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Sortie d’ASE

La sortie du système de l’ASE est vécue comme une joie dans les familles, pourtant elle est souvent aussi cauchemardesque que son entrée, qu’ont-ils fait de nos enfants et dans quel état psychologique nous les rendent-ils ?

Quitter une famille d’accueil ou la dernière d’entre elles constitue une épreuve qui varie de la douleur de la rupture d’un lien à l’exfiltration d’une communauté thénardière.

Mais quitter un foyer ou « maison d’enfant » c’est  pour les jeunes un parcours de réinsertion (pour ne pas employer un autre mot), considérant le milieu d’abandon moral, psychologique voire matériel que constituent beaucoup trop de ces  établissements en dépit des sommes faramineuses consacrées au prix de la journée de « séjour ».

Des bêtes sauvages ?

 Mais quelle réinsertion est possible quand les foyers font de certains gamins des bêtes sauvages quelque prédisposition qu’ils avaient au passage à l’acte.

La question est posée et la responsabilité des foyers dont nous avons parlé est écrasante puisque nous nous étions fait l’écho à multiples reprises de faits insupportables s’y déroulant.

enferCette fois, il s’agit du foyer de Boran sur Oise appartenant à l’association « Home de l’enfance » qui est mis en cause pour une affaire présumée (on prend une telle précaution oratoire qu’en vertu du présomption d’innocence dont ne bénéficient pas habituellement les familles) de viol et d’agressions sexuelles qui auraient été commis par un môme de 11 ans sur un enfant de 9 ans au foyer Jacques Sevin !

L’affaire, habituellement camouflée, a été ébruitée par les médias papiers. Elle fait suite à la plainte déposée ce 2 novembre 2016 par la mère du garçonnet placé sur décision de justice et contraint de pratiquer une fellation à son agresseur en présence d’autres enfants dont la plupart avaient moins de 10 ans. Les faits avaient eu lieu la veille entre 20 heures et 20 heures trente et ont été relatés par un des témoins. Lors de ces faits, les enfants étaient livrés à eux-mêmes devant un poste de télévision.

La mère n’a même pas pu parler à son fils violé

La maman n’a pu en dire davantage dans sa plainte puisqu’elle n’a même pas pu parler à son fils et n’a pu s’entretenir qu’avec la directrice du foyer.

Quatre jeunes enfants ont été entendus dans l’enquête de gendarmerie, dont certains ont aussi été agressés par le pervers de 11 ans (présumé).

Alors que la procureur souhaite rester prudente face à « l’incident » selon ses termes, le violeur présumé a été transféré dans un autre foyer dont le nom n’a pas été communiqué, voilà donc un fauve présumé transféré dans une autre basse-cour, sans que l’on ne sache non plus si l’incident vaut la peine de suites.

Les victimes elles (présumées aussi) restent placées, il paraît que l’on est souvent mieux en foyer que dans sa famille.

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Une femme et son bébé aux prises avec des prédateurs

Une femme et son bébé aux prises avec des prédateurs

Parmi les demandes formulées par des parents aux prises avec l’ASE, certaines font remonter un information préoccupante ou un signalement ou encore l’exacerbation d’un conflit entre ex-époux à l’intervention d’un prédateur familial.

Nous connaissons des cas de cette espèce, avec dans le département du Cher, une mère d’élève qui prendra contact avec une famille par l’intermédiaire de son fils afin de nouer une amitié envahissante et nocive. Un autre cas nous a été signalé en Savoie où une mère prédatrice utilisera son fils pour attirer la fille d’une autre maman et l’héberger avec relations sexuelles en prime et dénonciations contre la maman avec l’appui du père. Dans ces deux cas les détournements de mineurs ne peuvent être contestés. 

En effet, de telles situations mettent en évidence de même modes  opérateurs ourdis par un prédateur familial ayant des visées sur l’enfant qu’il entend soustraire à ses parents.  Systématiquement, le prédateur cache ses intentions réelles en se présentant comme un ami de la famille afin de gagner la confiance de ses proies. Les objectifs de ces prédateurs qui agissent seuls ou en couple peuvent être de natures différentes : psychose, désir d’enfant,  et même quelquefois pédocriminalité. 

Face à de tels comportements, nous déconseillons formellement de placer votre confiance en des personnes trop empressées et désireuses de recueillir vos confidences. Ceux qui veulent s’insérer un peu trop rapidement dans votre espace relationnel cachent peut-être le visage de prédateurs familiaux.

Mais pour un aperçu plus pratiques des modes opératoires des prédateurs familiaux, prenons un exemple concret.

Le poisson-pilote est lâché    

Une mère d’élève peut représenter un excellent poisson-pilote, surtout si elle attitre la compassion.

Madame Zerbib correspondait tout à fait à ce profil : rescapée d’un grave cancer dont elle craignait des récidives, elle se confiait aussi sur ses difficultés relationnelles avec son mari, son fils fut le souffre-douleur de sa classe et a sympathisé avec le fils et beau-fils du couple Antrais.

Le ticket d’entrée auprès de ce couple recomposé est donc obtenu. Sans méfiance, les Antrais vont lui offrir leur amitié en retour.

Antrais libre 

Alors que Madame Antrais est enceinte, la mère d’élève va se montrer progressivement de plus en plus présente. Elle finira par s’inviter en toutes occasions et à l’improviste en compagnie de son fils. Même la présence d’autres amis, de membres de la famille au domicile des Antrais ne l’empêche pas de s’imposer. Face à la détresse de cette mère de famille importune, le couple ne rompra pas les relations, acceptant même ses visites inopinées jusque dans la clinique où Madame Antrais accouchait de son quatrième enfant.

Madame Zerbib semblait s’investir dans un rôle quasiment parental souffrant certainement du manque de n’avoir eu qu’un seul enfant alors qu’elle était déjà dans l’âge mûr.

Rose Mary’s baby club 

Il devenait alors question d’intégrer la famille Antrais à un cercle relationnel qui tenait plus du Rose Mary’s Baby Club que d’un groupe d’amis sans problèmes. Ceux-ci étant adeptes d’un retour à la terre, du naturisme, et de modes de vie alternatifs.

Cet intérêt tout à fait anormal pour les enfants du couple Antrais est encore un de ces signes qui ne trompent pas quant au risque de prédation.

S’ajoute à ce signe celui d’intégrer le couple à un cercle restreint d’amis avec le côté quasi-sectaire de cette démarche et l’enfermement relationnel qu’il suppose. 

Là encore, par tolérance et « ouverture d’esprit », le couple Antrais avait ignoré ces signes inquiétants en dépit de leur première rencontre avec le personnage de Monsieur Zerbib, un drôle de bonhomme de la soixantaine qui jouera également à la perfection son rôle d’handicapé de la vie.

Pour autant des distances seront mises avec le refus manifesté par Monsieur Antrais de participer aux soirées dansantes des Zerbib et de rencontrer leurs étranges amis. Mal à l’aise face à ce refus, les époux Antrais accepteront cependant d’héberger quelques week-ends le fils Zerbib et permettront en retour à leur fils et beau-fils de passer un samedi et un dimanche chez ce couple au profil soixante-huitard pour  aller le rechercher à l’occasion d’un repas.

Là encore la pseudo-amitié se négocie, peu désireux d’approfondir les liens, le couple Antrais n’ose le rompre ouvertement et par mauvaise conscience de rejeter son introduction dans le cercle Zerbib accepte des hébergements croisés des garçons et des invitations à déjeuner. La technique du pied dans la porte est ici utilisée. 

Il est certes difficile de repousser ce qui ressemble a priori à des marques d’amitié, mais il convient surtout de distinguer ce qui relève d’une démarche sincère de ce qui est de l’ordre d’un forçage de main. La première impression est souvent la meilleure et quitte à braquer leur adolescent de fils et beau-fils, les Antrais auraient du mettre fin à cette relation dès l’arrivée du prédateur familial proprement dit.

