Fatale tentation

Réduction d'effectifs au purgatoire
Réduction d’effectifs au purgatoire

Le purgatoire est surpeuplé et il est convenu d’y faire de la place faute de pouvoir augmenter ses capacités d’accueil.

Christiane Taubira, en charge de ce dossier, propose aux résidents un deal tout à fait particulier : descendre direction les flammes de l’enfer ou monter au paradis.

Trois candidats ayant manqué de très peu l’enfer sont prêts à tenter leur chance. De leur vivant ils étaient respectivement assistante sociale, avocat stagiaire et juge pour enfants blanchi sous le harnais.

Tata Taubira les réunit et leur annonce :

« Voila je vous renvoie sur terre, vous serez soumis à la tentation, si vous y succombez vous vous volatiliserez et vlan vous irez en enfer. J’ai pour vous deux allers simple vers l’enfer, celle ou celui de vous trois qui résistera le plus longtemps ira au paradis. »     

Nos trois candidats, testant la nouvelle politique du purgatoire, se retrouvent donc ensemble sur terre à bord d’un hummer roulant à un train d’enfer sur un air de « highway to hell».

Au volant, l’assistante sociale, remontée à bloc, prend un sens interdit et percute violemment un véhicule familial.

L’assistante sociale, l’avocat stagiaire et le juge pour enfants descendent du hummer.

Ils constatent alors que les parents sont grièvement blessés et que la petite fille à l’arrière s’en sort avec quelques ecchymoses .

Soulagée l’assistante sociale prend la main de la petite fille et lui dit : « Soit heureuse ma chérie, tu es désormais entre les mains de l’Aide Sociale à l’Enfance, quelle chance tu as ! »

C’est alors que l’assistante sociale se volatilise.

L’avocat stagiaire prend l’initiative de porter secours aux parents et relève leur identité, du portefeuille du père tombe une carte bancaire avec le code inscrit sur un bristol. De vilaines idées viennent à l’esprit du jeune stagiaire quant à l’utilisation possible de la trouvaille.

Prêt à succomber à la tentation, il se baisse pour ramasser la carte bancaire et reste en cette position plusieurs secondes en tentant de se contrôler.

C’est alors que le juge pour enfant se volatilise.

Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté !

La vérité assassinée
La vérité assassinée
Ce que révèle le « mur des cons » 

Nous nous sommes déjà exprimés au sujet de l’immonde « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature.

Non pas pour dénoncer cette pratique en tant que telle car le débat à ce sujet n’est que diversion, non nous dénonçons ce que ce mur révèle des mentalités d’hommes et de femmes qui font profession de nous juger.

Nous l’avons fait en tant qu’association de défense des individus et des familles face aux exactions institutionnelles. Nous l’avons fait surtout parce que d’autres militants de la défense des victimes ont été épinglés sur ce mur des cons, ces militants ce sont des parents d’enfants massacrés qui ont demandé justice.

Mais nous n’allons pas redire ce que nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer. Non, c’est la réaction du Syndicat de la Magistrature que nous souhaitons commenter, une réaction pire encore que celle que nous anticipions.

Le Syndicat de la Magistrature persiste et signe

Lorsque l’on fait une connerie et que l’on reconnaît bien qu’il s’agit d’une connerie, alors on fait amende honorable.

Bien sûr le terme connerie tient lieu d’euphémisme, car la « blague de potaches sur le retour  » est bête et méchante et ne peut avoir été le fait que de magistrats bêtes et méchants. Mais seraient-ils plus bêtes que méchants, ces gens qui nous jugent auraient eu le mérite de nous avouer leur part d’ombre comme le premier Cahuzac venu.

Mais non, nous n’avons pas là affaire au chef des inspecteurs fiscaux qui fraude le fisc, mais à des juges qui pourraient nous coller au trou ou au poteau pour l’outrage de dire la vérité et de les révéler tels qu’ils sont.  

Cette réaction est tout simplement ahurissante et nous démontre qu’il y a bien quelque chose de pourri dans la République française. Dans la tradition d’une justice gauchisante les victimes deviennent les coupables et vice versa. Le Syndicat de la Magistrature assume donc et il faudra bien pour lui faire accroire que les parents des enfants massacrés sont des cons et doivent être ainsi présentés à tous les magistrats adhérents.

Effacer les consciences

Ce que le Syndicat de la Magistrature n’assume pas, par contre, c’est la transparence, la diffusion du message aux profanes.

