Archives de la catégorie ‘Manipulations’

Une femme et son bébé aux prises avec des prédateurs

Une femme et son bébé aux prises avec des prédateurs

Parmi les demandes formulées par des parents aux prises avec l’ASE, certaines font remonter un information préoccupante ou un signalement ou encore l’exacerbation d’un conflit entre ex-époux à l’intervention d’un prédateur familial.

C’est le cas par exemple pour une voisine qui se présentera comme protectrice d’un couple afin de lui faire placer ses enfants en obtenant au passage un statut de tiers de confiance.

C’est aussi le cas pour une mère prédatrice qui utilisera son fils pour attirer la fille d’une autre maman et l’héberger avec relations sexuelles en prime et dénonciations contre la maman avec l’appui du père. 

Dans ces situations le prédateur familial a des visées sur l’enfant qu’il entend soustraire à ses parents tout en se présentant comme un ami afin de gagner la confiance de ses proies. Les objectifs de ces prédateurs peuvent être de nature différente : psychose, désir d’enfant,  et même quelquefois pédocriminalité. 

Les dénonciations calomnieuses peuvent alors venir des personnes les moins soupçonnables puisqu’elles se présentent comme des amis.

Mais nous devons malheureusement ne pas faire confiance à ceux qui veulent recueillir nos confidences et s’insérer un peu trop rapidement dans notre espace relationnel, ils cachent peut-être le visage de prédateurs familiaux.

Le poisson-pilote est lâché    

Une mère d’élève peut représenter un excellent poisson-pilote, surtout si elle attitre la compassion.

Madame Z correspondait tout à fait à ce profil : rescapée d’un grave cancer dont elle craignait des récidives, elle se confiait aussi sur ses difficultés relationnelles avec son mari, son fils fut le souffre-douleur de sa classe et a sympathisé avec le fils et beau-fils du couple Antrais.

Le ticket d’entrée auprès de ce couple recomposé est donc obtenu. Sans méfiance, les Antrais vont lui offrir leur amitié en retour.

Antrais libre 

Alors que Madame Antrais est enceinte, la mère d’élève va se montrer progressivement de plus en plus présente. Elle finira par s’inviter en toutes occasions et à l’improviste en compagnie de son fils. Même la présence d’autres amis, de membres de la famille au domicile des Antrais ne l’empêche pas de s’imposer. Face à la détresse de Madame Z, le couple ne rompra pas les relations, acceptant même ses visites inopinées jusque dans la clinique où Madame Antrais accouchait de son quatrième enfant.

Madame Z semblait s’investir dans un rôle quasiment parental souffrant certainement du manque de n’avoir eu qu’un seul enfant alors qu’elle était déjà dans l’âge mûr.

Rose Mary’s baby club 

Il devenait alors question d’intégrer la famille Antrais à un cercle relationnel qui tenait plus du Rose Mary’s Baby Club que d’un groupe d’amis sans problèmes. Ceux-ci étant adeptes d’un retour à la terre, du naturisme, et de modes de vie alternatifs.

Cet intérêt tout à fait anormal pour les enfants du couple Antrais est encore un de ces signes qui ne trompent pas quant au risque de prédation.

S’ajoute à ce signe celui d’intégrer le couple à un cercle restreint d’amis avec le côté quasi-sectaire de cette démarche et l’enfermement relationnel qu’il suppose. 

Là encore, par tolérance et « ouverture d’esprit », le couple Antrais avait ignoré ces signes inquiétants en dépit de leur première rencontre avec le personnage de Monsieur Z, un drôle de bonhomme de la soixantaine qui jouera également à la perfection son rôle d’handicapé de la vie.

Pour autant des distances seront mises avec le refus manifesté par Monsieur Antrais de participer aux soirées dansantes des Z et de rencontrer leurs étranges amis. Mal à l’aise face à ce refus, les époux Antrais accepteront cependant d’héberger quelques week-ends le fils Z et permettront en retour à leur fils et beau-fils de passer un samedi et un dimanche chez les Z pour  aller le rechercher à l’occasion d’un repas.

Là encore la pseudo-amitié se négocie, peu désireux d’approfondir les liens, le couple Antrais n’ose le rompre ouvertement et par mauvaise conscience de rejeter son introduction dans le cercle Z accepte des hébergements croisés des garçons et des invitations à déjeuner. La technique du pied dans la porte est ici utilisée. 

Il est certes difficile de repousser ce qui ressemble a priori à des marques d’amitié, mais il convient surtout de distinguer ce qui relève d’une démarche sincère de ce qui est de l’ordre d’un forçage de main. La première impression est souvent la meilleure et quitte à braquer leur adolescent de fils et beau-fils, les Antrais auraient du mettre fin à cette relation dès l’arrivée du prédateur familial proprement dit.

L’inquiétant Monsieur Z

Une erreur qui permettra de mieux comprendre le comportement de l’inquiétant Monsieur Z et les relations particulières de ce couple dont s’était plainte initialement l’épouse.

Étrangement d’ailleurs, Madame Z cessera d’évoquer ses difficultés relationnelles avec son mari.

Un mari qui paraîtra plus perturbé que sa femme par de graves problèmes psychologiques qu’il avouait très facilement, ayant besoin de s’épancher. Il évoquera ainsi un sexothérapeute et somatothérapeute dont il dira beaucoup de bien et qui lui aurait fait prendre conscience de la gravité des traumatismes qu’il aurait subi dans son enfance.

Pour Monsieur Z c’était certain, il avait été détruit par son propre père et ses difficultés existentielles remonteraient à ce père qu’il maudissait. Il aurait subi de lui de graves maltraitances psychologiques qui auraient diminué l’estime qu’il avait de lui-même, il aurait raté sa vie, sa vocation auprès des jeunes vers lesquels il voulait assumer le rôle d’enseignant ou éducateur. À la place son père l’avait contraint à reprendre la petite entreprise familiale. Le ressentiment de ce personnage d’âge bien mûr pour son père démontrait la profondeur de sa psychose.

Au lieu d’alerter les Antrais ce comportement attirera leur compassion. Il était tout à fait possible que l’étrange bonhomme soit véritablement une victime de son propre père. Il pouvait d’ailleurs sincèrement le croire, mais là aussi ce n’était qu’un symptôme de sa psychose déterminant ses actes ultérieurs.

Il apparaît en effet que l’individu va réaliser un transfert vers Monsieur Antrais, tout en s’attachant de façon anormale au beau-fils en lequel il va se reconnaître davantage qu’en son propre fils. Son fils à l’égard duquel il pourra se montrer dur, insultant. Il accaparera donc de plus en plus le beau-fils dont le comportement changera au retour d’un week-end chez les Z ou d’un déjeuner en leur compagnie. Il voudra aussi attirer à lui la fille et belle-fille des Antrais, âgée de 11 ans, laquelle se refusait de façon déterminée à passer une nuit au domicile de ces gens.

Atteintes à l’autorité parentale

Il aurait été là temps de mettre fin à cette relation, mais non les Antrais ne s’accordaient pas encore sur ce point, se révélant tout de même plus méfiants quand Madame Z s’effacera dans la relation avec les Antrais au profit de son étrange mari. C’est lui désormais qui organise les visites, se présente à l’improviste, et surtout donne des conseils éducatifs.

L’épouse apparaît aussi comme ce qu’elle est, une figure dont on ne se méfie pas, mais qui permet au prédateur de prendre la place qu’il désire. Le fameux poisson-pilote qui trace la voie du requin.

