Quand les sociaux font les lois …

L’antifamilialisme comme projet
Enlever les enfants leur famille au nom de l’égalité

Mary Jo Bane, interviewée en 1977 sur le sujet de l’éducation des enfants, avait affirmé : « Nous ne savons vraiment pas comment élever les enfants. Si nous voulons donner l’égalité des chances aux enfants alors le fait que les enfants soient élevés dans leur famille implique des inégalités. C’est un dilemme. Pour que l’éducation soit égalitaire nous devons les retirer à leur famille et les élever en communauté»

Mais qui connaît Mary Jo Bane en France ? Et pourtant, 20 ans après cette déclaration, celle qui dirigeait les sociaux de l’État de New York, sert  l’administration Clinton en tant qu’adjointe au secrétariat d’État de l’enfance et de la famille. Cette même administration est à l’origine de la loi Clinton de 1997 dite « Loi pour l’adoption et la sécurisation des familles».

Une loi présentée comme généreuse et répondant aux souffrances des enfants placés.

Une population désinformée est une population abusée

La loi Clinton fut adoptée suite à une campagne dont le message est le suivant : tout enfant placé a le droit à une autre famille plutôt que de passer sa vie dans un foyer.

Une chanson que l’on entend pas mal en France au fil des livres et interventions de Michèle Créoff et de Lyès Louffok qui semblent avoir convaincu qui veut bien les écouter que les enfants placés doivent pouvoir prétendre à se faire adopter. Tout cela sur fond de dénonciation des errances en foyer et de présentation des enfants placés comme victime d’abord de leurs parents.

Cette propagande tellement diffusée actuellement en France et cette loi Meunier qui facilite aussi en France l’adoption d’enfants placés s’inspire bien de ce qui s’est fait ailleurs.

Construite sur de bons sentiments de façade, cette loi américaine était portée par le lobby des sociaux qui y avait un intérêt bien tangibles celui-là : l’obtention de moyens supplémentaires aux « ASE » locales à hauteur de 4 000 dollars pour chaque enfant placé mis à l’adoption.

Les résultats sont là : une hausse de 64 % des adoptions dans l’année de  l’entrée en vigueur de la loi Clinton sur l’adoption et la sécurisation des familles.

Le peuple américain allait payer cette loi du sang de ses enfants : une population sciemment désinformée par la propagande d’État est une population abusée.

Que pèse l’autorité parentale face au business des placements ?

Cette loi, ce sont les familles victimes qui en parlent le mieux. James Powell explique : « Dès le quinzième mois de placement de vos enfants, votre autorité parentale disparaît ». Car les enfants pour être adoptés doivent d’abord être « divorcés » de leurs parents par la suppression de l’autorité parentale. Laquelle autorité parentale est donc automatiquement supprimée au bout de 15 mois de placement sur les 22 derniers mois.

Les quatre enfants de la famille Powell, tous âgés de moins de 10 ans avaient été retirés sous prétexte que la maison était mal tenue. Leur père affirme que dès le premier jour du placement tout a été fait pour mener ses enfants à l’adoption. Encore jeunes, ils pouvaient facilement être réservés par des couples en manque de progéniture même si leurs parents naturels s’en sortaient en réalité assez bien. Pendant ces 15 mois il fallait donc organiser la rupture du lien et rendre les enfants suffisamment malheureux pour que l’adoption devienne leur seul échappatoire. Un des fils a été déplacé sur 6 foyers différents. James Powell a bien saisi le principe du système de la « protection de l’enfance » : « Ils prétendent prendre soin de nos enfants, mais ils les torturent ! Ils les gardent 15 mois après ils touchent une prime, comme si les gamins étaient du bétail.».

Le cas Powell n’est pas isolé, interviewée pour The Epoch Times, Audra Terry, responsable du site RicoCPS.com dont l’objectif est de lancer des enquêtes sur les crimes de la « protection de l’enfance », relève au moins 200 cas détaillés de placements abusifs signalés par des lanceurs d’alerte dont des affaires d’abus sexuels.

Les sociaux plaident le droit de faire des faux

Audra Terry insiste sur le fait que la loi Clinton est à l’origine de ces placements abusifs qui se sont multipliés au rythme des primes accordées pour les adaptions d’enfants placés.  Ce que signale aussi Connie Reguli, militante pro-famille et spécialiste du droit familial qui chiffre sur l’année 2016 le montant total des primes d’enlèvement accordées : 55,2 millions de dollars.

Pour une telle somme, Andrea Packwood, présidente de la California Family Advocacy, explique au journal Epoch Times, que les travailleurs sociaux briefent les enfants afin d’orienter leurs paroles et se parjurent devant les juges en énonçant des faux justifiant des placements.

Elle conseille à tous les parents victimes de faux de poursuivre les diffamateurs. Or en octobre 2016 dans une affaire de placement abusif les avocats des travailleurs sociaux ont plaidé le droit de mentir. Autrement dit, ils ont considéré que les sociaux avaient le droit d’émettre des faux, se parjurer en audience pour obtenir le placement de gosses et ne devaient pas en répondre devant la justice !

 Il a fallu que la cour d’appel de la neuvième circonscription du comté d’Orange en Californie soit saisie pour rejeter une telle prétention, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une immunité comme pour les médecins qui signalent à tort en France.

Le Président Trump jette la loi Clinton à la poubelle d’où elle n’aurait jamais dû sortir.

Avec le soutien des familles, l’équipe de Donald Trump a descendu cette loi immonde en la présentant comme ce qu’elle est : une loi de corruption de la protection de l’enfance créant une industrie profitable de l’enlèvement d’enfant.

C’est d’ailleurs ce qu’il a fait en obtenant en 2018, contre les démocrates, le vote de la loi « Family first » (la famille d’abord) qui a permis de démanteler la loi Clinton de 1997 dite  « adoption et sécurisation des familles ».

La loi « family first » voulait donc mettre fin aux incitations financières pour les services sociaux qui plaçaient des enfants dans des foyers et rappeler le principe de subsidiarité qui veut que l’on n’enlève des enfants à leur famille uniquement si aucune autre solution n’est possible.

Les sociaux américains n’ont pas pardonné à la loi « family first » de leur enlever le pain de la bouche et sont devenus au sein du parti démocrate les plus acharnés à la perte de l’équipe Trump.

Pour les parents l’espoir revenait et une véritable guerre entre la « protection de l’enfance » et la présidence est lancée, nous en vivons actuellement un épisode dramatique sur fond de pandémie.

Les informations de cet article sont pour leur plus grande partie issues des travaux de Patrick Howley.

Enfants à placer, pédophiles bienvenus

Enquête sur une expérience sociale

La relativisation de la pédophilie, son questionnement au sein des cercles universitaires n’est pas un simple débat philosophique hors-sol. Le terreau de ces réflexions et leur alimentation s’alimente d’expérimentations sur des cobayes : des enfants.

En 2018, la direction de l’université allemande Leibniz à Hanovre se réveille au sujet de travaux commis en son sein par un de ses éminents chercheurs décédé en 2008.

Elle charge le docteur Teresa Nentwig, de l’université de Göttingen de passer en revue les travaux menés par le professeur en question, à savoir Helmut Kentler, sexologue, psychologue et enseignant de pédagogie sociale dans ce qui fut l’institut universitaire technique d’Hanovre.

Ce que révèle le docteur Teresa Nentwig est une véritable expérience sociale menée sur des mineurs placés auprès d’un public particulier, dont les conséquences sont terribles sur l’avenir des jeunes devenus adultes, le rapport en allemand est disponible ici.

À la suite de ce rapport, l’université précise que les déclarations du professeur Kentler et la façon dont ses recherches ont été conduites sont inacceptables. Le docteur Volker Epping, président de l’université Leibniz, précise avoir condamné des travaux de nature à banaliser la pédophilie commis au sein de son université jusqu’en 1996.

La condamnation est nécessaire, mais elle arrive trop tard car les victimes de cette effroyable expérience n’ont désormais plus aucun recours.

Mais plongeons-nous dans la genèse de cette pratique sociale sans ignorer qu’il ne s’agit pas là de faits isolés limités à l’Allemagne, l’affaire du Coral n’est pas si loin …

Nul ne peut ignorer les engagements pédophiles du placeur

Helmut Kentler est à l’origine proche du mouvement des prêtres ouvriers et de « l’émancipation de la jeunesse » reléguée actuellement dans des mouvances marxistes de lutte dites intersectionnelles.

Dans le contexte d’émancipation post-soixante-huitard, Kentler plaide pour la « libération »  des adolescents au moyen d’une expérience précoce du rapport sexuel, ajoutant que les besoins sexuels sont présents dès avant la puberté.

On ne saurait feindre de découvrir les engagements de Helmut Kentler puisqu’il les a couchés noir sur blanc notamment dans un ouvrage diffusé à plus de 30 000 exemplaires et étonnamment toujours disponible à la vente sur Internet. Le livre est consacré à l’éducation sexuelle des enfants par les parents comme son titre en allemand l’indique.

La couverture se passe de commentaires. Il y écrit notamment que : « Les parents doivent avoir conscience qu’une bonne relation de confiance avec leurs enfants ne peut être maintenue si les enfants se voient refusés la satisfaction de leurs besoins les plus urgents tels que les besoins sexuels. »

Quant à la répression des « contacts sexuels involontaires entre enfants et adultes », il y précise : « la pire des choses seraient pour les parents de paniquer et de se présenter vers les services de police. Si l’adulte a été attentionné et tendre, l’enfant pourrait même ressentir un plaisir sexuel de ce contact avec lui. ».  « Si de telles relations n’étaient pas discriminées par l’environnement (légal), alors plus les aînés se sentiront responsables des plus jeunes, plus les conséquences à attendre pour le développement de leur personnalité serait positive. » (Zeig mal, 1974 vendu aussi à prix d’or sur Internet et illustré de très nombreuses planches d’enfants nus).

Bien évidemment Helmut Kentler habille ses déclarations sous le prétexte de la protection des mineurs : « Des enfants dont les besoins sexuels sont satisfaits et qui ont une bonne relation de confiance avec leurs parents, particulièrement dans le domaine du sexe, sont mieux protégés contre les agressions sexuelles » (Parents learn sex education, page 103).

Voila qui n’est pas sans rappeler ce qui se fait désormais de façon obligatoire à l’école, à travers le planning familial ou d’autres associations sous prétexte d’éducation sexuelle.

Aucune véritable réaction de rejet face aux « enseignements éducatives » du pédo-sexologue. Non aucune, il fallait être un fieffé réactionnaire pour s’opposer à la perversion politiquement correcte.

Précisons que son environnement de travail soutient ses « enseignements ».

Berlin Ouest jusqu’en 1981 se donne à une gauche alternative particulièrement active dans le domaine de la pédagogie et de l’enfance, rappelons-nous les propos de Daniel Cohn-Bendit lors de ses activités d’éducateurs en maternelle au sujet du « déshabillage ».

Ainsi de 1979 à 1982, Kentler devient  président de la société allemande de recherche scientifique sur la sexualité.

Le réseau pédophile se structure au sein de la protection de l’enfance

Dix ans auparavant il avait mis la pratique avant la théorie puisqu’il coiffe dès 1969 la casquette de travailleur social et de chercheur universitaire. Il profite alors de ses fonctions pour réaliser une expérience sociale. Celle-ci consiste à remettre des garçons de 13 à 15  ans, considérés comme légèrement attardés, à la garde de pédophiles de sa connaissance. Il assumait ce choix et revendiquait la nécessité d’une expérience à travers laquelle il entendait prouver que des contacts sexuels entre enfants et éducateurs pédophiles étaient équilibrants. Ce credo était celui d’une école de pensée dont il était le chef de file, ce qu’il était d’ailleurs difficile d’ignorer.

Il  fera savoir en 1981 que ces hommes avaient accepté de s’occuper d’enfants idiots par ce qu’ils en étaient amoureux et éprouvaient du désir pour eux. Il les avait choisis à dessein. D’ailleurs lui-même avait adopté trois garçons et servait de famille d’accueil monoparentale à un quatrième garçon. Sa préférence aussi allait aux jeunes hommes, bien naturellement.

Jusqu’en 2003, il développe cette nouvelle politique des services de la protection de l’enfance de Berlin consistant à remettre des gamins, « idiots » ou non, à la garde de pédophiles notoires.

Cette politique est appelée le « Projet Kentler ». La protection de l’enfance berlinoise et les associations collaboratrices aux placements l’appliquent avec enthousiasme en gagnant le soutien du Sénat et du gouvernement berlinois. Les rapports Kentler sont d’ailleurs publiés par le Sénat.

Le réseau s’étend au centre de recherche pédagogique de Berlin, à des enseignants de l’université libre de Berlin, de l’institut Max Planck, de l’école hessoise Odenwald. Ces grands pédagogues sont pressentis pour accueillir des enfants à placer. Tous sont pédophiles, des péda-pédos donc. Mais tous ne sont pas des notables, le réseau étend ses tentacules vers un public plus modeste et tout aussi pervers, rémunéré par la protection de l’enfance comme toute famille d’accueil.  

La particularité du « Projet Kentler » repose donc sur le choix de ses bénéficiaires. Les familles d’accueil sont constituées d’hommes vivant seuls et considérés comme « particulièrement aimants » des enfants y compris mais surtout sur le plan sexuel. Je mets évidemment dans les plus gros guillemets l’expression « aimants ».

Kentler dira plus généralement : « Dans la grande majorité des cas que j’ai pu traiter, les conditions d’éducation pédérastiques peuvent avoir un effet très positif sur le développement de la personnalité des garçons. » (Handbuch sexueller Missbrauch, 1999, page 208)

Encore un conflit d’intérêt

La création de ce réseau pédocriminel alimenté directement par la protection de l’enfance, lui vaut l’estime de toute la profession et l’intérêt de la justice.

Non pas pour l’empêcher de nuire, tout au contraire. Jugez-en, il devient expert auprès des tribunaux dans des cas d’atteintes sexuelles sur mineurs ainsi qu’auprès de juges des enfants de Berlin.

Incroyable et pourtant tellement vrai !

Un véritable cadeau pour les pédophiles puisque sur une trentaine de cas pour lesquels son expertise a été sollicitée, il a déclaré en 1997 être très fier d’avoir pu faire abandonner les charges ou faire acquitter les pédophiles mis en cause. La justice lui permit alors d’appliquer ses principes dont elle n’ignorait rien : « un vrai pédophile n’est pas violent mais au contraire très sensible au mal que subissent les enfants » (Emma, nov-déc 1997).

Taire les conséquences

Les délires de Kentler ne pouvaient pas ne pas avoir de conséquences. L’affaire du concierge Fritz est ce premier grain de sable.

Fritz le pédo donc, s’était vu confier 9 enfants sur un horizon de 30 ans. Le plus jeune avait 6 ans. Problème, condamné pour agressions sexuelles,  pédo Fritz profitait pourtant du robinet à chair fraîche de l’aide sociale à l’enfance de Berlin, pire les placeurs prendront sa défense alors qu’un cadavre d’enfant handicapé est retrouvé chez lui.

D’autres enfants devenus adultes tombent dans la déviance ou le désespoir après avoir été élevés dans un contexte de promiscuité et de viols, si ce mode éducatif en vint à être considéré comme normal par certains, d’autres ne se résigneront jamais.

Les gosses, devenus adultes, se mettent à témoigner.

Le professeur Kentler, ils le connaissent bien, il les suivait dans le cadre de son expérience, il rencontrait les « pères adoptifs ». Il savait, bien évidemment qu’il savait.

Et pendant ces 30 années toute la profession savait aussi et avait collaboré. Ils se taisaient alors que Kentler et ses fidèles signaient leurs méfaits, accordaient des interviews.

Plus qu’un crime de pervers, celui d’un système

En 2013, Adam Soboczynski, journaliste à  « Die Zeit », s’est interrogé sur la complaisance de son propre journal à publier des tribunes de scientifiques pro-prédophiles dont Kentler. Il l’explique par l’adhésion des sociaux et des journalistes aux théories de libération sexuelle de Wilhelm Reich portées par des mouvements « anti-fascistes ». Voila qui est encore très actuel.

Mais il a fallu attendre 2016 pour qu’un premier rapport sur ces expériences soit communiqué, cette fois c’est Wolfgang Schröer, de l’université d’Hildesheim qui recueille les témoignages des victimes tout en déplorant que 1 000 dossiers dans les caves de la protection de l’enfance de Berlin n’ont pu être traités à ce jour !

Pourtant ce n’est qu’en 2018 que l’université Leibniz enquête sur son professeur décédé depuis 10 ans. Une enquête qui se heurte à la mauvaise volonté des fonctionnaires de la protection de l’enfance qui semblent prompts à disséminer ou perdre des dossiers. Finalement le rapport précisé plus haut et accessible en allemand est publié, mais l’enquête n’est pas achevée. Pour l’instant, des secrets de polichinelle sont révélés et permettent aux hypocrites de déplorer ce qu’ils savaient déjà.

Mais d’ores et déjà nous savons que justice ne sera pas rendue. Les victimes ont été déboutées de leurs demandes car les faits étaient depuis prescrits. Ils entendent, à défaut de condamnation, ruiner la réputation des organisateurs de ce réseau, dont l’ancien responsable de la protection de l’enfance de Berlin qui est toujours vivant.

L’avocate Marianne Harder-Kuhnel appelle à une prise de conscience face aux réseaux étatiques pédocrimels en Allemagne accusant le système judiciaire de protéger davantage les pédophiles que leurs victimes.

Effectivement, l’enterrement de ces ignominies par prescription judiciaire est une pratique habituelle pour étouffer un scandale et des enquêtes gênantes sur le réseau pédophile auquel auraient participé au moins trois anciens sénateurs du parti de gauche SPD.

Universitaires, travailleurs sociaux, magistrats, politiques, mais nous allons déjà trop loin.

Le juge des enfants et sa gamine

Pendant que l’ASE se pourlèche les babines des bonnes affaires de la pandémie de COVID 19-119, du côté de Dijon la magistrature est embêtée, gênée disons.

On n’en parlera pas tant que cela disait Jeanne, mais non on n’en parlera pas, les Français s’en foutent, il suffirait d’une nouvelle affaire de gamin violenté en famille pour que la petite ritournelle des maltraitances familiales éclipse le poids des réalités.

