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vilain petit canardLes dégâts de l’exercice illégal de la médecine par les travailleurs sociaux

Je vous remercie de m’accorder la parole et effectivement je pense avoir des éléments importants à fournir aux parents d’enfants « différents » à travers mon expérience de mère.

Très généralement, lorsque des enfants sont atteints d’une maladie physique particulière ou lorsqu’ils souffrent psychiquement, les travailleurs sociaux sont les derniers à pouvoir intervenir, en effet ils ne sont nullement qualifiés dans les domaines psychologiques et médicaux. C’est donc en tout exercice illégal de la médecine qu’ils prennent le droit d’intervenir hors de leur domaine de compétence, ils le font en permanence avec des conséquences dramatiques.

Quand l’enfant manifeste sa différence

Un enfant différent ou qui ne va pas bien fera preuve d’un comportement déroutant au sein de l’institution scolaire. Qu’il soit suivi, accompagné à la maison par des professionnels compétents n’y changera rien avant qu’il n’aille mieux.

Mais cette situation est dangereuse pour l’enfant, pour sa famille, car son malaise va énerver les enseignants, mobiliser des psychologues scolaires, des adultes qui pensent pouvoir trouver des solutions face à des parents qu’ils jugent mal.

Des témoignages édifiants

Des familles ont été détruites par ces malencontreuses interventions de pseudo-spécialistes.

Je pense en particulier à la maman de ce petit garçon « précoce ». Un psychologue scolaire pas forcément formé à la précocité avait établi un quotient intellectuel de 121 pour l’enfant. Un QI bien au-dessus de la moyenne qui a valu de bonnes doses de ritaline (psychotrope) afin que ce petit garçon cesse d’être agité en classe !

Il est tout à fait incompréhensible qu’un psychologue scolaire traite ainsi la précocité qui n’est pas une maladie mais une opportunité supplémentaire pour cet enfant … et une charge pour des enseignants incapables de satisfaire son besoin d’apprendre plus vite. La médiocrité est plus facile à gérer au sein de l’éducation nationale.

Je parle en connaissance de cause puisque ma fille a été détectée « haut potentiel », un terme plus proche de la réalité que « précoce ». Cette différence s’est ressentie dans son adolescence avec un épisode anorexique à 15 ans, puis un épisode dépressif et, dramatiquement, une tentative de suicide à 16 ans.

Je précise qu’elle ne sera détectée « haut potentiel » qu’après avoir subi ces terribles épisodes dépressifs, elle n’était passée à l’acte que parce qu’elle ne supportait pas sa différence, ce qu’elle ressentait, qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle appréhendait différemment son environnement.

La fonctionnaire du social

Je vous passe mes angoisses, questionnements, remises en question, mes nuits blanches à chialer comme une folle en me demandant ce qui se passait, ce que j’avais loupé, etc…

Suite à cette tentative de suicide, une information préoccupante a été envoyée à l’ASE par la gendarmerie.

Deux mois plus tard, j’ai reçu une convocation des services sociaux.

J’ai reporté plusieurs fois le rendez-vous, parce que je ne voyais pas bien l’intérêt de leur intervention face à ce que nous étions en train de vivre, surtout je ne voyais pas bien l’aide que ces gens pourraient bien nous apporter.

Mais en bonne exécutante du social, la dame au téléphone ne cachait pas son agacement : on lui avait envoyé une information préoccupante, il y avait une procédure à suivre. Elle avait trouvé une bonne cliente !

Je lui ai donc envoyé un courrier, avec le détail de l’accompagnement de mon enfant : centre spécialisé avec des professionnels formés pour suivre des jeunes filles anorexiques, ateliers thérapeutiques deux matinées par semaine, qui lui prenaient sur son temps scolaire, lui ajoutaient un stress supplémentaire avec les cours à rattraper, l’impression de se noyer dans les exigences des uns et des autres, et une équipe pédagogique au collège peu concernée pour mettre en place un aménagement de son temps scolaire, qui l’aurait pourtant bien aidée. Sans compter la grosse déprime, la dépression, la tentative de suicide ; son hospitalisation dans l’unité Ados de l’hôpital, son accompagnement par une batterie de professionnels de la santé…

Bref : je lui ai fait un topo complet, en lui montrant que mon enfant mineure n’allait pas bien, certes, mais que je faisais tout mon possible pour qu’elle soit soutenue, et que j’étais là moi aussi pour elle.

Après cette lettre, j’ai dû malgré tout me rendre à deux rendez-vous pour parler avec cette dame. J’y allais dans l’optique d’une conversation d’égale à égale, entre deux adultes responsables, et j’ai cru que c’était le cas : l’AS semblait à l’écoute, bienveillante, « oui-oui je comprends ce que vous dites », disait-elle.

Le premier rendez-vous a été informel, elle a voulu savoir des tas de choses sur ma vie, jusqu’avant la naissance de ma fille, et si l’accouchement s’était bien passé, et mon mari, etc…

Au deuxième rdv, je n’avais pas envie qu’elle regarde à nouveau ma vie, comme une voyeuse, ça me mettait mal à l’aise . Je lui ai préparé un topo sur l’anorexie, pour lui montrer à quel point c’était complexe, et que son regard d’assistante sociale n’avait pas le pouvoir de changer ce qui arrivait.

À la fin de l’entretien elle m’a dit qu’elle avait toujours eu l’intention d’envoyer le dossier au procureur. Autrement dit l’information préoccupante allait se transformer en un signalement judiciaire parce qu’elle l’avait décidé !

Je lui ai demandé pourquoi, à quel moment j’avais mis ma fille en danger, qu’est-ce que je devais faire de plus; ses réponses étaient vagues : j’étais peut-être trop à l’écoute de ses besoins, je devais peut-être «me faire aider», peut-être qu’une «aide éducative», un «soutien à la parentalité»….

Elle n’avait donc rien écouté ou rien compris, ne voyant que l’intérêt de mettre en place des dispositifs pouvant créer de l’activité pour les services de l’ASE ! Vraiment j’étais la cliente idéale !

Elle a demandé à voir ma fille, et j’ai dit non, et je lui ai dit pourquoi : ma fille était encore fragile, elle se remettait de moments difficiles, elle commençait à se reconstruire, elle n’avait pas besoin de venir papoter au sujet de sa dépression avec une assistante sociale.

Comprendre pour remédier

C’est ultérieurement à l’acharnement de la travailleuse sociale que ma fille a été «détectée haut potentiel », et cette découverte l’a bien aidée dans sa reconstruction intérieure. Elle a entamé une psychothérapie avec quelqu’un de formé à la douance, (c’est comme ça que nos cousins québécois appellent la «précocité») elle a changé de lycée, elle va mieux, nous respirons enfin.