La place est prise et le drôle de bonhomme ne doute plus de rien, il s’indigne de ce que le fils et beau-fils des Antrais redouble sa troisième. Il parlera à la mère en lui demander de forcer le passage et en critiquant le beau-père qui, selon lui et par transfert, ne valorise pas son beau-fils. Puis il appelle le beau-père en lui faisant la même requête et en médisant sur une mère qui ne fait pas ce qu’il faut pour son fils.

Le sombre individu ne doute vraiment de rien. Tous les voyants sont alors au rouge avec une ingérence éducative complètement inadmissible.

Des stratégies sont déployées pour créer la zizanie parent-enfant puis entre les parents eux-mêmes.

Monsieur Z profite de son accès au fils et beau-fils de la famille Antrais pour saper l’autorité parentale. Cela fonctionne d’ailleurs bien puisqu’en pleine crise d’adolescence, il  oppose le modèle éducatif qu’il « subit » à celui qui prévaut chez les parents de son copain. Il explique que même si les Z « prennent un peu la tête avec des reportages écolos chiants qu’ils nous forcent à regarder », au moins chez eux c’est la fête et on peut boire.

Une trop tardive rupture

Les Antrais vont alors inviter les Z sans les prévenir du fait qu’ils auront à s’expliquer.

La soirée sera mouvementée et dans une atmosphère chargée le thème de l’éducation des enfants est abordé. Le vieil homme névrosé passe à l’attaque et accuse Monsieur Antrais de maltraitances psychologiques, puis il s’en va en claquant la porte, laissant derrière lui son épouse et son fils. Madame Z, gênée, prend Madame Antrais à part pour s’ouvrir enfin de nouveau sur ses difficultés relationnelles et tente de rassurer en disant qu’elle surveille ce que fait son mari. Des paroles peu rassurantes.

Se ravisant, il revient et fait face aux demandes d’explication de Monsieur Antrais relativement à ses conceptions éducatives. Le vieil enfant névrosé prétend qu’il fallait laisser les adolescents réaliser toutes leurs expériences et si possible les accompagner :   « il est mieux qu’ils fassent leurs expériences alors que nous sommes là ».  

La notion il est interdit d’interdire est certainement le pire message à adresser à des jeunes en recherche de repères, il est aussi la porte ouverte à toutes les transgressions. Pourtant une telle conception se retrouve chez nombre d’éducateurs, mais aussi chez des prédateurs d’enfants qui les considèrent aptes à faire des choix qu’ils ne sont en réalité pas capables d’assumer. Un tel positionnement chez un intrus parental peut faire craindre le pire, mais en général il n’est pas formulé par le prédateur qui cherche à mettre des familles victimes en confiance. 

Monsieur Antrais expose alors à Monsieur Z qu’il a été alerté du fait que le fils Z avait vomi dans son lit à la suite d’une fête au cours de laquelle de nombreux adolescents avaient été invités. Il demande ce qui se passe dans la tête de Monsieur Z pour inviter des adolescents chez lui sans leurs parents et pour les faire boire.

Les relations auraient dû s’arrêter là, mais c’était sans compter l’insistance du fils et beau-fils des Antrais qui souhaitait passer une partie des vacances d’été avec sa famille paternelle et en compagnie du fils Z.

Le piège se referme

Il fallait s’attendre là au pire, la mise en contact d’un prédateur familial avec l’ex-époux de Madame Antrais donc son immixtion dans un ancien divorce et ses conséquences quant à la résidence des enfants. Ici les Antrais ont trop tardé à rompre toute relation, il est là déjà trop tard car le prédateur peut s’immiscer dans un ancien conflit parental et mettre à profit les libres paroles du couple Antrais au sujet de ce conflit et de leurs mauvaises relations avec les parents de Madame Autrais. 

Les confidences appelant les confidences, il est rare qu’un prédateur familial n’ait pas connaissance de la situation familiale étendue de ses proies, rien de ce qui pourra être dit n’est confié à l’oreille d’un sourd. Le prédateur parait bien se soucier des ses « amis », il peut paraître prévenant et plein d’empathie car il est toujours agréable de trouver une oreille attentive et qui n’oublie pas ce qu’on lui a confié alors que tant d’autres amis ne se souviennent plus de la date anniversaire du petit dernier. En réalité le prédateur lui se rappelle mais ce qui peut être considéré comme une marque d’attention relève plutôt d’une véritable enquête de police.

Cela ne va d’ailleurs pas manquer, le couple Antrais perd toute autorité sur leur fils et beau-fils face à la contre-éducation d’un géniteur ne payant plus de pension alimentaire et en instance de procédure.

Monsieur Z va rencontrer le père ainsi que sa nouvelle épouse, fort des confidences relatives à la brouille entre le couple Antrain et les parents de Madame Antrain, il va aussi entreprendre de les rencontrer en leur proposant de se venger de leur gendre.

La nouvelle épouse du père va alors lui demander de réaliser un signalement auprès des autorités scolaires, « il a dit qu’il le ferait et il l’a fait », triomphe-t-elle alors !

Les parents de Madame Antrain réalisent dans quel nid de vipères ils sont tombés, et refusant d’aller plus loin, ils font face à l’étrange bonhomme qui dans sa psychose devient menaçant : « On n’a pas encore gagné contre votre gendre» et qui s’impose désormais à l’improviste et de façon fort peu amicale.

L’imparable manip

L’ex embraie à partir du signalement, il devient facile de nier une manipulation, il suffit de prétendre apprendre par des tiers l’existence de mauvais traitement pour demander l’intervention d’un juge des enfants puis du JAF afin d’obtenir au moins de ne plus avoir à payer la moindre pension alimentaire voire même réclamer l’annulation de celle qui était due !

Le piège est imparable et de fait d’autres situations nous ont été exposées avec le même mode opératoire : un prédateur se rapproche d’une famille recomposée ou d’une maman seule, il utilise ensuite un ancien conflit parental pour obtenir lui-même un accès à l’enfant. En tant que tiers il sera supposé de bonne foi et aucune plainte pour dénonciation calomnieuse n’aboutira, encore moins une plainte pour entrave à l’exerce de l’autorité parentale ou pour détournement de mineurs puisque l’autre parent appuie les menées du prédateur.

Ce sera bien ce qui se passera en faveur de Monsieur Z, à la différence de quelques imprévus.

En effet, Madame Z ne signera aucune dénonciation, prise par le remord, elle contactera Madame Antrain afin de s’excuser de ce qui était mis en place par son mari. Mais il était alors trop tard pour agir, même alerté de la machination, le couple Antrain ne pouvait plus l’arrêter et Madame Z refusera d’écrire pour révéler les menées de son mari : « ce serait invivable pour moi si je le faisais ! ». Au moins Madame Z avait-elle encore la force d’envisager le divorce et de le motiver par la perversité de son époux, mais elle n’en fera rien.

Les parents de Madame Antrain oseront cependant dénoncer l’attitude du prédateur, mais là aussi il était trop tard.

Le trio infernal qui fait le beurre de l’ASE

Les conséquences seront une intervention judiciaire pour les deux beaux-enfants de Monsieur Antrain avec perte du droit de résidence pour Madame Antrain. Monsieur Z pourra donc accueillir le beau-fils autant qu’il le souhaitait, et le père (mais peut-on parler d’un père ?) obtiendra le placement de sa fille en foyer en attendant d’en obtenir la résidence.

Trois mois de placement dans des conditions éprouvantes avec une demande du père pour que son sulfureux nouvel ami puisse obtenir un droit de résidence et d’hébergement sur sa propre fille. Remerciement des services rendus ? Un éducateur osera même soutenir une telle demande auprès de Madame Antrain qui s’y opposera. Sa fille pensera ensuite que c’est sa propre mère qui l’a fait placer !

