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bundes Une pétition pour l’enfant

Une pétition circule actuellement sur le net depuis plus d’un an (http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N18354) et dénonce un « désintérêt supérieur de l’enfant » par nos institutions.

Nous ne disons rien d’autre au CEDIF lorsque nous constatons les attaques de travailleurs sociaux contre les familles avec les effets dévastateurs de telles attaques devant la justice résultant en mesures de harcèlement contre des parents, en des placements condamnant l’avenir de nos enfants.

Il nous est alors venu à l’idée que nous pourrions soutenir une telle pétition, mais il ne faut pas s’arrêter au titre. En continuant notre lecture nous réalisons que les pétitionnaires en appellent à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant avec la notion « d’intérêt supérieur de l’enfant ».

Oups non, une pétition pour des moyens financiers supplémentaires

Mais une lecture transversale nous fait tomber sur une formule pour le moins gênante :

« La loi de 2007 a amorcé une déjudiciarisation de la Protection de l’Enfance, conférant au Président du Conseil Général des missions jusque-là réservées à l’État, par le biais de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ; cela sans moyen financier supplémentaire. »

Et là nous avons la nette impression d’avoir lu un gros mot : « MOYEN FINANCIER SUPPLÉMENTAIRE ».

Puis plus loin :

« Ainsi, ces cinq dernières années, le nombre de placements d’enfants effectués par notre service dans le cadre de notre mission a été multiplié par quatre. »

Nos signaux d’alarmes s’affichent :  quatre fois plus de placements en cinq ans !

On parlait déjà il y a cinq ans de placements abusifs et l’augmentation des placements n’a en rien enrayé les cas de réelles maltraitances.

Une instrumentalisation de l’intérêt de l’enfant au nom de l’intérêt des placeurs 

De qui peut donc émaner une telle pétition dont la première revendication est l’obtention de moyens financiers à la charge des contribuables sous couvert de l’intérêt de l’enfant ?!!

La réponse figure dans le texte : l’association Olga Spitzer à travers un de ses services qualifié de « Pôle Investigation » à Evry chargé des mesures d’IOE (Investigation et Orientation Éducative).

L’objet de cette pétition utilise donc le paravent de l’intérêt supérieur de l’enfant pour que cette association bénéficie de moyens supplémentaires.

Voila qui tient de la manipulation habituelle des sévices sociaux, mais puisque nous sommes désormais habitué au décryptage des sophismes usités par lesdits sévices, observons un peu l’articulation de celui-ci.

Décryptage
D’abord présentation de l’association Olga Spitzer comme une véritable institution reconnue par la justice pour son expertise.

Ce service de l’association Olga Spitzer à la recherche de gogos signataires en dehors de son cercle de travailleurs sociaux précise bien son caractère d’utilité publique (à vérifier à ce qu’il paraît)  et mentionne  être chargé de ses missions par les juges des enfants du TGI d’Évry qui attendraient d’elle un « éclairage pluridisciplinaire (social, éducatif, psychologique voire psychiatrique) sur le fonctionnement de la famille ».

Prétendre être les porte-paroles de la profession et des magistrats de l’enfance pour dénoncer le remplacement de l’IOE par la MJIE (Mesure Judiciaire d’Investigation Éducative).

On imagine le succès populaire d’une pétition qui exprimerait le rejet de la MJIE pour le retour à l’IOE avec les manifestations qui vont avec et les calicots rouges et les slogans du type : « MJIE non non non, IOE oui oui oui».

Les services d’Olga Spitzer s’empressent donc de préciser :

« Bien évidemment, ce n’est pas le changement de dénomination qui nous pose problème, mais la diminution des moyens humains et financiers qui sanctionne ce changement et qui va obligatoirement avoir des conséquences dramatiques sur la qualité de notre prestation auprès des familles, et prioritairement des enfants. »

Moins de personnels et de budget = dégradation de qualité de prestation auprès des familles

Qui peut encore croire de telles balivernes quand on sait de quelle façon les enquêtes sociales peuvent être menées. Comme le disait une responsable des services de l’ASE à une parente, ce sont les moyens importants dégagés par notre département au service de l’ASE qui nous permettent d’avoir un taux de placement supérieur à celui des autres départements.

