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Démoralisation des familles

Youri Bezmenov alias Tomas Schuman est un ancien journaliste de l’agence soviétique Novosti, son activité consistait à subvertir l’Ouest par une propagande insidieuse tenant du bourrage de crâne et visant à une déresponsabilisation et une apathie générale préparant l’instauration d’un régime dans lequel toutes les prérogatives individuelles devaient être abandonnées à l’État.

La conférence que nous présentons ici et qui nous a été indiquée par Andrew S, a été traduite en français. Elle date de 1983 et l’URSS n’existe plus, pour autant nous insistons sur la nécessité d’écouter cette conférence tellement actuelle.

La subversion n’est plus menée par des espions communistes mais par d’autres agents d’influence dont nous aurons l’occasion de parler et qui partagent les mêmes objectifs : nous faire abandonner toutes prérogatives individuelles pour que nous nous en remettions au pouvoir étatique.

La destruction de l’institution familiale est au cœur de cette subversion.

À partir de la treizième minute de cette conférence, on pourra comprendre l’influence d’une certaine fraternité. Mais c’est à la quinzième minute que  Youri Bezmenov est parfaitement explicite en évoquant l’école comme une cible. Il s’agit de détourner nos enfants des enseignements traditionnels, scientifiques pour leur parler d’écologie, de sexualité, de n’importe quoi tant que l’on élimine les connaissances essentielles. 

En ce qui concerne la vie sociale, Youri Bezmenov explique que la subversion consiste à remplacer les institutions bien établies comme la famille, ceci afin de soustraire l’initiative populaire et la responsabilisation. Ces institutions sont donc remplacées par des organisations factices, créées de toutes pièces. Il s’agit de détruire les liens naturels établis entre les individus et les groupes d’individus (la famille, les solidarités de proximité) par des organes artificiels bureaucratiquement administrés. Il parle alors très explicitement et dès 1983 d’institutions de travailleurs sociaux détruisant les solidarités familiales. Il précise que ces travailleurs sociaux ne sont pas payés par la société mais par la bureaucratie, c’est-à-dire par le pouvoir de l’Etat de faire usage de nos moyens pour leurs propres fins. Il rajoute alors : « le souci principal des travailleurs sociaux n’est pas votre famille, pas vous, pas les relations sociales (on dirait aujourd’hui le lien social), non leur souci principal c’est de se faire rémunérer par l’État pour ce qu’ils font (ce que l’on appelle le « business social). » Quant à la   véritable mission des travailleurs sociaux elle n’apparaît pas pour ce qu’elle est mais elle est présentée comme une mission essentielle aux yeux de la population alors qu’elle ne fait que saccager les liens familiaux.

L’oeuvre destructrice des media mainstream

Il évoque ensuite ce pouvoir de médiocres non élus : les journalistes, et leur importance pour modeler les esprits, dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, mais surtout taire ce qui ne doit pas filtrer.

Ils font le pouvoir aussi et orientent le public, transformant la démocratie en un simulacre électoral. Nous assistons cependant à leur défaite actuelle face aux nouveaux media plus difficilement contrôlablex, ce qui a fait tweeter Taubira qui s’est indignée de ce que les réseaux sociaux auraient brouillé le message des media mainstream pour faire élire Hillary Clinton.

Oui ce qui a changé depuis 1983 c’est la création de réseaux de réinformations, mais les réinformateurs sont dénoncés, poursuivis en justice, des lois liberticides sont passées pour les faire taire.

Nos conflits les servent

Il parle de la justice qui relative le crime, en laquelle les honnêtes gens doutent sérieusement, en effet les familles ont le plus à craindre des « murs des cons » d’une certaine magistrature. Dans le même temps les conflits sont encouragés, exacerbés, on ne peut que penser à la partialité des sévices sociaux qui attise les conflits familiaux et à cette guerre voulue et organisée entre les pères et les mères. 

Youri Bezmenov n’oublie pas de parler de ces syndicats qui ne représentent plus leur base mais qui enrichissent leurs leaders et gèrent de véritables business en s’entendant avec l’État, là encore nous voyons le mouvement des policiers qui dénonce ses représentants syndicaux et demande à ne plus être représentés par ceux qui ne sont pas le reflets des demandes de la base.