Le magistrat en question officie au tribunal de Dijon

L’ensauvagement du cas soc au dernier degré nourri d’allocations familiales, d’alcool ou de chichon, produit de l’Etat-providence permet de tout faire passer. Voila le héros des sociaux, il permet de toute faire accepter à la populace : du business de l’adoption des enfants placés à la loi Avia, en passant par les luttes intersectionnelles contre le capitalisme patriarcal et l’oppression familiale.

L’oppression familiale Jeanne, un autre nom pour l’éducation parentale. Nous jetons la famille à la poubelle au nom de la protection des gamins mis dans des machines à laver, voila qui permet de jeter le flou sur la notion même de maltraitance. Les Français sont tellement cons qu’ils goberont n’importe quoi, il se met à ricaner.

Seulement voila ma chère Jeanne, quand on voit que des familles d’accueil violent des gamins, que des réseaux de prostitution s’organisent dans des foyers, on a intérêt à trouver une sacré famille de pervers pour faire diversion. Sinon ça va finir par se voir et se dire chez les rageux.

Des monstres on en trouvera toujours ma chère Jeanne, notre système d’assistanat sans responsabilité en créé tellement que certains sont prêts à vendre leurs gosses pour un abonnement à Netflix.

Seulement voila Jeanne, quand c’est un magistrat qui vend ses gosses on a un problème, et un gros encore quand le mis en examen a été juge des enfants et propose de prostituer sa fille en compagnie de sa femme et mère de sa gamine, aussi magistrate que lui !

Oh je sais, cela fera pas les gros titres, mais c’est quand même le premier président de notre tribunal judiciaire, les journalistes n’ont pas tellement intérêt à en parler s’ils veulent pas se retrouver tricards dans les faits divers, mais les réseaux sociaux ? Twitter peut pas tout contrôler, facebook non plus, ni youtube. On peut retrouver cela ailleurs sur des plates-formes moins coopératives.

Ce n’est pas si grave Jeanne, tu le penses ? D’accord, ce n’est pas la première fois et puis les juges des enfants c’est un peu à part ? Ah oui c’est à part oui, ce sont nos juges des enfants qui font la leçon sur la bonne éducation des gosses avec leur grosse voix sentencieuse, ce sont eux qui décident des mesures éducatives, des placements. Ils sont au-dessus des parents, ce sont eux qui arbitrent, jugent, tranchent et placent, ils sont à l’éducation ce que le ministre du budget est à l’exemplarité fiscale !

Oui Jeanne ce sont les Cahuzac de l’éducation parentale !

Non, non (rire), les Darmanin, les, comment-il s’appelle déjà ? Les Lemaire, enfin tu vois.

Il a rien volé, c’est sa fille, tu y vas fort Jeanne. Quoi sa fille a 12 ans ?

Oui, 12 ans, mineure de moins de 15 ans avec un père magistrat qui fantasme sur le viol de sa fille de 12 ans.  C’est pas rien Jeanne on est mal là, on fait quoi quand on sait que le bonhomme regardait les gamins qui passaient dans son cabinet en se faisant des films pédopornos dans sa tête ? Parce que c’est quand même un juge des enfants et on sait pas tout non plus, faut faire le ménage et enquêter avant que des trucs sortent. Comme dirait Saenz c’est peut-être encore pire que tout ce que l’on peut imaginer !

Je panique, je joue les pères la vertu ? Non je panique pas, on est léger, très léger, on l’a mis en examen quand même on pouvait pas faire autrement. Il y a des traces de ce qu’il a fait, proposer sa gamine sur Internet pour des relations sexuelles avec des pédophiles ?

Quoi, c’est un chasseur de pédophiles sous couverture, certains font cela pour les débusquer ? Ah oui, mais tu le connais le gars, tu n’y crois pas cinq minutes, il t’aurait pas fait des confidences non plus ?

Il est où le dossier ? Ah ok donc il propose sa gamine pour qu’elle aille se faire violer par des pervers dans des discussions sur le net c’est ça ? Attends fais-voir, c’est pas une simple discussion cela, regarde les photos pornos c’est un site échangiste où des gens s’exhibent, il a aussi mis la photo de sa gamine en maillot de bain. Il a passé une annonce dessus, plusieurs même et pendant 8 mois depuis octobre 2019. Tiens lis, il propose des partouzes avec sa fille de 12 ans, on est bien d’accord ? Regarde ce qu’il écrit, un délire pédophile incestueux de groupe.

Donc quelqu’un l’a vu et l’a balancé non ? Non ? C’est le site libertin lui-même qui l’a balancé ?

Tu déconnes ? C’est le parquet de Nanterre qui a refilé le bébé à  l’OCRVP (office central pour la répression des violences aux personnes), donc Paris qui a enquêté. Aïe, et le juge des enfants a un compte sur ce site, il est enregistré. Un compte commun avec sa femme, le couple de juges participe à des partouzes, donc elle aussi est partouzeuse, elle juge quoi pas les familles au moins ?

Si ? Et lui aussi est passé aux affaires familiales ?

Ils ont pas eu de problèmes avec la protection de l’enfance  avec leurs trois gosses ? Bah non, je suis con !

Sinon l’affaire a été dépaysée à Besançon, c’est mieux. Il a communiqué le procureur ? Oui Étienne Manteaux, le procureur, il a dit que le juge des enfants n’exerçait plus, enfin il est encore vert, à 55 ans il n’est pas à la retraite puisqu’il est aux familiales. Il a répondu aux médias donc,  il a dit « c’est resté a priori dans la sphère fantasmatique et l’enquête n’a montré aucun passage à l’acte ».

Quand on sait a priori on sait rien. Quand on est magistrat et qu’on sait a priori on se ? Tait, oui Jeanne, on se tait exactement.

Tu crois qu’il en parlait de ses fantasmes ailleurs que dans son cercle de kikis à l’air ? Avec sa femme échangiste en sortant  de ses petites soirées ou avec des collègues du palais, la petite avocate qui l’appelait le juge libertin, avec sa fille sous son toit ? Ou avec des éducateurs douteux voire des parents louches à qui il a pu accorder des droits quand le conjoint les balançait pour promiscuité avec des mineurs ? Il exerçait où avant, t’es sûre qu’il était pas à Bourges ?

Ok si c’est juste un fantasme c’est bon comme dit le proc, mais le compte ouvert au nom de sa femme et de lui-même ça permet quand même pas facilement de la mettre hors de cause, non ? Quoi Jeanne, les femmes incestueuses y en pas, c’est un truc de mec ?

Arrête, sa femme qui ne sait pas ce qu’il écrit et qui n’est pas allée voir les photos qu’il met de sa fille ? Mais quand sa femme se connecte avec son identifiant elle doit tomber sur ce qu’ils sont censés publier non ?

Mais oui, elle savait pas qu’ils disent. Sourire. C’est peut-être elle qui l’a balancé à l’administrateur du site tu crois pas ?

Non, il paraît qu’aucun pervers n’a répondu aux annonces du forum sauf un partouzeur assez vertueux pour le signaler à l’administrateur. Qui prouve que des partouzeurs pédophiles ne seraient pas passés avant ? Elle aurait pas été touchée ?

Fantasme, fantasme, il va loin le fantasme ! T’aurais dit quoi prise la main dans le sac ? Non imagine, je sais que c’est pas possible mais tu connais sa femme aussi … Tu aurais nié ? La bonne blague évidemment que tu aurais nié et apparemment c’est suffisant, ils vont pas aller plus loin, ils sont de la maison quand même, c’est pas Outreau …

Sinon il risque quoi ? Correctionnelle, interdiction temporaire d’exercice à la diligence du Conseil supérieur de la magistrature, arrêt de travail depuis le 4 juin.

D’ici qu’ils décident tout le monde aura oublié, ouais t’as raison. Non, évidemment on ne réouvrira pas les affaires qu’il a jugé, tu plaisantes ? Non on cherchera pas non plus s’il a fait placer des gamins qui lui plaisaient et qu’il aurait rencontré en foyer ou en familles d’accueil ? T’imagines qu’on trouve des trucs, on serait complètement décrédibilisé devant les familles.

Sinon t’as vu quoi comme film dernièrement ?

Autant en emporte le vent et tu as aimé ? Ah en voila un vrai scandale, n’en parle à personne on risque d’avoir des emmerdements !

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/il-proposait-sa-fille-de-12-ans-sur-des-sites-libertins-un-magistrat-bourguignon-mis-en-examen-a-1591946762

Coronavirus : la famille au pilori !

Drôle de flyer

Des parents d’élèves ont reçu un flyer qui renvoie vers un site gouvernemental et le 119. Ce flyer précise que vos enfants ont reçu un avis leur proposant d’appeler le 119, mais lisez plutôt :

flyer
Ce flyer reprend donc le journal « Slate » citant la directrice générale le CNAPE, vous savez la fédération d’associations collaboratrices de l’ASE. Il cite aussi un certaine « Piterbraut-Merx » qui parle, mais vous avez lu comme nous, de droits trop importants des parents sur leurs enfants, de domination des parents et de la nécessité de sphères pour échapper
à sa famille.
Voila donc ce que des parents d »élèves reçoivent après que leurs enfants aient été sollicités, il s’agit là d’extraits d’un manifeste politique antifamilialiste citant une militante qui s’adresse à vous, parents, afin de vous expliquer que vous êtes dominateurs, que vous avez trop de droits et que la place de vos enfants ne devrait pas être chez vous, ou tout du moins pas trop longtemps.

Mais d’où viennent ces gens et que prêchent-il ?

L’antifamilialisme en France a ses porte-paroles politiques qui prétendent s’exprimer au nom de la protection de l’enfance et qui entendent s’imposer au Conseil National de la Protection de l’Enfance.

Ils ne cessent d’alerter sur les maltraitances taisant que la plus grande partie des enfants placés le sont désormais pour cause de conflits parentaux instrumentalisés, ils n’hésitent pas à s’en prendre à vous puis à vous bloquer sur les réseaux sociaux si vous osez parler de placements abusifs. Ils sont toujours invités sur les plateaux télé ou pour réagir à l’actualité.

Ces antifamilialistes sont de fossiles d’une idéologie meurtrière qui nous ne devrions pas laisser sortir des poubelles de l’histoire.

L’idéologie nauséabonde des antifamilialistes

Oui l’antifamilialisme n’est pas un mouvement qui vient de naître, il possède des racines anciennes dans les travaux de Karl Marx, de Friedrich Engels et d’Alexandra Kolontaï.

C’est d’abord Engels qui a exploré la question antifamilialiste dans « L’origine de la famille, de la propriété et de l’État » (1884). Il entendait démontrer que la famille représente un système d’oppression sous l’autorité du père, lequel possède sa famille par l’institutionnalisation née du mariage conjugal.  Pour Engels cette stabilité du groupe familial permet une forme d’accumulation de richesses appropriées par l’homme et une disposition de sa propriété qu’il choisit de léguer à ses enfants à l’exclusion de tous les autres.

Kollontai
Timbre soviétique représentant une bonne tête de  sociale : Alexandra Kollontaï

Dans son sillage Alexandra Kolontaï dans « Marxisme et révolution sexuelle » (1927) précise la nécessité de renversement des mentalités familiales afin de passer à la société communiste. Caractérisant la famille comme « gardienne des relations d’oppressions dans le système capitaliste », rien que ça !

Elle précise la nécessité de lutter contre les deux formes d’oppression familiale qui sont celle de l’homme sur son épouse, mais aussi des parents sur leurs enfants.
Pour Kolontaï, l’approfondissement des apports de Marx et Engels sur la famille, instrument d’oppression bourgeoise (sic), suppose la suppression pure et simple de la monogamie et de l’éducation familiale des enfants, lesquels n’appartiennent pas à leur famille, expression chère à Laurence Rossignol. Les obligations familiales doivent donc être transférées à la charge, de la société de l’État puisque : « la famille telle qu’elle existe encore vit ses derniers jours et elle est irrémédiablement condamnée à périr avec la société de classes antagonistes ».

La résurgence soixante-huitarde de l’antifamilialisme

La famille soviétique ne suivra cependant pas les délires de Kolontaï et l’antifamilialiste se réfugia dans le corpus doctrinal trostkiste avec l’émergence d’un féminisme radical et d’une dénonciation du « patriarcat ».

Selon Christine Delphy, co-fondatrice en 1969 du FMA (Féminisme, Marxisme, Action), à partir d’une scission du MLF (Mouvement de Libération de la Femme), la famille participe d’un des modes de production de la société capitaliste : le mode industriel pour la marchandise, le mode familial pour l’élevage des enfants (resic) et les services domestiques.
En conséquence la famille est une forme d’appropriation du travail des femmes pour l’élevage des enfants, selon leurs termes. Ce qui suppose que cet « élevage » devrait être assuré par la société selon le modèle de Kolontaï, l’enfant devrait donc être soustrait le plus possible au travail d’élevage parental et à son influence porteuse d’inégalités et de favoritismes.

L’antifamilialisme inspire alors en France une grande partie du mouvement soixante-huitard autour de la Ligue communiste révolutionnaire et des adeptes des « études de genres » qui se développent aux USA mais aussi des promoteurs de la révolution sexuelle.

Les « luttes intersectionnelles » de l’antifamiliasme

Les années 1970 voient surtout monter au créneau en France trois mouvements qui s’inspirent de l’antifamilialisme :
Les féministes marxistes tendance FMA autour de Christine Delphy ;
– Le MFPL (Mouvement français pour le planning familial) autour du groupe « information et éducation sexuelle » (1969)
– Les mouvements de libération sexuelle avec leur bible « le rapport Kinsey » et notamment le FLIP (Front de libération des pédophiles) qui entendait « s’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie » et lutter contre « la tyrannie bourgeoise » (Libération, 09/02/1977).

Si les scandales des lieux de vie tels que Le Corral ont mis en veilleuse l’expression publique des pédophiles et leur projet alternatif d’élevage des enfants, les trois mouvements coexistent et se renforcent autour de la condamnation de la famille comme reproductrice d’inégalités (Bourdieu) et la promotion de l’éducation extra-familiale. Leur leitmotiv tourne autour du droit des enfants, prétexte du recul constant de la notion d’autorité parentale.

Deux nouvelles composantes de ce mouvement apparaissent cependant : les sociologues du gender (études de genres) et la composante syndicale de la prétendue « protection de l’enfance ». Cette dernière composante est aussi une méthode qui réanime auprès du grand public la dialectique marxiste opposant la famille maltraitante à l’enfant maltraité.

De nouveaux sociologiques et philosophes appelés à une plus grande publicité s’engouffrent avec succès dans cette composante. Citons Piterbraut-Merx mis en avant dans le flyer qui nous a été distribuée et dont les propos méritent d’être entendus : « http://sortirducapitalisme.fr/sortirdupatriarcapitalisme/291-la-domination-adulte-en-question » et se situent aux intersections des études de genre, du féminisme et de la question de la pédophile et de l’inceste. Oreilles non averties s’abstenir.

Les conclusions qu’elle livre sont, en effet, une synthèse de ce qui a pu s’écrire et se concevoir dans l’analyse de l’institution familiale en tant qu’institution de domination qu’elle explore dans sa thèse intitulée : « la domination des adultes sur les enfants comme point aveugle des théories critiques contemporaines »

Si la maltraitance d’enfants par leurs parents existe et doit être combattue, de la même façon les conceptions sous-jacentes d’idéologues antifamilialistes opposant les intérêts des parents à ceux des enfants doivent être déconstruites. Ceci est un prélable nécessaire dans les combats que mène le CEDIF et dans la conscientisation parentale.

 
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Les questions pièges

Nous avons déjà analysé les manipulations des sociaux dans trois articles intitulés les ficelles et les pièges de l’entretien, ce déminage en terrain hostile nécessite aussi de connaître la technique des questions pièges.
La youtubeuse @PRAV-VIVI décortique donc de façon facile à comprendre les cinq questions pièges utilisées par BFMTV dans l’interview du Professeur Raoult.
Nous vous conseillerons de suivre intégralement cette intéressante démonstration, vous y retrouverez facilement les techniques utilisées par les sociaux auxquelles ils ont été formés. Vous comprenez que l’utilisation de ces techniques a pour objet de vous nuire et démontre également l’absence de neutralité de la plupart des sociaux dans le cadre de leurs enquêtes ou au sein même des tribunaux.

Zone interdite sur la protection de l’enfance (2)

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La procédure de fugue,  quoi c’est ?

Retour au foyer de Dijon : plusieurs enfants fuguent et il est nécessaire de gérer chaque jour une procédure que les sociaux ne connaissent pas.  Voila qui amène à une sous-estimation flagrante du phénomène des fugues lesquelles représentent clairement une mise en danger physique et morale des gosses placés.

Croyez que nos inquiétudes à ce sujet dans la lettre mensuelle du CEDIF n’étaient pas surfaites puisque le reportage prouve bien qu’une partie des fugueurs se prostituent alors qu’ils sont sous la garde des conseils départements. François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte d’Or, écarte une telle mise en cause en prétendant inspecter régulièrement et à l’improviste les foyers et en soutenant que les sociaux connaissent bien la procédure à suivre en cas de fugue. On ne lui aurait d’ailleurs pas signalé de cas de prostitution de mineures placées. Et pourtant une décision de justice de 2018, antérieure à cette interview donc, mentionne une jeune prostituée de 12 ans dans le département.

Un vivier prostitutionnel

La Côte d’Or n’est pas isolée dans cette affaire de prostitution de mineurs placés, le professeur Alain Tarrius parlait des enfants placés comme d’un vivier prostitutionnel dans une interview pour le CEDIF de 2015. Il révélait que, pour les Pyrénées orientales, sur un échantillon aléatoire de 49 jeunes de 18 à 25 ans passés au moins 10 ans par l’ASE, 65 % avaient été consommateurs de drogues et 22,5 % prostitué(e)s et consommateurs de drogues.

Jean-Charles Doria, pour Zone Interdite, trouve d’ailleurs d’autres jeunes filles prostituées à Avignon, une vingtaine que des proxénètes venaient chercher à la sortie du foyer.

Retour sur l’affaire de Valloires

Des scandales s’invitent aussi à l’intérieur des foyers et la rédaction de Zone Interdite s’était intéressée à notre article et contacts avec des parents dont les enfants avaient été victimes d’actes d’attouchement et de viols à Valloires. Ici on ne comprend pas bien la présentation d’un père de famille touché par cette terrible affaire, un divorce conflictuel aurait justifié le placement ou un manque de moyens financiers ? Fadaises que tout cela, mais après tout ce qui a été dit pour justifier les placements et ignorer la notion de « placement abusif » la rédaction se trouvait placée face à une difficile contradiction.