Sentiment entretenus évidemment par ce qui n’est qu’un géniteur, un éducateur et un prédateur. Un trio infernal qui fait le beurre de l’ASE dans bien des situations pour lesquelles  nous avons été saisis.

Thérapies en plein air ?

Thérapies en plein air ?

Infiltration ou protection ? 

Nous n’insisterons jamais suffisamment sur l’infiltration de « psychothérapeutes » new age dans le secteur de la formation, du soutien psychologique et même de l’éducation.

Infiltration que les pouvoirs publics et notamment certains Conseils Généraux ne pourront prétendre ignorer pour avoir été renseignés, notamment par nos soins, sans pour autant réagir.

La plupart de ces « thérapeutes » adeptes du messie new-age « Maitreya »,  pratiquant notamment chamanisme, psycho-astrogogo et autres arthéraconneries exercent sans le moindre problème et quelquefois sur deniers publics.

L’affaire Gabriel Loison aurait dû tirer la sonnette d’alarme mais non, pendant que des familles sont brisées, les affaires continuent.

La plupart d’entre nous pense que les pouvoirs publics agissent et nous protègent ; nous sommes donc bien naïf car mal informés voire désinformés.

 Une affaire exemplaire

Mais au fait en quoi l’affaire du « gourou réinséré » est-elle exemplaire ???

Elle l’est car un homme, Gabriel Loison, ex-braqueur condamné à 15 ans de prison, a pu exercer son « art » avec le soutien de certains services de l’Etat toujours prompts à réinsérer …

Il faut insister sur le fait que, sans l’étiquette de respectabilité qui lui a été accolée, les capacités de nuisance de ce  gourou sectaire n’auraient pas fait autant de dégâts.

L’aide aux dépressifs

Nous sommes dans les années 80, Gabriel Loison devenu selon lui « psychologue » et « sophrologue » créé dans le sud de la France, une association baptisée les Ateliers de Saint Jean dont l’objet social est d’aider les personnes dépressives.

C’est dans ce cadre que Gabriel Loison rencontrera Marie-Ange Salou, une religieuse exerçant en tant qu’assistante sociale de prison. Elle déposera plainte en 1989 pour viols à trois reprises au cours de stages lors des années 1984, 1985 et 1986.

Le juge d’instruction présentera la religieuse des Filles du Saint Esprit comme nymphomane et Gilbert Loiseau bénéficiera d’un non lieu en …juin 2001.

Entre-temps les activités de formation de Gilbert Loiseau avaient été dénoncées comme sectaires par la lutte anti-secte, mais on trouve souvent un magistrat pour dire que de telles techniques sont « éprouvées » et fiables.

L’association fera parler d’elle en 1989 après deux chutes mortelles de « patients » appelés à faire un travail sur soi au bord d’une falaise à Saint Jean de Fos. Un des corps aurait été déplacé suite à la chute. MAIS Gabriel Loison est mis hors de cause par la justice.

Une mission de service public ?

L’association est dissoute en 1994 puis recréée dans les Pyrénées Orientales sous la dénomination « les Jardins de la Vie », son objet est désormais principalement pédagogique. Elle est considérée comme très respectable puisque les pouvoirs publics permettent à l’association la délivrance de contrats de formation professionnelle, elle est  même soutenue par le ministère du travail,  de l’emploi et de la formation professionnelle !!!

Mais qu’enseigne exactement cette association dans des formations pouvant aller jusqu’à 800 heures de cours pour près de 25 000 francs ? De quelle mission de service public est elle investie ?

Pour le savoir il suffit de consulter le programme dont les représentants de l’Etat ne pouvaient ignorer la teneur :

–         dimensions et valeurs humaines dont un point sur l’éducation des enfants ;

–         sens physiques et sens psychiques ;

–          mécanismes émotionnels ;

–         maîtrise mentale et sophrologie ;

–         sexualité et spiritualité ;

–         corps énergétique ;

–         causes psychiques des maladies ;

–         formation des parents et des jeunes

Les ennuis vont arriver avec des dénonciations pour emprise sectaire, mais le plaignant n’obtient pas  gain de cause, comme souvent dans de telles circonstances. Eh oui, l’institution était trop engagée dans le soutien aux délires pédagogiques de Loison pour reconnaître la structure comme sectaire.

Engagé jusqu’au cou même, car il faut le dire, les stagiaires formés dans des locaux de l’éducation nationale peuvent percevoir pour cette formation des aides à l’insertion versées par les Assédics. C’est logique puisque l’association bénéficie d’un agrément de formation professionnelle.

Les « Jardins de la Vie » finiront tout de même dans le rapport de la commission parlementaires sur les sectes en France en 1995.

L’université de la relation

Voila donc que la même année le structure de Gabriel Loison alias Gabriel Yves change encore de nom, elle s’appelle désormais « L’université de la nature, de l’écologie et de la relation »,  université rien que cela.

Mais il est vrai que les structures psycho-sectaires new age font souvent dans la grandiloquence et aiment les termes du type université ou institut (titres pourtant protégés en France) en y accolant l’adjectif « relationnel » ou « développement personnel ».

Fort de ses soutiens Gabriel Loison continue à sévir. Il est désormais secondé de Julie Baschet, une illustratrice de livres pour enfants devenue , sa disciple et compagne. Les affaires vont plutôt bien et un réseau international se constitue avec un centre de formation à Saint Brévin les Pins (44), à Jaca (Espagne), à Atenas (Costa Rica) et à Taroudant (Maroc). Le programme est assez proche de celui indiqué plus haut  et les techniques utilisées sont l’hypnose, le chamanisme comme « rapprochement avec la nature ».

Sexothérapie ?

 Dans ces « havres », loin du tumulte de la civilisation, Gabriel Loison, qui a passé l’âge de la retraite, étudie le calendrier maya, la santé et la sexualité. Outre sa zélée compagne, il s’entoure d’une cour de jeunes femmes qui doivent se laisser pousser les cheveux pour jouer leur rôle d’antennes de la terre. Il ne se limite d’ailleurs pas sur elle à un exercice de contemplation.

Ainsi, de retour de stage, une femme explique à son mari qu’elle a été pénétrée par le gourou au Maroc,  que cela est aussi arrivée à sa sœur et à sa mère, mais que, même si elles n’étaient pas nécessairement consentantes ce n’était pas très clair sans constituer un viol.

On se demande encore ce que c’est d’ailleurs, une chute malencontreuse à répétition sur toute la famille ?

Des thérapies pour adolescentes

Les femmes, Gabriel Loison les aime jeunes, très jeunes et pour satisfaire ses dégoûtants penchants, il se dit « analyste d’enfants ». Danielle S,  46 ans, venant chercher une aide psychologique témoigne de l’intérêt du gourou pour ses deux filles de 13 et 15 ans. Il leur avait demandé de se mettre nues pour vérifier ce qu’il appelle leur équilibre énergétique et commentait le dessin de la cadette de 13 ans en expliquant que son sapin exprimait un désir de phallus…

Les pionnières

Jeunes, trop jeunes ou moins jeunes, les femmes de Gabriel Loison sont ce qu’il appelle des « femmes pionniers ». Elles sont chargées de ramener de nouveaux adeptes, une pratique typique de nombreux mouvements sectaires surtout pour attirer les familles dans les « stages » et inspirer confiance.

À l’occasion de ces onéreux stages, Gabriel Loison insiste pour que de petits-enfants lui soient amenés afin notamment de leur couper les mémoires antérieures à la grossesse. Les enfants et même les nourrissons sont alors soumis à un régime végétalien donc sans lait.