Le crime devient la divulgation de ce qu’est fondamentalement le Syndicat de la Magistrature et la profanation de son temple, bureau concédé par le ministère et donc par les cons tribuables… Ce qu’ils appellent un lieu privé.

Procéduriers jusqu’au bout. De cette procédure qui remet les coupables en liberté pour un tampon manquant, le Syndicat de la Magistrature ordonne au public d’effacer de sa mémoire ce qu’il n’aurait pas dû voir.   Et comme il n’est pas possible d’effacer les mémoires et les consciences,  alors il faut se venger et faire un exemple pour que plus jamais nul n’ose informer le peuple sur son élite délibérante.

La chasse aux sorcières est lancée   

Pour cette base besogne, la CGT prend le relais et demande une enquête pour déterminer l’origine des images qui ont été diffusées d’abord sur un site « proche de la droite la plus dure » selon l’expression sans nuance de Françoise Martes, présidente du Syndicat de la Magistrature..

Celui par qui le scandale arrive n’est donc plus le Syndicat de la Magistrature qui commet l’affront aux victimes, mais celui qui ose révéler l’affront au grand public : un magistrat se serait honoré de faire connaître cette affaire, mais au grand soulagement de la profession, l’homme à abattre n’est pas des leurs, c’est un journaliste de France 3 dénommé Clément Weill Raynal.

Ceux qui nous jugent avec l’impartialité qu’on leur reconnaît vont donc trouver main forte chez ceux qui nous informent en toute objectivité. Celui qui dit le contraire sera évidemment condamné au pays des droits de l’homme.

Ainsi le syndicat de journalistes CGT et le SNJ (Syndicat National des Journalistes) de France 3 demandent la tête de leur confrère. Eh oui dans le petit monde des procès politiques, les syndicats ne défendent pas les salariés, non ils demandent qu’ils soient virés. Cette façon de faire est à vomir, mais la direction de la chaîne payée avec notre redevance n’est pas de cet avis puisqu’elle envisage des sanctions disciplinaires contre le journaliste qui a fait son travail d’information au lieu de respecter le mot d’ordre de Salvador Allende partagés par ses dénonciateurs : « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution »

Et quoi de plus révolutionnaire que de cracher à la gueule des victimes et de ceux qui ont encore le courage de dire la vérité ?

Signons tous la pétition de soutien au diseur de vérité 

Procès politique donc, car celui qui dit la vérité doit être exécuté. La colère noire de ceux qui devraient regarder le sol et battre leur coulpe s’exprime de toutes les façons, même la Garde des Sceaux, Christiane Taubira en prend pour son grade pour ne pas avoir fait dresser notre échafaud.

Face à ces méthodes détestables que d’aucuns qualifieraient de fascistes, il faut se mobiliser pour défendre Clément Weill-Raynal et signer la pétition :   http://www.causeur.fr/clement-weill-raynal-mur-cons,22357#

Une manifestation de soutien est prévue pour Clément Weill-Raynal alors qu’il doit être entendu par les instances disciplinaires. Manifestation donc ce 14 mai à partir de 12 heures devant le siège de France-Télévisions, 7 esplanade Henri-de-France, Paris XVe

En dépit de la mobilisation, Clément Weill Raynal a été sanctionné 

Le journaliste  Clément Weill-Raynal a dû subir un conseil disciplinaire de 4 heures pour que la direction de France 3 prononce le 12 juin 2013 une mise à pied de 7 jours.

Visiblement la chaîne poublique n’est pas à l’aise avec la diffusion du « mur des cons », une information qui n’était jugé pas très importante pour France 3.

Au sujet de la réaction de la CGT, Clément Weill Raynal est scandalisé et parle d’une collusion de la CGT avec un certain syndicat de  magistrats idéologiquement proche. Il précise bien que le syndicat de la magistrature est de gauche voire d’extrême gauche. Il dénonce encore la fait que le mur des cons affiche David Pujadas sans que les syndicats de journalistes ne s’en indignent :

Le Mur des Cons est bien une affaire à suivre

En janvier 2015, le procureur de Paris avait classé l’affaire en considérant que les affiches dans les locaux du très à gauche Syndicat de la Magistrature (SM) étaient présentes depuis suffisamment longtemps pour que les faits soient prescrits.

Ces affiches prenant à partie des personnalités et des justiciables n’avaient pourtant été connues du public qu’à compter de leur enregistrement par un journaliste.