Passons sur cet amateurisme affligeant, toujours est-il que la fille et le fils de ce papa ont été abusés sexuellement par un gamin de … 12 ans et que  les viols avaient commencé quand ce gamin avait 9 ans, mais nous en avions déjà parlé donc.

Ce que nous  ne savions pas, par contre, c’est que le père qui a dénoncé ces faits a subi une restriction de ses droits de visites justifiée ainsi sur l’ordonnance du juge : « Monsieur exprime sa colère à l’encontre des professionnels de l’Aide sociale à l’enfance, Monsieur a pris l’initiative de médiatiser l’incident dans la presse locale, les réseaux sociaux et la télévision régionale. Monsieur a montré un comportement inadapté à l’encontre des professionnels allant jusqu’à communiquer les coordonnées de la référente ASE aux médias et s’est adressé de manière agressive envers (sic)  les professionnels. Il a pris l’initiative de suspendre les visites des enfants à la maison de Valloires. Repris sur ses éléments, il a été expliqué que l’incident a été immédiatement signalé par le juges des enfants à la direction de l’ASE et au Parquet … la maison de Valloires assure de façon professionnelle et adaptée la prise en charge des enfants placés. »

Il s’avère que l’incident en question consiste donc en 22 enfants victimes d’agressions sexuelles à Valloires sur une période de 6 ans. Jean-Marie Cuminal, président de l’association de Valloires qui gère la MECS, apparaît à l’écran et semble ne pas croire les témoignages des enfants, il donnera sa démission quelques semaines après. Il s’avère aussi, et non ne le savions pas, que les agressions étaient connues depuis 2012 et donc que le pervers n’avait pas 9  ans, mais 7 ans au début des faits ! Ce qui paraît à peine croyable. Il apparaît enfin que la justice a été informée mais que le gamin pervers a été maintenu dans l’établissement. Tout le système est défaillant, voila le secret de polichinelle dévoilé par un éducateur qui ajoute : « on garde le prédateur sexuel parce que personne n’en veut ».

Un silence assourdissant

Le final fait apparaître Perrine Goulet, député LREM, ancienne enfant placée qui a pris des positions antifamilialiste, elle utilise le terme « oubliés de la république » en référence au livre de Créoff qui refuse de reconnaître les placements abusifs. Il paraît d’ailleurs que tout va s’arranger puisque la commission parlementaire sur la protection de l’enfance travaille. Que de naïveté alors que nous savons que cette commission a visé à entériner les propositions des antifamilialistes.

La formule qui manquait est donc « placement abusif », ce manque nous a écorché les oreilles, mais en ces temps agités de Coronavirus la population commence à comprendre que les solutions étatiques esquissées sont fondées sur une information biaisée, c’est tellement vrai en matière de protection de l’enfance.

Zone interdite sur la protection de l’enfance (1)

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L’ASE a volé mon enfance

Des secrets de polichinelle

Début 2009 Jean-Charles Doria nous contacte pour Tony Comiti Productions. Notre article sur l’affaire Valloires l’intéresse, il veut en savoir plus et demande à être appelé à des heures qui l’arrangent. Finalement la démarche ne semble pas très sérieuse et nous l’envoyons sur les roses comme la plupart des journalistes qui ne veulent pas se plier à nos conditions de communication.

Entre-temps les anti-familialistes ont dû aussi être contactés car certaines de leurs revendications apparaissent en filigrane dans le documentaire. Si ce reportage diffusé pour « Zone Interdite »  semble avoir été réalisé dans un contexte d’affrontement entre sociaux à l’image de ce qui se passe au sein du CNPE, il a le mérite d’avoir  remué toute la galaxie des décideurs qui savent mais prétendent tomber des nues.

Qui savent, car le site du CEDIF est une source d’informations pour des affaires reprises plus tard et présentées comme des scoops. Évidemment nous nous manifestons depuis 10 ans auprès des élus, la face émergée de l’iceberg présentée par l’émission leur est connue mais l’essentiel n’est pas de résoudre les injustices tant qu’elles sont cachés n’est ce pas messieurs les politiques ?

Mais revenons-en au reportage plutôt qu’à ses conséquences.

Les placements abusifs ? Connait pas !

Ce Zone interdite diffusé il y a un mois et demi s’appelle : « Mineurs en danger : enquête sur les scandaleuses défaillances de l’aide sociale à l’enfance ». Tout commence donc à partir de la mesure de placement, les autres situations ne sont pas explorées et l’origine des placements est  précisé  de façon péremptoire par la présentatrice, Ophélie Meunier : « les mineurs placés sont des enfants dont les parents sont incapables de s’occuper ».

Seulement voila, nous n’avons jamais pris au CEDIF une affaire dans laquelle des mineurs ont été placés par incapacités de leurs parents. Outre de réelles maltraitances, ces cas justifient une mesure et au moins le placement chez un tiers digne de confiance, membre de la famille. Nous avons pu certes intervenir pour des tiers, mais sur une quantité énorme d’affaires dont nous avons eu à traiter, celles qui correspondent à la description d’Ophélie Meunier ne sont pas de notre compétence.

Il est donc grave et mensonger de faire croire au grand public que les enfants placés le sont pour maltraitances ou défaillances de leurs parents, mais ce son de cloche est un postulat. Nous savons qu’il est émis par les antifamilialistes qui sont seuls habilités à s’exprimer sur la question, Louffok précisait encore en rebondissant sur l’émission que les parents d’enfants placés sont des bourreaux.

Nous n’aurions donc jamais collaboré volontairement à un tel reportage, même si la suite peut être intéressante.

Sur ce postulat d’indignité parentale, Ophélie Meunier, rajoute : « ces structures sont censées aux enfants la sécurité et l’éducation qu’ils n’ont pas eu dans leurs familles ».

Vous jugerez vous-même de l’absence d’éducation des journalistes du site CEDIF qui ont, pour la plupart, été touchés par l’enlèvement de leurs enfants !

On ne change pas une équipe qui perd

Le premier plan nous montre une jeune fille prénommée Adeline,  qui aurait été maltraitée dans sa famille et mise à la rue par l’ASE à ses 18 ans.

La mise en scène qui suit l’expose habillée assez vulgairement, elle dit se sentir être abandonnée par l’ASE, censée être ses parents car elle a grandi avec eux. Le reportage présente une jeune adulte qui  n’a visiblement que des droits et pas le moindre diplôme. La production la suit à Pôle Emploi afin d’édifier le public. Adeline exprime sa révolte : « Quand je suis en galère il y a plus personne pour ma gueule ». Elle pleure, elle exige un emploi ou des aides, il lui est dit qu’elle pourrait toucher le RSA si elle tombait enceinte d’une père inconnu. On peut penser que l’enfant à venir pourrait aussi être placé à l’ASE pendant qu’on y est. Le social nourrit le social et détruit le contrat implicite de parentalité et de filiation.

On sent ici la touche des antifamilialistes qui ont obtenu des maintiens à l’ASE de jeunes majeurs jusqu’à leur vingt-et-unième année ! Pourquoi changer une équipe qui perd quand des gamins arrivés à 18 ans ont perdu par leur placement toute capacité d’obtenir une formation et des diplômes avec l’attitude qui va avec ? Qu’obtenir avec 3 ans de plus pour des jeunes qui, outre l’absence de savoir, ont peu de savoir-être, l’espoir semble être absent et un futur de « cas soc » se dessine comme nous l’écrivions en accusant l’ASE de perte d’opportunités en suite de placement abusifs.

Les premières minutes du reportage explorent donc les  représentations et revendications Créoff-Louffok : les placements abusifs n’existent pas, l’ASE doit obtenir l’élargissement de ses prérogatives jusqu’aux 21 ans. Il ne manquait plus que la mise en accusation de l’introuvable volonté de maintien du lien familial et la recentralisation de la protection sur ce modèle unique.

On y vient : « chaque département gère comme il l’entend la protection de l’enfance » déplore le reportage. Oui mais les pratiques sont les mêmes chez les sociaux et parmi ces gestions départementales il y a du pire et du meilleur ;  une seule politique de la protection de l’enfance gouvernée par le CNPE dont Michelle Créoff était encore il y a peu de temps vice-présidente ce serait la politique du pire pas du meilleur. Mais aucune réflexion à ce sujet dans le reportage. L’auditeur est amené à s’indigner sans comprendre que là n’est pas le problème.

Enquête en sous-marin

Entrons alors dans les pratiques des différentes ASE, et là nous allons bien vérifier ce que nous disions : il existe le pire et peut-être pas le meilleur, mais tout est relatif. Les exécutifs savent d’ailleurs ce qu’il  en est : quand ils refusent des caméras c’est peut-être pour éviter de mettre mal à l’aise des politiques qui feront semblant de découvrir ce qu’ils savaient déjà. Pour la suite donc, rien de ce qui semble être mis à jour n’est surprenant, il suffisait de nous lire à travers les témoignages de parents qui attendent encore une réponse des présidents de conseils départementaux, des ministres et secrétaires d’État, des ARS, IGAS et défenseur des droits.

Comme les portes de l’ASE ne s’ouvrent pas, l’émission propose une candidate à un recrutement d’éducatrice dans un foyer modèle (selon leur site) de Seine-Saint-Denis. Nul besoin de forcer le passage, visiblement tout le monde peut-être embauché alors que l’on sait que ce boulot peut attirer quelques profils particuliers. La réalité telle que nous la décrivons apparaît sans fards : aucun des engagements du foyer n’est tenu, les jeunes sont bien livrés à eux-mêmes, déscolarisés car la moitié d’entre eux se lève  le plus souvent vers midi, la saleté est partout et les conditions d’hygiène justifieraient une fermeture immédiate. Quant aux éducateurs, ils sont démissionnaires ou absents et là pas besoin d’inspection car comme nous le précisions le taux d’absentéisme est révélateur de l’état d’un foyer.

Lever les enfants le matin, il nous semble que c’est ce que font les parents responsables et que les autres se font placer leurs gamins ? Sauf que dans ce foyer comme dans d’autres : « c’est l’ambiance ici, je me suis adapté, si tu les boostes ils partent en live ».  Les éducateurs sont en pénurie, «on prend n’importe qui », en fait le foyer tel qu’on le voit est une école de la délinquance comme la plupart le sont et comme nous le dénoncions il y a 6 ans. Le reportage oublie juste de parler d’une emprise islamiste qui s’y développe.

On passe maintenant dans un foyer de Dijon, ici on embauche sur un simple coup de fil pour s’occuper de 7 enfants de 10 à 14 ans.  Rien à envier au foyer de Seine-Saint-Denis, copie conforme. Odeurs de tabac, de crasse, des cafards dans les chambres, débris de verre au sol. Parmi les gamins, des cas psychiatriques expliqués facilement par « des troubles affectifs ou des violences subies au sein de leur famille ». Mais ce que nous voyons ce sont plutôt des gamins en toute puissance, sans aucunes limites comme en créera de plus en plus cette loi de démission éducative dite loi sur les violences éducatives ordinaires.

Pour les enfants sous traitement les piluliers ne sont pas préparés, aucun suivi des soins à administrer avec les risques qui en découlent.

Plus on place, plus on touche

Foyer Oberlin maintenant, la vedette c’est Leslie. Sa mère a perdu sa garde suite à des violences qu’elle subit de son compagnon. Tiens une mère qui n’est pas un bourreau, voila qui amène à réfléchir, mais non, tout va bien.

Oberlin est le foyer modèle pour le reportage, ceci est expliqué par un taux d’encadrement d’un éducateur pour six enfants, deux fois plus qu’en Seine-Saint-Denis, sauf qu’en réalité le taux d’encadrement est le même et que la différence c’est simplement le taux d’absentéisme ! Encore un argument de sociaux qui tombe.

Dans ce foyer modèle pourtant, les éducateurs ne peuvent empêcher la vedette du reportage de frapper sa meilleure amie et pourtant cette gamine a droit à un éducateur à plein temps pour elle toute seule ! Voila pour les budgets qui explosent quand l’ASE ne sait pas gérer des gosses mis en toute puissance. Et encore, on apprend qu’Oberlin reçoit moins d’argent par enfant mais propose plus d’activités. Encore une baffe pour les sociaux qui réclament plus de moyens.

Plus de moyens c’est possible, mais avec plus d’enfants placés, ainsi 3 enfants de plus à Oberlin c’est 22 000 € en plus par an pour boucler les budgets, on s’étonne ensuite que des sociaux en structure associative chargent des familles pour remplir leurs foyers.  La course à l’argent public (celui des contribuables) fait grimper le taux d’occupation des foyers. Pour un d’entre eux, les capacités de 7 enfants ont été allègrement dépassées avec l’admission de 20 gosses dont les plus difficiles, ceux dont aucun autre foyer ne veut, on parle alors de 200 000  € de détournement de fonds.

Le foyer bouc-émissaire c’est donc le foyer du Sapin de Jarsy, la directrice a été condamnée, elle administrait du Tercian aux gosses pour avoir la paix, on parle de gifles, coups et humiliations. La directrice présentée pour le moins de façon peu avantageuse répond au journaliste pour sa défense : « j’ai été chargée d’éduquer des enfants qui n’avaient pas été éduqués par leurs parents ».  Mais il apparaît que là comme ailleurs le département aurait su que les capacités d’accueil étaient saturées, l’ASE aurait couvert et les montants sont 6 000 €  par mois de plus par enfant.

À suivre

Vanille

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Photo by Rakicevic Nenad on Pexels.com

Nathalie Stephan, la génitrice de Vanille est bien une ancienne enfant de « la protection de l’enfance ».

C’est dans la cadre d’un affrontement parental qu’elle se retrouve elle-même placée à l’âge de 16 ans. Elle en a aujourd’hui 39.

Elle est cependant, par excellence, un produit de l’ASE.

Incapable de s’insérer, elle souffre de troubles de la personnalité borderline.

Elle a fait le choix d’avoir des enfants, mais pour les aimer ou pour profiter des conséquences de sa parentalité ?

Mais comment aimer ses enfants quand on est capable de les tuer ? Qu’il soit dit et souligné qu’un tel infanticide est incompatible avec l’amour d’une mère !

Elle a pu ainsi bénéficier pour ses enfants d’un hébergement au Centre maternel d’Angers réservé aux femmes enceintes et mères d’enfants de moins de 3 ans.

Oui,  enfants au pluriel car un autre de ses enfants lui a été enlevé et vit désormais chez le père. Quant à Vanille, étant placée dans une famille d’accueil depuis le 3 décembre 2019, sa génitrice s’est vue signifier à cette même date son départ de son foyer et devait céder sa place le 10 février 2020. Se considérant « abandonnée par les services sociaux » selon maître Olivia Brulay, son avocate, elle avait alors prémédité le meurtre de sa fille pour le 7 février 2020.

Entrant dans les bonnes grâces de l’ASE donc du JDE, elle a pu obtenir des droits de sortie non médiatisés qu’elle entendait continuer à exercer au sein du foyer pour mère isolée. Il est terrible de constater que cette femme semblait faire de sa fille un argument pour son maintien en foyer et que faute d’acceptation elle est passée à l’acte en tuant Vanille avant même que l’alerte enlèvement soit lancé.

Elle sera probablement jugée irresponsable et pourra ainsi retourner dans un foyer, psychiatrique cette fois, afin d’être prise en charge toute sa vie.

Parfait produit de l’ASE donc, comme tant de jeunes rendus psychotiques ainsi que nous en avions parlé dans le dernier article du CEDIF (publié avant ce drame).

Ces jeunes que l’ASE n’a pu former professionnellement n’aspirent pour une partie d’entre eux  qu’à un contrat jeune majeur leur permettant un assistanat total jusqu’à leur 21 ans ou une maternité isolée pourvoyeuse de RSA et de chair fraîche pour l’ASE.

« Ainsi, dans le cas le pire (sic), si vous combinez la solitude, la grossesse, et l’absence de revenu et d’emploi, il est possible d’obtenir du RSA 707,46 € chaque mois, et cela jusqu’à la naissance de votre enfant.
Une fois le bébé né, le montant du RSA augmente, pour atteindre 826,40 €. Si ce sont des jumeaux, où (sic) si une seconde naissance intervient les années suivantes, sans que votre situation ne change, le RSA passera alors à 1179,10 € chaque mois. »

source : https://aide-financiere.net/rsa-femme-enceinte/

Il sera dit que l’ASE transforme tant de nos gosses en cas sociaux et leur arrache même l’instinct maternel dans ces lieux d’ensauvagement où ils sont élevés.

Foyer ou asile psychiatrique ?

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Photo by Mohamed Abdelgaffar on Pexels.com

Ils font de nos enfants des victimes

La question de la psychiatrisation des enfants placés mérite d’être posée.
À la lecture des nombreuses plaintes de parents nous trouvons deux cas tout à fait différents de psychiatrisation des enfants.
L’un comme l’autre sont dramatiques et mettent en évidence le phénomène tellement fréquent des placements abusifs.

Dans le premier cas, l’enfant placé, extirpé du douillet cocon familial, ressent un sentiment d’abandon. Il vit son placement comme un traumatisme, recherche ses parents et souffre de la perte de ses repères dans un environnement collectivisé ou tout, y compris quelquefois ses propres vêtements, sont mis en commun. Il développe des comportements liés à un stress extrême et peut souvent devenir harcelé et même subir le pire, accumulant ainsi des traumatismes destructeurs, comme une descente vers un enfer sans fond. 

Ce pauvre gosse, qui aurait évolué correctement dans son milieu, est victime d’un système monstrueux, il n’y a pas d’autres termes pour décrire sa souffrance et son avenir si sombre au nom de la « protection de l’enfance » !

Il sera pourtant écrit dans un rapport social que l’enfant « trouve ses repères », se développe bien hors du milieu familial, en réalité son inadaptation le pousse vers des « solutions » psychiatriques, des traitements chimiques abrutissants lui sont imposés.

Ils font de nos enfants des monstres

Dans le second cas, l’enfant placé avait des comportements déviants, commençait à refuser l’autorité de ses  parents. Il a abandonné tout effort scolaire, commence à développer un langage et des attitudes provocantes. Il est clairement en recherche de limites et se moque bien de la mode de l’éducation bienveillante que prônent ses parents sous prétexte de lui accorder une autonomie dont il abuse par ses expériences transgressives.

