Les plugs à cucul à l’école

Parler de sexe à des mineurs

Dans nos écoles, dont l’ambition n’est plus tant d’apprendre à « lire, écrire et compter » que de se mobiliser contre toutes les formes de prétendues discriminations et contre le fumeux réchauffement climatique anthropique, on s’inquiète aussi d’informer sur toutes les sexualités. Dans ce cadre des cours d’éducation sexuelle obligatoires sont dispensés, sans discriminations là encore comme nous allons le vérifier.

Ainsi une brochure de 60 pages à écriture inclusive est dédiée à cette discipline à part entière, celle qui consiste à parler sexe avec des mineurs.

Sous le titre « Hey You », elle interpelle un public de 12 à 18 ans sur des questions qu’ils ne se posent pas encore nécessairement. Le bouquin, édité par Santé sexuelle Suisse (SSCH) est distribué dans les écoles avec le soutien des autorités de santé.

LGBTQQQQQQQQQQ

La chose y est écrite dans une langue dite « écriture inclusive », ce choix y est expliqué « Cette écriture a pour but de respecter l’égalité entre les sexes et ne pas appliquer, en français, la règle « du masculin qui l’emporte » lors des accords. Elle permet d’inclure les femmes, les hommes mais également les personnes qui se situent entre ces deux genres ou qui ne situent dans aucun genre ». La brochure critique plus loin une société de stéréotypes sexuels pour défendre le concept d’identité de genre, de cisgenre, de non-binaire ou de transgenre avec des QR codes pour en savoir plus.

Les droits sexuels des enfants

Au détour des pages de cette brochure, nous découvrons que les jeunes ont des droits sexuels consistant notamment « à faire des expériences positives », mais encore « le droit de vivre une sexualité épanouie sans contrainte, sans discrimination … » On peut d’ailleurs apprendre où et comment se masturber, aborder la question du sexe oral avec digue dentaire, des gadgets à utiliser seuls ou accompagnés, envisager la pénétration ou l’encerclement (tiens !) vaginal ou anal. Pour les positions, on en a peut-être découvert sur internet, et en général cela dure moins longtemps que dans les films pornos, ah ils connaissent aussi ?

D’ailleurs les expériences servent à savoir avec qui on s’épanouit le mieux, « pour être sûr », des hommes, des femmes voire plus en passant d’une préférence à l’autre sans exclusive : bisexuel, allosexuel, pansexuel, hétéro, gay et plusieurs personnes en même temps ….

Allons- y allégrement puisqu’à 12 ans on a des droits sexuels. D’ailleurs « il n’y a pas d’âge conseillé ou déconseillé pour les expériences sexuelles », il faut juste se protéger. Pour l’âge du partenaire c’est  au maximum « trois ans de plus ou trois ans de moins même si tu n’as pas encore16 ans. » Au fait la brochure s’adresse à des enfants à partir de 12 ans non ?

Ce n’est pas sale !

L’incitation à regarder des films pornographiques pour des mineurs c’est pas un délit ? Cela ne relève-t-il pas d’une dérive pédo ? Pourtant la question est posée dans la brochure : « As-tu déjà vu du contenu pornographique ? », puis une réponse tombe : « Si oui, tu n’es pas seul.e dans ce cas. Certaines personnes sont excitées par ce qu’elles voient, d’autres sont dégoûtées. Les deux réactions sont tout à fait normales. » Voilà qui donne envie de vérifier non ? D’ailleurs il semblerait qu’il y ait du porno grand public, mais que le porno « plus diversifié » c’est mieux : « ils montrent des personnes avec des corps variés, des personnes qui se respectent et qui parlent de leurs désirs, et le préservatif voire la digue dentaire sont utilisés ».

Envie de vomir ?

Ah et puis il y a la possibilité de l’avortement par médicament (un petit comprimé c’est rien) ou par voie chirurgicale. Cela entraîne d’ailleurs très rarement des complications. C’est même possible après 12 semaines si ta santé physique ou mentale sont en danger…Et puis le consentement des parents n’est de toute façon pas requis.

Voilà qui devait bien justifier une subvention annuelle de 800 000 francs de la Confédération à cette association.

Mais cette fois, pour les parents cons tribuables, il y en a carrément plus qu’assez. Une association parle d’incitation de gosses à des pratiques sexuelles et dépose plainte contre les éditeurs. Schutziniative, l’assocation en question, est soutenue par la droite Suisse (UDC), la conseillère nationale UDC de Zürich parle bien d’une brochure perverse quand Schutzinitiave évoque une brochure porno.

Il est vrai que les modes d’emplois de gadgets sexuels incitent à leur utilisation, ce qui relève de l’incitation de mineurs à accomplir des actes sexuels. Quant aux débats sur le porno avec des mineurs, laissez-moi aller vomir.

La Sexotruc dès 12 ans

Une collection de sexe

J’ai entendu parler il y a quelques temps de la Sexothèque sans trop savoir de quoi il s’agissait.

sexothèque
Pas Sexothèque

A priori le nom évocateur pouvait nous faire penser à un espace de partage de ressources comme l’est par exemple une bibliothèque pour des livres, une vidéothèque pour des films, une pinacothèque pour des expositions artistiques … Cela peut aussi être un espace privé, mais dans ce cas là il n’est pas utile d’en faire la publicité.

