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La Conférence mondiale sur l’école à la maison (Global Home Education Conference) aura lieu à Rio de Janeiro au Brésil du 9 au 12 mars 2016.

Cette conférence a pour objet de faire se réunir des décideurs politiques, des chercheurs, des responsables associatifs et des parents qui s’intéressent à l’éducation des enfants en famille.

Participer à cette deuxième conférence mondiale vous permettra de vous engager dans une démarche de réflexion relative aux importantes questions que soulève l’école à la maison.

Il y sera question du rapide développement de ce mode d’éducation offrant des réponses raisonnables aux difficultés persistantes des méthodes scolaires traditionnelles, mais aussi du droit fondamental des parents d’éduquer leurs enfants.

Vous pouvez vous référer à ces sujets en consultant les travaux déjà réalisés lors de la Conférence de 2012 à Berlin.

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La Conférence mondiale sur l’école à la maison (GHEC 2016) aura lieu sur trois journées lors desquelles se réuniront des intervenants et auditeurs s’intéressant à la question de la liberté éducative et de l’école à la maison, différents champs de recherche seront mobilisés afin de mettre en évidence l’intérêt d’un engagement en faveur d’une éducation dirigée par les parents.

L’éducation à la maison met en lumière les questions les plus importantes relatives à la liberté éducative. Qui est responsable de l’éducation ? Quel rôle les parents doivent-ils jouer dans l’éducation de leurs enfants ? Dans quelle mesure l’État porte-t-il la responsabilité de la situation éducative actuelle ?

Nous vous invitons donc à aborder ces points en nous rejoignant pour explorer le thème : « L’éducation à la maison c’est un droit ».

L’éducation à la maison : c’est un droit !

Des experts expliqueront l’état de la liberté éducative dans le monde actuel et détermineront la contribution de l’école à la maison à cette liberté, ils dresseront le contexte d’importants débats sur le droit d’éduquer ses enfants, sur ce que prévoit la loi, sur la recherche et les expériences pratiques d’instruction en famille.

Des sources de droit international telles que celles des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et de l’Organisation des États Américains insistent sur le droit prioritaire des parents à diriger l’éducation de leurs enfants.

La déclaration universelle des droits de l’homme proclame que les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. D’autres traités allant de la convention européenne des droits de l’homme aux constitutions des différents pays met en évidence le même principe participant de la subsidiarité. La déclaration de Berlin, fruit de la première Conférence mondiale sur l’école à la maison se base sur ces traités et rappelle les États à leurs engagements.

Rien qu’aux États-Unis, plus de deux millions d’élèves bénéficient de l’école à la maison. L’Australie, le Canada, la France, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni mettent aussi en avant de nombreuses familles assurant directement l’éducation de leurs enfants. À ce jour des communautés développent l’éducation à la maison sur tous les continents.

Le home schooling existe en Amérique du Nord depuis 40 ans, depuis une dizaine d’années en Europe, et depuis quelques années en Asie. Il se développe en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Les faits démontrent que l’école à la maison est une pratique qui profite aussi bien aux enfants qu’aux familles partout où cela se pratique.

Pourquoi ce mode d’éducation est en développement partout dans le monde ?

L’école à la maison apporte des solutions à ces familles qui se sont pas satisfaites des solutions éducatives traditionnelles. Elle est un recours pour ces parents qui se plaignent de la violence dans les établissements scolaires, des cas de harcèlements, ou encore d’un nivellement par le bas du fait de standards académiques trop pauvres, les parents peuvent aussi considérer comme inadéquat les contenus éducatifs de par leurs convictions, mais il existe bien d’autres raisons de préférer l’éducation en famille. Ce qui est certain c’est que le moule de l’école traditionnelle ne convient pas à tous.

L’essor de l’école à la maison interroge. Ce choix est actuellement le sujet de nombreuses enquêtes sociologiques. Bien des études établissent que les élèves en ayant profité acquièrent un plus grand sens des responsabilités, s’intègrent plus facilement dans le monde du travail.

Les études ont aussi conclu que les élèves enseignés à la maison deviennent des adultes socialement bien intégrés. Effectivement, l’expérience montre la plus grande maturité et la meilleure socialisation des élèves bénéficiant d’une telle éducation. Ainsi les enfants éduqués en famille interagissent beaucoup mieux avec des personnes appartenant à différents groupes d’âge. De plus les emplois du temps plus flexibles permettent d’allouer plus de temps à une variété plus large d’activités en dehors des matières traditionnelles. Ces facteurs, parmi d’autres, amènent les chercheurs à constater que les compétences sociales des élèves bénéficiant de l’école à la maison sont bien plus étendues.