Idiocratie

ET PUIS PAF ! Un an plus tard : convocation devant la juge des enfants.

J’ai demandé à avoir accès au dossier de l’enquêtrice sociale, avant l’audience, parce que j’étais curieuse de voir ce qu’elle avait bien pu trouver de si GRAVE à communiquer au juge, alors que nous nous étions quand même quittées de façon assez cordiale, et qu’elle n’avait jamais été en mesure de dire quoi que ce soit de précis à ce sujet.

En fait, cette AS a trouvé que j’étais «dans une posture de contrôle» lors notre entretien (je contrôlais la conversation, mon topo sur l’anorexie) et elle en a déduit que je contrôlais la vie de ma fille de façon pathologique, jusqu’à nier son existence.

Paradoxalement, elle me reprochait d’avoir accepté, «sans recul ni réflexion», le souhait de ma fille de changer de psy, qu’elle a transformé en «arrêter les soins».

Je vous recopie un petit bout de sa conclusion :

« Madame refuse un entretien avec sa fille et une visite à domicile. Elle se situe dans une posture de contrôle et par ce biais annule sa fille en ne la faisant pas exister. Elle n’est pas en capacité de se remettre en cause ou de développer un questionnement qui témoignerait de son intérêt pour elle autrement que sur un plan médical.»

Elle souhaitait vivement une expertise psychologique pour moi.

Lors de l’audience avec la juge je venais encore, naïvement, avec mes belles idées de communication non violente et d’entretien d’adulte à adulte, pour parler sereinement de ce qui s’était passé, de comment nous avions fait face, de la situation actuelle, etc…

Je me disais « ma fille va mieux, la juge va bien prendre en considération tous les éléments que je lui donne ». QUE NENNI ! Quelle conne j’étais, de penser pouvoir parler normalement avec cette juge, alors que je n’étais qu’une mère coupable et incapable : elle a été cassante, méprisante.

Elle a d’abord reçu ma fille et ne l’a ni écoutée ni crue : non, elle n’allait pas bien; non, elle ne pouvait pas avoir de projets, non, sa mère n’était pas à la hauteur; non, elle ne savait rien à rien; ça a fini par énerver ma fille, qui a adopté la même attitude que la juge, et est sortie en me disant, désabusée: «c’est une c…nasse».

Je suis passée ensuite: en cinq minutes cette juge a démoli 16 années d’éducation patiente, tissée au fil du temps avec mon enfant. J’étais définitivement une nullité sur pieds, femme incapable de garder son mari (elle a ressorti pendant 10 minutes des trucs vieux de 16 ans ), mère dangereuse pour sa fille, et limitée du cerveau car n’ayant rien compris au dossier de l’ASE, qu’elle a avalisé les yeux fermés.

Verdict : l’unique cause du mal-être de mon enfant c’est mon divorce.

Et allez hop ! MJIE, avec visite à domicile, je n’avais qu’à pas la refuser lors de la première enquête sociale.

Cette audience m’a successivement démolie (on n’est pas de pierre), et mise en COLERE !

Cécile P

Une collection de sexe

J’ai entendu parler il y a quelques temps de la Sexothèque sans trop savoir de quoi il s’agissait.

sexothèque

Pas Sexothèque

A priori le nom évocateur pouvait nous faire penser à un espace de partage de ressources comme l’est par exemple une bibliothèque pour des livres, une vidéothèque pour des films, une pinacothèque pour des expositions artistiques … Cela peut aussi être un espace privé, mais dans ce cas là il n’est pas utile d’en faire la publicité.

J’imagine bien que l’on puisse faire admirer sa vidéothèque, sa bibliothèque, mais je me méfie a priori du quidam qui viendrait racoler le chaland en lui proposant de visiter sa sexothèque.

Évidemment je crois savoir que de telles choses peuvent se faire à Pigalle, la sexothèque serait donc tout simplement un sex-shop.

Le sexe expliqué à partir de 12 ans

Mais je ne connais pas de sex-shops subventionnés par les contribuables, j’apprends en effet par l’indispensable Observatoire des Gaspillages, que la sexothèque récupère 20 000 euros des contribuables lorrains par Conseil régional interposé, que le même dispositif existe aussi en Bretagne et en région PACA et est ouvert aux jeunes de 12 ans et plus. .

Je ne connais pas non plus de sex-shops réservés aux enfants, je croyais d’ailleurs que l’entrée dans de tels commerces était interdit aux mineurs sous peine de faire encourir aux tenanciers le délit de corruption de mineurs.

Je rappelle au passage que la corruption de mineurs se définit comme le fait de profiter de la jeunesse, de l’innocence de sa victime, pour l’initier à un vice.

La Sexothèque ne doit donc rien à voir à  faire avec tout cela puisque les subventions perçues le sont au titre des actions de prévention et d’éducation à la santé, avec aussi le soutien du programme « Jeunesse en action » de la Commission européenne.

Mais alors la Sexothèque c’est quoi ?

Mais des ateliers bien sûr, des ateliers d’expérimentation pour des jeunes de 12 à 25 ans mis en place par les « Petits Débrouillards » une association permettant une ouverture sur l’expérimentation scientifique.

Bon et on y expérimente quoi au juste ?
Sexothèque

Sexothèque

À 12 ans par exemple on peut apprendre à poser une capote. Wow, super utile à 12 ans, des fois qu’on ait envie d’expérimenter en réel. On apprend aussi à poser un préservatif féminin, on peut aussi parler de plaisir, de sodomie, de femmes fontaines… On y évoque les genres aussi, et l’homosexualité on fait comment ?

Papa c’est quoi qu’est mieux le sado-masochisme ou le triolisme ?

La variante bretonne Sex Breizh, aborde des questions qu’évidemment tout mineur se pose à partir de 12 ans lors de son atelier « C’est bien ou ça craint ». Quelques exemples de discussions sont proposées pour ouvrir à des débats, entre autres, sur les ébats sexuels violents, sur les relations avec plusieurs partenaires en même temps, avec des bribes de réponse : « Dans certaines situations, les couples peuvent choisir de pratiquer le sado-masochisme (…) Avoir un rapport à un ou dix partenaires … Si toutes les personnes participantes à ce type de relations sont d’accord, cela reste une relation sexuelle consentie entre adultes (…)  Le libertinage, comme il est souvent appelé, reprend des pratiques sexuelles comme : l’échangisme (on échange nos partenaires entre couple) et le triolisme (on invite un partenaire dans un couple). »

Si nos enfants n’ont pas pensé à la faisabilité de tous ces « vices » on leur apprendra que cela existe et ils pourront toujours approfondir. Au fait c’est quoi la corruption de mineurs ???