Les victimes de trop 

Ces femmes, ces enfants ont des familles, et ce sont des grands-parents qui vont se mobiliser suite à des confidences de leur petite-fille. Celle-ci, âgée de 13 ans, a vécu avec ses parents un stage à Jaca lors de l’été 2010, elle révèle les viols « thérapeutiques » qu’elle a subi entre les mains de Gabriel Loison et de Julie Baschet.

 Les grands-parents portent plainte et ils seront enfin pris au sérieux. En effet, ils ne sont pas seuls à dénoncer puisque le 10 décembre 2010 une autre plainte pour viols et abus de faiblesse est déposée par une autre femme.

 Le parquet de Saint Nazaire donne suite le 4 janvier 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes est saisi et le dossier est transmis pour instruction à Nantes, le 17 mars 2010 une information judiciaire est ouverte et conduit à un mandat d’arrêt international.

La chute
Le nouveau local pédagogique de Gabriel Loison

Le nouveau local pédagogique de Gabriel Loison

Le couple pédocriminel et sectaire tombe enfin et semble ne rien comprendre à ce qui lui est reproché. Rappelons au passage que les crimes de viols pédophiles ou non sont considérés par ce type de « thérapeutes » comme des thérapies à part entière, le viol peut même être réinterprété ou réattribué dans le cadre de thérapies porteuses de faux-souvenirs induits. Le gourou dira d’ailleurs des viols commis sur la jeune fille de 13 ans qu’ils étaient perpétrés pour son bien dans un stage d’initiation à la sexualité, car selon Loison « le sexe aide à grandir » !

Enfin 22 ans après les premières relaxes, l’institution judiciaire admet que Gabriel Loiseau, la braqueur « réinséré » est un criminel, le couple terrible est extradé d’Espagne le 11 avril 2011. Ils seront jugés puis incarcérés à Nantes.

New age pas mort

Pourtant, même en prison, le gourou a toujours ses adeptes.

D’ailleurs un site new age reproduit un interview de Gabriel Loison qui date de 1983 dans lequel il présente sa « psychologie spagyrique ». Allez donc lire tout ce fatras : http://www.revue3emillenaire.com/blog/psychologie-et-spagierie-par-gabriel-loison/ et réfléchissez rétrospectivement à ce à quoi mènent de tels délires.

Nota bene

On comprend donc bien par l’aura peu entamée du gourou, que d’autres criminel(le)s du même acabit courent encore avec des soutiens institutionnels. Ceci alors qu’ils ont fait l’objet de mise en cause et ont bénéficié de classements ou de non-lieu après plaintes ou décisions de justice.

Nous écrirons à nouveau et détaillerons les crimes de ces gourous lorsqu’ils tomberont enfin. Ils ne tomberont d’ailleurs pas seuls même s’il est dommage que dans de telles affaires les complices s’en sortent souvent prétendant ne pas avoir su.

Rappelons donc à toutes les familles victimes de sectes qu’il convient de signaler vos doutes avec un maximum de détails et d’éléments les plus probants possibles. Envoyez ces éléments à toutes les institutions, services de l’Etat et de la justice, vous pouvez aussi nous mettre en copie. Conservez les réponses ou preuves d’absence de réaction voire de soutien aux sectaires. Il viendra bien un moment où un « faux pas » sera commis, alors ceux qui n’ont pas voulu voir pourront aussi être dénoncés haut et fort.

Elle est où ta maman ?

Elle est où ta maman ?

Un petit conte avant de comparaître 

Ce conte  de « la petite abeille » a intrigué un de nos adhérents, il avait été évoqué dans la salle des pas perdus avant l’audience d’un mineur devant le juge des enfants.

Le mineur en question se figea à l’évocation du terme « petite abeille ». Parler de transe serait un peu fort, mais après quelques recherches et renseignements qui nous ont été donnés, nous avons trouvé qu’il existait bien une histoire de petite abeille.

Les travailleurs sociaux adoooooorent

Un site en particulier en parle  http://www.transe-hypnose.com/forum/contes-a-aimer-contes-a-saimer-par-jacques-salome-vt4278.html et parmi les autres contes qu’il aborde on trouve aussi le conte du « petit lion agité » présenté ainsi : « Un enfant adopté n’est pas tjrs un enfant adoptant. Il peut garder au profond de lui des fidélités anciennes envers ses géniteurs pour nier l’abandon et résister à l’adoption . »  Ou encore le « conte de la petite chatte qui n’avait pu être ni maman ni mère ». Dans ce conte, une petite chatte démunie aime tellement son petit chaton qu’elle préfère le laisser dans un foyer pour qu’il puisse être adopté par des parents qui lui donneront tout ce dont il a besoin.

Ce type de récit avec différentes variantes semble circuler dans les milieux des travailleurs sociaux. Il peut être développé par des psychothérapeutes, ses effets sont puissants d’autant que le récit est accompagné d’une musique relaxante, nous sommes là dans le domaine des contes thérapeutiques que nous avons déjà évoqués. Il n’est donc pas étonnant que ceux-ci puissent être utilisés comme des armes sur l’esprit de nos enfants, utilisés pour le meilleur quelquefois peut-être, mais aussi pour le pire en matière de justice familiale.

Pauvre petite abeille

Dans ce conte que l’on peut écouter ici :

http://therapie74.wordpress.com/2012/10/16/le-conte-de-la-petite-abeille-qui-begayait/, le personnage principal est d’abord vulnérable, incertain, il apprend une leçon et parvient à surmonter ses faiblesses et assumer ses choix.

Ainsi la petite abeille « bégayait  chaque fois qu’elle doutait d’elle, quand elle  pensait qu’elle allait être jugée … ». 

Ici la faiblesse c’est le doute, le bégaiement représentant une extériorisation de ce doute et amplifie le doute par peur d’être mal considéré, d’être jugé comme il l’est dit. La petite abeille doit donc apprendre à ne plus douter d’elle pour surmonter son handicap, à oser faire ce qu’elle ne veut pas naturellement ou ce qu’elle redoute.

« … qu’elle allait dire quelque chose qui risquait de déranger les autres … »

Le contexte est là plus précis, l’enfant peut dire quelque chose, faire une révélation contre quelqu’un, produire une dénonciation.

« […] une abeille qui bégaie vole en zig zag et a du mal à se poser là où elle le souhaite »

Vilaine mère va !

L’abeille est ensuite « emmenée chez le pédiatre qui avait trouvé qu’elle manquait d’affection. Aussitôt sa maman, comme si elle s’était sentie accusée, s’est écriée que pas du tout, de l’affection elle en avait beaucoup (… ), vous pensez que je suis une mauvaise mère, que je n’aime pas assez ma fille, et elle était partie en claquant la porte.»

On comprendra là que la petite abeille devait accuser sa mère devant une personne d’autorité (juge des enfants, juge aux affaires familiales, expert, travailleur social) afin de pouvoir ensuite se poser là où elle le souhaite.

On comprend encore que la mère n’accepte pas ces accusations de ne pas apporter suffisamment d’affection à sa fille, de ne pas s’en occuper correctement.

 « Cette maman qui avait beaucoup d’affection reprocha violemment à sa fille d’avoir parlé à la voisine ».

Le cadre posé est bien celui d’un signalement et d’une procédure qui y fait suite. La maman reproche violemment à sa fille, elle est devenue violente et donc la petite abeille pourra s’en vouloir d’avoir parlé à la voisine, se sentir coupable.

Mais « la petite abeille s’est toujours demandé, même des années plus tard, ce qu’elle avait pu dire à la voisine pour avoir fâché sa maman (…) ».

Des années plus tard, on peut donc penser à un épisode marquant, justifiant une séparation pendant des années.