L’évidence est que la question n’est pas celle des moyens financiers mais celle des pratiques. Des pratiques très largement condamnables menées dans la plus parfaite impunité. Nous ne comptons plus au CEDIF le nombre de procédures pour faux que des parents entendent lancer et qui n’aboutiront pas car les travailleurs sociaux, lorsqu’ils sont acculés, peuvent encore prétendre s’être trompés de bonne foi pour tenir les propos qui se révèlent calomnieux.

Les moyens sont devenus un argument justifiant des investigations complètement partiales. Les travailleurs sociaux pourront toujours prétendre ne pas avoir eu les moyens de faire une enquête sérieuse.

Autrement dit, l’argument du manque de moyens permet de gagner à tous les coups et de justifier des mesures abusives. Une fois l’argument entendu, les moyens financiers supplémentaires permettront de mettre en place davantage de mesures.

Le reste de l’argument relève de petits comptes de bureaucrates tout à fait indécents qui laissent supposer des pratiques en évolution, en effet puisque désormais seul le premier enfant placé d’une fratrie permet de bénéficier d’une tarification pleine, alors que les autres sont comptés pour moitié, doit-on s’attendre à une baisse de placement de toute une fratrie ?

Vous n’avez rien compris à ce calcul ? C’est normal, la comptabilité des placements et des mesures est parfaitement indigeste.

On va détruire des emplois !

Des travailleurs sociaux au chômage, on va sortir les mouchoirs, mais rappelons nous que cette pétition date d’avant les présidentielles et vise à obtenir des gages du prochain gouvernement :

« Mais déjà, certains services se sont vu notifier leur fermeture ou leur cession, réduisant au chômage des professionnels … »

Quand même c’est si beau un service qui ferme !

Les familles ne vont plus respecter les travailleurs sociaux !

« Notre service fait le constat que bon nombre de situations auraient pu être prises en charge beaucoup plus tôt par les services judiciaires, certains parents collaborant en surface aux mesures d’accompagnement éducatif proposées. Or la symbolique de l’autorité judiciaire a un effet auprès des parents qui se retrouvent, de façon provisoire ou pérenne, en situation de défaillance parentale. »

En clair, les services d’Olga Spitzer craignent que la baisse des mesures judiciaires au bénéfice de mesures administratives conduise les parents à ne pas reconnaître leur « défaillance parentale » et donc à ne « collaborer (qu’en surface » aux mesures décidées, alors qu’en réalité selon l’expression consacrée par les sévices sociaux, ces parents seraient dans le DÉNI. Décidément en affaiblissant la mesure judiciaire, les parents ne vont plus se sentir, se montrer arrogant, ils oseraient même saisir le CEDIF ou parler de leur affaire sur Internet. Où va-t-on ??

La note idéologique pour conclure

hollandeLa pétition datant de quelques mois avant l’élection d’un certain Hollande, l’appel au rassemblement autour des valeurs du collectif (isme) est lancé.

L’enfant n’est conçu à travers cette pétition que comme un être en danger dans sa famille et a contrario en sécurité auprès des travailleurs sociaux, qu’ils exercent auprès des établissements scolaires, des PMI, dans antichambres du placement. L’enfant laissé à l’éducation familiale est présenté comme sacrifié, jouet de déterminismes culturels à dissoudre, comment expliquer sinon cette conclusion ?

Une société qui sacrifie ses enfants sur l’autel des économies budgétaires se réserve des lendemains qui déchantent. Quels adultes en devenir, déstructurés, inaptes à la collectivité et au respect du bien commun sommes-nous en train de façonner ?