Les parents n’ont plus de choix éducatif

Un passage sur le site des Petits Débrouillards donne l’occasion à un Cédifien d’y exprimer une légitime inquiétude :

«Bonjour, J’aimerais bien savoir si l’ensemble des élèves d’une classe assistent aux ateliers de la sexothèque ou si les parents ont un opting out, c’est-à-dire s’ils sont informés de leur droit de ne pas laisser leurs enfants y assister. »

La réponse de l’animatrice, fautes d’orthographe et de grammaire non corrigées est la suivante :

« Bonjour, En Lorraine cette Sexotheque, la première de son genre, à fait l’objet d’une validation par tranche d’age par l’inspection académique, de plus chaque établissement choisi les outils qu’il veut voir utiliser et chaque enseignant choisit les thème à approfondir. En générale les parents sont invité le mercredi à venir la voir, dans certains établissement les associations de parents d’élèves ont été amener à en valider le contenus en amont. Mais tous celà dépend de la politique de l’établissement. De plus elle est animé par un animateur permanent, formé à ces questions. »

Cette réponse est au moins aussi inquiétante que le contenu de la Sexothèque, elle révèle que les parents n’ont pas le droit de ne pas laisser leurs enfants assister à ce qu’ils sont en droit de considérer comme une pollution des esprits de leurs enfants puisque c’est l’inspection académique et les enseignants qui décideront à leur place.

Que font-ils de nos enfants ?

Toute résistance des parents pourrait d’ailleurs leur valoir des ennuis, quant aux IME, aux foyers d’enfants la Sexothèque leur est largement ouverte notamment en Bretagne.

La réponse de l’animatrice laisse penser qu’elle ne comprend même pas que des parents puissent faire autre chose que visiter pour approuver. Si l’animatrice est un exemple de ces nouveaux formateurs on doit aussi comprendre que nos enfants seront très calés en cul mais nuls en français. Notre société actuelle a donc fait son choix, quant à parler de perversion ou de corruption de mineurs, voire de vice subventionnés, tout cela n’existe plus bien évidemment puisque nos enfants seront éduqués à admettre toute sexualité sans discrimination aucune.

Le Docteur John Money

Le Docteur John Money

Un déterminisme à déconstruire

On accorde la paternité de la théorie du genre à John Money, un sexologue et psychologue néo-zélandais.

Il considérait que la société imposait à l’homme et à la femme un rôle déterminé et donc imposait un rôle sexuel social en fonction de notre sexe de naissance.

Il qualifiait cela de déterminisme à « déconstruire » en arguant de la nécessité d’une construction de notre identité sexuelle en dehors de notre sexe d’origine.

En gros on pouvait se sentir homme avec un sexe féminin et vice versa.

De la théorie à l’expérimentation : le cas Brenda

 John Money va se spécialiser sur l’hermaphrodisme et étudier des enfants nés naturellement avec les deux sexes.

Money aura l’occasion de mener une étude expérimentale avec pour cobaye des jumeaux. Son sujet fut alors David Brune Reimer, la victime accidentelle d’une mutilation sexuelle à l’âge de 8 mois.

Money, considérant que l’identité sexuelle ne dépend que de la culture, préconisera à ses parents de l’élever comme une fille. De ne jamais lui dire qu’il est né garçon, il sera alors re-prénommé Brenda, habillé comme une fille et éduqué à des jeux de filles.

Pour mener l’expérience « gender » jusqu’au bout, il ne devait pas se reconnaître comme garçon, David-Brenda subira alors une ablation des testicules avec traitement hormonal à partir de l’âge de deux ans.

Une démarche expérimentale perverse

David Reimer racontera ce qu’il a subi dans un livre d’entretien : « As nature made him : the boy who was raised as a girl ».

Il y évoque Brian, son frère jumeau, élevé contrairement à lui comme un garçon. Son témoignage est poignant, ses révélations sont terribles : John Money pour mener à bien son expérience du genre, les interrogeait dès leur plus jeune âge sur une sexualité qu’il souhaitait provoquer, il leur demandait de se déshabiller et de se toucher !

 Très satisfait de son expérience, Money écrit en 1972 « Man and woman, boy and girl » et y affirme de façon péremptoire que la masculinité ou la féminité ne résulte que de l’éducation. Il cachait cependant une bonne partie des faits qui ne concordaient pas avec sa démonstration.

Une étude pour l’Institut Kinsey

John Money travaillait alors pour l’Institut Kinsey, célèbre pour ses études sur la sexualité et pour l’intention de son créateur de lutter contre ce qu’il appelait les tabous sexuels de la culture Judéo-Chrétiennne. Mentionnons au passage que cet « honorable » institut vient de recevoir le  statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social de l’ONU.

L’institut Kinsey permettait à Money de s’exprimer, mais il n’était pas le seul chercheur à mener des études sur la sexualité des enfants et à encourager le développement de leur éducation sexuelle. Un autre co-chercheur de Kinsey, Wardell Pomeroy déclarait que « l’inceste entre adulte et jeunes enfants peut se révéler être une expérience satisfaisante« , il envisageait aussi les relations sexuelles entre enfants et des animaux familiers comme pouvant être bénéfiques à conditions d’évacuer les sensations de culpabilité de la culture Judéo-Chrétienne.

Tragique …

L’expérience Brenda tourne au tragique, l’adolescence venue David se sent mal dans un corps de fille et revendique une identité sexuelle masculine. Il finit par apprendre de ses parents qu’il est bien un homme.

Les jumeaux ont mal vécu l’expérience barbare, ils se suicident à deux ans d’intervalle !.

Alors l’appartenance sexuelle ne serait pas une question culturelle mais bien biologique. Harald Eia, un journaliste norvégien démontre qu’en dépit des politiques de « genre » norvégienne, les rôles sociaux sexuels n’ont pas été modifiés. Il l’explique : « le bain d’hormones dans lequel se fabrique notre cerveau font du masculin et du féminin des sexes distincts. »

Depuis la Norvège a mis un bémol sur ces politiques contre-nature et anti-familiale.

Par contre nos enfants sont, en France, l’objet de nouvelles expérimentations éducatives à la « John Money », nous en parlerons évidemment.

Les foyers de l’enfance

Pierre Gaspard Chaumette pourrait être considéré comme un des « pères » des foyers pour mineurs.

Sous la Terreur dont il est l’un des zélés instruments, il fit voter par la Convention le principe de l’adoption par l’État des enfants des guillotinés. On pouvait bien dire déjà que l’État s’emparait des enfants de ses victimes.