Nos institutions naturelles sont remplacées

La subversion se réalise alors par la démoralisation des institutions, la désagrégation de toute résistance : ce qui est enseigné à l’école et par les media devient le savoir officiel et genderisé, le politiquement correct. L’institution familiale s’effondre et s’en remet aux travailleurs sociaux qui distribuent aides et placements, quant à l’enfant, il n’appartient plus à sa famille, il est un espace de cerveau à collectiviser.

D’autres institutions prennent le relais pour administrer le bâton ou prétendre nous défendre, elles sont bureaucratiques et échouent à tous les testings quant au respect des principes qu’elles prétendent promouvoir.

C’est le triomphe d’une subversion organisée dans laquelle l’individu ou la famille sont complètement soumis et doivent se plier à une nouvelle élite soviétoïde. En prendre conscience et s’organiser pour ne pas admettre notre soumission reste cependant encore possible encore faut-il avoir le courage d’essayer de comprendre ce qui nous est arrivé. 

Le reste de la démonstration s’éloigne de ce que nous entendons prouver et mettre en avant, quelques points sont également discutables, mais le processus est assez bien décrit et devrait nous ouvrir les yeux sur la réalité de ce que nous subissons de la part de groupes fortement organisés tant et si bien qu’ils nous gouvernent actuellement..

Aux termes de l’article 16 de la Déclaration de 1789 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution » ; le principe d’impartialité est indissociable de l’exercice de fonctions juridictionnelles (..)

tainted judge.jpgDans notre article relatif à la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), nous insistions sur le rapport du CSM qui donnait à penser que les justiciables, en général, dénonçaient des magistrats pour se défouler.

S’il est vrai que beaucoup de griefs sont mal-formulés, que certains justiciables confondent le CSM avec une voie de recours ou interprètent la loi à leur sauce ou au niveau de leur compréhension, nous annoncions aussi avoir été saisi d’un testing du CSM dont nous vous livrons ici le résultat.

Pour mener un tel testing il fallait utiliser un cas de partialité évidente d’un magistrat illustré par des preuves de partialités (indispensables mais difficiles à obtenir).

Les critères d’impartialité

Pour déterminer les critères d’impartialité il convient de rappeler la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, mais aussi la déontologie des magistrats établie par le réseau européen des conseils de justice.

Ainsi pour garantir son impartialité le juge ne doit pas faire preuve de favoritisme ou de préjugés, doit dans sa conduite soutenir la confiance dans son impartialité, s’abstenir de siéger dans des affaires pour lesquelles il a pu avoir des relations avec une partie ou a connaissance à titre personnel des faits, ou encore s’il a assisté une des parties …

Il nous fallait donc trouver une affaire dans laquelle un magistrat a pu, dans une seule affaire, commettre non une seule, mais l’ensemble de ces éléments établissant sa partialité.

L’exemple trouvé concerne l’affaire BR contre ED, traité par le magistrat LP, juge aux affaires familiales. Dans cette affaire BR avait assigné la mère de ses enfants pour en réclamer la résidence, il demandait aussi la suppression d’une pension alimentaire qu’il ne versait plus depuis des années.

Un juge ne doit pas assister une des parties

BR écrit donc au magistrat pour se plaindre de son ex-épouse.

lp-ecrit-et-conseilleLa juge LP lui répond en substance en  lui précisant que la procédure qu’il envisageait n’était pas la meilleure. Elle lui conseille alors la procédure la plus efficace pour satisfaire sa demande, à savoir non pas de saisir le JAF par voie de requête mais par assignation en la forme des référés  afin qu’une décision de justice soit rendue avant les vacances d’été. Pour ce faire, elle lui préconise d’engager les démarches en ce sens, lors de son passage en France en février. La juge LP réoriente aussi de son seul fait les courriers de BR auprès du Procureur de la République qui pourra se saisir des plaintes de BR alors que ces courriers étaient initialement à l’intention du juge des enfants.

 lp-ecrit-et-conseille-suite

Évidemment un juge n’est pas l’avocat d’une des parties et ne peut donner de conseil surtout lorsque la partie conseillée est celle dont elle aura à juger l’affaire. Elle ne peut pas non plus réorienter des courriers.