L’éducation à la maison produit aussi le plus souvent des élèves dont les performances aux examens sont bien meilleurs que ceux des élèves en scolarisation traditionnelle. De nombreuses études montrent qu’un tel constat est vérifié pour toutes les classes et pour toutes les matières.

Ces élèves si bien formés, qui réussissent leurs études, deviennent des individus responsables et socialement bien insérés.

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Ces résultats démontrent que l’éducation à la maison n’est pas seulement une option éducative viable mais constitue aussi une voie vers le succès bien plus prometteuse que celle que peuvent offrir les écoles traditionnelles.

L’ensemble des rapports issus de ces recherches, les politiques éducatives ainsi que les enseignements pratiques des expériences d’écoles à la maison seront étudiés lors de la Conférence de Rio de la GHEC 2016 : voir nos propositions sur les réflexions à aborder.

Notre objectif : la prise de conscience et le changement

La GHEC 2016 fournit un espace d’information et de prise de conscience concernant ce qu’apporte l’école à la maison. Il sera question d’informer relativement à son cadre légal, de fournir le résultat d’études sociologiques et académiques ainsi que les enseignements pratiques liés aux expériences d’écoles à la maison dans le monde entier. La Conférence aura aussi pour objet de promouvoir des réformes ayant pour centre le droit des parents à prendre en charge directement l’éducation de leurs enfants considérant qu’il convient de rappeler à tous les gouvernements que ce droit ne saurait être entravé.   .

Ainsi il faut rappeler que l’école à la maison est actuellement illégale en Allemagne et pratiquement bannie en Suède. Dans notre pays hôte, le Brésil, la pratique ne connaît aucune définition ce qui a pu permettre dans le passé l’oppression de familles qui ont fait le choix d’enseigner en famille. Dans ces pays les parents encourent de fortes amendes, des procédures judiciaires, des peines de prison, l’enlèvement de leurs enfants par les services sociaux, tout cela pour avoir simplement voulu enseigner à leurs enfants.

De plus, de nombreux pays cherchent à limiter sévèrement le droit des parents à prendre des décisions relativement à l’éducation de leurs enfants. Ces pays incluent la Bulgare, la Chine Populaire, Chypre, la Grèce, la Macédoine, les Pays-Bas, la Roumanie et l’Espagne. Même dans des pays dans lesquels le droit d’éduquer ses enfants est reconnu, comme par exemple aux États-Unis, les familles doivent se battre pour que ce droit ne soit pas limité voire disparaisse.

Le droit de choisir l’éducation des ses enfants est un droit. Ce droit est largement défini par les lois internationales. Il est de notre droit de parents d’assurer directement l’éducation de nos enfants. Et le droit des enfants est de recevoir une éducation individualisée qui est la mieux à même de satisfaire leurs besoins et leurs objectifs.

Le concept d’enseignement direct par l’école à la maison, autrement appelé enseignement en famille ou encore « home schooling » transcende les cultures, les méthodes et les croyances. Il existe quelques soient ses motivations et les méthodologies d’enseignement. La conférence est une opportunité de réunir tous ceux qui ont un intérêt à s’engager dans cette démarche et à répondre aux questions qui se posent concernant l’école à la maison.

C’est pourquoi nous vous invitons à vous joindre à nous lors de la GHEC 2016 en mars 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil

lionLe père Guy Gilbert s’est fait connaître pour avoir su sortir des jeunes en perte de repères d’un environnement qui les précipitait vers la délinquance. Il continue ce travail au sein de la Bergerie de Faucon dans laquelle il réinsère des jeunes en difficulté. Son secret consiste à leur apporter la parole de Dieu et la confiance au contact d’êtres plus faibles qu’eux : des animaux que l’on ne tue ni ne mange.

Nous considérons au CEDIF que toutes les sociétés ne se valent pas, nous refusons le relativisme et disons qu’une civilisation, qu’un homme s’estiment à la façon dont il traite plus faible que lui.

La façon dont les sé(r)vices publics traitent les familles, les enfants dénotent la sauvagerie de notre société du tout État. Ceux qui vivent de notre spoliation en se prétendant nos défenseurs se comportent comme des bêtes sauvages.

Le père Guy Gilbert siège aussi comme personne qualifiée au cabinet du défenseur des droits, plus précisément à la commission Enfance. C’est à ce titre que nous lui avons donc écrit.

Nous lui avons dit que nous le contactions au nom d’enfants, de parents, de familles dans la désespérance.

