Articles Tagués ‘sévices publics’

L’affaire Cahuzac est symptomatique de la véritable nature de l’État.

Les faits reprochés à l’ancien président de la commission des finances de l’assemblée nationale, ex-ministre des impôts et de la dépense publique (dit ministre du budget) sont ceux pour lesquels il s’était promis d’organiser une chasse impitoyable à l’égard des français, allant jusqu’à vouloir créer une nouvelle taxe pour les français expatriés.

Autrement dit, le ministre des impôts qui avait demandé la peau des contribuables pour la moindre peccadille, organisait à grande échelle ce que réalisaient en amateurs ceux qu’il poursuivait.

Doit-on s’étonner ?

Oui on peut s’étonner mais d’une seule chose : qu’il ait été pris !

En effet, doit-on concevoir cette affaire comme exceptionnelle ? Est-il si inhabituel qu’un homme de l’État fasse pour son compte ce que l’État interdit aux autres ?

Cette question que nous posons est celle de l’État de droit. Si les hommes de l’État, profitant du pouvoir qu’ils se donnent, n’appliquent pas à eux-mêmes ce que la loi prévoit pour tous  alors l’État de droit n’existe pas.

Or les exemples de délits commis par des hommes de l’État abondent, nous en avons dénoncés en matière de protection de l’enfance. Ces fonctionnaires voyous sévissent encore publiquement avec la complicité d’hommes de l’État plus haut placés qui, informés, enterrent les affaires.

La protection de l’enfance n’est qu’un des champs de sé(r)vices publics. On pourrait d’ailleurs entamer la litanie des hommes d’État voyous, il en existe tellement à tous les échelons de la hiérarchie étatique et dans tous les domaines de l’intervention publique.

Et pourtant Jérôme Cahuzac, dénoncé par le « politiquement correct » Mediapart a dû rendre des comptes. Voila qui est étonnant.

La course au pouvoir d’État explique pour partie que l’accès aux plus hautes positions dans l’aristocratie publique ne soit accessible qu’aux durs, au moins scrupuleux d’entre nous.

L’obtention d’un poste est l’objet de rivalités exacerbées, celui qui est prêt à tout et qui a la mentalité du tueur n’hésitera donc pas à piétiner ses rivaux pour obtenir une position pour laquelle le pouvoir n’est pas dû à l’utilité sociale.

 C’est là principalement la différence entre la logique publique et la logique du marché : l’entrepreneur privé ne peut maintenir sa position sociale sans être utile à personne, il ferait alors faillite. Rien de tout cela pour le politique ou l’apparatchik, il ne perd son pouvoir que lorsqu’un mauvais coup est organisé pour le détrôner. La série « House of cards »  illustre ce principe à merveille.

Il n’est donc pas certain que Cahuzac soit tombé parce que des hommes de l’État vertueux aient voulu faire le ménage, il est plus probable que certains aient voulu, de bonne guerre, régler des comptes du côté du Lot-et-Garonne et qu’ils se soient mis à disposition de ceux qui ont pu bénéficier de sa déconfiture. Ce sont souvent les mêmes qui en profitent ensuite pour lancer une ridicule campagne sur l’État vertueux.

D’ailleurs on parie que le procès Cahuzac donnera lieu à un exposé d’hypocrites qui en profiteront pour dénoncer les paradis fiscaux au nom de l’enfer fiscal français, de pleureuses publiques syndiquées et /ou maçonnées (Cahuzac est tricard au Grand Orient comme au PS) qui s’excuseront de peur que l’on remette en cause leurs statuts de privilégiés.

Ceux qui se livreront à cette hypocrisie se désigneront d’ailleurs eux-mêmes comme les blanchisseurs de l’iniquité étatique.

Que les Français ne se laissent pas leurrer par ces donneurs de leçons que les media aux ordres mettront en avant afin d’éteindre le feu qui prend dans la légitimité du système.

En effet la fraude fiscale n’est pas l’objet du procès, mais quel journaliste osera faire œuvre de vérité en montrant que le véritable accusé c’est la logique des hommes de l’État.

Une logique qui pourrait transparaître dans les paroles du vice-procureur le premier jour du procès :  « (…)Mais je relève que lorsqu’il était ministre du budget, Jérôme Cahuzac ne s’est jamais ému du problème que poserait le fait de poursuivre un citoyen à la fois au plan fiscal et au plan pénal. Il a même renforcé le dispositif de lutte contre la fraude fiscale. Et aujourd’hui que la loi s’applique à sa personne, il considère qu’elle est inconstitutionnelle. Pourquoi ne l’a t-il pas défendu lorsqu’il était aux commandes ? »

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Précarité et protection de l’enfant pour les DSI des CG : une famille précaire coûte, un enfant placé rapporte

 

Extrait de la pétition « Précarité et protection de l’enfant … « . La totalité du texte est sur le site d’origine.

Françoise Fournier

À l’attention des contribuables,

Précarité et protection des droits de l’enfant pour les DSI des conseils généraux.

Une famille dans la précarité coûte par mois avec le RSA 690,14 € (828,17 € avec un enfant). Tandis qu’un enfant placé rapporte 7500 € par mois aux services sociaux.