Un tel comportement révèle un acte de favoritisme et la volonté d’aider BR à voir ses demandes satisfaites pour avoir la résidence de sa fille avant les grandes vacances relève d’un préjugé en faveur du père. La juge préjuge ici que le père obtiendra satisfaction et donc qu’il serait préférable qu’il obtienne satisfaction avant les vacances. Préjugement d’autant plus évident si la décision de justice est rendue par la juge qui conseille la démarche !

Le devoir de se déporter

La même juge LP convoque les avocates de BR et d’ED la veille de l’audience relative à l’affaire. En effet, parmi les pièces remises avec les conclusions de l’avocate de BR se trouve la lettre envoyée par la juge LP à BR et qui établissait bien que BR avait été conseillé pour la procédure. L’avocate de Madame D avait été impressionnée par cette convocation, elle avait dit à sa cliente que la magistrate « n’était pas commode ».

Et pour cause, c’est la même juge LP qui devait juger l’affaire R alors qu’elle avait pu entrer en relation avec une des partie et connaître de l’affaire avant d’avoir à la juger, ce qui relève d’un manquement flagrant à la déontologie des magistrats. Il aurait appartenu à la juge LP de se déporter de par un doute objectif sur son impartialité (article 339 du code de procédure civile). Mais elle n’avait pas convoqué les avocats pour faire savoir qu’elle se déportait et l’avocate de Madame D n’aura pas la présence d’esprit ou le courage de demander la récusation de la juge en vertu de l’article L111-6 du code de l’organisation judiciaire.

lp siège.pngLa juge connaît donc l’affaire et une des parties avant de juger, elle convoque la fille de Madame D avant l’audience et passe en force. On a compris qu’elle ne s’embarrassait pas des apparences de partialité à l’endroit de l’avocate de Madame D et qu’elle devait aussi supposer que Madame D n’étant pas juriste, n’était pas en capacité de comprendre la violation de la déontologie des magistrats.

Soutenir la confiance en son impartialité

Elle ne s’embarrassera pas plus d’adopter en audience une  conduite soutenant la confiance dans son impartialité . En effet, l’avocate de la mère s’étonne de la façon dont sa cliente est traitée, alors qu’il est question d’opposer le géniteur, ouvert et cool, intermittent du spectacle, à la mère psychorigide.  La juge s’oublie plus particulièrement à sa dignité en demandant à BR en fin d’audience s’il est musicien de jazz, s’il fait de la musique. La juge aime en effet beaucoup le jazz.

Le jugement est mis en délibéré et donne toute satisfaction à BR jusqu’à prévoir des droits de visite libres selon la volonté des enfants, un droit systématiquement censuré pourtant par la Cour de cassation qui dit que « le juge ne peut subordonner l’exercice du droit de visite à l’accord de l’enfant. ».

La juge LP n’ira cependant pas jusqu’à annuler l’ardoise de pension alimentaire du géniteur, effectivement une suppression rétroactive est illégale. Mais par son jugement, elle transfère le domicile des enfants à l’étranger et prive ainsi Madame D de tout recours en France en violation du principe du double degré de juridiction.

Madame D fera appel de ce jugement et obtiendra de limiter le montant de la pension alimentaire et se verra accorder des droits de visites.

Droits de visites qui ne seront pas honorées d’ailleurs.

Testing de la juge LP

Madame D écrit à la juge LP par trois fois afin de lui demander ses recours.

lp-no-conseillRéponse : « le JAF du TGI de » (c’est-à-dire elle-même) « n’est plus compétent territorialement car la résidence de votre fille a été fixée au domicile de son père ».

La juge LP savait donc bien que par son jugement elle privait de fait Madame D de tout recours, raison de plus pour s’être déporté ! Mais non.

Madame D écrira à nouveau à la juge LP pour lui faire savoir que BR refusait d’encaisser les chèques de pension alimentaire afin de la faire condamner. La juge répondra très justement que « le juge aux affaires familiales ne peut donner aucun conseil », rajoutant « Seul un avocat a pour mission de conseiller ». 

Par cette réponse la Juge LP convient donc indirectement ne pas avoir agi conformément à sa fonction pour avoir conseillé la partie adverse.

Le testing de la juge permet donc d’enfoncer le clou de sa partialité. 

Des preuves difficiles à obtenir

Certes, on peut convenir qu’il est difficile de se constituer autant de preuve de la partialité d’un magistrat. Dans les cas où un magistrat favorise outrageusement une des parties, il n’en laisse aucune trace objective telle une trace écrite.