Il restait donc à agir en saisissant directement la juge d’instruction. En février 2015, la juge avait alors ordonné le renvoi devant un tribunal de la présidente du SM. Mais le parquet avait fait appel devant la chambre de l’instruction. La Cour d’appel de Paris a confirmé le 28 septembre 2015 le renvoi en correctionnelle de Françoise Martres, la présidente du SM. Elle comparaîtra donc devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour injures publiques.

Nous espérons clairement une condamnation.

A-t-on le droit de critiquer le juge Gentil ?

Un son de cloche familier

L’affaire Bettencourt nous intéresse très moyennement et n’évoque pas grand chose aux familles meurtries par des accusations aberrantes sur rapports de travailleurs sociaux. Ce qui nous est par contre familier c’est le dialogue entre le juge et le président, comme un son de cloche d’une terrible violence institutionnelle que nous avons aussi pu subir.

Le face à face de ce 21 mars 2013 est terrible.

Apprenant sa mise en examen pour abus de faiblesse, Nicolas Sarkozy parle d’une «grande injustice ». Le juge le reprend et considère que ce propos est injurieux. Ce à quoi, l’ancien président répond : « Non, c’est une injustice et j’ai la liberté de dire et de penser ce que je veux », le juge veut alors mettre fin à l’audition par ces termes : « c’est une injure et maintenant c’est terminé ».

« Non, ce n’est pas terminé », le juge prend alors cette déclaration comme une « menace » et veut la faire inscrire par sa greffière.

On comprendra que ces deux là ne partiront pas en vacances ensemble, Maître Thierry Herzog s’interroge d’ailleurs sur l’impartialité du magistrat co-signataire d’une tribune qui, selon lui, mettait en cause la politique de Nicolas Sarkozy et dénonçait le « désengagement de l’État ».

Voila en tout cas de quoi acter une prophétie tenue au salon de l’agriculture.

Psychodrame

Une menace, Jean-Michel Gentil, le juge en question, en recevra d’ailleurs une la semaine suivante dans un courrier contenant des cartouches à blanc. Les menaces de mort émises par un soi-disant groupuscule des forces de l’ordre sembleraient pourtant ne pas s’adresser directement à sa personne : 

« Certes vous êtes physiquement bien protégé, nous ne sommes pas encore en mesure d’intervenir dans le Sud-Ouest. Qu’à cela ne tienne, l’un des vôtres va disparaître dans un secteur géographiquement plus proche et beaucoup moins risqué. Celui-là va payer de sa vie votre volonté discrétionnaire de déstabilisation du pays par votre assujettissement à la gauche totalitaire, soixante-huitarde » 

Voila qui inquiète en tout cas le juge et ses collègues du parquet de Bordeaux, suffisamment pour que l’anti-terrorisme soit illico saisi et déploie sa protection. Notons en passant que si l’anti-terrorisme devait protéger l’ensemble des personnalités et anonymes qui recevaient ce genre de gracieusetés, il embaucherait davantage que la mal-nommée « aide sociale à l’enfance », ce qui n’est pas peu dire.

On ne dit pas « casse toi pov juge » !

L’occasion est bonne d’enfoncer le clou de la politisation. Le bien à gauche syndicat de la magistrature (SM) en profite pour mettre en cause ceux qui s’en prennent au magistrat :

« la violence des propos de la ‘garde rapprochée’ de l’ancien président et l’œuvre de décrédibilisation de la justice à laquelle elle s’est livrée ne peuvent que susciter l’incompréhension des citoyens, la perte de confiance en l’institution judiciaire et, pour finir, l’insupportable déchaînement de haine envers les magistrats chargés de rendre la justice (…) chacun doit faire preuve de la plus grande responsabilité dans ses propos et dénonçons fermement cette intolérable escalade de violence. » 

Rajoutons pour faire bonne mesure que le même canal ayant adressé des menaces au sourcilleux magistrat en a également envoyé à des journalistes le 20 mars 2013 soit avant la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Voila qui devrait donc rendre insignifiantes les mises en cause du syndicat de la magistrature.