En toute puissance, le gamin n’admet plus la moindre frustration, il commet des actes de délinquance et quand les parents se réveillent face à une crise violente de leur gosse qui exige son portable, que la baffe tombe, alors les dés sont jetés.

Le foyer, terrain de jeu pour les uns, enfer sur terre pour les autres

Le gamin va fuguer, rencontrer une assistante sociale pour charger ses parents, se faire placer et continuer à fuguer, frapper les plus faibles, s’en prendre aux éducateurs, tout casser et il n’est pas le seul.

C’est que le foyer a un petit air de prison : les caïds y font la loi et les éducateurs n’en peuvent plus entre deux douces violences et contentions un peu hard, il suffit de regarder les taux d’absentéisme. Les gamins vont à l’école quand ils le veulent bien, ne font pas leurs devoirs, c’est vrai qui les obligerait, leur imposerait cette violence là ?

Un constat incontestable du Conseil départemental des Côtes du Nord

Disons-le clairement, les parents ont été désarmés dans leurs prérogatives éducatives et les éducateurs sont en souffrance.

On ne saurait donc s’étonner du cri de détresse d’Alain Cadec, président du Conseil départemental des Côtes d’Armor, dont nous a fait part Nadine Plestan à la lecture du journal « Ouest France ». Il tend la sébile devant le contribuable pour, lui aussi, réclamer plus de moyens pour l’aide sociale à l’enfance et il obtient ainsi des postes. Il veut que nos percepteurs lui donnent des moyens pour psychiatriser les gosses.

Il n’a d’ailleurs pas tout à fait tort et nous ne le contredirons pas quand il affirme que, sur les 4 000 gosses sous le coup de mesures sociales, « beaucoup relèvent de la pédopsychiatrie ». L’argent réclamé devrait donc servir à mettre ces gosses dans des structures psychiatriques adaptées.

Le socialiste Alain Guéguen, membre du conseil de surveillance du Conseil départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) précise qu’au sein des foyers se trouvent des « adolescents parfois très jeunes aux profils psychiatriques, voire psychopathiques », il précise bien que ces gamins peuvent être violents physiquement, que certains sont déjà sous psychotropes. Oui on administre des psychotropes à des enfants dans des foyers.
Il ajoute ce que nous savons déjà depuis longtemps : « le doute et la peur s’installent chez les personnels. Les arrêts maladie prennent de l’importance. Des professionnels s’en vont… ».

Bon constat, diagnostic affligeant

Le républicain Alain Cadec approuve le constat mais aussi le diagnostic : pas assez de pédopsychiatres, la discipline n’attire plus.

Autrement dit, l’un et l’autre n’ont toujours pas compris que la mise en incapacité des parents (souvent sous peine de placement) d’assurer leurs fonctions éducatives et de placer des limites, d’imposer une nécessaire frustration à la pulsion de toute puissance de leurs enfants sont les causes de cette évolution qui a aussi été décrite en Suède.

Comme le précisait Judith Woods, le collectivisme éducatif joint à la considération extensive de la maltraitance en Suède (et aujourd’hui en France avec la loi contre les « violences éducatives ordinaires ») a généré toute une génération d’handicapés de la vie : des petits cons arrogants, dépressifs, prétentieux, instables, incapables d’empathie. Les troubles de l’anxiété explosent actuellement en Suède parce que dire non à son enfant c’est le traumatiser, où se situe la limite alors si les parents n’ont pas le droit de sévir ? 

Les élus sont clairement dans le déni

Ces élus réclament donc davantage de moyens pour psychiatriser des gosses alors que la cause de ce phénomène est dans des lois votées par d’autres élus sous la pression des apprentis sorciers antifamilialistes .

Que des gamins deviennent monstrueux, qu’ils poussent au suicide de pauvres gosses placés atteints de troubles traumatiques liés à des violences barbares de tous ordres, ceci a aussi pour origine l’absence de toutes  limites fixées à ceux qui sont devenus des psychopathes.

Nous en avons connu de ces gamins, retournés à leur majorité chez des mères qui sont devenues les victimes de leurs propres gosses. Nous faire payer la facture à rallonge de psychiatres ne servira à rien quand ces adultes en devenir deviennent mûrs pour une carrière consacrée à la délinquance ou aux drogues psycho-actives auxquelles ils sont familiarisés.

Remettez-vous donc en cause messieurs les décideurs, il ne sert à rien de diagnostiquer la maladie si par aveuglement et refus de vos responsabilités vous refusez d’en traiter la cause alors que vous en avez les moyens.

« Marianne » parle de placements abusifs

Osons, mais doucement

Sous la plume de Mikaël Faujour, le magazine « Marianne » a consacré un dossier aux placements abusifs dans son numéro du 17 au 23 janvier 2020.

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Photo by Daria Shevtsova on Pexels.com

Le chapeau est d’une prudence de chanoine : « Chaque année, des dizaines, voire des centaines  d’enfants, seraient retirés à leurs parents sans motif valable. »

On remarque l’utilisation du conditionnel et de chiffres encore trop modestes face à la réalité du « business des placements ». Mais bon, nos journalistes ne veulent pas trop s’exposer, surtout qu’il n’est question ici que de reprendre des propos, ceux notamment de l’avocat Michel Amas en tenant compte du nombre de ses seuls clients.

Il est question aussi d’extrapoler sur une base statistique fournie par l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance (ONPE) montrant que les informations préoccupantes ont augmenté de 60 % depuis 2009, ce qui est évidemment énorme. Une évolution que nous avions anticipé et qui va encore exploser avec cette loi contre les pseudos « violences éducatives ordinaires ».  L’extrapolation est évidemment juste car les placements résultent d’un processus dont l’origine est le plus souvent l’information préoccupante. Une explosion des placements sans que la maltraitance ou le délaissement n’aient progressé suppose donc des placements sans que l’origine puisse relever de maltraitances.

Nous savons désormais que la première cause des placements est la séparation parentale, ce qu’ose aussi écrire le journaliste de Marianne tout en citant deux ouvrages écrit par des familles et le reportage sur l’affaire Rachel, dont nous avions parlé il y a quelques années au sujet du placement des enfants autistes. Il faut donc toujours attendre plusieurs années pour que les journalistes reprennent nos infos (on pense aussi à l’affaire Epstein), sans jamais citer le CEDIF.

Les « professionnels » de l’enfance n’y connaissent rien 

Le journaliste a tout de même le mérite d’appuyer là où cela fait mal à l’ASE, révélant l’amateurisme des travailleurs sociaux, celui des experts psy mal formés et débutants et la proximité entre sociaux et juges des enfants. Il reprend là notamment les propos de Maître Christine Cerrada qui mentionne «  l’absence de notions de psychologie de l’enfant » chez les juges des enfants, et « un copinage avec les services sociaux » que nous avions évoqué il y a 5 ans à travers un rapport de la Cour des comptes.

Tout cela pour aboutir à des placements sur la foi de rapports qui faute d’établir de véritables éléments à charge brodent pour le moins.

Le journaliste sait aussi se moquer de cette déclaration ahurissante d’Adrien Taquet, secrétaire d’État à la protection de l’enfance qui a dit : « notre système est à la fois protecteur des droits des parents et des parents ». Risible quand on sait que ceux qui se sont exprimés pour le CNPE (Conseil National de la Protection de l’Enfance), dont son ex vice-présidente Michèle Créoff, sont engagés dans l’antifamilialisme.

L’affaire Nadine Plestan révélatrice des placements abusifs et de leurs conséquences

Il cite ensuite deux affaires de placements abusifs que nous connaissons  avec en toile de fond l’incapacité des sociaux à reconnaître leurs erreurs.

Parmi ces affaires, celle de Madame Plestan qui rajoute au placement abusif par le truchement d’un CMP (problème récurrent dans les CMP), l’agression sexuelle de sa fille en foyer et l’acharnement du système à cacher ses responsabilités puis à exercer des représailles face à ceux qui mettent le nez des sociaux dans leur merde.

Dans cette affaire Nadine Plestan a été mise sciemment dans l’impossibilité  de rencontrer sa fille et poursuivie pour outrages à agents. De quoi devenir fou pour une mère parfaitement lucide et qui l’est restée.

La démonstration est encore faite de ces placements abusifs, de leurs conséquences et d’un acharnement des sociaux contre une famille qui en disant la vérité risque de les salir. Ils ne peuvent se défendre par des arguments alors ils opposent leur pouvoir étatique à la vérité et obtiennent la mise au secret d’une enfant et l’exercice de pressions intolérables sur les parents. Des moyens que l’on pourrait naïvement croire typiques d’une dictature, mais tout cela se passe en France.

Il ne faut pas trop faire de peine aux sociaux 

L’enquête de Marianne continue, et alors que la réalité de l’acharnement de toute une profession contre l’institution familiale crève les yeux, le magazine nous parle de quoi ?

Du manque de moyens alors que l’ASE brasse 10 milliards d’euros par an !!!

On bricole, on fait de la merde dit un éducateur de l’ASE à Roubaix. Les syndicats, FSU en tête,  sont derrière à hurler pour plus de budgets, plus de postes et l’argument incroyable sort : on signale à tort parce qu’on a pas les moyens de faire des enquêtes !

De qui se moque-t-on ? Comme si le coût d’une enquête sociale impartiale (autant que faire se peut) excédait celui d’un placement avec le taux d’encadrement miné par un absentéisme et un amateurisme inconcevable ?

Quelle indécence, les placements abusifs à coups de rapport sociaux diffamatoires seraient la conséquence d’un manque de moyens ?

On n’a pas les budgets, alors on se venge sur les familles !

En dix années d’expérience c’est la première fois que nous lisons une mise en corrélation entre un supposé manque de moyens et des placements abusifs. L’argument  habituellement sorti est complètement inverse : le manque de moyens empêcherait la création de places supplémentaires pour des enfants en danger dans leur famille.

On a les moyens de placer alors on place nous disait-on du côté des Alpes.

Décidément nos journalistes mainstream sont très mal à l’aise sur le sujet.

Vont-ils créer un permis parental à points ?

Les capacités parentales à la loupe des sociaux

permis d'enfantCommençons donc par le pire soit la neuvième proposition titrée « mieux évaluer les capacités parentales pour mettre en place les procédures adaptées ».

Comme cela ça n’a l’air de rien, sauf qu’il s’agit ni plus ni moins que d’instaurer pour les parents une sorte de permis d’avoir des enfants, un permis à points comme pour la conduite automobile puisque plus de points plus d’enfant.

Pour mettre en pratique ce projet, il est proposé par la commission d’amender l’article 381-1 du Code civil dont la lettre est : « Un enfant est considéré comme délaissé lorsque ses parents n’ont pas entretenu avec lui les relations nécessaires à son éducation ou à son développement pendant l’année qui précède l’introduction de la requête, sans que ces derniers en aient été empêchés par quelque cause que ce soit. » Cet article que nous avions dénoncé en son temps était porté par la loi Meunier-Dini du 14 mars 2016 qui offrait aux sociaux la possibilité de réaliser une requête en délaissement avec toute la subjectivité que nous leur connaissons, afin de faire adopter des enfants placés.

Pour la commission, et à l’initiative de Michèle Créoff mentionnée dans le rapport, cela n’était pas encore suffisant et il faut donc étendre la notion de délaissement des parents à celle de « parents en incapacité parentale ».

Des parents en incapacité parentale ?

Cette incapacité parentale suppose un trouble psychique des parents ou une incompétence parentale non solutionnée. Car pour ces parents incompétents, des «stages de récupération de points » ne rendent pas l’incompétence irréversible. Il est donc proposé « un accompagnement pour les parents dont on estime qu’un étayage peut favoriser une évolution positive ».

Il faudra donc être bien gentil avec les sociaux et désapprendre à éduquer (violence éducative ordinaire), sinon nous n’aurons plus la capacité parentale et nos enfants obtiendront alors « le droit à une deuxième famille », comme le proposait Michèle Créoff dans la douzième mesure de son manifeste.

Les pouvoirs régaliens entre les mains de l’ASE

Évidemment, cette proposition est incompatible avec une société de démocratie libérale, mais avec l’ASE nous n’en sommes déjà plus là puisque la première proposition de la commission entend renforcer la prérogative d’État dans l’État pour l’ASE.

Cette première proposition dite « faire évoluer la gouvernance de la protection de l’enfance » constate le foisonnement d’organismes impliqués dans la protection de l’enfance (CNPE, ONPE, AFA, ODAS, HCFEA …). Ces organismes ont été créés au cours du temps dans une inflation législative conduisant à la création de nouveaux corps intermédiaires dont les compétences se recoupent. Réunir ces organismes, ou mieux en dissoudre quelques uns, est une proposition audible au nom de la protection de l’institution familiale.

Mais, face à la crise qui s’est emparée du CNPE suite aux menées de sa vice-présidente, la proposition émise consiste en réalité à offrir un seul organisme dont les pouvoirs centralisés chapeauteraient les ASE départementales.

Pour ceux qui n’ont pas compris les pouvoirs d’un tel monstre, la première proposition entend que cet État dans l’État puisse nommer son représentant auprès de chaque préfet de France et constituer dans chaque département l’œil d’une ASE nationale flanquée d’associations à sa dévotion dont systématiquement une association d’anciens enfants chère à Lyès Louffok, qui se prend pour un porte-parole des enfants placés. Ce monstre institutionnel aurait le pouvoir de surveiller les pratiques des médecins, des enseignants et des juges.

Il est bien clair qu’une telle proposition vise à rendre impossible des expérimentations départementales qui au lieu d’augmenter les moyens comme dans les départements de gauche mais aussi certains de droite, envisagent au contraire une politique plus respectueuse de l’institution familiale.

Cette condamnation d’une logique opposée au business ASE se lit en filigrane notamment par : « certains départements peuvent consacrer proportionnellement davantage de moyens que d’autres à l’ASE, selon leurs priorités politiques ».

permis d'enfant2L’uniformisation proposée par ce monstre institutionnel entérinerait le pouvoir des sociaux sur la justice, l’éducation et la santé. Une proposition effrayante, effarante et incompatible avec la séparation des pouvoirs qui est une condition de la démocratie.

La protection de l’enfance deviendrait ainsi une puissante instance de normalisation de la défunte institution familiale du fait de ce que les organes de l’Etat régalien seraient sous son contrôle.

D’autres propositions s’articulent autour de ces points forces en donnant des moyens pour leur mise en place.

Fiche parentale unique

Ainsi sous prétexte d’ « avoir un traitement des informations préoccupantes identique sur tout le territoire », la deuxième proposition organise le fichage parental avec des grilles de références Information Préoccupante (IP) permettant de déterminer uniformément les familles suspectes.

C’était aussi la première proposition du manifeste de Michèle Créoff.

Les critères sont détaillés : une analyse ethno-clinique (évaluation culturelle des relations entre les parents et les enfants), la santé et le handicap.

Ces grilles introduisent donc une capacité des intervenants sociaux à se positionner sur des problèmes de santé, de handicap ou à émettre des jugements de valeurs sur des choix familiaux (exemple : école à la maison, valeurs culturelles transmises, formes familiales…) pour définir une situation d’enfant en danger.

C’est déjà ce qui se passe en pratique d’où la multiplication d’IP. Mais désormais ce fichage serait systématique et sur un modèle unique.

Il faudra donc sensibiliser la collectivité tout entière pour alimenter ces IP, d’abord par le 119.

C’est l’objet de la septième proposition : «améliorer le visibilité du 119 ». Le 119 partout dans le carnet de santé, le livret de famille, les carnets de liaisons, les réunions de parents d’élèves et à la moindre « violence éducative ordinaire », attention les gros yeux !

Sensibiliser d’abord les enseignants, par la huitième proposition « aider les personnels de l’éducation nationale à détecter les IP ». Il semble effectivement que beaucoup d’enseignants et de personnels d’éducation considèrent que les informations préoccupantes se justifient seulement pour des maltraitances. Il va donc falloir que l’ASE les forme en banalisant l’information préoccupante, là encore il s’agit de vaincre des réticences.

Sociaux ou juges ?

Il reste tout de même la question des placements abusifs, on pourrait supposer qu’un renforcement des pouvoirs de l’ASE et la parentalité sous condition ne suppose pas nécessairement que la procédure judiciaire soit davantage inéquitable.

La troisième proposition annonce d’ailleurs une volonté d’« améliorer la prise en compte de l’enfant dans la procédure judiciaire ». Ceci supposerait de revoir toute la procédure afin qu’aucun élément du recueil d’informations socio-éducatives ne soit caché et que copie soit livrée aux parties. Il aurait donc suffit de préciser que la procédure devant le JDE doit être transparente et contradictoire.

Mais non, il ne s’agit pas de cela. La proposition consiste à désigner systématiquement un avocat pour l’enfant, entendre les enfants hors de la présence de leurs parents, créer dans les TPE des salles d’attentes pour enfants avec sanitaires et auditionner systématiquement les familles d’accueils ou les sociaux référents.

Or on peut se demander comment un avocat peut représenter un enfant n’ayant pas la capacité de discernement (sachant qu’actuellement un enfant peut obtenir un avocat s’il possède cette capacité) ? On peut penser désormais que des pools d’avocats liés aux conseils départementaux vont être constitués (il en existe déjà) et se révéler être des avocats des sociaux plus que de l’enfant.

Chaque audience devant le JDE pourra donc donner lieu pour les plus jeunes enfants à l’expression des sociaux référents (ce qui est déjà le cas), des familles d’accueil (sachant qu’une famille d’accueil ne témoignera pas à charge de son employeur ASE), des enfants sans capacité de discernement mais qui sortent de la salle de jeu accompagnés de leur éducateur, de l’avocat de l’enfant sans discernement, soit la voix de l’ASE serait audible à quatre reprises alors que les parents ne s’exprimeront qu’une fois.

L’autorité parentale à supprimer en matière de soins

Et encore, l’expression parentale sera amputée des témoignes à décharge des médecins, puisque la quatrième proposition prétend faussement « améliorer la prise en charge médicale au moment de l’information préoccupante ». En réalité cette mesure vise à priver les parents de leur autorité parentale en matière de soin et ce, dès l’information préoccupante alors qu’actuellement cette privation illégale se faisait lors du placement par retrait des enfants de la sécurité sociale des parents pour les mettre sous CMU. Privation de l’autorité parentale car les parents ne peuvent alors plus vérifier les soins administrés à leurs enfants.

