« . Pas jugés comme ils pourraient l’être dans le cercle familial peut-être ? Mais ne revient-il pas à la famille de fixer des limites, des repères, et comment permettre à des jeunes de grandir sainement quant il est question de les inciter à « croquer la pomme » et de les accompagner dans une telle démarche ?

L’assistante sociale continue : « Nous assurons aussi les entretiens préalables et postérieurs à l’interruption volontaire de grossesse ».

Oui vous avez bien lu, il est possible pour une mineure non émancipée de se faire avorter sans le consentement parental, c’est-à-dire même si les parents refusent ou le plus souvent sans qu’ils en soient informés. Elle devra alors se faire accompagner devant le médecin pratiquant l’IVG par une personne majeure de son choix, le plus souvent un adulte du planning familial, une assistante sociale. L’anonymat est garanti et les frais pris en charge par les contribuables.

Il n’est pas question ici de se positionner sur l’information sexuelle aux mineurs, le recours à la contraception ou à l’avortement.

Mais de mettre en évidence la disqualification de la famille de ces domaines qui touchent à l’intimité, ceci par le biais de lois que l’on saurait qualifier autrement que comme attentatoires à l’institution familiale.

En effet, dans une société saine il n’appartient pas aux agents de l’État de se créer de nouveaux postes pour  parler de sexe et d’orientation sexuelle à nos enfants, encore moins de leur faciliter une prise de décision qui relève de la maturité telle que l’avortement. Pourtant, les créateurs de faux droits, au nom de la protection de la santé et de l’enfance ont créé pour les mineurs un droit à la sexualité  et à la prise de décision irréversible, voila une autre façon de briser des familles, de créer des traumatismes insurmontables sans avoir à en payer le prix car l’ex garde des Sceaux Guigou avait prévu l’irresponsabilité civile des adultes accompagnateurs d’IVG.

Affaire DSK : ce qu’elle nous apprend de la justice à la française

 En France, la tendance dominante consiste à disculper DSK d’emblée, sous les couverts de présomption d’innocence, sauf que la femme de chambre, bien qu’elle soit considérée par sa direction, ne connaît pas ce genre de sollicitude. Ne parlons pas d’une Christine Boutin qui de toute façon ne croît pas au 11 septembre, mais de tous ceux qui de Tapie à Dray en passant par une certaine fan qui parle de complot international ne professent pas un mot sur la femme de chambre.

Parce que en France les choses se sont inversées depuis longtemps : c’est la victime qui est en quelque sorte coupable, jusqu’à restaurer une pensée que l’on croyait révolue tant elle fut réactionnaire : cette femme l’a sûrement bien cherchée, trop jolie peut-être, jupe courte de son uniforme  Sofitel sans doute pour aguicher le client ; certaines jeunes femmes à NY sont d’ailleurs des actrices en attente parce qu’il n’est pas honteux aux USA de faire un « job »de ce genre le temps que la chance et/ou le talent vous sourit enfin. En France c’est ledit coupable qui est devenu l’axe essentiel du droit, pas du tout la victime considérée plutôt comme l’un des éléments du  « système » un stimulus sans plus en ce sens où par exemple DSK serait victime de la société hédoniste hyper-consommatrice qui pousse, dérègle ; la femme de chambre n’étant que l’étincelle qui met le feu : c’est donc DSK la victime CQFD, voilà la triste réalité d’une bonne part de la justice française et de son droit.

La chauffeuse de bus à Marseille qui avait connu l’incendie de son véhicule et la mort d’une jeune fille brûlée avait témoignée lors d’une de ses
dernières tentatives de suicide qu’elle avait appris que les accusés avaient eu le droit à tous les accompagnements alors qu’elle était restée seule avec ces images affreuses.

Voilà la réalité d’une certaine justice française, et aussi d’une certaine conception féodale du droit de cuissage dans laquelle une femme de chambre n’est rien d’autre qu’un morceau que l’on prend, même s’il ne veut pas…

Si DSK a droit à la présomption d’innocence, cette femme de chambre aussi, ce qui n’est visiblement pas le cas en France, et cela reflète bien l’état élevé dans lequel se trouve aujourd’hui la justice (alors que les Américains ne sont que puritains), la classe politique et médiatique dans son ensemble en France (y compris Bernard Debré qui confond libertinage et crime) ne peut que juger avec mépris cette méconnaissance yankee.

Lucien Samir Ouhlabib

Pour soutenir Nafissatou Diallo : http://www.mesopinions.com/Pour-la-defense-de-Nafissatou-Diallo–victime-presumee-de-DSK-petition-petitions-6de3872dce88aef92d813a3ac58cd535.html

Notre ami Lucien Samir Ouhlabib évoque d’autres réactions des politiques français :

Incroyable ! Mais en même temps très attendu : alors que les faits établis s’accumulent, et la victime « supposée » n’aurait pas arrêté de pleurer dit son frère), les socialistes remettent en cause le système judiciaire américain : en « défaillance » clame Badinter, « infernal » répond en écho Chevènement, « lynchage » surenchérit, Lang, tandis que Guigou se sent « heureuse » de ne pas avoir le même système « barbare » ajoute un Alain Gérard Slama sur RTL; bref, les commentateurs et les politiques aimeraient que la France devienne la Corée du Nord en matière de couverture médiatique, et que le système américain défende plutôt les supposés coupables que les supposés victimes puisque en définitive n’est-ce pas « la »société qui est la seule fautive ? Qui suscite en effet le crime sinon elle disent certains (depuis la fin du 19 ème siècle en réalité) ?  Les termes « victime », « coupable » étant de plus en plus interchangeables, comme moments systémiques. On voit pourtant bien en quoi ces affirmations, qui ont pignon sur rue en France, sont réfutés par les faits, en particulier celui-ci, où nul ne peut dire que la victime n’en était pas une en ce que son non serait un oui en puissance comme savent le manier les dialecticiens vulgaires, ces vieux réactionnaires en réalité.

Et tous ces gens aimeraient bien en effet que le système judiciaire américain marche aussi mal que le système judiciaire français : ils se battent pour une telle inégalité, celle où les coupables sont accompagnés, réhabilités, axe désormais essentiel du droit, tandis que les victimes sont laissées à leur condition, de fait, de dommages collatéraux entre les réductions de peine, les récidives, et les libérations sans conditions.

Cette affaire est en fait symptomatique à plus d’un titre de la faillite d’un système politico-médiatique et judiciaire français organisant le silence à défaut d’en dire la vérité.

Des précédents dans l’affaire DSK sur fond d’Omerta :

Pour aller encore plus loin dans ces précédents : http://www.trafic-justice.com/SITENE17/VEREUX/politiques/sexus.htm

juge mickey