Archives de la catégorie ‘Se(r)vices Sociaux’

Nous pensons qu’il est nécessaire de vous parler de Madame Nancy Schaefer, sénatrice américaine du parti Républicain (parti qui vient de prendre la présidence des USA), d’abord à travers cet article qui est la traduction de la vidéo de son intervention sur la question du CPS (équivalent de l’ASE aux USA), d’abord parce que ce qu’elle dit démontre bien une logique que nous connaissons, et ensuite parce que nous aborderons son rapport et les circonstances dans lesquelles elle a été assassinée.    

 Mon nom est Nancy Schaefer et je viens de l’État de Georgie aux États-Unis.

Je vous remercie pour votre aimable invitation qui m’amène à être parmi vous ce soir, merci à tous pour avoir organisé ce cinquième Congrès Mondial de la Famille.

C’est un privilège pour moi d’être des vôtres ce soir en compagnie de défenseurs de l’institution familiale. 

Je voudrais aborder la question des pouvoirs illimités des services de la protection de l’enfance.

J’ai servi en tant que sénatrice pour l’État de Georgie et après quatre années pendant lesquelles j’ai pu être témoin des abus de la politique de protection de l’enfance j’ai écrit un rapport intitulé : « un business corrompu : la protection de l’enfance « .

Je vous ai d’ailleurs apporté des copies de ce rapport qui m’a coûté mon siège au Sénat, mais il y a des causes qui méritent des sacrifices et celle-ci en est une.

J’y ai évoqué les problèmes et j’ai envisagé des solutions réalistes pour les familles et les enfants.

Je ne dis pas que dans toutes les situations observées les enfants ne devaient pas être enlevés à leur famille, mais ce soir je veux vous parler des situations pour lesquelles des enfants ont enlevés de leur famille intentionnellement et pour le profit des services sociaux. Oui, des enfants sont enlevés de leur famille sans raison valable si ce n’est la loi de 1974 dite « Loi sur l’adoption et la sécurité des familles ». Cette loi prévoit des incitations budgétaires en faveur des États qui augmentent le nombre d’enfants à adopter !

Pour recevoir ces bonus les agents des services de la protection de l’enfant doivent obtenir plus de marchandises à vendre. Ils bénéficient des subventions fédérales lorsque des enfants sont enlevés à leurs parents pour être placés contre leur gré dans des foyers ou des institutions médicalisés pour déficients mentaux.

Les parents sont des victimes d’un système étatique qui réalise des profits en plaçant leurs enfants le plus longtemps possible.

C’est un abus de pouvoir perpétré sans que la responsabilité des services sociaux ne soit mise en question et c’est un phénomène politique criminel qui va en s’accroissant et qui se répand dans le monde entier.

Bien souvent, mais pas toujours, les parents peu fortunés sont les premières cibles des enlèvements d’enfants parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire appel à des avocats ou de se battre contre ce système.

Être pauvre et ne pas disposer d’une belle maison ne justifie pas que l’on se fasse enlever ses enfants. Les services de la protection de l’enfance ont traduit le terme « pauvre » par celui de « psychologiquement inférieur » et en déduisent que l’enlèvement est réalisé dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

L’intérêt supérieur de l’enfant a aussi été redéfini aux dépens de l’enfant. En effet, il a été constaté que six fois plus d’enfants mourraient dans des foyers que dans leur environnement familial. Une fois qu’un enfant a été légalement kidnappé et placé dans un environnement « sûr », cet enfant est davantage susceptible de devenir victime d’abus dont des abus sexuels voire des viols. Les travailleurs sociaux sont souvent coupables d’actes frauduleux, ils peuvent soustraire ou cacher les preuves et utiliser des subterfuges pour porter atteinte aux droits des parents tout en se rendant intouchables par la protection que l’État leur offre du fait de leur statut d’agents publics.

Il existe une énorme bureaucratie composée de juges et personnels de justice, de travailleurs sociaux et autres fonctionnaires, de thérapeutes, experts psychologues et psychiatres, familles d’accueil et adoptants. Cette bureaucratie entend placer des enfants sous protection de l’État afin d’assurer la sécurité de leur emploi. Les juges ont donc le contrôle et la faculté de pourvoir aux revenus de 48,3 millions d’Américains.

Le bureau des statistiques américains a rapporté qu’en 2002, 48 milliards de dollars de revenus de transferts ont été versés aux familles d’accueil et autres parents. Cette somme est sous la direction et le contrôle des juges des enfants.