Ces foyers furent « républicainement » baptisés « Hospice des Enfants de la Patrie », le terme est toujours grandiloquent et la substance souvent nauséabonde. On n’y plaça pas seulement les enfants dont les parents avaient été assassinés par les hommes de l’État républicain, mais aussi tous ceux dont la famille avait été privée de moyens par suites de condamnations.

Isoler l’enfant de sa famille
Buste de Louis XVII, Enfance Martyre, oeuvre de Catherine Cairn (2000)

Buste de Louis XVII, Enfance Martyre, oeuvre de Catherine Cairn (2000) (http://catcairn.wix.com/cc)

Les parents du petit prince n’étaient pas encore assassinés, que Chaumette avait aussi formé le projet de l’arracher à ceux qui l’aiment pour l’élever comme tous les autres enfants enlevés : c’est-à-dire dans la haine de sa propre famille.

C’est ce que nous relate l’écrivain et historien Philippe Delorme dans son passionnant et très édifiant ouvrage « L’affaire Louis XVII »  (citations extraites du livre avec l’aimable autorisation de l’auteur) :

Chaumette avait déclaré, un jour en parlant de Louis-Charles : « Je l’éloignerai de sa famille, pour lui faire perdre l’idée de son rang. » Car il s’agit de rendre impossible toute tentative de restauration. Et pour cela d’isoler le roi, et de dénaturer ses sentiments. Fidèle à l’enseignement du philosophe genevois (Rousseau), la Convention décide de confier Louis XVII à un simple artisan, homme du peuple et patriote convaincu, qui seul saura régénérer le sang corrompu de ce rejeton du despotisme. 

Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents (Danton)  

C’est à la même époque que Robespierre présente aux députés le rapport de Lepeletier de Saint Fargeau, en vue d’instaurer une éducation totalitaire. L’Incorruptible propose : « que depuis l’âge de cinq ans jusqu’à douze ans pour les garçons, et jusqu’à onze ans pour les filles, tous les enfants sans distinction et sans exception […]soient élevés en commun, aux dépens de la République : et que tous, sous la sainte loi de l’égalité, recevront mêmes vêtements, même nourriture, même instruction, mêmes soins ». Le but avoué est de créer « une race renouvelée, forte, laborieuse, disciplinée, qu’une barrière impénétrable aura séparée du contact de notre espèce vieillie ». 

Lepeletier est bien un de ces personnages pour lesquels les enfants appartiennent à l’État avant d’appartenir à leurs parents : « Dans l’institution publique au contraire, la totalité de l’existence de l’enfant nous appartient ; la matière, si je peux m’exprimer ainsi, ne sort jamais du moule; aucun objet extérieur ne vient déformer la modification que vous lui donnez. Prescrivez, l’exécution est certaine ; imaginez une bonne méthode, à l’instant elle est suivie ; créez une conception utile, elle se pratique complètement, continûment, et sans efforts » 

Ce qui amène Philippe Delorme à dire que « Louis Charles (le petit Louis XVII) servira de cobaye à ce programme dément, lointaine préfiguration de la Révolution culturelle chinoise. Le 1er juillet 1793, le Comité de Salut Public décrète « que le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère, et placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple ».  

La violence du placement 

Trois jours plus tard cet enfant de 8 ans et sa sœur de 14 ans, après qu’on leur ait tué leur papa, seront arrachés à leur maman au sein de la prison du Temple.

Louis-Charles est alors confié au cordonnier Antoine Simon et à sa femme, sa famille d’accueil.

L’arme des calomnies

dernierelettreLe petit prince trouvera de nouveau sur son chemin Pierre Gaspard Chaumette, transformé pour l’occasion en responsable des services de la protection de l’enfance façon Terreur. Le sanguinaire salaud, procureur de la Commune, ira rendre visite à l’enfant pour l’interroger. Hébert, son substitut en tirera une immonde accusation d’inceste contre la maman qu’il fera signer à l’enfant.

Après trois mois de séparation, le petit prince sera traîné au procès de sa mère pour une accusation d’inceste. Marie Antoinette lancera cet appel qui, plus de 200 ans après, résonne encore aux oreilles de tous les parents salis et humiliés par les sévices de l’État : « Je refuse cette accusation faite à une mère, et j’en appelle à toutes celles qui sont ici« .

10 jours après sa maman sera guillotinée.

Maltraitance institutionnelle

L’enfant ne sera l’objet d’aucun soin, enfermé dans une chambre sans lumière, sans voir qui que ce soit, accroupi et rongé par la gale. Dans de telles conditions il contracte la tuberculose. Il décèdera dans la tour du Temple. Il avait à peine 10 ans !

C’est à la suite de l’enquête de Philippe Delorme qu’un examen d’ADN révélera que le cœur prélevé de l’enfant était bien celui du petit Louis XVII. Son corps avait été précipité dans une fosse commune le 10 juin 1795.

Voila donc les soins apportés à l’enfant et à sa famille par les sévices sociaux de l’époque.

Pour aller plus loin avec Philippe Delorme

 

Instruction en famille : une pratique suspecte selon les services sociaux

L’intervention des services sociaux correspond à des signalements souvent anonymes fait par des personnes aux motivations très diverses. Auquel cas, ces signalements sont réalisés à bon escient ou pas.

timehomeschoolCependant, les services sociaux peuvent être instrumentalisés dans le cadre de conflits préexistants. Ceci est bien évidemment le cas des conflits familiaux, mais aussi de banals conflits de voisinage ou de différents avec des associations ou des autorités locales.

Le choix de l’instruction en famille, bien que parfaitement légal, crédibilise ces attaques auprès des services sociaux, ce qui  les rend extrêmement difficiles à combattre. Le présent document vise à sensibiliser les familles de façon à ce qu’elles puissent détecter les actions entreprises.

L’image de l’éducation en France

En France, depuis la révolution, l’éducation a été à l’origine de nombreux conflits politiques qui ont laissé des traces profondes qu’il ne faut pas ignorer.

Pour la plupart des français, l’école est laïque et obligatoire. Il existe toutefois, pour des raisons historiques, des écoles privées, souvent catholiques, mais reconnues par l’éducation nationale, appliquant les programmes officiels et soumises aux mêmes contrôles que les établissements publics. Il existe également des établissements totalement privés.

Pour la plupart des gens, la place d’un enfant est en classe, et ils ignorent même que si l’instruction est obligatoire en France, les familles ont le droit de faire elles-mêmes l’instruction de leurs enfants selon les méthodes pédagogiques de leur choix, mais sous le contrôle de l’inspection académique. Pour beaucoup, une mère vivant seule avec son fils bénéficiant d’une instruction à domicile, ne peut qu’être égoïste et possessive, voire même avoir des mœurs coupables ou appartenir à une secte.