Nous lui avons répété les gestes qui se commettaient dans les foyers.

Nous concevons bien que certains parents n’en méritent pas le nom, mais l’enfant peut toujours trouver un support de confiance et d’amour dans un entourage autre que celui des sociaux.

Nous savons le père Guy Gilbert particulièrement sensible à la cause des enfants puisque sa mission pastorale s’est exercée au service de nos jeunes en perdition. Nous lui avons donc confié la mission de Mamina auprès du défenseur des droits. C’est dans le cadre de cette mission qu’elle avait entendu de la bouche de la défenseur des Enfants des propositions en l’air, nous n’avions bien évidemment jamais été recontactés par les services du défenseur des droits alors que de nouveaux drames se déroulent chaque jour.

Face à ces situations nous avons confié au père Guy Gilbert notre impuissance à l’endroit des drames créés par les services de l’ASE. Nous alertons dans le désert et notre mission est ignorée des pouvoirs publics qui entendent certes, mais n’écoutent pas. Cela nous l’avons dit et en avons conclu que nous ne pouvons rien faire pour sauver ces familles, même quand nous sommes informés des faits les plus graves.

Nous lui avons demandé un simple mot de soutien et d’espoir pour continuer notre combat contre ceux qui tuent moralement l’innocence.

Le père Guy Gilbert nous a répondu par mail :

Continue ton combat  

ton frère

G Gilbert

Le site du père Guy Gilbert

grands parentsINTERVIEW  DE JANY RONDEAU

PRESIDENTE DE  L’ASSOCIATION « SOLIDARITE DES GRANDS-PARENTS EN CHARENTE »

CEDIF :  Bonjour Madame Rondeau,

Nous avons entendu parler de vos actions en faveur des mamies et des papis privés de leurs petits-enfants.

Pour nos quelques lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous nous présenter votre association et les raisons qui vous ont poussé à la créer.

JR : L’ association s’ appelle : Association Charentaise, SOLIDARITE des GRANDS-PARENTS. J’en suis à l’origine puisque tout a commencé avec ma grève de la faim contre la décision d’une juge de restreindre mes droits de visite à mes petits-enfants. De nombreux grands-parents sont alors venus me confier leurs situations terribles et étaient désireux de participer à ce combat. En 2011 nous avons décidé de nous réunir au sein de cette association. Nous nous sommes mobilisés pour apporter de l’écoute, du réconfort, du soutien, des conseils aux grands-parents en détresse, nous les accompagnons vers des professionnels mais n’accomplissont jamais les démarches à leur place.

Par ces démarches nous voulons replacer les grands-parents au centre du cercle familial, nous favorisons la médiation pour que des liens soient rétablis entre grands-parents, parents et petits-enfants, pour que nous ne soyons plus systématiquement écartés au profit des foyers et familles d’accueil.

CEDIF : Avez vous une implantation locale ou vous développez-vous dans toute la France ?

JR : Nous sommes basés en Charente (Cognac) mais nous travaillons avec la France (45 départements et 33 autres pour des médiations)

CEDIF : Vous avez décidé d’intervenir aussi dans des situations d’enfants enlevés par l’ASE, est-ce dans ce domaine que vos adhérents connaissent le plus de difficultés ?

JR : Les grands-parents sont dans la même situation que les autres familles qui subissent l’ASE avec en plus des situations de chantages affectifs, de deuils à l’intérieur des familles.

CEDIF : Vous parlez de chantages affectifs, de deuils, pouvez-vous préciser ces points ?

JR : Il peut s’agir de chantages affectifs de la part de parents, par exemple :  » tu ne me donnes plus d’ argent pour finir mes fins de mois alors tu ne verras plus les Petits » ou encore  » ton mari ne me plait pas alors tire un trait sur les Petits enfants »  etc. « 

Pour les deuils, il arrive que les grands-parents aient perdu leur fille par exemple, et que leur gendre leur refuse les droits de visite, j’ai entendu une phrase comme  » Vous avez enterré votre fille, eh bien maintenant vous enterrez également votre Petite fille « .

CEDIF : Pourtant les grands-parents ont le droit de maintenir des relations avec leurs petits-enfants, l’État est aussi censé respecter cela, est ce que cela signifie qu’en réalité l’Etat et sa justice ne respectent pas la loi ?

JR : Juste ! L’ Etat ne respecte pas la loi car les grands-parents sont écartés, ils n ‘existent plus devant l’ ASE.

CEDIF : Comment les grands-parents sont-ils considérés par les services de l’ase lorsqu’ils réclament des contacts avec leurs petits-enfants ?

