Les témoignages des victimes de ce que l’on pourrait appeler pudiquement ou par euphémisme  des « dysfonctionnements » de l’aide sociale à l’enfance ne sauraient laisser personne indifférent.

Certains sont troublés par des révélations relatives à des exactions subies par des familles au nom du se®vice public se scandalisant des pratiques décrites.

D’autres sont davantage gênés par le fait que les familles ne se taisent pas et fassent connaître sur la place publique numérique des pratiques qu’il conviendrait de taire au nom de la sacro-sainte respectabilité du se®vice public quant la vérité prend l’allure de l’outrage.

Quand Cyril Cousinié, élu du conseil général des Alpes Maritimes s’exprime sur les témoignages de parents tels qu’ils apparaissent sur le forum de nos amis de « SOS Parents Abusés » (http://sos-parents-abuses.forumactif.com/), on peut se demander s’il se sent scandalisé ou outragé au nom de la défense d’un se®vice public forcément irréprochable.

Les adjectifs employés devront nous aider à y voir plus clair.

A la lecture des exactions commises, l’élu est donc d’abord perplexe. C’est certainement la tonalité générale, il introduit le doute quant à la véracité des témoignages : poignants certes, mais ahurissants. Une façon peut-être de supposer que des parents délirent ? En tout cas l’élu ne réagit là que pour introduire le doute, « on n’a qu’un son de cloche » dit-il, un peu comme dans des rapports socio-éducatifs qui pour autant dérangent moins les services de la protection de l’enfance. Le tout est de savoir d’où vient le son de la cloche ….

La parole exprimée de parents en souffrance serait-elle plus empreinte de subjectivité qu’un rapport d’assistance éducative dénoncé par ces mêmes parents ? 

Difficile effectivement de tirer des généralités au-delà de tendances lourdes. Il ne s’agit donc pas d’affirmer sans nuance que tous les parents disent la vérité et que tous les assistants de se®vices sociaux mentent. La défense de la famille ne saurait imposer une telle caricature. La tendance lourde est cependant un tropisme anti-famille aux sein des services de la protection de l’enfance, mais pour aller plus loin dans cette direction il conviendrait de dresser un portrait psycho-sociologique de l’éducateur et de l’assistante sociale lambda. Cet essai a déjà été seulement esquissé à travers une étude sur les dérives familiales de l’Etat-Providence.

Je présume donc fondés les propos tenus par les parents ceci jusqu’à preuve du contraire. D’ailleurs s’exprimer sur un forum aux fins de catharsis n’est pas une démarche anodine mais permet d’exprimer une douleur, une détresse, une injustice subie et suppose bien une implication des parents vis-à-vis d’un enfant qui leur a été arraché. Les parents indignes n’ont eux pas la nécessité d’exprimer une détresse, ils ne pleurent que sur leur compte ou sur leurs allocations perdues ….

L’élu a ses œillères, je ne lui jette pas la pierre car il n’est pas forcément familier de telles situations. Et puis de par ses fonctions il doit faire mine de communier dans la religion de l’Etat. Religion qui voudrait que les représentants du pouvoir agissent dans l’intérêt de chacun.

C’est ainsi qu’il faut, à mon sens, considérer son argument : « les assistantes sociales (et autres intervenants) sont censés être neutres et ne pas aller dans le sens de l’un ou de l’autre des parents, mais défendre le droit des enfants. »

Le propos est naïf comme une leçon d’instruction civique, nous avons vu plus haut ce qu’il fallait en penser, mais plus prosaïquement on peut bien s’interroger sur la neutralité d’intervenants sociaux réalisant deux fois plus de placements que nécessaires comme le révélait l’IGAS.

On pourrait rajouter que ces placements sont décidés par la justice aussi abusifs soient-ils. Ce qui nous amène à la suite de l’argument de l’élu : « Je ne comprends donc sincèrement pas les critiques. D’autant qu’en terme de justice, si la sentence ne donne pas satisfaction, il a des recours en appel possible. La justice est quelque part donc bien un contre pouvoir au département et à ses employés. »

Un contre pouvoir donc qui participerait à des placements abusifs ? La justice de la famille et des mineurs est en réalité tout à fait particulière. Un certain syndicat de magistrat a voulu assimiler les procédures devant cette justice a des procédures amiables dans lesquelles il appartenait aux familles de reconnaître leurs torts et à se plier aux rapports des services sociaux. Beau contre-pouvoir que voila !            La réalité c’est que en dehors de certains juges courageux et qui ont payé ce courage (les diarrhées des assistantes sociales), les magistrats ne font que suivre les préconisations des rapports socio-éducatifs.

Le travailleur social face aux familles peut développer le complexe de Dieu en sa toute-puissance. Il ne connaît à proprement parler aucune limite et prend le parti qu’il souhaite.

Il peut par exemple mentir sciemment et maintenir ses calomnies face aux évidences contraires. Il peut procéder à des procès d’intention, faire pression sur des témoins, briefer des mineurs avant l’audience afin de s’assurer de leurs déclarations. Pourquoi ferait-il cela ? Pourquoi ne le ferait-il pas plutôt ? Irresponsable qu’il est des conséquences de ses partis pris.

Certes voilà  des accusations graves et comme le précise Monsieur Cousinié l’extrême détresse des famille ne donne pas le droit d’accuser sans étayer les accusations de faits précis.