Les pères sont victimes de ce système injuste, ils continuent à financer les besoins de leurs enfants sans même avoir le droit de les voir. Trois papas que je connais et avec lesquels j’ai été en contact se sont suicidés dans les 12 derniers mois parce qu’ils ont perdu le droit de visite sur leurs enfants. Ce sont des crimes contre l’humanité perpétrés pour financer les services de protection de l’enfance.

Les parents se voient retirés leurs droits, leur droit humain, leur droit civil et même leurs droits religieux. Un exemple de ce qui se passe dans ma circonscription est qu’à la suite de telles alertes, j’ai personnellement appelé 37 familles qui étaient en contact avec moi et avaient toutes perdu leurs enfants, leurs petits-enfants. Je les ai  rencontrées ensemble dans une médiathèque :  nous avions rendez-vous un samedi à 9 heure du matin et nous ne nous sommes pas quittés avant 9 heures du soir. Il y avait aussi 50 autres familles qui étaient restées à l’extérieur car il n’y avait plus de place pour elles et nous n’avions plus de temps pour parler avec elles. Il y avait chez ces familles une immense angoisse et une souffrance profonde. Certains enfants avaient été enlevés à la sortie du bus scolaire, à l’hôpital, ou encore soustraits de leur famille au milieu de la nuit et pire encore. C’est une épreuve incroyable que subissent ces familles. Ces parents piégés par ce système deviennent comme des réfugiés, ils ne savent vers qui se tourner, ils ne savent pas quoi faire et la perte de leurs enfants les a dévastés. Après avoir travaillé pendant plusieurs années sur cette problématique, je sais qu’aucun enfant n’est sorti indemne d’un placement, les sans-abris sont souvent d’anciens enfants placés.

Durant ma dernière session parlementaire, j’ai fait passer une loi au Sénat de Georgie, la loi 4-15. Mais une autre loi y a été substituée à la dernière minute par le président de la commission juridique, tous les points fort de ma proposition de loi ont été effacés. On m’a dit qu’au moins j’aurais eu la satisfaction de faire passer ma loi et j’ai répondu qu’à l’évidence mes collègues ne me connaissaient pas. Je ne venais pas au Capitole pour faire passer mes lois, je venais pour faire entendre un son de voix discordant !

Que peut-on faire ?

Un audit indépendant doit être mené dans chaque État concernant les services de la protection de l’enfance.

Je suis en contact avec des membres du Congrès des États-Unis et des personnalités d’État et il possible d’ouvrir la porte même un tout petit peu.

Nous avons besoin d’une commission d’enquête fédérale, mais laissez-moi ajouter que du fait de la multitude de cas de placements abusifs que j’ai pu constater, j’en ai appelé aux sénateurs et représentants des États concernés dans tout le pays. Je leur ai demandé leur aide pour certaines familles, ils m’ont répondu que s’ils aidaient ces familles ou s’ils m’aidaient ils perdraient leur poste.

Supprimer les incitations fédérales à l’enlèvement d’enfants financées par l’argent des contribuables c’est ce que je veux.

Ces subventions ont transformé la protection de l’enfant en un business dont l’objet est d’enlever des enfants et de séparer des familles pour capter l’argent des contribuables.

Je veux que les tribunaux des enfants retirent les lois de confidentialité sur ces affaires, informent les parents de leurs droits et les respectent. Je pense aussi qu’on ne devrait pas supprimer l’autorité parentale des parents sans que l’affaire ne soit jugée par un jury populaire.

Les droits de la famille et des parents doivent être protégés. Nous n’avons pas besoin de plus d’ingérence comme celle de la convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, l’éducation des enfants relève des parents, des enfants et du sens commun.

Nous devons persévérer dans notre volonté de faire de grandes réformes, de grandes réformes sont nécessaires dans ce domaine.

Un montreur de fauve demandait :  comment voulez-vous dresser un lion s’il est bien nourri ?  Il répondait qu’il fallait d’abord le briser puis lui garder l’estomac vide.

Comment dresser les services de la protection de l’enfance ? Cela ne peut arriver qu’en les fermant, puis en recréant de nouveaux services de A à Z dont le fondement serait  le respect des valeurs familiales. 

Pour terminer, laissez-moi vous rappeler que la cour d’appel du district fédéral et la Cour suprême des États-Unis confirment tous la constitutionnalité du droit des parents d’exercer leur autorité parentale sur leurs enfants. Il existe aussi des lois Bibliques (Proverbes 31.8)  qui énoncent :Ouvre ta bouche pour celui qui ne peut pas s’exprimer, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche et juge avec équité, défends les droit du pauvre et de l’affligé.

Merci.

Pas d’article aujourd’hui, mais quelques citations que nous a reproduit Andrew Sloan relativement  à la dénonciation par les plus hautes autorités du clergé des actions liberticides des hommes de l’État à l’encontre des familles, de nos enfants, de nos prérogatives parentales.

