Consulter le dossier en assistance éducative

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Une étude pratique intéressante

Fabien Deshayes, pour  Sociologies, le journal de l’association internationale des sociologues francophones, a consacré un très intéressant article à la consultation du dossier en assistance éducative, sous le titre  » lire son dossier au tribunal des enfants : entre accusation, traduction et trouble dans la place « .

Certes l’article date de 2013 mais reste tout à fait actuel.

L’interaction entre la famille consultante et la personne chargée d’assurer l’accès au dossier (déléguée au greffe central), est examinée, étant posée que l’employée du tribunal agirait en tant que propriétaire d’un dossier dont elle consentirait à laisser un simple accès aux parents par sa surveillance.

L’auteur de l’article a pu observer en région parisienne pas moins de 105 accès de parents à des dossiers bien souvent épais et dont il détaille les contenus. S’y trouvent des échanges de courriers des parents avec les sociaux, une note du juge des enfants, des comptes-rendus de visites à domicile avec des observations sur les comportements, attitudes, faits constatés, des rapports suites à des entretiens avec des psychologues, etc…

Il y a rencontré une assistante sociale retraitée assurant la surveillance en consultation de dossier un jour par semaine. Car, si l’accès à ce dossier est un droit qui participe à la portion congrue du contradictoire, les créneaux ouverts sont étroits et se limitent le plus souvent à une demi-heure, voire 40 minutes un jour dans la semaine. Rappelons que nous réclamons au CEDIF la communicabilité intégrale des rapports socio-éducatifs aux familles.

Les consultants ont donc préalablement pris rendez-vous au greffe et indiqué leur qualité : père, mère, les deux parents, les accompagnateurs sont le plus souvent refusés même s’ils peuvent être capables de mieux comprendre et de synthétiser un dossier qui arrive encore souvent incomplet jusqu’à la veille de l’audience.

Il est constaté que l’assistance sociale oriente souvent la lecture sur certaines pièces puisqu’il n’est pas possible de tout lire en si peu de temps. Son attitude varie d’ailleurs en fonction des parents dont certains peuvent être présentés comme « opposants », voire « psychotiques », « pathologiques », vis-à-vis de ceux-ci elle se montrera peu ouverte.

L’auteur relève alors des attitudes qui vont de la lecture silencieuse à la révolte face à la découverte du contenu du dossier. Puis il décrit des scènes de consultation.

Le choc de la consultation

La première consultation concerne un couple d’une cinquantaine d’années, la sociale leur remet la pièce qu’elle juge la plus importante à savoir le rapport des travailleurs sociaux, elle les aiguille donc vers l’essentiel, puis elle leur communique le reste du dossier dont le plus important est la synthèse conclusive de chaque document.  

Les parents sont stressés, cherchent déjà à justifier leur situation exposant une vulnérabilité. Ils apprennent qu’il leur est reproché un défaut de soin sur leur fille de 16 ans déscolarisée. La sociale impose une présence pesante lors de la lecture de cette pièce fondamentale, elle se tient à un mètre d’eux le regard posé sur le document. Les parents sont gênés et ont du mal à communiquer entre eux.

Ils demandent un conseil juridique à la sociale qui leur précise qu’il est trop tard pour prendre un avocat. Non, il n’est jamais trop tard.

Ils cherchent à nouveau à se justifier quêtant l’empathie de la sociale qui les renvoie à la nécessaire acceptation d’une mesure éducative forcément bénéfique. Les parents repartent rassurés par l’échange avec la sociale et en pensant que finalement peu de choses leur sont vraiment reprochées. En réalité ils n’ont pu que survoler l’ensemble du dossier alors que plusieurs heures auraient été nécessaires pour une lecture complète et une compréhension acceptable. La présence de la sociale a gêné la communication entre les parents consultants et la volonté de rassurer les désarme pour la suite.

La deuxième consultation introduit un jeune couple qui s’est disputé à la maternité à l’occasion de la naissance de leur enfant. L’hôpital avait alors saisi les sociaux d’une information préoccupante devenue signalement. La mère découvre le rapport de la sociale et réagit avec vivacité en précisant qu’elle « déteste les assistantes sociales », les traitant de noms d’oiseaux. La sociale, déléguée du greffe, ne peut s’empêcher de réagir en précisant qu’il ne faudra pas parler comme cela en audience. L’hostilité réciproque apparaît alors que le père lui demande si elle est assistante sociale. La consultation n’est pas constructive mais traumatique, les parents en restent à l’impression, au choc des mises en cause, ils n’ont pas la ressource d’utiliser le dossier pour leur défense.

La troisième consultation apparaît plus tendue encore, la sociale à cette fois affaire à une mère à qui « on la fait pas ». Cette mère n’est pas novice dans la procédure d’assistance éducative puisque son fils en placé depuis longtemps en foyer, elle ne s’en remet pas à la sociale, ne se confie pas imprudemment, sait lire un dossier en allant directement à l’essentiel tout en synthétisant avec une prise de notes. Comme le précise l’auteur de l’article « la déléguée ne l’apprécie guère et a décidé de faire la sourde, en détournant ostensiblement le regard pendant toute la consultation, répondant aux questions d’un bref « Je ne sais pas » ». Attitude peu professionnelle mais plus favorable au consultant que la garde-chiourme plantée à un mètre du rapport quand les parents le lisent (voir première consultation). La consultante relève à haute voix ce qu’elle considère comme des faux, des erreurs factuelles,  des atteintes à son autorité parentale qu’elle pourra mettre en cause. La sociale ronge son frein.

Attitudes à corriger

L’auteur de l’article constate, avec ces consultations représentatives, que les consultants sont le plus souvent effarés.

Rien n’est épargné, toute parole est reprise, disséquée, interprétée. Nous ne cessons de préciser qu’il ne faut pas se confier et pourtant, en état de choc, les parents ne peuvent s’empêcher de rechercher l’empathie, ils pourront alors se sentir trahis à la lecture du rapport social. Bien souvent cette «trahison » ne vient pas de la référente mais de la PMI, de la maternité, de l’école avec lesquels la confiance avait été plus facilement établie. Les parents de la deuxième consultation constatent que leur dispute, leurs mots trop facilement lâchés sont reproduits et interprétés. D’ailleurs toute critique émise est reprise et participe à l’exacerbation des conflits entre des parents qui ont pu se confier sur leurs difficultés relationnelles.

Il apparaît aussi que la présence de la déléguée du greffe incite les consultants à se justifier, à réagir à haute voix à une expression relevée, à théâtraliser, à demander des conseils, à être gêné par sa présence ou à se croire en audience en commençant sa plaidoirie. Tout cela est une perte de temps et une vulnérabilité exposée, les parents ont intérêt à se débarrasser de tout affect avant la consultation. Tout terme incompris relevant du jargon de sociaux doit être noté dans le contexte du passage et relu, interprété chez soi plutôt que donner lieu à une perte de temps auprès de la déléguée.

Enfin, face aux trop fréquentes pertes de temps en consultation et face à la possibilité d’insertion de nouveaux documents dans le dossier avant l’audience, il faudra réclamer un nouveau rendez-vous au greffe pour terminer la consultation.

On ne pourra vous le refuser.

Délégation aux droits des enfants

Parler de l’enfance maltraitée

Sur une photo représentant la famille sous le heurtoir du marteau du juge, l’Associations des Parents de l’Enseignement Libre (APEL), dans son numéro de novembre-décembre 2022, évoque la création, en septembre 2022 d’une délégation aux droits des enfants à l’Assemblée nationale.

Une photo bien choisie quand on sait ce que l’institution socio-judiciaire fait aux familles.

Que devrait dire le CEDIF, association de référence de la défense de la famille au sujet de cette nouvelle délégation aux droits des enfants ?

D’abord qu’il n’existe à ce jour aucune institution étatique dite de « protection de l’enfance » qui n’ait ignoré ou insulté le CEDIF. Il semblerait que nous gênons ces gens là.

Quant à la Convention Internationale des droits de l’enfant (CIDE) de l’ONU, elle souffre d’une nette tendance à ne pas comprendre la nécessaire tutelle des parents née de la protection de leurs enfants mineurs, en ce sens cette convention arme l’intervention des sociaux dans le cadre familial.

Bref, l’article en question semble bien lisse, à l’image d’une presse qui répand en matière de « protection de l’enfance », comme dans d’autres domaines la doxa étatique dont celles des sociaux.

Mais prenons acte des éléments retenus pour vanter la création de cette délégation :

  • 73 000 cas de maltraitances par an, donc l’action de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) se fonde sur la maltraitance ;
  • 1 enfant tué par sa famille tous les 5 jours ;
  • une mauvaise coordination des acteurs du social pour l’application de la CIDE ;
  • des actions à mener sur la maltraitance, le harcèlement, l’aide sociale à l’enfance, l’exposition à la pornographie.

Comme l’APEL ne répète que ce qui lui a été communiqué revenons sur chacun de ces points.

Des affirmations douteuses

L’ASE lutte contre la maltraitance

Faux, l’ASE intervient sur des « situations préoccupantes » qui lui ont été remontées. Une situation préoccupante peut certes se déduire d’une maltraitance, mais ce n’est pas le cas le plus fréquent. La plupart des situations préoccupantes découlent désormais des séparations parentales. Oui, l’affrontement des parents est devenu le principal moteur de l’activité des sociaux. Quant à la maltraitance, elle est principalement institutionnelle surtout quand un placement sur deux ne se justifie pas et que le quotidien d’un placement est, pour l’enfant qui le subit, une expérience traumatisante dont il gardera les séquelles.

La famille est porteuse d’infanticide

Chaque cas d’enfant tué dans son milieu familial est un cas particulier, voir l’affaire de la petite Vanille (https://comitecedif.wordpress.com/2020/02/12/vanille/) dans lequel le contexte doit être rappelé afin de révéler des responsabilités diverses : laxisme judiciaire, parasitisme et assistanat, mauvaise appréciation de l’ASE souvent déjà saisie… Alors que la présentation donnée à l’APEL est antifamilialiste dans le sens où elle considère la famille comme une instance d’oppression potentiellement criminelle. Donc Faux encore.

Il existe une mauvaise coordination des acteurs du social

Vrai, mais il s’agit là d’une logique étatique qui veut que l’on créé et recréé des commissions mais que l’on n’en supprime jamais. Supprimer une commission, un comité c’est faire disparaître des postes, des budgets sur lesquels émargent des personnes imbues de leur illusoire importance. On compte donc une myriade d’institutions à sociaux.

La principale d’entre elle devait passer sous le joug du lobby antifamilialiste qui a imposé la création du Conseil National de la Protection de l’Enfance (CNPE) et d’un secrétariat d’État à la Famille. Déstabilisé par un activisme de gauche dont une gauche extrême, le gouvernement a procédé à la dissolution du CNPE mais en réaffectant ses membres pour partie au sein du Groupement d’intérêt public de l’enfance en danger (GIPED) et pour l’autre dans la nouvelle Agence française de l’adoption (AFA).