Ainsi l’ASE constituerait son propre réseau de médecins référents « protection de l’enfance » qu’il s’agisse de médecins de villes ou exerçant dans des hôpitaux, spécifiquement formés comme il l’est précisé mot pour mot dans cette proposition qui suit là la treizième mesure du manifeste de Michèle Créoff.

Il ne serait donc plus possible de faire contester un avis médical par son propre médecin référent ou par son pédopsychiatre exerçant ailleurs que dans un CMP, tout médecin indépendant serait disqualifié faute d’être référent « protection de l’enfance ». Il ne s’agit donc pas d’améliorer la prise en charge médicale mais tout le contraire car quel médecin « protection de l’enfance » oserait remettre en cause les préconisations de l’ASE ?

Évidemment cette proposition seule devrait permettre une transformation plus fréquente des IP en signalements surtout du fait de la première proposition qui place médecins et juges sous tutelle.

La cinquième proposition « améliorer la prise en charge médicale des enfants confiés » est du même tonneau et change peu les pratiques que nous dénonçons dans le cadre des prises en charges médicales des enfants placés : l’autorité parentale est de facto niée. Ce seront des médecins ASE qui interviendront y compris directement dans les lieux de vie.

Il reste tout de même que les parents pourront encore s’exprimer, être accompagnés d’un avocat pour plaider leur cause, même si désormais ce sera une voix parentale d’un côté et la voix de professionnels liés à l’ASE de l’autre. Mais après tout un professionnel consciencieux est aussi libre de formuler son propre avis, de se renseigner directement auprès des parents sur des éléments de doute.

Eh oui, pour éviter cela, la commission Goulet émet sa quatorzième proposition qui est d’« unir tous les acteurs autour de l’enfant », ce titre qui ne veut rien dire consiste à permettre aux intervenants éducation, justice, MDPH, ASE, de partager des informations sur l’enfant. On parle là du secret professionnel partagé. Rien de neuf a priori, mais cela signifie surtout que ce secret partagé comprend aussi des éléments qui ne sont pas communiqués aux parents (par exemple pour une prétendue protection de l’enfant et des tiers). Ces éléments ne peuvent donc être démentis par les familles même s’ils sont des faux ou propagation de faux. Les informations détenues, partagées, amplifiées ont donc valeur de vérité absolue … Pourquoi s’encombrer de transparence et de contradictoire quand on peut accabler sur des propos non vérifiés et non confrontés, kafkaïen !

Avons-nous obtenu tellement de succès contre les placeurs pour que la mission parlementaire soit appelée à la rescousse par le lobby des sociaux ?

Nous ne pouvons plus empêcher les mesures mais peut-on argumenter de leur inefficacité ?

Ils refusent toute responsabilité face à nos enfants

Au moins reste-t-il le « Projet pour l’Enfant » (PPE) qui a pour objet de vérifier si les objectifs fixés lors de la mesure ont été atteints et de conclure de façon positive ou négative ce qui mettrait en cause le placement en constatant l’échec de celui-ci voire la perte de chance de l’enfant placé (comme c’est souvent le cas). Ce PPE est un outil entre les mains des parents contre lequel les sociaux fulminaient, lui refusant tout caractère opposable et contractuel permettant de confronter les objectifs aux résultats atteints. Nous n’avons d’ailleurs cessé de travailler sur ce PPE avec les parents pour mettre en évidence les responsabilités des sociaux et révéler des faux.

Alors oui, le rapport parle effectivement du Projet pour l’Enfant dans sa douzième proposition qui prétend vouloir « faire du projet pour l’enfant un levier ».

Un levier ? Pour quoi ? Une formulation obscure qui est ainsi précisée « en fusionnant au sein du PPE les autres documents écrits remplis par les éducateurs référents, et normaliser davantage son contenu », pour « simplifier l’administratif des éducateurs des éducateurs et leur redonner plus de temps auprès des jeunes ».
Soyons clairs, cette proposition vise tout simplement à vider le PPE de son contenu.

Ainsi normaliser le contenu et le fusionner avec d’autres documents c’est décider de cases à remplir, toujours les mêmes et dans tous les cas de figure, alors que le PPE doit être au contraire adapté à la situation de chaque enfant et permettre à la famille de remonter les éléments de vigilance quant au suivi éducatif, social, relationnel, thérapeutique qu’elle souhaite à faire figurer.

Ce document est le livre de bord de la prise en charge de l’enfant, il doit veiller à améliorer la situation du jeune puisque l’ASE le prétend en danger. Il n’a pas tant un caractère administratif que relationnel avec les familles, il est une contrainte qui fixe une obligation de résultat.

Un PPE normalisé et rempli seulement par des éducateurs référents n’est pas un PPE c’est un bout de papier qui ne sert à rien et ne les engage à rien, n’offre aucune garantie pour des mineurs brisés par un placement abusif.

Déresponsabiliser toute action des sociaux

Comment évaluer alors la situation de l’enfant placé si le PPE n’est plus qu’un bout de papier sans signification ? Voila une question à laquelle répond la dixième proposition dite « évaluer périodiquement la situation de l’enfant accueilli » qui entend procéder à cette évaluation par le biais de commissions d’évaluations de la situation et du statut des enfants confiés (CESSEC) constituées d’acteur de la justice, de l’éducation, de la santé, de l’Etat et des associations de protection de l‘enfance, soit des acteurs tenus en laisse par l’ASE selon la première proposition, donc une proposition qui validera les choix les plus désastreux réalisés pour l’enfant sans le moindre recours des parents qui ne pourront faire constater l’évolution dramatique de leurs enfants le cas échéant. La responsabilisation des agents ASE aussi mince fut-elle disparait, puisque l’on vous dit que les placements abusifs n’existent pas, et ne comptons pas sur ces bidules (CESSEC) à la dévotion de l’ASE, pour établir le contraire.

Faudrait-il alors passer par d’autres juridictions, comme le pénal par exemple pour pouvoir faire constater et sanctionner un mal-être, un abandon, des maltraitances subies pour son enfant dans le cadre d’un placement ?

Difficile, d’autant que la première proposition donne véritablement à l’ASE un pouvoir régalien mais aussi parce que l’accès à nos enfants et même notre autorité parentale va être en énorme partie gommée par la quinzième proposition qui prétend « permettre une meilleure réactivité pour leur socialisation ». Le détail de cette proposition précise qu’il s’agit de clarifier « les actes qui relèveraient de l’usuel et non usuel au niveau national. Il est souhaitable d’établir une liste claire qui répond aux besoins fondamentaux dans la vie de tous les jours des enfants et dans le sens d’une plus grande confiance envers le service « gardien », qui est au plus près des besoins de l’enfant ».

Les actes en question sont ceux réalisés par les sociaux dans la vie de l’enfant confié or une grande partie de ces actes ne doivent pas échapper à l’autorité parentale des parents, cependant nous avons pu voir dans les propositions précédentes que ce qui relève de la santé de l’enfant devrait échapper à cette autorité parentale comme c’est le plus souvent le cas de façon illégale.

Ici la notion d’acte usuel servirait à définir des actes réalisés par les sociaux y compris si ces actes ne sont pas souhaités par les parents qui de toute façon ne pourront plus inscrire leur opposition dans le PPE.

Prenons un exemple : votre enfant a de mauvaises fréquentations sur les réseaux sociaux et vous souhaitez que son accès soit surveillé ou limité, mais la mise à disposition d’une connexion Internet relève d’un acte usuel donc le social fera ce qu’il veut.

Vous désirez que votre enfant suive un enseignement en anglais classe européenne, le choix des options est-il alors un acte usuel ou non ?

Vous réclamez qu’il continue l’activité sportive de tir à l’arc, il fera du foot, ce choix est un acte usuel et puis c’est plus simple de gérer 15 gamins dans un club de foot.

Pour tous ces actes il est prévu une « plus grande confiance envers le service « gardien » ». Donc des pans supplémentaires de votre autorité parentale disparaissent, voila donc ce qu’est une meilleure réactivité pour la socialisation de vos enfants !

Tout le monde est-il servi ?

Mais il faut aussi faire plaisir aux familles d’accueil qui n’auront plus besoin de s’encombrer de l’autorité parentale. Pour eux aussi cette treizième proposition qui entend « repenser la formation des assistants familiaux » pour un meilleur accueil. Ah, il fallait une commission parlementaire pour cela visiblement !

La dix-septième proposition est plus parlante puisqu’elle souhaite « réinterroger le statut des assistants familiaux » en revalorisant ce métier et en leur autorisant l’exercice d’une autre activité professionnelle. Les Thénardiers étaient bien aussi aubergistes, Ok, c’est méchant.

Michèle Créoff et ses amis tenaient aussi à deux mesures de son manifeste (la quinzième et la seizième) sur les clandestins. Voila qui donnera du grain à moudre au business de l’enfance et à l’augmentation des moyens et des postes d’autant que des enfants adoptés ce sera moins d’enfants en institution. On peut donc les remplacer par des migrants avec la dix-huitième proposition qui réclame « la définition d’une vraie politique de prise en charge des MNA ». Ces fameux prétendus « mineurs » non accompagnés accroissent aussi les problèmes de sécurité, mais les parents n’en sauront de toute façon rien.

Il existe tout de même des propositions qui ne ciblent pas la famille dans cette liste de mesures préconisées ?

Oui il existe des vœux pieux qui ne se traduiront que par du vent, contrairement aux autres propositions, ainsi l’espoir d’enfants qui réussiront leur vie à travers la sixième proposition consistant à « lutter contre la discrimination scolaire ». Le terme est très impropre car les enfants placés ne sont pas discriminés par l’institution scolaire mais par des « éducateurs » qui n’éduquent pas avec des taux d’échecs scolaires pharamineux et des déscolarisations de facto. Face à cela il est proposé de nommer des professeurs des écoles dans les foyers, une façon d’acter de la déscolarisation de fait de nombreux enfants placés, ce qui relève d’une mise en danger éducatif.

Un espoir de défoncer des portes ouvertes comme cette onzième proposition de « permettre le recours aux tiers digne de confiance ». Bizarre pourquoi faire une proposition qui est déjà contenue dans la loi ? Rappelons en effet que la présence d’un tiers digne de confiance, de préférence au sein de la famille doit éviter un placement. Seulement voila ce principe est mis en échec par les sociaux qui enquêtent souvent à charge des potentiels tiers dignes de confiance.

Alors méprisés les parents, pris pour des idiots ?

Difficile de dire autrement avec la seizième proposition qui entend « mieux normer et mieux contrôler le secteur ». Il est là question de trouver une solution aux dérives en termes de coûts de certains établissements accueillant des enfants placés, de vérifier les casiers judiciaires des éducateurs, de vérifier les agréments des professionnels, en permettant aux parlementaires de contrôler des structures.

Voila en réalité une réponse aux seules dérives médiatisées, pour autant cette proposition est raisonnable mais ne donne pas les moyens de sanctionner alors que nous proposons depuis longtemps que les associations collaboratives et établissements de type MECS puissent être mis en concurrence et désignés dans le cadre d’appels d’offre publics renouvelables. Nous proposons également que les rapports sociaux réalisés par des travailleurs sociaux non répertoriés ADELI soient nuls (https://comitecedif.wordpress.com/rapport-sur-la-protection-de-lenfance/).

Rien de tout cela ici et d’ailleurs comment contrôler les abus de placements quand tous les indicateurs d’alerte mobilisables par les parents ont été neutralisés ?

Pour synthétiser, car c’est du lourd, la commission parlementaire sur l’ASE propose l’instauration d’une sorte de permis à point pour conserver la résidence de ses enfants, de créer un vivier d’enfants à adopter en cas de permis annulé. Elle systématise un fichage parental et une défiance des institutions régaliennes, médicales et scolaires à l’endroit des familles. Ceci permet de donner les moyens de mettre en place des procédures à l’initiative des sociaux sans capacité d’opposition des familles. Les mesures mises en place, leur contrôle par les parents ne sera plus possible d’autant que leur autorité parentale aura été gommée. 

Mais toutes ces propositions ne seront pas suivies si nous nous manifestons, d’ailleurs les pétitions et indignations des Créoff-Louffok nous montrent qu’ils n’ont pas encore gagné.

Les députés réfléchissent sur la protection de l’enfance

Un plan com magistral

Le massacre des Innocents, livre écrit par Michèle Créoff et Françoise Laborde a bénéficié d’une opération de communication rarement vue à ce jour et qui tient de l’agit-prop. En effet, le bouquin ne s’astreint pas à exposer un point de vue, il entend lui donner force de loi par le biais d’une pétition signée dans le milieu artistique afin de soutenir les mesures préconisées par les auteures.

Dans le même temps un plan média est lancé.

Ce plan carbure à merveille et est consacré par un plateau-tv de « Pièces à conviction » sur France 3, une chaîne d’État réunissant Françoise Laborde, Lyès Louffok, Perrine Goulet. Michèle Créoff, vice-présidente du CNPE (Conseil National de la Protection de l’Enfance), siège dans les rangs du public et sourit à la caméra.

Les dérives de l’ASE sont justement dénoncées mais rien, absolument rien sur les placements abusifs. Au contraire les enfants placés sont présentés comme des enfants sauvés !

Le reportage montre des parents coopératifs, avouant leur insuffisance et apportant leur propres enfants dans des foyers !

Beaucoup de familles ont été choquées par ces images, particulièrement les familles membres du CEDIF.

Le reportage s’attarde ensuite sur Lyès Louffok qu’il auréole et présente tel le sauveur des jeunes placés, il suscite d’ailleurs la création d’associations d’enfants placés proches des lobbies adoptants.

Louffok
La réponse de Lyes Louffok au CEDIF

Ce soir là Françoise Laborde s’en prend à la ministre Agnès Buzyn, l’accusant d’abandonner les enfants placés à leur sort. Saint Louffok, à son habitude, en rajoute une couche dans l’indignation, Perrine Goulet, présentée comme ancienne enfant placée et députée LREM, sert de caution.

Ils ont le pouvoir de faire le gouvernement

Quelques ratées apparaissent tout de même puisque Michèle Créoff divise au sein du CNPE. Son agit-prop passe en effet mal, le CNPE se dit mis devant le fait accompli et certaines personnalités démissionnent. Mais de cela nul ne parlera vraiment, les vocations frondeuses ne sont pas récompensées ni a fortiori médiatisées.

L’autre effet de l’agit-prop est la mise au pas d’Agnès Buzyn qui accepte la création d’un secrétariat d’Etat en charge le protection de l’enfance pour lequel Aurélien Taquet est nommé. Mais visiblement, Adrien Taquet, qui ne répond pas au CEDIF, n’est pas non plus suffisamment aux ordres ceux qui se vantent d’avoir participé à la création de son poste. Il est donc hargneusement taclé par Louffok qui ne touche plus terre et l’accuse de ne rien faire et de gesticuler pour justifier ses revenus (cinquième minute du reportage)

Ils ont le pouvoir de faire les lois

Succès pour l’opération d’agit-prop, une petite équipe resserrée est donc suffisante pour faire bouger les lignes en s’appuyant sur des connivences médiatiques et politiques.

Il faut aller plus loin désormais en figeant dans le marbre de la légalité ce qui relève d’une vision partiale et de l’intérêt de quelques-uns. Rapidement une loi voulue par Michèle Créoff dans les 19 mesures de son manifeste (la dix-septième en l’occurrence) permet à l’ASE de continuer son œuvre sur des majeurs de moins de 21 ans. Ou comment exiger 3 ans de plus de budgets et de personnels pour ne pas réussir ce que l’on n’a pas été capable de faire en des années de placements !

Dans le même temps, Maud Petit et Laurence Rossignol sont à la manœuvre après l’échec d’une proposition de loi anti-fessée de 2010. Cette fois-ci dans le contexte d’une campagne de publicité dénonçant les violences sur enfants, elles pressentent que cela passera même en chargeant davantage la barque. Pari réussi : la loi contre les « Violences Éducatives Ordinaires » (VEO) ira encore plus loin puisqu’il ne s’agira pas seulement d’interdire la fessée mais aussi tout geste éducatif contraignant devenu violence morale, psychologique, non bisounours.
La loi est d’ailleurs votée à la quasi-unanimité, et seule une députée Emmanuelle Ménard s’y oppose !

On peut donc dire à ce moment que les prérogatives de sanction éducative des parents disparaissent et que la notion même de placement abusif n’existe plus dans la mesure où tous les parents sont devenus maltraitants à l’exception de quelques bobos.

En effet selon l’Observatoire de la Violence Éducative, 87 % des enfants, soit leur quasi-totalité, subissent des punitions à titre éducatif.

Une commission sous influence

La mise sous tutelle éducative de l’institution parentale n’est cependant pas encore complète, le troisième effet de l’opération d’agit-prop est la désignation d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’Aide Sociale à l’Enfance.

Le rapporteur de la commission en question appartient au clan anti-familialiste, puisqu’il s’agit de Perrine Goulet elle-même. Mais elle n’est pas seule puisqu’en tant que vice-président du CNPE, Michèle Créoff argumente et propose, quant aux anciens enfants placés l’ombre de l’éducateur Louffok plane sur eux ainsi que la dix-neuvième mesure du manifeste de Michèle Créoff qui entend les organiser et les financer par notre poche. Rien ne semble là véritablement improvisé.

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, le couplet de mise en accusation du familialisme est reproduit dans le rapport, il y est précisé que cette conception (familialiste) est qualifiée de dogme par certains professionnels, qu’elle a prévalue et s’est amplifiée jusque dans les années 2000, qu’il faut poursuivre ce changement de paradigme en cours, autrement dit mettre fin à cette conception dénoncée depuis la loi Meunier-Dini de 2016.

On se sortira donc du « dogme familialiste », d’ailleurs les intervenants invités à s’exprimer y adhèrent ou n’y sont pas hostiles. Ainsi, parmi les représentant d’anciens enfants placés pas un ne parle de placement abusif, tous reproduisent le discours de Lyès Louffok et se présentent comme ayant été sauvés par l’ASE grâce à des familles d’accueil et des travailleurs sociaux exemplaires. L’intérêt supérieur de l’enfant est bien souvent opposé à celui des familles grâce à ces témoignes qui ne concordent pas avec ceux que nous recevons.

