Contribuables associés parle de l’ASE

Merci à un de nos adhérents de nous faire bénéficier de sa revue de presse.

Au sein de celle-ci un article d’Alain Mathieu, l’ex président de Contribuables Associés dans le numéro 78 du journal « Le Cri du Contribuable ».  L’article présente correctement l’ASE en le traitant d’État-Thénardier. Certes cela date  et c’est encore pire aujourd’hui, mais nous remercions cette association de se pencher sans langue de bois sur les réalités de l’État français, à consulter également des enquêtes bien pensées : Les enquêtes du Contribuable.

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Conférence mondiale sur l’école à la maison

La Conférence mondiale sur l’école à la maison (Global Home Education Conference) aura lieu à Rio de Janeiro au Brésil du 9 au 12 mars 2016.

Cette conférence a pour objet de réunir des décideurs politiques, des chercheurs, des responsables associatifs et des parents qui s’intéressent à l’éducation des enfants en famille.

Participer à cette deuxième conférence mondiale vous permettra de vous engager dans une démarche de réflexion relative aux importantes questions que soulève l’école à la maison.

Il y sera question du rapide développement de ce mode d’éducation offrant des réponses raisonnables aux difficultés persistantes des méthodes scolaires traditionnelles, mais aussi le droit fondamental des parents d’éduquer leurs enfants.

Vous pouvez vous référer à ces sujets en consultant les travaux déjà réalisés lors de la Conférence de 2012 à Berlin.

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La Conférence mondiale sur l’école à la maison (GHEC 2016) aura lieu sur trois journées lors desquelles se réuniront des intervenants et auditeurs s’intéressant à la question de la liberté éducative et de l’école à la maison, différents champs de recherche seront mobilisés afin de mettre en évidence l’intérêt d’un engagement en faveur d’une éducation dirigée par les parents.

L’éducation à la maison met en lumière les questions les plus importantes relatives à la liberté éducative. Qui est responsable de l’éducation ? Quel rôle les parents doivent-ils jouer dans l’éducation de leurs enfants ? Dans quelle mesure l’État porte-t-il la responsabilité de la situation éducative actuelle ?

Nous vous invitons donc à aborder ces points en nous rejoignant pour explorer le thème : « L’éducation à la maison c’est un droit ».

L’éducation à la maison : c’est un droit !

Des experts expliqueront l’état de la liberté éducative dans le monde actuel et détermineront la contribution de l’école à la maison à cette liberté, ils dresseront le contexte d’importants débats sur le droit d’éduquer ses enfants, sur ce que prévoit la loi, sur la recherche et les expériences pratiques d’instruction en famille.

Des sources de droit international telles que celles des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et de l’Organisation des États Américains insistent sur le droit prioritaire des parents à diriger l’éducation de leurs enfants.

La déclaration universelle des droits de l’homme proclame que les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. D’autres traités allant de la convention européenne des droits de l’homme aux constitutions des différents pays met en évidence le même principe participant de la subsidiarité. La déclaration de Berlin, fruit de la première Conférence mondiale sur l’école à la maison se base sur ces traités et rappelle les États à leurs engagements.

Rien qu’aux États-Unis, plus de deux millions d’élèves bénéficient de l’école à la maison. L’Australie, le Canada, la France, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni mettent aussi en avant de nombreuses familles assurant directement l’éducation de leurs enfants. À ce jour des communautés développent l’éducation à la maison sur tous les continents.

Le home schooling existe en Amérique du Nord depuis 40 ans, depuis une dizaine d’années en Europe, et depuis quelques années en Asie. Il se développe en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Les faits démontrent que l’école à la maison est une pratique qui profite aussi bien aux enfants qu’aux familles partout où cela se pratique.

Pourquoi ce mode d’éducation est en développement partout dans le monde ?

L’école à la maison apporte des solutions à ces familles qui ne sont pas satisfaites des solutions éducatives traditionnelles. Elle est un recours pour ces parents qui se plaignent de la violence dans les établissements scolaires, des cas de harcèlements, ou encore d’un nivellement par le bas du fait de standards académiques trop pauvres, les parents peuvent aussi considérer comme inadéquats les contenus éducatifs de par leurs convictions, mais il existe bien d’autres raisons de préférer l’éducation en famille. Ce qui est certain c’est que le moule de l’école traditionnelle ne convient pas à tous.

L’essor de l’école à la maison interroge. Ce choix est actuellement le sujet de nombreuses enquêtes sociologiques. Bien des études établissent que les élèves en ayant profité acquièrent un plus grand sens des responsabilités, s’intègrent plus facilement dans le monde du travail.

Les études ont aussi conclu que les élèves enseignés à la maison deviennent des adultes socialement bien intégrés. Effectivement, l’expérience montre la plus grande maturité et la meilleure socialisation des élèves bénéficiant d’une telle éducation. Ainsi les enfants éduqués en famille interagissent beaucoup mieux avec des personnes appartenant à différents groupes d’âge. De plus les emplois du temps plus flexibles permettent d’allouer plus de temps à une variété plus large d’activités en dehors des matières traditionnelles. Ces facteurs, parmi d’autres, amènent les chercheurs à constater que les compétences sociales des élèves bénéficiant de l’école à la maison sont bien plus étendues.

L’éducation à la maison produit aussi le plus souvent des élèves dont les performances aux examens sont bien meilleurs que ceux des élèves en scolarisation traditionnelle. De nombreuses études montrent qu’un tel constat est vérifié pour toutes les classes et pour toutes les matières.

Ces élèves si bien formés, qui réussissent leurs études, deviennent des individus responsables et socialement bien insérés.

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Ces résultats démontrent que l’éducation à la maison n’est pas seulement une option éducative viable mais constitue aussi une voie vers le succès bien plus prometteuse que celle que peuvent offrir les écoles traditionnelles.

L’ensemble des rapports issus de ces recherches, les politiques éducatives ainsi que les enseignements pratiques des expériences d’écoles à la maison seront étudiés lors de la Conférence de Rio de la GHEC 2016 : voir nos propositions sur les réflexions à aborder.

Notre objectif : la prise de conscience et le changement

La GHEC 2016 fournit un espace d’information et de prise de conscience concernant ce qu’apporte l’école à la maison. Il sera question d’informer relativement à son cadre légal, de fournir le résultat d’études sociologiques et académiques ainsi que les enseignements pratiques liés aux expériences d’écoles à la maison dans le monde entier. La Conférence aura aussi pour objet de promouvoir des réformes ayant pour centre le droit des parents à prendre en charge directement l’éducation de leurs enfants considérant qu’il convient de rappeler à tous les gouvernements que ce droit ne saurait être entravé.   .

Ainsi il faut rappeler que l’école à la maison est actuellement illégale en Allemagne et pratiquement bannie en Suède. Dans notre pays hôte, le Brésil, la pratique ne connaît aucune définition ce qui a pu permettre dans le passé l’oppression de familles qui ont fait le choix d’enseigner à la maison. Dans ces pays les parents encourent de fortes amendes, des procédures judiciaires, des peines de prison, l’enlèvement de leurs enfants par les services sociaux, tout cela pour avoir simplement voulu enseigner à leurs enfants.

De plus, de nombreux pays cherchent à limiter sévèrement le droit des parents à prendre des décisions relativement à l’éducation de leurs enfants. Ces pays incluent la Bulgare, la Chine Populaire, Chypre, la Grèce, la Macédoine, les Pays-Bas, la Roumanie et l’Espagne. Même dans des pays dans lesquels le droit d’éduquer ses enfants est reconnu, comme par exemple aux États-Unis, les familles doivent se battre pour que ce droit ne soit pas limité voire disparaisse.

Le droit de choisir l’éducation des ses enfants est un droit. Ce droit est largement défini par les lois internationales. Il est de notre droit de parents d’assurer directement l’éducation de nos enfants. Et le droit des enfants est de recevoir une éducation individualisée qui est la mieux à même de satisfaire leurs besoins et leurs objectifs.

Le concept d’enseignement direct par l’école à la maison, autrement appelé enseignement en famille ou encore « home schooling » transcende les cultures, les méthodes et les croyances. Il existe quelques soient ses motivations et les méthodologies d’enseignement. La conférence est une opportunité de réunir tous ceux qui ont un intérêt à s’engager dans cette démarche et à répondre aux questions qui se posent concernant l’école à la maison.

C’est pourquoi nous vous invitons à vous joindre à nous lors de la GHEC 2016 en mars 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil

Lettre au père Guy Gilbert

lionLe père Guy Gilbert s’est fait connaître pour avoir su sortir des jeunes en perte de repères d’un environnement qui les précipitait vers la délinquance. Il continue ce travail au sein de la Bergerie de Faucon dans laquelle il réinsère des jeunes en difficulté. Son secret consiste à leur apporter la parole de Dieu et la confiance au contact d’êtres plus faibles qu’eux : des animaux que l’on ne tue ni ne mange.

Nous considérons au CEDIF que toutes les sociétés ne se valent pas, nous refusons le relativisme et disons qu’une civilisation, qu’un homme s’estiment à la façon dont il traite plus faible que lui.

La façon dont les sé(r)vices publics traitent les familles, les enfants dénotent la sauvagerie de notre société du tout État. Ceux qui vivent de notre spoliation en se prétendant nos défenseurs se comportent comme des bêtes sauvages.

Le père Guy Gilbert siège aussi comme personne qualifiée au cabinet du défenseur des droits, plus précisément à la commission Enfance. C’est à ce titre que nous lui avons donc écrit.

Nous lui avons dit que nous le contactions au nom d’enfants, de parents, de familles dans la désespérance.

Nous lui avons répété les gestes qui se commettaient dans les foyers.

Nous concevons bien que certains parents n’en méritent pas le nom, mais l’enfant peut toujours trouver un support de confiance et d’amour dans un entourage autre que celui des sociaux.

Nous savons le père Guy Gilbert particulièrement sensible à la cause des enfants puisque sa mission pastorale s’est exercée au service de nos jeunes en perdition. Nous lui avons donc confié la mission de Mamina auprès du défenseur des droits. C’est dans le cadre de cette mission qu’elle avait entendu de la bouche de la défenseur des Enfants des propositions en l’air, nous n’avions bien évidemment jamais été recontactés par les services du défenseur des droits alors que de nouveaux drames se déroulent chaque jour.

Face à ces situations nous avons confié au père Guy Gilbert notre impuissance à l’endroit des drames créés par les services de l’ASE. Nous alertons dans le désert et notre mission est ignorée des pouvoirs publics qui entendent certes, mais n’écoutent pas. Cela nous l’avons dit et en avons conclu que nous ne pouvons rien faire pour sauver ces familles, même quand nous sommes informés des faits les plus graves.

Nous lui avons demandé un simple mot de soutien et d’espoir pour continuer notre combat contre ceux qui tuent moralement l’innocence.