L’opinion des inspecteurs académiques :

La guerre scolaire entre les partisans de l’école privée et ceux de l’école publique s’est terminée par le  compromis de la loi Debré. Nous ne reviendrons pas sur cet aspect qui dépasse l’objet de ce document. Il faut cependant se souvenir qu’après l’arrivée de François Mitterrand, les partisans de l’école laïque rêvaient d’un grand service de l’éducation et voulaient mettre en cause l’existence même de l’enseignement privé. Il est bien évident qu’ils auraient profité de cette réforme pour restreindre le droit à l’éducation en famille.

Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner qu’ils mettent tout en œuvre pour éviter l’adoption de l’éducation en famille, au besoin en feignant d’ignorer la loi. Á leurs yeux, ce mode d’enseignement serait une survivance de modes d’enseignement archaïques encore pratiqués par des familles appartenant aux milieux privilégiés.

Bien sûr, lorsque la direction d’une académie partage ce point de vue,  ce qui est loin d’être rare, il faut s’attendre à de grandes difficultés pour les familles qui veulent maintenir le choix de ce mode d’éducation, même lorsque ce choix est justifié de façon objective.

L’opinion des magistrats :

Elle est le reflet de l’opinion générale. Alors que les juges me semblaient chargés de faire appliquer la loi, j’ai entendu un juge  des enfants dire, en parlant de l’éducation en famille  «qu’elle ne comprenait pas que ce mode d’éducation soit possible» !

En utilisant toutes les possibilités que leur donne la procédure judiciaire, les juges partageant ce point de vue pourront, sous des prétextes divers, se rendre coupables d’abus de pouvoir et obtenir des familles qu’elles renoncent à leurs droits.

Par ailleurs, l’extraordinaire complexité du droit français et la parcellisation des responsabilités, conduisent les juges à ne prendre connaissance d’une affaire que de façon très limitée. Le juge des enfants ne prend que des  mesures d’assistance éducative et de placement, mais n’est pas compétent dans bien des domaines connexes, en particulier les affaires familiales. Ne voulant pas s’attirer les critiques de ses collègues, il voit donc les problèmes qu’il traite avec des œillères, et, n’ayant connaissance  que d’une partie des symptômes, et absolument pas du contexte, ne peut établir un diagnostic et doit se contenter de mesures conservatoires souvent inappropriées.

Les intellectuels :

Puisqu’Internet a aujourd’hui un rôle central dans l’information, je vous propose de lire la définition de Wikipédia : «est directement issu du latin educatio même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant)».

Cette définition doit se comprendre dans le sens de faire éclore un être humain, de lui permette de développer les dons qu’il a reçu.

De nombreuses personnes, ayant participé à la grande contestation de mai 1968, traduisent cet objectif d’une façon erronée. Selon eux, le rôle de l’éducation serait de conduire les enfants vers l’extérieur, c’est-à-dire de les faire sortir de leur famille considérée comme un obstacle à leur développement. La famille serait la source d’aliénation, l’organe de la transmission de préjugées. Peut-on s’occuper d’éducation si on pense «  Famille je vous hais » ?

Lors d’une conversation informelle, un inspecteur de l’Aide sociale à l’Enfance lisait la définition de l’éducation en prenant ex-ducere dans le sens « éduction ». L’éducation consisterait à faire sortir l’enfant de sa famille pour qu’il puisse s’épanouir. Cette interprétation, issue de l’expression philosophique imagée parlant de la nécessité de « tuer le père » pour devenir adulte, sous-tend un risque évident de dérapage. Selon les responsables adeptes de cette théorie, le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance serait de protéger les enfants de l’influence néfaste de leur famille.

Il est vrai que la plupart des enfants vivant en famille, celles-ci sont très majoritairement le lieu des maltraitances, la contribution des institutions étant statistiquement plus faible, et largement minorée par le corporatisme des intervenants. Pour autant, pourrait-on en conclure qu’il faut enlever les enfants à leurs familles ? Ceci n’a jamais été l’avis que de certaines sectes et sociétés totalitaires. Ce ne doit pas être en aucun cas, même de façon sous-jacente, le point de vue de personnes travaillant dans le domaine social. Si besoin était, la charte des droits des enfants serait là pour leur rappeler le rôle primordial de la famille.

Les travailleurs sociaux :

Les personnes chargées de l’Aide Sociale à l’Enfance font partie de la population. Elles sont donc très diverses et partagent les points de vues de leurs contemporains, voisins, magistrats, collègues de travail…

Professionnelles, et fières de le dire, elles pensent avoir un ascendant naturel sur les parents qui doivent accepter sans réserves leurs directives. Si le juge a pris une décision grave, par exemple s’il a retiré à une mère la garde de son enfant, elles sont implicitement chargées d’amener les familles à se soumettre de bonne grâce à cette décision, évidemment prise dans l’intérêt de son enfant.

Le risque d’un procès en sorcellerie :

Ainsi, pour la majorité des intervenants, toute personne choisissant l’éducation en famille est suspecte. Ils nourrissent envers  les parents qui choisissent ce mode d’éducation un préjugé négatif qu’il leur est facile de conforter par des pièces non communiquées aux familles. La possibilité d’introduire dans les dossiers des juges ces pièces cachées peut s’expliquer par quantité de bonnes raisons, par exemple la lutte contre les sectes. Toutefois, ce procédé rappelle tristement le subterfuge qui avait été employé par le tribunal militaire lors du procès Dreyfus, et que je croyais définitivement abandonné.

En théorie, les juges des enfants sont chargés de la protection de l’enfance. Ils sont informés essentiellement par les services sociaux qui ont pour mission de recueillir les signalements. En fonction de l’analyse qu’ils font de ceux-ci, ils sont chargés en retour par le juge des enfants d’enquêter sur les familles signalées. Ils sont alors de fait responsables de l’instruction qu’ils mènent exclusivement à charge, sans contre pouvoir susceptible de démentir leurs informateurs. De plus, de nombreuses personnes, par exemple les maires de villages, n’ayant aucune formation ni aucun personnel spécialisé, mais bénéficiant d’une image de sérieux, peuvent intervenir avec le poids du « Premier magistrat du lieu».

Les familles adeptes de l’éducation en famille doivent être particulièrement vigilantes, dès le premier signe d’intervention des services sociaux, et  prendre contact avec les autorités locales, généralement ignorantes des droits des familles en matière d’éducation, pour les informer de leurs droits.