Ici c’est la bêtise de BR et la négligence de son avocate qui donnent des preuves de cette partialité. Bêtise de BR qui claironnait avoir les juges dans sa poche et va jusqu’à le prouver, négligence de son avocate qui n’a pas vérifié les pièces. Ceci signifie tout simplement que beaucoup d’autres recours pour partialité n’ont pas eu de suites faute de preuves constituées.

Testing du CSM 

Les preuves de la partialité de la juge LP ont été transmises au CSM, ce dossier était particulièrement bien motivé comme vous avez pu le comprendre.

À la lecture de ce dossier, le CSM a répondu en mêlant deux considérations qui sont la mise en cause de la partialité du magistrat et le contenu de sa décision. Bien évidemment le contenu de la décision est une conséquence de la partialité, Madame D ne pouvait que l’évoquer afin de démontrer le grief causé par la partialité de la juge LP.

Le président de la commission d’admission des requêtes du CSM rappelle alors qu’il n’est pas une voie de recours, ce que n’ignore ni Madame D ni le juriste l’ayant aidé dans sa démarche puisque l’objet de la saisine du CSM était bien de mettre en avant les éléments de partialité constatés preuves à l’appui.

Quant aux faits de partialité tels qu’exposés ci-dessus voici ce qu’en dit le CSM :

 « Aucune des pièces que vous avez transmise au Conseil ne permet de démontrer en quoi le Juge aurait, au travers des courriers qu’il vous a fait parvenir, manqué à son devoir d’impartialité. 

Votre requête, ne rapporte pas la preuve de l’existence du comportement de tel ou tel magistrat susceptible de recevoir une qualification disciplinaire

Chacun se fera donc son opinion sur ce testing.

kidsL’ASE est à votre écoute

Nous avons déjà eu l’occasion de nous pencher sur les risques d’information préoccupante dans les familles.

Nous avions mis en évidence que ces informations préoccupantes se terminaient le plus souvent par un placement pour les enfants dont les parents sont en guerre.

Ce type de situation est pain béni pour les sociaux puisque la priorité des parents n’est pas leur enfant mais le règlement de comptes.

On ne choisit pas de ne plus se supporter lorsque l’on est parent, par contre on peut choisir de ne pas étaler ses différends et de ne pas régler ses comptes par ASE interposée. Ces gens là savent comment attiser les conflits et exploiter les failles pour proposer leur « aide » en terme d’accueil « temporaire » des enfants.

L’ASE laisse sa porte ouverte aux confidences et propose ensuite son « assistance », si nous mettons en garde les parents contre leur naïveté coupable depuis plus de cinq ans, il en est qui continuent à se faire avoir.

Les travailleurs sociaux, rien que ce titre inspire confiance aux naïfs qui croient encore que le social est à leur disposition. Une raison de plus pour que d’autres familles, pas nécessairement en conflit, se fassent aussi leurrer. Une maman sans emploi, en proie à la dépression, était allée trouver son assistante sociale, laquelle lui a proposé de prendre son enfant en colonie de vacances tous frais payés. Elle ne la voit plus désormais qu’en visite médiatisée.

Contre une aide, une écoute, certains sont prêts à signer n’importe quoi sans lire.

Quand l’enfant n’est plus la priorité de ses parents

D’autres moins naïfs, plus cyniques regrettent le placement de leurs enfants mais nous consultent surtout non pour les récupérer mais pour contester une suppression de leurs allocations.

Nous prenons le temps de leur expliquer leurs recours pour obtenir la levée du placement, nous recevons cette réponse « c’est pas ce que je vous demandais, nous ne touchons plus les allocations ! ».

Il n’y a donc pas que dans les familles d’accueil que l’on trouve des enfants porte-monnaies, les familles naturelles peuvent aussi être largement vénales tout en osant s’adresser à nous, quelle ignominie que cela !

Adopter de tels raisonnement est indigne, mais révèle surtout une accoutumance à l’assistanat qui fait bien l’affaire de l’ASE.

Depuis des décennies les travailleurs sociaux appuient sur ce levier et peuvent ainsi prétendre à assurer le bonheur social des populations : ne vous occupez pas de vos enfants, vous en êtes de toute façon indignes, confiez-les nous, de gré de préférence, de force sinon.