Évidemment le CEDIF, spécialiste familialiste de la question n’a pas été associé à cette mission d’information alors que nous avions interpellé publiquement Aurélien Taquet sur l’opération de manipulation qui s’annonçait.
Nous avions aussi alerté les naïfs sur la nature des travaux et les conclusions attendues d’avance, nous n’avons pas été écoutés.

Ceci nous a donné l’occasion de critiquer l’intervention de Sylvain Moraillon dont la présence a servi à donner du crédit à cette commission.

Enfin le 3 juillet 2019, Perrine Goulet rend le rapport de cette commission, et là accrochez-vous c’est du lourd, du très très lourd. Nous pensions avoir assisté au pire avec la loi sur les violences éducatives ordinaires, mais voila la preuve qu’ils pouvaient aller encore plus loin et qu’ils seront certainement suivis puisque tous les députés ont applaudi.

Des propositions qui inquiètent les familles

Quant la CEDH osait encore juger la protection de l’enfance …

Heureux évènement pour parents handicapés

Ingo et Annette Kutzner ont respectivement 25 et 23 ans lorsque naît Corinna, leur premier enfant. Un an et demi après une nouvelle fille arrive : Nicola.

Ingo et Annette sont heureux de vivre leur parentalité, mais diminués intellectuellement ils vivent chez les parents et le frère d’Ingo dans une ferme de Badbergen en Allemagne.

Pour faire face à leur handicap, Ingo et Annette suivent des cours dans une école spécialisée et Ingo assure en parallèle un emploi dans un élevage de poules.

Les déficients mentaux en sociale-démocratie

Les pouvoirs publics s’inquiètent de l’évolution des deux fillettes du couple, craignant que les problèmes cognitifs des parents nuisent à leur bonne éducation et à leur intelligence.

Rappelons d’ailleurs que dans les pays de sociale-démocratie comme la Suède, les déficients mentaux étaient stérilisés d’office, la France n’est pas au-dessus de toute suspicion dans de telles affaires.

Effectivement Corinna et Nicola souffrent bien de difficultés d’apprentissage. Des médecins interviennent donc pour proposer un soutien pédagogique accepté par les parents, elles fréquentent ainsi, depuis leur plus jeune âge, un jardin d’enfin pédagogique.

Madame Klose dans ses basses œuvres

Une sociale, Madame Klose, est désignée pour assurer un soutien de 10 heures par semaine au domicile des parents, en réalité elle ne vient que 3 heures par semaine et se montre particulièrement désagréable avec Ingo et Annette. Hautaine, méprisante, elle donne ses ordres aux Kutzner et établit un rapport lourdement à charge auprès du service de la protection de l’enfance d’Osnabrück, le tristement célèbre Jugendamt.

Les fameux faux par interprétation sont utilisés, la sociale méprisante se dit méprisée par des parents qu’elle décrit comme au-delà des limites de l’idiotie. Les déficients mentaux sont une population reconnue pour être méprisante, c’est bien connu !

Comme souvent le milieu familial est aussi présenté comme conflictuel, elle sait que de tels propos auront des conséquences dévastatrices pour cette famille.

Trop idiots pour être parents !

Ce fut d’ailleurs le cas car l’équivalent du juge des enfants, à savoir le tribunal des tutelles de Bersenbrück est directement saisi de l’affaire et ordonne une expertise psychologique. Ensuite et après avoir entendu les parents et les grands-parents, le tribunal juge que les Kutzner n’ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour élever leurs enfants.

Il leur retire les deux enfants ainsi que l’autorité parentale en ce qui concerne les soins.

Business social à l’allemande

Les fillettes ont alors 4 et 5 ans et sont placées dans une association collaboratrice des sociaux à savoir la Verein für Familienorientierte Sozialpädagogik de Meppen.

Cette association va participer de l’acharnement contre les parents, puisqu’après quelques mois, sa directrice, Madame Backhaus va intriguer pour que l’intégralité de l’autorité parentale des parents soit retirée. Elle entend faire placer les deux fillettes dans des familles où « elles pourraient établir une relation stimulante pour leur développement social et intellectuel ».

Le tribunal des tutelles entend à nouveau les parents et les grands-parents puis décide de ce qui a déjà été prévu par les sociaux, à savoir le retrait total de l’autorité parentale. Pourtant les parents ne sont pas fautifs dans l’éducation de leurs enfants comme le précise une expertise, non ils sont intellectuellement déficients et il leur est imputé un retard important dans les apprentissages des fillettes, alors qu’elles étaient déjà séparées de leurs parents.

Quant au consentement d’Ingo et d’Annette aux mesures éducatives, elles ne seraient que feintes face à la procédure en cours. Pas si con les Kutzner, ils feignent, mais comme le disent les sociaux, ces gens sont en réalité très hostiles à leurs interventions.

On le serait à moins !

Les fillettes sont ainsi placées dans familles d’accueil différentes dont les coordonnées ne sont pas indiquées aux parents. Elles n’ont plus officiellement de parents.

Les familles d’accueil qui bénéficient du placement dépendent toutes les deux de la structure dirigée par Madame Backhaus, celle-là même qui a rédigé le rapport permettant de faire bénéficier à son association de deux enfants de plus à gérer. On appelle cela chez nous le « business de l’enfance ».

Mobilisation pour les parents

Les parents sont soutenus par leurs médecins de famille, scandalisés par les mesures prises, ils réclament un retour des fillettes dans leur famille auprès du tribunal des tutelles. Un appel est d’ailleurs interjeté face à l’ordonnance. La mère pense pouvoir faire état de ses capacités éducatives en présentant un certificat établissant de sa formation pour des emplois de nourrices. La famille est aussi soutenue par une association de protection de l’enfance qui propose un retour en famille assorti d’un soutien pédagogique.

Les sociaux produisent leurs études « scientifiques »

L’instance d’appel désigne alors deux experts en psychologie et entend toutes les parties prenantes.

Il est conclu à charge de cette famille que :

  • Les grands-parents assurent la véritable autorité au foyer sans être capables d’aider suffisamment les parents à assumer l’éducation des fillettes.
  • Une étude scientifique met en cause l’aptitude à la parentalité des personnes intellectuellement diminuées qui, de par leur handicap ne sont pas capables de développer des rapports affectifs avec leurs enfants. Ouf ça c’est du très lourd !
  • Seuls les besoins élémentaires des fillettes sont satisfaits en famille.
  • Les apprentissages scolaires des fillettes seraient détruits si elles retournent dans leur famille.
  • Il existe un risque d’agressivité croissant des parents contre leurs enfants.

En conséquence l’intérêt des fillettes est d’exclure leurs parents de tout contact avec elles. Les juges disent amen à un tel « constat », les parents sont déboutés par la cour d’appel d’Oldenbourg.

Jusqu’à la cassation

Il ne reste qu’un recours en Allemagne : la cour constitutionnelle fédérale équivalente de la cour de cassation. Une contre-expertise est menée par Monsieur Riedl, directeur de l’Institut des sciences de l’éducation de Schwäbisch-Gmünd, celle-ci détruit dans le détail les expertises de complaisance réalisées pour le compte des amis des sociaux.  Il y est dit que les parents et grands-parents sont capables de participer à l’épanouissement individuel et social de leurs filles et petites-filles et que les difficultés scolaires
peuvent être aisément compensées par un soutien pédagogique.

La cour constitutionnelle envoie le rapport à la poubelle.

Il faut se battre contre l’Etat allemand

L’association de défense de la famille qui porte les Kutzner ne désarme pas, aidée par le professeur Giese, ils envisagent d’attaquer l’Allemagne devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour atteinte au principe du jugement équitable (article 6 qui pourrait aussi être invoqué presque systématiquement pour la procédure devant le juge des enfants) et atteinte au respect de la vie privée et familiale (article 8).

Contacts parentaux : de 0 à 1 heure par mois

Dans l’intervalle les parents n’ont pas pu voir leurs fillettes pendant 6 mois suite à leur placement, ils saisissent un tribunal pour obtenir un droit de visite et firent face à l’opposition véhémente des services de la protection de l’enfance, ils arrachèrent tout de
même à l’État le droit de voir leurs filles une heure chaque mois.

EPSON MFP imageLes sociaux firent de la résistance contre ce malheureux droit de visite, ils mobilisèrent jusqu’à huit personnes de leur clique pour chacune des rencontres médiatisées, harcelant ainsi les parents en face de Corinna et Nicola. Une autre action en justice fut nécessaire pour assister à la rentrée des classes de leur fille ainée puis pour les rencontrer deux heures à Noël, sans succès.

Les époux Kutzner avaient bien compris que la rareté des visites et les conditions de leur médiatisation avaient pour objectif la rupture des relations parents-enfants. Seifert, le tuteur des enfants leur était ouvertement hostile et refusait d’ailleurs de les rencontrer ou de les informer de quelque façon au sujet de l’évolution de leurs filles et de leur demande de les faire baptiser. Ils réclamèrent donc son remplacement du fait de son attitude et du refus également de les tenir au courant de la vie des fillettes.

Le tribunal a maintenu le tuteur en ses fonctions.

La CEDH a fait son boulot

La CEDH précise que la vie familiale suppose qu’un enfant et ses parents vivent ensemble donc les mesures prises par l’État allemand sont bien des ingérences dans la vie familiale des Kutzner.

Cette ingérence n’est acceptable qu’à condition qu’elle soit proportionnée au but légitime de protection de la santé, de la morale, des droits et libertés des enfants. Cependant l’État doit prendre les mesures propres à réunir le parent et l’enfant même dans le cadre d’un placement justifié mais transitoire.

Dans le cas des fillettes Kutzner, on ne saurait justifier l’enlèvement d’enfants à leur famille sous le seul prétexte qu’un cadre plus propice à son éducation existe ailleurs, il faudrait encore que cet enlèvement soit nécessaire et seulement temporaire. Ainsi si je suis un spécialiste de l’éducation et objectivement un bon père alors que mon voisin sans être maltraitant n’est pas aussi bon éducateur que je le suis, je ne saurais prétendre lui enlever son enfant pour m’en faire le père.

En conséquence les mesures décidées à l’encontre de la famille Kutzner répondent à des difficultés certaines mais ne sont pas adéquates.

La CEDH relève que les premières mesures prises étaient certes insuffisantes mais que l’assistante sociale Klose a envenimé la situation, elle met encore en évidence les expertises qui se contredisent, appuie sur le fait qu’aucun manque de soin ou maltraitance n’est reproché aux parents. Il aurait donc été judicieux d’accompagner les premières mesures de soutien pédagogiques de mesures additionnelles autres que celles de placement des fillettes.

Au lieu de cela dénonce la CEDH « les enfants ont été non seulement séparées de leur famille d’origine, mais aussi placées dans des familles d’accueil distinctes et anonymes, et privées de tout contact avec leurs parents pendant les six premiers mois. Elles n’ont par ailleurs jamais été entendues par la justice ». Quant aux contacts limités à un heure par mois, ils ne peuvent « que conduire à une « aliénation » (Entfremdung) croissante des enfants par rapport à leurs parents, mais aussi des enfants entre elles. »

Les autorités Allemandes ont donc bien porté atteinte à la vie privée et familiale du couple Kutzner selon l’arrêt 46544/99 de la CEDH en date du 26 février 2002.

C’était une époque où la CEDH était encore un recours efficace, maintenant les affaires les plus graves ne vont même pas jusqu’au jugement. Un juge unique rejette les saisines pour des cas gravissimes dont un que nous avions testé contre la Suisse.

De la boue dans la protection de l’enfance

Inadaptés

Marek, Gaël, Léonard et trois autres enfants et adolescents s’étaient retrouvés un jour, plus triste que les autres, aux Tourettes à Martrin, un petit village typique de l’Aveyron. Ils ne s’y étaient pas retrouvés ensemble, mais l’un connaissait l’autre, Marek et Léonard avaient partagés ces moments où ni l’autre n’était maître de la moindre parcelle de leur destin.

L’accueil avait été rude après une séparation forcée d’avec papa, maman, mais le passage par la case des services sociaux avait donné un avant-goût. Rien de ce qui leur convenait n’était correct, il paraît que l’on ne s’occupait pas bien d’eux, et puis la scolarité n’était pas simple. Nul ne rentrait dans le cadre bien carré du fonctionnaire de l’éducation, payé pour faire ce que seuls des parents sont capables de fournir en termes d’adaptation et d’amour.
Marek avait pleuré en quittant sa famille, d’autres, des inconnus, avaient décidé pour lui. Pour Léonard c’était à peu près pareil et chacun des jeunes avait son histoire, tous avaient été considérés comme souffrant de difficultés d’adaptation : léger retard mental ou pas, autisme quelquefois, des problèmes de comportement, mais lui n’avait rien à se reprocher : ce n’était pas un délinquant. Alors pourquoi on me punit, parce que je suis un « retardé » comme ils disent   ?

Les joyeuses colonies de vacances 

EPSON MFP imagePour les services sociaux ce n’était pas une punition, juste une colonie de vacances de longue durée. Pourtant la vieille et son fils n’étaient pas souriants, on aurait dit qu’ils accomplissaient une corvée payée 140 euros par jour avec jusqu’à trois enfants accueillis simultanément. Paraît-il que cela leur faisait que 5 euros de l’heure, bah oui mais en comptant 140 divisé par 24 heures  et divisé par 2 ça fait pas lourd par enfant c’est sûr, mais sur 30 jours à 140 multiplié par 3 quand on est plusieurs ? Pour eux, à ce tarif là les corvées ce sont les enfants qui allaient y être condamnés. Aller couper du bois, y compris en pleine la nuit, emporter les draps et les laver dans la rivière. La colonie de vacances c’était plutôt un service obligatoire dans un camp disciplinaire.

Pas de ballades sympathiques le long du ruisseau de Mousse, ni de découverte du château de Cayla, à la place des marches forcées, dans la boue, sur les pierres qui coupent et sans chaussures.

Ils sont méchants

Le fils est méchant, oui vraiment méchant alors qu’il devrait assurer un minimum de chaleur, Léonard autiste en a besoin, comme il a besoin de ses repères, l’insécurité qu’il ressent est terrible. Alors il crie, et dès le début ce sont les punitions, soutenir Léonard c’est le rejoindre dans le baquet d’eau gelé dans la cour à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pendant que le fils et la vieille les maintiennent pour ne pas qu’ils en sortent. C’était le plus terrible, on n’avait même pas pied et on croyait à chaque fois qu’on allait se noyer, qu’on voulait nous tuer. Sinon c’est la douche froide si les enfants font pipi au lit, moins pire en tout cas. De toutes façons, on peut crier ici, pleurer on ne nous entend pas.  Alors on essaie de taper, mais on le paie, ou on se fait mal, c’est cela qu’on apprend de la vie, une éducation en somme.

Cela a duré plusieurs mois pour Marek. Alors il a trouvé quelqu’un au village qui l’a écouté, on lui a dit : « Mais c’est terrible ce qu’ils te font, des parents n’ont pas le droit de faire cela, il faut prévenir les services sociaux.». Mais ce n’était pas ses parents et qui l’ont envoyé là ??? Ses parents, non ce n’est pas possible, c’est le service de la protection de l’enfance du département de l’Aveyron qui nous a mis ici !

Sanctionner qui ?

Il se rappelle de tous les détails, il n’est pas si attardé que ses gardiens voulaient bien le dire. Il aurait voulu se venger mais on lui explique que la justice ce n’est pas la vengeance, juste une façon de sanctionner ceux qui ont commis des fautes à l’égard de la collectivité.
Mais la collectivité c’est quoi ? Marek aussi ne comprend pas, la substitut du procureur demande trois ans de prison contre la vieille et deux ans pour son fils qui a sévi de 2010 à 2017, ou le contraire qu’importe.  Ils ne feront pas leur peine et puis parmi tous ces gens dans le tribunal de Rodez, il y en a d’autres qui ont participé à son malheur. Il reconnaît des visages. Ils ne sont pas arrivés comme cela par hasard aux Tourettes, on les y a bien envoyés non ?

Alors Marek regarde son avocate, Maître Fraudet, du haut de ses 19 ans, il tient la main de sa mère et déclare aux journalistes régionaux : « J’espère qu’un jour quelqu’un sera aussi méchant avec eux qu’ils l’ont été avec moi ». Quant aux autres, ils font mine de compatir, mais ils ne se trompent jamais ! Sauf peut-être Monsieur Robert, l’éducateur qui a bien voulu l’écouter et dire la vérité.

Quand le procès commence, il était là, il a entendu Maître Monestier parler pour la partie civile, pour lui et les autres face aux dommages subis, mais si il y avait des dommages à rembourser il voulait que ce soit les monstres qui paient, pas la collectivité comme disait l’autre. L’avocat parla de sévices voire de tortures, il qualifia la vieille de 77 ans et son fils de 34 ans de « Thénardier des temps modernes », comme ce couple d’aubergiste qui se faisait de l’argent en s’occupant si mal de la fille de Fantine, dans le roman « Les Misérables » de Victor Hugo. Mais c’est ça alors, Marek a vécu un roman ? Dans un roman qui finit bien il aurait fermé la bouche de la vieille qui la ramène et donne des leçons d’éducation à la mode sévices sociaux : pipi au lit c’est la douche froide, marches de nuit dans la boue sans chaussures c’est pour les calmer. Le bac d’eau gelé en plein mois de décembre c’est en dernier ressors. On a fait avec les moyens du bord dit la vieille, c’est vrai les moyens y en a jamais assez pour les Thénardiers. Alors cela se justifie, tout se justifie dit la vieille. Quand Marek veut parler, elle l’interrompt, « il délire ! » et puis l’avocat de la vieille la défend : elle et son fils avaient le sentiment de bien faire !

Chez les sociaux on a toujours envie de bien faire

De bien faire ? Et son avocate précise que la vieille remplit de telles fonctions pour le compte du conseil départemental depuis 1986. Oui, plus de 30 ans de sévices sur des enfants pour le compte d’un service de la protection de l’enfance.

Mais ils le savaient alors ?

Les parents sont bouleversés, surtout avec cette nouvelle loi sur les « violences éducatives ordinaires », aujourd’hui on peut donc enlever un enfant à sa famille pour une fessée ou des devoirs supplémentaires à la maison, une engueulade et l’envoyer dans un « lieu de vie » pareil ?