Les pouvoirs exorbitants des juges 

Sur la base des informations qu’ils reçoivent, les juges des enfants prennent des décisions en réalité pratiquement sans appel. Ils disposent ainsi de pouvoir exceptionnellement étendus, et peuvent pratiquement interdire tout appel en exploitant les possibilités de la procédure. Ce point nécessiterait de longs développements qui sortent du cadre de ce document.

Les pouvoir des services sociaux 

Il ne faut pas oublier que les services sociaux, étatiques ou associations ayant délégation de service public, sont les vrais détenteurs du pouvoir judiciaire. Étant chargés d’informer les juges, et donc maitres de l’information, et disposent de l’essentiel du pouvoir réel. Ils ont la possibilité d’introduire dans les dossiers des documents secrets, destinés aux seuls personnels judicaires, et dans lesquels ils peuvent introduire des contre vérités dévalorisant les familles.

L’expérience montre qu’entraînés par l’habitude, certains personnels de ces services n’hésitent pas à « mentir de bonne foi » dans leurs rapports de façon à conforter la position du juge. Le choix de l’éducation en famille ne suffit-il pas à démontrer un comportement asocial ? Quelle victime peut-être certaine de ne pas être répertoriée comme membre d’une secte, et ainsi de n’avoir aucune crédibilité auprès du juge ?

Là encore, la parcellisation des responsabilités fait que les « référentes » chargées de suivre les enfants confiés à l’ASE, doivent impérativement rester dans leur rôle et se limitent à faire appliquer les décisions de justice. En réalité, ces décisions sont proposées par leur service et elles en sont indirectement responsables.

En théorie, devant suivre aveuglément les jugements et se tenir à l’écart conflits familiaux, elles sont sourdes aux griefs des personnes qui se sentent victimes de signalements abusifs. Se rendent-elles compte que la pire des choses pour une mère, qui pense sincèrement faire de son mieux, est de lui retirer son enfant ?

La lecture des textes fondateurs de l’Aide Sociale à l’Enfance devrait leur rappeler à tout instant qu’une décision rejetée par la famille ne peut être productive. Ont-elles réellement la possibilité de faire remonter auprès du juge leurs doutes sur l’adéquation des mesures prises et qu’elle sont chargées d’exécuter ?

Une gestion de carrière raisonnable n’impose-t-elle pas à ces personnes d’écrire des rapports confirmant la position initiale de leurs supérieurs et rejetant toutes difficultés d’application sur les victimes de ces décisions ?  Préférer l’éducation en famille à l’école de la république, n’est-elle pas, pour nombre d’entre elles, une forme de rébellion qui s’ajoute aux autres ?

N’est-il pas certain, dans l’esprit de beaucoup de professionnels, juges, avocats ou travailleurs sociaux, que l’éducation en famille cache un comportement condamnable ? Ne pourraient-ils pas défendre un peu plus le droit à la différence dont on nous parle tant ?

Une pratique attentatoire aux droits et aux libertés des familles

eavesNous revenons sur une affaire de longue et mauvaise haleine : celle d’un questionnaire occulte remis dans les écoles à l’initiative du conseil général du Cher et dont l’objet consistait à faire des enseignants des relais d’information dans les écoles pour les services de la PMI.

Nous vous rappelons nos trois articles précédents accessibles ici. Nous y racontions par le menu comment des informations nominatives pouvaient être recueillies concernant des enfants sans que les parents ne soient informés. C’était donc le principe de ce questionnaire mais aussi la façon dont il était administré qui représentaient des violations des droits et des libertés.

Le mode opératoire de mise en échec de cette pratique

C’est aux parents de marquer leur opposition à une telle pratique, mais encore fallait-il qu’ils en soient informés.

Le CEDIF est alors intervenu en informant sur ce fichage, il appartenait ensuite à des parents d’agir en défense de leurs prérogatives familiales, aux enseignants de s’émouvoir de la collaboration qui leur était proposée par le service « solidarités et cohésion sociale » du conseil général.

C’est donc en tant que parent d’élèves que j’ai demandé l’accès aux informations recueillies sur mes enfants auprès des responsables de ce traitement, non satisfait de la réponse j’ai pu déposer une plainte à la CNIL contre les services du conseil général du Cher.

Simultanément, j’ai signalé auprès de l’inspection académique du Cher que les enseignants étaient chargés de la collecte d’informations confidentielles à caractère médical, leur avis était de plus sollicité ce qui laissait possibilité d’une délation malveillante ou par maladresse mais aussi d’une formulation d’un diagnostic pouvant les amener à répondre d’une pratique illégale de la médecine.

Un questionnaire illégal et potentiellement dangereux pour les familles

La réponse du conseil général du Cher n’était pas satisfaisante. En effet en méconnaissance de la loi Informatique et Libertés, il était prétendu que des données ne faisant  pas l’objet d’un traitement informatique ne relevaient pas de la CNIL. Difficile de croire que la responsable d’un service recueillant des informations quotidiennes sur les administrés puisse méconnaître à ce point la loi, ignorance ou mensonge donc ?

Ce serait grave dans l’un ou l’autre cas, toujours est-il que traitement informatique ou non tout traitement nominatif « de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans des fichiers est interdit » comme le précise l’article 2 de la loi Informatique et Libertés.

Le conseil général du Cher précise ensuite que ces questionnaires étaient censé être détruits lors du passage en classe supérieure.

Rien ne prouvait évidemment la réalité de cette affirmation d’autant que des éléments recueillis dans ce questionnaire pouvaient ne pas échapper à la «cellule de recueil des informations préoccupantes ». En effet, dans Cher Magazine, le conseil général  se vante d’intervenir dans des : « cas de situation dangereuse ou fragilisée (absentéisme, conflits parentaux, soins non réalisés, problème d’autorité…) , les familles bénéficient de mesure d’Aide éducative à domicile (AED) et, s’il y a décision de justice, de mesures d’Assistance en milieu ouvert (AEMO). »  

Une pratique en infraction avec la déontologie des médecins

Réagissant à cette mise en cause, la médecin responsable du service PMI m’écrit pour soutenir la pratique dénoncée.

Mal lui en a pris, elle est alors mise en cause sur les conseils du docteur D précisant qu’elle aurait gravement porté atteinte au code de déontologie en son article 51 notamment : « Pour cette histoire, il faut voir les articles suivants contre  tous les médecins de PMI qui collaborent, le 51 étant à privilégier: en effet (si j’ai bien compris) ces médecins de PMI associent sciemment un questionnaire réalisé avec le consentement du patient (en l’occurrence les parents d’enfants, représentant ceux-ci, ayant toute autorité pour le faire et étant les seuls à l’avoir) à un questionnaire administratif réalisé à l’insu des dits parents. »

Précisons que l’article 51 précise que «Le médecin ne doit pas s’immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. »

Une affaire qui relève du testing institutionnel et associatif

Merci donc au Docteur D de s’être très précisément positionné, plus largement cette affaire  de fichier sera non seulement un combat contre le flicage social des familles mais aussi un testing des institutions et associations chargées prétendument de nous défendre et sur ce point nous pouvons distribuer des bons et des mauvais points.