JR : Les grands-parents sont considérés comme des riens, ils sont broyés, détruits pour que les services sociaux aient les mains libres, on leur refuse même des entretiens ce qui donne des rapports de complaisances mensongers puisque que les G.Parents n ‘ont pas été entendus ce qui fausse gravement la décision de Justice.

CEDIF : Face à de telles situations, comment intervenez-vous et auprès de qui ? Vos démarches ont-elles permis d’avancer ?

JR : Nous avons été voir les hautes autorités d’ Angoulême pour obtenir qu’ une Mamie puisse avoir quelques nouvelles et surtout des photos. Nous sollicitons les responsables des affaires familiales à tous les niveaux.

CEDIF : Avez-vous fait part de ces situations auprès des autorités, comment avez-vous été accueillie et quelles avancées avez-vous pu obtenir ?

JR : Bien sûr que nous en faisons part dans tous nos RDV avec les élus, jusqu’ au Défenseur des Droits, Mme Meunier, députés(es) Sénateurs (rices).

CEDIF : Justement comment avez-vous été reçus par ces personnes, vous ont-elles écouté et ont-elle pris des engagements en faveur du maintien des liens petits-enfants grands-parents ?

JR : Oui, nous avons été écoutés, des engagements oui mais nous attendons les résultats.

CEDIF :  Face à de telles situations quel jugement posez-vous sur l’ASE et plus largement sur les institutions de ce pays ?

JR : Je dis très souvent : l’ ASE est une institution sans contre-pouvoir, elle a un boulevard sans le moindre trou, cailloux pour la freiner et son terrain est à perte de vue. Aucun foyer à nos jours n’est à l’ abri de leurs prélèvements d’ enfants, tout est bon pour soustraire un enfant à sa famille.

L’enfant n’est plus un enfant c’est une marchandise et nous allons être témoins de bien vilaines choses dans les mois, années à venir.

CEDIF : Vous voulez dire que l’enfant est utilisé comme un moyen par les services de l’ASE, partagez vous notre analyse selon laquelle les enfants enlevés permettent de créer des postes et des budgets ?

JR :  Bien sûr que L’ A.S.E utilise les enfants comme moyen d’obtenir davantage d’argent ou pour un avancement de carrière. Lorsque l’on place beaucoup, on peut espérer des récompenses. Les enfants prélevés servent à rentabiliser les structures; les foyers, assurent des débouchés aux familles d’ accueil aux villes d’ enfants, engraissent les Juges, les médecins, colos, l’A.S.E. etc…

CEDIF : Pensez-vous aussi que les services de l’ASE ont une conception particulière des familles ?

JR : Pour l’ A.S.E. la famille est objet de convoitise, une jolie proie que l’ on peut dévorer à souhait avec l’ aide de l’ Etat

Mais notre association est aussi plus particulièrement spécialisée pour intervenir dans des relations rompues ou fragiles dans les familles.

L’ Association fait éditer un livre sur les horreurs de l’ ASE le calvaire d’ enfants devenus grands et ce qu’ on subit les Grands-Parents, sa sortie sûrement pour l’ hiver (décembre ?)

Vous pouvez me contacter au 05.45.32.18.53 (sauf le mardi ) nous avons une permanence, notre adresse mail est solidaritedesgrandsparents@sfr.fr et notre site est ici.

CEDIF :  Nous vous remercions  Madame Rondeau, nous avons effectivement beaucoup de convergences.

autismeL’association Autisme France dénonce les placements abusifs commis par l’ASE en particulier concernant les enfans autistes

127 associations se joignent à cette dénonciation, évidemment le CEDIF participe à cette opération et souscrit sans aucune réserve au communiqué de presse, dont extrait : 

Actuellement en France des dizaines de familles avec un ou plusieurs enfants autistes, qu’elles essaient de faire diagnostiquer, sont menacées de placement ou ont vu leurs enfants leur être arrachés. La raison : les services de l’aide sociale à l’enfance les accusent d’être responsables des troubles de leur enfant. Mieux, ils nient les diagnostics établis par des médecins référents en matière d’autisme et les mères sont accusées de pathologies surréalistes non reconnues dans les classifications internationales : Syndrome de Münchhausen par procuration et aliénation parentale, en violation du Code de la Santé publique.

Un exemple parmi tant de témoignages reçus ou quand l’incompétence le dispute à l’injustice

Les associations suivent une énième histoire où tout le monde sait qu’une erreur est sur le point d’être commise, mais, malgré tout, pour préserver de bonnes relations de travail entre les différentes institutions, le Conseil Départemental de l’Isère s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants atteints de Troubles Envahissants du Développement (une forme d’autisme). Le juge nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l’attention sur elle ». Le docteur Sonié, médecin coordonnateur du Centre Ressources Autisme Rhône-Alpes est pourtant très claire sur les conséquences à venir : « risque de traumatisme psychique et d’une aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée ».