Encyclique Quanta Cura de Pie IX

La première citation date de 1864 et est tirée des oeuvres du pape Pie IX. Il s’inquiète des progrès de l’ingérence étatique portée par les socialistes et y voit une menace claire pour les familles dont les prérogatives d’éducation et d’instruction sont niées au profit d’une projet totalitaire.   

« Là où la religion a été mise à l’écart de la société civile, la doctrine et l’autorité de la révélation Divine répudiées, la pure notion même de la justice et du droit humain s’obscurcit et se perd. En effet, enseignant et professant la si funeste erreur du communisme et du socialisme, ils affirment que  ‘La société domestique ou la famille emprunte au seul droit civil toute sa raison d’être; et qu’en conséquence c’est de la loi civile seule que découlent et dépendent tous les droits des parents sur les enfants, et d’abord le droit d’instruction et d’éducation. Par ces opinions impies et ces machinations, ces hommes de mensonge veulent surtout aboutir à ce que la doctrine et le pouvoir de l’Église catholique qui apportent le salut, soient entièrement éliminés de l’instruction et de l’éducation de la jeunesse, et que l’âme tendre et malléable des jeunes soit infectée et déformée pitoyablement par toutes sortes d’erreurs perverses et par le vice. Oui, tous ceux qui ont mis leurs efforts à bouleverser l’ordre sacré et l’ordre public, à renverser l’ordre juste de la société, et à anéantir tous les droits divins et humains, ont toujours fait tendre leurs desseins criminels, leurs désirs et leurs œuvres principalement à tromper et à dépraver la jeunesse qui ne s’y attend pas, comme nous l’avons indiqué plus haut ; et ils ont mis tout leur espoir dans la corruption de cette jeunesse. » 

Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII

La deuxième citation est issue de l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, émise le 15 mai 1891 et qui précise les limites de l’ingérence étatique dans les familles :

« Voilà donc constituée la famille, c’est-à-dire la société domestique, société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile à laquelle, dès lors, il faudra de toute nécessité attribuer certains droits et certains devoirs absolument indépendants de l’Etat. C’est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s’il arrive qu’une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d’aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société. De même, leon_xiiisi un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n’est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s’arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics’ la nature leur interdit de dépasser ces limites. »

Encyclique Centesimus Annus de Saint Jean-Paul II

wojtyla« On a assisté, récemment, à un important élargissement du cadre de ces interventions, ce qui a amené à constituer, en quelque sorte, un État de type nouveau, ‘l’État du bien-être’. Ces développements ont eu lieu dans certains États pour mieux répondre à beaucoup de besoins, en remédiant à des formes de pauvreté et de privation indignes de la personne humaine. Cependant, au cours de ces dernières années en particulier, des excès ou des abus assez nombreux ont provoqué des critiques sévères de ‘l’État du bien-être’, que l’on a appelé ‘l’État de l’assistance’. Les dysfonctionnements et les défauts des soutiens publics proviennent d’une conception inappropriée des devoirs spécifiques de l’État. En intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’État de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses. » 

Appel aux autorités Catholiques

De ces citations, nous pouvons tirer un constat qui n’avait pas échappé aux plus hautes autorités de l’ Église  : l’État est une machine totalitaire qui ne tolère aucune limite, les fonctionnaires et agents de l’État s’ingèrent dans nos familles, les font éclater et ont brisé nos capacités de résistances en nous faisons renoncer à nos responsabilités. L’État fait de nous en dignité moins que des hommes.

Il ne faut donc pas hésiter à rappeler ces paroles à tous les croyant, et plus particulièrement aux autorités Catholiques contre les ingérences de l’ASE dans nos familles.

microtrLa Nouvelle République défend l’ASE

Dans une nouvelle rubrique qu’il faudrait appeler « On n’a pas tout compris, mais visiblement eux non plus ».  Un ou une journaliste de « La Nouvelle République Indre et Loire » a cru devoir titre un de ses articles du 6 décembre 2016 « Aide sociale à l’enfance : des attaques outrancières ». http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/12/08/Aide-sociale-a-l-enfance-des-attaques-outrancieres-2930568

Avec un titre pareil il devait être question de présenter l’ASE comme une victime. Une assertion qui ne laisse pas d’étonner quand on est informé de la question. Un peu de distanciation de la part des journalistes aurait été apprécié, ne serait-ce qu’au nom de la qualité de l’information, mais bon les chartes déontologiques sont une chose et la pratique journalistique de la presse-papier une autre.