Le père Guy Gilbert nous a répondu par mail :

Continue ton combat  

ton frère

G Gilbert

Le site du père Guy Gilbert

ASE : « Les grands-parents ? Connais pas ! »

grands parentsINTERVIEW  DE JANY RONDEAU

PRESIDENTE DE  L’ASSOCIATION « SOLIDARITE DES GRANDS-PARENTS EN CHARENTE »

CEDIF :  Bonjour Madame Rondeau,

Nous avons entendu parler de vos actions en faveur des mamies et des papis privés de leurs petits-enfants.

Pour nos quelques lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous nous présenter votre association et les raisons qui vous ont poussé à la créer.

JR : L’ association s’ appelle : Association Charentaise, SOLIDARITE des GRANDS-PARENTS. J’en suis à l’origine puisque tout a commencé avec ma grève de la faim contre la décision d’une juge de restreindre mes droits de visite à mes petits-enfants. De nombreux grands-parents sont alors venus me confier leurs situations terribles et étaient désireux de participer à ce combat. En 2011 nous avons décidé de nous réunir au sein de cette association. Nous nous sommes mobilisés pour apporter de l’écoute, du réconfort, du soutien, des conseils aux grands-parents en détresse, nous les accompagnons vers des professionnels mais n’accomplissont jamais les démarches à leur place.

Par ces démarches nous voulons replacer les grands-parents au centre du cercle familial, nous favorisons la médiation pour que des liens soient rétablis entre grands-parents, parents et petits-enfants, pour que nous ne soyons plus systématiquement écartés au profit des foyers et familles d’accueil.

CEDIF : Avez vous une implantation locale ou vous développez-vous dans toute la France ?

JR : Nous sommes basés en Charente (Cognac) mais nous travaillons avec la France (45 départements et 33 autres pour des médiations)

CEDIF : Vous avez décidé d’intervenir aussi dans des situations d’enfants enlevés par l’ASE, est-ce dans ce domaine que vos adhérents connaissent le plus de difficultés ?

JR : Les grands-parents sont dans la même situation que les autres familles qui subissent l’ASE avec en plus des situations de chantages affectifs, de deuils à l’intérieur des familles.

CEDIF : Vous parlez de chantages affectifs, de deuils, pouvez-vous préciser ces points ?

JR : Il peut s’agir de chantages affectifs de la part de parents, par exemple :  » tu ne me donnes plus d’ argent pour finir mes fins de mois alors tu ne verras plus les Petits » ou encore  » ton mari ne me plait pas alors tire un trait sur les Petits enfants »  etc. « 

Pour les deuils, il arrive que les grands-parents aient perdu leur fille par exemple, et que leur gendre leur refuse les droits de visite, j’ai entendu une phrase comme  » Vous avez enterré votre fille, eh bien maintenant vous enterrez également votre Petite fille « .

CEDIF : Pourtant les grands-parents ont le droit de maintenir des relations avec leurs petits-enfants, l’État est aussi censé respecter cela, est ce que cela signifie qu’en réalité l’Etat et sa justice ne respectent pas la loi ?

JR : Juste ! L’ Etat ne respecte pas la loi car les grands-parents sont écartés, ils n ‘existent plus devant l’ ASE.

CEDIF : Comment les grands-parents sont-ils considérés par les services de l’ase lorsqu’ils réclament des contacts avec leurs petits-enfants ?

JR : Les grands-parents sont considérés comme des riens, ils sont broyés, détruits pour que les services sociaux aient les mains libres, on leur refuse même des entretiens ce qui donne des rapports de complaisances mensongers puisque que les G.Parents n ‘ont pas été entendus ce qui fausse gravement la décision de Justice.

CEDIF : Face à de telles situations, comment intervenez-vous et auprès de qui ? Vos démarches ont-elles permis d’avancer ?

JR : Nous avons été voir les hautes autorités d’ Angoulême pour obtenir qu’ une Mamie puisse avoir quelques nouvelles et surtout des photos. Nous sollicitons les responsables des affaires familiales à tous les niveaux.

CEDIF : Avez-vous fait part de ces situations auprès des autorités, comment avez-vous été accueillie et quelles avancées avez-vous pu obtenir ?

JR : Bien sûr que nous en faisons part dans tous nos RDV avec les élus, jusqu’ au Défenseur des Droits, Mme Meunier, députés(es) Sénateurs (rices).

CEDIF : Justement comment avez-vous été reçus par ces personnes, vous ont-elles écouté et ont-elle pris des engagements en faveur du maintien des liens petits-enfants grands-parents ?

JR : Oui, nous avons été écoutés, des engagements oui mais nous attendons les résultats.

CEDIF :  Face à de telles situations quel jugement posez-vous sur l’ASE et plus largement sur les institutions de ce pays ?

JR : Je dis très souvent : l’ ASE est une institution sans contre-pouvoir, elle a un boulevard sans le moindre trou, cailloux pour la freiner et son terrain est à perte de vue. Aucun foyer à nos jours n’est à l’ abri de leurs prélèvements d’ enfants, tout est bon pour soustraire un enfant à sa famille.

L’enfant n’est plus un enfant c’est une marchandise et nous allons être témoins de bien vilaines choses dans les mois, années à venir.

CEDIF : Vous voulez dire que l’enfant est utilisé comme un moyen par les services de l’ASE, partagez vous notre analyse selon laquelle les enfants enlevés permettent de créer des postes et des budgets ?

JR :  Bien sûr que L’ A.S.E utilise les enfants comme moyen d’obtenir davantage d’argent ou pour un avancement de carrière. Lorsque l’on place beaucoup, on peut espérer des récompenses. Les enfants prélevés servent à rentabiliser les structures; les foyers, assurent des débouchés aux familles d’ accueil aux villes d’ enfants, engraissent les Juges, les médecins, colos, l’A.S.E. etc…

CEDIF : Pensez-vous aussi que les services de l’ASE ont une conception particulière des familles ?

JR : Pour l’ A.S.E. la famille est objet de convoitise, une jolie proie que l’ on peut dévorer à souhait avec l’ aide de l’ Etat

Mais notre association est aussi plus particulièrement spécialisée pour intervenir dans des relations rompues ou fragiles dans les familles.

L’ Association fait éditer un livre sur les horreurs de l’ ASE le calvaire d’ enfants devenus grands et ce qu’ on subit les Grands-Parents, sa sortie sûrement pour l’ hiver (décembre ?)

Vous pouvez me contacter au 05.45.32.18.53 (sauf le mardi ) nous avons une permanence, notre adresse mail est solidaritedesgrandsparents@sfr.fr et notre site est ici.

CEDIF :  Nous vous remercions  Madame Rondeau, nous avons effectivement beaucoup de convergences.

Placements abusifs d’enfants autistes

autismeL’association Autisme France dénonce les placements abusifs commis par l’ASE en particulier concernant les enfans autistes

127 associations se joignent à cette dénonciation, évidemment le CEDIF participe à cette opération et souscrit sans aucune réserve au communiqué de presse, dont extrait : 

Actuellement en France des dizaines de familles avec un ou plusieurs enfants autistes, qu’elles essaient de faire diagnostiquer, sont menacées de placement ou ont vu leurs enfants leur être arrachés. La raison : les services de l’aide sociale à l’enfance les accusent d’être responsables des troubles de leur enfant. Mieux, ils nient les diagnostics établis par des médecins référents en matière d’autisme et les mères sont accusées de pathologies surréalistes non reconnues dans les classifications internationales : Syndrome de Münchhausen par procuration et aliénation parentale, en violation du Code de la Santé publique.

Un exemple parmi tant de témoignages reçus ou quand l’incompétence le dispute à l’injustice

Les associations suivent une énième histoire où tout le monde sait qu’une erreur est sur le point d’être commise, mais, malgré tout, pour préserver de bonnes relations de travail entre les différentes institutions, le Conseil Départemental de l’Isère s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants atteints de Troubles Envahissants du Développement (une forme d’autisme). Le juge nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l’attention sur elle ». Le docteur Sonié, médecin coordonnateur du Centre Ressources Autisme Rhône-Alpes est pourtant très claire sur les conséquences à venir : « risque de traumatisme psychique et d’une aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée ».

Suite du communiqué de presse de France Autisme

Placement abusif des enfants de Rachel pour délit d’autisme.

Au-delà de ce communiqué et de ce compte-rendu du placement abusif par l’ASE 38, Autisme France participe à l’analyse des exactions trop souvent commises par l’ASE au travers d’un rapport auquel nous adhérons.

À travers ces prises de position fortes d’Autisme France, nous nous sentons moins seuls dans notre combat. Rappelons que nous avions interpellé le conseil départemental de l’Isère, que la nouvelle équipe s’était engagée à changer les pratiques des travailleurs sociaux.

Nous attendons des actes avec le retour auprès de leurs parents des enfants autistes enlevés, mais aussi  :

  •  une rédéfinition du rôle des travailleurs sociaux ;
  • des sanctions à l’endroit de ceux qui ont fauté ;
  • donc la fin du droit de calomnier.

Ce sont aussi des enfants !

La vidéo « Dear Future Mom » (chère future maman) rallume en France le bien répugnant débat de l’eugénisme, non pas du fait de la vidéo elle-même, mais du très surprenant avis d’une autorité administrative.

Cette vidéo présente la lettre d’une maman qui a appris que le bébé qu’elle portait était trisomique. La maman a peur des conséquences : cet enfant doit-elle le laisser naître au risque qu’il soit un fardeau pour elle et pour la société toute sa vie durant ?

Des enfants trisomiques répondent à la lettre, expriment leur joie de vivre ; Ils lui expliquent en toutes les langues que cet enfant pourra l’aimer, qu’il pourra mener une existence autonome, et puis ce bébé qu’elle porte en elle c’est son enfant. Des mamans viennent alors serrer leurs petits dans leurs bras.

La vidéo est véritablement émouvante, le message passe très bien sauf peut-être la censure.

On ne peut donc pas comprendre la réaction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui a fait savoir aux chaînes de télévision que « Dear Future Mom » ne représentait ni un message consensuel ni un message d’intérêt général, qu’il n’avait pas sa place dans un écran publicitaire, et qu’il s’agit de ne pas troubler la conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, ont fait des choix de vie personnelle différents.

Un parti pris révoltant alors que le spot était émis par des associations, fondations qui se battent contre le syndrome de Down, responsable de la trisomie, qu’il s’agit de porter un regard différent et non stigmatisant sur les enfants atteints de ce syndrome.

Face à cela, le CSA ne voit qu’une remise en cause du choix personnel d’avoir recours à un avortement.

Si l’avortement relève d’un dispositif prévu par la loi comme d’autres dispositifs sur lesquels  chacun pourra avoir son opinion et être amené à faire ses choix personnels, une possibilité ne relève pas d’une obligation.

Il faut avoir du courage pour donner la vie à un enfant trisomique, comme il faut avoir du courage pour se dévouer à la cause de ces enfants, comme enfin il faut avoir du courage pour se dévouer à la cause de tous ces enfants, toutes ces familles abîmées par l’Etat.

Les solutions de facilité consistent à se laisser dicter ses choix par la pensée que l’État veut dominante sous la pression des lobbies qui considèrent que toute vie ne mérite pas d’être vécue.