L’inquiétant Monsieur Z

Une erreur qui permettra de mieux comprendre le comportement de l’inquiétant Monsieur Zerbib et les relations particulières de ce couple dont s’était plainte initialement l’épouse.

Étrangement d’ailleurs, Madame Zerbib cessera d’évoquer ses difficultés relationnelles avec son mari.

Un mari qui paraîtra plus perturbé que sa femme par de graves problèmes psychologiques qu’il avouait très facilement, ayant besoin de s’épancher. Il évoquera ainsi un sexothérapeute et somatothérapeute dont il dira beaucoup de bien et qui lui aurait fait prendre conscience de la gravité des traumatismes qu’il aurait subi dans son enfance.

Pour Monsieur Z c’était certain, il avait été détruit par son propre père et ses difficultés existentielles remonteraient à ce père qu’il maudissait. Il aurait subi de lui de graves maltraitances psychologiques qui auraient diminué l’estime qu’il avait de lui-même, il aurait raté sa vie, sa vocation auprès des jeunes vers lesquels il voulait assumer le rôle d’enseignant ou éducateur. À la place son père l’avait contraint à reprendre la petite entreprise familiale. Le ressentiment de ce personnage d’âge bien mûr pour son père démontrait la profondeur de sa psychose.

Au lieu d’alerter les Antrais ce comportement attirera leur compassion. Il était tout à fait possible que l’étrange bonhomme soit véritablement une victime de son propre père. Il pouvait d’ailleurs sincèrement le croire, mais là aussi ce n’était qu’un symptôme de sa psychose déterminant ses actes ultérieurs.

Il apparaît en effet que l’individu va réaliser un transfert vers Monsieur Antrais, tout en s’attachant de façon anormale au beau-fils en lequel il va se reconnaître davantage qu’en son propre fils. Son fils à l’égard duquel il pourra se montrer dur, insultant. Il accaparera donc de plus en plus le beau-fils dont le comportement changera au retour d’un week-end chez les Zerbib ou d’un déjeuner en leur compagnie. Il voudra aussi attirer à lui la fille et belle-fille des Antrais, âgée de 11 ans, laquelle se refusait de façon déterminée à passer une nuit au domicile de ces gens.

Atteintes à l’autorité parentale

Il aurait été là temps de mettre fin à cette relation, mais non les Antrais ne s’accordaient pas encore sur ce point, se révélant tout de même plus méfiants quand Madame Z s’effacera dans la relation avec les Antrais au profit de son étrange mari. C’est lui désormais qui organise les visites, se présente à l’improviste, et surtout donne des conseils éducatifs.

L’épouse apparaît aussi comme ce qu’elle est, une figure dont on ne se méfie pas, mais qui permet au prédateur de prendre la place qu’il désire. Le fameux poisson-pilote qui trace la voie du requin.

La place est prise et le drôle de bonhomme ne doute plus de rien, il s’indigne de ce que le fils et beau-fils des Antrais redouble sa troisième. Il parlera à la mère en lui demander de forcer le passage et en critiquant le beau-père qui, selon lui et par transfert, ne valorise pas son beau-fils. Puis il appelle le beau-père en lui faisant la même requête et en médisant sur une mère qui ne fait pas ce qu’il faut pour son fils.

Le sombre individu ne doute vraiment de rien. Tous les voyants sont alors au rouge avec une ingérence éducative complètement inadmissible.

Des stratégies sont déployées pour créer la zizanie parent-enfant puis entre les parents eux-mêmes.

Monsieur Zerbib profite de son accès au fils et beau-fils de la famille Antrais pour saper l’autorité parentale. Cela fonctionne d’ailleurs bien puisqu’en pleine crise d’adolescence, il  oppose le modèle éducatif qu’il « subit » à celui qui prévaut chez les parents de son copain. Il explique que même si les Zerbib « prennent un peu la tête avec des reportages écolos chiants qu’ils nous forcent à regarder », au moins chez eux c’est la fête et on peut boire.

Une trop tardive rupture

Les Antrais vont alors inviter les Zerbib sans les prévenir du fait qu’ils auront à s’expliquer.

La soirée sera mouvementée et dans une atmosphère chargée le thème de l’éducation des enfants est abordé. Le vieil homme névrosé passe à l’attaque et accuse Monsieur Antrais de maltraitances psychologiques, puis il s’en va en claquant la porte, laissant derrière lui son épouse et son fils.  Sa femme, gênée, prend Madame Antrais à part pour s’ouvrir enfin de nouveau sur ses difficultés relationnelles et tente de rassurer en disant qu’elle surveille ce que fait son mari. Des paroles peu rassurantes.

Se ravisant, il revient et fait face aux demandes d’explication de Monsieur Antrais relativement à ses conceptions éducatives. Le vieil enfant névrosé prétend qu’il fallait laisser les adolescents réaliser toutes leurs expériences et si possible les accompagner :   « il est mieux qu’ils fassent leurs expériences alors que nous sommes là ».  

La notion il est interdit d’interdire est certainement le pire message à adresser à des jeunes en recherche de repères, il est aussi la porte ouverte à toutes les transgressions. Pourtant une telle conception se retrouve chez nombre d’éducateurs, mais aussi chez des prédateurs d’enfants qui les considèrent aptes à faire des choix qu’ils ne sont en réalité pas capables d’assumer. Un tel positionnement chez un intrus parental peut faire craindre le pire, mais en général il n’est pas formulé par le prédateur qui cherche à mettre des familles victimes en confiance. 

Monsieur Antrais expose alors au prédateur qu’il a été alerté du fait que le fils Zerbib avait vomi dans son lit à la suite d’une fête au cours de laquelle de nombreux adolescents avaient été invités. Il demande ce qui se passe dans la tête du père Zerbib pour inviter des adolescents chez lui sans leurs parents et pour les faire boire.

Les relations auraient dû s’arrêter là, mais c’était sans compter l’insistance du fils et beau-fils des Antrais qui souhaitait passer une partie des vacances d’été avec sa famille paternelle et en compagnie du fils des prédateurs.

Le piège se referme

Il fallait s’attendre là au pire, la mise en contact d’un prédateur familial avec l’ex-époux de Madame Antrais donc son immixtion dans un ancien divorce et ses conséquences quant à la résidence des enfants. Ici les Antrais ont trop tardé à rompre toute relation, il est là déjà trop tard car le prédateur peut s’immiscer dans un ancien conflit parental et mettre à profit les libres paroles du couple Antrais au sujet de ce conflit et de leurs mauvaises relations avec les parents de Madame Autrais. 

Les confidences appelant les confidences, il est rare qu’un prédateur familial n’ait pas connaissance de la situation familiale étendue de ses proies, rien de ce qui pourra être dit n’est confié à l’oreille d’un sourd. Le prédateur parait bien se soucier des ses « amis », il peut paraître prévenant et plein d’empathie car il est toujours agréable de trouver une oreille attentive et qui n’oublie pas ce qu’on lui a confié alors que tant d’autres amis ne se souviennent plus de la date anniversaire du petit dernier. En réalité le prédateur lui se rappelle mais ce qui peut être considéré comme une marque d’attention relève plutôt d’une véritable enquête de police.

Cela ne va d’ailleurs pas manquer, le couple Antrais perd toute autorité sur leur fils et beau-fils face à la contre-éducation d’un géniteur ne payant plus de pension alimentaire et en instance de procédure.

Monsieur Zerbib va s’immiscer alors plus profondément dans la relation familiale, il entreprend de contacter lui-même tous ceux qui pourraient en vouloir au couple Antrain. D’abord il rencontre le père divorcé et sa nouvelle épouse, puis les propres parents de Madame Entrain qui étaient en délicatesse avec leur nouveau gendre et leur fille. Il attise les ressentiments, véhicule des rumeurs et propose à chacun de se venger à son profit.

La nouvelle épouse du père va alors lui demander de réaliser un signalement auprès des autorités scolaires, « il a dit qu’il le ferait et il l’a fait », triomphe-t-elle alors !