On entend ensuite que la petite abeille a des difficultés à l’école, que la lettre Q lui posait problème. Elle apprend en étant mère à son tour que le Q faisait référence au pot qu’on lui mettait sous ses fesses. Elle se revoyait dans cette situation en faisant asseoir sa fille sur le pot et entendait dans sa tête « pan pan cul cul chaque fois qu’elle n’arrivait pas à se retenir et qu’elle faisait dans ses couches, je crois savoir qu’à partir de là son bégaiement cessa. »

 La conclusion semble assez claire : la petite abeille était maltraitée par sa mère et devait libérer sa parole même si elle ne comprend pas ce qu’on lui fait dire et que cela fait réagir sa mère qui la perdra.

L’enfant ne comprend donc pas ce qu’il dit, il ne saisira que plus tard qu’il recevait une fessée pour son incontinence, qu’il était maltraité. Tant qu’il ne comprendra pas qu’il était maltraité l’enfant bégaiera, il doit admettre son état de victime pour aller mieux.

Parole manipulée ?

La conclusion n’est pas fausse, mais ce qui pose problème ici c’est que l’enfant ne comprend pas ce qu’on lui fait dire mais qu’il le dit sous prétexte qu’il comprendra plus tard et qu’alors il ira mieux.

Ne s’agit-il pas alors d’une manipulation de l’enfant, car comment concevoir qu’un enfant puisse révéler une maltraitance dont il ne prendra conscience que des années après ???

Que révèle-t-il alors, que dénonce-t-il ? Dans le cas précis que nous citons, la maman a perdu la garde de son enfant au profit du parent maltraitant.

Dans un autre cas une maman a compris que son fils avait dit qu’il était quelque fois frappé pour recevoir de l’assistante sociale la « médaille du courage ».  C’était faux, mais une médaille a 5 ans cela impressionne et puis ce n’était pas si grave pensait-il. Sa maman n’avait de toute façon pas cessé de l’aimer.

Que dire de plus ?

Le dialogue par les couleurs permet d’inculquer au patient des connaissances, des impressions, des souvenirs dont il n’a pas conscience et cela aussi solidement que par un apprentissage. Il s’agit donc là d’une véritable révolution dans la manipulation humaine puisque ce processus peut grâce au dialogue par les couleurs être déclenché par une autre personne et non par le patient lui-même.

Les adultes mais aussi et surtout les enfants sont particulièrement menacés dans leur intégrité par une telle « thérapie », il en existe d’ailleurs des victimes d’ores et déjà . Il convenait donc que le CEDIF puisse vous informer au nom de la défense de l’enfance et de la famille. 

Une thérapie a priori anodine

Le dialogue par les couleurs est en général présenté comme une simple thérapie par l’art. Cette présentation est tout à fait trompeuse même si certaines bases du dialogue par les couleurs relèvent de l’art-thérapie. Ainsi si le medium utilisé est de nature artistique, les sources et implications du dialogue par les couleurs sont tout à fait particulières comme nous allons le découvrir.

Cette « thérapie » utilise le plus souvent une toile sur laquelle patient et thérapeute peignent ensemble, étalant des couleurs et leur imprimant un mouvement en interagissant. Ils établissent alors un « dialogue non-verbal ». Là encore parler d’une simple thérapie par la peinture est un raccourci fallacieux.

On peut donc définir la dialogue par les couleurs comme une communication non-verbale inconsciente,  qui ouvre le patient à son thérapeute, au même titre que les gestes et les expressions trahissent l’orateur et délivrent un autre message selon la PNL. Cependant le dialogue par les couleurs va bien plus loin.

Un vernis scientifique « Jungien »
Jung, une caution pour de nombreuses dérives

Jung, une caution pour de nombreuses dérives

La psychologie des profondeurs de Carl Gustav Jung est revendiquée par les thérapeutes du dialogue par les couleurs.

Le travail sur les rêves par exemple est un élément important de cette thérapie, puisqu’il s’agit de déchiffrer l’inconscient du patient par l’analyse de ses rêves censés l’exprimer. Les patients sont donc invités à noter leurs rêves et à composer chez eux à partir de ceux-ci leurs tableaux que les thérapeutes interpréteront.

L’utilisation des contes de fée est aussi issue des théories psychanalytiques de Jung, elle est perfectionnée par la pratique thérapeutique du dialogue par les couleurs qui agit alors en complémentarité.

Mais un fond ésotérique assez complexe

Le dialogue par les couleurs a été créé et développé dans un cadre bien précis puisqu’il suppose des pré-requis en matière ésotérique. En effet, Bruno Huber, un des fondateur de l’école Arcane de Genève (émanation du Lucis – Lucifer – Trust), a développé les enseignements d’Alice Bailey et de Roberto Assagioli pour leur donner une application thérapeutique avec la dialogue par les couleurs.

A chaque signe astral sa couleur dominante

La roue des couleurs de Bruno Huber

D’ailleurs, pour Wolfhartd König, praticien reconnu dans cette discipline, une thérapie en dialogue par les couleurs passe toujours initialement par une consultation astrologique et psychologique. La prise de connaissance de soi doit en effet passer par le thème astral afin que les interprétations réalisées puissent être justes et que la conscience du patient puisse évoluer en fonction de ce qu’il apprend sur lui-même :

« Si nécessaire, je peux créer une série d’images dans lesquelles ma crise se reflète, et je peux m’améliorer grâce à cette pratique. Je peux me sentir comme les véritables artistes après leur création..

L’inconscient est toujours créateur, donc en principe tous les gens sont créatifs, seul diffère la façon dont s’établit la relation avec son propre inconscient.

Pour le thérapeute il s’agit d’aider un client en situation de crise, non seulement en lui fournissant une prestation astrologique mais aussi un accompagnement par le dialogue par les couleurs. »
(Source traduite de l’allemand : Wolfhard König – IFAP )

La roue des couleurs de Bruno Huber représentée ci-dessus permet d’établir une correspondance entre le thème astrologique et les couleurs. Chacun possèderait donc bien une couleur dominante comme il l’est dit dans la science des 7 rayons.

Il faut d’ailleurs préciser que le contenu de l’enseignement du dialogue par les couleurs est tellement spécifique qu’il ne peut être dispensé que par des personnes formées par Bruno Huber lui-même et qui maîtrisent par conséquent la psychosynthèse et la psychologie astrologique.

On comprend donc bien qu’on ne confondra pas le dialogue par les couleurs avec la chromothérapie ou une simple variante de l’art-thérapie.

La « science des 7 rayons » est le fond ésotérique du dialogue par les couleurs
La science des sept rayons

La science des sept rayons

Ces 7 rayons sont censés relier les hommes et sont la trace de la divinité en chacun d’entre nous selon l’enseignement luciférien de la théosophe Alice Bailey. Les rayons sont de couleurs différentes en fonction de leur propriété et chacune de ces couleurs possède une énergie et le pouvoir d’agir sur nos cellules. Chaque personne est plus particulièrement reliée à une couleur précise et il serait possible de connaître cette couleur en fonction du profil de chacun, d’en déduire la mission de chacun sur cette terre. L’enseignement par les couleurs devrait donc permettre à chacun de se réaliser et d’accéder à des dimensions supérieures.

Les profanes ne sont pas immédiatement informés du fond ésotérique, mais une référence est faite à travers la notion de couleurs dominantes et de chakras. Il s’agit là d’une bouillie vaguement médicale plus largement accessible au grand public, passant en revue les couleurs des sept chakras et les effets de leur stimulation sur la santé et le développement personnel.