On peut donc retenir sans aller plus loin que le titre que la rédaction du journal considère que l’ASE a été injustement mise en cause. C’est d’ailleurs ainsi que commence l’article « De graves accusations portées par une association contre l’exclusion parentale lors d’une manifestation ont provoqué des réactions indignées. »

Information ou com ? 

Toute le reste ressemblait plus à un droit de réponse des sociaux qu’à un véritable article. Pour en avoir le cœur net, il suffisait de faire une petite recherche sur le net à partir de l’association citée « Ensemble contre l’exclusion parentale », une association dont nous n’avions pas connaissance au CEDIF.

Bingo, il y a bien eu un article au sujet d’une manifestation de cette association (http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/11/18/Elle-milite-contre-l-exclusion-parentale-2907028). L’article était honnête et la porte-parole de l’association s’y exprimait. Nous y retrouvons un certain nombre d’éléments que nous mettons en évidence dans nos colonnes, ainsi que cette croyance un peu naïve en la capacité d’obtenir des résultats par ces fameux faux alors que le droit de diffamer des sociaux a bien été affirmé.

Il aura donc fallu une quinzaine de jours pour que « La Nouvelle République » joue les procureurs à l’encontre de l’interviewée en reprenant des éléments cités lors de l’interview réalisée par … la même « Nouvelle République ». Une attitude que l’on ne peut que difficilement s’expliquer, sauf à l’éclairer par des pressions « indignées » dont des sociaux seraient à l’initiative.

Il est fait reproche dans ce « droit de réponse » qui ne dit pas son nom, et qui est donc repris sans la moindre précaution par la rédaction du journal local comme s’il s’agissait d’une information (aïe pour la déontologie), que l’association citée aurait tenu des propos diffamatoires.

Un journal publie des informations qu’il juge ensuite diffamatoires !!!

Le journal formule donc des accusations graves contre une association et semble en appeler à des poursuites pour diffamation.

Qu’est-il reproché exactement à cette association ?

D’avoir annoncé que la prise en charge d’un enfant revient à 2 000 euros alors qu’un placement en foyer coûterait 7 000 euros par mois. Elle en déduit un bénéfice réalisé par l’ASE pour le placement des enfants. Un « connaisseur du secteur de la protection de l’enfance » a répondu dans son « droit de réponse qui ne dit pas son nom » (ni le nom du connaisseur d’ailleurs), que ces chiffres seraient totalement fantaisistes.

Si « La Nouvelle République » avait eu besoin de recueillir l’avis de connaisseurs de la protection de l’enfance sans citer sa source, ce n’est pas auprès des sociaux qu’elle aurait dû s’adresser mais en effectuant le travail d’investigation que nous avons pu mener notamment sur le financement de l’ASE pour le département de l’Isère, un département témoin assez représentatif.

Pour l’Indre et Loire, l’accusation de chiffres fantaisistes est démentie par l’accusateur lui-même puisque, sans rire, les 7 000 euros par mois pour un placement en foyer deviennent 6 500 euros. Wow, voila bien qui méritait un droit de réponse !

Combien coûte un enfant ?

2 000 euros par mois, voila ce que coûte un enfant, le travailleur social indigné n’en disconvient pas non plus. Sauf qu’il confond frais d’entretien d’un enfant et placement dans une famille. Seulement voila, tous  les enfants de ce pays ne sont pas encore placés et tous les parents ne sont pas des employés du département. 2 000 euros par mois c’est un peu excessif sauf pour le mois de décembre !

On ne comprend donc pas tellement où ce « connaisseur » de travailleur social veut en venir, si ce n’est qu’il a dû être choqué par le terme imagé « bénéfice ».

L’économie pour les nuls

Pour reprendre l’économiste Jean-Baptiste Say et sa loi des débouchés, histoire de faire un petit cours aux journalistes et sociaux, la création d’un service (en l’occurrence le placement des enfants) créé un flux de revenus qui n’existerait pas en l’absence de placement. Des flux que nous nous proposons au CEDIF de diviser très largement afin de mettre au chômage certains « connaisseurs ».

Mais à la différence de la loi des débouchés, les revenus crées par les placements d’enfants ne servent pas à acheter des services de placement puisque ce sont les contribuables qui paient les sociaux. Eh oui, c’est ça la logique publique du financement des placements.

Mais arrêtons là ce petit cours, je pense bien que l’on a compris que l’accusation de diffamation à l’égard de la porte-parole associative est elle-même diffamatoire.

Des mots qui fâchent

Une autre réaction d’un éducateur consiste à s’offusquer du terme « trafic d’enfants », là ce sont les mots qui fâchent, mais bon prince il ne demande pas des poursuites car de tels mots ne peuvent avoir été dit « que par une personne qui souffre », qui tombe « dans ce type de réaction car elle ne comprend pas qu’on lui retire son enfant ».