Comment une profession dont certains membres ont abîmé l’avenir de nos enfants peuvent-ils oser tenir de tels propos ! La honte ne leur monte-t-elle pas au joue, quelle sorte d’êtres humains peut considérer comme une évolution normale de la société la multiplication par quatre des placements en cinq ans ?

N’est-ce pas là le véritable sacrifice de nos enfants ? Quant aux adultes déstructurés, quel avenir pour les enfants placés ? Nous savons qu’un grand nombre sont devenus clochards, ne serait-ce donc pas l’ASE et les associations satellites qui déstructurent les adultes en devenir ?

Enfin la dernière partie de la conclusion assène le projet sociétal bien à gauche et antilibéral pour qui n’aurait pas encore compris la logique collectiviste de tout le propos précédent :

« Jamais n’avons-nous eu le sentiment si prégnant d’être confrontés à des discours politiques en tel décalage avec la réalité des situations et des besoins, à l’aune d’une société dont l’urgence semble être celle de devoir gérer les enfants et de rassurer les marchés. »

Ce crachas sur la société de marché et sur la « gestion » des  enfants est un crachas sur une société qui n’existe pas dans ce pays mais que les services de l’association Olga Spitzer entendent combattre comme repoussoir.

Un véritable société de marché serait une société dans laquelle ceux qui n’ont rien à proposer pour satisfaire les besoins de la population disparaissent. Eh oui qui paierait pour des services qui ne profitent qu’à ceux qui les dispensent ?

Qui paierait 8 milliards d’euros par an pour les services de la protection de l’enfance qui abime des gosses dans des placements ou qui les laisse aux mains d’un ou de parents tortionnaires ? Quant à gérer des enfants sans passer par les travailleurs sociaux, cela s’appelle tout simplement éduquer et c’est là la première prérogative des familles, nous nous battrons pour que cela le reste.

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Investigation éducative : prière de régler vos jumelles

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Le pouvoir des enquêteurs sociaux

Les informations transmises au juge des enfants issues principalement de l’enquête sociale sont les bases à partir desquelles une décision sera rendue.

C’est là donner un pouvoir lourd de conséquences familiales à des simples assistants de service social, dont comme nous l’avons déjà dit dans nos colonnes, certains ne sont pas inscrits sur le répertoire ADELI, et même s’ils le sont ne possèdent pas nécessairement les capacités ou la volonté de réaliser leur tâche en toute objectivité. Certains juges en sont heureusement conscients comme il l’apparaît ici (https://comitecedif.wordpress.com/2011/04/05/les-diarrhees-des-assistantes-sociales/), il leur appartient alors de demander d’autres éléments d’investigation afin de laisser la place la plus ténue au n’importe quoi.

Le pouvoir d’explication des parents

Pour cela, il convient de demander toutes les expertises nécessaires et ce, sans que les experts ne puissent avoir d’a priori. La pratique qui consiste à faire commenter par les parents des jugements antérieurs n’a donc rien à faire dans une expertise.

Il conviendrait encore de ne pas écarter d’emblée des pièces apportées par les parents dont d’autres expertises. Plus généralement, les parents doivent pouvoir être écoutés sans être outre mesure interrompus en audience, il importe effectivement qu’ils puissent vérifier que les éléments apportés à décharge ont été lus et que des conséquences puissent en être tirées par le juge.

C’est là une question de confiance entre le juge et les parents.

Refaire l’enquête sociale

Les parents ne comprenant pas un rapport éducatif qu’ils considèrent comme orientés à leur encontre doivent alors pourvoir exprimer des suspicions sur la façon dont l’enquête sociale a été menée. Ils peuvent aussi solliciter de nouvelles investigations par d’autres assistants de service social ne connaissant pas la famille.

Le juge pourra refuser cette demande  mais si les suspicions ont été bien développées et soutenues par des éléments convaincants et lus par le juge, alors celui-ci peut faire mettre en application l’article 1183 du Code de Procédure Civile, lequel précise et c’est nous qui soulignons :

 « Le juge peut, soit d’office, soit à la requête des parties ou du ministère public, ordonner toute mesure d’information concernant la personnalité et les conditions de vie du mineur et de ses parents, … »

 Il est bien écrit « à la requête des parties », donc à la requête des parents.