Car là est bien la position de l’État avec en arrière plan le contrôle des populations.

Si l’État affirmait sa neutralité en la matière il ne pourrait pas d’un côté présenter l’avortement comme un choix personnel tout en considérant que le droit de s’exprimer contre l’anéantissement d’un fœtus trisomique ne relève plus de la liberté d’expression.

Jean-Marie Le Méné a répondu pour la Fondation Jérôme Le Jeune que le CSA «  se tait devant l’eugénisme. Il refuse de poser une limite à cette folie inédite dans l’histoire qu’est l’extermination quasi complète – par compassion fallacieuse – d’une population stigmatisée par son génome. Non seulement les trisomiques n’ont plus le droit de vivre, mais on n’a même plus le droit d’en parler. »

Sept jeunes trisomiques ont donc saisi le Conseil d’État contre l’attitude du CSA pour excès de pouvoir, considérant qu’on leur interdit ainsi la liberté de parole, et de fait il s’agit bien de cela.

Véronique, maman d’un bébé trisomique a été choquée par la réaction du CSA, une administration, une de plus, que nous payons sans approuver son attitude.

Avec un peu de recul rappelons que les réactions institutionnelles sous la pression de lobbies rappellent les préceptes de l’hygiène sociale à la sauce suédoise. Le terme d’eugénisme n’est donc pas employé à tort puisque l’élimination de « certaines tares » était et continue donc à être préconisée au nom de « l’assainissement de la race humaine ». Cette pratique a été menée dans les faits par divers moyens : d’abord la stérilisation des « tarés », puis l’extermination de ceux-ci et surtout des enfants à travers l’Aktion T4, aujourd’hui une simple prise de sang permet de faire « passer » un fœtus « taré ».

Abject, surtout quand on n’a plus le droit d’exprimer son dégoût.

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Le scandale de l’hormone de croissance

Un livre à ne pas rater pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller
Un livre à ne pas rater pour comprendre jusqu’où ils peuvent aller.
Qu’est ce que l’hormone de croissance ?

La somatotropine, plus connue sous l’appellation d’hormone de croissance, est secrétée par l’hypophyse, une glande située dans le cerveau.

Chez certains enfants l’hypophyse ne fonctionne pas correctement et occasionne un manque de somatotropine, donc une croissance ralentie. C’est ainsi que l’on explique des problèmes de nanisme non génétique et que l’on a cru pouvoir faire grandir des enfants « trop petits » à condition d’injecter l’hormone de croissance avant la puberté.

Un produit tiré de cadavres

Seulement voila, où trouver l’hormone de croissance ?

Dans les années 1980, une seule source existait : l’hypophyse des cadavres. La somatotropine en était extraite, réduite en poudre et enfin diluée pour être injectée aux enfants.

Mais ce qui semblait être ignoré alors c’est que le prion de la maladie de Creutzfeldt-Jakob pouvait être présent dans la somatotropine engendrant ce que l’on appelait pour le bétail la maladie de la « vache folle ».

Pourtant, dès 1981, le célébre professeur Montagnier indiquait que :

 « la technique de purification (de l’hypophyse des cadavres) ne comprend aucune étape qui puisse inactiver un virus même moyennement résistant. »

Il aurait peut-être fallu l’écouter et prendre les mesures nécessaires. Mais non, lentement la maladie s’est développée chez des enfants infectés entre 1983 et 1985.

Le premier cas de déclenchement de la maladie apparaît en France sur un enfant en 1989, puis les cas se multiplient pour décroître à partir de 2005. Le décompte macabre fait apparaître que 119 personnes sont décédés de cette maladie dans d’atroces souffrances, de cinq à plus de vingt ans après le traitement sachant que la durée d’incubation peut durer jusqu’à 30 ans.

C’est d’ailleurs en France que la majorité des victimes ont été recensées et pour cause … le trafic d’hypophyses, commissions à la clé était une affaire qui relevait de l’État et non de laboratoires privés. Même un journal de gauche comme Libération  le reconnait :

« Souvent critiquées pour leur souci de rentabilité, les firmes pharmaceutiques ont connu, ce matin, leur heure de gloire. Et pour cause. Dans cette affaire, pas un laboratoire industriel dans le monde produisant de l’hormone de croissance n’a eu à souffrir de cas de contamination. » 

La sonnette d’alarme est en panne

Le procès de l’hormone de croissance a débuté en 2009 alors qu’un premier enfant venait de décéder parmi les 1 698 autres traités dont nul ne peut être encore certain de ne pas déclarer cette maladie incurable et mortelle !

Sont mis en cause un certain nombre de décideurs dont le biochimiste Fernand Dray, ancien directeur d ’un laboratoire de recherche de l’Institut Pasteur et la pédiatre Elisabeth Mugnier, en charge de la collecte des hypophyses dans les morgues. Ils doivent répondre du chef d’accusation d’homicides involontaires.

Cette afaire ressemble comme deux goutes d’eau à celle du sang contaminé : pour l’hormone de croissance aussi des organismes publics ont, jusqu’en 1986, écoulé des stocks contaminés sans tenir compte de l’avis des experts qui préconisaient l’inactivation des prions par un traitement approprié.

Soulignons au passage que des sociétés pharmaceutiques privées étrangères avaient pris la peine de détruire tous les stocks dès 1985. Les autorités sanitaires américaines suivies de la plupart de celles des pays européens avaient interdit l’utilisation d’hypophyses de cadavres. Rien de tout cela en France puisque c’est bien connu les nuages toxiques et autres épidémies sont stoppés aux frontières.

D’ailleurs le 7 mai 1985, Jacques Dangoumau, directeur de la pharmacie et du médicament au ministère de la santé, écrit :

« La qualité du système mis au point en France, la nature des produits utilisés, les garanties offertes par leur contrôle, la gravité du handicap traité justifiaient de ne pas interrompre le très remarquable travail réalisé par l’association France-Hypophyse , en liaison avec la Pharmacie centrale et la Commission nationale de l’hormone de croissance. »

Le rapport de l’IGAS de 1982 révélait pourtant les conditions de collecte sur les cadavres : des employés de morgue pouvaient se faire payer toute collecte et s’acharnaient sur des cerveaux pour prélever des hypophyses avec des moyens de fortune tels que des tuyaux de chauffage central … On imagine le spectacle.

Quant à la traçabilité permettant de s’assurer de la qualité des hypophyses, elle relève de la plaisanterie puisque même les décédés de maladies cérébrales vont y perdre leur hypophyse.

Un procès qui dure encore

L’association des victimes de l’hormone de croissance, menée par la courageuse et pugnace Jeanne Goerrian, ainsi que des parents déposent plainte suite aux décès de leurs enfants. Dans le box des prévenus on trouve des pédiatres, biologistes et pharmaciens ayant récolté, transformé, diffusé ou prescrit l’hormone mortelle.

Mais un problème de taille se pose : les registres relatifs à l’écoulement des lots entre 1982 et 1986 ont été malencontreusement détruits. Oups …

Le tribunal correctionnel de Paris relaxe les six prévenus considérant qu’ils n’avaient pas conscience d’exposer à un danger, mais il prononce des condamnations au civil à des dommages et intérêts.

L’ensemble des protagonistes font appel et un non lieu général rendu le 5 mai 2011. Même les dommages et intérêts tombent, la cour ne voit aucune faute, aucune négligence indemnisable.

Pour en arriver là, la Cour d’appel adopte le raisonnement suivant : la poudre d’hormone produite ne relève pas de la législation concernant les médicaments, il s’agit d’un principe actif et la notion de bonne pratique de fabrication en laboratoire n’a été imposée pour les principes actifs qu’à partir de 1998. Or comme les laboratoires de l’unité de radio-immunologie produisant cette poudre d’hormone ne sont pas des laboratoires pharmaceutiques, mais des laboratoires de recherche, on ne saurait condamner les prévenus.

Évidemment la distinction est oiseuse pour les victimes.

La Cour de cassation est donc saisie et statue. Son arrêt du 7 janvier 2014 considère que même si les principes actifs ne sont pas des médicaments, ils entrent dans la composition de médicaments à administrer à des êtres humains et doivent donc être produits par des laboratoires pharmaceutiques. La responsabilité civile des prévenus est donc encourue, on n’attendait pas moins. Rendez vous à la cour d’appel de Paris qui devra rejuger sur le fond.

Une hormone de croissance synthétique … sans risque cette fois ?

En est-ce donc fini de l’hormone de croissance ?

Non, car elle est toujours administrée à plus de 6 000 enfants en France pour un coût allant de 5 000 à 12 000 euros par enfant.

Plus question de recycler des hormones de personnes décédées, puisque désormais elle est produite sous une forme synthétique produite en laboratoire.

Plus aucun risque nous disent les médecins à condition de surveiller le diabète …

Oui, enfin, sauf qu’il a été constaté une surmortalité des patients traités dans leur enfance par des hormones de croissance synthétique  selon l’étude épidémiologique SAGHE portant sur 7 000 individus. Le risque de tumeurs osseuses, d’hémorragies et d’accidents vasculaires cérébraux serait augmenté par l’administration de somatotropine de synthèse.

Les médecins ont voulu expliquer ce risque accru par un surdosage dont ont surtout pâti les « enfants plus petits ».

Voila donc qui justifierait que l’administration de l’hormone soit réservée aux hôpitaux et non dans un cadre familial. De quoi perturber davantage les enfants, surtout si l’opposition a un tel traitement vaut un signalement aux parents. 

Mais en-est -on arrivé à ce point au nom d’une normalisation sanitaire et du principe Rossignol selon lequel ils peuvent disposer de nos enfants ?

Groupement des Grands-parents en colère : lettre aux députés

grandparentsMadame, Monsieur

Par votre élection vous avez accepté de défendre les droits et les libertés de vos concitoyens que vous représentez au parlement. Depuis plusieurs années vous êtes informés des abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance qui entraînent une privation des droits et des libertés de plus de 70 000 enfants et du même fait les adultes qui les entourent. (Parents, grands-parents et autres membres de la famille élargie.) Nous revenons vers vous à l’occasion de cette rentrée parlementaire pour vous rappeler de cette situation ne cesse de perdurer.

La réponse de madame Christiane TAUBIRA, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, à la question numéro 29558 de M. François Brottes, (Député Socialiste, républicain et citoyen – Isère), affiche une tolérance à l’usage de l’abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance, entraînant une privation des droits et des libertés :

« Lorsque le mineur à l’égard duquel les grands-parents sollicitent un droit de visite est placé par le juge des enfants, il appartient au service auprès duquel l’enfant est confié de demander l’accord des parents qui, au titre de leurs prérogatives liées à l’exercice de l’autorité parentale, détiennent le droit de surveiller les relations entretenues par leurs enfants. En cas d’accord des parents, il appartient au service auquel les enfants sont confiés, au titre des actes usuels de la vie courante dont il a la responsabiité, de mettre en oeuvre les modalités pratiques de ces rencontres enfants/grand-parents. (…) En cas d’opposition du service gardien au droit de visite des grands-parents au regard de l’intérêt de l’enfant, et ce malgré l’accord des parents, le juge des enfants est également compétent pour statuer sur la difficulté. (…) Un service intervenant dans un cadre administratif, ne peut interdire des relations entre l’enfant et un tiers qui sont autorisées par les parents, sauf à justifier d’une situation de danger qui pourrait entrainer la saisine d’un juge des enfants. » 

Le service de la protection de l’enfant a, selon Madame La garde des Sceaux et Ministre de la justice, le droit de se substituer au pouvoir du Juge des enfants et peut, sans décision de ce juge, s’opposer au droit de visite des enfants avec les grands-parents même si les parents sont d’accord pour ces rencontres. Ce qui nécessite, selon cette réponse, une saisine du juge des enfants pour régler cette difficulté.