Les parents de Madame Antrain réalisent dans quel nid de vipères ils sont tombés, et refusant d’aller plus loin, ils font face à l’étrange bonhomme qui dans sa psychose devient menaçant : « On n’a pas encore gagné contre votre gendre». Le prédateur lève alors le masque et s’impose désormais à l’improviste et de façon fort peu amicale. Il menace encore : « Vous êtes allés trop loin avec moi pour reculer ! »

L’imparable manip

L’ex-mari embraie à partir du signalement, il devient facile de nier une manipulation, il suffit de prétendre apprendre par des tiers l’existence de mauvais traitement pour demander l’intervention d’un juge des enfants puis du JAF afin d’obtenir au moins de ne plus avoir à payer la moindre pension alimentaire voire même réclamer l’annulation de celle qui était due !

Le piège est imparable et de fait d’autres situations nous ont été exposées avec le même mode opératoire : un prédateur se rapproche d’une famille recomposée ou d’une maman seule, il utilise ensuite un ancien conflit parental pour obtenir lui-même un accès à l’enfant. En tant que tiers il sera supposé de bonne foi et aucune plainte pour dénonciation calomnieuse n’aboutira, encore moins une plainte pour entrave à l’exerce de l’autorité parentale ou pour détournement de mineurs puisque l’autre parent appuie les menées du prédateur.

Ce sera bien ce qui se passera en faveur de Monsieur Zerbib, à la différence de quelques imprévus.

En effet, sa femme ne signera aucune dénonciation, prise par le remord, elle contactera Madame Antrain afin de s’excuser de ce qui était mis en place par son mari. Mais il était alors trop tard pour agir, même alerté de la machination, le couple Antrain ne pouvait plus l’arrêter et Madame Zerbib refusera d’écrire pour révéler les menées de son mari : « ce serait invivable pour moi si je le faisais ! ». Au moins Madame Zerbib avait-elle encore la force d’envisager le divorce et de le motiver par la perversité de son époux, mais elle n’en fera rien. Il est bien possible que là encore elle ait agi avec une coupable duplicité.

Les parents de Madame Antrain oseront cependant dénoncer l’attitude du prédateur, mais là aussi il était trop tard.

Le trio infernal qui fait le beurre de l’ASE

Les conséquences seront une intervention judiciaire pour les deux beaux-enfants de Monsieur Antrain avec perte du droit de résidence pour Madame Antrain. Monsieur Zerbib pourra donc accueillir le beau-fils autant qu’il le souhaitait, et le père (mais peut-on parler d’un père ?) obtiendra le placement de sa fille en foyer en attendant d’en obtenir la résidence.

Trois mois de placement dans des conditions éprouvantes avec une demande du père pour que son sulfureux nouvel ami puisse obtenir un droit de résidence et d’hébergement sur sa propre fille. Remerciement des services rendus ? Un éducateur osera même soutenir une telle demande auprès de Madame Antrain qui s’y opposera. Sa fille pensera ensuite que c’est sa propre mère qui l’a fait placer !

Sentiment entretenus évidemment par ce qui n’est qu’un géniteur, un éducateur et un prédateur. Un trio infernal qui fait le beurre de l’ASE dans bien des situations pour lesquelles  nous avons été saisis.

 Profession : travailleur social

Je suis une travailleuse sociale et je souhaite faire part de mon expérience au CEDIF, à travers mon récit vous pourrez vous rendre compte que la situation qui est faite aux familles est bien celle que vous décrivez, voire pire encore.

Je voulais aider les plus faibles

J’ai débuté ma carrière dans le social en 1989 en tant qu’aide médico-psychologique (AMP), ce profil de formation autorise essentiellement des interventions auprès d’un public handicapé. Selon le handicap la formation nous instruit sur les méthodes d’accompagnement, la finalité visant le bien être et le respect de la personne. J’ai toujours agit normalement avec les autres, à savoir : aider les plus faibles. C’est naturellement que je me suis dirigée vers les métiers du social.

Ma première expérience dans le handicap me permet à ce jour de différencier l’accompagnement des personnes : le handicap subit moins d’abus que l’ASE.

La maltraitance existe dans le handicap mais elle est reconnue et des actions sont mises en place pour corriger les fautes professionnelles. Dès le début de ma carrière je me suis opposée à toutes formes de maltraitances, j’ai commis des erreurs dues à la fatigue, un manque de savoir et de connaissances des pathologies de type psychiatrique qui nous placent dans des situations complexes et qui font peur. Cependant, je me suis toujours « dénoncée », si je puis dire et excusée auprès des personnes et leurs parents en mentionnant qu’ils avaient le droit de porter plainte si mes arguments leurs semblaient futiles.

Ceux qui aiment leur métier et ceux qui s’aiment tout simplement

 Ainsi de 1989 à 2002 je travaille avec un public handicapé, je change d’établissement, j’y retrouve les mêmes difficultés, des collègues qui aiment leur métier et d’autres qui s’aiment tout simplement. Les équipes sont formées d’AMP, moniteurs éducateurs et éducateurs spécialisés. L’AMP étant considéré comme inférieur aux autres.

Cette infériorité ne me dérangeait pas, j’ai toujours aimé être au plus près des personnes que j’accompagne, je me suis formée durant ces années de pratique : écrits professionnels, équithérapie, prévenir l’épuisement en relation d’aide, j’ai beaucoup lu et toujours cherché à comprendre les comportements des personnes, surtout pour convaincre les têtes bien pensantes que chacun a les mêmes droits et qu’il est important de ne pas faire à l’autre ce que nous n’aimerions pas qu’il nous fasse.

J’ai eu peu de contact avec les assistantes sociales à cette époque, elles s’occupent de l’administratif et des prestations, cependant il est vrai que n’étant pas sur le terrain, elles sont pour ainsi dire attachées à la Direction et de fait se donnent sans doute une importance de supériorité, certaines supervisent les admissions mais rien de comparable avec l’ASE.

Pour résumer le monde du handicap bénéficie plus étroitement des lois qui les protègent, rien n’est idéal mais ils sont reconnus et défendus, les Directions sanctionnent la maltraitance.

Du handicap à l’ASE : plongée dans la quatrième dimension du travail social
Dame ASE

DAME ASE COMME TU AS DE GRANDES DENTS

Ce que nous recevons comme information par les médias est malheureusement vrai, bon nombres de travailleurs sociaux sont maltraitants, cela ne vient pas du contenu de la formation, cela vient du paradoxe entre ce contenu et l’impossibilité de mettre à l’œuvre ces savoirs sur le terrain car les stagiaires se confrontent aux anciens qui n’ont pas envie de changer leurs « bonnes » habitudes.…….

Ainsi pour se faire une place il faut être solide et ne pas contrarier le référent de stage, en général…..

En 2002, j’obtiens un poste au conseil général, ASE. Je suis monitrice éducatrice, j’accompagne des adolescents placés. OUPS !!!!!!!

Très vite je suis en désaccord avec la responsable et l’équipe, les ados sont violents en permanence, ce n’est pas normal. Je m’intéresse de près à leur parcours, je demande à changer le règlement qui n’est pas adapté, j’encourage les nouveaux collègues et stagiaires à mener ce travail avec moi, je participe à des formations, je retransmets ces savoirs en réunion, je suis vigilante aux réactions mal traitantes. Rarement un ado s’est montré violent gratuitement, c’est toujours «  à cause de » et c’est sur ces causes que nous devons travailler.

L’enfant appartient à l’institution dans laquelle il est placé

Là, je côtoie les AS, elle sont référentes des ados, tout transite par la MDS (Maison des Solidarités), nous sommes tenus de les informer de tout, les écrits réalisés pour les audiences arrivent sur leur bureau, rien n’est vraiment modifié, elles se calquent sur ceux des établissements et les écrits ne sont pas souvent positifs.

En établissement, les parents sont inexistants, ils signent des documents qui sont censés les protéger et protéger leurs enfants.

