Articles Tagués ‘MIJE’

Une maman nous fait part de son expérience lors d’une rencontre avec les sociaux dans le cadre d’une enquête sociale MIJE.

Ce témoignage sera certainement utile car la maman en question a su mettre en évidence sa capacité éducative et rechercher le « 0 faute ».
Nous vous reproduisons donc ses préconisations à travers son expérience dans ce qui suit.

D’abord est organisée une première rencontre avec toute l’équipe de sociaux, la présence de votre enfant est demandée, mais j’avais aussi prévu d’emmener ma mère, il faut effectivement se constituer un éventuel témoin pour rétablir la vérité si nécessaire.

Mon fils de 7 ans s’embêtait ferme pendant l’entretien.

Je me suis interrompue pour lui demander s’il s’ennuyait ou s’il voulait jouer. 

La chef de service prend alors une tonalité d’une douceur surréaliste pour s’immiscer dans la relation avec mon fils et lui conseiller de jouer.

Il lui répond qu’il n’y avait rien qui l’intéressait ici pour jouer.

Je lui demande alors s’il voulait aller jouer avec sa Grand-Mère, j’interroge l’équipe pour savoir s’il en avait le droit et il y est allé.

Dans cette posture, je suis la mère soucieuse de l’intérêt de son enfant alors que la chef de service cherche à s’imposer dans le contrôle du bien-être de mon fils. Mais il la met en échec dans sa tentative et je peux alors reprendre le contrôle sachant qu’en amenant ma mère j’avais anticipé cette situation, il convient aussi de lui amener une bande dessinée.
Ce qui m’a valu un premier bon point pour l’intérêt porté à l’enfant et plus un d’avoir amené un tiers témoin.

Pendant l’entretien, je suis restée ferme sans trop développer, je ne me suis pas épanchée et j’ai pu parler sans crier et sans un mot plus haut que l’autre, j’ai veillé à limiter mon débit de parole et me suis habillée de façon sobre mais élégante.

Enonevitesuite la visite de ma maison a été organisée, il faut savoir qu’ils portent une importance à la façon dont la résidence est tenue, qu’ils peuvent en déduire bien des éléments en cas de trace de désordre, de saleté, de poussière . C’est CAPITAL.

La chambre de l’enfant doit refléter sa personnalité, elle doit avoir aussi un usage pratique avec de quoi s’asseoir. Les sociaux cherchent aussi la présence d’éléments spécialement enfantins : rideaux enfantins, déco enfantine jusqu’au lustre enfantin…

La chambre est aussi un lieu d’autonomie pour l’enfant, nous précisons plus loin qu’elle est rangée mais sans excès qui vous ferait passer pour psychorigide.

On y trouvera donc des jouets rangés : Lego, Playmobil, ballons, raquettes, voitures, pistolets en plastique (quoi qu’attention certains n’aiment pas)  dans coffre à jouets d’extérieur, mais aussi des livres adaptés à son âge. Aucune surcharge toutefois. Profusion avec raison. Parce que s’il a trop de jouets, ils en déduisent que les parents culpabilisent de ne pas suffisamment s’occuper de leurs enfants et déchargent leur culpabilité par une surabondance matérielle.

Il faut laisser de la place dans la chambre pour les activités, l’enfant doit pouvoir recevoir et exercer ses jeux dans un espace suffisant. Réservez aussi une place pour ses activités scolaires. 

Il faut également prévoir des activités pour les enfants et pas seulement l’ordinateur. Pour mon fils de 7 ans, il y a profusion de jeux de société, de puzzles, de crayons de couleur, de peinture, le tout dans un buffet fermé du séjour.

Les sociaux apprécient la notion d’autonomie de l’enfant et voudront voir notamment dans sa chambre des traces de sa personnalité, au-delà de 10 ans il faut aussi mettre en évidence qu’il peut avoir accès à des biens qu’il apprécie en ayant de l’argent de poche, et même avant, donc mettez en évidence une tirelire dans sa chambre.

La cuisine et le frigo sont aussi un lieu d’investigation, ils apprécieront des aliments au marketing enfantin, et spécialement dédiés aux enfants… Ils adorent. La nourriture doit être présente en abondance dans le réfrigérateur et les placards, mettre des fruits en évidence et porter une grande importance au goûter avec céréales, crêpes fourrées, chocolat en poudre …

Par contre pas d’alcool, ni de cigarette, ni de cendrier, ni rien qui viendrait ternir une image lisse.

Attention ! Pas de dessins ni de photos dans la cuisine ou quoique ce soit de surchargé concernant la vie de l’enfant dans la résidence !