Contenu théorique de la thérapie du dialogue par les couleurs

Pour un coût d’environ 1200 euros, l’IPEI (Institut für Persönlichkeitsentwicklung) propose une formation en 3 ans (403 heures de formation) couronnée par la délivrance d’un diplôme en thérapie par la peinture et dialogue par les couleurs. Le contenu de cet enseignement apparaît aussi sur facebook  il comprend les disciplines qui suivent :

–         théorie des  couleurs ;

–         symbolisme des couleurs et leurs effets sur les chakras ;

–         symbolisme de l’espace et des formes ;

–         la roue des couleurs selon Bruno Huber (les couleurs dans le thème astral) ;

–         la psychologie des couleurs, de la lumière ;

–         techniques de peinture ;

–         analyse et interprétation des images ;

–         interprétation de la signification des rêves ;

–         symbolisme des contes et des mythes ;

–         approche centrée sur la personne selon Carl Rogers ;

–         psychosynthèse

–         communication non-verbale ;

–         analyse transactionnelle ;

–         psychopathologie.

La formation  de l’IFAP est également diplômante en 3 ans, le nombre d’heures de formation en groupe est plus restreint avec 4 week-ends de formation par an :

–         symbolisme des couleurs ;

–         symbolisme de l’espace et des formes ;

–         interprétation de la signification des rêves ;

–         symbolisme des contes et des mythes ;

–         psychologie des profondeurs de CG Jung ,

–         les archétypes de Jung ;

–         astrologie ;

–         techniques de coaching.

Ces formations ont une contenu équivalent.

Mais les objectifs de ces formations peuvent être déclinées selon le public visé.

Ainsi les entreprises sont également touchées dans le cadre de formations proposées dans le but d’améliorer les compétences sociales, la gestion du stress, la communication des salariés.

Les différentes pratiques du dialogue par les couleurs

Le terme dialogue suppose un face à face entre le thérapeute et le patient.

C’est bien là le terme approprié puisque chacun peignant une partie de la toile répond à l’autre sous forme d’une communication non-verbale d’inconscient à inconscient avec interprétation du thérapeute.

Mais ce dialogue peut aussi être mené entre le mari et la femme, les parents et les enfants sous la supervision d’un thérapeute qui interprète ensuite leur relation.

Il peut également mobiliser un groupe.

De nombreux participants expriment leur inconscient par l’expression commune, une trentaine de tableaux sont alors réalisés dans chaque groupe.

Enfin le dialogue par les couleurs peut être réalisé seul.

Il s’agira ensuite pour le thérapeute, en fonction des injonctions qu’il a transmises, d’analyser des images peintes par un client plus particulièrement dans une période de crise durant laquelle l’inconscient est censé être particulièrement actif, la peinture est alors une catharsis. Cette thérapie exercée individuelle passe par une intensification du travail par le rêve, des contes seront également utilisés pour stimuler l’inconscient du patient, l’écriture sera aussi mobilisée pour exprimer l’inconscient. Le thérapeute pourra alors se servir de contes sur son patient pour l’orienter dans ses rêves, puis les lui faire noter. Les parties cruciales des rêves pourront donner lieu à la création d’une œuvre, à des écrits qu’il pourra ensuite interpréter et sur lesquels il pourra réagir. Le thérapeute peut aussi tout simplement inspirer un sujet au patient sur lequel il pourra dessiner ou écrire.

Les effets du dialogue par les couleurs

Les praticiens expliquent que le dialogue par les couleurs permet de développer les capacités et potentiels de chacun, de lever les blocages, les peurs et les mécanismes de contrôle en s’adressant directement à l’inconscient du patient. Ils insistent pour développer cette thérapie sur les pré-adolescents en la recommandant particulièrement pour les enfants à problèmes afin de stimuler leur créativité, leur confiance en soi et le développement de leur personnalité.

Il sera dit aussi que la connaissance des couleurs dominantes des patients permet à un initié de leur apporter la santé, la prospérité, l’audace et le bonheur.

Quelques praticiens précisent cependant le fond du dialogue par les couleurs, l’utilisation de la psychologie astrologique permet ainsi de :

–                      mieux se comprendre grâce à l’étude du caractère ;

–                      découvrir ses talents, sa créativité, sa forme d’intelligence afin de s’orienter ;

–                      résoudre ses conflits intérieur et soigner grâce à la médecine psychosomatique ;

–                      prodiguer un conseil relationnel par comparaison des horoscopes des partenaires.

Le dialogue par les couleurs apparaît bien comme une thérapie intégrée à même d’établir une communication totale avec le patient dans la mesure où il s’agit de permettre un dialogue entre l’inconscient du thérapeute et l’inconscient du patient. Il se complète donc de l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers permettant par empathie de faire s’exprimer le préconscient.

Enfin l’utilisation de la psychosynthèse s’intègre aussi à cette thérapie afin de modifier des traits de personnalités qui posent problème.

Oui vous avez bien lu, les praticiens du dialogue par les couleurs entendent modifier des traits de personnalités de leurs patients, d’enfants, d’adolescents.

Une thérapie dangereuse pour les patients

Il convient d’abord d’insister sur le fait que le dialogue par les couleurs n’est pas une thérapie reconnue par les psychiatres et psychologues, elle n’a jamais été validée ou reconnue par les autorités publiques.

Aucun clinicien ne pratique cette thérapie, et donc les thérapeutes autoproclamés ne sont pas détenteurs de diplômes en psychologie clinique.

De surcroît les thérapeutes autoproclamés appartiennent au réseau Huber dont la maison mère IPEI se donne deux appellations: “Institut de psychologie astrologique” mais aussi “Institut pour l’Exploration de l’Humain”. Leur but avoué est une transformation de l’humanité, selon Bruno Huber lui-même. Ceci n’est pas pour inspirer confiance quant aux thérapeutes de ce réseau.

Pourtant la confiance en son thérapeute est primordiale face à une thérapie aussi dangereuse que celle-ci.

En effet aussi charlatanesque que paraissent les fondements du dialogue par les couleurs, il n’en demeure pas moins qu’en pratique il passe par l’abandon chez le patient de tout mécanisme de contrôle. Potentiellement, cette thérapie est donc une technique de modelage de la personnalité très puissante et d’autant plus redoutable qu’elle est utilisée par des thérapeutes peu fiables.

Ainsi les effets du dialogue par les couleurs peuvent se révéler dévastateurs sur la personnalité et les souvenirs conscients du patient (faux souvenirs induits) surtout lorsque l’approche centrée sur la personne et l’hypnose éricksonienne permettent de faire verbaliser ce que le thérapeute transmet à l’inconscient du patient.

Cette thérapie est donc susceptible de générer des ruptures familiales, de permettre des atteintes sexuelles sur la personne des patients ou encore des abus de faiblesse par mise sous sujétion.

Elle est d’autant plus insidieuse qu’une personne peut être mise sous sujétion à distance sans que l’entourage ne puisse comprendre l’origine d’un changement de personnalité.

Article écrit en collaboration

L'emprise : une prison mentale

L’emprise : une prison mentale

Ceux qui dénoncent les pratiques d’emprises sont réduits à l’impuissance face à une lecture des lois qui ne leur donne aucune arme, surtout lorsque le doute devient une perte de temps et une complication dans l’art de juger.  

Parmi les points évoqués lors du Colloque de Bordeaux dans l’organe du Centre Contre les Manipulations Mentales figure justement cette interrogation quant aux façons de faire reconnaître un phénomène d’emprise et d’y réagir alors que la pratique juridique est mal adaptée à l’incrimination sectaire. D’autant que la notion de dérive sectaire peut être instrumentalisée de façon liberticide par les sectes elle-mêmes ou par des groupes d’intérêt partisans, nous en reparlerons car ce débat est fondamental. 