Mais visiblement ce détail n’est pas un problème pour le club des autoproclamés défenseurs de la justice. Club dont fait partie intégrante le parti communiste, par la voix de son porte-parole :

« Quand certains responsables de premier plan de l’UMP s’autorisent des propos injurieux et outranciers visant le juge, quand la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy assume une mise en cause publique de l’impartialité de la justice, comment ne pas établir un lien entre cette escalade dans l’opération de déstabilisation du juge gentil et les menaces de mort visant les magistrats ? »

Appel à la répression

Quant à l’autre grand syndicat de magistrat, l’USM, sa secrétaire Virginie Duval vient, à sa façon, nous apporter la preuve du caractère criminel des critiques. Elle prétend en effet que le lien avec les menaces de mort est « direct, évident (…) Voilà ce qui arrive quand certaines personnalités politiques se croient autorisées à critiquer et insulter. »

Quoi vous n’êtes toujours pas convaincu ? Sachez alors que la secrétaire générale de l’USM a pu constater que : « Depuis vendredi, on n’arrête pas de recevoir des menaces, des insultes. On a eu 50.000 connexions sur notre page Facebook, plein de messages disant +justice pourrie+ (…) Ce type d’insultes se produit « régulièrement » quand des personnalités mettent en cause la justice de cette manière. »

Décidément on ne peut manquer de considérer l’opportunité de telles menaces pour faire accroire qu’il suffirait de critiquer un magistrat pour le mettre en danger de mort…

La dernière couche est rajoutée par la garde des sceaux, Christine Taubira, laquelle saisit le CSM, dont on a pu s’interroger sur l’utilité, afin qu’il puisse éventuellement gronder qui de droit en commentant « les conséquences (…) sur le bon fonctionnement de l’institution judiciaire et sur la sérénité de la justice » des propos des vilains qui critiquent le juge. Sans attendre la décision du CSM, Taubira a d’ailleurs fait la leçon en parlant de « propos inadmissibles dans un État de droit ».

L’union syndicale des magistrats (USM) lui fait écho en demandant au CSM « d’envisager des poursuites pénales contre de tels propos qui nuisent à l’ensemble des institutions d’un Etat de droit. »  

Drôle de conception de l’État de droit, nous y reviendrons.

Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy est directement visé par tout ce battage pour avoir dit que le juge Gentil avait déshonoré et sali la justice française. Il répond :

« Évidemment, les menaces de mort contre n’importe qui sont insupportables et totalement condamnables, mais je trouve que la position prise par le syndicat de la magistrature est effrayante (…) Je ne me sens à aucun moment responsable de ça ».

Molotov, une référence

Une effrayante position du syndicat de la magistrature, c’est bien le mot employé. Effrayante, autant qu’une conception liberticide de l’État de droit. On pense là à la citation de Molotov : « le rôle de la constitution soviétique n’est pas de protéger les citoyens contre l’État, mais de protéger l’État contre les citoyens ! » 

Nous verrons donc si le CSM partage cette conception en protégeant la justice des français plutôt qu’en la mettant au service du peuple.

La fin des Ponce Pilate ?

L’opération d’agit-prop lancée par une certaine magistrature orientée pourrait bien se retourner contre elle. Soyons clair, l’affaire Bettencourt est l’arbre qui cache la forain, elle n’intéresse plus grand monde. Ce à quoi nous assistons relève des suites d’un règlement de compte entre des magistrats et l’ancien président de la république qui avait mis en cause des juges du temps de sa présidence.

Ce à quoi nous assistons c’est aussi à une prise de responsabilités de certains politiques dont l’intégralité se complaisait dans une attitude digne de Ponce Pilate.

Rappelons cette fameuse lettre envoyée aux familles se plaignant des suites judiciaires d’exactions perpétrées par des travailleurs sociaux :

« Sensibles à la situation dont vous nous faites part (…) mais du fait de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice, nous sommes désolés de ne pouvoir intervenir dans votre affaire, mais nous vous conseillons de vous rapprochez d’un avocat …. »

Visiblement Nicolas Sarkozy n’a pas reçu la même réponse. Mieux certains parlementaires tels Laurent Wauquiez ne comprennent pas pourquoi dans une démocratie, il ne serait pas possible de critiquer les juges.

Voila en effet une conception plus juste de l’Etat de droit. Rappelons à Taubira et aux autres que l’État de droit suppose l’égalité de tous devant le droit et donc l’absence de privilèges, ceci suppose que nul n’est au-dessus des critiques qu’il soit cantonnier ou juge !

Que les députés de l’opposition aillent donc au-delà de positions de principe, sous peine d’être suspectés de ne défendre que les intérêts de l’ancien président. Ils ont ouverts une brèche et celle-ci ne doit pas se refermer. Qu’ils commencent donc par abroger la loi relative à l’outrage à magistrat et que l’on ouvre ensuite les livres noirs des exactions publiques.