Juste quelques photos dans le couloir, des dessins ou posters de son âge dans sa chambre. Faute de quoi, ils penseront que notre vie est consacrée uniquement à notre enfant et vont alors prétendre que notre bout de chou est perturbé d’être au centre de notre attention.

Le séjour doit être le plus IMPERSONNEL possible. Que personne ne puisse se sentir heurté ou mal à l’aise par une image ou des croyances personnelles. Je sais, c’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Le séjour doit être comme dans les émissions d’APPART A VENDRE :  quelques tableaux au mur, de la belle déco impersonnelle.

Dans le couloir, on peut accrocher des preuves d’activités communes notamment réalisées avec les enfants : peintures ou dessins encadrées, bricolage (notamment des fêtes des mères ou des pères), des photos de notre enfant en activité et avec d’autres enfants. Ici les photos des membres de la famille sont les bienvenues. Mais pas de surcharge ; juste de quoi partager des tranches de vie familiale.

La salle de bain doit être nickel, pas de vieux cotons tiges qui trainent, il faut aussi y prévoir une serviette par personne et un emplacement dédié aux affaires de votre enfant.

La chambre parentale doit osciller entre l’impersonnel et le personnel. Pas de jouets d’enfants dans la chambre des parents, mais des livres que ce soient des romans, une revue de bricolage et rien de connoté politique. Par exemple, dans ma bibliothèque, j’ai mis en évidence plein des bouquins sur l’éducation, le développement de l’enfant.

Il est possible que l’éduc spé ouvre les armoires, le frigo, les placards… ou pas. Ils peuvent aussi venir à plusieurs. L’une vous parlera pendant que l’autre pourra prendre l’enfant à part.

Si votre enfant ne coopère pas c’est que pour eux il n’est pas ouvert au monde. Mais, il est possible pour l’enfant de répondre brièvement et de demander à cesser l’entretien. Dans leurs codes, les sociaux sont tenus de ne pas s’imposer à l’enfant.

Du coup, avant l’arrivée de l’éduc spé, ma mère et ma nièce étaient là. On jouait ensemble au UNO. Quand l’éduc spé est arrivée, elle s’est d’abord entretenue avec mon fils qui est ensuite parti avec ma mère et ma nièce chez ma sœur.

Le fait de rester seule avec l’éduc spé fut plus confortable.

Ah oui : si elle est satisfaite, normalement l’éduc spé ne vient qu’une à 2 fois. Si elle veut revenir une troisième fois c’est qu’elle a trouvé quelque chose. Pareil pour la psychologue.

Maintenant si vous avez plusieurs enfants l’idéal est de prévoir une chambre par enfant, chaque chambre doit refléter les différentes personnalités des enfants.

Si vous ne vivez pas avec votre conjoint, attention à l’accusation d’aliénation parentale. L’ainé pourra alors mettre une photo de votre ex dans sa chambre.

Si j’insiste autant sur la propreté et l’apparence de ta résidence ; c’est que pour eux, c’est vraiment d’une importance capitale !
N’attendez pas d’aide des sociaux, ne vous confiez pas, ne vous plaignez pas et ne dîtes de mal de personne surtout si vous êtes séparés ou divorcés. Ne parlez que pour les rassurer.
Ainsi, vous pouvez leur demander un conseil sur une question anodine. Vous saurez alors ce qu’ils vous reprochent et vous pourrez interagir pour les rassurer.

En tous les cas faites les parler et retenez bien ce qu’ils vous disent, d’où l’utilité de ne pas être seul.

Attention, ils peuvent essayer de vous piéger en vous parlant de ce qui peut vous mettre en colère, ne rentrez pas dans ce jeu là. Ils peuvent aussi s’immiscer dans un conflit parental en cours. Répondez-leur simplement que vous aimiez assez l’ex pour concevoir un enfant avec lui ou avec elle et que le reste ne vous a pas découragé des joies de l’amour et de la parentalité, que vous avez su construire un nouveau foyer.

Les sociaux utilisent aussi beaucoup l’analyse transactionnelle pour mener l’entretien : ils adoptent un comportement « adulte » et vous incitent à vous situez en tant qu’ « enfants ». Il ne faudra pas vous laisser enfermer dans cet état :

Publicités
bundes Une pétition pour l’enfant

Une pétition circule actuellement sur le net depuis plus d’un an (http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N18354) et dénonce un « désintérêt supérieur de l’enfant » par nos institutions.

Nous ne disons rien d’autre au CEDIF lorsque nous constatons les attaques de travailleurs sociaux contre les familles avec les effets dévastateurs de telles attaques devant la justice résultant en mesures de harcèlement contre des parents, en des placements condamnant l’avenir de nos enfants.