Ainsi si l’affaire des reclus de Montflanquin a fait bouger les repères, la mise en cause du manipulateur ne tient qu’à des évènements fortuits. En effet, sans le réveil des victimes consentantes, des années après leur mise sous emprise, la justice n’aurait jamais bougé pour leur rendre leur dignité. Maître Daniel Picotin le dit tout net, dans cette affaire « la Justice est pratiquement restée aveugle pendant 8 ans … » jusqu’à l’arrestation de Tilly à Zürich. Pendant 8 ans de plaintes, de saisines de juridiction, rien n’y a fait !!! Non rien parce que la seule façon d’attaquer pour mise sous sujétion mentale est d’invoquer l’abus de faiblesse et d’ignorance, or : 

« la difficulté, est que c’est à la victime elle-même de porter plainte, alors que, dans ce type de cas, « l’adepte sous influence » accepte apparemment le sort peu enviable qui lui est fait. C’est justement l’objet même de la manipulation mentale ! » 

Si cette tragédie a finalement connu un déroulement heureux, une cas d’emprise pour lequel le CEDIF est  actuellement en compétence s’est heurtée, pour le moins, à l’indifférence judiciaire. Le Colloque de Bordeaux, tenu sous le patronage d’Alain Juppé, a d’ailleurs fait référence à cette affaire. Elle illustre un blocage institutionnel et judiciaire face à des dérives sectaires évidentes résultant en une mise sous sujétion de mineurs. Ainsi Jean Dubois pour le CCMM met cette affaire en évidence :  

« Illustrons les enjeux par un exemple de terrain significatif : Dans un dossier très complexe, le CCMM a relevé les éléments suivants, sur le site d’une organisation : la thérapie de la réincarnation, la psychologie astrologique, la kinésiologie intégrative avec fleurs de Bach et pierres précieuses, la PNL et l’hypnose, Fleurs de Bach-thérapie, la psychosynthèse, la médiumnité, le reiki, le channeling. Que faudrait-il ajouter à cette liste pour s’interroger ? » 

La question est bien posée et pourtant nul ne s’interroge et la plainte déposée par la mère pour abus de faiblesse sur sa fille est ….  classée, ce qui ne permet aucune intervention de la cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires (CAIMADES) intégrée à la police judiciaire.

Dans le même temps les sé®rvices de l’aide sociale à l’enfance appuient les prétentions d’un père lui-même sous emprise d’une thérapeute, formatrice dans l’organisation susmentionnée d’une méthode d’emprise redoutable dite « dialogue par les couleurs ».

Ladite thérapeute devenue interlocutrice des services de l’ASE possède une formation ainsi présentée :  

La "psychothérapeute" sectaire s'exprime à sa façon.

La « psychothérapeute » sectaire s’exprime à sa façon.

« Sur le portail d’une psychothérapeute avant qu’il ne soit ôté du site : Chamanisme, astro-psychologie, hypnose ericksonienne.“ 

Le professionnel de la lutte anti-secte cite ensuite les propos du fils de la plaignante établissant son état d’emprise tel qu’il a été signalé à la justice  :

 « Voici les propos d’un adolescent :« Alors qu’il était en train de boire un verre d’eau, il lui a dit qu’il pourrait se souvenir du verre d’eau qu’il avait bu la veille et le jour d’avant et le jour d’avant […], et qu’ainsi il pourrait remonter jusqu’à sa petite enfance et se souvenir de tout ».  Ces propos sont extraits d’un témoignage dont on ne peut garantir la neutralité ; mais peuvent-ils avoir été totalement inventés par le témoin ? Ne peut-on envisager que les propos de cet adolescent aient été suggérés dans un contexte qu’illustrent les informations recueillies par le CCMM ?

À propos de contexte, pourquoi cet exemple se veut-il démonstratif ?

Concernant les acteurs de la protection de l’enfance, le rapport 2009 de la MIVILUDES

explicite comment « l’efficacité de leur action suppose réflexion et compréhension du contexte sectaire dans lequel elle s’inscrit » car « sans cette appréhension du phénomène en amont, les dispositions prévues par la loi pourraient se voir peu ou mal appliquées »[…].

Des regrets : l’analyse du CCMM n’a été reçue ni avant l’appel évoqué – donc pas de prévention possible – ni après, car la justice était passée ! Elle n’a pu être ni validée, ni invalidée par quelque structure que ce soit. » 

Ce constat est terrible, les manipulateurs de l’enfance ont toujours une longueur d’avance et les magistrats ne s’encombrent pas d’explications et d’analyses qu’ils ne comprennent pas. Démonter une manipulation suppose de questionner la parole du manipulateur et la santé psychique du manipulé, voila qui complique considérablement un dossier et quant bien même l’état de sujétion mentale serait prouvée ultérieurement, qui osera se déjuger ? 

Il ne faut pas pour autant se décourager puisque l’heureux miracle des Reclus de Montflanquin prouve que tôt ou tard les salauds commettent une grosse erreur et que leurs victimes peuvent leur échapper. Mais pour obtenir un tel résultat c’est une guérilla sans faille qu’il faut mener et des affaires qu’il faut médiatiser.

Au nom du principe de précaution

L’école supérieure en éducation sociale de Lausanne participe à un projet de formation européenne d’éducateurs sociaux. Ce projet permet à des élèves éducateurs d’exercer ensuite leurs talents notamment dans des foyers d’accueil aux quatre coins de l’Europe dont la France.

Le programme est aussi ambitieux vu de loin, mais on tique un peu en réalisant que parmi les institutions partenaires (http://es-l.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=49&Itemid=77) certaines se réclament de l’anthroposophie dont la présentation à partir d’une étude du GEMPPI est assez édifiante (http://www.prevensectes.com/anthrop1.htm).

On peut s’interroger sur la formation de ces éducateurs dont certains seront chargés de s’occuper d’enfants dont justement le placement fait question. Une telle interrogation est tout à fait légitime puisque c’est au nom d’un principe de précaution porté par la notion « d’information préoccupante » que ces enfants ont été enlevés aux familles.

Nous ne portons pas de jugement sur ce qui suit, c’est à vous de vous construire votre propre opinion à partir des informations que nous vous livrons. Nous ne faisons que reprendre un principe de précaution si souvent opposé aux éducateurs naturels que sont les parents afin que vous vous interrogiez aussi sur certains éducateurs et leurs principes d’éducation.

Si on faisait du théâtre pour organiser la paix ?

Ainsi l’examen des liens de sites vers l’école supérieure en éducation sociale de Lausanne, laisse apparaître l’organisation d’un « atelier théâtre et jeux pour organiser la paix »  (http://www.arc-en-scene.ch/Arc-en-scene/Mandats.html) proposée par Arc en Scène.

Soit, pourquoi pas ?

Mais en allant sur le site Arc en Scène, on découvre qu’un des trois membres de l’équipe, est formateur en théâtre forum et dynamique de groupe auprès de l’école supérieure en éducation sociale de Lausanne  (http://www.arc-en-scene.ch/Arc-en-scene/Equipe.html) mais aussi de l’école supérieure en éducation de l’enfance.

De mieux en mieux …

Allons donc jeter un coup d’œil sur la présentation d’Arc en Scène.

On y découvre alors trouve une structure développant la fameuse approche globale (holistique) centrée sur la personne.