Suite du communiqué de presse de France Autisme

Placement abusif des enfants de Rachel pour délit d’autisme.

Au-delà de ce communiqué et de ce compte-rendu du placement abusif par l’ASE 38, Autisme France participe à l’analyse des exactions trop souvent commises par l’ASE au travers d’un rapport auquel nous adhérons.

À travers ces prises de position fortes d’Autisme France, nous nous sentons moins seuls dans notre combat. Rappelons que nous avions interpellé le conseil départemental de l’Isère, que la nouvelle équipe s’était engagée à changer les pratiques des travailleurs sociaux.

Nous attendons des actes avec le retour auprès de leurs parents des enfants autistes enlevés, mais aussi  :

  •  une rédéfinition du rôle des travailleurs sociaux ;
  • des sanctions à l’endroit de ceux qui ont fauté ;
  • donc la fin du droit de calomnier.

La vidéo « Dear Future Mom » (chère future maman) rallume en France le bien répugnant débat de l’eugénisme, non pas du fait de la vidéo elle-même, mais du très surprenant avis d’une autorité administrative.

Cette vidéo présente la lettre d’une maman qui a appris que le bébé qu’elle portait était trisomique. La maman a peur des conséquences : cet enfant doit-elle le laisser naître au risque qu’il soit un fardeau pour elle et pour la société toute sa vie durant ?

Des enfants trisomiques répondent à la lettre, expriment leur joie de vivre ; Ils lui expliquent en toutes les langues que cet enfant pourra l’aimer, qu’il pourra mener une existence autonome, et puis ce bébé qu’elle porte en elle c’est son enfant. Des mamans viennent alors serrer leurs petits dans leurs bras.

La vidéo est véritablement émouvante, le message passe très bien sauf peut-être la censure.

On ne peut donc pas comprendre la réaction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui a fait savoir aux chaînes de télévision que « Dear Future Mom » ne représentait ni un message consensuel ni un message d’intérêt général, qu’il n’avait pas sa place dans un écran publicitaire, et qu’il s’agit de ne pas troubler la conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, ont fait des choix de vie personnelle différents.

Un parti pris révoltant alors que le spot était émis par des associations, fondations qui se battent contre le syndrome de Down, responsable de la trisomie, qu’il s’agit de porter un regard différent et non stigmatisant sur les enfants atteints de ce syndrome.

Face à cela, le CSA ne voit qu’une remise en cause du choix personnel d’avoir recours à un avortement.

Si l’avortement relève d’un dispositif prévu par la loi comme d’autres dispositifs sur lesquels  chacun pourra avoir son opinion et être amené à faire ses choix personnels, une possibilité ne relève pas d’une obligation.

Il faut avoir du courage pour donner la vie à un enfant trisomique, comme il faut avoir du courage pour se dévouer à la cause de ces enfants, comme enfin il faut avoir du courage pour se dévouer à la cause de tous ces enfants, toutes ces familles abîmées par l’Etat.

Les solutions de facilité consistent à se laisser dicter ses choix par la pensée que l’État veut dominante sous la pression des lobbies qui considèrent que toute vie ne mérite pas d’être vécue.

Car là est bien la position de l’État avec en arrière plan le contrôle des populations.

Si l’État affirmait sa neutralité en la matière il ne pourrait pas d’un côté présenter l’avortement comme un choix personnel tout en considérant que le droit de s’exprimer contre l’anéantissement d’un fœtus trisomique ne relève plus de la liberté d’expression.

Jean-Marie Le Méné a répondu pour la Fondation Jérôme Le Jeune que le CSA «  se tait devant l’eugénisme. Il refuse de poser une limite à cette folie inédite dans l’histoire qu’est l’extermination quasi complète – par compassion fallacieuse – d’une population stigmatisée par son génome. Non seulement les trisomiques n’ont plus le droit de vivre, mais on n’a même plus le droit d’en parler. »

Sept jeunes trisomiques ont donc saisi le Conseil d’État contre l’attitude du CSA pour excès de pouvoir, considérant qu’on leur interdit ainsi la liberté de parole, et de fait il s’agit bien de cela.

Véronique, maman d’un bébé trisomique a été choquée par la réaction du CSA, une administration, une de plus, que nous payons sans approuver son attitude.

