Sans aucun doute …

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Valérie Dubois soutenue par des parents, dont le président du CEDIF.

L’affaire Valérie Dubois nous l’avions évoquée dans le premier volet de l’arme de l’internement.

Cette affaire scandaleuse a fait dernièrement l’objet d’un numéro de Sans Aucun Doute, la forte médiatisation n’avait effectivement pas fait bouger la situation de Valérie.

L’émission enfonce le clou et met en évidence des situations incompréhensibles :

  •         Valérie, qui ne souffre d’aucun trouble psychiatrique, aurait pu connaître la situation de Jean-Louis Caccomo, car et il faut le savoir, la libération de Valérie Dubois résulte d’un simple vice de procédure. Le Préfet avait omis de saisir le Juge des Libertés et de la Détention dans les 15 jours de l’internement. Ce n’est donc pas la bonne santé mentale de Valérie qui lui a permis d’être libérée. On peut donc en France dire que des personnes saines d’esprit sont internés dans des asiles psychiatriques parce qu’ils dérangent.
  •      Le médecin de famille à l’origine de cet internement sur la foi d’un certificat médical de complaisance sans avoir examiné Valérie Dubois, a été condamné par les instances déontologiques, tenez-vous bien, à 1 mois de suspension passé à 6 mois toujours avec sursis. Cela veut dire que ce médecin n’a jamais cessé d’exercer mais qu’il s’arrêtera peut-être 6 mois la prochaine fois qu’il fait interner par certificat de complaisance. Bravo la déontologie, serment d’hypocrite ?
  •     Le JAF a fixé la résidence des enfants chez le père avec droits de visite encadrés pour la mère, mais alors que Valérie Dubois a obtenu que soit reconnue sa parfaite santé mentale, le Juge des enfants maintient des droits de visite encadrés 2 samedis par mois !
  •    Julien Courbet résume bien l’état des courses : un mari, avec la complicité du médecin obtient frauduleusement l’internement psychiatrique de sa femme. L’internement est effectivement reconnu comme résultat d’un délit, mais le mari a la résidence des enfants, le médecin exerce toujours et la mère s’est fait expulser du domicile conjugal et ne peut voir ses enfants que quelques heures par mois.

 

Faute de réactions rapides à l’émission, une marche est organisée entre Ingré et Orléans afin de permettre à Valérie Dubois de faire connaître son affaire par voie de tracts jusqu’aux portes des tribunaux.

La marche a eu lieu avec quelques contacts solidaires dont le président du CEDIF, Xavier Collet, elle a donné lieu à un article dans la République. Le combat de Valérie continue, il n’a que trop duré et doit connaître rapidement un dénouement heureux, on ne saurait l’oublier.