Ne pas hésiter en conséquence à écrire au juge pour lui demander une autre mesure d’investigation. Cela si vous en avez le temps après avoir lu un rapport socio-éducatif dans lequel vous pointeriez des erreurs et affabulations que vous pouvez prouver fausses. Faute de temps, il convient d’exprimer cette demande lors de l’audience en développant les raisons de votre requête.

Évidemment entre travailleurs sociaux il est rare que l’on se désolidarise, cependant si l’on peut s’assurer que les différents intervenants n’entrent pas en contact et ne se transmettent pas le rapport, alors des dissonances peuvent apparaître et être exploitées à décharge.

Une telle demande ne suppose-t-elle pas des moyens supplémentaires ?

C’est une réponse que certains pourraient faire, notamment des assistants de service social qui ne manqueraient pas de formuler cet argument après s’être offusqués d’être remis en doute dans leur compétence et leur objectivité. On connaît la chanson.

Répondons leur alors que, considérant l’immense responsabilité qui est la leur dans l’avenir de familles, une enquête sociale totalement invalidée est une source d’économie de moyens. Ainsi, au nom de la moralisation de cette profession, les travailleurs sociaux contredits devraient avoir de gros soucis professionnels.

On ne place pas assez d’enfants dans ce pays !
Quelques travailleurs sociaux de Loire Atlantique, employés par l’AAE, ont signé de leur seul prénom un libelle sous le titre «Faut-il un mort ?» (texte intégral ici).
Ce collectif se prétend protecteur de l’enfance en danger (protectiondelenfanceendanger@gmail.com) face à ce qu’ils présentent comme une justice laxiste en matière de placements d’enfants … faute de moyens.
Alors que Pierre Naves pour l’IGAS tirait la sonnette d’alarme concernant des placements abusifs, que des statistiques exposaient les faibles réussites d’intégration sociale des enfants placés devenus majeurs, on ne peut que s’étonner des préconisations de placements à outrance de ce groupe de travailleurs sociaux qui n’osent pas signer de leur nom.
Car c’est bien de cela dont il s’agit : ce collectif dénonce l’absence de placements effectifs en foyer suite à des mesures ordonnées par des juges des enfants. Pour ces courageux anonymes de la « protection de l’enfance en danger » des mineurs risquent leur vie dans leur famille.
Certes il existe des situations dans lesquelles les enfants sont véritablement en danger de mort auprès de leurs parents. Mais les situations évoquées par le travailleur social qui s’exprime en citant des exemples de tels dangers sont loin d’être convaincantes.
Quatre cas particuliers sont exposés, des cas emblématiques semble-t-il et exposant à un risque de mort. Mais voyons cela de plus près.

 

Maman se fait frapper

Premier cas : Un gamin de douze ans refuse d’aller à l’école et s’enferme dans sa chambre pour jouer des journées entières aux jeux video. Lorsque sa mère vient le « déranger » elle se fait frapper par son fils. Le juge des enfants a ordonné une mesure d’Accompagnement Éducatif Intensif en Milieu Familial alors que l’éducateur en question réclamait un placement pour éloigner la mère et le fils. Il critique donc courageusement et dans l’anonymat la mesure décidée par le juge, se demandant ce qu’il pourrait répondre à la mère qui viendrait lui dire : « hier soir, mon fils m’a planté un couteau dans la cuisse » ?