De gré oui car des parents, plus exactement des géniteurs seront disposés à franchir le pas, d’autant qu’ils pourraient continuer à percevoir leurs allocations sans avoir à réaliser l’effort d’élever leurs enfants.

Malheureusement pour ces enfants, foyers et familles d’accueil n’en prendront pas plus soin, mais chacun se servira au passage.

Des « professionnels de la santé » qui courent toujours

Nous aurons l’occasion de revenir sur les agissements de certains Conseils de l’Ordre des Médecins absolvant trop facilement des confrères qui ont pu gravement fauter, notamment en qualité d’expert, lors d’atteintes aux droits des familles.

Nous parlerons de la procédure qui permet de mettre en cause des médecins-experts désignés par des magistrats et qui écarte absolument le principe d’une plainte à l’Ordre des Médecins, effectivement c’est le Ministère ou l’ARS qu’il faut saisir dans de tels cas de figures.

Oui nous en reparlerons car les litiges avec les professionnels de santé et plus particulièrement de santé mentale se multiplient.

Mais ce n’est pas strictement l’objet du billet de cette semaine. Non, le Conseil de l’Ordre des Médecins sera bien évoqué non pas pour avoir refusé de sanctionner, mais au contraire pour l’avoir fait le 11 juillet 2016.

Le Professeur Joyeux radié de l’Ordre pour une pétition

Le médecin radié n’est pas un inconnu, y compris pour le grand public, puisqu’il s’agit du célèbre cancérologue Henri Joyeux,. Une telle sanction signifie tout simplement que le professeur Joyeux n’aura plus le droit d’exercer la médecine.

Le Conseil de l’ordre a motivé sa décision de radiation pour « un discours non-scientifique qui porte atteinte à la profession et qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ».

Était ainsi visée la pétition du professeur Joyeux qui avait mis en difficulté le gouvernement au sujet de la pénurie de vaccins DT-Polio. Le professeur avait demandé le retour de ce vaccin qui avait été remplacé par le vaccin Infarix Hexa, sept fois plus cher, condensé d’antibiotiques, d’aluminium (neurotoxique reconnu) et comprenant aussi un vaccin contre l’hépatite B et d’autres affections.

Pourtant par cette demande le professeurs ne faisait qu’assurer son devoir d’information des populations et mettre donc en garde contre les risques de toxicité du nouveau vaccin. Ceci correspond d’ailleurs à une démarche scientifique puisque la communauté s’interroge sur une question que le Conseil de l’ordre prétend trancher en faveur du gouvernement. Par ailleurs aucun scientifique digne de ce nom ne devrait considérer comme indiquée la vaccination de jeunes enfants contre l’hépatite B, une maladie sexuellement transmissible …

Rien d’anti-scientifique chez le professeur Joyeux, quand les motifs officiels ne tiennent pas, il faut en trouver d’autres, officieux ceux-là.

Un crime d’opinion ?

Ce qui est certain c’est que le professeur est un ami de l’institution familiale tant et si bien que la ministre Marisol Touraine avait dit de lui qu’il avait « pris des positions rétrogrades sur toute une série de sujets.»

C’est que le professeur était aussi président de « Familles de France » et qu’il avait à ce titre demandé l’organisation d’un référendum sur le « mariage pour tous » et participé à la « Manif pour tous ». Il a aussi beaucoup critiqué la théorie du genre à l’école. La polémique contre la pétition du professeur Joyeux a fait une grande place à ses engagements pro-famille, à se demander ce qui dérangeait le plus chez Henri Joyeux, ses opinions peut-être ?

L’affaire n’en restera cependant pas là car le Conseil de l’Ordre des médecins de l’Hérault, département où exerce le professeur, fait appel de cette radiation.

 

 Où l’on retrouve l’ADHY

Sans l’association de défense des handicapés de l’Yonne (ADHY), la sordide affaire Émile Louis n’aurait jamais filtrée.

Mais l’ADHY ce ne sont pas seulement les chevaliers blancs qui ont mis à jour ces crimes perpétrés par un violeur en série pédocriminel au sein de la protection de l’enfance. En effet ils  ont aussi révélé la pratique de stérilisation des handicapées.

Une pratique qui ne concerne donc pas seulement la Suisse, la Suède mais aussi cet autre enfer de l’État providence qu’est la France.