Une fois placé, l’enfant appartient à l’institution qui en même temps veut s’en débarrasser quand il perturbe la pause café (excusez-moi les collègues mais ce sont des années de constats !!!).

Il doit se plier au règlement, sa vie est bouleversée. Non seulement il est retiré de sa famille, certes pour des raisons qui peuvent quelquefois se justifier, mais en plus, il est contraint de suivre le mouvement du groupe et la collectivité.

Son monde change radicalement, il perd tous ses repères.

PS : qu’un lecteur du métier me prouve le contraire…

La susceptibilité de l’assistante sociale

Le rôle des assistantes sociales (AS) diffère de celui de l’éducateur, la formation également, l’AS a gardé une position haute (lecture intéressante sur leur position dans un article nommé « regard sur cinquante ans de travail social : J.TREMETIN, lien social n°824, janvier 2007), nous devons souvent aller dans son sens, cependant elle a la responsabilité d’environ 50 dossiers et il n’est pas difficile, selon la situation de lui faire entendre notre point de vue.

Le plus difficile est de ne pas mentionner qu’à un moment donné elle n’a pas fait correctement son travail, même avec la plus grande délicatesse, l’AS le prendra très mal.

Personnellement je ne travaillerai jamais en Maison des solidarités, il est impossible d’aider dignement des personnes en difficultés quand des quotas de dossiers priment sur la qualité des actions, IMPOSSIBLE…

Le foyer, un « no parent land »

En établissement, pas de place pour les parents, ils sont dépossédés de tout,   c’est « all inclusive », certains apprécient que leurs enfants soient logés, nourris, blanchis et éduqués, ils ne comprennent pas en général pourquoi le placement perdure alors qu’ils ont tout pour être heureux !!!!

Les enfants se rebellent, la plupart refusent le placement. Ils ne l’acceptent que si l’échéance est respectée et qu’un retour est programmé.

Durant ce temps, la famille rencontre l’AS qui doit induire un changement chez les parents afin que les enfants rentrent dans de bonnes conditions. Mais elles n’ont pas le temps et les éducateurs n’ont pas mission à sortir de l’établissement pour mener un travail parents/enfants.

C’est ainsi que perdure le placement, l’enfant ne comprend plus et devient de plus en plus soumis ou agressif, personne ne comprend pourquoi « ils ne sont pas sages », bon sang, ils ont tout pour être heureux : séparés de leur mauvais parents, rythme de vie du style cinq fruits et légumes par jour, lever, repas, coucher, tout est contrôlé pour leur bien être, pas trop de bonbons, pas de coca ou peu, des activités, des chambres impeccables qu’ils doivent absolument nettoyer et ne plus y entrer pour ne pas les salir, des vêtements choisis par les éducateurs, du pratique et c’est l’argent de l’État entendent-ils parfois !

L’enfant crie, mais personne ne l’entend

Ah le côté matériel de la situation occupe beaucoup, c’est  l’essentiel : la  raison du placement. La venue des troubles du comportement est peu élaborée, ainsi les enfants restent avec leur souffrance initiale, les parents n’ont pas compris pourquoi leurs enfants sont placés et pourquoi ils ne sont pas non plus « sages » dans l’établissement. L’enfant tente de crier sa souffrance, de dire ce qu’il subit : humiliations, rejet, insultes, coups mais personne ne l’entend.

« On se dit par exemple qu’il mérite d’être aidé, que c’est justement de votre aide dont il a besoin et qu’il se montrera à coup sûr profondément reconnaissant, attaché, soumis en réponse au moindre secours, c’est avec de telles imaginations qu’on dispose des nécessiteux comme d’une propriété, de même que c’est par ce désir de posséder qu’on se montre bienfaisant et secourable », Paul Fustier, parole de Nietzche, p 47.

J’ai toujours « bondit » sur ces pratiques, j’ai dénoncé mais là encore pas de réelle prise de conscience par la hiérarchie, je suis identifiée comme trop gentille, « tu ne peux pas sauver tout le monde, il faut prendre de la distance, tu t’impliques trop, tu ne fais pas confiance à tes collègues », j’ai même entendu de ma hiérarchie «  je m’inquiète pour toi, tu as des visions », cette même personne s’est acharnée sur un enfant qui est maintenant placé en Belgique…

Trop impliquée donc mutée

De fait, je suis mutée au service jeune majeur, hors de l’établissement. Je n’ai qu’un collègue, bien ancré dans ses pratiques « ancestrales », bien évidemment je provoque le changement, difficile les premiers temps, le binôme fonctionne ensuite très bien.

Nous travaillons sur la problématique initiale qui pour aucun d’entre eux n’a pas été élaborée, ces jeunes traînent leur fardeau de placement depuis des années. Ils parlent de leur souffrance en institution, en famille d’accueil, chez eux, tous souhaitent comprendre leur parcours. Les AS, toujours débordées nous laissent carte blanche, le projet est bien ficelé et difficilement rejetable, plus question de menacer les jeunes majeurs d’être virés si ils ne sont pas sages…

De 2007 à 2011, les jeunes majeurs trouvent en majorité un emploi, comme quoi c’est possible. Mais pas sans mal car Dame chef cherche des failles, enfin dit-elle, ils ont trop de liberté, trop de moyens, vous êtes trop gentils……

Comme je l’envoie balader, elle use d’autres stratégies et me déplace dans un service où je vais intervenir dans les familles. Le service jeune majeur est bousillé !!! à la demande de Dame chef, perverse narcissique qui n’a pu me faire obéir. Le pouvoir entre de telles mains est une horreur.

Les pires, les plus insensibles, feront carrière

Pour moi toujours le même refrain, trop de gentillesse, pas de recul…

Bien évidemment je ne traverse pas ces années sans peine, quelques états dépressifs, du pain béni pour les pervers.

Mais je remonte toujours en selle, je fais de la formation, je m’aperçois que les étudiants sont saints en arrivant, au retour de stage, ils sont choqués des pratiques, je les informe des recours, ils sont reçus par le centre de formation et l’établissement et menacés gentiment de ne pas avoir une bonne note, ben oui ils sont aussi trop gentils !!!

D’autres sont insensibles, ceux là auront leur diplôme, ben oui eux ils ont déjà pris la bonne distance. Les autres aussi mais ils sont déjà abîmés en début de carrière.

J’ai fait de la formation 4 années, j’ai changé ma stratégie et j’ai armé les étudiants à déjouer les pièges, j’en parle car je démissionne des centres avec les quels je travaille, non pas que ce n’est pas intéressant mais j’ai besoin de temps pour mener d’autres missions.

Dans les familles

Continuons…. Je suis actuellement intervenante à domicile, mon rêve : enfin agir là ou le problème se pose. En lien direct avec les AS, je découvre ce qui est fait dans les familles avant le placement ou pour un retour accompagné en famille. Belle perspective, coût fortement réduit, assez de temps pour mener à bien ma mission.

De nombreuses mesures d’accompagnement sont proposées aux familles, administratives ou judiciaires, je me rends compte que les familles sont mécontentes de ces prestations et ça, depuis le début, soit en 2011. Elles se plaignent du peu d’interventions, une à deux fois par mois, et de la façon dont les professionnels s’adressent à elles.

La mienne est simple et naturelle, pas de jugement, du respect, une confiance et le travail s’enclenche. Forte de mon expérience je dépanne les collègues qui ont trop de mesures, j’ai déjà calculé le temps qu’elles pouvaient accorder aux familles, il se résume à 20 minutes par mois, certes mais pas utile d’être désagréable et de placer les enfants parce que les parents vous harcèlent de coups de téléphone.