Avec un peu de recul rappelons que les réactions institutionnelles sous la pression de lobbies rappellent les préceptes de l’hygiène sociale à la sauce suédoise. Le terme d’eugénisme n’est donc pas employé à tort puisque l’élimination de « certaines tares » était et continue donc à être préconisée au nom de « l’assainissement de la race humaine ». Cette pratique a été menée dans les faits par divers moyens : d’abord la stérilisation des « tarés », puis l’extermination de ceux-ci et surtout des enfants à travers l’Aktion T4, aujourd’hui une simple prise de sang permet de faire « passer » un fœtus « taré ».

Abject, surtout quand on n’a plus le droit d’exprimer son dégoût.

Xavier Collet

Un livre à ne pas rater pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller

Un livre à ne pas rater pour comprendre jusqu’où ils peuvent aller.

Qu’est ce que l’hormone de croissance ?

La somatotropine, plus connue sous l’appellation d’hormone de croissance, est secrétée par l’hypophyse, une glande située dans le cerveau.

Chez certains enfants l’hypophyse ne fonctionne pas correctement et occasionne un manque de somatotropine, donc une croissance ralentie. C’est ainsi que l’on explique des problèmes de nanisme non génétique et que l’on a cru pouvoir faire grandir des enfants « trop petits » à condition d’injecter l’hormone de croissance avant la puberté.

Un produit tiré de cadavres

Seulement voila, où trouver l’hormone de croissance ?

Dans les années 1980, une seule source existait : l’hypophyse des cadavres. La somatotropine en était extraite, réduite en poudre et enfin diluée pour être injectée aux enfants.

Mais ce qui semblait être ignoré alors c’est que le prion de la maladie de Creutzfeldt-Jakob pouvait être présent dans la somatotropine engendrant ce que l’on appelait pour le bétail la maladie de la « vache folle ».

Pourtant, dès 1981, le célébre professeur Montagnier indiquait que :

 « la technique de purification (de l’hypophyse des cadavres) ne comprend aucune étape qui puisse inactiver un virus même moyennement résistant. »

Il aurait peut-être fallu l’écouter et prendre les mesures nécessaires. Mais non, lentement la maladie s’est développée chez des enfants infectés entre 1983 et 1985.

Le premier cas de déclenchement de la maladie apparaît en France sur un enfant en 1989, puis les cas se multiplient pour décroître à partir de 2005. Le décompte macabre fait apparaître que 119 personnes sont décédés de cette maladie dans d’atroces souffrances, de cinq à plus de vingt ans après le traitement sachant que la durée d’incubation peut durer jusqu’à 30 ans.

C’est d’ailleurs en France que la majorité des victimes ont été recensées et pour cause … le trafic d’hypophyses, commissions à la clé était une affaire qui relevait de l’État et non de laboratoires privés. Même un journal de gauche comme Libération  le reconnait :

« Souvent critiquées pour leur souci de rentabilité, les firmes pharmaceutiques ont connu, ce matin, leur heure de gloire. Et pour cause. Dans cette affaire, pas un laboratoire industriel dans le monde produisant de l’hormone de croissance n’a eu à souffrir de cas de contamination. » 

La sonnette d’alarme est en panne

Le procès de l’hormone de croissance a débuté en 2009 alors qu’un premier enfant venait de décéder parmi les 1 698 autres traités dont nul ne peut être encore certain de ne pas déclarer cette maladie incurable et mortelle !

Sont mis en cause un certain nombre de décideurs dont le biochimiste Fernand Dray, ancien directeur d ’un laboratoire de recherche de l’Institut Pasteur et la pédiatre Elisabeth Mugnier, en charge de la collecte des hypophyses dans les morgues. Ils doivent répondre du chef d’accusation d’homicides involontaires.

Cette afaire ressemble comme deux goutes d’eau à celle du sang contaminé : pour l’hormone de croissance aussi des organismes publics ont, jusqu’en 1986, écoulé des stocks contaminés sans tenir compte de l’avis des experts qui préconisaient l’inactivation des prions par un traitement approprié.

Soulignons au passage que des sociétés pharmaceutiques privées étrangères avaient pris la peine de détruire tous les stocks dès 1985. Les autorités sanitaires américaines suivies de la plupart de celles des pays européens avaient interdit l’utilisation d’hypophyses de cadavres. Rien de tout cela en France puisque c’est bien connu les nuages toxiques et autres épidémies sont stoppés aux frontières.