C’est une tolérance à l’abus de pouvoir de la protection de l’enfance et c’est inacceptable.

Le juge des enfants est le garant de la défense des droits de l’enfant et il est de sa compétence de refuser éventuellement les droits de visite des adultes qui entourent les enfants. Ce ne doit pas être un droit pour les services de la protection de l’enfance.

  • Nous vous demandons d’intervenir auprès du Ministère de la Justice pour un rappel auprès des services de la protection de l’enfance des droits de chaque citoyen et surtout en ce qui concerne les droits et les libertés des enfants et de leur famille, afin que les services de la protection agissent dans un strict respect de la loi, et à défaut de voir les agents en infraction s’exposer à des sanctions administratives voire pénales.

  • Il faut noter que le temps pour donner cette réponse est extrêmement long. (Question publiée au JO le: 18/06/2013 page : 6324 et Réponse publiée au JO le : 27/05/2014 page : 4358, soit presque un an) On peut supposer que les interventions des élus sur l’attitude des services de la protection de l’enfance pour privation des droits et des libertés ont moins d’importance pour madame TAUBIRA, ministre de la Justice, que le mariage pour tous.

Cette réponse, parue au J.O, apporte au service de la protection de l’enfance un encouragement pour continuer à bafouer les droits et les libertés des enfants et de leur famille.

Le 2 janvier 2014 le Républicain Lorrain confirme ce que nous dénonçons depuis plusieurs années. Dans l’intérêt supérieur de l’enfant il recommandé de redéfinir la place des grands-parents dans la famille. (Une Modification de l’article 371-4 selon les termes d’avant 2000).

Nous vous rappelons que les modifications successives, de cet article contribuent à entretenir le non respect du droit relationnel de l’enfant.

Nous soulevons régulièrement le montant des économies que pourrait apporter un placement en famille selon les règles de la loi 375-3 du code civil. (70 000 x 6 000 euros mois et par enfant.) A noter que cette somme pourrait être utilisée pour créer des emplois pour soutenir les familles en difficulté, l’intérêt de l’enfant serait mieux préservé dans un cadre familial avec une réelle reconnaissance du droit parental.

En ce mois de rentrée parlementaire, des médias informent le grand public sur les graves dysfonctionnements de la protection de l’enfance, par un livre, dans le magazine NEXUS et par un documentaire le mardi 16 septembre 2014 sur France 5 à une heure de grande écoute.

Les élections, présidentielle et législative, approchent. Nous ne sommes pas des révolutionnaires ni des casseurs. Nous respectons nos lois, mais, il ne faudra pas s’étonner si les membres et sympathisants du regroupement des grands-parents en colère motivent leur entourage et connaissances pour un vote sanction envers les élus qui restent passifs face à un gouvernement qui tolère l’abus de pouvoir des services de la protection de l’enfance.

Pour le groupement des Grands-Parents en Colère (GPEC)

Avec nos respectueuses salutations

Mme Delvarre Noëlle

Enfances Volées

assuntL’émission Infrarouge sur la chaîne suisse romande RTS a donné l’occasion d’un édifiant débat sur l’indemnisation des victimes de la Confédération Helvétique.  

Ces victimes sont des adultes dont la jeunesse et parfois toute la vie a été gâchée par des décisions de placement dans des familles d’accueil, des foyer, des orphelinats, des centres de détention. Des placements qui font désormais scandales et qui sont aussi peu justifiés que le sont bien des placements qui ont encore lieu de nos jours.

Le massacre des Innocents

Le débat fait suite à la projection du film « Enfances Volées » de Markus Imboden.

Ce débat rebondit sur la mise en évidence dans ce film des violences, maltraitances, humiliations subies notamment par le petit Max sur la décision de juridictions suisses.

Sur le plateau, des témoignages forts de victimes comme ceux de Jean-Louis Claude, de notre amie Ursula Müller Biondi (voir aussi interview par le CEDIF), de Clément Wieilly.

Jean-Louis Claude parle d’enfants qui n’étaient même pas scolarisés. Il évoque des faits de meurtres, de viols impunis. Ses mots frappent juste lorsqu’il évoque aussi ces enfants placés chez des paysans pour devenir un main d’œuvre gratuite et donc exploitée.

Poussé à en dire davantage, il révèle avoir été violé régulièrement dès l’âge de 11 ans par un curé en institution !

Ursula Müller-Biondi en vient à ceux dont le sort a été pire que celui réservé à des prisonniers de droits communs ; elle dit la promiscuité traumatisante avec des tueuses. Son statut était celui des internés administratifs sans jugements car ils n’avaient rien fait pour mériter une sanction pénale. Officiellement, elle était de ces jeunes placés dans une  maison de rééducation ». Son bébé est né dans cette prison et devait être voué à l’adoption, peut-on imaginer tomber plus profondément dans le désespoir face à une telle situation ? Mais Ursula a été forte, elle s’est battue, d’autres n’ont pas eu cette ressource et ont sombré.

Des dossiers embarrassants

Clément Wieilly a parcouru la Suisse romande et répondu aux victimes comme lui de placements dans leur enfance. Il constate que les politiques cherchent à se donner bonne conscience. Gênés, les décideurs du plateau se murent dans le déni et tentent de le faire taire en prétendant admirer le travail de Monsieur Wieilly, une tactique de diversion politicienne s’il en est.

Une admiration de simple façade effectivement puisque Clément Wieilly travaille dans l’association agir pour la dignité  sans aucun moyen ; que la fameuse Conférence des Directeurs des Affaires Sociales (CDAS) n’a pas voulu l’écouter.

Rien que pour savoir qu’il avait une sœur, Monsieur Wieilly a dû se déplacer, se faire accompagner par une représentante de la Croix Rouge, en appeler aux media. Il nous montre bien que les victimes dérangent, qu’elles doivent se battre bien des années après pour avoir le droit à une bribe de cette vérité que les fonctionnaires du social et les politiques veulent enterrer.

Il met en évidence que toutes les saloperies commises sur ces enfants aujourd’hui dans la maturité sont traitées pour la galerie à travers des procédures administratives et judiciaires ouatées et complexes.

On n’a pas d’affect quand on est un fonctionnaire de la misère de l’enfance, toutes les enfances volées ne sont que des numéros, des cold cases que l’on aurait voulu effacer comme on l’a fait pour les données les plus importantes de leur vie. Voila l’impression que nous a donné les réactions des officiels aux propos des victimes.

On veut des noms !

Joëlle Droux, historienne, notamment des politiques de l’enfance, confirme bien la réalité des violences et des maltraitances institutionnelles. Elle précise que de telles politiques ont été conçues comme progressistes. Progressistes oui, ce terme si à la mode et tellement mal employé pour qualifier les politiques collectivistes de transformation sociale.

Elle évoque aussi l’origine des placements, lesquelles résultent de lois votées et de décisions prises par des tribunaux.

Là est la plus lourde des responsabilités, celle d’autres salauds qui savaient ce qu’ils faisaient : des magistrats, des travailleurs sociaux, des politiques. Le cœur de l’État social qui utilisera aussi ces enfants comme cobayes médicaux, qui procédera à des stérilisations, des rapts de bébés, des avortements forcés.

En face des victimes on ne trouve pas de véritables bourreaux, mais de ces officiels ternes qui proposent leurs cautères sur jambes de bois.

D’abord Francis Egger, pour l’union Suisse des paysans. Il a tout de même le mérite de faire voler en éclat la vacuité de la notion de responsabilité collective, avec le tort tout de même de relativiser. En effet, il s’exprime ensuite sur la présentation du héros du film, le jeune Max, exploité dans une famille de paysans pauvres et alcooliques. Il pense tout fort que d’autres enfants ont pu être sauvés par des familles de paysans et que l’on n’en ferait pas un film !

On entre là dans le domaine de statistiques qui n’ont jamais été réalisée au nom de la relativisation des malheurs, une démarche que l’on connaît bien lorsqu’il n’est pas question d’admettre sa faute. Mais une démarche qui ne saurait convaincre personne, le gâchis d’une vie, le ressenti terrible d’une enfance violée n’entre pas dans les statistiques.

Cependant, comme il le précise, la décision de placement n’était pas celle du monde paysan et les paysans qui ont profité de ces décisions ne sont pas tous les paysans. On peut le suivre sur ce point on rappelant qu’il y a des responsabilités individuelles qui sont indéniables et inexcusables.

Il fallait le dire, il l’a dit.

Mais une fois cela dit, il faut aller plus loin : ces responsabilités individualisables supposent que l’on mette un nom derrière ces responsables. Que l’on désigne les salauds et qu’on les fasse payer, quant à ceux qui ne sont plus de ce monde, que leur mémoire en soient irrémédiablement entachée. On aurait alors complètement répondu au sujet du débat qui est, il faut le rappeler : qui doit payer ?

Effacer les traces les plus marquantes 

Luzius Mader, représentant du gouvernement, parle d’une recherche de la vérité et d’une solution du problème, blablabla, on retiendra surtout les directives émises pour l’accès aux archives.

Voila qui est d’ailleurs fondamental quand on sait que certains cantons ont détruit les archives relatives aux mesures de placement afin que les victimes ne puissent jamais demander des comptes aux coupables. Joëlle Droux montre l’ironie ou le cynisme des autorités qui expliquent cette destruction par « le respect des personnes qui pourraient être stigmatisées si quelqu’un pouvait avoir connaissance de ces dossiers ». Comme si la honte devait être pour la victime plus que pour ses bourreaux.

Jean-Louis Claude devrait-il avoir honte d’avoir été violé, devrait-il se faire payer en retour pour avoir subi ces outrages ?

Non, il veut avoir enfin accès à des archives non expurgées dans lesquelles il pourrait lire le nom de ceux qui lui ont fait subir ces violences pour leur demander à eux de s’expliquer. C’est d’eux qu’il attend des excuses, pas d’obscurs ministres dont personne n’a rien à foutre dans cette terrible affaire. Plus que toute autre demande, celle de Jean-Louis Claude est légitime.

Pour la demande d’indemnisation financière, Michel Thentz, représentant le Jura annonce son petit Téléthon des cantons (ou la loterie romande – appelée aussi impôt sur la connerie -) pour alimenter un fonds d’indemnisation aux victimes.