Cette dénonciation d’une mauvaise coordination des acteurs du social est donc fondée, mais elle est avancée pour une question politique. Perrine Goulet, presque aussi antifamilialiste que Michèle Créoff et Laurence Rossignol, n’appartient pas aux mêmes tendances, elle sera donc la première à dénoncer la multiplication des institutions et obtient la présidence de la nouvelle délégation aux droits des enfants.

Des actions sont à mener au-delà du champ habituel des sociaux

Vrai, mais pourquoi ne pas changer une équipe qui perd pour au contraire vouloir étendre ses prérogatives ?

Ainsi la question de la maltraitance suppose que l’on fasse sortir le geste éducatif de la maltraitance, et donc que l’on abroge la ridicule loi sur les violences éducatives ordinaires. Ceci fait, il conviendra d’étendre la réponse pénale la plus sévère aux véritables maltraitances subies par les enfants, y compris dans le cas de violences entre enfants, d’atteintes sexuelles, de harcèlement. Revenons-en aux fondamentaux, l’éducatif c’est la famille, la sanction c’est  l’institution pénale : la justice n’a pas vocation à rééduquer le délinquant juvénile ou le parent abuseur, elle doit le punir ; elle n’a pas à punir l’éducateur parental mais à respecter ses prérogatives.

L’exposition à la pornographie relève de l’incitation de mineurs à la débauche, là encore ce n’est pas un champ social mais pénal pour lequel il conviendra de poursuite les promoteurs de projets d’ouverture des jeunes scolarisés à toutes les formes de sexualité sous la pression de lobbies du planning familial et LGBT++++

La bonne personne au bon endroit ?

Ceci précisé, peut-on faire confiance à Perrine Goulet à la tête de cette délégation aux droits de l’enfant ?

Voyons d’abord la composition politique : 3 Modems dont sa présidente ; 14 Macronistes (si on ajoute les 3 Modems : 17) ; 9 Nupes ; 4 Républicains ; 6 Rassemblement National mais ni aux vice-présidences, ni aux secrétariats.

L’activité de cette délégation a consisté jusqu’à présent à auditionner des personnalités.

Pas de procès d’intention pour l’heure puisque la délégation travaille surtout à parfaire son information sur les dispositifs, mais un paquet de réserves sur l’activité de Perrine Goulet.

Elle n’est en effet pas novice dans la problématique de la protection de l’enfance.

Ancienne enfant placée, elle a présidé une mission d’information sur l’aide sociale à l’enfance à compter du 5 mars 2019. Ses conclusions pour la conférence des présidents de l’Assemblée nationale sont révélatrices.

D’une certaine façon on peut dire que sa synthèse a eu la peau du CNPE sous prétexte de réunir les organismes impliqués dans la protection de l’enfance. C’est un point positif, mais l’un des seuls par sa volonté de multiplier au niveau des départements des instances de la protection de l’enfance dans lesquelles siégeraient des associations d’anciens enfants placés, associés qui sont en réalité des faux nez des sociaux et des lobbies de l’adoption.

De la même façon la proposition d’une omniprésence de référents « protection de l’enfance » dans les cabinets médicaux, les hôpitaux introduit plus largement la présomption de maltraitance parentale, idem pour la prise en charge médicale hors de la Sécurité sociale des parents, ce qui constitue également un outil d’atteinte à l’autorité parentale en matière de santé.

Plus largement, Perrine Goulet a préconisé que les actes « usuels » d’éducation des enfants puissent être organisés par les sociaux sans que les parents n’aient à les autoriser, ce qui relève encore et toujours de l’atteinte à l’autorité parentale. Décidément.

Enfin, elle a voulu surtout favoriser l’adoption des enfants placés en facilitant la déclaration de délaissement d’enfants et en introduisant la notion d’incapacité parentale.

Pourquoi cette obsession de l’adoption ?

Comprendre cette volonté de porter atteinte l’autorité parentale des enfants placés jusqu’à en arriver à déclarer des parents incapables et à faire adopter leurs enfants n’est pas simple. Il ne s’agit pas là d’une posture, certainement d’une conviction née d’une expérience intime.

Une expérience supposant une image très dégradée de la famille qui rejoint les conceptions portées par la CNPE de Créoff.

Dans une interview dans la Gazette des Communes du 29 novembre 2019 (https://www.lagazettedescommunes.com/650316/perrine-goulet-une-enfant-de-laide-sociale-a-lassemblee/), Perrine Goulet se livre au sujet de son enfance. Suite au décès de sa mère, elle est placée en foyer de l’âge de 9 ans à sa majorité. Elle y raconte un lieu de non-droit : « Si tu ne veux pas être toi-même un souffre-douleur, tu deviens quasiment un bourreau », puis « je n’ai jamais frappé, mais faire faire les corvées aux autres, ça oui ». Autrement dit Perrine Goulet avait déjà une vocation politique.

Mais si elle ne veut plus d’un monde partagé entre bourreaux et souffre-douleurs, elle doit souhaiter une famille pour tous ces gosses, mais laquelle ? La famille naturelle ?  Que dit-elle au sujet de la famille naturelle ? « J’ai reproduit ce qu’on m’avait fait subir. On se rend compte du mal qu’on a fait » dit-elle quand elle est interrogé sur l’éducation de ses enfants. Elle en fera une thérapie, voilà pour l’image de la famille naturelle et l’autocritique sur sa capacité parentale abimée par son placement. De quoi s’interroger sur la capacité parentale des parents, surtout lorsqu’ils ont subi les sociaux. Puis elle parle de son engagement tardif en politique : au contact d’associations dont une association d’adoptants.

Les choses sont plus claires comme cela non ? Après tout que sont les enfants placés sinon un vivier de gosses à adopter…

Cette délégation aux droits des enfants peut porter un tel projet, soyons vigilants..

Silence, on torture les gosses

Un sociopathe au service de l’enfance

S’il est une composante de l’autorité parentale dont les sociaux se moquent bien c’est celle relative à la supervision des soins de l’enfant placé.

Les pires aberrations ont été pour partie initiées par le parti démocrate américain dans le sillage de la clique Clinton, particulièrement Hillary, mais des horreurs infligées à l’enfance placée eurent aussi lieu dans la ville de New York  du fait des sociaux municipaux (Administration Child Service) alors que le démocrate Ed Koch en était maire.

Mary Holland, avocate générale, et Vera Sharav, présidente de l’Alliance pour la Protection de la Recherche Humaine, ainsi que Brian Shilhavy, de Medical Kidnap, révèlent des faits qui ne nous étonnent pas et qui sont les suivants : pendant 20 ans et à partir des années 80, des nourrissons et enfants placés à New York ont été utilisés comme cobaye pour des essais de médicaments contre le Sida. Une cause chère au maire homosexuel de la ville.

La personne qui a supervisé l’expérience dirigeait le NIAID (Institut national des allergies et des maladies infectieuses) depuis 1984. À ce titre, cette personne a permis à des firmes pharmaceutiques (Pfizer, Merck, GlaxoSmithKline, Progenics Pharmaceutical)  d’avoir accès à ces gosses ;  cette personne dirige toujours cet institut et ne nous est pas inconnue puisqu’il s’agit du docteur Anthony Fauci, le piqueur en chef de Biden ! Celui là même qui mène la campagne liberticide de « vaccination » Covid aux USA.

De Buchenwald à New York

Évidemment ces expériences sur les gosses ont été menées sans que les familles ne soient informées. Sauf pour des enfants diagnostiqués (faussement ou non) séropositifs, les services sociaux ont alors proposé aux parents des essais thérapeutiques, enfin ils appelaient cela comme ça. Ils ont même proposé aux parents de les payer. Le plus souvent ils refusaient et leur enfant leur était alors enlevé par les autorités. Mais nombre de ces gosses étaient orphelins, issus de foyers monoparentaux dans lesquels la toxicomanie faisait des ravages. Les grands-parents qui en réclamaient la garde n’étaient pour les sociaux que des obstacles dont il convenait de ne pas tenir compte.

Ces expériences, qui ne sont pas des études thérapeutiques, ont eu lieu au foyer catholique Incarnation Children’s Centre (quelle honte !), ainsi qu’auprès de gamins placés en famille d’accueil et d’autres diagnostiqués séropositifs par des tests PCR. Mais ces enfants étaient-ils malades ? Ils l’étaient en tous cas une fois placés.

Ceux qui refusaient de se plier aux protocoles, d’avaler ces médicaments dégoûtants, ces chimiothérapies, subissaient des opérations chirurgicales au Columbia Presbyterian Hospital où on  leur implantant des pompes gastriques.

Pompe gastrique implantée sur un enfant placé

Des vaccins expérimentaux contre le sida leur ont été administrés, des vaccins qui ne seront jamais mis sur le marché et pour cause puisque ces expériences ont pu être fatales, il s’agissait justement d’expérimenter tous les effets secondaires selon les doses. Environ 80 enfants vont mourir de défaillance organiques, cérébrales, de cancers de la moelle, dont on ne sait pas quoi. Ils seront enterrés dans des cercueils communs empilés sous un gazon artificiel au cimetière Gate of Heaven à Hawthorne, d’autres sont incapables de marcher, aveugles, … Le secret est gardé sur le détail des traitements administrés, vraisemblablement pour ménager les laboratoires et autorités publiques de santé, propriétaires de ces expérimentations.

Bien sûr les autorités new-yorkaises prétendaient disposer de garde-fous au nom de la bientraitance des enfants « confiés », un comité d’éthique est constitué pour garantir notamment qu’une procédure draconienne puisse déboucher sur des traitements médicaux adoptés. Mais devenez qui y siégeait ? Les responsables des hôpitaux qui menaient les expériences sur les pauvres gosses.

L’impossible enquête

Rien n’aurait donc dû filtrer. Sauf que Liam Scheff, un journaliste d’investigation, est contacté par Regina Musa, la grand-mère de Gardfield, un enfant placé dont la santé se dégrade dramatiquement du fait d’une « thérapie ». Elle part au secours de son petit-fils et le soigne, il se remet. Mais les sociaux font irruption chez elle avec la police et le lui enlève. Gardfield est confié à une famille d’accueil qui continue l’infâme médication et reçoit 6 000 $ par mois pour 3 autres gosses dans des conditions déplorables.