Rien que sur ce cas il y aurait beaucoup de chose à dire, mais doit-on placer tous les enfants de mères célibataires en proie à des ados violents ? On a pu voir de telles situations exposées dans les media à travers l’émission du « grand-frère », une sorte d’accompagnement éducatif en live par un adulte qui n’hésitait pas à bousculer un peu le sale gamin pour lui apprendre les bonnes manières.
C’est bien de cela dont a besoin ce mineur de 12 ans et pas d’un placement en foyer.
Un beau-père énergique ou une mère plus sévère auraient pu régler le problème en amont. Enfin le régler, il faut voir. Au risque que le gamin en question aille se plaindre aux services sociaux de se prendre des baffes quand il levait la main sur sa mère. Croyez-moi cela s’est déjà vu et bien souvent avec placement du mineur à la clé.En conséquence des parents ont aujourd’hui peur de rétablir une nécessaire discipline chez eux, peur d’être dénoncés aux services sociaux, comment s’étonner alors qu’ils soient ensuite dépassés par des gamins en toute puissance ?
C’est bien en amont que la situation aurait dû se régler, et par de bons coups de pieds au cul. Alors que le mauvais pli est pris la solution n’est pas dans un placement à travers lequel les éducateurs se débarrassent du « bébé » en appelant urgence psy.
Non, le Juge des Enfants a bien jugé n’en déplaise à l’éducateur dont on a une idée du dossier qu’il a pu rendre.

 

Placée pour fugue … elle fugue encore ?
Affaire réglée, passons au deuxième cas : une adolescente de 15 ans, enceinte, vit chez son père divorcé. L’adolescente ne respecte pas l’autorité de son père et, dans son état, fugue la nuit. Le juge des enfants ordonne un placement qui n’est pas encore mis en place. La mineure sera ultérieurement placée dans un établissement éducatif. L’éducateur s’insurge contre l’absence de placement immédiat et se demande ce qu’il répondrait au père qui l’ «interpellerait sur la mort de sa fille survenue dans la nuit précédente alors qu’elle se trouvait à l’arrière d’un scooter.»
Là je vous avoue que je me pose exactement la même question car les foyers sont de véritables moulins dans lesquels les fugues sont fréquentes. Sauf que dans ce cas le père aura plutôt l’occasion d’interpeller le directeur du foyer. Très franchement le problème dans ce cas n’est dissemblable à celui du premier cas, il revient à un manque d’autorité des parents et ici du parent isolé. Nous savons bien que l’institution dite de la protection de l’enfance et d’une certaine façon aussi l’école portent une énorme responsabilité dans la déresponsabilisation des familles. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de nous pencher sur ce phénomène à travers les lumières d’Alexis de Tocqueville. (https://comitecedif.wordpress.com/2011/05/01/les-derives-familiales-de-letat-providence/)

 

Après le retrait de points, le retrait de gamins
Voyons si le troisième cas est plus convaincant : Une adolescente de 16 ans est prise en charge par son oncle et sa tante car ses parents sont alcooliques. Un problème d’autorité survient car l’adolescente semble avoir assumé une responsabilité parentale vis-à-vis de la fratrie. Elle conçoit donc mal d’être sous l’autorité de son oncle et tante.
Le Juge des Enfants ordonne un placement car l’éducateur a évoqué une « prise en charge éducative insuffisamment sécure (sic) », mais l’adolescente vivra encore trois mois chez tonton et tata. L’éducateur se demande ce qu’il aurait pu répondre à la tante de l’adolescente qui lui «dirait que sa nièce est à l’hôpital dans un état grave, suite à un accident de voiture que son père, ivre, conduisait 
Notre éducateur serait donc responsable de la négligence de la tante et du fait que l’adolescente continue à entretenir des relations avec ses parents.
Il me semblait, par ailleurs, qu’il existait en France un permis à point qui faisait que les alcooliques avaient bien souvent leur permis annulé. Mais passons, allons plutôt au bout des propositions implicites de cet éducateur zélé : pourquoi ne pas demander ouvertement une peine complémentaire à la conduite en état d’ivresse, 6 points ce n’est pas suffisant, il faut aussi prononcer d’autorité un placement des enfants de tous les contrevenants dans tout le pays !
Soyons sérieux, jusqu’à plus ample informé, cette adolescente semble posséder une bonne dose de maturité, être attachée à ses parents et l’oncle et la tante pallient aux insuffisances. Qu’elle reste donc au sein de sa famille quitte à ce qu’une mesure légère soit envisagée.