Voila qui est dérisoire surtout quand au final nul ne veut payer et qu’il faudra en venir à mettre à contribution les suisses pour les saloperies faites par ceux qui pourront passer au travers des mailles du filet.

Les enfances volées, cela continue aujourd’hui.

Le mot de la fin prend aussi toute son importance : « Est-ce qu’on est sûr aujourd’hui qu’on n’est pas en train encore de faire des erreurs dans le placement des enfants, dans l’internement .. Est-ce que l’on fait tout juste ? »

Michel Thentz répond qu’il n’est pas certain que l’on fasse tout juste, mais qu’il est persuadé que des mesures ont été prises pour éviter que cette histoire là ne se répète, il ne se porte pas pour autant garant qu’aucunes fautes ne soient commises.

Il fait d’ailleurs bien de ne pas se porter garant et qu’il laisse tomber ses œillères car oui, nous l’affirmons au CEDIF, des exactions sur mineurs et sur familles commises notamment par les autorités des cantons, par les autorités tutélaires nous en connaissons !

Nous avons parlé ici de la situation faite aux enfants Babel Andrieux par le SPMI, mais aussi des saloperies commises par les autorités tutélaires de Zürich, rien que sur ces deux affaires, parmi bien d‘autres qui nous sont remontées, l’ensemble des décideurs et des instances judiciaires et politiques ont été informées jusqu’à Berne. Michel Thentz devrait donc faire l’effort de s’informer avant de dire des bêtises à moins que la tournée des excuses n’ait lieu que tous les 40 ans.

 

Pères Mères Enfants Solidaires

Une association selon nos vœux

leila pellissrerL’association Pères Mères Enfants Solidaires (PMES) est une de ces associations qui correspondent à notre philosophie de la  défense de la famille en Suisse.

PMES n’est Ni pour les papas, ni pour les mamans, mais pour les deux ensemble et pour les trois même voire les quatre et cinq car les papis et les mamies ne sont pas oubliés. C’est que l’intérêt de l’enfant n’est pas un vain mot pour PMES, non nous ne sommes pas là dans une de ces associations faux nez de la mal nommée « protection de l’enfance ».

PMES expose des exactions de la prétendue « protection des mineurs »

En effet PMES fait la promotion de la coparentalité, elle se bat aussi et dénonce des exactions commises par les services de l’Etat en Suisse

Oui, PMES parle et raconte ces familles détruites par la « protection des mineurs » dans le canton de Genève, elle les montre et le malheur des enfants broyés y est perceptible. Elle raconte aussi ces exactions commises en toute impunité :

« Une grand-maman lutte depuis plus de 12 ans pour que son petit-fils soit rendu aux siens. Aucun document ne parle de maltraitance face à cet enfant. Bien au contraire. Mais on a empêché de témoigner la collaboratrice d’un foyer à Genève.

(…) 23 non vérités seront relevées dans le procès-verbal de ladite audience, exprimées par le directeur de l’époque d’un foyer sis au Grand-Lancy, à Genève, lors de sa comparution au Tribunal tutélaire. Toutefois, la juge a omis de convoquer à nouveau la plaignante, puisqu’il existait de tels mensonges. Une confrontation aurait dû être fixée, selon le respect du principe du contradictoire (…)  (http://www.kiombo.com/pmes/fait_vecu.html)

Au-delà des « dysfonctionnements »

Des histoires comme celles-là nos lecteurs en connaissent tellement, elles sont si nombreuses qu’elles ne peuvent s’expliquer par de « simples dysfonctionnements », PMES vous en raconte bien d’autres et à chaque paragraphe c’est un scandale d’Etat qui se dessine, des enfances gâchées, des pleurs et des sanglots … aucune larme ne doit être versée et vain, chacune doit être une lettre ouverte à toutes les familles qui nous lisent.

PMES dénonce comme nous le faisons et les constats sont les mêmes y compris en matière de pédocriminalité en foyer, la psychiatrie n’en sort pas non plus indemne avec des enfants drogués aux psychotropes, des internements abusifs pour des motifs peu avouables.

Enfin PMES c’est aussi un constat et des propositions, nous les signons toutes sans la moindre exception car nous nous vivons les mêmes abus et formulons les mêmes exigences.

Marche nationale des familles victimes de placements abusifs, vendredi 11 octobre 2013

marche

 

J’ai 64 ans. Je suis grand-mère d’un petit garçon de 5 ans placé par l’ASE.
Cela fait 3 ans que je lis les articles du CEDIF.
Cela fait 6 mois que je suis sur Facebook.
Je lis, relis toujours et encore les messages de ces parents, ces grands-parents qui expliquent ce qui leur arrive. Ils sont confrontés à l’ASE.. L’ASE les accuse de choses fausses dans ses rapports.. Ils ne peuvent plus voir leur enfant.. Ils ne comprennent pas.. Sont en colére.. désespèrés.

 

Mais alors je me demande : POURQUOI toutes ces familles  qui subissent l’ASE, ne manifestent pas ??
C’est bien  de dénoncer sur papier ou sur ordinateur mais il faut faire plus.
Arrêtez de pleurer. Arrêtez de vous indigner. Arrêtez de trouver cela incroyable..
Les gens qui ne sont pas confrontés à l’  « Aide » Sociale à l’Enfance ne vous croient pas ou se détournent de vous ?
Alors faites-leur savoir que 70 000 enfants  sont concernés par ces placements abusifs.  Et VENEZ à la MARCHE NATIONALE DES FAMILLES VICTIMES DES PLACEMENTS ABUSIFS le vendredi 11 OCTOBRE 2013 organisée avec SOS PARENTS ABUSÉS dans plusieurs villes de France.
Allez voir sur Facebook ou contactez moi : delvarre.noelle@yahoo.fr
Les pères ont agi pour la co-parentalité et leurs actions sont médiatisées. Pourquoi pas nous ??
La honte n’est pas de notre côté. Elle est du côté des travailleurs sociaux. Arrêtons d’avoir honte et montrons-nous.

Innocence en Danger appelle à se rassembler pour Marina

innocence en dangerInnocence en Danger refuse le verdict rendu le 6 juin dernier dégageant l’état de sa responsabilité et entame une action en cassation.

L’association Innocence en Danger appelle à un rassemblement le 13 octobre à Paris, 14 h sur le parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro, 16ème arrondissement. 

Deux enfants meurent par jour en France sous les coups de leurs parents, dans l’indifférence générale.

Pour que Marina, Fiona, Typhaine, Enzo, Lorenzo, Bastien, Fiona et tous les autres ne soient pas morts en vain, il faut que le pays « des droits de l’homme » n’oublie pas ses propres enfants !

 Le décès de tous ces enfants aurait pu et aurait dû être évité.

Innocence en Danger, partie civile pour Marina Sabatier, a assigné l’État en responsabilité pour faute lourde ; mais la justice a refusé de reconnaître ses propres erreurs ! Il s’agit là d’un message grave, irresponsable et criminogène pour les parents maltraitants, pour les responsables de la protection de l’enfance, de même que pour les acteurs du service public de la justice.

Ne pas savoir reconnaître sa responsabilité, c’est entretenir l’indifférence portée aux enfants et priver d’effet les garanties de leur protection. « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui », Martin Luther King.

Nous avons appris hier le décès de la petite Fiona. Elle est morte sous les coups de ses parents, alors que ces derniers étaient connus des services sociaux.

 Innocence en danger informe d’ores et déjà qu’elle se portera partie civile dans le dossier de Fiona également.

 L’aide à la protection des enfants se chiffre à 7 milliards d’euros par an, et pourtant les enfants demeurent sans protection. Il n’existe aucune étude sur la maltraitance des enfants en France : un état des lieux s’impose.

Innocence en Danger a donc formé un pourvoi en cassation contre le jugement du 6 juin dernier qui a dégagé l’État de sa responsabilité. L’association a sollicité Maître François-Henri Briard et Maître Floriane Beauthier, qui ont immédiatement accepté de s’engager dans cette action.

 Le Président de la République a déclaré que l’enfant et la jeunesse étaient au cœur de son programme ; ils doivent dès lors être au cœur de sa politique. Le Sénateur André Vallini a déclaré le 14 juin qu’il proposerait que « la lutte contre les violences aux enfants soit décrétée grande cause nationale ». Mme Valérie Trierweiler, s’est prononcée en faveur de cette idée.

Les citoyens souhaitent voir ces déclarations traduites en actes.

Chacun d’entre nous a un devoir d’indignation ; manifester contre cette situation intolérable, est déjà une forme d’action. Tel est le sens de notre rassemblement du 13 octobre prochain.

Contacts :

Homayra Sellier : 0684172235                        Maître Briard /Maître Beauthier : 0144092550

Présidente Innocence en danger             Avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation

Rappel sur l’affaire Marina

Ni pour les Papas, ni pour les Mamans, mais pour les deux ensemble

Réflexions extraites de la liste de discussion du CEDIF

Je me suis personnellement heurté à une agitée d’une association de mères qui ne comprenait pas l’action du CEDIF et tenait des propos étranges avec des néologismes comme “masculinisme”. On a réfléchi à la question et j’ai avancé le principe selon lequel les associations de types “pro papa” ou “pro maman” favorisent le système anti-familial actuel  en nous divisant. Sans être parano je me demande si de telles associations ne sont pas encouragées par l’Etat afin de ne pas mettre en évidence les aberrations de la politique « familiale » voulue dans ce pays. Tout cela participe à une décrédibilisation de nos actions. Donc agir oui mais en tant que pères et mères, mères et pères ensemble et dénonçant la provocation à l’éclatement des familles, éclatement entre parents et éclatement vis-à-vis des enfants.  

Un père qui manifeste contre une justice qui favorise la garde de la mère est déjà un produit du système puisqu’il réagit comme le système le souhaite, il a déjà perdu. En effet il s’attaque à une des manifestations de l’intervention de l’Etat dans les familles et non au principe même de cette intervention. Il se trompe de cible, se disperse, et il suffira de solliciter des pro-mamans pour neutraliser ses efforts en permettant à l’Etat de se légitimiser en  jouant les arbitres.  

C’est le principe même de la déjudiciarisation des séparations qu’il faut encourager.

Diviser pour mieux régner

divorceLe combat que nous menons face à la volonté étatique manifeste et indéniable de briser l’institution familiale suppose une conscientisation de toutes les victimes réelles et potentielles.

Il faut avoir un certain recul et une expérience dans la défense de parents et d’enfants victimes de sévices publics pour être capable de comprendre rapidement la situation d’une famille déchirée. Les modes opératoires des travailleurs sociaux se ressemblent. Les mystères relatifs aux placements abusifs et aux cas de non-protection d’enfants martyres s’expliquent plus ou moins en fonction de considérations qui n’ont aucune espèce de lien avec la protection de l’enfance.

La logique de l’ASE ne réside en effet pas tant dans la protection de l’enfance mais bien davantage dans la maximisation des budgets, des effectifs et dans la facilitation des tâches.