Sensibilisé, Liam mène son enquête et découvre 532 enfants subissant ce traitement, son investigation est disponible sur Internet (https://iccinvestigation.wordpress.com/) et il balance, mettant en cause des médias qui vantent ces expériences comme le New York Times (la Pravda des démocrates), mais aussi Wikipedia. Il rencontre une ancienne infirmière du foyer Incarnation et son mari ainsi que ses enfants, l’ancienne employée avait pris chez elle deux des enfants placés et leur avait permis une véritable transformation, les deux fillettes s’étaient remises de leurs handicaps. Au bout d’une année les sociaux et les labos récupèrent leurs proies et poursuivent leur ancienne employée inventant un abus sur mineur.

Les alertes de Liam Scheff donnent lieu à un documentaire de la BBC sous le titre « Guinea pig kids » (Les enfants cobayes : https://www.youtube.com/watch?v=is6Dtx8bXSU) en 2004. Le reportage conduit à la saisine de la Chambre des représentants où siègent les députés américains. Une commission nommée « Protection for Foster Children enrolled in Clinical trials » (protection pour les enfants placés sujets à des études cliniques) va mettre en évidence les expériences subies au moins jusqu’en 2001, mais au-delà du constat … Rien, tout continue.

Si l’affaire rebondit actuellement c’est à la suite du «  BeagleGate » révélé par le White Coat Waste Project fuitant que Fauci a utilisé 424 000 $ des fonds des contribuables pour des expériences atroces sur des chiots beagle en Tunisie.  L’agence de sûreté du médicament s’était demandé l’intérêt de telles expériences menées sur des chiots dont les cordes vocales avaient été retirées pour ne pas déranger leurs bourreaux du fait de leurs cris de douleur. Robert Kennedy Jr, président de l’association de défense de la santé des enfants, précise sur son site (https://childrenshealthdefense.org/defender/beaglegate-fauci-experiments-children/) que les expériences de Fauci consistaient à injecter des mouches porteuses de virus sous la peau de chiots et de les laisser se faire piquer à mort ou agoniser 196 jours avant de les euthanasier, d’autres animaux dont des singes ont servi de cobayes dans des conditions tout aussi barbares. Le neveu du président Kennedy précise encore que Fauci a consacré 400 000 $ pour des recherches de l’université de Pittsburgh consistant à greffer des scalps de bébés avortés sur des souris (https://www.dailyveracity.com/2021/05/27/yes-dr-anthony-fauci-funded-research-which-led-to-grafting-fetus-scalps-onto-mice/)

.Robert Kennedy Jr avait alors établi le parallèle avec l’administration de produits expérimentaux sur les enfants. Il révèle d’ailleurs que d’autres foyers dans 7 autres États sont sous la coupe de Fauci et selon lui la plupart des enfants n’étaient même pas séropositifs.

Le point commun avec le BeagleGate est évident : personne n’entend les cris de douleurs des enfants déparentalisés.

Ceux qui ne veulent pas être placés

Si les familles sont souvent confrontées à la situation de devoir mimer l’acceptation pour ne pas être enfoncées dans des rapports socio-éducatifs décidant du placement jusqu’à la majorité de leurs enfants ; les enfants eux, peuvent encore s’exprimer sans craindre trop de représailles…

C’est ainsi qu’ils peuvent dire leur mal-être notamment auprès de leurs enseignants.

Quelle meilleure occasion pour cela que de parler de soi à travers le fameux questionnaire de Proust ? Tout autre support est possible et il est aussi envisageable de rechercher un adulte qui acceptera d’entendre le malaise vécu par l’enfant.

Nous remercions donc des parents qui, au détour du cahier de classe de leur enfant, ont découvert ces mots. Les mots de leur fille qui expriment la réalité des placements abusifs, lisons-les ensemble :

Mon bonheur ce serait donc de rentrer chez moi et quitter ce lieu que je déteste par dessus tout et dans lequel j’ai peur d’être enfermée des années : le foyer. Ceux que je préfère sont de ma famille, mais aussi quelques amis, ceux qui me disent que je suis précieux pour eux. « Précieux pour moi », on ne s’étonnera pas de ne pas entendre une telle parole au foyer.

Ce que l’on peut dire à cette petite fille en reprenant le questionnaire de Proust c’est que son principal trait de caractère est le courage, et l’obstination, car ne jamais laisser tomber est une qualité. Son principal défaut c’est celui que d’autres ont vu en elle et qui l’ont mené là, mais est ce un défaut ? Je n’en suis pas sûr. Je ne sais pas ce qu’elle voudrait être, mais peut-être ce qu’elle ne voudrait pas devenir : une de ces sociales qui ont tous les pouvoirs et qui prétendent faire le bonheur des familles contre leur gré. Quelle terrible métier que celui-là.

Masturbation à la maternelle

En Catalogne aussi la sexualité réelle ou fantasmée des petits et tout-petits intéresse le gouvernement local, en l’espèce la Généralité de Catalogne à travers son programme éducatif affectif et sexuel « CoEduca’t’. Ainsi le guide destiné au cycle des 3-5 ans explique la masturbation avec des images explicites, la pornographie est ensuite abordée à partir de 8 ans et la pratique du sexe oral entre adolescents à 12 ans. L’avortement y est aussi promu pour sa gratuité.

Heureusement l’association des Avocats Chrétiens par la voix de sa présidente, Polonia Castellanos-Ademas, n’entend pas laisser l’État corrompre les petits. L’association a saisi la juridiction administrative pour obtenir l’annulation de ce programme lancé en 2019-2020. Elle avance, à raison, qu’un tel guide viole (le mot prend tous ses sens) les droits constitutionnels tels que la protection de la jeunesse et de l’enfance, les prérogatives éducatives parentales consistant à apporter une éducation conforme aux convictions religieuses et morales.

Le parti Vox a exigé en conséquence le démission du conseiller catalan à l’éducation, Josep Gonzalez-Cambray pour sa responsabilité dans la diffusion de ce guide très explicite qui relève de la corruption de mineurs et d’une fenêtre ouverte vers la pédophilie officielle.

L’implication des Etats dans la promotion de ce genre de saloperie chez les jeunes et très jeunes progresse à vive allure, ceci dans le sillage de la promotion des droits sexuels par l’ONU et le planning familial international.

Les plugs à cucul à l’école

Parler de sexe à des mineurs

Dans nos écoles, dont l’ambition n’est plus tant d’apprendre à « lire, écrire et compter » que de se mobiliser contre toutes les formes de prétendues discriminations et contre le fumeux réchauffement climatique anthropique, on s’inquiète aussi d’informer sur toutes les sexualités. Dans ce cadre des cours d’éducation sexuelle obligatoires sont dispensés, sans discriminations là encore comme nous allons le vérifier.

Ainsi une brochure de 60 pages à écriture inclusive est dédiée à cette discipline à part entière, celle qui consiste à parler sexe avec des mineurs.

Sous le titre « Hey You », elle interpelle un public de 12 à 18 ans sur des questions qu’ils ne se posent pas encore nécessairement. Le bouquin, édité par Santé sexuelle Suisse (SSCH) est distribué dans les écoles avec le soutien des autorités de santé.

LGBTQQQQQQQQQQ

La chose y est écrite dans une langue dite « écriture inclusive », ce choix y est expliqué « Cette écriture a pour but de respecter l’égalité entre les sexes et ne pas appliquer, en français, la règle « du masculin qui l’emporte » lors des accords. Elle permet d’inclure les femmes, les hommes mais également les personnes qui se situent entre ces deux genres ou qui ne situent dans aucun genre ». La brochure critique plus loin une société de stéréotypes sexuels pour défendre le concept d’identité de genre, de cisgenre, de non-binaire ou de transgenre avec des QR codes pour en savoir plus.

Les droits sexuels des enfants

Au détour des pages de cette brochure, nous découvrons que les jeunes ont des droits sexuels consistant notamment « à faire des expériences positives », mais encore « le droit de vivre une sexualité épanouie sans contrainte, sans discrimination … » On peut d’ailleurs apprendre où et comment se masturber, aborder la question du sexe oral avec digue dentaire, des gadgets à utiliser seuls ou accompagnés, envisager la pénétration ou l’encerclement (tiens !) vaginal ou anal. Pour les positions, on en a peut-être découvert sur internet, et en général cela dure moins longtemps que dans les films pornos, ah ils connaissent aussi ?

D’ailleurs les expériences servent à savoir avec qui on s’épanouit le mieux, « pour être sûr », des hommes, des femmes voire plus en passant d’une préférence à l’autre sans exclusive : bisexuel, allosexuel, pansexuel, hétéro, gay et plusieurs personnes en même temps ….

Allons- y allégrement puisqu’à 12 ans on a des droits sexuels. D’ailleurs « il n’y a pas d’âge conseillé ou déconseillé pour les expériences sexuelles », il faut juste se protéger. Pour l’âge du partenaire c’est  au maximum « trois ans de plus ou trois ans de moins même si tu n’as pas encore16 ans. » Au fait la brochure s’adresse à des enfants à partir de 12 ans non ?

Ce n’est pas sale !

L’incitation à regarder des films pornographiques pour des mineurs c’est pas un délit ? Cela ne relève-t-il pas d’une dérive pédo ? Pourtant la question est posée dans la brochure : « As-tu déjà vu du contenu pornographique ? », puis une réponse tombe : « Si oui, tu n’es pas seul.e dans ce cas. Certaines personnes sont excitées par ce qu’elles voient, d’autres sont dégoûtées. Les deux réactions sont tout à fait normales. » Voilà qui donne envie de vérifier non ? D’ailleurs il semblerait qu’il y ait du porno grand public, mais que le porno « plus diversifié » c’est mieux : « ils montrent des personnes avec des corps variés, des personnes qui se respectent et qui parlent de leurs désirs, et le préservatif voire la digue dentaire sont utilisés ».

Envie de vomir ?

Ah et puis il y a la possibilité de l’avortement par médicament (un petit comprimé c’est rien) ou par voie chirurgicale. Cela entraîne d’ailleurs très rarement des complications. C’est même possible après 12 semaines si ta santé physique ou mentale sont en danger…Et puis le consentement des parents n’est de toute façon pas requis.

Voilà qui devait bien justifier une subvention annuelle de 800 000 francs de la Confédération à cette association.

Mais cette fois, pour les parents cons tribuables, il y en a carrément plus qu’assez. Une association parle d’incitation de gosses à des pratiques sexuelles et dépose plainte contre les éditeurs. Schutziniative, l’assocation en question, est soutenue par la droite Suisse (UDC), la conseillère nationale UDC de Zürich parle bien d’une brochure perverse quand Schutzinitiave évoque une brochure porno.

Il est vrai que les modes d’emplois de gadgets sexuels incitent à leur utilisation, ce qui relève de l’incitation de mineurs à accomplir des actes sexuels. Quant aux débats sur le porno avec des mineurs, laissez-moi aller vomir.