 Un éducateur ose dénoncer
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Cette enfant a des besoins spéciaux, un jour elle aura le rêve de devenir mère. Qui a le droit de l’empêcher de donner naissance ? .

En l’espèce l’affaire dénoncée se déroule entre 1995 et 1998 dans un centre d’aide au travail (CAT) de Sens sur décision d’éducateurs, du préposé aux tutelles du centre et avec prescription médicale.

Les stérilisées n’avaient d’ailleurs pour la plupart pas conscience de l’acte qu’elles ont subi.

Un éducateur refusera cependant de cautionner, avec les parents de Jocelyne, l’une des handicapées, ils tirent la sonnette d’alarme et saisissent la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Laquelle diligenta une enquête en 1999 qui a conclu sur la période 1991-1998 à pas moins de treize stérilisations sur des jeunes femmes handicapées âgées de 20 à 30 ans tout en mentionnant qu’il ne s’agissait pas là d’une politique d’eugénisme d’autant que cette pratique a été stoppée depuis l’enquête.

L’APAJH (Association nationale pour les adultes et les jeunes handicapés) défend cependant la réalisation d’une telle pratique faute d’une contraception efficace des jeunes femmes en question, précisant que seules deux de ces stérilisations sont irréversibles. Le Comité consultatif d’éthique est cependant moins optimiste quant aux possibilité de procréation de onze des stérilisées puisqu’un geste chirurgical avec ses aléas ne peut être évité pour tenter de les rendre fécondes à nouveau. .

Une position éthique tout à fait respectable

La stérilisation ne fait pas l’objet d’une abondante littérature juridique mais d’une jurisprudence dite « des stérilisateurs de Bordeaux » rendue par la Chambre criminelle de la Cour de cassation le 1er juillet 1937.

Cette jurisprudence dispose  qu’un acte commis dans un but non thérapeutique constitue une atteinte à l’intégrité corporelle de la personne avec les conséquences pénales qui en résultent. Or la contraception n’est thérapeutique que si il existe une contre-indication à la grossesse.

Une question avait été posée au secrétaire d’État à la santé d’alors, Bernard Kouchner (http://www.senat.fr/seances/s199710/s19971014/sc19971014012.html), lequel avait en préambule bien précisé qu’il existait un « nombre très important de stérilisations opérées dans notre pays pour des raisons de handicap mental.» Mentionnant qu’une enquête de l’IGAS était en cours, laquelle conclura à un minimum de 400 à 500 ligatures de trompes sur des handicapées mentales. D’ailleurs en 1997, une psychologue affectée à des foyers d’hébergement estimait qu’en Gironde le nombre de jeunes femmes handicapées mentales stérilisées dans ces foyers était de 30 à 60 %.

Un état de fait insupportable pour Bernard Kouchner qui avait précise qu’il lui paraissait impossible de faire de la stérilisation une méthode contraceptive.

L’ADHY dépose plainte

En conséquence, Pierre Gonzalez de Gaspard qui avait participé à la réouverture de l’affaire des disparues de l’Yonne, conseil de l’ADHY, déposait plainte avec constitution de partie civile au nom de l’association en 2000 pour « violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente commises sur personnes vulnérables en raison de leurs déficiences psychiques et de non-dénonciation de ces crimes en raison de l’inaction des autorités locales » au visa des articles 222-9 et 222-10 du Code pénal.

L’APAJH de son côté avait annoncé qu’elle n’excluait pas de déposer plainte contre l’ADHY !

Une loi de circonstance

La plainte sera bien instruite grâce à la demande de cinq des victimes, alors que la constitution de partie civile de l’ADHY avait été refusée.

Mais le juge d’instruction rend un non-lieu en avril 2006, confirmé en mars 2007 par un arrêt de la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris. L’arrêt refuse de considérer l’existence d’une politique eugéniste et a dit que les stérilisations n’étaient pas irréversibles, que de plus le consentement aurait été recueilli. Elle fait aussi référence dans sa décision à l’article L. 2123-2 du Code de la santé publique qui autorise l’opération subie par les jeunes femmes y compris pour des « personnes majeures dont l’altération des facultés mentales constitue un handicap ».

On peut donc stériliser des jeunes handicapés si le juge des tutelles l’accorde. Voila qui est effrayant et parfaitement légal, sauf que cette loi qui correspond si bien à la situation dénoncée est une loi du … 4 juillet 2001 donc qui n’existait pas au moment des faits incriminés.