 

La question du handicap
Avec des cas si peu convaincants le « faut-il un mort ? » se dégonfle rapidement, il existe tout de même des cas où la solution du placement aussi mauvaise soit-elle peut s’imposer face au pire.
Voyons donc enfin le quatrième cas. Un enfant de douze ans souffre de troubles psychologiques et épuise la patience de ses parents, lesquels sont séparés. Il semblerait là que les parents soient en demande de ce placement. Pourtant il est difficile de trouver une solution pour un placement en famille d’accueil de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, un problème de montage du dossier se pose selon l’éducateur.
La problématique ici semble donc tout à fait différente. La prise en charge des handicapés, la gestion de l’autisme ou encore de la maladie d’alzheimer (qui touche plus souvent les travailleurs sociaux que  les enfants à ma connaissance) pose problème dans ce pays. Ce qui est certain c’est qu’elle n’a pas à être de la compétence de l’aide sociale à l’enfance même lorsque ce sont des enfants qui sont touchés.

 

Nos enfants sont de la chair à moyens
Je vois donc dans ce coup de gueule de l’éducateur un sixième cas qu’il faut traiter et qui se présente ainsi : des travailleurs sociaux ont acquis tellement de pouvoir par leur capacité de réaliser des rapports sociaux sentencieux qu’ils entendent désormais seuls décider de l’opportunité de placement et qu’ils exigent des moyens pour réaliser ce qu’ils considèrent être leur mission.
Oui parce que le constat que nous devons dresser c’est bien celui de placements abusifs puisqu’aucun de ceux préconisés en urgence ne paraît opportun. La situation des mineurs en danger dans ces différents cas ne serait pas résolue par un placement, les solutions préconisées étant pires que le mal.
Comment alors s’expliquer ce coup de gueule si mal argumenté, quelles en sont les véritables motivations si ce n’est pas de façon évidente l’intérêt de l’enfant ou encore la volonté de se dégager de responsabilités ?
La réponse se trouve plus bas et sert de conclusion aux travailleurs sociaux anonymes de l’AAE 44 : « ce qui tue ces jeunes c’est l’absence de moyens ». Autrement dit « l’absence de moyens » donnés pour systématiser les placements…
Ce que demandent ces travailleurs sociaux c’est tout simplement du fric : l’argent des familles qui paient des impôts, des taxes, que l’on traite comme de la merde dans des rapports éducatifs dont copie intégrale ne leur est jamais remise.

Ce ne sont pas tant nos enfants qui intéressent ces travailleurs sociaux mais les moyens qui leur seront octroyés pour qu’ils s’en occupent de la façon que l’on sait.

 

Faute de moyens on nous promet le pire !
Faute de moyens supplémentaires ce sera pire pour les familles parait-il car « chacun d’entre nous devra évaluer un nombre plus important de situations de mineurs tout en garantissant la même protection mais également le même respect de leur famille ! »
J’insiste sur le même respect de leur famille, je ne savais pas que l’on pourrait faire pire, mais c’est visiblement là ce qui nous est promis faute de moyens !

 

Interrogeons-nous à notre tour ?
En tant qu’associatif de la protection de l’enfance en danger, en tant que militant du CEDIF, je peux aussi citer de trop nombreux cas d’enfants, de parents dont la famille a été irrémédiablement brisée par des placements.
Je me demande ce que je devrais dire demain à des parents aimants qui ne comprennent pas pourquoi leurs enfants ne les voient plus, à des enfants devenus adultes qui ont cru que leurs parents les avaient abandonné. Évidemment je n’ai aucune responsabilité face à leur infortune mais je pourrai leur dire que j’ai participé à mon niveau à révéler leur sort face à ceux qui ont fait d’eux de la chair à moyens budgétaires supplémentaires.
Heureusement tous les travailleurs sociaux, enfin je l’espère, ne signeront pas ce « faut-il un mort ? », alors qu’ils n’hésitent pas à rejoindre le CEDIF afin de moraliser leur profession et de demander aux « placeurs fous » d’aller faire un autre métier que celui-là.
Xavier Collet