Ils veulent transformer les parents

Ces parents, extraordinaires, souvent, car à leur place je serai devenue dingue, sont toutefois prêts à renouer des liens avec le social, ils se remettent en cause, évoluent, comprennent leurs faiblesses et leur influence sur leurs enfants, ça marche en général. Sauf que certains professionnels se sentent investis d’une mission : celle de rendre ces parents comme ils voudraient qu’ils soient, dès lors leur attitude dérange les parents, ils me réclament et là : entretien avec la hiérarchie, trop de si trop de là…

« Un professionnel en renonçant exceptionnellement à l’asymétrie du lien se dévoile dans sa simple humanité ; il se montre un Homme ordinaire qui renonce à être plus ou à être supérieur, ou à être en position dominante, Fustier p104. » 

Mes rapports sont corrigés 

Je m’enlise, je fais tout simplement mon travail, les familles savent que je ne suis que de passage, ma hiérarchie pense que «  je m’appelle Rémi et je suis sans famille », que je fais alliance avec les parents contre l’ASE, c’est désespérant de travailler avec des personnes aussi peu instruites dans leur domaine.

Mes rapports sont corrigés, il ne reflètent plus la réalité, les parents sont accusés à tort, les enfants sont retirés sans préavis parfois, c’est l’horreur.

Nous avons étudiés les besoins fondamentaux de l’enfant, la séparation est un traumatisme, d’autant qu’ils ne sont pas souvent aimés ailleurs, ben oui on peut pas, la distance.

C’est le travail social sous l’emprise de la purification : «  une purification qui insiste sur le service rendu en tant que tel, sur son caractère objectif (j’ajoute : les prix de journées), si l’on peut dire éliminer les impuretés de l’affect que produit le lien au profit d’une asepsie du service sans débordements. », Fustier p 65. 

Conseil général ou cancer généralisé ?

Je ne suis pas étonnée des chiffres de placement qui n’ont pas lieu d’être, un parent dit du conseil général que c’est le cancer généralisé, je suis d’accord.

Merde nous sommes formés pour aider, pour maintenir la famille debout, pourquoi, dans quel but retirer des enfants ou ne pas les rendre ?

L’argent, les postes, c’est comme cela que ça fonctionne et pourtant si les établissements laissent la place aux interventions à domicile, ça coûte environ 60 euros par jour et par enfant au lieu de centaines d’euros.

Sans lieux de placements, les chefs ou collègues qui ont le placement facile se trouveraient ennuyés et laisseraient les enfants chez eux avec des intervenants à domicile.

Mais il faut des structures d’accueil car il existe des parents qui n’ont pas la capacité d’assumer leurs responsabilités et qui ne sont pas prêts de l’acquérir.

Je serai d’ailleurs curieuse de savoir quels parents peuvent devenir les enfants placés qui ont parfois subi pire que chez eux, facile de dire qu’ils reproduisent, il reproduisent quoi, la maltraitance de leurs parents ou celle des institutions ?

Attention je ne dis pas que nous ne servons à rien, nous les travailleurs sociaux, la misère sera toujours présente, la planète des bisounours n’existe pas !

Seulement si vous en avez marre de payer de impôts pour les cas sociaux faîtes votre job correctement, n’ayez pas peur du chômage, malheureusement, on n’y sera jamais au chômage, ben non ça voudrait dire que nous aurions trouvé la planète des bisounours.

Allez quoi, réagissez si vous vivez la même chose que moi en tant que travailleurs sociaux. Faisons comme les parents, l’union fait la force, pensez à vos enfants et dîtes comment vous réagiriez si c’était vos enfants que l’on traitait comme cela. 

Alors est ce que j’aime mon métier ? OUI, c’est le plus beau du monde, je croise des regards qui valent de l’or, oui j’aime les gens, oui j’ai de la compassion pour le genre humain, non je ne suis pas fataliste, tout le monde a droit à l’erreur et n’oubliez pas chers collègues, vous ne faîtes pas de bénévolat, vous avez un contrat de travail qui stipule vos obligations, vous êtes rémunérés pour aider pas pour détruire, pensez vous qu’il existe, le jugement dernier ?

PS : si vous bondissez à la lecture de mes propos, questionnez vous, il n’y a que deux choix possibles :

Me rejoindre pour ne plus vivre ces injustices quotidiennes

Vous identifier comme bourreau d’enfants.

Une autre peut-être : si j’ai faux, prouvez le contraire, pas d’éternels refrains sur la difficulté de notre emploi, des horreurs que l’on voient…. ça on le sait, on a choisi ce métier et il n’y a pas de travailleurs sociaux chez Harry Potter !

Les juges des enfants à l’écoute des assistantes sociales

Passons au JE : très honnêtement, je n’ai jamais eu de peine à obtenir une main levée, à condition que mes rapports ne soient pas modifiés par ma hiérarchie en accord avec l’ASE.

Par contre si je révèle des anomalies, je ne peux rien faire, je suis parfois évincée de l’audience, la majorité l’emporte.

Je ne peux contacter directement le juge, les AS oui, il serait important que les éducateurs qui suivent de près la mesure soient entendus avec les parents et ou l’enfant avant l’audience.

Tous les juges pour enfants que j’ai côtoyé s’appuient sur les rapports, pourquoi ils ne suivraient pas ce que préconisent les professionnels ? A la lecture de certains rapports, le placement en urgence est sa seule alternative.

C’est le système qui doit changer, il serait à mon sens plus judicieux que le JE s’appuie sur une audience avec les parents et les enfants et qu’il ordonne aux travailleurs sociaux des directives de changement avec un calendrier signé par les parents et les professionnels pour vérifier le temps passé en famille.

Les défenseurs des sévices sociaux ont la parole 

Il n’y a pas que des parents en souffrance qui nous écrivent, quelques défenseurs des sévices sociaux prennent aussi le temps pendant leurs heures de service de nous envoyer des commentaires. En règle général leurs propos sont désobligeants et nous les censurons de la même façon qu’ils ont censuré des familles victimes.

Nous tenons à leur faire savoir que le CEDIF n’est pas une MECS, ce n’est pas non plus une antenne de l’ASE, un de leur local syndical ou encore une tribune pour des personnels de la PJJ. Chez nous il n’est donc pas possible de transformer des parents en alliés objectifs des revendications des personnels de la mal-nommée protection de l’enfance.

Mais pour une fois faisons une exception utile dans le dessein de décrypter les propos des défenseurs de l’ASE.

récitationUne rhétorique perverse dévoilée

Dans ce qui suit nous voulons mettre en évidence l’articulation rhétorique habituellement pratiquée par tout travailleur social mis en cause dans ses activités de « protection de l’enfance » :

–         dans une première partie il tentera de convaincre de la vocation bénéfique de la protection de l’enfance ;

–         de faire admettre dans une deuxième partie des cas de mauvais sujets en son sein, afin de réconcilier les parents avec les travailleurs sociaux ;

–        enfin, il conclura en essayons de rallier les familles à cause, les transformant    en « idiots utile » (expression usitée pour définir des personnes servant involontairement des intérêts contraires aux leurs).

 Rappel à la loi …

En l’occurrence, la défenseur de l’ASE dont nous traitons le commentaire et qui n’a pas eu le courage d’indiquer son identité, attaque sur le ton condescendant, donneur de leçon. Pour elle, nous n’avons rien compris et elle nous explique :

« Bonjour à tous, Juste pour préciser que le signalement n’est pas réservé à l’éducateur. Tout citoyen témoin de maltraitance ou de carences éducatives, de soins et du développement de l’enfant se doit de le signaler auprès du juge pour enfant. Dans le cas contraire, c’est de la non assistance à personne en danger. » 

Le « rappel à la loi » est juste, il permet aussi de relativiser le rôle de l’éducateur, du travailleur social, puisque nous pouvons tous être signalants. Selon cette logique à géométrie variable les sévices sociaux en charge de la petite Marina auraient dû être poursuivis pour non assistance à personne en danger.

Répondre par une critique de l’extension des prérogatives de l’ASE

La défense de l’ASE se fait ici à partir de la loi de 2007 sur la protection de l’enfance, loi effectivement en vigueur et qui dépasse le cadre de la maltraitance pour cibler très largement l’enfance supposée en danger pour « carences éducatives, de soins et du développement ».