Zone Interdite sur l’ASE, la suite

Suite du Premier Volet

COMMENTAIRE SUR L’EMISSION «ZONE INTERDITE» DU 16 OCTOBRE 2022 SUR M6

(De Jean-Claude DORIA et Ophélie MEUNIER)

L’émission commence par ce préambule : « 150 000 enfants sont placés par l’Aide Sociale à l’Enfance mais faute de places, certains d’entre eux sont logés à l’hôtel dans des conditions indignes».

Les journalistes se sont rendus dans des lieux d’accueil d’enfants placés. Parmi ces lieux se trouvent effectivement, des … hôtels. Ils y trouvent deux adolescentes déscolarisées, livrées à elles-mêmes bien que mineures âgées de 14 ou 15 ans. Elles sont placées là, dans des chambres d’hôtel de 9 m² durant des mois et parfois des années avec pour tout encadrement, un ou deux éducateurs, 10 € pour manger par jour et de rares visites d’une référente sociale. Nul cadre ni projet éducatif, en attendant une hypothétique place dans un foyer et une prise en charge adaptée.

Même constat dans certains foyers, ceux-là même déjà visités lors du précédent Zone Interdite de 2020. Les jeunes sont souvent déscolarisés, certains s’adonnent à des faits de délinquance, de prostitution dans le cadre de leur placement. Malgré des millions d’euros investis dans la rénovation d’un de ces foyers, les éducateurs eux n’ont pas changé, ils sont dépassés et visiblement n’ont aucune compétence éducative. L’encadrement est tout simplement inexistant ou presque.

Tout n’est donc pas qu’une question d’argent comme le disent les syndicats de sociaux.

En effet la prise en charge de ces jeunes dans des hôtels coûte de 300 000 à 500 000 € par an (soit plus qu’ils n’en gagneront dans toute leur vie) et ils seraient 10  000 dans cette situation, faites le calcul. Comme le demandait un journaliste d’Envoyé Spécial en 2006 «A qui profite cet argent ? ».

La moitié des enfants placés sont accueillis également dans des familles d’accueil par des assistants familiaux recrutés, sélectionnés et agréés par les Conseils Départementaux. Mais ici aussi, les faits divers interrogent et montrent de graves défaillances dans le mode de sélection de ces familles. L’équipe de l’émission va se livrer à une expérience en caméra cachée afin de postuler auprès d’un conseil départemental. Là, les journalistes parviennent à obtenir une proposition d’emploi d’accueillant auprès d’une association auxiliaire de l’ASE, agrémentée par les services sociaux. La proposition leur est faite sans vérification de leur identité, de leurs compétences et de leur casier judiciaire. On leur propose même d’accueillir un ou deux enfants à l’essai pour commencer, sans délais de réflexion et de vérification préalable. A raison de 1 700 euros par enfant et par mois, ils pourraient en prendre … 4. La responsable associative précise que l’ASE est peu regardante, que les enfants confiés personne n’en veut.

Ce manque de vérification et l’attrait de la rémunération attire des candidats dangereux. C’est dans de telles conditions qu’une jeune fille témoignage avoir été torturée par sa famille d’accueil qu’elle accuse aussi de viols (https://www.youtube.com/watch?v=Jbjwa6yBLQk)

En France, l’État finance donc à hauteur de plus de 8 milliards d’euro par an ce fiasco financier et humain qu’il ne contrôle même plus au final. Cette mission est concédée aux  services sociaux de la protection de l’enfance des départements dits « Aide Sociale à l’Enfance (ASE) » en toute indépendance, sans contrôles. Face au turn-over, à l’absentéisme, l’ASE a de plus en plus recours à l’intérim pour combler ses besoins en personnel et ouvre même des foyers éphémères comme celui situé près de Caen (14) ouvert en 2020 qui a dû fermer après quelques mois.

Comment résoudre cette pénurie de personnel car les éducateurs quittent le navire en perdition et la moitié des Assistants Familiaux prennent leur retraite ou sont sur le point de le faire bientôt ? Non seulement on va les caser chez n’importe qui et n’importe comment mais on va les placer, outre dans des hôtels, dans de nouvelles structures créées de « l’économie sociale et solidaire » (SCOP), imaginées pour suppléer au manque de familles d’accueil.

Prises en charge mal adaptées, recrutements défaillants, violences et maltraitances sur mineurs, abus voire viols, l’ASE ferait retirer les enfants à leurs parents pour moins que çà.

Des milliards engloutis pour un tel bilan ?! Des gens payés cher à ne rien faire direz-vous, comme beaucoup dans notre pays. S’il n’y avait que çà mais le plus important et le plus scandaleux, vous ne l’entendrez pas dans ce reportage.

Le plus révoltant dans tout cela, c’est que «50 % de ces placements ne sont pas nécessaires», selon la formule de Pierre Naves en 2006 et qu’alors même que tous les intervenants réclament plus d’argent pour remédier à tout ce qui est dénoncé, il suffirait de supprimer la plupart de ces placements que nous nommons abusifs pour économiser des milliards chaque année. S’ils vous disent qu’ils ne le savaient pas, ne les croyez pas plus que devant les images diffusées dans ce volet de Zone Interdite qui ne trompent pas car tout le système financier créé autour de la Protection de l’Enfance est une manne pour les Conseils Départementaux et ils ne sont pas prêt à y renoncer.

Mme Chantal GATIEN,

Présidente de l’Association Parents en Détresse 

L’aveuglement une nouvelle fois condamné

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Il est des choses que l’on ne voit ni n’entend

Le dernier Zone Interdite consacré à la maltraitance au sein de la « protection de l’enfance » est indisponible y compris sur le replay de M6. Les sociaux et les politiques ont parlé de « sensationnalisme » pour des faits que nous vérifions à longueur de colonne de CEDIF depuis 12 ans.

Depuis 12 ans, les enfants placés sont pour certains devenus adultes. Ils souffrent de maltraitances institutionnelles à faire remonter et s’expriment, mais la justice ne passe pas, on nous rebat pourtant les oreilles au sujet de « l’Etat de droit ».

Le long chemin de la justice

Pour les victimes capables d’entreprendre le parcours du combattant de la mémoire il demeure une lueur d’espoir avec une condamnation de la « France des droits de l’homme » ce 3 novembre 2022. Ceci pour des atteintes sexuelles sur une enfant placée dès l’âge de 5 ans, et qui ont eu lieu de 1976 à 1988. Oui, vous lisez bien, il aura fallu tenir bon 34 ans contre l’État des sociaux pour obtenir justice !

34 ANS !!!! Combien  ont abandonné entre-temps ?

Cette jeune fille fit part de ce qu’elle subissait en 1985, elle avait alors 14 ans ; elle dépose plainte en 1999 auprès du procureur de Créteil pour « viol sur mineur par personne ayant autorité ». Mais la plainte est classée sans suite sur le motif de la prescription des faits, la jeune fille étant alors majeure depuis 10 ans.  Elle décide de réitérer sa plainte avec constitution de partie civile, ce qui lui permet de passer outre le classement et d’aboutir à une mise en examen du « père d’accueil », mais une ordonnance de non-lieu tombe en septembre 2003. La prescription vous dis-je, même si l’auteur des faits les reconnaît.

Sur ce point il est toujours possible d’argumenter contre la victime en lui reprochant d’avoir trop attendu, mais il est difficile de se reconstruire après une telle épreuve, se replonger dans l’horreur, beaucoup d’adultes anciennement placés souffrent de stress post traumatiques.

Elle attaque donc l’administration en saisissant le tribunal administratif, puis fait appel, mais les juridictions administratives françaises bottent en touche. Il lui a donc fallu saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin de faire condamner la « France des droits de l’homme ».

Des contrôles inexistants sur les conditions de vie des gosses placés

Une condamnation à  55 000 € à la charge des contribuables français  alors que les coupables sont clairement identifiés. Les premiers coupables sont ceux qui ont agi, en l’occurrence une famille d’accueil auprès de laquelle une enfant a été placée par l’ASE du Tarn-et-Garonne qui n’a rien vu, rien entendu pendant 13 ans !

La décision de la CEDH, certainement taxée de « sensationnalisme » par les promoteurs de la protection de l’enfance, n’a pas fait la une de l’actualité, non à moins que là aussi l’information ne soit déprogrammée car alimentant le « complotisme » contre les institutions.

Mais retenons que la CEDH a condamné sur le fondement de l’absence de mise en œuvre des « mesures préventives de détection des risques de mauvais traitement prévues par les textes ».

Soyons précis, l’absence de mesures de détection des risques consiste en 6 visites de sociaux en 13 ans de placements, soit à peine une toute les deux ans, et aucun suivi auprès des établissements scolaires de la pauvre gamine aujourd’hui âgée de 51 ans.

Autrement dit, dans les textes de loi et réglementations, l’État blinde et rassure tout en connaissant la pratique au sujet de laquelle il ne réagit pas car les sociaux ont par définition toujours raison, parce que les enfants et les familles sont de ces sous-citoyens à emmerder. Les politiques mis en cause sont dans le déni complet et ressortent les textes pour menacer ensuite les plaignants de poursuites pour calomnie de sociaux.

Soyons clairs, 34 ans après rien n’a changé et des victimes qui n’ont pas eu les reins suffisamment solides pour 34 ans de procédures, il en existe à foison. La bonne nouvelle est que l’argument de prescription relève ici d’un « formalisme excessif » face à la lourdeur des dommages causés.

JK Rowling ose la vérité

Ce n’est pas la première fois que le CEDIF s’exprime sur les délires du transgenre qui ne sont rien d’autre qu’une maltraitance et une atteinte à l’intégrité corporelle et pour le moins psychologiques de nos jeunes sévissant jusque dans nos écoles (https://comitecedif.wordpress.com/2016/01/30/la-theorie-du-genre-a-lecole/).

Le terrorisme intellectuel mené par les lobbys transgenres semble d’ailleurs ne pas connaître de limites notamment au Royaume-Uni où la romancière JK Rowling, rendue célèbre par la saga Harry Potter, doit se défendre pour avoir informé de ce que le professeur Jacob Breslow, un administrateur de Mermaids (les sirènes), un fonds de charité pour des enfants transexuels se soit exprimé lors d’une conférence de l’association américaine B4U-ACT en 2011 afin de soutenir des pédophiles.

Elle a aussi mentionné que le modérateur de Mermaids avait encouragé des enfants à s’inscrire sur une plateforme en ligne pour parler plus tranquillement de transition de genre, or cette plateforme avait été mise en cause pour exploitation sexuelle.

Le producteur anglais transgenre « India » Willoughby a alors menacé de poursuite JK Rowling l’accusant de transphobie.