arkkL’Association pour le Respect et le Retour de Kilian, ou ARRK (page facebook ARRK), a été créée dans le but de sauvegarder les droits de Kilian, petit garçon de 8 ans, face à un système où les services sociaux exercent un pouvoir abusif, dans le non-respect des droits et libertés fondamentaux. Les décisions judiciaires, basées sur les rapports de ces services, deviennent biaisées. dès lors, il faut considérer que les intérêts de l’enfant, pourtant protégés par la nation et par la Convention Européenne des Droits de l’Homme, sont bafoués. L’ARRK s’insère dans ce contexte, s’oppose à toute forme de mauvais traitements infligés aux enfants et demande une réforme de la Loi de 2007 sur la protection de l’Enfance, Loi qui accorde le monopole aux Conseils Généraux.

Vous pouvez signer la pétition ici et lire le site consacré .

L’histoire de Killian, vous pouvez la lire ici.

Voilà mon cauchemar, il se passe à RENNES. Fiction ? Réalité ? Et si vous étiez le prochain ?….

 Je quitte le père de mon fils en 2007, je lui reprochais sa violence et sa perversité.

En 2009, je refais ma vie avec mon compagnon, mon fils et ses deux enfants qui vivent avec nous et forment une fratrie très unie. Une situation  qui sera sciemment ignorée par les services sociaux.

Je saisis la justice en 2008 suite aux révélations de mon fils de 4 ans sur les violences de son père.

 Une enquête sociale est alors ordonnée.  L’enquêtrice juge le père apte à s’occuper de son enfant et le considère incapable de violence malgré des témoignages l’accablant. Elle me met alors  gravement en cause et me laisse la garde… tout en « m’invitant » à un suivi psychiatrique. Abattue, je ne demande pas de contre-expertise. Grave erreur…

S’enchainent alors les mesures ordonnées par la juge des enfants :

D’abord une mesure d’investigation et d’orientation éducative (IOE) destinée à évaluer notre milieu familial et celui du père, ainsi que les conditions de vie et d’éducation des enfants.  Le père reconnaitra alors  sa violence qu’il impute à une enfance pénible et marquée par de graves problèmes relationnels avec sa mère. Il souffre d’amnésie traumatique. Ce rapport sera opportunément ignoré par la suite…

Vient ensuite l’action éducative en milieu ouvert (AEMO), mesure plus lourde dans des circonstances où les éducateurs estiment l’enfant en danger. Dans notre cas l’éducatrice est consciente des graves dysfonctionnements paternels et loue l’éducation que je donne à mon fils ! Un enregistrement le prouve…

Mon compagnon et moi informons les intervenants des comportements inquiétants de mon fils au retour de chez son père (hygiène, dessins, actes et paroles sexualisés, violence, agressions sexuelles, encoprésie, énurésie, terreurs nocturnes…), les témoignages sont nombreux.

Face à ces éléments détaillés, les services de la « protection de l’enfance » n’opèrent aucun signalement !  Pire, je suis accusée d’abimer psychiquement mon fils en cherchant à prouver qu’il est victime. Il n’est question que de mon « ressenti » et d’un « conflit parental »…

Je porte plainte suite à un retour de mon fils avec des ecchymoses sur le dos et les fesses et des « mots coincés dans son corps ».  Je cumule et assume les non présentations.

Mon fils se métamorphose, il se reconstruit.

Ma plainte étayée par des éléments particulièrement graves sera classée en un mois.

Pourtant …

Une expertise psychologique établit que mon fils est exposé chez son père à de la pornographie et au dénigrement de sa maman.