Commençons donc par les mauvais points : 

L’inspection académique du Cher, pourtant alertée par deux fois, ne prendra pas à ma connaissance la peine de prévenir les enseignants du fait qu’ils exposent leur responsabilité en recueillant des informations dans ce qui sera présenté ultérieurement comme un « questionnaire médical ».

La dimension ethnique du questionnaire pouvait être relevée par la question consistant à savoir si des enfants de maternelle parlaient une langue étrangère. Contacté par mail à ce sujet, SOS Racisme se montrera intéressé et la responsable de la commission juridique va me contacter. Cependant après avoir mis en cause le conseil général du Cher, le plus grand silence radio va se faire. Mail, appels téléphoniques rien n’y fait, SOS Racisme ne répond plus.

Quant à la FCPE du Cher, se présentant comme la première association de représentants d’élèves, je la contacte aussi, elle répond en évoquant sa volonté de contacter la direction « solidarités et cohésion sociale » du conseil général du Cher pour demander à ce que le questionnaire soit validé par la CNIL et communiqué aux parents, elle mentionne encore vouloir s’assurer que des modifications puissent être faites concernant ce questionnaire.

La FCPE du Cher reprend donc de facto les critiques émises et s’engage à m’informer des suites obtenues.

Ne voyant rien venir, je reprends contact par mail afin de m’enquérir des réponses obtenues auprès du conseil général.

Toujours pas de réponse. J’appelle alors le responsable local pour une conversation qui durera une heure et demi. Je suis alors personnellement mis en cause pour avoir il y a quelques années critiqué la politisation de la FCPE. Décidément, ils sont bien informés et, évidemment, j’assume : la FCPE est bien connue par ses sympathies très à gauche, c’est même Libération, un journal pas précisément à droite,  qui le dit.

Le débat téléphonique tournant autour de questions politiques, il me faudra recadrer mon interlocuteur pour le faire revenir sur le sujet qui nous intéresse et qui ne devrait pas supposer d’opposition : le fichage des familles est inacceptable, ce n’est pas parce que le conseil général du Cher s’affiche bien à gauche qu’il faudrait se taire.  Le responsable local FCPE se range alors à mes arguments et accepte de m’informer d’une réponse reçue par les services du conseil général, il devra me rappeler dans ce sens.

Une semaine après : rien. Je réécris et obtient une réponse assez déconcertante faisant état d’une réunion du bureau de la FCPE locale qui avait eu pour thème la réponse à me donner et que donc en ce qui concerne le « retour qui pouvait vous être fait sur le résultat de nos investigations. Nous avons convenu de le réserver à nos adhérents qui partagent et défendent les mêmes valeurs que nous : celles de la FCPE. »

Je n’en saurais donc pas plus sur la fameuse lettre du conseil général à la FCPE, pour cela il aurait fallu que je partage et défende les mêmes valeurs que la FCPE, difficile quant on sait que la FCPE ne cautionne pas les propos du CEDIF, comme elle le dit.

Mais je vous rassure nous n’avons pas raté grand-chose, le conseil général du Cher a continué sa politique de fichage des familles. Cette péripétie n’a cependant pas été inutile puisqu’elle nous apprend que la FCPE, censée être une ASSOCIATION DE PARENTS D’ÉLÈVES, est subventionnée grassement par l’ensemble des contribuables, adhérents ou non tout en réservant ses informations à ses seuls adhérents.

Voila qui rend tout à fait incompréhensible le fait même que la FCPE puisse toucher la moindre subvention (nous y reviendrons).

Puis les bons points :

La CNIL m’a accordé un long entretien et a aussi relevé le risque d’un traitement d’informations médicales par des personnels non habilités. Elle a pris les contacts nécessaires et a largement participé à la mise en échec du questionnaire.

Le Conseil de l’Ordre des Médecins du Cher relaie notre demande et prend contact avec le conseil général du Cher.

Il est ainsi obtenu que le questionnaire initial soit changé et perde son caractère occulte pour devenir «  questionnaire de santé ». Cela aurait pu être considéré comme positif, sauf que … les enseignants sont désormais censés le signer ce qui rajoute de l’illégalité ! En effet toute information de caractère médicale est confidentielle hors du corps médical. Un enseignant ne peut donc en aucun cas y avoir accès et encore moins le compléter et le signer.

Le Conseil de l’Ordre informé de la première transformation du questionnaire suite à ma demande réalisera bien que le conseil général du Cher s’enfonce et va se manifester à nouveau pour demander une modification du questionnaire.

Merci donc au Conseil de l’Ordre d’avoir été à la hauteur de sa mission et d’avoir ainsi indirectement rétabli les parents d’élèves en leurs droits et libertés.

Une victoire pour les familles

Incapable de défendre plus longtemps sa position, le conseil général du Cher doit faire retraite en basse campagne après deux ans de résistance sur ce dossier.

Annie Petit-Girard, la directrice générale adjointe des « Solidarités et de la Cohésion Sociale », doit cette fois envoyer un nouveau courrier type sous sa signature et à adresser aux parents accompagné de la nouvelle version du questionnaire baptisé cette fois : « Informations Confidentielles ».

Plus de question ethnique, plus de signature des enseignants, plus d’informations occultes transmises par les enseignants au sujet des parents.

Et, tenez-vous bien, alors que les informations médicales étaient autrefois complétées par les enseignants, il est désormais précisé que ce questionnaire rempli doit être confié à l’enfant sous enveloppe cachetée avec mention « secret médical ».

Les services des « solidarités et de la cohésion social » ont-ils entre-temps bénéficié d’une formation en droit ? Les plaintes ont-elles permis d’établir un rapport de force en faveur des familles ?

En tout cas, il reste au Conseil général du Cher à opter pour le module courtoisie et excuses car il ne me semble rien avoir reçu de tel de la part des services en charge du fichage sans compter que quelques parents s’étant manifestés sur la page facebook du conseil général du Cher pour dénoncer de tels pratiques ont été mis dans l’incapacité d’y produire le moindre commentaire !

VICTOIRE TOTALE sur ce dossier et sans la moindre concession donc.

Que faire du nouveau questionnaire ?