Les services de la protection de l’enfance peuvent donc arracher des enfants d’une famille aimante pour les faire casser dans un lieu de vie ? Les envoyer là-bas parce que les parents ne sont pas d’accord pour une scolarisation en IME, parce que l’enfant est autiste ? Parce qu’en France on place aussi des enfants autistes ?

« Ce n’est pas seulement un dérapage mais tout un système qui a duré des années » précise la substitut du procureur. Rien de plus juste en effet, et on pourrait en dire autant de toute l’institution dite « aide sociale à l’enfance » qui a donné l’agrément au lieu de vie de la vieille et de son fils pour 32 ans, leur place était aussi sur le banc des accusés pour leur avoir donné les moyens.

La vieille ne dit pas autre chose en précisant avoir appelé à l’aide quand elle n’y arrivait plus et en mentionnant des contrôles qui n’en était pas de véritables alors qu’elle et son fils n’ont jamais obtenu le diplôme d’éducateur spécialisé.

Des propositions dignes d’intérêt.

Nos propositions n’ont pas changé

Notre rapport sur la protection de l’enfance, mis à jour régulièrement depuis 2012, établissait  le constat des placements abusifs d’enfants et entendait répondre à ces situations dramatiques par dix propositions que nous avions fait connaître aux députés. Nul ne nous avait répondu !

Ces dix propositions du CEDIF restent les suivantes :

  1. Respecter la présomption d’innocence des parents et donc ne pas considérer systématiquement les parents comme maltraitants sauf à en fournir la preuve.
  2. Respecter le caractère suspensif de l’appel alors que les ordonnances de placement sont assorties de l’exécution provisoire même sans risque flagrant pour l’enfant au sein de sa famille.
  3. Observer et faire observer le contradictoire, ce qui suppose l’accès à l’intégralité du dossier d’assistance éducative permettant aux familles de préparer leur défense.
  4. Revoir les fonctions de l’ASE qui cumule les rôles de juge d’instruction, de procureur et de juge de l’application des peines tout en bénéficiant des mesures décidées en parfait conflit d’intérêt.
  5. Imposer des motivations solides dans les ordonnances de placement.
  6. Définir la notion d’inaptitude éducative opposée aux parents, cette notion pouvant mieux convenir à de nombreux services de placement.
  7. Faire échec à l’intervention des sociaux dans les conflits parentaux, sachant que la plupart des mesures font désormais suite à des conflits entre père et mère.
  8. Mettre en place un projet pour l’enfant élaboré en concertation avec les parents et ayant valeur d’engagement, en effet les parents sont la plupart du temps invités à signer un projet sans avoir collaboré à son contenu.
  9. Permettre une saisine directe de l’IGAS par les familles, des collectifs de défense des familles, des associations.
  10. Moraliser la profession ce qui suppose de lourdes sanctions à l’endroit des travailleurs sociaux qui ne respectent pas les prérogatives des parents ou pire qui commettent des faux en écritures publiques et portent atteinte aux enfants.
Moins de droits que des assassins

Un collectif d’avocats emmené par Maître Amas se mobilise à partir du même constat que nous avons réalisé, à quelques nuances près. Les propositions émises hier par Maître Amas sont bonnes : elles vont dans le sens des propositions du CEDIF ce qui ne saurait étonner car une même maladie suppose un même traitement.

Ainsi, pour ce collectif, il est affirmé que les parents ont moins de droits que les assassins, lesquels sont effectivement présumés innocents jusqu’à ce que leur crime soit établi par des moyens de preuve convaincants.  Le premier point du collectif est donc le même que le nôtre : « une présomption de culpabilité pèse immédiatement sur les parents », ce qui suppose de mettre fin à cette présomption.

Le deuxième constat revient à ce que nous avons nommé le syndrome du janissaire : les enfants sont rendus étrangers à leur famille par l’éloignement, les conditions des visites médiatisées, des conditions d’éducations très différentes, l’éclatement du cercle amical et familial au sens large.  C’est la raison pour laquelle nous formulons la huitième proposition permettant le respect de l’autorité parentale à travers l’élaboration d’un projet éducatif commun dit « projet pour l’enfant ».

Le troisième constat est le développement de motifs de placements qui ne justifient en rien une mesure aussi grave : maladie, Asperger, accent évident sur les conflits parentaux qui sont désormais une motivation suffisante de placement. Voila qui nous avait amené aux propositions 5, 6 et 7 : à savoir que les  placements soient justifiés par des motivations solides et non de supposées inaptitudes éducatives ; que les sociaux n’interviennent pas dans les conflits parentaux alors que les rapports peuvent témoigner d’une partialité évidente. Maître Amas résume ces propositions en demandant  que des mesures de placements ne soient prononcées que pour les parents violents dont la violence a été constatée judiciairement, voila une excellente proposition si l’on s’éloigne de l’extension du domaine des « violences éducatives ».

N’énervons pas les sociaux tout de suite

Les conséquences dramatiques des placements vont inciter les parents à mener des actions désordonnées qui peuvent leur porter préjudice. Ces actions désordonnées sont justement le mode opératoire préconisé d’une certaine association que nous ne citerons pas mais qui aime beaucoup à se faire de la publicité tout en ne comprenant pas la nature véritable de ce qu’elle dénonce.  

Sur ce point nous allons dans le même sens que le collectif d’avocats qui réalise le caractère contre-productif de ces actions, alors qu’une véritable stratégie doit être mis en place et qu’elle suppose d’éviter des actions isolées. Évidemment les sociaux rebondissent sur de telles actions en reprochant aux parents d’agir comme des parents justement, ressentant le placement comme une injustice qu’il serait possible de corriger par la dénonciation de « placements illégaux ».

Seulement voila ces placements sont légaux et si la loi les permet c’est qu’il faut réformer la loi. Tout est donc bien légal et objet d’interprétations, si ce n’est l’inobservation du principe de subsidiarité qui voudrait que les enfants soient placés en priorité au sein de leur famille élargie avant d’envisager un placement en famille d’accueil ou en foyer. Principe rappelé par Maître Amas.

Les victimes avec leurs bourreaux

Le cinquième constat que nous relevons est une situation que nous avons souvent dénoncée : on place de pauvres gosses (abusivement ou non) avec des mineurs délinquants, il ne faut pas être grand clerc pour en deviner les conséquences en termes de violences subies, d’ailleurs le métier de juge des enfants ne devrait pas être le même quand il s’agit de gérer des mineurs délinquants et des mineurs potentiellement maltraités. Ce constat en entraîne un autre, celui de l’impunité des services de placement face aux dommages subis par les enfants lors de leur placement, ce qui nous amène à notre demande  de moralisation de la profession par l’exercice de sanctions contre les travailleurs sociaux qui ont fauté.

Sur ces points Maître Amas et son collectif proposent de supprimer la fonction de juge des enfants pour créer les fonctions distinctes de juge des mineurs et de magistrat de la protection de l’enfance, c’est une excellente proposition.

Inégalité des armes

EPSON MFP imageNous en arrivons à la constatation de l’inégalité des armes lors de la procédure, car il est vrai les parents sont dépossédés de la procédure. Pire que des criminels, ils ne sont pas acteurs de la vie de leur progéniture puisqu’il n’est question que de l’enfant et de la société qui lui doit assistance. Encore que l’enfant ne soit pas écouté non plus, qu’il arrive même que sa demande soit trahie par un avocat qui lui est désigné ou tout simplement par le travailleur social qui interprète.

Évacués de la procédure les parents sont donc invités à reconnaître leur insuffisance faute de quoi ils sont dans le « déni ».

La procédure est particulièrement frustrante et le contradictoire n’est que de façade.

C’est pourquoi nous formulions la deuxième proposition consistant à ce que l’appel puisse mettre en échec le placement immédiat sauf exécution provisoire fondée et la troisième qui consiste à faire observer le respect du contradictoire par l’exercice de véritables droits de la défense.

C’est aussi ce que propose Maître Amas et de façon précise : le dossier d’assistance éducative devrait être remis aux familles dans son intégralité et au plus tard un mois avant l’audience. Il est ajouté la possibilité pour les familles (parents, grands-parents, enfants)  de formuler par écrit des demandes auxquelles le juge des enfants devra répondre à charge d’appel. Ceci permettrait de ne plus laisser les sociaux juges et parties des demandes formulées à leur endroit par la famille élargie. C’est une excellente proposition.

Enfin il est proposé la possibilité de mettre fin au huis clos de l’audience dans un bureau du juge des enfants sans témoins possibles de la violence de l’audience. Cette proposition est tout aussi excellente, mais la présence d’un délégué du défenseur des droits ne servirait à rien, celle d’un médiateur ou de juristes associatifs serait par contre indiquée.

Formulons le souhait que de telles propositions sont enfin entendues, n’hésitez pas à en parler et à les faire connaître autour de vous.

Lobbying des sociaux

vote des lois

La politique s’occupe de vous !

« Vous avez beau ne pas vous occupez de politique, la politique s’occupe de vous tout de même ! » disait très justement le Comte de Montalembert lors du Second Empire.

Nous en savons d’ailleurs quelque chose puisque cela fait bien longtemps que nous ressentons les effets de décisions politiques sur nos vies, et en tant que parents nous allons subir les conséquences des nouvelles lois anti-familialistes votées par des députés de tous les bords. Des lois votées bien souvent dans l’incompréhension de ceux qui les votent.

La politique elle est là, dans cette démocratie représentative qui ne représente pas les parents, qui ignore la famille. Vous vous êtes souvent manifestés auprès de vos représentants pour savoir par quels vices des éducateurs, des travailleurs sociaux, des associations vous bafouaient dans l’exercice de vos droits et pourquoi ils n’étaient pas sanctionnés pour cela.

Qui entendent-ils ?

Vous avez alors reçu une réponse polie qui servira de lettre-type puisqu’à notre initiative de plus en plus de parents écrivent à leur député sans rien en espérer.

Mais cette réponse n’est pas la bonne : si des fonctionnaires de l’État et des associations obtiennent de plus en plus de pouvoirs de nos représentants élus par lois interposées c’est qu’ils représentent un pouvoir organisé au sein de syndicats, d’associés, de personnalités.

L’ association de défense des assistants de service social, les syndicats de personnels ont le pouvoir de manifester en soutien de leurs revendications, de mettre en cause les politiques sociales avec l’oreille bienveillante des médias. Leur think tanks (cercles de propositions) et les institutions officielles qu’ils contrôlent ont un pouvoir de proposition pour avancer des lois qui seront votées.

Pour notre périmètre d’actions relatives à la protection de l’enfance, il suffit de lire les fiches de personnalités et d’associations en responsabilité au sein du Conseil National de la Protection de l’Enfance (CNPE) pour comprendre quels collectifs sont écoutés pour élaborer des sources de droit ou pour les appliquer.

Qui décide donc véritablement de nos lois ?

Mais les élus de la Nation bien évidemment : les députés et les sénateurs. Voila la réponse qu’il faut donner sous peine d’être traité de complotiste.

Eh bien quitte à l’être, allez donc poser une question sur l’ASE à vote député, comme cela directement et sans la présence de son attaché parlementaire. Vous serez étonné de le voir bafouiller, de demander une note, d’avancer des contre-vérités. La vérité c’est qu’il est spécialiste de tout, et donc de rien. Et c’est ce député qui vous représente et qui votera des lois qui décideront de domaines importants de votre vie.

En vérité votre député appartient à un parti politique qui lui donnera des consignes, ce parti politique décide des consignes en fonction d’une stratégie qui est de s’appuyer sur une partie de l’opinion organisée en groupe de pression capable d’élire ou de ne pas élire tel ou tel candidat. Ainsi comme on l’a vu par le passé la gauche s’appuie sur le groupe des enseignants, la droite sur le groupe des agriculteurs. Car ces groupes sont organisés en ce que l’on appelle des lobbies qui font les élections sur des programmes satisfaisant leurs intérêts particuliers.

Les lobbies et les lois 

Ainsi, arriver sur le devant de la scène politique pour prendre des responsabilités officielles n’est pas la préoccupation des lobbyistes qui favorisent l’action dans l’ombre et savent tisser un réseau de relations confraternelles plus ou moins occultes.

Des associations très écoutées au niveau des élus ne se cachent même pas de cette influence, comme c’est le cas de cette association de sociaux qui présente l’adhésion comme « une façon de soutenir les valeurs de votre profession et de vous donner les moyens d’être entendus aussi bien au point de vue national que local. » On retrouve d’ailleurs au fil de l’Internet le rapport d’audition de sa présidente à l’Assemblée Nationale avec des propositions amenées à avoir force de loi. On apprend aussi qu’elle intègre en tant qu’association le Haut Conseil du travail social.

Le lobbying c’est donc cela, c’est-à-dire des actions d’influence menées par des intérêts particuliers.
Ces actions visent à obtenir des parlementaires des lois et réglementations, voire des protections, qui les favorisent et font donc passer leurs intérêts particuliers pour l’intérêt général.
Le pouvoir des lobbies n’est pas seulement celui d’une force de propositions mais aussi celui d’une menace de mobilisation contre des décisions qui n’iraient pas dans leur sens.

Voter sans réfléchir et sans écouter la base

Il n’existe pas chez nous de garde-fous permettant de contrer leur pouvoir. La démocratie est usurpée puisque nous n’avons pas de votations comme en Suisse ou de consultations populaires comme aux Etats-Unis. Ainsi le peuple français n’est pas informé (sauf par Internet en voie de musellement) de la véritable situation de la protection de l’enfance dans ce pays. Les députés décident des lois qui s’appliqueront à tous sans consulter ceux qui les ont élus mais en prêtant une oreille attentive voire inquiète aux lobbies des sociaux. Ils votent alors sans comprendre nécessairement les conséquences de ce qu’ils ont votés.

Voilà donc ce que fait la politique, voilà comment elle oriente ses décisions qui nous concernent nos enfants et nous. Vos lettres de dénonciation des actes dont vous êtes victime reçoivent des réponses polies, mais les hommes de l’État ne vous rencontrent pas comme ils les rencontrent eux ! Oui, faute d’être organisés, vous êtes entendus mais pas écoutés, car nous ne représentons aucun pouvoir.

Enfants enlevés et vendus, le scandale éclate

Le dialogue par les couleurs, une technique d’emprise

Dès 2013 nous informions nos lecteurs de la dangerosité d’une technique dite « dialogue par les couleurs ». 

Nous la présentions ainsi : « Le dialogue par les couleurs permet d’inculquer au patient des connaissances, des impressions, des souvenirs dont il n’a pas conscience et cela aussi solidement que par un apprentissage. Il s’agit donc là d’une véritable révolution dans la manipulation humaine puisque ce processus peut grâce au dialogue par les couleurs être déclenché par une autre personne et non par le patient lui-même.

Les adultes mais aussi et surtout les enfants sont particulièrement menacés dans leur intégrité par une telle « thérapie », il en existe d’ailleurs des victimes d’ores et déjà. »

Nous mettions en cause une structure sectaire dite « Réseau Huber » particulièrement développée en Suisse. Nous suivions une affaire dans laquelle une jeune fille a été enlevée à une famille aimante et évolue désormais dans un asile psychiatrique à Zürich toujours sous l’emprise d’une pseudo thérapeute du « dialogue par les couleurs ».

Certains doutaient de l’efficacité de thérapies destinées à implanter des impressions, des émotions voire de faux souvenirs.  Pourtant la MIVILUDES s’était engagée dans cette affaire en témoignant devant un tribunal français qui n’avait pas voulu en tenir compte.

Désormais le doute n’est plus permis.

Les électrochocs à souvenirs

Depuis d’autres affaires de manipulations mentales ont vu le jour.

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Claudio Foti

Un scandale majeur de ce type vient d’éclater en Italie autour d’un trafic d’enfants organisé par les services sociaux de la protection de l’enfance du Val d’Enza en Émilie Romagne (Italie du nord).

 

Le principal protagoniste de cette affaire est Claudio Foti, 68 ans.

Ce personnage haut en couleur qui se déclare psychothérapeute, a fondé en janvier 1989 une association dite Centre d’Études Hansel et Gretel, qu’il dirige encore aujourd’hui.

Il prospère sur une théorie dont l’on peut tirer le pire comme le meilleur, à savoir celle de l’intelligence émotionnelle. Son utilisation permettrait de gérer ses émotions mais aussi celle des autres. Plus précisément cette théorie agirait en influençant et en contrôlant les émotions de ses interlocuteurs.

Vous allez voir d’ailleurs que ses effets sont plutôt convaincants.

Développant l’intelligence émotionnelle dans la résurgence des souvenirs enfuis, Claudio Foti invente la « macchinetta dei recordi », en français la machine à souvenirs. Il s’agit plus précisément d’une machine à créer des impressions par l’envoi de choc électriques sur les « patients » mineurs.  Un tel procédé révélerait le passé traumatique des enfants par électrochocs !

Se mettant au service de la protection de l’enfance, le Centre d’Études Hansel et Gretel obtient des résultats étonnants  révélant en 1997 un réseau pédophile conduisant au placement de 16 enfants. Pablo Trincia, journaliste sort de cette affaire un livre et un documentaire choc « Veleno » : il met en cause des manipulations mentales exercées sur les enfants et un réseau inventé de A à Z. 

Foti cherche à faire interdire le reportage, pourtant en 2017 lors d’un séminaire de formation pour les sociaux intitulé « activation cognitive et émotionnelle des enfants », il utilise devant son public sa fameuse machine sur Isabella, une jeune cobaye. L’enfant est alors convaincue d’une agression sexuelle imaginaire qu’elle n’a donc en réalité jamais subie. 

L’influent centre de recherche Hansel et Gretel

La bonne gestion « émotionnelle » de ses relations permet à Foti de créer en 2015 un master à l’université de Naples. 

Parmi les enseignants de ce master : Francesco Monopoli, travailleur social au Val .d’Enza. Monopoli est aussi directeur adjoint de l’association « Breaking the silent » dont le directeur est … Claudio Foti. 

Monopoli cumule les rémunérations tant et si bien que l’on commence à parler de conflits d’intérêts. D’autant que le Centre d’Étude Hansel et Gretel, bien que piémontais, va obtenir d’immenses avantages de la communauté du Val d’Enza et du maire de Bibbiano, Andrea Carletti.    