La romancière ne s’est pas dégonflée et a mis en cause Mermaids et son implication dans l’affaire de la  clinique Tavistock spécialisée dans le changement de sexe bien que financée par la sécurité sociale britannique. Il est apparu, en effet, que les enfants demandant un changement de sexe dont certains ont moins de 10 ans, y avaient été poussés par leurs parents ainsi que par des militants transgenres actifs au sein de la clinique selon le rapport du psychiatre David Bell rédigé après des révélations d’employés. La clinique avait ainsi rabattu 138 clients en 2010 mais près de 5 000 en 2021.

Elle a également déploré que des célébrités se soient engagées pour soutenir le transexualisme des enfants désignant l’actrice Emma Watson, le prince Harry et Meghan Markle.

La romancière ajoute que Mermaids s’est infiltrée dans les écoles britanniques, dans la police, mais aussi au sein des autorités publiques de santé, qu’elle encourage les jeunes filles « en transition » à s’aplatir les seins sans demander l’autorisation des parents.

Pour JK Rowling, la dysphorie de genre, à savoir l’impression d’avoir une identité sexuelle différente du sexe biologique, existe chez de nombreux adolescents pour l’avoir ressenti elle-même, mais disparaît la plupart du temps à l’âge adulte. Insister sur cette dysphorie auprès d’un public jeune n’est donc rien de moins qu’une maltraitance dont les effets encourageant la transition sexuelle sont irréversibles.

C’est aussi ce qu’affirme Keira Bell, une cliente Tavistock dont la « transition » l’a privé définitivement de ses seins, lui laissant une barbe, des poils, une voix grave et une fonction sexuelle affectée. Elle explique n’avoir pas été apte à consentir et réclame l’interdiction de l’utilisation de bloqueurs de puberté avant l’âge de 16 ans. Un millier de victimes devraient se joindre à une action de groupe contre la clinique alors que les autorités de santé britannique vont la fermer, pour en ouvrir deux autres !

Merci donc à JK Rowling de dire la vérité et de fouiller ce merdier au fur et à mesure des insultes et menaces de mort qu’elle reçoit d’une bande de tarés subventionnés.

Jugement périmé

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Allez on rigole un peu au Palais de Justice, mais à moitié parce que c’est le con tribuable qui paie doublement.

Situons l’affaire : nous sommes du côté de la Bretagne, là où Nadine exerce sa vigilance, et elle nous en a trouvé une bien bonne. Un plus ou moins jeune Malien, qui se prétend né le 10 juillet 2004 (on peut toujours y croire), se présente comme mineur non accompagné.  

Certes il possède un acte en ce sens mais l’ASE doute. Et le doute est bien permis car nous avons vu de ces mineurs âgés pas loin de la trentaine …. Mais bon, il en est qui ne font pas leur âge réel à ce qui paraît faute de radiographies osseuses, autorisées précisons-le par le Conseil constitutionnel en sa décision du 21 mars 2019.

Quoiqu’il en soit notre vieux mineur isolé et sans famille, qui s’est retrouvé on ne sait comment téléporté du Mali, revendique une prise en charge par l’ « Aide sociale à l’enfance ». Nous devrions, je pense lui payer sa procédure, mais aussi ladite prise en charge. D’où la référence aux cons tribuables.

La Juge des Enfants ne pouvant contester un titre remis par le consulat du «  mineur non accompagné » décide donc dans son jugement du 25 juillet 2022 de le confier à l’ASE jusqu’à sa majorité, soit jusqu’au 10 juillet 2022. Manquerait plus que l’ASE fasse appel 😉

Cherchez l’erreur.

Des écoles pour les cadres de l’ASE ?

Mais comment sont formés les sociaux pour nous mépriser ainsi ?

Parmi les interrogations des parents une question revient souvent : « mais comment sont formés les sociaux ? ». Nous avons déjà eu l’occasion de consacrer des articles à l’état d’esprit des sociaux de base afin de mieux faire comprendre le conditionnement syndical et leurs préoccupations de pérenniser les placements.

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Mais la base est encadrée par des décideurs dont la formation est censée être suffisamment aboutie puisqu’ils doivent composer avec les ressources financières perçues (trop abondantes) mais aussi gérer au quotidien un personnel dont une partie est en toute puissance et l’autre au bord de la crise de nerfs, ce sont d’ailleurs quelquefois les mêmes et les parents en savent quelque chose.

C’est donc pour répondre aux besoins de formation continue des cadres sociaux de l’ASE, de la PJJ, mais aussi de leurs collaborateurs privés et associatifs que « l’école de la protection de l’enfance » propose un module « formation de responsable d’équipe en protection de l’enfance ». L’accroche de cette coûteuse formation précise qu’elle est aussi disponible en « distanciel », jouit d’un taux de satisfaction de 70 à 90 % et que les sociaux exerçant déjà des responsabilités sans avoir le statut cadre ont pu décrocher ledit statut après cette formation diplômante de niveau BAC +4. Comme quoi on n’attire pas les mouches avec du vinaigre selon l’expression consacrée. Les formés bénéficieront aussi du « réseau des anciens de l’école de la protection de l’enfance », ça c’est pour le maintien des liens face à l’éventuelle adversité.

Des formateurs très expérimentés

En 224 heures découpés en 5 modules, le cadre doit apprendre à échanger des pratiques, revoir les fondamentaux légaux et règlementaires, le PPE, mais aussi aborder des notions de sociologie sur « les nouveaux enjeux familiaux »  mêlés à des considérations de psychologie sur la « construction d’un enfant » à partir de « travaux reconnus (par qui ?) et fiables ».

L’équipe de formateurs est présentée comme « très expérimentée : juristes, cliniciens, responsables et professionnels du champ social, anciens enfants confiés ».

Vous lisez bien que les intervenants très expérimentés sont aussi des anciens enfants confiés. Rien que ce passage fait méchamment tiquer. En effet le verbe « confier » a pour définition dans le dictionnaire Robert « remettre quelqu’un ou quelque chose aux soins d’un tiers dont on est sûr, confier l’un de ses enfants à un ami ». L’ASE, un ami de la famille auquel on confie ses enfants pour en faire des intervenants très expérimentés des foyers et des familles d’accueil ?  Nous n’avons rien de cela au CEDIF, uniquement des enfants enlevés à leur famille qui essaient de se reconstruire suite aux traumatismes du placement.

Notre place n’est donc pas au sein des formateurs en dépit de notre expertise dans le champ social et juridique, mais alors quel est le profil des formateurs. Ce décryptage est nécessaire pour comprendre qui compte dans la formation des cadres sociaux et de quelles écoles de pratiques ils sont issus.

Un comité scientifique est à l’origine de cette formation sous la direction de Marie-Paule Martin-Blachais, ancienne directrice d’ASE, directrice générale du groupement d’intérêt public « enfance en danger » regroupant l’Observatoire nationale de l’Enfance en danger et le 119. Cette formation est donc un pur produit des sociaux auxquels participent :

– l’ancienne Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, déjà saisie d’affaires pour le CEDIF sans aucune réponse ;

– un responsable départemental des ASE, Nicolas Baron pour l’Indre-et-Loire, il n’y en a pas d’autres ;

– des gestionnaires d’enquêtes sociales et de placement pour notamment des structures départementales, mais aussi pour  l’association « militante et gestionnaire » Sauvegarde 69, mais aussi le directeur de Sauvegarde 56, une association collaboratrice en pointe de l’intervention sociale semble-t-il ;

– une spécialiste des « droits de l’enfant », ancienne chef de service à la Haute autorité de la santé ;

– une psychiatre spécialisée dans l’adolescence qui intervient sur l’utilité de « couper l’adolescent de son environnement pour l’aider à grandir (https://www.youtube.com/watch?v=VCwI0ifmHe8) ;

– un délégué de l’ODAS en charge d’évaluation des politiques de la protection de l’enfance ;

– la fondatrice de l’institut de la parentalité ;

– un chercheur proche de l’association ATD Quart-Monde.

Nous pouvons donc affirmer que rien dans cette formation ne sensibilise aux préoccupations et préconisations du CEDIF, pour les cadres ASE la nécessaire mise en doute des politiques suivies n’est pas à l’ordre du jour…

Opération Vérité et Justice

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Voilà maintenant 12 ans qu’existe le CEDIF.

Pendant ces 12 années de nouvelles lois ont été passées au nom de la prétendue « protection de l’enfance ». Toutes ces lois ont porté des coups de plus en plus durs à la sécurité de nos enfants, à leur droit de vivre en famille, à l’autorité parentale.

Toutes ces lois ont été inspirées par l’ASE et autres lobbys qu’ils soient antifamilialistes ou favorables à l’adoption.

En 12 ans, vous avez été très nombreux, trop nombreux malheureusement à nous contacter face à nos disponibilités de réponse et d’accompagnement, car sachez-le nous ne sommes pas subventionnés et faisons face à la défiance des institutions.

En 12 ans d’autres associations se sont créés autour de la cause que nous défendons, mais elles n’ont pas survécu ni agi dans la durée.

Mais nous sommes optimistes car si nous avons suscité la défiance de la plupart des sociaux qui n’aiment pas que l’on parle du CEDIF, nous réalisons que nous sommes des lanceurs d’alerte face à toutes les atteintes subies par les familles.

Mais surtout en 12 ans nous avons gravé les témoignages de plusieurs milliers de familles atteintes. Certaines s’en sont sorties mais avec une épée de Damoclès les surplombant, d’autres ont baissé les bras, mais toutes ces familles ont des enfants qui ont aujourd’hui 12 ans de plus et qui sont pour un certain nombre d’entre eux devenus majeurs.

Majeurs, ces enfants placés peuvent raconter ce qu’ils ont vécu, lire les rapports des sociaux, les ordonnances des juges des enfants. Dire qui avait tort, qui avait menti et surtout demander des comptes.

12 ans après c’est possible d’agir, nous lançons donc un appel à ces enfants devenus grands, à leurs parents qui nous ont contactés.

Nous vous accompagnerons sur le chemin de la vérité et de la justice : association.cedif@gmail.com

Mémoire d’un enfant qui n’a pas eu d’enfance

Il est des justices qui prennent du temps, des victimes inaudibles au moment de leur calvaire, surtout lors le quotidien est à peine descriptible et que tout cela se pratique sous couvert de la loi ou de son interprétation face à laquelle nul avocat ou bonne âme ne saurait sauver les innocents.