Aujourd’hui, ici, en France, il y a un génocide d’enfants. Un génocide institutionnel invisible. Il prend de plus en plus d’ampleur à cause de la précarité, le mal logement (dénoncé par ATD Quart monde, Secours Catholique, fondation Abbé Pierre, Emmaüs). 200.000 enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE) sans que le parent n’y puisse rien. Sachant qu’il n’y a que 20 % de ces enfants placés qui le sont pour maltraitance avérée. Tous les autres le sont pour des causes sociétales ou sur des dénonciations calomnieuses dans des conflits d’intérêts familiaux. Si ce génocide est encore possible en France, aujourd’hui, malgré les rapports Naves-Cathala de 1984 et de 2000, c’est que le Code de l’Action Sociale et des Familles présente de graves lacunes et permet aux services sociaux de violer :

– les lois de la République,

– la convention international des droits de l’enfant ( CIDE),

– les Droits de l’Homme.

Les travailleurs sociaux sont juges et parti pris. 

Les travailleurs sociaux sont décideurs du placement, du bien fondé de faire perdurer celui-ci, ils ont la prérogative de qualifier l’enfant d’instable, d’hyperactif, de dire qu’il ne possède aucun repère aux fins de le placer et de reconduire ce placement. Un enfant à qui ils ont coupé toutes les racines et les liens familiaux, entouré d’autres enfants dans le même cas, sera turbulent avec d’autres enfants tout aussi turbulents. Il apprendra à être violent par survie. Cf. le petit Christopher qui a fugué d’un foyer et qui a été retrouvé mort 15 jours après. Placé depuis l’âge de 1 an, il ne voyait sa famille que dans un lieu médiatisé avec des éducateurs pour surveiller les moindres faits et gestes. Il ne savait même pas où habitaient ses parents, ne voyait pas sa soeur jumelle. Jugé instable dès l’âge de 1 an (!), il devait être placé dans une institution pédopsychiatrique dans le mois suivant.

Les travailleurs sociaux sont aussi considérés aptes à qualifier les parents de négligents voire maltraitants, à ce titre ils peuvent considérer le lien familial comme nocif pour l’enfant. Les parents qui osent manifester leur réprobation seront qualifiés par les travailleurs sociaux, comme étant atteint d’un « délire de persécution » sous forme chronique. Des parents responsablles les dérange dans leur exercice d’abus de puissance sur l’enfant. Pour retrouver leurs autorités les travailleurs sociaux peuvent compter sur une expertise psychiatrique de 10 minutes pratiquée sur un parent en grande souffrance parce qu’on lui a pris son enfant sur des allégations mensongères, sur de l’injustice sociétale. La solution des travailleurs sociaux, c’est de surajouter de l’inhumain à l’inhumain. Le seul recul de cette institution sur la bientraitance de leur prise en charge dans 80% des cas (sauf les 20% d’enfants placés pour maltraitance avérée) est tourné vers leurs propres intérêts.  Jamais vers l’enfant qu’ils sont sensés protéger.

Cette institution est altruicide (cf. jean Maisondieu), génocide par narcissisme institutionnel.

Pour les travailleurs sociaux, tout va bien :  d’un coté, vous avez les cadres de ASE, carriéristes, narcissiques, d’un autre côté, vous avez les travailleurs sociaux de base,  souvent salariés précaires dans une association loi 1901, sous-traitante de l’enfance. Si ils se tournent vers les syndicats, ce sont leurs conditions de travail et leur emploi qu’ils défendent. Pour l’un et l’autre, plus il y a d’enfants à s’occuper, plus ils seront rassurées concernant leur promotion professionnelle et la pérennité de leurs emplois.

Aux 4° assisses de la protection de l’enfance de juin 2010, tout comme aux journées de l’ANAS début novembre 2010, à Marseille, il ne fut question que de bilan comptable, de gestion. L’accroche étant : « la souffrance des familles, le désarroi des professionnels, Comment retisser le lien ! » Ces thèmes là ne furent jamais abordés, sinon par la voix de Mme Françoise Léglise, présidente de l’ANAS, qui énoncera que les travailleurs sociaux passaient tout leurs temps devant l’ordinateur, 6% dans une action collective. Plus loin, on y parle de « cesser le jeu stérile des narcissismes institutionnelles (sic) ». (…) Un enfant placé rapporte 7500€ par mois aux services sociaux, c’est-à-dire ce que donnent les Conseils Généraux par mois par enfant à l’ASE. De l’argent qui ne redescend jamais vers l’enfant, il nourrit les cadres des Services Sociaux. – Cf. le rapport de la cour des comptes du 1° Octobre 2009 par Feu Philippe Seguin.

Contribuables, tant que vous paierez, via vos impôts fonciers et locaux, sans sourcilier, sans vous demander où va cet argent, ce génocide institutionnel perdurera.

Enquête INSEE 2006 : 40% des SDF de 18 à 24 ans sortent d’une mesure de protection de ASE.

Françoise Fournier : monfils.mabataille@gmail.com

 

Lien vers le texte : http://parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com/ (redirection sur le site d’origine)