PMI2

Seulement voila, aussi anodin que puisse désormais sembler le nouveau questionnaire que nous mettons ici à votre disposition, nous conseillons aux parents de ne pas le remplir et de réaliser le suivi de leurs enfants par le médecin de famille.

Rien ne vous oblige à répondre. En participant à la dénonciation d’une pratique de fichage, le CEDIF redonne aux parents la possibilité de contrôler le contenu des informations familiales accessibles aux services du conseil général, tout ce que vous pouvez désormais indiquer ne le sera que volontairement  de votre part et nous vous invitons à ne pas vous mettre en position de vulnérabilité.

En effet, il existe des spécialistes, des médecins en cabinet libéral, capables de gérer tout problème psychologique ou de santé, des psychologues en cabinet libéral aussi capable de vous aider à gérer un problème d’autorité avec vos enfants. Ce sont vers ces professionnels que vous devez vous tourner en priorité.

pmi3Ainsi il n’est absolument pas conseillé d’indiquer des adresses différentes des parents, une situation de séparation, de mentionner votre profession ou les modes de garde de vos enfants, de faire part de « maladies nerveuses » dans la famille ou encore de remplir une page concernant vos soucis éducatifs.

Une mesure éducative cela commence par une mésentente entre les parents, un problème d’autorité et cela peut se terminer par la rupture du lien familial à travers les placements. Aucune famille ne s’est remet vraiment.

Bien sûr si le Conseil général du Cher a été mis en échec sur cette affaire de fichage, vous pouvez devenir des fichés volontaires que ce soit à l’école ou par les maisons de la solidarité sur lesquelles nous nous sommes déjà exprimés. C’est à vous de protéger votre droit à une vie privée et à l’éducation de vos enfants, soyez responsables.

Xavier Collet

Une tendance lourde

L’éducation n’est plus une prérogative des parents, elle est devenu un outil de normalisation sociale aux mains de l’État. Ce projet de modeler les esprits est propre à tous les systèmes totalitaires dans lesquels l’enfant appartient à l’État avant d’être sous la protection de sa famille. En France les parents n’ont aucun droit de s’opposer par exemple à des idioties comme la « théorie du genre » ou aux discours encensant ¨l’impôt et l’intervention du vertueux service public forcément au service du « citoyen »

Quant à l’information la plus poussée sur la sexualité, pas possible d’y échapper même si on se demande bien ce que cela vient faire dans nos écoles…

Il appartient bien évidemment aux parents de rétablir des vérités auprès de leurs enfants et de se faire entendre auprès d’enseignants plus prompts à transmettre des idées que des connaissances.

Certains parents ont aussi fait le choix de l’école à la maison en rappelant que si l’instruction est obligatoire l’école ne l’est pas. Enfin pour l’instant …

Nul n’échappe à l’éducation d’État

En Allemagne le pas a été sauté depuis Adolf Hitler et ceux qui ne scolarisent pas leur enfants sont considérés comme de dangereux criminels. Ce principe n’a jamais été remis en cause depuis lors. Un principe édicté en 1937 en ces termes : “ nous nous sommes fixés la mission de former les jeunes dans leur tendre enfance à l’esprit de cette communauté socialiste, à un âge où l’homme n’est pas encore perverti.  Nous construisons l’avenir du Reich sur sa jeunesse. Notre troisième Reich n’abandonnera pas sa jeunesse, mais va se saisir de cette jeunesse pour lui donner son propre enseignement et sa propre éducation.” .

De dangereux criminels comme la famille Wunderlich n’adhèrent pas à un tel principe, ils entendent fournir leur enseignement et leur éducation à leurs enfants.

Le juge prône la force

Cette famille pour laquelle aucun mauvais traitement n’était à reprocher va voir un matin à 8 heures ses 4 enfants enlevés à leur propre domicile après que les forces de police aient sorti le bélier.

Cette intervention violente résulte de l’ordre du juge Koenig du tribunal de la famille de Darmstadt, sur la demande de travailleurs sociaux qui ont tenu à assister à l’agression…

Le caractère brutal de l’intervention était volontaire et le juge Koenig avait autorisé le recours à la force même contre les enfants puisque « aucune coopération ne peut être attendue ni des parents ni des enfants ». Précisons donc que le juge de la famille ne voyait donc pas d’inconvénient à ce que la violence d’État soit déployée contre des gosses âgés de 7 à 14 ans !

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

Dirk et Petra, les parents, se sont vus arracher hargneusement leurs enfants, les services d’intervention débarquant à 20, ont pris soin de rajouter au papa et à la maman qu’ils ne reverraient pas leurs enfants de si tôt.

Ce n’était pas le premier coup de semonce des sévices sociaux allemands contre cette famille. Déjà condamnée à de lourdes amendes, la famille Wuncherlich avait pensé pouvoir se réfugier en … France.

Mauvais choix, des travailleurs sociaux français accompagnés de policiers vinrent leur rendre une visite à l’improviste pour leur annoncer avoir été avertis par les autorités allemandes de ce que les enfants étaient en grand danger et qu’ils devaient le leur enlever !

L’avocat français des Wunderlich a permis d’obtenir le retour des enfants, échaudée la famille décida cependant de retourner en Allemagne, leurs passeports fut alors immédiatement saisis pour empêcher toute nouvelle « fuite ».

On peut compter sur le HSLDA 

HSLDAFace à cette exaction immonde la famille Wunderlich peut compter sur tout le soutien de la Home School Legal Defense Association (HSLDA), puissante association  de défense légale de l’école à la maison qui s’engage dans le monde pour défendre une prérogative inaliénable.

Michael Farris, fondateur de la HSLDA, met en évidence l’illégalité de l’agression étatique au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et précise qu’il n’y a pas que la Constitution des États-Unis qui défende le droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils le décident. En effet, même si l’Allemagne n’a pas abrogé sa loi scélérate, elle est signataire de traités internationaux, dont la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, qui permettent aux parents d’éduquer leurs enfants en dehors des écoles d’État.    .

L’affaire de la famille Wunderlich est semblable à l’affaire Romeike. Pour les mêmes raisons un juge de l’immigration américain a accordé l’asile à cette famille avant que l’administration Obama ne fasse appel dans le but de renvoyer les Romeike en Allemagne. La Cour Suprême des USA doit trancher.

L’ensemble des informations a été fourni par la HSLDA qui a décidé de faire la plus grande publicité sur cette affaire et qui a pu rencontrer la famille Wunderlich dans son combat. Voila qui prouve que face aux exactions des travailleurs sociaux une mobilisation internationale est un moyen de faire connaître la vérité sans se faire museler.

Au Québec, la HSLDA sauve une famille des griffes de la DPJ