D’ailleurs le 7 mai 1985, Jacques Dangoumau, directeur de la pharmacie et du médicament au ministère de la santé, écrit :

« La qualité du système mis au point en France, la nature des produits utilisés, les garanties offertes par leur contrôle, la gravité du handicap traité justifiaient de ne pas interrompre le très remarquable travail réalisé par l’association France-Hypophyse , en liaison avec la Pharmacie centrale et la Commission nationale de l’hormone de croissance. »

Le rapport de l’IGAS de 1982 révélait pourtant les conditions de collecte sur les cadavres : des employés de morgue pouvaient se faire payer toute collecte et s’acharnaient sur des cerveaux pour prélever des hypophyses avec des moyens de fortune tels que des tuyaux de chauffage central … On imagine le spectacle.

Quant à la traçabilité permettant de s’assurer de la qualité des hypophyses, elle relève de la plaisanterie puisque même les décédés de maladies cérébrales vont y perdre leur hypophyse.

Un procès qui dure encore

L’association des victimes de l’hormone de croissance, menée par la courageuse et pugnace Jeanne Goerrian, ainsi que des parents déposent plainte suite aux décès de leurs enfants. Dans le box des prévenus on trouve des pédiatres, biologistes et pharmaciens ayant récolté, transformé, diffusé ou prescrit l’hormone mortelle.

Mais un problème de taille se pose : les registres relatifs à l’écoulement des lots entre 1982 et 1986 ont été malencontreusement détruits. Oups …

Le tribunal correctionnel de Paris relaxe les six prévenus considérant qu’ils n’avaient pas conscience d’exposer à un danger, mais il prononce des condamnations au civil à des dommages et intérêts.

L’ensemble des protagonistes font appel et un non lieu général rendu le 5 mai 2011. Même les dommages et intérêts tombent, la cour ne voit aucune faute, aucune négligence indemnisable.

Pour en arriver là, la Cour d’appel adopte le raisonnement suivant : la poudre d’hormone produite ne relève pas de la législation concernant les médicaments, il s’agit d’un principe actif et la notion de bonne pratique de fabrication en laboratoire n’a été imposée pour les principes actifs qu’à partir de 1998. Or comme les laboratoires de l’unité de radio-immunologie produisant cette poudre d’hormone ne sont pas des laboratoires pharmaceutiques, mais des laboratoires de recherche, on ne saurait condamner les prévenus.

Évidemment la distinction est oiseuse pour les victimes.

La Cour de cassation est donc saisie et statue. Son arrêt du 7 janvier 2014 considère que même si les principes actifs ne sont pas des médicaments, ils entrent dans la composition de médicaments à administrer à des êtres humains et doivent donc être produits par des laboratoires pharmaceutiques. La responsabilité civile des prévenus est donc encourue, on n’attendait pas moins. Rendez vous à la cour d’appel de Paris qui devra rejuger sur le fond.

Une hormone de croissance synthétique … sans risque cette fois ?

En est-ce donc fini de l’hormone de croissance ?

Non, car elle est toujours administrée à plus de 6 000 enfants en France pour un coût allant de 5 000 à 12 000 euros par enfant.

Plus question de recycler des hormones de personnes décédées, puisque désormais elle est produite sous une forme synthétique produite en laboratoire.

Plus aucun risque nous disent les médecins à condition de surveiller le diabète …

Oui, enfin, sauf qu’il a été constaté une surmortalité des patients traités dans leur enfance par des hormones de croissance synthétique  selon l’étude épidémiologique SAGHE portant sur 7 000 individus. Le risque de tumeurs osseuses, d’hémorragies et d’accidents vasculaires cérébraux serait augmenté par l’administration de somatotropine de synthèse.

Les médecins ont voulu expliquer ce risque accru par un surdosage dont ont surtout pâti les « enfants plus petits ».

Voila donc qui justifierait que l’administration de l’hormone soit réservée aux hôpitaux et non dans un cadre familial. De quoi perturber davantage les enfants, surtout si l’opposition a un tel traitement vaut un signalement aux parents. 

Mais en-est -on arrivé à ce point au nom d’une normalisation sanitaire et du principe Rossignol selon lequel ils peuvent disposer de nos enfants ?

grandparentsMadame, Monsieur

Par votre élection vous avez accepté de défendre les droits et les libertés de vos concitoyens que vous représentez au parlement. Depuis plusieurs années vous êtes informés des abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance qui entraînent une privation des droits et des libertés de plus de 70 000 enfants et du même fait les adultes qui les entourent. (Parents, grands-parents et autres membres de la famille élargie.) Nous revenons vers vous à l’occasion de cette rentrée parlementaire pour vous rappeler de cette situation ne cesse de perdurer.