La confirmation du non-lieu amène les parties civiles à se pourvoir en cassation. Là encore le pourvoi est rejeté car il est dit que des parties civiles ne peuvent remettre en cause un arrêt de la chambre de l’instruction car ce recours n’est ouvert qu’au ministère public et à la personne faisant l’objet de poursuites pénales. Pourtant ce principe, qui découle de l’article 575 du code de procédure pénale, sera ultérieurement déclaré contraire au principe constitutionnel d’égalité devant la loi (http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2010/2010-15/23-qpc/decision-n-2010-15-23-qpc-du-23-juillet-2010.48836.html).

Un retour à l’éthique s’impose

Les parties civiles vont continuer le combat et saisir en 2008 la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour traitement inhumain, manquement aux principes d’un procès équitable et atteinte à leur vie familiale. La CEDH leur claque la porte au nez le 23 novembre 2012 pour délai de recours non respecté.

Pour autant le Groupe européen des Institutions Nationales de promotion et de protection des Droits de l’Homme rappelle le 16 août 2011 que : « la stérilisation par quelque moyen que ce soit sans un consentement libre et éclairé n’est jamais permise et qu’elle constitue une violation du droit de ne pas subir la torture, du droit au respect de la vie privée et familiale … ».

 

Au nom de l’ordre et de la morale

Tel est le titre de ce documentaire qu’il est indispensable d’avoir vu. Ou plutôt au nom de « l’intérêt général » ou de la « morale publique » car c’est bien de cela qu’il s’agit quand un État viole les libertés des individus au nom d’une conception étatique de ce qui relève de comportements déviants.

Cette violation a pris la forme d’enlèvements d’enfants par l’État suisse, une pratique codifiée et qualifiée officiellement d’internements administratifs.

En 1970, le préfet du district de la Glâne, dans le canton de Fribourg, justifiait d’ailleurs ces pratiques d’enfermement de personnes « s’adonnant habituellement à l’inconduite ou à la fainéantise et compromettant par là-même la santé et la sécurité publique». La justification donnée par le préfet c’est l’ordre public, quant aux libertés individuelles … 

Une disposition constitutionnelle soviétique

Cette définition d’enfermement pour parasitisme social n’est certes pas propre à la Suisse, elle   vient d’une définition légale validée par le parti communiste d’URSS et présente dans la constitution soviétique de 1936. Les conséquences en terme d’enfermement y furent les mêmes avec des peines prévues telle que le goulag.

Au passage mentionnons qu’il est dommage que ce parallèle n’ait pas été exploité par le documentaire qui n’envisage pas non plus la situation actuelle de la protection de la jeunesse.

Les témoins donnent cependant la véritable mesure des exactions publiques au sein de goulags pour enfants ou de familles thénardières. Nous avions évoqué cette réalité il y a presque trois ans déjà avec le témoignage d’Ursula Müller-Biondi. Cette fois Ursula revit sur pellicule ce qu’elle nous a confié : « L’État nous a trahi. Si nous ne sommes pas vigilants tout est possible. ». Les frères Uldry témoignent aussi dans ce reportage de tortures subies sur le plan physique et mental, un véritable marqueur de la barbarie sociétale sur des êtres sans défense dont certains ont aussi été stérilisés.

Ces lieux de maltraitances, ces sortes de foyer-prisons sont aussi présentés comme des lieux de rupture familiale et de culpabilisation. L’enfant y perd son identité puisqu’il lui est dit que personne ne veut de lui, que ses parents l’ont mis à la poubelle pour ne plus avoir à s’en occuper.

De telles situations ne nous sont pas si étrangère, il suffit d’ailleurs de lire la prose du CEDIF.

La repentance est facile, mais les actes en disent long

C’est pourquoi nous avions interpellé la fameuse « Table ronde » mise en place pour les victimes. Nous voulions tester la sincérité de la repentance étatique.

Les résultats de ce testing sont atterrants puisque les bourreaux, sadiques et fonctionnaires de la négation humaine n’ont jamais été jugés, ne le seront jamais, mais aussi que d’autres saloperies continuent à se commettre après 1981 (date limite de repentance officielle) et jusqu’à aujourd’hui même.