Voilà encore une sortie pleine d’une humanité de façade mais qui laisse pantois.

Les sociaux pensent-ils véritablement que de telles analyses ne proviennent que des familles victimes de placements abusifs ?

Soyons sérieux, d’abord il est normal qu’une personne ne comprenne pas qu’on lui retire son enfant si le placement est abusif comme c’est trop souvent le cas ainsi que le précisait Pierre Naves de l’IGAS. Ensuite pour faire ce constat il suffit d’une simple étude sociologique, les experts qui ont condamné le fonctionnement de l’ASE ne sont pas à ce que nous sachions des victimes du placement de leurs enfants. 

Enfin et toujours dans l’émotionnel « comment peut-on imaginer qu’un magistrat soit insensible à l’idée de séparer un enfant de ses parents ? »

Pour remonter le niveau du débat à ce sujet, voici un rapport de la Cour des comptes qui parle des juges des enfants et de leurs habitudes de travail . Pour le reste on pourrait parler de la spécificité du rôle des sociaux dans la procédure devant le juge des enfants et poser à notre tour la question : « comment peut-on s’imaginer que des sociaux puissent instruire à charge et à décharge quand ils doivent se prononcer sur des mesures qu’ils mettront eux-mêmes en place ? »

Voilà donc pour les méthodes journalistiques et un petit conseil que l’on suit à la lettre au CEDIF : tout contact avec un journaliste se fait par un écrit même s’il s’agit d’un interview, nous n’avons jamais dérogé à cette règle. Bien sûr la plupart des journalistes mainstream n’aiment pas cela, mais qui les lit encore ?

Des causes de placement

Comme nous ne cessons de l’analyser les causes des placements d’enfants sont multiples et la maltraitance dans les familles n’en est pas la cause la plus fréquente.

Parmi ces causes les règlements de compte parentaux ou familiaux arrivent en première place et il s’agit des situations les plus difficiles à résoudre car l’ASE s’appuiera alors sur un des parents pour permettre la continuation des mesures.
Les carences éducatives interviennent ensuite, elles peuvent prendre des formes très différentes. Certaines peuvent relever du désintérêt parental (ces parents ne contactent pas le CEDIF sauf risque de perte de leurs allocations) et se comprennent donc aisément, mais d’autres sont liées à un bon investissement éducatif considéré à tort comme un surinvestissement par les sociaux.

Pour l’État les mauvais citoyens ne méritent pas de garder leurs enfants

De plus en plus de signalements sont aussi émis face à ce que nous appelons des parents « mal calibrés » selon les normes étatiques.

Le phénomène a été dénoncé en Allemagne où le Jugendamt n’hésite pas à sévir contre des parents qui refusent l’éducation sexuelle de leurs enfants.

Il existe aussi en France une mise en cause politique de certains parents face au refus d’une bonne éducation à la citoyenneté, nous avions évoqué ce point au sujet du gender, de la sensibilisation aux formes de sexualité à l’école, plus largement on a pu voir lors d’affaires relevant d’un juge des enfants des accusations de nature idéologique.

De tels signalements commencent souvent par l’information préoccupante émise par des établissements scolaires. Les travailleurs sociaux épris de bonnes pratiques citoyennes peuvent aussi jouer leur rôle dans ce contrôle social.

Le mensonge n’est pas un droit

Que l’on ne vienne pas nous dire que cela n’existe pas en France, on voit bien l’évolution en cours qui touche particulièrement les familles tendant à faire de ce qui est qualifié par l’État de « fausse information » un délit.

Laurence Rossignol, ministre de la famille pour peu de temps encore, a effectivement osé cette phrase : « La liberté d’expression n’inclut pas le droit au mensonge ».

Quant à savoir ce que serait un mensonge, on en a une petite idée : il s’agit d’une information (vraie ou fausse) non autorisée par l’État (politique ou juge) et tendant à défendre des positions non approuvées par le pouvoir.

La fausse religion comme mensonge

revocationCela n’est pas nouveau donc, un petit retour en arrière dans notre histoire en fournit un exemple à la suite de la révocation de l’édit de tolérance de Nantes supprimant la liberté religieuse pour les Protestants.

Les conséquences de ce qui était devenu le délit de profession d’une « fausse religion », basée notamment sur le « mensonge » ont donné lieu à différentes mesures de répression particulièrement à l’endroit des familles.

Je ne résiste donc pas à vous délivrer dans un français plus moderne ce rapport rédigé à Gien (Loiret) au début du dix-septième siècle par les autorités ecclésiastiques de l’évéché d’Auxerre.