Ainsi l’application de cette loi a fait que les travailleurs sociaux puissent considérer que :

–         des parents qui se disputent ou trop fusionnels mettent en danger le développement de leur enfant ;

–         des parents qui préfèrent l’école à la maison ou qui ne présentent pas l’État comme la création supérieure de l’humanité créent des carences éducatives ;

–         des parents qui veulent prendre en charge le handicap de leur enfant se rendent coupables de carences de soin ou d’excès de soin.

Des carences toutes subjectivement considérées au nom d’un contrôle social à faciliter.

Voila bien des cas sur lesquels nous nous mobilisons pour alerter sur des placements abusifs. Ces placements paraissent pourtant tout à fait normaux à notre interlocutrice puisqu’elle prend bien la peine d’énoncer tous les cas de signalements en qualifiant aussi le délit de non assistance.

Dans une discussion en face à face le dialogue se serait donc arrêté là car nous ne pouvons considérer comme légitime des signalements hors de réelles situations de maltraitance et de privation sur enfant.

La vertu du signalement

Mais admettons qu’un parent n’ait pas bien saisi l’intention de son interlocutrice et continue la discussion :  

«  Il faut arrêter de faire croire aux gens qu’un signalement est un synonyme de placement. C’est normal que sous cette angle vous arriviez à de tels constats. »

Soit, le CEDIF a le tort de parler des situations les plus graves et nous n’avons pas suffisamment développé les cas d’AEMO avec mise sous surveillance des familles sans placement. Nous en parlerons davantage notamment sous l’angle des nombreux rapports d’AEMO dont le contenu peut être assez révélateur de l’état d’esprit de toute puissance des praticiens.  Mais où notre interlocuteur veut-il en venir, considérerait-il que nous dénoncions le principe même du signalement ?

« Pour revenir aux médecin au titre de la prévention, pensez vous réellement qu’un parent qui fait subir les pires horreurs à son enfant va s’empresser d’emmener ce dernier chez un médecin ?? Des exemples je pourrais vous en fournir à la pelle. Heureusement qu’il y a ce genre d’interlocuteur et je suis sure que l’enfant qui a pus être « sauvé » le remercie encore dans tout son malheur. Au final quand un signalement est déposé, qu’il vient d’un éducateur ou de la boulangère il est examiné par un juge pour enfant qui va ordonner une investigation. Le rôle du « signalant » s’arrête donc là. »

 Apparemment oui, la défense de l’ASE utilise la ficelle consistant à faire croire qu’en dénonçant des signalements abusifs et calomnieux nous dénonçons tout signalement quel qu’il soit.

On retrouve là un argument type des placeurs consistant à se présenter comme les défenseurs des enfants alors que nous défendrions les bourreaux d’enfants.

Évidemment un tel sous-entendu est calomnieux et constitue une accusation grave à l’encontre du CEDIF pour laquelle nous n’hésiterions pas à diffuser un communiqué et à entreprendre des poursuites. Nous ne conseillons donc que trop à toute personne souhaitant aller sur ce terrain à bien y réfléchir et cela s’adresse aussi aux avocats.

Mais pour l’ASE « trop de signalement tue le signalement »

Accusation calomnieuse donc et ridicule de surcroît.

Devrions-nous alors parler de la responsable CEDIF Bretagne qui pour avoir signalé à de multiples reprises des faits de viols sur mineure s’est retrouvée en garde à vue et a subi un rappel à la loi alors que les services de l’ASE la salissaient et que le directeur des services au conseil général a justifié l’inaction par un « trop de signalements tue le signalement.» ?

On pourrait continuer sur la même tonalité  en racontant comment les sévices sociaux ont enlevé un enfant d’un parent au-dessus de tout soupçon pour le remettre à un autre parent dont les pratiques sont des plus suspectes, ceci sur la foi de rapports ridiculement outranciers alors qu’ils sont  suivis à 95 % par les juges.

On pourrait oui, et si notre interlocutrice a un minimum de décence elle s’excusera, rouge de confusion d’avoir osé proférer en face de nous de telles stupidités calomnieuses.

L’argument d’autorité

Mais, non, elle continue et rend sa sentence :

«  Vous faites beaucoup trop d’amalgame pour qu’une personne qui s’intéresse un peu à la protection de l’enfance puisse vous prendre au sérieux. »

Voila donc pour le couplet : nous on fait notre boulot et on sauve des enfants, si vous nous croyez pas vous êtes ou des salauds ou des cons.

Un argument d’autorité donc délivré par une couarde anonyme.

Nous prendre au sérieux donc, voila qui est important et le lectorat toujours plus massif de notre blog devenu en moins de deux ans le premier media de défense des familles contre les maltraitances institutionnelles prouve l’intérêt de nos contributions réalisées par une équipe pluridisciplinaire dans les domaines du droit, de l’économie, du social, de la psychologie, de la pédagogie …

Les braves et les cons
Mais Madame, je venais juste pour faire un signalement ...

Mais Madame, je venais juste pour faire un signalement …

Mais l’anonyme continue son monologue et entame la seconde phase plus consensuelle et combien plus manipulatrice. Elle commet néanmoins plusieurs impairs en mêlant deuxième et troisième phase, ce qui nous oblige à remettre dans l’ordre les propos tenus :

«  Je suis entièrement d’accord qu’il y ai des « cons » au niveau des travailleurs sociaux, dans les palais de justice, chez les parents.. c’est ce qui constitue le monde malheureusement…

…C’est sur que si pour une MJIE il n’y a qu’une éduc pour le département et que cette personne est vraiment con et pas ouverte au dialogue, on n’optimise pas les chances pour un constat proche de la réalité. Tout ça pour vous dire qu’un éduc n’est rien dans le maillon du placement (qui je le rappel ne représente qu’une part infime des placement comparé à l’Accueil Provisoire), et je pense que vous vous battez contre les mauvaises personnes. »

À cette phase de la discussion, le parent est censé prononcer un oui destiné à en entraîner d’autres et à plonger dans une conversation de café de commerce du type : oui tout n’est ni noir ni blanc, il y a des cons partout et pas plus chez les travailleurs sociaux qu’ailleurs, on ne parle que de ceux qui font des bêtises et jamais de ceux qui ont sauvé des enfants …

Si vous en arrivez là vous êtes mûrs pour la troisième phase.

La fonction créé le fonctionnaire

Seulement voila, enfermer les parents dans des considérations infantiles sur les bons et les méchants revient à abrutir le débat. La question n’est pas de savoir si l’assistant de service social est vilain ou gentil, c’est la fonction même du travailleur social qui doit être interrogée sachant qu’une telle profession contrairement à d’autres n’a aucun compte à rendre au public.

Cette impunité de fait et constatée encore récemment dans des affaires douloureuses tient à la fonction qui relève d’une mission de service public. Faire l’économie du statut du travailleur social mène à ne rien comprendre à ses prérogatives et à sa conception de sa mission.

Pour être très clair le travailleur social ne conçoit pas la critique, il est dans la toute puissance au nom d’une mission pour laquelle toute la collectivité est mise à contribution, que ce soit financièrement ou par son appui (d’où le laïus initial sur le signalement). Il prétend représenter l’intérêt général, celui de l’enfant mais aussi des familles et suppose que sans lui les familles ne sont pas aptes à assurer leur parentalité.

Le travailleur social ne considère pas sa mission comme exceptionnelle dans un dysfonctionnement familial, il part de l’adage : si tu ne vas pas à l’ASE, l’ASE ira à toi et il possède le pouvoir d’enquêter, d’instruire et de conclure en toute partialité sachant que ses recommandations seront dans la majeure partie des cas suivies. Il cumule ainsi des fonctions incompatibles avec l’existence d’un contradictoire effectif et d’une justice impartiale. Pour citer Lord Acton : « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Comment alors concevoir alors l’exercice professionnel d’un gentil éducateur face à la perversion d’un système dans une logique de ce que nous appelons un sévice public ?