La réponse de madame Christiane TAUBIRA, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, à la question numéro 29558 de M. François Brottes, (Député Socialiste, républicain et citoyen – Isère), affiche une tolérance à l’usage de l’abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance, entraînant une privation des droits et des libertés :

« Lorsque le mineur à l’égard duquel les grands-parents sollicitent un droit de visite est placé par le juge des enfants, il appartient au service auprès duquel l’enfant est confié de demander l’accord des parents qui, au titre de leurs prérogatives liées à l’exercice de l’autorité parentale, détiennent le droit de surveiller les relations entretenues par leurs enfants. En cas d’accord des parents, il appartient au service auquel les enfants sont confiés, au titre des actes usuels de la vie courante dont il a la responsabiité, de mettre en oeuvre les modalités pratiques de ces rencontres enfants/grand-parents. (…) En cas d’opposition du service gardien au droit de visite des grands-parents au regard de l’intérêt de l’enfant, et ce malgré l’accord des parents, le juge des enfants est également compétent pour statuer sur la difficulté. (…) Un service intervenant dans un cadre administratif, ne peut interdire des relations entre l’enfant et un tiers qui sont autorisées par les parents, sauf à justifier d’une situation de danger qui pourrait entrainer la saisine d’un juge des enfants. » 

Le service de la protection de l’enfant a, selon Madame La garde des Sceaux et Ministre de la justice, le droit de se substituer au pouvoir du Juge des enfants et peut, sans décision de ce juge, s’opposer au droit de visite des enfants avec les grands-parents même si les parents sont d’accord pour ces rencontres. Ce qui nécessite, selon cette réponse, une saisine du juge des enfants pour régler cette difficulté.

C’est une tolérance à l’abus de pouvoir de la protection de l’enfance et c’est inacceptable.

Le juge des enfants est le garant de la défense des droits de l’enfant et il est de sa compétence de refuser éventuellement les droits de visite des adultes qui entourent les enfants. Ce ne doit pas être un droit pour les services de la protection de l’enfance.

  • Nous vous demandons d’intervenir auprès du Ministère de la Justice pour un rappel auprès des services de la protection de l’enfance des droits de chaque citoyen et surtout en ce qui concerne les droits et les libertés des enfants et de leur famille, afin que les services de la protection agissent dans un strict respect de la loi, et à défaut de voir les agents en infraction s’exposer à des sanctions administratives voire pénales.

  • Il faut noter que le temps pour donner cette réponse est extrêmement long. (Question publiée au JO le: 18/06/2013 page : 6324 et Réponse publiée au JO le : 27/05/2014 page : 4358, soit presque un an) On peut supposer que les interventions des élus sur l’attitude des services de la protection de l’enfance pour privation des droits et des libertés ont moins d’importance pour madame TAUBIRA, ministre de la Justice, que le mariage pour tous.

Cette réponse, parue au J.O, apporte au service de la protection de l’enfance un encouragement pour continuer à bafouer les droits et les libertés des enfants et de leur famille.

Le 2 janvier 2014 le Républicain Lorrain confirme ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. Dans l’intérêt supérieur de l’enfant il recommandé de redéfinir la place des grands-parents dans la famille. (Une Modification de l’article 371-4 selon les termes d’avant 2000).

Nous vous rappelons que les modifications successives, de cet article contribuent à entretenir le non respect du droit relationnel de l’enfant.

Nous soulevons régulièrement le montant des économies que pourrait apporter un placement en famille selon les règles de la loi 375-3 du code civil. (70 000 x 6 000 euros mois et par enfant.) A noter que cette somme pourrait être utilisée pour créer des emplois pour soutenir les familles en difficulté, l’intérêt de l’enfant serait mieux préservé dans un cadre familial avec une réelle reconnaissance du droit parental.

En ce mois de rentrée parlementaire, des médias informent le grand public sur les graves dysfonctionnements de la protection de l’enfance, par un livre, dans le magazine NEXUS et par un documentaire le mardi 16 septembre 2014 sur France 5 à une heure de grande écoute.

Les élections, présidentielle et législative, approchent. Nous ne sommes pas des révolutionnaires ni des casseurs. Nous respectons nos lois, mais, il ne faudra pas s’étonner si les membres et sympathisants du regroupement des grands-parents en colère motivent leur entourage et connaissances pour un vote sanction envers les élus qui restent passifs face à un gouvernement qui tolère l’abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance.

Pour le groupement des Grands-Parents en Colère (GPEC)

Avec nos respectueuses salutations

Mme Delvarre Noëlle