L’exacerbation des conflits familiaux au service de l’ASE

Beaucoup de couples ne sortent pas indemnes de l’intrusion de l’ASE, les différends  parentaux sont en effet du pain béni car ils pourront justifier les interventions. On peut donc bien considérer que ces conflits non nécessairement ouverts vont être exacerbés. Les accusations croisées sont des motifs de mise en place de mesures éducatives ou de protection. Puis assez rapidement, les travailleurs sociaux amplifieront les conflits en prenant partie.

En se faisant la guerre, les parents participeront ainsi à la perte de leurs enfants tout en croyant pouvoir faire leur bonheur, ils n’ajouteront que du beurre dans les épinards des travailleurs sociaux et des magistrats de l’enfance et de la famille. Ils ne prendront pas conscience de la manipulation étatique en plaçant pour l’un ses espoirs pour l’autre son dépit dans cette machine déshumanisante qui les dépouille de leurs prérogatives parentales commune. En économie on parlerait là d’un jeu à somme négative pour les familles, une sorte de roulette russe dans laquelle seule l’arbitre gagne en dépouillant les perdants de leur parentalité.

Une mécanique perverse

Incapables de comprendre le piège dans lequel ils sont tombés, les parents dirigent leur rancœur non à l’encontre des services sociaux mais de l’autre parent, continuant à rechercher les bonnes grâces des travailleurs sociaux.

Entendons-nous bien, ce schéma est fréquent et peut conduire les enfants à des visites médiatisées, des  placements en foyer. Pour autant il existe bien des géniteurs et génitrices (termes mieux appropriés que parents lorsque l’un ou l’autre sont indignes de cette qualité) qui sont de parfaites ordures et qui exposent leurs enfants au pire. Dans de tels cas, il n’est  pas question de concilier et trop souvent les services de l’ASE interviendront en soutien du géniteur ou de la génitrice (c’est-à-dire du mauvais parent) en lui donnant l’opportunité de nuire.

Géniteur et génitrice devront être combattus, mais il n’existe pas de principe général faisant du géniteur l’ordure et de la mère la protectrice ou vice versa, chaque cas est différent et il est donc absurde de défendre mordicus par préférence les droits des pères ou les droits des mères. Ce n’est d’ailleurs pas la politique du CEDIF et cela ne pourra pas l’être car la division des forces parentales entre la défense exclusive des pères et des mères fait le jeu des sévices publics.

La logique de lutte des sexes sert le tout-État

Là comme ailleurs l’État impose son exploitation par la division de ceux qui pourraient le combattre. La lutte des pères contre la lutte des mères laisse le champ libre à l’exploitation de nos enfants au profit de fonctionnaires de l’enfance.

Il importe donc de ne pas se laisser prendre à un tel piège.

La « déconstruction » des grues

À titre d’exemple parlons de ces pères qui se sont réfugiés au sommet de grues pour donner un retentissement à la privation de leurs droits parentaux.

Les media mainstream reprennent alors en boucle et ne retiennent qu’une déclaration d’un père contre « ces bonnes femmes qui nous gouvernent » citant plus particulièrement trois personnalités féminines peu reluisantes du gouvernement. Le collectif de la Grue Jaune parle d’une maladresse et c’en est effectivement une. Au final des associations défendant les droits des pères sont invités par la garde des sceaux.

L’opération sombre alors dans des règlements de compte nocifs entre associations de mères contre associations de pères détournant le juste combat pour les familles.

Cette évolution contre-productive suite à un évènement porteur d’intérêt pour la cause des enfants et de la famille semble bien avoir été instrumentalisée par le gouvernement.

Les adeptes de la guerre des sexes tombent le masque

Une opportunité pour faire entendre la voix de groupuscules qui parlent alors de « masculinisme », terme barbare inventé par des « féministes » adepte de la guerre des sexes. Un de ces « féministes », obscur réalisateur à pénis sur fonds partiellement public et adepte de la nuance zéro déclare :

« Certains hommes, habitués à ce que l’on considère la violence conjugale comme une affaire privée et l’inceste comme un sujet à ne pas évoquer, ne décolèrent pas à l’idée qu’une femme puisse les dénoncer, voire porter plainte. Tout progrès en ce sens est vécu par eux comme une trahison. »

En creusant un peu sur la toile on ne s’étonnera pas de découvrir que le personnage est associé à la gauche la plus radicale et plaide pour la mariage pour tous comme moyen de déconstruire la famille conçue comme un modèle patriarcal !

Ce que nous annoncions derrière la manip du mariage pour tous est avoué sans fard sur le site du personnage, lisez donc c’est éloquent !

Les choses sont donc bien claires, le projet de destruction de l’institution familiale y apparaît au nom du tout-État. Hors de sa famille, de sa mère, de son père, l’enfant est nu sans protection sans valeurs à transmettre, il est soumis corps et âme à une propagande totalitaire qui le conditionne comme élément de la fourmilière humaine : « Le Meilleur des Mondes ».

Alors que l’on cesse de prêter le flanc aux forces de la dissension. La défense de la famille n’a pas pour  ennemis les pères ou les mères, elle s’appuie sur l’institution protectrice de base des enfants,  celle qui s’appelle PAPA ET MAMAN.

Affaire Marina : tous n’oublieront pas !

Circulez, il n’y a rien à voir !
Manifestation pour Marina
Manifestation pour Marina

Nous avons consacré déjà deux articles à la terrible affaire Marina, cette enfant de 8 ans massacrée par ses géniteurs alors qu’ils étaient suivis par la mal nommée « Aide Sociale à l’Enfance ».

La souffrance de Marina était visible sauf à ceux qui ne voulaient la voir, cette petite fille avait fait l’objet de signalements deux ans avant  sa mort, et même trois ans avant puisque la grand-mère avait dès 2006 demandé de l’aide pour sauver sa petite-fille, sans être prise au sérieux par les services de l’aide à l’enfance.

Deux ans d’impuissance

C’était en 2007 que l’institutrice de la petite Marina n’avait pas manqué de constater des hématomes sur ses omoplates, ses bras, son ventre. Elle en avait fait part au médecin scolaire qui constate le visage tuméfié de la petite et qui prend pour argent comptant les explications du « charmant » géniteur : conjonctivite et maladie immunitaire.

La famille prend soi de déménager en juin 2008, toujours dans la Sarthe. Le directeur de la nouvelle école fait un rapport au procureur et au conseil général sur les marques d’hématomes, de jambes et doigts déformés, de visage tuméfié. Une enquête est menée enfin, un médecin n’exclue pas des faits de violence et de mauvais traitements, l’enfant est auditionnée et couvre ses géniteurs. Un autre médecin intervient et réalise un signalement à l’ASE. Il faudra attendre le 10 octobre pour que le parquet du Mans se prononce et c’est le classement sans suite !

L’alerte était tout de même chaude et donc en décembre 2008, les Sabatier déménagent à nouveau. Le calvaire de Marina se poursuit avec des traces toujours évidentes de ce qu’elle subit, cette fois le signalement du directeur de l’école de Coulans sur Gée mentionne des blessures purulentes, des coupures dans le cuir chevelu, Marina a le cheveu rare, une tête de boxeur. Elle ne se plaint pas. Et pourtant …

En février 2009, Marina a la peau des pieds arrachée par suite de brûlures, elle est hospitalisée pendant 4 semaines.  L’établissement écrit au président du conseil général de la Sarthe, l’ASE répond le 6 mai 2009 : « Nous allons faire le point sur la situation de Marina et sur l’aide susceptible d’être apportée à la famille ». Une équipe de l’ASE échange sur le cas Marina, une assistante sociale et une puéricultrice chargées du suivi concluent une visite du 17 juin 2009 par cette formule : « pas de danger immédiat repéré« , « enfants détendus et souriants« .

Les Sabatier sont visités une nouvelle fois par une assistante sociale le 19 août 2009, Marina n’est pas là, et pour cause elle était déjà morte depuis 13 jours, battue à mort !

Quelle logique ?

Nous nous étions soulevés contre le fait que des enfants étaient abusivement retirés de leur famille dans certains cas et laissés aux mains de leurs bourreaux dans d’autres, nous en avions conclus à une logique de l’ASE qui nous dépasse et qui dépasse aussi la notion de protection de l’enfance. À moins que l’ASE n’ait jamais voulu se déjuger alors que depuis 2006 les services de la protection de l’enfance avaient été alertés …

Nous avions alors participé à la marche blanche pour Marina (https://comitecedif.wordpress.com/2012/11/20/marche-blanche-pour-marina/) et dénoncé l’attitude de l’association des assistants de services sociaux (ANAS) qui ne comprenait visiblement pas ce qu’on pouvait reprocher à cette profession (https://comitecedif.wordpress.com/2012/11/08/tous-les-parents-sont-concernes-par-la-marche-blanche/).

À qui la faute ?
N'insistez pas je ne suis pas là et je ne suis de toute façon au courant de rien
N’insistez pas je ne suis pas là et je ne suis de toute façon au courant de rien

Alors que le président du conseil général de la Sarthe écrit pour couvrir l’ASE, on s’attendait bien à des suites de ce côté là. Nous préparions un troisième article concernant l’issue judiciaire de la constitution de partie civile d’« Innocence en danger » et  d’« Enfance et Partage » qui demandaient l’euro symbolique à l’État pour faute grave de ses fonctionnaires.

Nous aurions aimé avoir de bonnes nouvelles à vous annoncer, mais tel n’est pas le cas : ce jeudi 6 juin 2013, le tribunal d’instance du 13ème arrondissement de Paris, chargé de juger au civil les litiges de moins de 10 000 euros, a décidé :

QUE L’ÉTAT NE SERAIT PAS CONDAMNÉ

L’État et ses agents ne sont coupables de rien, quelques soient les suites dramatiques de signalements enterrés, de plaintes classées, l’État ne sera pas coupable. Comme il n’est pas coupable non plus de placements abusifs sur la foi de dénonciations calomnieuses foutant en l’air la vie de gamins.

Dans ce pays, des magistrats en ont jugé ainsi, il n’y a pas à y revenir.

« Circulez, il y a rien à voir » en a conclu ironiquement l’avocat de la partie civile, Maître Rodolphe Costantino : l’État n’a rien à se reprocher !

Il ne reste donc qu’une plainte contre X pour non-assistance à personne en danger déposée par une parente de la petite Marina, mais ne nous faisons pas trop d’illusions, on classe vite par chez nous …

Une pensée pour Marina (UPPM)
La plaque pour Marina dans son jardin à Econmoy
La plaque pour Marina dans son jardin à Econmoy

Mais si la justice a oublié Marina, beaucoup pensent encore à elle.

Une association : une pensée pour Marina s’est créée afin que nous n’oublions pas.

Madame Maryse Roumengous, au nom de cette association, a obtenu la création du jardin de Marina à Éconmoy, mais laissons la parole à Maryse :

Ce drame est toujours aussi douloureux et inconcevable pour nous UPPM,  malgré la satisfaction d’avoir pu  créer un espace de vie dédié à Marina. Son nom va perdurer et ce lieu remplacer à Ecommoy, le souvenir de cet endroit voisin  où elle a perdu la vie.  Nous voulions tellement un jardin rempli de fleurs, rappelant  la cause des enfants victimes innocentes de la barbarie et de l’inhumanité de leurs parents mais aussi de la négligence et de l’incompétence des services sociaux censés les protéger.