L’intérêt général au service de l’intérêt particulier 

Rajoutons à cela l’intérêt particulier de toute une profession consistant à élargir ses prérogatives jusqu’à intervenir dans des séparations, des conflits parentaux, des choix éducatifs qui ne devraient relever que de la famille. Bientôt, ils interviendront aussi dans la répression de la fessée quitte à doubler leurs effectifs.

Trouvez nous alors un juste parmi les travailleurs sociaux de la protection de l’enfance, qui oserait dire tout fort que sa fonction ne doit pas le conduire à exercer un contrôle social des populations, que les budgets accordés à la « protection de l’enfance » comprennent des gaspillages inacceptables, que la situation de cette profession en terme de poste est celle de sureffectifs flagrants.

Si certains le disent in petto, le révéler au grand jour reviendrait à briser leur carrière.

Alors oui la question du bon et du mauvais travailleur social ne se pose pas puisqu’il est flagrant que le fonctionnement même de la protection de l’enfance est vicié et que son objet n’est pas la protection d’enfants martyrisés mais l’accroissement des budgets et des postes.

Les idiots utiles

Difficile de passer à la troisième phase après une telle démonstration ?

Il suffirait pourtant que nous ayons acquiescé à l’argument infantile du « il y a des gentils et des méchants ».

Là la défenseur de l’indéfendable pouvait faire de nous des idiots utiles.

D’abord en reprenant le fameux argument de l’augmentation des moyens,  comme si l’ensemble des contribuables français devaient se cotiser pour que l’on puisse leur enlever leurs gosses et les livrer à la violence des foyers :

« Seulement, au final face aux atrocités faites sur les enfants en france, je préfère qu’il y est plus de signalements quitte à dépenser plus d’argent en matière d’investigation, que pas assez et que certains enfants se trouvent toujours dans des situations horrible. » 

Puis en nous engageant à soutenir cette corporation alors qu’il est dit que les parents sont a priori maltraitants, surtout ceux que nous défendons :

«  Alors personnellement, si vous avez un combat à mener ce n’est pas contre les éducateurs qui contrairement à l’ensemble des gens ne font pas une carrière pour gagner de l’argent et pour gravir les échelons, ils resterons éduc avec le salaire qui va avec. Votre combat doit être en faveur des enfants, pas pour les familles maltraitantes en leur donnant des possibilités d’échapper au système de protection d l’enfance. » 

Justes causes 

Soutenir une juste cause ce n’est donc pas attirer l’attention sur l’enfant qui veut revoir sa famille, sur celui qui commet des tentatives de suicide en foyer ?

Non, la juste cause de notre interlocutrice consiste à se lamenter sur des salaires pourtant loin d’être négligeables et non fondés sur le service de la population. Elle consiste encore à nous faire le grief d’informer des familles et à nous juger coupables de permettre à des familles maltraitantes d’échapper au système de protection de l’enfance.

Notre interlocutrice du moment nous offrirait donc la possibilité de nous repentir en nous inscrivant à son syndicat de travailleurs sociaux ? 

Quel meilleur engagement pour que nous manifestions pour la création de postes dans cette profession : plus ils seront nombreux moins ils feront d’erreurs, comme elle le dit implicitement :

À,moins peut être que la destruction de familles innocentes participent à une grève du zèle : « C’est en donnant plus de moyen au juge pour enfant afin d’avoir une vision la plus juste possible de la situation familiale, des relation parent enfant et du développement de l’enfant. Si on ne multiplie pas les interlocuteurs il y aura toujours des erreurs de titre individuel qui viendront entacher le tableau, et des familles qui ne comprendront peut être pas pourquoi leur enfant a été confié. »

Votre naïveté est une faute qui ne pardonne pas à vos enfants

Vous voyez, les propos a priori anodins que nous venons de décrypter révèlent un état d’esprit foncièrement hostile à l’institution familiale et un prosélytisme redoutable à l’endroit des familles meurtries par la mal nommée protection de l’enfance.

Il faut comprendre ce type de discours et le combattre en montrant que nous avons compris la manipulation, combien de parents se sont malheureusement fait berner par de telles paroles en supposant que leur cas était exceptionnel et qu’il ne résultait que d’erreurs commises de bonne foi donc réparables par plus de moyens et de budgets.

La naïveté dans la défense de nos enfants, de notre famille est une faute et ne craigniez pas que le CEDIF cesse de vous donner les moyens de vous défendre, cela n’arrivera jamais.

 Lorsque le sage montre la lune …

L’idiot regarde le doigt.

En l’occurrence l’idiot, ou plutôt celui qui feint de l’être, c’est le gouvernement secondé par les media.

manifpourtous2Ainsi, alors que les partisans de la manif pour tous dénoncent la mise en cause de l’institution familiale, les idiots ne trouvent qu’à se plaindre d’une intolérance fantasmée.  Décérébrés par la télé, ils pensent que le « mariage pour tous » est une loi favorable aux homosexuels et donc dénoncée par des homophobes. L’homophobie étant un délit, la répression peut s’abattre.

Faut-il que le gouvernement perde son sang froid pour tenter d’effrayer, avant même la manif,  ceux qui entendaient y participer ? Pierre Bergé en rajoutait même une couche dans ce domaine en relayant ce tweet : « Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer. »

Comment une insurrection pacifique de la légitimité contre une volonté de légiférer l’intime a-t-elle pu faire l’objet d’une telle désinformation  et de tant de haine des tenants du tout-État ?

Un sommet de désinformation

La désinformation est certes une arme habituelle entre les mains de l’État, elle permet de faire diversion, de monter une clientèle politique contre une autre afin de se constituer un électorat. Et si la ficelle ne marche pas, il faut en rajouter une couche, faire dans l’énooooorme comme le préconisait Goering. Mais quand la désinformation atteint des sommets et que la répression est à l’ordre du jour, c’est qu’il y a péril en la démocratie.

Ainsi au bas mot, un million de personnes descendent dans la rue pour dire qu’il existe des droits, des situations dans lesquelles l’État n’a pas à intervenir à moins d’assumer son totalitarisme. Un million de personnes et plus envahissent pacifiquement les rues de Paris comme une marée humaine à perte de vue. Et voila que ce million et quelques est nié officiellement devenant quelques centaines de milliers.

Le mensonge est gros et les images de la manif suivie par hélicoptères ne doivent pas être diffusées. Face à une réalité qui dérange il faut faire diversion, à 15 heures ce 26 mai on pouvait prévoir deux réactions possibles : soit des incidents seraient déclenchés artificiellement, soit la France allait s’engager en Syrie.

BINGO Le matin du 27 mai les media vont donc titrer sur des attaques chimiques à Damas et des centaines d’arrestations en suite de la manif ! Cela vous étonne ?

Ce 26 mai 2013, un million de fascistes et de séditieux, d’homophobes, de racistes, de vychistes se seraient réunis comme en 1934 et … le Parlement n’est pas tombé, c’est à n’y pas croire !

On n’y croit pas justement, la diffamation est évidente. Pour avoir rejoint des cortèges ce jour à Paris, nous n’avons vu que des familles, des jeunes, des moins jeunes dont la plupart n’avaient jamais manifesté et donnaient ainsi un spectacle bon enfant loin des beuglements des habituels cortèges syndicaux.

Les « factieux » arrêtés se dévoilent d’ailleurs sur le blog  » Génération Garde à vue  » (http://generationgav.wordpress.com/), allez y faire un tour et le motif de leurs arrestations voire de leur jugement prochainement pour … sédition est à se tordre de rire ou à se fâcher tout rouge.

Ce qui se prépare avec « le mariage pour tous »

manifpourtousUn million de manifestants ont, pour une bonne part, bien compris la raison pour laquelle ils arpentaient le pavé.

Ils connaissent la théorie du genre visant à dissoudre les repères sexuels, ils considérent que l’Etat s’insinue de plus en plus dans la vie privée et dénoncent cette évolution qui les inquiète.

En poussant le débat, ils se rendent compte que la situation qui est faite aux familles est pire encore que ce qu’ils imaginaient.