On croit lire là un rapport social à quatre siècles d’intervalles :

« Depuis près de six semaines que l’évêque d’Auxerre est à Gien avec des ecclésiastiques séculiers pour travailler à l’instruction des nouveaux réunis, on a remarqué que les enfants que l’on a ôté d’entre les mains de leurs pères et mères ont satisfait aux devoirs de bons Catholiques, ce qui a paru à l’égard de plusieurs filles que l’on a mis par autorité du Roy dans le couvent des Ursulines de Gien, lesquelles ont fait abjuration de bon cœur, se sont confessées, ont reçu le sacrement de confirmation et demandent avec ardeur qu’on leur administre celui de l’Eucharistie. »

Il faut préciser ici que les « nouveaux réunis » sont d’anciens Protestants contraints d’abjurer publiquement leur foi. Ce rapport social fondé sur l’intérêt des enfants, plus précisément de leur âme, mentionne bien que le placement des enfants contre le gré des parents dans les foyers de l’époque avait permis leur bonne évolution, on pourrait remplacer ici le terme « devoirs de bon Catholiques » par « devoirs de bons Citoyens ».

« Il y en a qui viennent secrètement déclarer l’envie qu’ils ont de faire leur devoir de catholiques, mais ils n’osent paraître en cette disposition en présence de leurs pères et mères, crainte d’en être maltraités. »

Eh oui la maltraitance est réintroduite là comme prétexte de placement, ce sont d’ailleurs les enfants qui critiquent les mensonges de leurs parents qui en viennent à solliciter un placement.
Un placement qui est d’ailleurs la seule solution envisageable pour la protection de l’esprit des enfants puisque :

« Cette expérience fait connaître que les nouveaux réunis détruisent les bons sentiments que l’on donne à leurs enfants dans les instructions qu’on leur fait, et les détournent de faire leur devoir. Plusieurs ont envoyé leurs enfants hors de Gien pour ne pas être obligés de les laisser aller aux instructions, il serait très utile d’engager les parents à les représenter. »

Les engager à les représenter, autrement dit aller chercher les parents où qu’ils se trouvent afin de leur enlever leurs enfants et de laisser les parents quitter la région voire la pays, sans revoir jamais leurs enfants comme cela se pratiqua souvent avec expropriation des biens des parents non revenus en France dans l’année.

Les enfants sont enlevés à leur parent et ne peuvent invoquer leurs droits tels qu’ils sont protégés théoriquement par la loi

« Les pères des enfants qui sont au-dessus de 14 ans prétendent n’être pas obligés de les envoyer aux instructions et de les faire assister au service divin selon la déclaration du Roy. »

Déjà donc des parents commettaient des abus de droit en invoquant la protection du Roi (on dirait aussi de la loi) pour manquer à une obligation voulue par les sociaux (oups le clergé de l’époque), mais on a compris que cela ne marche pas. D’autant que l’enlèvement peut aussi avoir une vocation sociale pour les parents désargentés :

« Parmi ces enfants, il y en a de deux classes : les pères et mères des uns ont des facultés suffisantes pour payer leurs pensions dans des collèges et dans des couvents, et les autres n’ont pas assez de bien pour les payer. Si l’on ôtait les uns et les autres des mains de leurs pères et mères, il serait bon de pourvoir aux besoins des derniers.»

Il sera donc dit hier comme aujourd’hui que l’éradication du mensonge justifie les placements d’enfants pour leur propre préservation morale.

Sortie d’ASE

La sortie du système de l’ASE est vécue comme une joie dans les familles, pourtant elle est souvent aussi cauchemardesque que son entrée, qu’ont-ils fait de nos enfants et dans quel état psychologique nous les rendent-ils ?

Quitter une famille d’accueil ou la dernière d’entre elles constitue une épreuve qui varie de la douleur de la rupture d’un lien à l’exfiltration d’une communauté thénardière.

Mais quitter un foyer ou « maison d’enfant » c’est  pour les jeunes un parcours de réinsertion (pour ne pas employer un autre mot), considérant le milieu d’abandon moral, psychologique voire matériel que constituent beaucoup trop de ces  établissements en dépit des sommes faramineuses consacrées au prix de la journée de « séjour ».

Des bêtes sauvages ?

 Mais quelle réinsertion est possible quand les foyers font de certains gamins des bêtes sauvages quelque prédisposition qu’ils avaient au passage à l’acte.