Il nous est alors venu à l’idée que nous pourrions soutenir une telle pétition, mais il ne faut pas s’arrêter au titre. En continuant notre lecture nous réalisons que les pétitionnaires en appellent à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant avec la notion « d’intérêt supérieur de l’enfant ».

Oups non, une pétition pour des moyens financiers supplémentaires

Mais une lecture transversale nous fait tomber sur une formule pour le moins gênante :

« La loi de 2007 a amorcé une déjudiciarisation de la Protection de l’Enfance, conférant au Président du Conseil Général des missions jusque-là réservées à l’État, par le biais de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ; cela sans moyen financier supplémentaire. »

Et là nous avons la nette impression d’avoir lu un gros mot : « MOYEN FINANCIER SUPPLÉMENTAIRE ».

Puis plus loin :

« Ainsi, ces cinq dernières années, le nombre de placements d’enfants effectués par notre service dans le cadre de notre mission a été multiplié par quatre. »

Nos signaux d’alarmes s’affichent :  quatre fois plus de placements en cinq ans !

On parlait déjà il y a cinq ans de placements abusifs et l’augmentation des placements n’a en rien enrayé les cas de réelles maltraitances.

Une instrumentalisation de l’intérêt de l’enfant au nom de l’intérêt des placeurs 

De qui peut donc émaner une telle pétition dont la première revendication est l’obtention de moyens financiers à la charge des contribuables sous couvert de l’intérêt de l’enfant ?!!

La réponse figure dans le texte : l’association Olga Spitzer à travers un de ses services qualifié de « Pôle Investigation » à Evry chargé des mesures d’IOE (Investigation et Orientation Éducative).

L’objet de cette pétition utilise donc le paravent de l’intérêt supérieur de l’enfant pour que cette association bénéficie de moyens supplémentaires.

Voila qui tient de la manipulation habituelle des sévices sociaux, mais puisque nous sommes désormais habitué au décryptage des sophismes usités par lesdits sévices, observons un peu l’articulation de celui-ci.

Décryptage
D’abord présentation de l’association Olga Spitzer comme une véritable institution reconnue par la justice pour son expertise.

Ce service de l’association Olga Spitzer à la recherche de gogos signataires en dehors de son cercle de travailleurs sociaux précise bien son caractère d’utilité publique (à vérifier à ce qu’il paraît)  et mentionne  être chargé de ses missions par les juges des enfants du TGI d’Évry qui attendraient d’elle un « éclairage pluridisciplinaire (social, éducatif, psychologique voire psychiatrique) sur le fonctionnement de la famille ».

Prétendre être les porte-paroles de la profession et des magistrats de l’enfance pour dénoncer le remplacement de l’IOE par la MJIE (Mesure Judiciaire d’Investigation Éducative).

On imagine le succès populaire d’une pétition qui exprimerait le rejet de la MJIE pour le retour à l’IOE avec les manifestations qui vont avec et les calicots rouges et les slogans du type : « MJIE non non non, IOE oui oui oui».

Les services d’Olga Spitzer s’empressent donc de préciser :

« Bien évidemment, ce n’est pas le changement de dénomination qui nous pose problème, mais la diminution des moyens humains et financiers qui sanctionne ce changement et qui va obligatoirement avoir des conséquences dramatiques sur la qualité de notre prestation auprès des familles, et prioritairement des enfants. »

Moins de personnels et de budget = dégradation de qualité de prestation auprès des familles

Qui peut encore croire de telles balivernes quand on sait de quelle façon les enquêtes sociales peuvent être menées. Comme le disait une responsable des services de l’ASE à une parente, ce sont les moyens importants dégagés par notre département au service de l’ASE qui nous permettent d’avoir un taux de placement supérieur à celui des autres départements.

L’évidence est que la question n’est pas celle des moyens financiers mais celle des pratiques. Des pratiques très largement condamnables menées dans la plus parfaite impunité. Nous ne comptons plus au CEDIF le nombre de procédures pour faux que des parents entendent lancer et qui n’aboutiront pas car les travailleurs sociaux, lorsqu’ils sont acculés, peuvent encore prétendre s’être trompés de bonne foi pour tenir les propos qui se révèlent calomnieux.

Les moyens sont devenus un argument justifiant des investigations complètement partiales. Les travailleurs sociaux pourront toujours prétendre ne pas avoir eu les moyens de faire une enquête sérieuse.

Autrement dit, l’argument du manque de moyens permet de gagner à tous les coups et de justifier des mesures abusives. Une fois l’argument entendu, les moyens financiers supplémentaires permettront de mettre en place davantage de mesures.