Ainsi les repentances exprimées par Simonetta Sommaruga, ministre de la justice ne visent qu’à taire le scandale. De la même manière, les enfants internés devaient sourire et dire qu’ils étaient heureux lorsque des visiteurs venaient à passer par là. Les apparences, il fallait toujours les préserver et c’est encore ce qui se passe actuellement.

Si jamais des enfants sont maltraités par l’État, il faut le nier.

Si personne n’est dupe alors il ne faut pas en parler.

Si la parole des victimes devient trop audible, il faut se repentir devant les micros et ne surtout rien changer aux habitudes.

Si les mauvaises habitudes font l’objet de fuites alors on reprend le schéma ci-dessus quitte à s’excuser de nouveau tous les quarante ans.

Quand à ceux qui parlent, tant qu’il est possible de les faire taire on le fera.

C’est au nom d’une telle méthode que des journalistes d’investigation suisses ne peuvent enquêter sur les abus sur enfants commis par l’État postérieurement à la période officielle de repentance. Braver cet interdit c’est s’exposer à des poursuites avec demande d’interdiction d’enquête.

Il n’empêche que la loi du silence a une date de péremption et que l’hypocrisie de la repentance fait le lit de l’injustice.

D'abord éduquer à savoir se tenir correctement et à ne pas placer ses doigts n'importe comment.

D’abord éduquer à savoir se tenir correctement et à ne pas placer ses doigts n’importe comment.

Dans son interview au journal suisse « Le Matin » le pédopsychiatre Gérard Salem a précisé tout le mal qu’il fallait penser de : « l’abdication de la fermeté dans l’éducation pour des raisons « pseudo-psychologique » de respect de l’enfant, de nécessité d’être à son écoute, de refus d’imposer l’autorité … ».

Il a ajouté que :  « tout cela a créé un vide dans les relations familiales, qui confine à une forme d’abandon, et non d’éducation ».  

Voila qui méritait d’être dit et qui coupe une bonne fois l’herbe sous le pied de terroristes de l’éducation, terroristes dans le sens où leurs préceptes ont désarmé toute une génération de parents qui n’osent plus imposer des limites et les faire respecter par peur des sanctions.

Terreur par information préoccupante pour l’enfant qui se plaint à son enseignant de risquer la grosse engueulade pour des notes médiocres.

Terreur dans une audience devant le juge des enfants lorsque des éducateurs mal éduqués s’offusquent à grands cris de ce qu’une adolescente ne puisse avoir des permissions de sorties ou son propre téléphone portable.

Terreur encore quand un parent se voit reproché des maltraitances pour avoir obligé un enfant à faire sa rédaction alors que c’était le cadet de ses soucis : « Mais les devoirs écrits Madame, les enseignants devraient savoir que c’est interdit d’en donner ! ».

Et quand par malheur la baffe fuse devant le gamin récalcitrant qui pique sa crise de nerf et se met lui-même en danger, on peut s’attendre à la … garde à vue.

Pourtant comme le précise encore Gérard Salem, si on ne peut approuver un tel geste, on ne saurait non plus en faire un drame alors que l’absence d’interdit conduit des enfants à commettre des délits de plus en plus graves (voire des crimes), de plus en plus tôt jusqu’à devenir complètement ingérables par leurs parents.

Le refus de sévir relève bien comme le précise Gérard Salem d’une forme d’abandon éducatif. Un abandon qui relève soit d’une absence de volonté éducative du parent qui « n’en a rien à foutre de sa famille » ou d’un peur de sévir face à la pression des institutions étatiques qui n’ont de cesse de remettre en cause le rôle éducatif des parents.

Il est en conséquence aberrant que des enfants bénéficiant d’un cadre éducatif puissent se retrouver placés et exposés alors à d’autres gamins à qui on n’a jamais accordé de l’attention et des limites.

Si on peut comprendre que l’enfant laissé dehors à 22 heures relève du placement on peut encore s’étonner que ces mêmes enfants placés expérimentent l’éducation sans limite et sans attention. Aucun placement n’est actuellement efficace dans la mesure où les éducateurs en responsabilité ne savent pas ce qu’éduquer veut dire.

Et pour ceux qui pensent que des expériences pédagogiques innovantes peuvent se passer hors de toute autorité, il est temps de méditer sur l’affaire Agnès :