La question est posée et la responsabilité des foyers dont nous avons parlé est écrasante puisque nous nous étions fait l’écho à multiples reprises de faits insupportables s’y déroulant.

enferCette fois, il s’agit du foyer de Boran sur Oise appartenant à l’association « Home de l’enfance » qui est mis en cause pour une affaire présumée (on prend une telle précaution oratoire qu’en vertu du présomption d’innocence dont ne bénéficient pas habituellement les familles) de viol et d’agressions sexuelles qui auraient été commis par un môme de 11 ans sur un enfant de 9 ans au foyer Jacques Sevin !

L’affaire, habituellement camouflée, a été ébruitée par les médias papiers. Elle fait suite à la plainte déposée ce 2 novembre 2016 par la mère du garçonnet placé sur décision de justice et contraint de pratiquer une fellation à son agresseur en présence d’autres enfants dont la plupart avaient moins de 10 ans. Les faits avaient eu lieu la veille entre 20 heures et 20 heures trente et ont été relatés par un des témoins. Lors de ces faits, les enfants étaient livrés à eux-mêmes devant un poste de télévision.

La mère n’a même pas pu parler à son fils violé

La maman n’a pu en dire davantage dans sa plainte puisqu’elle n’a même pas pu parler à son fils et n’a pu s’entretenir qu’avec la directrice du foyer.

Quatre jeunes enfants ont été entendus dans l’enquête de gendarmerie, dont certains ont aussi été agressés par le pervers de 11 ans (présumé).

Alors que la procureur souhaite rester prudente face à « l’incident » selon ses termes, le violeur présumé a été transféré dans un autre foyer dont le nom n’a pas été communiqué, voilà donc un fauve présumé transféré dans une autre basse-cour, sans que l’on ne sache non plus si l’incident vaut la peine de suites.

Les victimes elles (présumées aussi) restent placées, il paraît que l’on est souvent mieux en foyer que dans sa famille.

foyer-ou-familleUne question récurrente

Une question nous revient souvent : « combien coûte aux contribuables le placement des enfants ? ».

Sachant que ce coût est une source de revenus pour des personnels qui vivent du placement et qu’un placement sur deux ne se justifie pas.

Il est difficile de répondre à cette question car nous ne pourrions citer qu’un coût moyen sachant qu’il diffère d’un département à l’autre et d’une structure de placement à une autre.

Le cas Isérois

Nous allons donc répondre pour un département en particulier : l’Isère. Ceci à partir d’une information librement accessible sur Internet :  à savoir l’extrait des délibérations du Conseil général de l’Isère en date du 13 décembre 2012, déterminant le budget primitif de 2013.

Ce document est certes daté mais instructif, il est théoriquement possible de trouver la même information pour tous les départements dans le recueil des actes administratifs, lesquels sont librement consultables et nous apprennent ce que l’on fait de notre argent.

128 millions d’euros pour l’ASE 38

Ainsi pour l’année 2013, le département de l’Isère avait prévu de consacrer 128 millions d’euros à la protection de l’enfance.

Cette somme se répartit de la façon suivante :

  • 55,70 % pour l’hébergement en établissement ;
  • 21,27 % pour les actions de prévention dont AED, AEMO (en hausse régulière), soutien parental ;
  • 17,12 % pour la gestion des familles d’accueil ;
  • 5,68 % pour l’accueil familial ;
  • 0,23 % pour les subventions et autres actions transversales.

Ces dépenses étaient en hausse du fait de l’augmentation régulière chaque année du nombre de placements, on pouvait donc estimer qu’en 2013 selon une tendance d’augmentation de 8,65 % les enfants placés dans le département dépassaient le nombre de 2 300.

Qui touche quoi ?

Dans le détail on relève 600 000 euros dépensés pour une allocation autonomie adolescent concernant une centaine de mineurs de plus de 16 ans. Mais aussi presque 3 millions d’euros pour l’accompagnement des jeunes majeurs, cette prestation s’adresse à des jeunes sortant de MECS mais aussi à de jeunes étrangers isolés.

Le soutien parental coûte presque 9 millions d’euros aux contribuables isérois. Il comprend le financement d’aides ménagères et des TISF (3,4 millions d’euros), les aides d’urgence et allocations mensuelles (3,5 millions d’euros), les lieux d’accueil parents-enfants pour les visites (0,16 million) dont « l’école des parents et éducateurs de l’Isère », les prestations d’exercice du droit de visite liées à l’organisation de droits de visite dans un cadre sécurisant (0,7 million).

7 millions d’euros sont consacrés au financement des structures de prévention de la maltraitance au travers de l’AAVDASE, l’APASE, le CODASE, MEDIAN, ainsi que d’autres structures en ZUS (Zone urbaine sensible).

Les trois maisons des adolescents qui proposent des accueils généralistes perçoivent 0,5 million d’euros.

Certaines contributions ont été rendues obligatoires à hauteur de 43 000 euros, notamment au profit du SNATED (Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger), qui finance à ce titre l’Observatoire national de l’enfance en danger.