Oui en septembre 2016, sans passer par un marché public et sans vérifier la capacité de psychothérapeute des salariés du Centre Hansel et Gretel, l’association devient supplétive des services de protection de l’enfance.

À y regarder de plus près, on ne comprend pas bien la subite passion du maire et de la responsable des services sociaux du Val d’Enza. En effet, il s’avère que les psys du Centre Hansel et Gretel ne possèdent pas de diplôme en relation avec leur activité, de plus leurs prestations sont facturées au double du prix moyen des autres intervenants soit à 135 euros de l’heure.  

Comme cul  et chemise

carlettiComme expliquer alors l’aveuglement des autorités locales pour le promoteur de la machine des souvenirs ?

D’abord par des connivences politiques : Andrea Carletti, le maire, est élu du parti démocrate, nouvelle appellation de l’ex parti communiste italien (deux autres anciens maires du même parti sont mis en cause) ; Federica Anghinolfi, la responsable des services sociaux du Val d’Enza, ne cache pas non plus une sensibilité très à gauche et son engagement pour la cause LGBT ; voila qui convient tout à fait à Claudio Foti.

Mais les amitiés sont aussi rémunératrices puisque le maire tout en connaissant parfaitement les pratiques du Centre Hansel et Gretel, participait à des conférences publiques payantes organisées par Foti et dont les recettes sont estimées à 200 000 euros. L’ascenseur est renvoyé sous forme de subventions réclamées et obtenues et de locaux mis gratuitement à disposition par la mairie.

Anges et démons

Comme dans d’autres situations déjà vues, les réseaux d’amitiés et plus, inquiètent.

Il faut dire aussi que tout un tas de personnes gravitent dans des structures proches liées par des nœuds de contrats. Claudio Foti travaille dans son centre avec son ex-femme et sa nouvelle épouse, Nadia Bolognoni, 49 ans, psychothérapeute autoproclamée et professeure associée à l’université de Milan, mais il  est aussi en relation avec des travailleurs sociaux, des juristes, l’hôpital Reggio et des décideurs.

En 2018, les carabiniers saisis d’inquiétudes exprimées sur des placements abusifs, lancent l’opération « Anges et démons ».

Il faut dire Foti avait largement attiré l’attention en démontrant les capacités de sa machine à créer des souvenirs, sa forfanterie devait le perdre.

Après une fouille, de nombreuses lettres des parents et des cadeaux ont été retrouvés, ils avaient été détournés pour ne jamais être remis aux enfants. Ce sont aussi des documents qui sont retrouvés au Centre d’Études Hansel et Gretel, ils semblent être falsifiés et avoir servi à procéder à des signalements aux autorités judiciaires puis à justifier des placements d’enfants. Quant aux dessins d’enfants devant appuyer les révélations de viols incestueux, leur caractère fortement sexualisé résulterait d’ajouts dessinés par les « professionnels » du Centre afin de soutenir les accusations. 

D’accord, mais les sociaux du Val d’Enzo, sont tout aussi responsables. Les auditions mettent surtout en cause Federica Anghinolfi, leur responsable et Francesco Monopoli, leur collègue. Les employés expliquent avoir été contraintes de rédiger et de signer des faux accablant des parents innocents. Un peu facile.

Le multicarte Francesco Monopoli est davantage inquiété et pour cause. Il obtenait des aveux par l’utilisation des électrochocs sur les enfants, mais aussi en théâtralisant de faux souvenirs. Pour ce faire, il aurait travesti des personnes en monstres afin de leur faire jouer le rôle des parents. Enfin il a fait tenir des propos à des enfants dont la réalité se révélait impossible suite à l’enquête des carabiniers.

Ils ont enlevé et vendu nos enfants !

Après un an d’enquête les mises en cause tombent ce 28 juin 2019.

Elles sont de deux natures.

D’abord une accusation de fraudes réalisées pour l’obtention et le détournement de fonds publics.

Ensuite et c’est pire : des accusations d’enlèvements et de ventes d’enfants.

foti
Mais vous les communistes du parti démocrate vous mangez encore les bébés ? Plus maintenant, maintenant on les vole à leurs parents pour les vendre.

Enlèvements d’enfants car il apparaîtrait que des preuves de culpabilité grave ont été créées de toute pièce ; que ces preuves ont été obtenues par des maltraitances et des violences sur enfants ; que ces faux aveux ont donné lieu à des faux actes publics ; que des fraudes procédurales ont été opérées afin de tromper les juges.

 

Ventes d’enfants par tentatives d’extorsion et extorsion se montant à des centaines de milliers d’euros versés par des familles adoptantes, mais nécessairement complices des enlèvements.  Il ressort de  l’enquête que des administratifs organisaient les paiements de la structure publique vers l’association ainsi que de l’Union du Val d’Enza vers les parents adoptants et de ces derniers vers l’association Hansel et Gretel.

Les victimes sont des mineurs qui souffrent de traumatismes graves pouvant se manifester pour certains adolescents par une fuite dans la toxicomanie et des actes d’automutilation.

Comment réaliser que les parents que l’on a pris pour des monstres n’en ont jamais été, que ceux qui se présentaient comme protecteurs étaient des bourreaux ?

Comment renouer le lien avec des parents qui ont été condamnés et emprisonnés sur des preuves falsifiées ?

Le préjudice est énorme.

Énorme car certains de ces enfants, enlevés à des familles aimantes accusées de les avoir sexuellement abusé, auraient été réellement victimes d’atteintes sexuelles par les familles les ayant achetés.  Raison probable pour laquelle deux familles d’Émilie Romagne appartenant au milieu artistique ont interdiction de communiquer avec l’enfant qui leur avait été confié.

Le rôle des médias dans l’affaire

En Italie, le journal centriste Corriere della Serra parle de l’arrestation d’un réseau qui enlevait enfants à des parents pour les remettre à d’autres parents contre rémunérations.

Le journal local Reggio Sera a pris le parti de balancer tous les noms en précisant que 27 personnes sont inquiétées, que le chiffre 18 correspond seulement à celles qui ont déjà fait l’objet de mesures contraignantes.

Mais la gauche italienne, prise à partie par les commentateurs sur les réseaux sociaux, évite de parler de l’affaire des vols d’enfants. À l’image de Federica Anfhinolfi, dont la page facebook est toujours visible : elle opère une diversion en  glorifiant Carola Rackete, la passeuse de clandestins.

En France, il faut réaliser que la « théorie du complot » autour des services sociaux du Val d’Enza s’avère être la plus crédible.

Pourtant rien ne filtre en français, mais les médias de chez nous ne peuvent pour autant se taire à condition de s’exprimer en anglais.

Ainsi la chaîne d’État France 24 nous délivre une information  de l’agence d’État AFP (Agence France Presse) relativement à un coup de filet dans le milieu des travailleurs sociaux italiens. Le contenu de l’article est incroyable au pays où les placements abusifs n’existe officiellement pas et où « tout enfant placé est un enfant sauvé » :  il est dit que pas moins de 18 individus ont été arrêtés dont le maire de Bibbiano, des médecins, des psychothérapeutes employés par une association de travail social de Moncalieri et des travailleurs sociaux qui sont soupçonnés d’avoir pratiqué des lavages de cerveaux sur des enfants vulnérables afin de leur faire croire que leurs parents étaient maltraitants Cette manipulation a permis de vendre ces enfants à des familles d’accueil. Informations confirmées à l’AFP par la police de Bibbiano.

EXIGEONS UNE COMMISSION D’ENQUÊTE SUR LES SALOPERIES COMMISES

Le Barnevernet continue ses conneries

Un legs monstrueux de la sociale-démocratie nordique

stolen childhoodLe Barnevernet ne nous est pas inconnu, nous en parlions déjà dans un précédent article.

Notre confrère de Réinformation TV évoque aussi un cas de demande d’asile pour fuir les exactions du Barnevernet.

Le Barnevernet c’est donc l’ASE Norvégienne, une horreur léguée par la sociale-démocratie et dont les politiques français se sont inspirés dans leurs assauts antifamilialistes. La liste des exactions et les modes opératoires de cette administration a d’ailleurs donné l’occasion de la rédaction d’un excellent ouvrage « Stolen childhood ».

Une famille américaine visée  

Cette fois-ci c’est à une famille américaine que le Barnevernet a décidé de s’en prendre.
Mais lisez plutôt.

Une américaine, Natalya, épouse Zygys, un européen du nord de nationalité lituanienne. Le couple, installé à Atlanta aux USA donne naissance à trois enfants américains, Elisabeth, Nikita et Brigita, âgés respectivement de 7, 9 et à 11 ans.

Mais Zygys ne trouve pas de travail, en conséquence, en juillet il recherche un emploi en Europe du Nord et est rejoint par sa famille le 1er septembre 2018.  Ils s’installent alors à Notodden en Norvège. Tout le monde va bien, les enfants bénéficient d’une parfaite éducation et sont en bonne santé.

Une affaire de téléphone portable

Une parfaite éducation suppose d’imposer des limite, ainsi Brigita, la fille aînée du couple se voit offrir un téléphone portable pour son onzième anniversaire. Mais le week-end du 18-19 mai 2019 qui suit, elle se le fait confisquer par sa mère qui propose de le lui rendre quand son comportement irrespectueux s’améliorera.
Le week-end se passe et le lundi 20 mai 2019, la jeune adolescente parle de la confiscation de son téléphone portable dans son école.

Dans la nuit qui suit la police mène un raid nocturne au foyer de la famille lituano-américaine. Les enfants sont réveillés en sursaut, et toute la famille est trainée au poste  pour être placée en garde à vue sur 24 heures. Chacun de ses membres subit un interrogatoire séparé de 3 heures. Les enfants sont ensuite envoyés dans un foyer de mineurs situé à une heure de route de la ville.

On enlève d’abord, on justifie après

Les parents n’obtiennent aucun droit de visite et n’ont pas même le droit d’envoyer des cadeaux pour l’anniversaire d’Elisabeth qui vient d’avoir 7 ans.

Une enquête est alors menée afin de justifier a posteriori le rapt des trois enfants.

Là le Barnevernet envisage des pistes de justification : le retrait du portable comme maltraitance, ou peut-être des règles de vie inappropriées ce qui élargit la motivation du crime commis par ses agents tout en autorisant n’importe quel constat à interpréter comme une règle inappropriée.

Trois semaines sont donc dédiées à l’enquête à charge par les sociaux et pendant ces trois semaines, donc jusqu’au 11 juin 2019, les parents encourent deux ans de prison s’ils évoquent auprès de tiers ce que l’Éon fait subir à leur famille !

Une audience sans contradictoire

L’enquête sociale est finalement terminée début juin et une audience devant la juridiction des familles a lieu le 6 juin 2019. Lors de cette audience, les lettres de protestation des enfants ne sont pas lues, les courriers adressés aux parents ne sont pas transmis. Elisabeth, Nikita et Brigita sont, comme on pouvait s’y attendre dans de telles conditions, maintenus dans un foyer avec droit de visite médiatisé d’une heure par semaine.

Alors que 5 jours après Natalya et Zygys s’attendaient à rencontrer  leurs enfants, le Barnevernet et la police leur annoncent qu’ils ne les verront pas avant d’être interrogés séparément. Cette tactique de déstabilisation psychologique vise à recueillir des éléments justifiant l’injustifiable.

Mais une telle affaire pourrait-elle aussi survenir en France ?

Jusqu’à présent une telle situation peut motiver une information préoccupante puisque la fille aînée, qui s’en est rapidement mordu les doigts, s’est plainte de ce que ses parents lui aient confisqué son portable. Mais une telle information préoccupante ne devrait pas avoir de suite. Quoique …river sa fille d’un portable que l’on vient de lui acheter pour son anniversaire peut relever d’une violence psychologique.

Pour soutenir cette famille, signez la pétition : http://www.citizengo.org/en-eu/sc/171781-sign-american-children-kidnapped-norways-barnevernet

Avortement forcé ou placement ?

Une mère contrainte à avorter

Il y a longtemps que les pouvoirs publics ont dépassé la limite de l’acceptable dans l’ingérence au sein des familles, raison pour laquelle aucun autre terme n’est plus propre à qualifier leurs services que celui de sévices sociaux.

Aujourd’hui les pouvoirs publics ont la faculté de décider d’un avortement sur un fœtus de 22 semaines !

La vie de la mère est-elle en danger, non ?

Mais il paraît que le fœtus pourrait l’être s’il venait à naître, non !

Tout cela du fait d’une déficience cognitive de la mère qui aurait l’âge mental d’une enfant. À quand le test de QI obligatoire pour le droit de se reproduire ?

La mesure eugéniste en question résulte d’un jugement d’une magistrate britannique dont la conception de l’avortement en tant que droit de la femme est quelque peu discutable puisque la maman d’une vingtaine d’années voulait donner naissance à son bébé. Mais il devait s’agir là aussi d’une sorte de confirmation d’une jurisprudence française dite jurisprudence Perruche qui n’est plus d’actualité et à travers laquelle il pouvait exister un préjudice à être né.

Les handicapées doivent-elles être avortées d’office ?

Le motif de cette décision de justice rendue le 21 juin 2019 est donc aberrant et né de conception d’un esprit malade.

La juge s’est en effet expliquée de sa décision en arguant qu’elle entendait agir ainsi dans l’intérêt de la mère et contre sa volonté ! La mère n’était, selon elle, pas capable de décider pour elle-même, reléguée au stade de ces pauvres gamines avortées d’office dans le cadre de placements en foyer.

Si la notion de « permis d’enfanter » est tout à fait scandaleuse, le caractère dément de cette décision de justice va encore plus loin puisque la mère de la maman à venir proposait d’élever l’enfant. Une sorte de « tiers digne de confiance » avant naissance, mais rien n’y fit, et là l’explication de la juge Nathalie Lieven, 54 ans, est énorme.

Elle a prétendu en substance que le retrait d’un bébé à sa mère est un tel traumatisme (ce sur quoi nous ne saurions nous opposer) qu’il valait mieux que l’enfant ne naisse jamais ! Ne pas naître vaudrait donc mieux que d’être placé dans un foyer. La juge n’avait cependant fait là que suivre l’avis formulé par des médecins de la NHS (sécurité sociale britannique).

Ne la laissons pas jouer à la poupée

La grand-mère, qui ne le serait donc pas, a clamé son opposition à cet avortement au nom de sa foi Catholique, la travailleuse sociale a, fait rarissime, pris le parti de cette famille en s’opposant à l’avortement forcé.

La juge Lieven a alors répondu que cette mère voulait son enfant comme une fillette veut sa poupée !!!

Précisons au passage que le juge Lieven était avocate en 2011 pour le planning familial britannique (BPAS) et qu’elle s’en était prise publiquement aux positions pro-life de l’Irlande du Nord. Avec de telles positions publiquement assumées, cette magistrate n’était donc pas capable de juger avec impartialité d’une telle affaire.

La sécurité sociale britannique propose l’avortement contraint

Voila donc pour l’intérêt supérieur de l’enfant à ne jamais naître et pour l’intérêt de la mère que la juge et la sécurité sociale prétendaient ainsi protéger, contre son gré et contre celui de la grand-mère.

Le témoignage d’un survivant

Bien sûr certains se diront qu’après tout quelle vie est pire que celle d’être placée dans un foyer ?

Mais à ceux-là nous voulons faire entendre la voix d’Harold Braswell, un Anglais qui a pu naître et grandir dans sa famille. La mère d’Harold était sourde et n’a pas pu acquérir le langage en suite d’un syndrome de privation de parole et de dommages cérébraux. Les sociaux privèrent Harold de sa mère à sa naissance, mais ne le mirent pas à l’adoption, ils en confirent la garde à sa grand-mère maternelle. Sa mère vivait alors en institution pour la prise en charge de son handicap.

Harold la voyant tous les mois et même si à certaines périodes de sa vie il avait du mal à accepter le handicap de sa mère, jamais le lien filial ne fut rompu. Il recevait des cadeaux, des cartes pour les évènements de sa vie. Ma mère ne m’a pas élevé, mais je l’aime dit-il. Parvenu à l’âge adulte Harold s’est investi dans cette relation, c’était lui désormais qui allait voir sa mère dans son institution et qui lui faisait des cadeaux. Comme il le dit maintenant, il avait deux mères.

Aujourd’hui Harold enseigne à l’université Saint Louis, quand il a appris la décision de la juge Lieven, il a été horrifié. Cet enfant a naître cela aurait pu être lui. Il cherche aussi à connaître l’identité de cette mère condamnée à l’avortement et établit un parallèle avec sa propre mère. Il réclame pour elle, son enfant à venir et pour la grand-mère de cette enfant le droit de vivre comme il a vécu.

Harold est choqué par les déclarations de cette magistrate qui affirme que l’enfant à naître serait comme une poupée pour cette mère handicapée. Il considère que ce propos relève de l’ignorance, de la condescendance face au handicap : « Ma mère ne connaissait pas toutes les implications de la parentalité, mais quel parent les connait ? Elle voulait un enfant des années avant que je naisse. Elle faisait la différence entre un bébé et une poupée. C’est pareil pour cette femme et son choix doit être accepté. Si ma mère ne m’a pas élevé, elle s’est investit pour moi afin que je bénéficie d’un foyer aimant. Elle m’a enseigné la beauté d’être différent, la valeur du non-conformisme, les dangers de ces « gens bien intentionnés » face aux plus vulnérables et le pouvoir et la pureté de l’amour filial. Si ma mère handicapée n’avait pas fait partie de ma vie, je serais aujourd’hui moins créatif, moins gentil, moins intelligent. Je lui ai permis de vivre son rêve, un rêve que peu de gens pensent réalisable et que certains aujourd’hui voudraient lui refuser.

Avec la juge Lieven, Harold n’aurait jamais vu le jour.

Nous ne devons pas laisser tomber Harold, nous devons bloquer cette décision de justice immonde. Une pétition est organisée pour contrer cette magistrate en s’adressant au ministre de la santé britannique, nous devons tous la signer : http://www.citizengo.org/en-eu/lf/171598-british-judge-orders-mother-have-abortion-against-her-will

 

Dénouement positif : La grand-mère a saisi la cour d’appel en référé.

La cour d’appel vient ce 24 juin 2019 d’ordonner aux médecins de ne pas avorter une femme handicapée contre son gré. 

Selon Right to Life UK il est fortement possible que d’autres cas d’avortements forcés aient été décidés en Grande Bretagne.