Il se trouve cependant que pour bon nombre d’affaires nous possédons ces faits précis, nous sommes d’ailleurs tout à fait disposés à les mettre sur le web avec les noms, photos, coordonnées des travailleurs sociaux contre lesquels nous détenons ces éléments précis de preuve.

Evidemment si nous le faisons nous serions attaqués, c’est certes un risque à courir mais le plus simple serait que l’élu en question s’engage à nos côtés. Nous lui fournirons alors des éléments de preuves afin qu’il agisse pour moraliser la profession des fonctionnaires attachés à la protection de la jeunesse.

Comme on le dit chez nos amis anglo-saxons « Talk is cheap », ce sont des actes que nous attendons maintenant.

 

 

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commentaires
  1. Même en haillons, ils clameront encore leur réussite. « Le poisson pourrissant toujours par la tête », ca n’est pas par là que l’on pourra espérer y voir la lumière… La décadence est à son apogée et ces constats d’élucubrations niaiseuses ne sont que la manifestation de râles propre à une dernière agonie.
    Qui sème le vent récolte la tempête : mais là, ils ont semés même, contre vents et marées. Et le désastre est tel qu’ils n’ont plus qu’un seul réflexe : nier, nier et même nier fièrement… et puis finir par crever (enfin)… L’ennui malheureusement, les vandales amènent la société avec eux…
    S’ils savaient encore comptés, voici un exemple où un parent en est à sa 41e Non Représentation de l’Enfant (NRE) sans que personne ni puisse rien, tandis que sa fille est seulement à 500m ! S’il n’était pas là, le problème serait réglé depuis longue date. Hélas, les voilà qui rappliquent : bon sang ! Voilà les incapables…
    Une telle justice mériterait une délocalisation dans les poubelles de l’histoire. Car si seulement, elle pouvait se contenter de n’être juste qu’inutile et discrète. Non, il faut encore qu’elle vienne alourdir de tout son poids d’incompétence ! Non vraiment, la sentence du panier est dans ce cas, décidément sans appel… Vivement qu’on en finisse !

    • comitecedif dit :

      Certes la situation est gravissime et nous avons du pain sur la planche, mais nous espérons aussi que cet élu est de bonne foi, il peut nous le prouver en nous aidant.

  2. Et oui, des actes plus que des paroles, que l’on nous sert trop facilement et sans intérêt pour nous familles.
    Nous avons quand même obtenue un rendez vous avec M. Revel, vice président du conseil général, et nous espérons enfin être non seulement écouté, mais surtout que cette rencontre amène une sérieuse avancé a nos nombreuses démarche sur notre département et pas seulement de vaine promesse.

  3. Katia Hubaut dit :

    En 6 mois, elles ont engager le processus de destruction! lavage de cerveau de mon fils. La Juge n’a pas digéré le rapport des associations que j’ai brandit à l’audience. Malgré que l’experte psychiatre NOMMEE PAR LA JUGE dit dans son rapport: Qu’il faut LAISSER CET ENFANT CHEZ SA MERE, la juge a décidé que c’était elle qui a son mot à dire. Mon fils est confié à la garde de son père. Je n’ai pas de nouvelles, (alors que je paye son forfait) il devait venir en août après avoir passé un accord verbale avec la JAF, nous avions échangé le droit de visite. Sauf que mon fils, ayant été très impôli (lavage de cerveau) et à sa demande, nous avons interverti le droit de visite. Du coup, le 27.08, il m’appelle pour me dire qu’il ne veut pas venir en congé. Je lui rétorque, que ce n’est pas lui qui décide. Mais, ne sachant plus quoi dire et quoi faire, puisqu’on m’accuse de tous les mots de la création, j’ai préféré lui laisser un message sur son répondeur.ET là dantesque:; L’assistante sociale de L’APEA qui reprend le suivi, m’appelle pour régler la prise de l’enfant en août.??? Elle m’impose de venir à l’APEA chercher l’enfant, car, le père ne veut pas l’amener chez moi????????? Je ne pouvais pas me déplacer, le mercredi 01.08.2012, suite à un problème technique et je devais rester à mon domicile. Elle a décidé, d’attendre la décision du JAF. Et, comme la décision du JAF, dit que les années paires, l’enfant reste chez le père = Je n’ai pas mon fils???? J’ai crié à corps et à cries, que cet enfant serait détruit chez son père. PSYCHIQUEMENT. Ce père qui fut déclarer tout de même PSYCHOPATHE par un PSYCHIATRE auprès d’une cour de justice, qui prétend ce faire passer pour un homme bien??? Alcool, famille et fréquentations douteuses et bien d’autres choses encore et bien on confit cet enfant, qui est cadré, avec une bonne éducation.12 ANS ET DEMI de fichu en l’air. Et, moi, je ne sais plus quoi faire. Je me bats? ou je laisse tomber. J’ai saisi le conseil supérieur de la magistrature.??? On verra bien

  4. comitecedif dit :

    Merci de votre témoignage, nous vous avons répondu personnellement sur votre boite mail.

  5. mors dit :

    Etant victims moi meme de l aide a l enfance Mon fils a ete place grace a des rapports fait par son ecole alors que j avais demande de l aide car depuis qu Il est rentre au cp son comportement envers nous a change Il est devenu agtessif

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