Les fleurs arrosées de quelques larmesRappelons que tous, nous devons être vigilants dans la vie quotidienne.

Cet espace est le témoin de notre volonté : Ne pas abandonner cette cause et oeuvrer pour être entendus de tous.

C’est fait.

À tous de le faire vivre comme un symbole fort, à tous d’être vigilants dans la vie quotidienne.

Merci à vous.

L’institut pour la justice appelle à la dissolution du syndicat de la magistrature

L’insulte aux victimes

Nous n’avons jamais mâché nos mots au CEDIF pour dénoncer une idéologisation de certains magistrats insensibles à la douleur des victimes, hostiles aux familles et relayant les délires des travailleurs sociaux et de leurs syndicats.

Lorsque nous dénoncions et aidions des familles à se faire entendre auprès d’élus, nous recevions la fameuse lettre-type refusant de remettre droit ce qui avait été tordu au nom de l’indépendance de la magistrature.

Indépendance vraiment ? Comment des magistrats du Syndicat de la Magistrature, peuvent-ils alors dans le locaux de leur syndicats afficher des photos de personnalités qu’ils veulent tourner en ridicule et sur lesquels il convient de taper ou de balancer des fléchettes ?

Parmi ces personnalités Jean-Pierre Escarfail, le papa de Pascal, violée et massacrée par Guy Georges ! Jean-Pierre Escarfail, un père privé de sa fille qui a créé l’Association Pour la Protection Contre les Agressions et les Crimes Sexuels. Une autre de ces personnalités est Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine dont la fille a aussi été violée et massacrée par un monstre récidiviste et libéré.

Il est vrai que les causes que nous défendons ne plaisent pas au Syndicat de la Magistrature et c’est bien là notre mérite et notre gloire.

D’autres fortes individualités sont épinglées sur le « mur des cons » dont l’ancien vénérable du grand orient, Alain Bauer, sa photo peu avantageuse est légendée « Grippe porcine : alerte sanitaire ». Très fin vraiment pour des faux frères …

Mur des cons ou mur de la haine ?

Si ce syndicat ose ainsi afficher sa haine sur son « mur des cons » comme ils disent, imaginez comment les 30 % de magistrats qui votent Syndicat de la Magistrature vont traiter des affaires dans lesquelles nous serions parties, avec indépendance croyez vous ?

Soyons sérieux, nous ne le croyons pas un seul instant, de même que nous ne sommes pas vraiment étonnés qu’ils puissent abaisser leur « grande dignité » à dresser leur mur des cons.

Le papa d’Anne Lorraine est du même avis, c’est pour cela qu’il portera plainte et qu’il affirme qu’il est n’est pas impossible que derrière les photos du mur des cons puisse se cacher un fichier sur « ces gens qui dérangent les magistrats ».

Le masque est jeté et ce mythe de l’indépendance en prend un sacré coup.

L’Institut Pour la Justice a donc pris l’initiative de demander la dissolution du Syndicat de la Magistrature.

Certes il ne s’agit que de dissoudre un syndicat et pas de faire le nécessaire ménage dans la magistrature. Pour autant cette initiative doit être soutenue tant il convient de séparer certains magistrats de leur mauvais génie d’enfant et cela sans visite pas même médiatisée. C’est vraiment le moins que le puisse faire pour soigner toute cette haine qui prétend encore juger coupables et victimes.

Pétition pour la dissolution du Syndicat de la Magistrature

Un comité ad hoc s’est également mis en place pour demander par pétition la dissolution du Syndicat de la magistrature : http://www.net-petitions.com/petition-pour-la-dissolution-du-syndicat-de-la-magistrature/

SOS Enfants du divorce

SOS Enfants du divorce

Lorsque les parents se séparent la question de la résidence des enfants peut faire figure d’une cause de guerre à venir.

Les enfants sont alors susceptibles de devenir l’objet de chantages, pressions, menaces, nul ne gagne à de tels affrontements surtout lorsque vient le temps des dénonciations au profit exclusif des travailleurs sociaux.

Des associations travaillent pour que l’on n’en arrive pas là.

On pense ainsi à SOS Enfants du Divorce, qui milite depuis 30 ans pour le maintien des relations de l’enfant avec ses parents au-delà du divorce.

Pour cela elle défend notamment la médiation familiale et la déjudiciarisation.

On ne peut que regretter effectivement les querelles envenimées par des avocats et des juges aux affaires familiales ; alors que l’intérêt de l’enfant implique le maintien de relations apaisées entre le papa et la maman.

Pour aller plus loin, n’hésitez donc pas à faire un tour sur leur forum (http://enfants-du-divorce.sos-forum.net/), mais aussi sur leur site (http://www.sos-enfants-du-divorce.fr/)

Affaires Familiales sur l’exclusion parentale

Affaires Familiales
L’Exclusion Parentale
 
L’Aliénation Parentale (AP) peut-être décomposée en 2 phases (pendant laquelle la maltraitance psychologique s’exprime sous 2 formes différentes : souffrance morale et véritable mais consciente puis souffrance pathologique).
 
Dans les deux cas, il s’agit d’une MALTRAITANCE PSYCHOLOGIQUE graduellement grave et irréversible, en fonction de son intensité et du moment où elle est diagnostiquée et régulée.
Face à l’Exclusion Parentale, qui reste-t-il pour  maintenir l’enfant dans ses droits et lui rendre son parent, apaiser ses souffrances et pérenniser sa construction psychologique ?
Par l’étude de ce cas concret nous allons confirmer que le respect du droit de l’enfant à voir ses deux parents est fondamental ; que du non-respect de ce droit découle une souffrance réelle du parent mais surtout de l’enfant (et donc une forme de maltraitance) et ainsi confirmer que le droit de l’enfant doit subroger celui des parents individuellement.
Nous allons dans cette analyse prioritairement nous intéresser à la partie la moins étudiée (par manque de témoignages) s’agissant du réflexe aliénant qui pousse le parent à isoler l’enfant de son autre parent. C’est pourtant une des plus essentielles car plus tôt, on diagnostique le comportement du parent, mieux on prévient la survenance de la pathologie de l’enfant.
 
 

La crédibilité des familles victimes

Les témoignages des victimes de ce que l’on pourrait appeler pudiquement ou par euphémisme  des « dysfonctionnements » de l’aide sociale à l’enfance ne sauraient laisser personne indifférent.

Certains sont troublés par des révélations relatives à des exactions subies par des familles au nom du se®vice public se scandalisant des pratiques décrites.

D’autres sont davantage gênés par le fait que les familles ne se taisent pas et fassent connaître sur la place publique numérique des pratiques qu’il conviendrait de taire au nom de la sacro-sainte respectabilité du se®vice public quant la vérité prend l’allure de l’outrage.

Quand Cyril Cousinié, élu du conseil général des Alpes Maritimes s’exprime sur les témoignages de parents tels qu’ils apparaissent sur le forum de nos amis de « SOS Parents Abusés » (http://sos-parents-abuses.forumactif.com/), on peut se demander s’il se sent scandalisé ou outragé au nom de la défense d’un se®vice public forcément irréprochable.

Les adjectifs employés devront nous aider à y voir plus clair.

A la lecture des exactions commises, l’élu est donc d’abord perplexe. C’est certainement la tonalité générale, il introduit le doute quant à la véracité des témoignages : poignants certes, mais ahurissants. Une façon peut-être de supposer que des parents délirent ? En tout cas l’élu ne réagit là que pour introduire le doute, « on n’a qu’un son de cloche » dit-il, un peu comme dans des rapports socio-éducatifs qui pour autant dérangent moins les services de la protection de l’enfance. Le tout est de savoir d’où vient le son de la cloche ….

La parole exprimée de parents en souffrance serait-elle plus empreinte de subjectivité qu’un rapport d’assistance éducative dénoncé par ces mêmes parents ? 

Difficile effectivement de tirer des généralités au-delà de tendances lourdes. Il ne s’agit donc pas d’affirmer sans nuance que tous les parents disent la vérité et que tous les assistants de se®vices sociaux mentent. La défense de la famille ne saurait imposer une telle caricature. La tendance lourde est cependant un tropisme anti-famille aux sein des services de la protection de l’enfance, mais pour aller plus loin dans cette direction il conviendrait de dresser un portrait psycho-sociologique de l’éducateur et de l’assistante sociale lambda. Cet essai a déjà été seulement esquissé à travers une étude sur les dérives familiales de l’Etat-Providence.

Je présume donc fondés les propos tenus par les parents ceci jusqu’à preuve du contraire. D’ailleurs s’exprimer sur un forum aux fins de catharsis n’est pas une démarche anodine mais permet d’exprimer une douleur, une détresse, une injustice subie et suppose bien une implication des parents vis-à-vis d’un enfant qui leur a été arraché. Les parents indignes n’ont eux pas la nécessité d’exprimer une détresse, ils ne pleurent que sur leur compte ou sur leurs allocations perdues ….

L’élu a ses œillères, je ne lui jette pas la pierre car il n’est pas forcément familier de telles situations. Et puis de par ses fonctions il doit faire mine de communier dans la religion de l’Etat. Religion qui voudrait que les représentants du pouvoir agissent dans l’intérêt de chacun.

C’est ainsi qu’il faut, à mon sens, considérer son argument : « les assistantes sociales (et autres intervenants) sont censés être neutres et ne pas aller dans le sens de l’un ou de l’autre des parents, mais défendre le droit des enfants. »

Le propos est naïf comme une leçon d’instruction civique, nous avons vu plus haut ce qu’il fallait en penser, mais plus prosaïquement on peut bien s’interroger sur la neutralité d’intervenants sociaux réalisant deux fois plus de placements que nécessaires comme le révélait l’IGAS.

On pourrait rajouter que ces placements sont décidés par la justice aussi abusifs soient-ils. Ce qui nous amène à la suite de l’argument de l’élu : « Je ne comprends donc sincèrement pas les critiques. D’autant qu’en terme de justice, si la sentence ne donne pas satisfaction, il a des recours en appel possible. La justice est quelque part donc bien un contre pouvoir au département et à ses employés. »

Un contre pouvoir donc qui participerait à des placements abusifs ? La justice de la famille et des mineurs est en réalité tout à fait particulière. Un certain syndicat de magistrat a voulu assimiler les procédures devant cette justice a des procédures amiables dans lesquelles il appartenait aux familles de reconnaître leurs torts et à se plier aux rapports des services sociaux. Beau contre-pouvoir que voila !            La réalité c’est que en dehors de certains juges courageux et qui ont payé ce courage (les diarrhées des assistantes sociales), les magistrats ne font que suivre les préconisations des rapports socio-éducatifs.

Le travailleur social face aux familles peut développer le complexe de Dieu en sa toute-puissance. Il ne connaît à proprement parler aucune limite et prend le parti qu’il souhaite.