Le coût direct des placements

Nous en venons maintenant au coût direct des placements : le chiffre est de 29 millions d’euros pour les placements en famille d’accueil dont 22 millions pour la gestion des assistants familiaux qui sont au nombre de 503 pour 1016 placements en famille.

On ajoute à cela plus de 7 millions d’euros pour la prise en charge individuelle des enfants placés en famille dont scolarité, santé, colonies, remboursement des frais des assistants familiaux…

Le coût annuel d’un placement en famille est donc de 34 387 euros par enfant et par an dont 25 280 euros pour la rémunération de la famille d’accueil, 6 840 euros à titre de forfait pour l’entretien des enfants et les frais de déplacement, le reste au titre de la formation de la famille d’accueil.

On compte encore aux frais du département des « dépenses transversales » pour 73 000 euros donc plus de la moitié pour des frais liés aux interventions juridiques (dont frais d’avocats) afin de « représenter le département et de défendre les intérêt des enfants ».

Des économies sont prévues par le transfert de 17 jeunes de foyers vers des familles d’accueil, ce qui permet la baisse de crédits à hauteur de 920 000 euros pour les foyers compensée par l’augmentation des dotations de 480 000 euros pour les familles d’accueil.

On obtient donc un coût estimé de plus de 54 000 euros par an pour le placement d’un jeune en foyer !

Sans compter des prestations hors financement des structures d’accueil.

Au minimum un enfant placé en famille d’accueil coûte donc  2 833 euros par mois au contribuable, un enfant en foyer coûte 4 500 euros.

En réalité le coût par enfant en foyer est encore plus important si l’on additionne les coûts fixe on trouve 71 millions d’euros affectés à l’hébergement en établissements pour un peu plus d’un millier de jeunes, faîtes le calcul.

Le dossier noir français pour le traitement des autistes est déjà bien chargé et participe à cette nécessaire correction que le public doit faire quant à la notion « France pays des droits de l’homme ».

La vidéosurveillance, dans quelles conditions ?

oeilQuelques lignes supplémentaires doivent cependant être consacrées à cette maltraitance institutionnelle. Il s’agit cette fois de dénoncer la  pratique de  vidéosurveillance permanente de jeunes et moins jeunes autistes telle que pratiquée dans le Maison d’accueil Vercors, située, comme son nom ne l’indique pas, en Seine et Marne.

A priori l’affaire n’est pas aussi choquante que bien des atteintes aux enfants et aux familles que nous avons l’habitude de dénoncer.

Mais regardons-y de plus près ne serait-ce que pour comprendre ce que cette pratique a de troublant concernant le respect de la dignité de tout être humain.

Ainsi, si la télésurveillance est encadrée c’est aux fins de ne pas porter atteinte de façon disproportionnée à l’intimité de la vie privée. La pratique d’enregistrement suppose donc une déclaration à la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) avec droit de consultation, de modification, de rectification, de suppression des images par les personnes filmées.

Pour autant on comprendra qu’un malfaiteur pris en flagrant délit ne devrait pas pouvoir mettre en cause le moyen de preuve, soit-il une caméra (http://ripostelaique.com/voleuse-de-sacoche-depose-plainte-contre-victime.html).

On ne sera pas non plus insensible à l’argument de protection des patients face à des risques d’épilepsie supposant une surveillance permanente. C’est là une justification mise en avant par un des éducateurs du centre.

Une incontestable atteinte à la dignité

Seulement voila, aucune remontée de crise épileptique  n’a jamais été répercutée par ses collègues occupés à visionner les séquences vidéo.

A fortiori les familles n’étaient pas informées de cette « mesure de précaution » et le foyer n’a jamais fait la moindre déclaration CNIL de ses moyens d’observation placés notamment dans les chambres.

Reste donc à connaître les véritables motifs de ce reality show permanent accessible à l’intégralité du personnel du centre.

Voyeurisme ? Certains ne manquaient pas de se moquer de certains passages exposant la vulnérabilité des patients comme le précise un des éducateurs.

Pour aller plus loin et voir la video réalisée par la maman :

http://www.leparisien.fr/societe/des-cameras-pour-espionner-des-autistes-29-06-2016-5923215.php

Un habituel constat

On a du mal à croire qu’un tel « fait divers » soit isolé.

On en retiendra cependant trois points :

  1. Les pensionnaires autistes d’un foyer ont moins de droits que les délinquants.
  2. Des faits passibles d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende ne sont pas sanctionnés et ne le seront éventuellement que si la pratique continue.
  3. Les parents qui dénoncent peuvent craindre des représailles.