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Lorsqu’il parvint à l’âge adulte,  Serge décida de consacrer sa vie à ceux qui l’avaient légalement privé de sa famille ainsi qu’à retrouver les autres victimes. Ceux-là il les a connu, il en a gardé de vieilles photos, c’était pour lui un devoir de mémoire. Il se rappelle de ce qu’une de ces femmes en photo lui avait dit « ils ne vous reverront pas et ne les verrez plus » alors que beaucoup pensaient que ce n’était qu’une erreur vite corrigée, un problème administratif. On ne croyait pas les alarmistes, on parlerait aujourd’hui de « complotistes »

Aujourd’hui le petit Serge est bien vieux, il s’est marié, il a des enfants, des chiens, des chats, il part en vacances … à Venise. Tout cela pour ne pas perdre de vue la vie et ne pas perdre sa vie dans son œuvre de justice. Sa vie, comme il dit : « C’est un va-et-vient entre ces années de cauchemar et aujourd’hui. Je ne peux y échapper. »

Il cru d’abord que retrouver ceux qui avait commis des fautes était suffisant, que ses plaintes feraient le reste pour le prix de sa souffrance et de celle des autres enfants. Mais, même si la loi n’était plus dictée par ceux qui avaient détruit sa famille, obtenir une condamnation était difficile, très difficile. Et puis il fallait retrouver des victimes, il ne pouvait pas exercer leurs recours sans eux.  Mais cela aussi c’était difficile, il fallait retrouver des dossiers, des documents souvent disparus, et pourtant « un homme c’est d’abord un nom, chaque fois que l’on écrit un nom, on a une sorte de personnalité, avec le prénom, le lieu de naissance, l’âge, on a déjà la silhouette, le fantôme de quelqu’un ». Alors il est alors allé voir les enfants devenus vieux, puis est aussi parti à la rencontre des persécuteurs, comme cela, à l’improviste. L’un d’eux sortait de son bureau et il est venu lui parler. La surprise de la rencontre passée, il lui a été répondu « Je n’ai de compte à rendre qu’à la justice … si elle m’en demande ! ». Et c’est Serge qui a eu des ennuis pour cela.

Il se focalisa donc sur les atteintes les plus évidentes, sur les stakhanovistes des enlèvements d’enfants «  parce que juger tout le monde, ce serait disperser les efforts » surtout lorsque de telles pratiques sont un véritable système planifié et organisé. Le pire de ces bourreaux était un dénommé Brunner, celui-là même qui l’avait séparé de son père. Il lui reprochait surtout son obsession sur les enfants, pas un ne lui échappait. Pour lui Brunner n’était pas venu en personne, il avait envoyé la police et le petit Serge, 8 ans, s’était caché pour ne pas qu’on l’emmène. Après Serge vivait dans la crainte qu’on le retrouve, à la moindre alerte il partait se terrer dans un petit réduit pour qu’on ne l’emmène pas lui aussi.

Mais dévoiler de tels bourreaux n’est pas simple, cela représente même des années de travail, et de grosses journées : « De neuf heures du matin à neuf heures du matin ! C’est un peu tout le temps. Mais on peut aussi en rire, on peut mettre de l’humour dans ce que l’on fait. »

Le docteur Illers, un de ces zélés persécuteurs travaillait à Paris, il avait été l’objet d’une plainte qui s’est traduite par un non-lieu, Serge le retrouve des années plus tard après ses grosses journées d’enquêtes. Illers était devenu le président d’une chambre d’un tribunal, quand il l’a appelé au téléphone en dévoilant qui il était, le magistrat poussa un cri, « jamais un innocent ne pousserait un cri comme celui-là ». Le magistrat fut alors mis à la retraite, mais le but était qu’il réponde de ce qu’il avait fait.

Les autres, ceux qui ne sont pas les pires, ont participé ou ont laissé faire. Et pourtant ils n’y étaient pas obligé, « il leur suffisait de dire non, mais ils l’ont fait par arrivisme … On ne fait pas carrière comme ça, on ne peut pas être arriviste à ce point ! »

Peut-être qu’ils ont des remords aujourd’hui en voyant le résultat de ce qu’ils ont fait, mais comme le dit Serge, ils n’ont pas l’allure de criminels, la nature du mal ne se voit pas sur leur figure, il ajoute qu’ils ne souffrent pas, que ce « type de criminel souffre quand il a des ennuis, c’est tout ! »

Je ne suis pas Serge Klarsfeld,  je n’existais pas dans les années 40, mais tout cela me rappelle ce que j’ai vécu il y 13 ans et que je continue à vivre.

Quand l’Etat touche les corps

Les libertés collectives cachent l’oppression étatique

Il est des propos qui ne trompent pas et révèlent l’ignominie de ceux qui les utilisent. Parmi ces propos la notion fallacieuse de « libertés collectives » à opposer évidemment aux libertés individuelles. Notion fallacieuse car il n’existe de libertés qui ne soient autres qu’individuelles. Plus largement toute liberté ou prérogative ne relève que de l’individu seul capable d’émettre une volonté et des choix.

Mais aux fins d’ingénierie sociale, par essence liberticide, le jeu des initiatives et libertés de chacun est confondu avec des nuisances dont une entité collective serait le gardien.  Il a fallu alors inventer le concept d’externalités négatives pour prétendre à une nécessaire intervention de l’État au nom d’un aussi fallacieux intérêt général complément de ces pseudos libertés collectives.

C’est au nom de ces « libertés collectives » que l’État intervient donc dans nos vies et abime nos libertés individuelles les plus intimes, celles liées à la disposition de notre corps. Nous y sommes sous prétexte de pandémies et de traitement social des populations. Notre liberté de disposer de nos corps devient danger, ferment de guerre civile. Notre existence devient nuisance.

Les mêmes arguments sont développés par les mêmes tenants du tout-État pour une répétition d’une autre pratique pas si ancienne.

Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?

Ouvrons alors le livre des abominations sociales à la page Carrie Buck.

Les sociaux dans leurs oeuvres habituelles

Carrie Buck et sa mère

Carrie Buck est l’ainée d’une fratrie née en Virginie (USA) au début du vingtième siècle. Sa mère, Emma, avait épousée Frederick Buck, qui l’abandonna après lui avoir donné trois enfants. Accusée d’immoralité et de prostitution, Emma, la mère est diagnostiquée déficiente mentale et internée à la Virginia State Colony for Epileptics and Feebleminded, un asile psychiatrique. Sa fille Carrie fut confiée à John et Alice Dobbs. Elle est violée à 17 ans par Clarence Garland, le neveu de la famille d’accueil. Fort embarrassés de cette situation, les Dobbs cachent la vérité, la prétendent de mauvaise vie et mentalement défaillante. Elle est alors placée dans une autre famille d’accueil puis dans la même institution psychiatrique que sa mère alors que les Dobbs adoptent Vivian Buck, l’enfant née de ce viol.  

Le corps dangereux de l’inapte

Quant à Carrie Buck, elle est remise aux mauvais soins du chirurgien John Bell pour être stérilisée en vertu des lois eugéniques de Virginie et à la volonté d’Albert Priddy, superintendant de l’hôpital. Elle fait appel de cette décision puis exerce un recours pour anti constitutionnalité de cette loi. L’affaire  remonte à la Cour Suprême des USA et donne lieu à la jurisprudence dite « Buck contre Bell » du 2 mai 1927.

Cette jurisprudence autorise la pratique eugénique en la considérant conforme à la constitution à la majorité de 8 juges contre un seul. Elle fut célébrée comme une grande victoire du camp eugéniste.

Le président de la Cour Suprême, Oliver Wendell Holmes Jr, se félicita de cette décision au nom de l’intérêt général. Il déclara : « Il vaut mieux pour tout le monde qu’au lieu d’attendre d’exécuter des dégénérés pour leur crimes, ou de les laisser mourir de faim, la société empêche ceux qui sont manifestement déficients de générer une descendance. Ce principe qui est à la base d’une vaccination obligatoire peut plus largement s’appliquer à sectionner les trompes de Fallope. Trois générations d’imbéciles c’est suffisant. »

Sans autre recours ni secours, Carrie subit alors une stérilisation par section des trompes le 19 octobre 1927 sous le bistouri de son boucher. Elle  est la première victime des lois de stérilisation des déficients mentaux.

Lors du procès de Nuremberg, les avocats des bourreaux nazis citèrent la jurisprudence « Buck contre Bell » dans leur défense. Cette jurisprudence continua ses ravages et il fallu attendre 1974 pour que la Virginie, comme d’autres États américains cessent ces pratiques.

Une manipulation d’une justice volontariste au service de l’ingénierie sociale

Carrie Buck vivra jusqu’en 1983, se mariera et nul ne remarquera la moindre déficiente mentale la concernant y compris des médecins psychiatres l’ayant examiné dans ses vieux jours. Elle regrettera sa fille Vivian, morte à 8 ans après une scolarité tout à fait normale, elle n’a eu, évidemment jamais d’autre enfant.

Le professeur de droit, Paul Lombardo, travailla pendant 25 ans sur l’affaire « « Buck contre Bell », il a découvert que de fausses preuves avaient été fournies par les services sociaux et les experts pour faire de Carrie Buck une demeurée et obtenir que son affaire permette de légiférer en faveur de la stérilisation des « inaptes ». Il révèle qu’en réalité l’avocat fourni à Carrie était comme la plupart des témoins favorables à l’eugénisme et employé par l’hôpital psychiatrique ; que les intervenants témoins ne connaissaient pas Carrie, que toute la procédure avait été orchestrée par le superintendant Albert Priddy.

Le but de tout ce petite monde, politiques et juges compris, était d’obtenir une jurisprudence nécessaire à la passation de lois eugénistes dans tous les USA.

L’eugénisme au service d’un projet totalitaire

Tous les juges de la Cour Suprême sauf le juge Pierce Butler, appartenaient à la gauche américaine qui dominait alors à travers l’essor du mouvement progressiste des présidents démocrates Wilson puis de Roosevelt. L’affaire pris d’ailleurs un tour partisan et Oliver Wendell Holmes Jr se demandait si « Butler aura le courage de voter comme nous en dépit de sa religion ». Pierce Butler, catholique, fut effectivement le seul à voter en faveur de Carrie Buck. Les conservateurs chrétiens furent alors trainés dans la boue médiatique : présentés comme des sentimentalistes rétrogrades, réactionnaires et anti-scientifiques pour leur opposition à l’eugénisme et aux atteintes aux libertés individuelles.

Une des partisantes les plus enthousiastes de l’eugénisme était d’ailleurs Margaret Sanger qui écrivait dès 1921 que « le problème actuel le plus urgent est de limiter et décourage la sur-fertilité des handicapés physiques et mentaux ». Margaret Sanger qui venait de fonder le Planning familial.

Si les promoteurs de l’eugénisme américain se trouvaient dans le camp de la gauche et bien installés dans les 24 États ayant passé des lois eugéniques à partir de 1930[1], il en ira de même dans les pays scandinaves où, au nom de l’État-Providence et du développement des institutions de sécurité sociale 63 000 personnes furent stérilisées pour le « bien de la social-démocratie ».

L’eugénisme continue sous d’autres formes a être perçu comme une « liberté collective » et une « conquête sociale » permettant à l’État d’exercer son contrôle social.