Le service AEMO est informé, le prend très mal et menace de placer mon fils…

Furieux de cette expertise, il missionne son propre expert c’est le cas de le dire puisqu’il s’agit de l’époux de l’enquêtrice sociale !

La juge aux affaires familiales rejette la responsabilité des droits de visite sur la juge des enfants et ordonne une expertise psychiatrique.

Une analyse comportementale de mon fils sera effectuée par une conférencière de renom, des soupçons encore plus graves sont émis sur ce que mon bout de chou aurait subi.

Entretemps, le premier expert a procédé à un signalement au parquet, lequel se saisit puis classe après l’audience devant la juge des enfants.  Le dossier semblant avoir été opportunément vidé de tout élément en ma faveur. Il faut préciser que j’avais, lors de cette audience, signifié avoir enregistré l’ « éducatrice » de l’AEMO, cette dernière n’ayant aucunement hésité à mentir délibérément devant cette même juge.

La juge des enfants confie alors mon fils à l’aide sociale à l’enfance (ASE) mais dans le cadre d’un placement à notre domicile. Je garde mon fils, à charge pour l’ASE d’organiser des visites médiatisées pour son père.

L’expertise pédopsychiatrique judiciaire est délivrée quelques jours plus tard et soulève le danger, préconisant la rupture des liens père/fils et une appréciation médicale.

Très étonnamment l’assistante sociale et la psychologue affichent devant témoins le peu de cas qu’elles entendent faire de cette expertise. Elles m’indiquent en quelque sorte que mon fils est devenu leur  « PROPRIETE ». Elles en disposent à leur gré et laissent mon fils régulièrement seul avec son père. Un élargissement des droits est exigé de leur part après 4 visites « Kinder-Légo »…

La consultation du dossier administratif montre l’absence de pièces très importantes.

La juge aux affaires familiales rejette de nouveau sa responsabilité sur la juge des enfants. Elle avance que le principe de précaution serait  appliqué dans la mesure où mon fils rencontre son père dans un cadre sécurisé posé par la juge des enfants.

Elle ordonne alors une nouvelle expertise psychiatrique !

J’apprends que le dossier circulant entre le pénal et la juge des enfants aurait été vidé de ses éléments les plus importants.

Comme il n’y aurait plus grand-chose contre le père et que mon domicile ne permettrait pas à mon fils de « libérer sa parole », l’ASE demande le placement de mon fils « afin de pouvoir l’observer en milieu neutre ».

Me voilà de nouveau accusée sans justification de mettre mon fils gravement en danger. Les rapports exposent des propos invérifiables prétendument tenus par mon fils, l’école, la gendarmerie, et moi-même.  On dresse de moi un portrait monstrueux à grand renfort d’ « analyses psychologiques » contrastant avec le portrait idyllique du pauvre papa. Des faits très inquiétants sont volontairement omis, d’autres imaginés.

Je suis menacée de me voir retirer mon fils par l’ASE pour qu’il soit placé et que son père puisse le voir de plus en plus.

Sollicités afin de coucher par écrit leur décision implicite, les travailleurs sociaux refusent d’endosser toute responsabilité qui pourrait leur être ultérieurement reprochée.

Ces mêmes personnes me mettent la pression pour que je leur amène mon fils afin qu’il soit laissé à son père pendant plusieurs heures et que j’accepte leur appréciation de l’absence totale de danger au mépris des expertises (devant témoins) et du « cadre sécurisé » ordonné par la JAF.

TOUS LES SIGNALEMENTS SEMBLENT IGNORES ET/OU PERDUS DANS LA NATURE…

Mais ces gribouilles qui décident pour mon fils en ont-elles la qualité, sont-elles habilités en tant que psychologues à prendre de telles responsabilités ?

Même pas.

Je découvre tout juste l’absence d’existence de ces jeunes personnes au fichier ADELI (fichier répertoriant entre autre les psychologues). Et elles ne sont pas les seules parmi les précédents intervenants à avoir fait de gros dégâts…