Le reste de l’argument relève de petits comptes de bureaucrates tout à fait indécents qui laissent supposer des pratiques en évolution, en effet puisque désormais seul le premier enfant placé d’une fratrie permet de bénéficier d’une tarification pleine, alors que les autres sont comptés pour moitié, doit-on s’attendre à une baisse de placement de toute une fratrie ?

Vous n’avez rien compris à ce calcul ? C’est normal, la comptabilité des placements et des mesures est parfaitement indigeste.

On va détruire des emplois !

Des travailleurs sociaux au chômage, on va sortir les mouchoirs, mais rappelons nous que cette pétition date d’avant les présidentielles et vise à obtenir des gages du prochain gouvernement :

« Mais déjà, certains services se sont vu notifier leur fermeture ou leur cession, réduisant au chômage des professionnels … »

Quand même c’est si beau un service qui ferme !

Les familles ne vont plus respecter les travailleurs sociaux !

« Notre service fait le constat que bon nombre de situations auraient pu être prises en charge beaucoup plus tôt par les services judiciaires, certains parents collaborant en surface aux mesures d’accompagnement éducatif proposées. Or la symbolique de l’autorité judiciaire a un effet auprès des parents qui se retrouvent, de façon provisoire ou pérenne, en situation de défaillance parentale. »

En clair, les services d’Olga Spitzer craignent que la baisse des mesures judiciaires au bénéfice de mesures administratives conduise les parents à ne pas reconnaître leur « défaillance parentale » et donc à ne « collaborer (qu’en surface » aux mesures décidées, alors qu’en réalité selon l’expression consacrée par les sévices sociaux, ces parents seraient dans le DÉNI. Décidément en affaiblissant la mesure judiciaire, les parents ne vont plus se sentir, se montrer arrogant, ils oseraient même saisir le CEDIF ou parler de leur affaire sur Internet. Où va-t-on ??

La note idéologique pour conclure

hollandeLa pétition datant de quelques mois avant l’élection d’un certain Hollande, l’appel au rassemblement autour des valeurs du collectif (isme) est lancé.

L’enfant n’est conçu à travers cette pétition que comme un être en danger dans sa famille et a contrario en sécurité auprès des travailleurs sociaux, qu’ils exercent auprès des établissements scolaires, des PMI, dans antichambres du placement. L’enfant laissé à l’éducation familiale est présenté comme sacrifié, jouet de déterminismes culturels à dissoudre, comment expliquer sinon cette conclusion ?

Une société qui sacrifie ses enfants sur l’autel des économies budgétaires se réserve des lendemains qui déchantent. Quels adultes en devenir, déstructurés, inaptes à la collectivité et au respect du bien commun sommes-nous en train de façonner ?

Comment une profession dont certains membres ont abîmé l’avenir de nos enfants peuvent-ils oser tenir de tels propos ! La honte ne leur monte-t-elle pas au joue, quelle sorte d’êtres humains peut considérer comme une évolution normale de la société la multiplication par quatre des placements en cinq ans ?

N’est-ce pas là le véritable sacrifice de nos enfants ? Quant aux adultes déstructurés, quel avenir pour les enfants placés ? Nous savons qu’un grand nombre sont devenus clochards, ne serait-ce donc pas l’ASE et les associations satellites qui déstructurent les adultes en devenir ?

Enfin la dernière partie de la conclusion assène le projet sociétal bien à gauche et antilibéral pour qui n’aurait pas encore compris la logique collectiviste de tout le propos précédent :

« Jamais n’avons-nous eu le sentiment si prégnant d’être confrontés à des discours politiques en tel décalage avec la réalité des situations et des besoins, à l’aune d’une société dont l’urgence semble être celle de devoir gérer les enfants et de rassurer les marchés. »

Ce crachas sur la société de marché et sur la « gestion » des  enfants est un crachas sur une société qui n’existe pas dans ce pays mais que les services de l’association Olga Spitzer entendent combattre comme repoussoir.

Un véritable société de marché serait une société dans laquelle ceux qui n’ont rien à proposer pour satisfaire les besoins de la population disparaissent. Eh oui qui paierait pour des services qui ne profitent qu’à ceux qui les dispensent ?

Qui paierait 8 milliards d’euros par an pour les services de la protection de l’enfance qui abime des gosses dans des placements ou qui les laisse aux mains d’un ou de parents tortionnaires ? Quant à gérer des enfants sans passer par les travailleurs sociaux, cela s’appelle tout simplement éduquer et c’est là la première prérogative des familles, nous nous battrons pour que cela le reste.