J’imagine bien que l’on puisse faire admirer sa vidéothèque, sa bibliothèque, mais je me méfie a priori du quidam qui viendrait racoler le chaland en lui proposant de visiter sa sexothèque.

Évidemment je crois savoir que de telles choses peuvent se faire à Pigalle, la sexothèque serait donc tout simplement un sex-shop.

Le sexe expliqué à partir de 12 ans

Mais je ne connais pas de sex-shops subventionnés par les contribuables, j’apprends en effet par l’indispensable Observatoire des Gaspillages, que la sexothèque récupère 20 000 euros des contribuables lorrains par Conseil régional interposé, que le même dispositif existe aussi en Bretagne et en région PACA et est ouvert aux jeunes de 12 ans et plus. .

Je ne connais pas non plus de sex-shops réservés aux enfants, je croyais d’ailleurs que l’entrée dans de tels commerces était interdit aux mineurs sous peine de faire encourir aux tenanciers le délit de corruption de mineurs.

Je rappelle au passage que la corruption de mineurs se définit comme le fait de profiter de la jeunesse, de l’innocence de sa victime, pour l’initier à un vice.

La Sexothèque ne doit donc rien à voir à  faire avec tout cela puisque les subventions perçues le sont au titre des actions de prévention et d’éducation à la santé, avec aussi le soutien du programme « Jeunesse en action » de la Commission européenne.

Mais alors la Sexothèque c’est quoi ?

Mais des ateliers bien sûr, des ateliers d’expérimentation pour des jeunes de 12 à 25 ans mis en place par les « Petits Débrouillards » une association permettant une ouverture sur l’expérimentation scientifique.

Bon et on y expérimente quoi au juste ?
Sexothèque
Sexothèque

À 12 ans par exemple on peut apprendre à poser une capote. Wow, super utile à 12 ans, des fois qu’on ait envie d’expérimenter en réel. On apprend aussi à poser un préservatif féminin, on peut aussi parler de plaisir, de sodomie, de femmes fontaines… On y évoque les genres aussi, et l’homosexualité on fait comment ?

Papa c’est quoi qu’est mieux le sado-masochisme ou le triolisme ?

La variante bretonne Sex Breizh, aborde des questions qu’évidemment tout mineur se pose à partir de 12 ans lors de son atelier « C’est bien ou ça craint ». Quelques exemples de discussions sont proposées pour ouvrir à des débats, entre autres, sur les ébats sexuels violents, sur les relations avec plusieurs partenaires en même temps, avec des bribes de réponse : « Dans certaines situations, les couples peuvent choisir de pratiquer le sado-masochisme (…) Avoir un rapport à un ou dix partenaires … Si toutes les personnes participantes à ce type de relations sont d’accord, cela reste une relation sexuelle consentie entre adultes (…)  Le libertinage, comme il est souvent appelé, reprend des pratiques sexuelles comme : l’échangisme (on échange nos partenaires entre couple) et le triolisme (on invite un partenaire dans un couple). »

Si nos enfants n’ont pas pensé à la faisabilité de tous ces « vices » on leur apprendra que cela existe et ils pourront toujours approfondir. Au fait c’est quoi la corruption de mineurs ???

Les parents n’ont plus de choix éducatif

Un passage sur le site des Petits Débrouillards donne l’occasion à un Cédifien d’y exprimer une légitime inquiétude :

«Bonjour, J’aimerais bien savoir si l’ensemble des élèves d’une classe assistent aux ateliers de la sexothèque ou si les parents ont un opting out, c’est-à-dire s’ils sont informés de leur droit de ne pas laisser leurs enfants y assister. »

La réponse de l’animatrice, fautes d’orthographe et de grammaire non corrigées est la suivante :

« Bonjour, En Lorraine cette Sexotheque, la première de son genre, à fait l’objet d’une validation par tranche d’age par l’inspection académique, de plus chaque établissement choisi les outils qu’il veut voir utiliser et chaque enseignant choisit les thème à approfondir. En générale les parents sont invité le mercredi à venir la voir, dans certains établissement les associations de parents d’élèves ont été amener à en valider le contenus en amont. Mais tous celà dépend de la politique de l’établissement. De plus elle est animé par un animateur permanent, formé à ces questions. »

Cette réponse est au moins aussi inquiétante que le contenu de la Sexothèque, elle révèle que les parents n’ont pas le droit de ne pas laisser leurs enfants assister à ce qu’ils sont en droit de considérer comme une pollution des esprits de leurs enfants puisque c’est l’inspection académique et les enseignants qui décideront à leur place.

Que font-ils de nos enfants ?

Toute résistance des parents pourrait d’ailleurs leur valoir des ennuis, quant aux IME, aux foyers d’enfants la Sexothèque leur est largement ouverte notamment en Bretagne.

La réponse de l’animatrice laisse penser qu’elle ne comprend même pas que des parents puissent faire autre chose que visiter pour approuver. Si l’animatrice est un exemple de ces nouveaux formateurs on doit aussi comprendre que nos enfants seront très calés en cul mais nuls en français. Notre société actuelle a donc fait son choix, quant à parler de perversion ou de corruption de mineurs, voire de vice subventionnés, tout cela n’existe plus bien évidemment puisque nos enfants seront éduqués à admettre toute sexualité sans discrimination aucune.

La sexothèque sur la chaîne de la redevance : https://twitter.com/i/status/1266061543705325572