Le « mariage pour tous » s’inscrit en réalité dans une stratégie globale voulue par certains groupes de pression ennemis de l’autonomie individuelle et familiale.

Ces groupes ont été désignés  lors de la manifestation, des calicots dénonçaient la « Vilaine Lulu » (https://www.dropbox.com/s/kyewrpr4azn66dk/La%20vilaine%20Lulu.flv) et la banalisation de ce qui doit relever de crimes tel que la pédocriminalité.

Il y était rappelé des attaques contre l’intégrité familiale avec la  possibilité pour un mineur de se faire avorter sans que les parents en aient connaissances, le développement de « l’instruction sexuelle » à l’école, l’activisme de travailleurs sociaux favorisant des ruptures familiales.

Les deux dernières innovations complémentaire à la loi Taubira méritaient aussi d’être mises en lumière, qu’il s’agisse de l’enseignement dans les écoles de la théorie du genre ou encore la possibilité de faire adopter des enfants enlevés à leur famille (https://comitecedif.wordpress.com/2012/04/05/loi-sur-ladoption-lettre-a-la-deputee-michele-tabarot).

Chantage à l’enfant

Entre la loi Tabarot et la loi Taubira, il n’y avait qu’un pas et un stock d’enfants adoptables à constituer pour ceux qui ne peuvent en avoir naturellement.

On a alors parlé de droit à l’enfant pour les couples homosexuels. Mais ce droit là n’est pas une fin, il n’est qu’un moyen car il ne s’agira pas d’un « droit opposable », l’Etat n’a aucune obligation de fournir un enfant à des couples  incapables de procréer, il accorde ce droit qu’à l’issue d’une enquête sociale dont les considérations peuvent souvent nous échapper.

Ce qui apparaît donc dans la loi Taubira c’est la création d’un droit à l’enfant qui  suppose allégeance.

Ainsi, le droit d’avoir une famille deviendra non un droit naturel (il existe des homosexuels qui ont fondé naturellement des familles) MAIS UN DROIT CONCÉDÉ PAR L’ETAT.

Déjà les services sociaux dit de la « protection de l’enfance »  ont le pouvoir de vous retirer vos enfants sous des prétextes futiles.

Désormais, ils ont la possibilité de vous en « donner » un si vous êtes bien sage.

L’amour de nos enfants, naturels ou pas est en voie de devenir une arme et un outil de contrôle social que vous soyez hétéro ou non.

Si vous laissez faire, ne dîtes pas qu’on ne vous aura pas prévenu.

Précarité et protection de l’enfant pour les DSI des CG : une famille précaire coûte, un enfant placé rapporte

 

Extrait de la pétition « Précarité et protection de l’enfant … « . La totalité du texte est sur le site d’origine.

Françoise Fournier

À l’attention des contribuables,

Précarité et protection des droits de l’enfant pour les DSI des conseils généraux.

Une famille dans la précarité coûte par mois avec le RSA 690,14 € (828,17 € avec un enfant). Tandis qu’un enfant placé rapporte 7500 € par mois aux services sociaux.

Aujourd’hui, ici, en France, il y a un génocide d’enfants. Un génocide institutionnel invisible. Il prend de plus en plus d’ampleur à cause de la précarité, le mal logement (dénoncé par ATD Quart monde, Secours Catholique, fondation Abbé Pierre, Emmaüs). 200.000 enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE) sans que le parent n’y puisse rien. Sachant qu’il n’y a que 20 % de ces enfants placés qui le sont pour maltraitance avérée. Tous les autres le sont pour des causes sociétales ou sur des dénonciations calomnieuses dans des conflits d’intérêts familiaux. Si ce génocide est encore possible en France, aujourd’hui, malgré les rapports Naves-Cathala de 1984 et de 2000, c’est que le Code de l’Action Sociale et des Familles présente de graves lacunes et permet aux services sociaux de violer :

– les lois de la République,

– la convention international des droits de l’enfant ( CIDE),

– les Droits de l’Homme.

Les travailleurs sociaux sont juges et parti pris. 

Les travailleurs sociaux sont décideurs du placement, du bien fondé de faire perdurer celui-ci, ils ont la prérogative de qualifier l’enfant d’instable, d’hyperactif, de dire qu’il ne possède aucun repère aux fins de le placer et de reconduire ce placement. Un enfant à qui ils ont coupé toutes les racines et les liens familiaux, entouré d’autres enfants dans le même cas, sera turbulent avec d’autres enfants tout aussi turbulents. Il apprendra à être violent par survie. Cf. le petit Christopher qui a fugué d’un foyer et qui a été retrouvé mort 15 jours après. Placé depuis l’âge de 1 an, il ne voyait sa famille que dans un lieu médiatisé avec des éducateurs pour surveiller les moindres faits et gestes. Il ne savait même pas où habitaient ses parents, ne voyait pas sa soeur jumelle. Jugé instable dès l’âge de 1 an (!), il devait être placé dans une institution pédopsychiatrique dans le mois suivant.

Les travailleurs sociaux sont aussi considérés aptes à qualifier les parents de négligents voire maltraitants, à ce titre ils peuvent considérer le lien familial comme nocif pour l’enfant. Les parents qui osent manifester leur réprobation seront qualifiés par les travailleurs sociaux, comme étant atteint d’un « délire de persécution » sous forme chronique. Des parents responsablles les dérange dans leur exercice d’abus de puissance sur l’enfant. Pour retrouver leurs autorités les travailleurs sociaux peuvent compter sur une expertise psychiatrique de 10 minutes pratiquée sur un parent en grande souffrance parce qu’on lui a pris son enfant sur des allégations mensongères, sur de l’injustice sociétale. La solution des travailleurs sociaux, c’est de surajouter de l’inhumain à l’inhumain. Le seul recul de cette institution sur la bientraitance de leur prise en charge dans 80% des cas (sauf les 20% d’enfants placés pour maltraitance avérée) est tourné vers leurs propres intérêts.  Jamais vers l’enfant qu’ils sont sensés protéger.

Cette institution est altruicide (cf. jean Maisondieu), génocide par narcissisme institutionnel.

Pour les travailleurs sociaux, tout va bien :  d’un coté, vous avez les cadres de ASE, carriéristes, narcissiques, d’un autre côté, vous avez les travailleurs sociaux de base,  souvent salariés précaires dans une association loi 1901, sous-traitante de l’enfance. Si ils se tournent vers les syndicats, ce sont leurs conditions de travail et leur emploi qu’ils défendent. Pour l’un et l’autre, plus il y a d’enfants à s’occuper, plus ils seront rassurées concernant leur promotion professionnelle et la pérennité de leurs emplois.

Aux 4° assisses de la protection de l’enfance de juin 2010, tout comme aux journées de l’ANAS début novembre 2010, à Marseille, il ne fut question que de bilan comptable, de gestion. L’accroche étant : « la souffrance des familles, le désarroi des professionnels, Comment retisser le lien ! » Ces thèmes là ne furent jamais abordés, sinon par la voix de Mme Françoise Léglise, présidente de l’ANAS, qui énoncera que les travailleurs sociaux passaient tout leurs temps devant l’ordinateur, 6% dans une action collective. Plus loin, on y parle de « cesser le jeu stérile des narcissismes institutionnelles (sic) ». (…) Un enfant placé rapporte 7500€ par mois aux services sociaux, c’est-à-dire ce que donnent les Conseils Généraux par mois par enfant à l’ASE. De l’argent qui ne redescend jamais vers l’enfant, il nourrit les cadres des Services Sociaux. – Cf. le rapport de la cour des comptes du 1° Octobre 2009 par Feu Philippe Seguin.

Contribuables, tant que vous paierez, via vos impôts fonciers et locaux, sans sourcilier, sans vous demander où va cet argent, ce génocide institutionnel perdurera.

Enquête INSEE 2006 : 40% des SDF de 18 à 24 ans sortent d’une mesure de protection de ASE.

Françoise Fournier : monfils.mabataille@gmail.com

 

Lien vers le texte : http://parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/ (redirection sur le site d’origine)