Il peut par exemple mentir sciemment et maintenir ses calomnies face aux évidences contraires. Il peut procéder à des procès d’intention, faire pression sur des témoins, briefer des mineurs avant l’audience afin de s’assurer de leurs déclarations. Pourquoi ferait-il cela ? Pourquoi ne le ferait-il pas plutôt ? Irresponsable qu’il est des conséquences de ses partis pris.

Certes voilà  des accusations graves et comme le précise Monsieur Cousinié l’extrême détresse des famille ne donne pas le droit d’accuser sans étayer les accusations de faits précis.

Il se trouve cependant que pour bon nombre d’affaires nous possédons ces faits précis, nous sommes d’ailleurs tout à fait disposés à les mettre sur le web avec les noms, photos, coordonnées des travailleurs sociaux contre lesquels nous détenons ces éléments précis de preuve.

Evidemment si nous le faisons nous serions attaqués, c’est certes un risque à courir mais le plus simple serait que l’élu en question s’engage à nos côtés. Nous lui fournirons alors des éléments de preuves afin qu’il agisse pour moraliser la profession des fonctionnaires attachés à la protection de la jeunesse.

Comme on le dit chez nos amis anglo-saxons « Talk is cheap », ce sont des actes que nous attendons maintenant.

 

 

L’illégalité des lois relatives à la protection de l’enfance

L’Alliance Defense Fund (ADF), est une association internationale de 1700 avocats engagés pour la défense de la famille et des droits de l’homme. L’association est accréditée par les Nations Unies, le Parlement Européen. 

L’ADF s’oppose à une nouvelle loi relative aux droits de l’enfant qui doit être votée en Bulgarie et qui s’apparente aux lois françaises en la matière.

Dans ce qui suit nous verrons que tous les arguments développés par l’ADF peuvent s’appliquer au dispositif français en matière de protection de l’enfance. Il apparaît ainsi que la situation faite aux familles en France est illégale au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et n’est pas compatible avec les principes d’une société démocratique.

Les arguments développés par l’ADF pour établir cette même illégalité de la loi bulgare en projet concernant les droits de l’enfant se fondent sur :

–         sa redondance avec des lois en vigueur notamment avec la loi sur la protection de l’enfant de 2000 ;

–         son flou juridique ;

–         son caractère attentatoire aux droits des parents.

Concernant le flou juridique de cette loi , il est précisé qu’une législation restreignant les libertés garanties par la Convention Européenne des Droits de l’Homme est autorisée sous des conditions strictes.

Ainsi les atteintes d’une législation à l’endroit de l’exercice des libertés individuelles doivent être précisées dans ladite loi. Ce qui suppose que ses effets vis-à-vis des libertés individuelles doivent être prévus, les conditions et formes des limitations des libertés doivent être définies et donc ne pas laisser prise à une application arbitraire de la loi.

Sur ce point la loi sur l’enfance apparaît comme inutile et en contradiction avec les lois en cours ce qui implique une insécurité législative incompatible avec la constitution.

Une autre condition est que les restrictions aux libertés individuelles aient un but légitime en terme d’intérêt général. Il apparaît que cette condition n’est pas remplie non plus puisque cette nouvelle loi ne fait que servir l’intérêt particuliers de groupes de pression. Par exemple l’interdiction de l’éducation à domicile ne saurait en rien correspondre à un objectif relevant de l’intérêt général alors que cette interdiction porte atteinte à la possibilité d’éduquer les enfants selon les conceptions philosophiques et religieuses des parents. Autre exemple, des cours d’éducation sexuelle dès le plus jeune âge ne sont pas conformes aux choix de tous les parents et ne font que répondre à l’activisme de militants du planning familial, ce qui ne correspond pas à un intérêt légitime.

Enfin la dernière condition est que l’atteinte aux liberté soit nécessaire dans une société démocratique. Les institutions européennes ont défini comme propres à une société démocratique le pluralisme, la tolérance, l’ouverture d’esprit.

Or la préservation du pluralisme implique que l’État demeure neutre et impartial. Un tel positionnement n’est pas compatible avec l’obligation de scolarité au sein du système scolaire étatique à l’exclusion de toute autre forme d’éducation. Cette obligation viole les prérogatives des parents, lesquels sont les premiers éducateurs de leurs enfants.

Conséquemment la nouvelle loi relative aux droits de l’enfant est illégale au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Elle est aussi incompatible avec le respect des droits des parents.

Parmi ces droits il convient de rappeler que les parents, premiers éducateurs de leurs enfant, ont le droit de les éduquer à domicile, de se prononcer sur les dispositifs éducatifs et pédagogies mis à leur disposition afin de ne pas se faire imposer une éducation contraire à leurs principes.

Il appartient donc aux écoles de chercher à collaborer avec les parents pour définir des cadres d’éducation, ceci en conformité avec l’article 26-3  de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipulant que «Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. ». En conformité encore avec la convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement, laquelle précise en son article 5-1-b : « Qu’il importe de respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux :1° de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimums qui peuvent être prescrites ou approuvées par les autorités compétentes; et 2° de faire assurer, selon les modalités d’application propres à la législation de chaque État, l’éducation religieuse et morale des enfants conformément à leurs propres convictions; qu’en outre, aucune personne ni aucun groupe ne devraient être contraints de recevoir une instruction religieuse incompatible avec leurs convictions. » Principe rappelé dans le protocole numéro 1, article 2, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Les parents ont encore le droit de choisir entre un système public ou privé d’enseignement pour leurs enfants. Ceci suppose la liberté d’établissement des écoles privées.

Ainsi, un monopole d’État en matière d’éducation n’est pas compatible avec une société démocratique, n’est pas non plus concevable le maintien d’une société libre dans laquelle l’État imposerait de façon pointilleuse le contenu des enseignements.

La nouvelle loi est tout aussi et plus encore inquiétante quant au fait qu’elle facilite le placement des enfants à l’initiative des services sociaux bulgares.

Sur ce point l’ADF insiste encore sur l’inutilité de cette loi alors que la loi de 2000 relative à la protection de l’enfance est suffisante.

Les nouvelles possibilités de placement des enfants introduites par la loi en cours de ratification ouvre la voie à des placements abusifs et à la violation des droits parentaux.

Là encore l’enlèvement d’un enfant à ses parents est une atteinte aux libertés individuelles qui ne peut se justifier qu’en raison des éléments déjà indiqués au-dessus.

Ainsi une loi qui prévoit qu’un enfant puisse être retiré de la garde de ses parents doit être accessible et édicter clairement ses effets. Les conditions et formes de ce retrait doivent être précisés afin de ne souffrir aucun arbitraire. Or ces conditions ne sont pas remplies par les services sociaux bulgares de par l’étendu illégal de leurs pouvoirs et l’imprévisibilité des suites de la perte de la garde des enfants pour leurs parents.

L’ADF ne remet pas en cause la nécessité de protéger l’équilibre physique et psychique des enfants dans des cas bien délimités. Mais le problème est justement la détermination de ces cas alors que les services sociaux bulgares ont des pouvoirs suffisamment larges pour outrepasser les limites d’intervention qui devraient leur être imposées.

De tels pouvoirs sont disproportionnés au but légitime poursuivi et relèvent d’un arbitraire non compatible avec les principes d’une société démocratique.

En outre, il appartient à l’État de prendre toutes les mesures raisonnables afin de sauvegarder le droit de garde des parents. Si de tels efforts sont inadéquats ou inefficaces alors la responsabilité de la perte du droit de garde parental relève partiellement de l’État

Il faut rappeler que le milieu parental est le mieux adapté pour éduquer des enfants. Mais la loi prétend faussement être au service premier de l’intérêt de l’enfant alors qu’elle définit autoritairement ce que serait cet intérêt. Le principe de proportionnalité est absent d’une telle loi quand les mesures préconisée excèdent ce qui serait strictement nécessaire à la protection de l’enfant en considération de son véritable intérêt et non de la conception de cet intérêt par les services sociaux.

Ainsi un enfant peut être enlevé de son milieu familial lorsqu’il existe des considérations suffisamment avérées et importantes pour que établir qu’il en va de sa protection. Mais, comme l’a observé la Commission Européenne, il ne suffit pas pour enlever un enfant que l’on considère qu’il évoluerait mieux dans le cadre d’un placement.

Sur une idée de Boris Tanusheff

Institut pour la Justice

Chers amis,

Un grand merci d’avoir signé le Pacte 2012 pour la Justice. Le courage exceptionnel de Joël Censier, le père de Jérémy, est en train de déclencher un tremblement de terre.

Déjà 8 millions de personnes en France ont vu sa vidéo. 1,5 millions ont signé notre Pacte 2012. C’est un sommet dans l’histoire des mobilisations citoyennes en France.

Nous sommes en train de bouleverser les conditions de la campagne électorale 2012 : aucun des candidats ne s’attendait à un tel soulèvement de la population.

Mais nous rencontrons également de puissantes résistances, et c’est pourquoi je fais appel à vous en urgence :

Certains juges radicaux et déconnectés des réalités se sont organisés pour bloquer nos réformes. Quand ils ont vu que nous dépassions le million de signatures, ils ont activé tous leurs réseaux, dans la presse et le monde politique, pour dissuader les candidats de signer notre Pacte. Alors que nos propositions sont indispensables pour mieux protéger les citoyens innocents.

Pour les empêcher de nous faire taire, aidez-moi s’il vous plait à faire circuler la vidéo de Joël Censier auprès des 55 millions de Français qui ne l’ont pas encore vue. Il y en a forcément dans votre entourage !!

Envoyez leur au plus vite la vidéo http://pacte2012.fr/video.html, pour qu’ils signent notre Pacte eux aussi.

L’opposition de certains idéologues à nos propositions s’organise au moment précis où le système judiciaire est éclaboussé par de nouveaux drames, dont la mort de la petite Agnès, 13 ans, tuée par un jeune qui n’aurait jamais dû être en liberté.

Alors s’il vous plait, aidez l’Institut pour la Justice à agir en appelant, ou en rappelant, tout votre entourage maintenant à signer notre Pacte 2012.

Le plus simple est d’envoyer la vidéo de Joël Censier, le policier dont le fils a été tué, à tout votre carnet d’adresse. Pour cela, il vous suffit de copier le lien suivant, d’ouvrir un nouveau message, et de coller le lien puis de l’envoyer à toutes les personnes que vous connaissez :

http://pacte2012.fr/video.html

Nous ne devons plus accepter que notre Justice mette nos enfants et les personnes faibles de notre société en danger.

En continuant à rassembler des signatures à notre Pacte, nous pouvons obliger les candidats aux élections à se prononcer en faveur de nos réformes, et obtenir cet urgent rééquilibrage de la Justice française, dès mai 2012.

Mais ce n’est possible que si chacun de nous se mobilise. Je compte donc sur vous pour diffuser partout autour de vous la vidéo : http://pacte2012.fr/video.html

Un grand merci,

Laurence Havel, Secrétaire nationale