[1] La Californie où la gauche est endémique a pratiqué, à elle seule, la moitié des stérilisations aux USA

L’autisme maltraité

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Il existe des méthodes pour contrer les troubles du développement, mais elles sont combattues en France

Alors que l’on sait que la socialisation des autistes passe par l’aide des parents à travers des méthodes telles que l’approche ABA d’Ivar Lovas[1] ou le programme TEACCH[2] d’Eric Shopler développé depuis les années 70, aujourd’hui encore en France où l’école psychanalytique domine, les enfants autistes et leur famille sont l’objet de maltraitances de l’État et de ses sociaux. Autrement dit cette même école psychanalytique s’oppose aux méthodes de socialisation des enfants autistes, ce qui explique leur placement par l’ASE.

L’autisme qui est une différenciation cérébrale[3] entraine un trouble dans la relation sociale tardivement diagnostiqué lorsqu’il est léger. L’autisme de l’enfant, peut se manifester au minimum par des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), sortes des manies ou cérémoniaux devant être menés à leur terme sous peine de profondes angoisses. On parle plus souvent de tics, le jeune autiste peut alors ne manifester que des symptômes légers qui passent inaperçus.

Mais l’autisme peut être plus envahissant et tirer le rideau sur l’ensemble de l’environnement de l’enfant qui se coupe alors radicalement de son entourage, ne parle pas, s’inflige des sévices, ou plus souvent refuse le moindre regard ou qu’on le touche.

Toute transgression imposée dans les habitudes de l’autiste (voir le film Rain Man) donne lieu à un redoublement des tocs, des cris, des pleurs, des manifestations de colère ou d’auto-mutilation.

Les dégâts de Bettelheim et de Lacan

Pour les psychanalystes Freudien, l’autiste est une psychotique qui relève de la psychiatrie et qui doit être retiré de toute vie civile pour être hospitalisé, placé car son autisme est nécessairement lié à un traumatisme vécu dans son enfance.  

Dans cette lignée, pour Bruno Bettelheim l’autiste est la victime de sa mère dépressive lors de sa conception ou qui regrette de l’avoir enfanté et éprouve un désir de mort à son endroit. Ce psychanalyste avait établi un parallèle entre la mère et le gardien de camps de concentrations nazis en considérant que le balancement typique  d’avant en arrière des autistes correspondait à une tentative de communication semblable à celle des prisonniers promis à la chambre à gaz. Pour Bettelheim il faut donc libérer l’enfant de sa mère, donc les séparer.

Les disciples de la psychanalyse lacanienne[4] reçoivent d’ailleurs souvent les enfants autistes avec une peluche de crocodile, « la mère crocodile » : si l’enfant met ses doigts entre les dents du crocodile c’est qu’ils sont sous l’emprise de la mère, s’ils le frappent c’est qu’ils s’en sortent. e rôle du père apparaît alors : celui d’empêcher la morsure de la mère ; un père absent ou faible porte une responsabilité dans la psychose induite par la mère.

Les conséquences en termes de placements

Tout ce fatras conceptuel explique aussi la mise sous observation des mères dans les maternités en quête d’un baby blues ou d’une dépression post-partum qui justifiera un enlèvement du bébé. Il est évidemment repris par les sociaux qui exploitent la notion d’autistes rejetés par la mère selon Bettelheim, mais aussi celle d’autistes fusionnels selon Lacan. Une mère décrite comme fusionnelle dans un rapport social est donc, sans aller jusqu’au cas d’autisme, celle qui exprime inconsciemment son désir incestueux et expose sa progéniture à de graves psychoses. Seule la mère moyenne dite « suffisamment bonne » (mais pas trop) est acceptable aux yeux du psychanalyste Donald Winnicott.

Sophie Robert, réalisatrice du documentaire diffusé en 2011   « Le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », a enfin révélé une vérité gênante en exposant les certitudes aberrantes de l’école psychanalytique, pourtant démontés par la science. Ceci lui a valu un procès organisé par trois des psys interviewés, le film n’a pu être librement rediffusé qu’en 2014 après deux années de censure. Il illustre par l’interview les déviances qui ont fait le business de l’ASE et alimente pour partie les accusations de maltraitances psychologiques.


[1] https://autisme-ge.ch/autisme/approches/aba/

[2] http://autisme.info31.free.fr/?page_id=1578

[3] Il s’agit d’un trouble du développement qui relève de la neurologie ainsi que l’a découvert en 2000, le docteur Monica Zilbovicius.

[4]  En référence à Jacques Lacan, très prégnant dans le milieu psychanalytique français.

Comment Macron a abimé l’enfance

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Loi Taquet sur la protection de l’enfance du 7 février 2022

Précisons d’abord que cette loi a été inspirée par les lobbys des sociaux : le CEDIF qui a 12 ans d’ancienneté et autant d’expérience n’a pas été consulté et n’a jamais reçu la moindre réponse de la part de Taquet.

Il s’agissait aussi, par cette loi, de répondre à des scandales médiatisés à l’occasion de reportages que nous avions commentés  dans nos colonnes.

 La réponse donnée n’est pas, contrairement à son titre, l’amélioration de la situation des enfants placés mais un engagement de la loi à respecter des dispositions légales antérieures.

Ainsi alors qu’il était déjà prévu depuis longtemps de ne pas séparer les fratries et de favoriser un placement auprès d’un tiers digne de confiance plutôt qu’auprès de l’ASE, la loi Taquet s’engage à respecter ce qui ne l’est toujours pas puisque, et nous le savons, le dispositif n’est pas adapté aux besoins de l’enfants mais aux caprices de l’ASE. Hypocrisie.

La déparentalisation en marche

Pour le reste ce qui est appelé amélioration de la situation de l’enfance placé devrait être nommé dispositif de divorce parents-enfants ou « déparentalisation »  et nous ne parlons pas ici d’un divorce suite à des maltraitances, mais le plus suivant consécutif à la séparation des parents.

Ce divorce parents-enfants consacre une vision de l’enfant ou du parent jetable et remplaçable.

La loi Taquet organise la disparition de l’autorité parentale, pour l’instant pour les familles tombées sous les coups de l’ASE, ceci en permettant aux sociaux d’exercer à leur demande auprès d’un juge des enfants, des actes qui relevaient exclusivement de prérogatives parentales[1]. Cette pratique des sociaux existait certes, mais ne peut plus donner lieu à poursuites. Remarquons au passage que les parents qui pouvaient encore espérer mettre dans leurs torts les sociaux sont rendus à l’impuissance car des lois de circonstances les désarment juridiquement. Ainsi, nombreuses sont les familles qui nous ont fait savoir qu’ils n’étaient pas consultés ni informés des soins administrés à leurs enfants, et notamment des injections anticovid si préjudiciables. Il s’agissait là d’atteintes à leur autorité parentale, comme le fait d’envoyer leurs enfants à l’étranger. Plus de problèmes désormais, les sociaux ne sont pas les parents de nos pauvres gosses enlevés, mais ils en disposeront sans en justifier auprès de parents déparentalisés.

Pour aller au bout de la logique de déparentalisation, les services de l’ASE proposeront systématiquement un parrain, une marraine à l’enfant, lequel pourra aussi désigner une personne de confiance. Voilà qui acte du divorce parents-enfants donc, puis désignation d’un référent parental étranger.

C’est fait, les enfants enlevés peuvent sans réelle justification être écartés de toutes relations avec les parents ;  plus de visite, plus d’appels. La loi Taquet consacre la maltraitance institutionnelle, elle vulnérabilise les enfants, construit la parentalité toxique, l’affrontement générationnel.

Un rêve de sociaux

La loi Taquet est un rêve de sociaux réalisé dans un régime qui n’aime pas les familles. Une loi qui régularise les mauvaises pratiques, désigne de plus en plus souvent un administrateur ad hoc à l’enfant afin d’écarter les parents de leur rôle de représentant légal.

Il ne manquait plus qu’à favoriser un syndrome de Stockholm[2] chez les enfants placés sous la main de l’ASE. Ainsi sortis du dispositif, ils seront reçus obligatoirement dans les 6 mois pour y retourner éventuellement si le retour à une contrainte éducative parentale (faire ses devoirs, ranger sa chambre, se distancer de son portable, …) leur pèse trop. Il paraît que cela s’appelle un droit, le « droit au retour » comme ablation parentale.

Et si la sujétion mentale de l’enfant devenu majeur n’est pas suffisante, son intérêt dictera sa complaisance, sa docilité : le voilà à ses 18 ans prioritaire pour un accès en HLM.

Pour conclure, la loi Taquet représente un parti pris en faveur des sociaux, consacrant des pratiques jusque là considérées comme abusives et désormais légalisées.

Répondre à ce glissement sociétal hostile à l’enfance et à sa famille dont la vocation est la protection des siens suppose une réaction.

Aucun parent ne saurait ce dimanche glisser un bulletin Macron dans l’urne.


[1] Actes dit « non usuels »

[2] Le syndrome de Stockholm est un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d’empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d’identification et de survie (Wikipédia).

Tendre le bâton ….

… pour se faire battre

La plupart des parents se sont intéressés au CEDIF parce qu’ils cherchaient une solution à une situation de harcèlement des sociaux, d’enlèvements de leurs enfants. Certains ont pu commettre des fautes qui justifient des mesures prises, mais beaucoup d’autres sont fautifs d’avoir vacillé dans leur couple, dans leur statut parental et d’avoir fait alors entrer alors le loup dans leur bergerie.

Nous ajoutons à cette deuxième faute, celle de ne pas s’être interrogé sur la condition parentale en France, d’avoir accepté sans remise en cause la mise sous sujétion de la population par un État de plus en plus liberticide et d’abord dans le domaine des libertés individuelles et familiales.

Il est catastrophique que la plupart des parents qui nous contactent n’aient jamais pris la peine de lire les alertes du CEDIF avant de se placer dans des situations pour lesquelles ils ont armé les sociaux contre leurs enfants et leur famille.

Car depuis 12 ans, nous n’avons cessé d’alerter. Tant et si bien que l’ensemble des articles, interviews et tribunes que nous avons consacrées à la protection des familles contre les placements abusifs, constituent un guide de prévention des placement au bénéfice des familles.

Si vous arrêtiez de vous engueuler, ça m’éviterait de me faire placer

Rappelons donc par ce seul billet les vérités suivantes que nous avons pu renseigner :

La majorité des placements résulte de règlements de compte dans le cadre d’affrontements parentaux avec accusations croisées suite à séparations, soit pratiquement 60 % des placements.

Les violences intrafamiliales justifiant le départ, le plus souvent de la mère, représentent des situations de mineurs en danger pour les sociaux et aboutissent à près de 15 % des placements.

Les enfants souffrant d’un handicap représentent 13 % des placements, lesquels interviennent le plus souvent après une demande d’aide des parents.

Les demandes d’aides ponctuelles pour raisons financières peuvent aussi donner lieu à placements lorsque les parents ne suivent plus les mesures d’encadrement social.

Les causes justifiées de placements ne sont  donc qu’une infime minorité (abandons, atteintes aux corps, abus sexuels) en dépit de la désinformation des lobbys de sociaux.

Par la suite, l’intervention des sociaux dans les familles donnera le plus souvent lieu à des rapports sociaux à charges suivis par les magistrats de l’enfance et dont les conséquences en matière de placement sont une rupture durable du lien parental, soit pour des années, avec une sociabilisation qui tient de l’enfance ou de l’adolescence délinquante.

La sortie des dispositifs de placement

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Le déni de placement abusif par la Haute Autorité de la Santé

Un recueil de recommandations et de bonnes pratiques a été édité par la Haute Autorité de la Santé au mois de juin 2021 sous le titre : « Améliorer l’accompagnement des enfants à la sortie des dispositifs de protection de l’enfance ».

Ce recueil pose un certain nombre de problèmes et relève du soutien à l’habituel déni des sociaux face à des placements abusifs. La notion n’apparaît d’ailleurs tout simplement pas.

Pire, la page 17 de ce recueil dans une sous-partie intitulée « Activer les leviers de réussite du retour en famille dès le début du placement » met en évidence un chantage exercé sur les familles qui évoqueraient un placement abusif.

En effet, une des conditions de l’étude d’un retour en famille est l’assurance « de la compréhension par les parents, mais aussi par l’enfant, du motif du placement ».  On ne saura mieux dire pour signifier, selon la HAS, l’inexistence de tout placement abusif et l’impossibilité de sortir des griffes de l’ASE sans les disculper face à des mises en cause calomnieuses auxquelles leurs agents ont pu procéder.

Une insulte au principe du contradictoire

Il est précisé plus loin que « cette compréhension des motifs du placement et de ses éventuels renouvellements doit être recherchée par les professionnels dès l’admission… ». Autrement dit, dès que tombe une ordonnance de placement provisoire (OPP) soit avant l’audition des parents devant le juge des enfants, les parents doivent accepter l’enlèvement. Une telle conception est contraire au principe de la procédure contradictoire et nous renvoie à l’article « de la justice des mineurs dans le meilleur des mondes » (https://comitecedif.wordpress.com/2012/03/05/de-la-justice-des-mineurs-dans-le-meilleur-des-mondes/) écrit il y a 10 ans. Par un tel écrit dans ses recommandations, la HAS montre que les sociaux ne sont pas soumis aux règles du droit, ce qui est une insulte à l’état de droit ou pire une reconnaissance de son absence dans ce pays ! De facto, la défense des parents lors de l’audience devant le juge des enfants n’est pas de nature à mettre en échec les conclusions de l’ASE mais servira à éloigner pour plus de temps encore l’enfant de sa famille.  Insupportable !

Aveuglément, les recommandations de la HAS précisent que «  l’objectif est de parvenir à une vision réaliste de la situation de la part des membres de la famille quant aux conditions nécessaires et aux actions à engager pour un retour. »

Une vision réaliste ? Celle de l’ASE, en plein conflit d’intérêt avec l’institution familiale ?

Renonciation à l’autorité parentale

Alors que la perception des parents serait toujours déficiente ? Mais bien sûr et ne pas l’admettre c’est pérenniser la soustraction d’enfant. D’ailleurs, comme le précise la HAS, il s’agit de comprendre et donc d’admettre un mauvais exercice des compétences parentales. Forcément coupables les parents d’enfants placés, défaillants pour le moins, à rééduquer pour incapacité parentale (https://comitecedif.wordpress.com/2019/12/03/vont-ils-creer-un-permis-parental-a-points/). Afin de nuancer la HAS détermine ce mauvais exercice par ses conséquences : risques pour l’enfant sur le plan de la santé, de l’éducation, du développement personnel, émotionnel et social. Comme si le placement en foyer ne relevait pas d’une mise en danger de l’enfant dans l’ensemble de ces domaines !

L’autre condition de retour de l’enfant consiste à « soutenir l’implication de la famille tout au long du parcours de protection ». En quels termes cela est posé alors qu’il est demandé en réalité aux familles d’accepter les décisions de l’ASE et de collaborer à la mise en place des mesures sans jamais s’en plaindre. Les recommandations de la HAS sont assez explicites puisqu’il est énoncé que  « la sérénité dans les relations interindividuelles est indispensable ». Mais la réalité est bien souvent toute autre : la relation est par nature déséquilibrée avec des sociaux en toute-puissance pouvant imposer leur subjectivité lors des audiences. Quelle sérénité si ce n’est un renoncement complet des familles à leur parentalité ?

S’humilier pour retrouver ses enfants

Afin de jouer l’ouverture la HAS ajoute en grisé quelques témoignages de parents d’enfants placés, mais qu’allaient-ils faire dans cette galère d’une collaboration tout à fait surprenante, à moins qu’aucun de ces parents organisés pour se faire entendre ne soit victime d’un placement abusif ? Ces parents parlent d’ailleurs d’un « droit à l’erreur des parents » dans le cadre du placement, supposant ainsi qu’un recadrage des sociaux, à la façon de Créoff soit légitime quand ils réclament sans succès à voir leurs enfants ?

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Quant aux préconisations d’un retour, le social se couvrira toujours pour que le bien-fondé du placement initial ne soit jamais remis en cause. Il ne modifiera donc son attitude que par la reconnaissance des parents d’une mise en danger et d’une déficience parentale.

Comment dire qu’une situation ait changé si elle n’existait que dans l’interprétation des sociaux ? Ce qui suppose donc la reconnaissance de fautes éventuellement fantasmées par l’ASE. Dans le cas d’un placement abusif, le retour de l’enfant passe donc par l’humiliation et la dépréciation de la famille, sommée de reconnaître comme anormal ce qui relève de l’exercice normal de la parentalité.

Ceci reconnu, la préparation au retour est marquée par un plus grand respect de l’autorité parentale, tel que la possibilité de prendre des décisions relatives aux attentes personnelles et au quotidien de leur enfant. En le notant dans ses recommandations la HAS prend acte sans la moindre critique d’une autorité parentale abîmée lors du placement.

Ces recommandations ont une place : la corbeille, et n’ont pour seul mérite que de révéler l’absence d’état de droit.

Communiqué de Presse de Unis Pour nos Enfants et du CEDIF relatif à la nouvelle loi sur la protection de l’enfance

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Si nous saluons les propositions de mesures prises pour, entre autre, préserver les liens des fratries et rechercher à ce que les enfants soient placés préférentiellement auprès d’une personne de leur entourage proche, avant un placement à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), nous, Collectif de Parents, sommes très inquiets de l’orientation de la nouvelle loi sur la protection de l’enfance.

Sous couvert de certaines mesures à priori protectrices, comme la désignation systématique d’un parrain à un enfant placé, le texte, en réalité, semble tout mettre en œuvre pour permettre une rupture définitive du lien parents/enfants dès lors qu’un enfant est placé. Nous alertons sur un système qui tend de plus en plus vers le système Anglais dénoncé par Pierre Chassagnieux et Stéphanie Thomas dans le reportage les « Enfants Volés d’Angleterre », où des milliers d’enfants sont retirés à leur famille sur simple soupçon de maltraitance, puis adoptés ou placés dans des institutions.

D’après les chiffres officiels, près de 190 000[1] enfants sont actuellement placés en France, soit plus d’1 enfant sur 100. C’est un chiffre en constante augmentation, alors que le nombre de naissance diminue et le nombre d’infanticides au sein d’une famille reste relativement constant d’une année sur l’autre autour, de 50 par an[2].

Près de 470 mesures de placements judiciaires d’enfants (nouvelles et renouvelées) ont été prononcées chaque jour au titre de l’enfance en danger en 2019[3] !

Ces chiffres sont alarmants. Nous faisons partie des pays européens qui placent le plus.

Or ce qu’il faut savoir, c’est qu’en France, des enfants peuvent facilement être retirés de leurs familles sur présomption de mise en danger, sans qu’il n’y ait aucune preuve de cela. Il est effrayant de voir que le destin de ces enfants et familles puisse être mis entre les mains de personnes non assermentées alors que leurs rapports sont plus impactantes sur la vie et le destin de ces parents et enfants que la décision d’un juge d’emprisonner quelqu’un.

Comme Périnne Goulet, nous nous interrogeons sur les 10 000 à 15 000 enfants qui ont été rendus, du jour au lendemain, à leurs parents, lors du premier confinement.[4] « Cela signifierait que l’on avait placé ces enfants alors que l’on pouvait sans danger les renvoyer en catastrophe dans leur famille ! »1. Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), évalue à 1 million d’euros sur 10 ans le coût d’un enfant placé en établissement[5]. Les services de l’ASE sollicitent une augmentation de budget et du nombre de places, mails il y aurait, au contraire, lieu de les réduire pour éviter ces placements coûteux, injustifiés et tellement destructeurs[6] qui représentaient déjà 50% des placements en 2006 d’après l’inspecteur des actions sociale Pierre Naves[7]. Or notre crainte c’est que la nouvelle Loi sur la protection de l’enfance ne vienne qu’amplifier les dérives actuelles.

Nous demandons la révision de cette loi très rapidement et que les enfants non véritablement en danger, soient rendus au plus vite à leurs parents.

Uni Pour Nos Enfants est un collectif de centaines de parents ayant eu « affaire » à l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce collectif a été créé par Magalie Landa qui a reçu plus d’une centaine d’appels de famille en un mois lorsqu’elle a laissé son numéro de téléphone sur le site du Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans le cadre d’une proposition d’initiative citoyenne de «faire cesser les placements abusifs d’enfants en France» le 21 décembre 2018.

Le CEDIF est une association créée à l’initiative de parents touchés par des placements abusifs dont l’objet est de défendre l’institution familiale et le principe de subsidiarité en matière de placement.


[1] L’aide et l’action sociales en France – Perte d’autonomie, handicap, protection de l’enfance et insertion – Édition 2020.pdf (solidarites-sante.gouv.fr) ,p160

[2] note_chiffres_cles_annee2019_0.pdf (onpe.gouv.fr) p7

[3] http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Chiffres%20Cles%202020.pdf (p20)

[4] RAPPORT (assemblee-nationale.fr) p 173 et p 299

[5] Prévenir les ruptures dans les parcours en protection de l’enfance | Le Conseil économique social et environnemental (lecese.fr), p14

[6] https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/france-3-pieces-a-conviction-leve-le-voile-sur-le-sort-des-enfants-places_23c46a36-1973-11e9-9c06-0c291deb7893/

[7] https://www.youtube.com/watch?v=-UtgG64FdTE