Pour cela elle propose des outils destiné à « affermir la connaissance de soi et l’ouverture aux autres et au monde » :

  •          le théâtre forum pour l’évolution individuelle et l’intelligence collective ;
  •          les constellations systémiques et familiales afin de comprendre des liens inconscients au sein d’un groupe ;
  •          la spirale dynamique comme modèle bio-psycho-social.
Suspectes constellations

Les constellations systémiques et familiales ne nous sont pas inconnues. Elles ont, en effet, fait l’objet d’une alerte émise par la MIVILUDES dans son rapport sur les sectes de 2007.

Les constellation sont une thérapie inspirée notamment de la Gestalt et mise en point par Bert Hellinger. Lequel Bert Hellinger est d’ailleurs mentionné sur le site « arc en scène ».

La thérapie en question part du postulat suivant lequel tous les mal-êtres remontent à un conflit intergénérationnel, il met alors en scène ces malaises en faisant jouer le rôle de parents à des membres du public désignés par le patient.  D’autres « spect’acteurs », par référence au théâtre forum, représentent la maladie du patient, le lieu géographique qu’il a quitté ou même un évènement traumatisant, voire Dieu. Un échange a alors lieu entre le patient et les spectateurs incarnant sa famille ou des évènements créant un « champ de connaissance » dont le résultat est de créer chez les spectateurs des sentiments identiques à ceux que devraient éprouver les personnes qu’ils incarnent.

Le thérapeute peut alors donner aux spectateurs des caractéristiques ou leur faire reproduire des  attitudes qui sont celles de défunts familiers au patient. Un choc salutaire doit alors intervenir et le patient peut entrevoir la solution à tous ses problèmes en réalisant une transgression qu’il a pu commettre vis-à-vis de ses parents.  La prise de conscience et l’expiation permettent alors la guérison.

Seulement voila tout cela prête à polémique selon le magazine « Der Spiegel » (http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=11)

 Opprimé le théâtre ?

On retrouve une démarche similaire dans le théâtre forum, une thérapie prise en charge en France dans le cadre de la formation professionnelle continue ou encore du Droit Individuel à la Formation. Ben voyons …

Précisons que le théâtre forum s’inspire du «  théâtre de l’opprimé » dont le créateur est Augusto Boal, élu du Parti des Travailleurs au Brésil. Boal explique les objectifs thérapeutiques de son théâtre dans son livre « L’arc en ciel du désir », titre dont s’inspire le site suisse en question.

Cette thérapie utilise la théâtralisation de situations-problèmes et l’intégration des spectateurs à l’action jouée afin que chacun puisse incarner un personnage de l’action et y exposer par son jeu d’acteur une solution.

Attention quand même aux travaux pratiques !

Spirale dynamique de toutes les couleurs 

Il ne manque plus que la spirale dynamique à cette batterie thérapeutique.

La spirale dynamique est un modèle de développement de l’humanité inventé par Clare Graves qui va d’un monde simple à complexe. Pour les promoteurs de cette thérapie, les  représentations que nous nous faisons du monde vont évoluer en passant par différents stades, de la même façon que les conceptions collectives du monde par les peuples et civilisations.

Ces conceptions différentes ne doivent pas faire l’objet de jugements de valeur – relativisme – elles sont adaptées aux conditions de vie et capacités des individus et des sociétés.

Ces conceptions correspondent à des stades différents possédant leur couleur, que l’on peut situer sur une spirale :

  •          beige, la principale préoccupation est d’assurer sa survie ;
  •          violet, l’insertion tribale est une condition de la sécurité ;
  •          rouge, le sentiment de honte est important il faut savoir tenir son rang ;
  •          bleu, le sentiment de culpabilité prédomine, l’individu accepte un ordre social très fort ;
  •          orange, fin de la superstition et triomphe de la science, on doit obtenir sa position par son mérite ;
  •          vert, empathie et harmonie dominent.

Clare W. Graves présente ainsi sa thérapie :

« À chaque étape de l’existence humaine, l’être humain adulte avance dans sa quête du Saint Graal, de la manière de vivre tel qu’il le souhaiterait. À chaque niveau de sa quête, il croit avoir trouvé la réponse aux problèmes de l’existence. Pourtant, à sa grande surprise, il est consterné de découvrir que la solution n’est pas celle qu’il avait trouvée. Chaque niveau le laisse déconcerté et perplexe. C’est tout simplement qu’à chaque fois qu’il a résolu un groupe de problèmes, il en trouve un nouveau à la place. Sa quête est sans fin. »

 À vous de vous faire votre propre avis

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai comme une information préoccupante sur la formation des éducateurs qui me chatouille.

Pas vous ?

La lutte contre les dérives sectaires

 Comme nous l’évoquions dans un précédent article (https://comitecedif.wordpress.com/2012/06/10/1124/) la chasse au homeschooling se pratique officiellement au nom d’une lutte contre les dérives sectaires.

Que les choses soient très claires, il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la vigilance nécessaire contre les sectes. Non, bien au contraire, et ce n’est pas faire preuve d’intolérance que de dénoncer ce phénomène dans la mesure où des parents ayant abdiqué leur libre arbitre pourraient livrer leurs enfants à de telles structures. Accepter cette aliénation de familles entières est au contraire une tolérance coupable.

Ceci étant posé, et nous l’espérons bien compris, nous dénonçons un traitement inéquitable de la question sectaire dans le domaine de l’enseignement. Ainsi on peut s’interroger à très haute voix sur la coupable tolérance de l’éducation nationale face à des infiltrations sectaires. Il faut que le ménage soit fait en son sein pour que des inspecteurs de l’éducation nationale soient crédibles dans leur contrôle de l’instruction à la maison.

La MIVILUDES s’inquiète du développement du chamanisme

Observons donc de plus près les principales menaces de dérives sur lesquelles la MIVILUDES attire notre attention.

xgeobd_danger-sectaire-le-dernier-rapport-de-la-miviludes_news

Ainsi, alors qu’une priorité doit être mise contre le développement du chamanisme et des thérapies déviantes souvent liées, cela au nom de la protection de l’enfance, il faut observer comment l’institution scolaire intègre cette mise en garde.

Nous le ferons à travers l’exemple bien précis qui suit.

Le Théâtre du Vivant

Le projet du Théâtre du Vivant ne fait pas mystère de ses racines chamaniques (http://www.theatre-du-vivant.fr/projet/index.htm). L’un de ses inspirateurs n’est autre que Mario Mercier, sur lequel s’exprime  Patrick Fishmann,  l’animateur (on l’appellera comme ça) du Théâtre du Vivant :

 « Ce qu’offre le chamanisme, nous dit Mario, est avant tout un état d’être, une compréhension intuitive et vécue de l’origine magique du Monde et une percée de la conscience dans le mystère de l’Esprit. L’essentiel de l’être est investi et concerné dans sa chair, son sang, son coeur. »

(http://www.theatre-du-vivant.fr/boite_a/boite_a_idees.htm).

 Mario Mercier lui fera ainsi l’honneur de participer à ses spectacles notamment en étant acteur à ses côté dans « Voyage-Chamane ».

Précisons que Mario Mercier est considéré comme une des personnalités mondiales du néo-chamanisme et l’auteur d’une sorte de bible pour allumés dite  « Manifeste pour un nouveau chamanisme ». Il se consacre à la sorcellerie, au chamanisme depuis les années 1970 et s’est fait notamment connaître par des films qui n’ont pas échappé au classement X avec sorcellerie, sexe de groupe, sado-masochisme, crimes rituels comme  La Papesse : (http://www.dailymotion.com/video/xbu89i_la-papesse-1975-mario-mercier_fun)

Patrick Fishmann, de son côté  est d’ailleurs ainsi présenté dans La Nouvelle République du 17 avril 2009 :

«  Il y a entre cet homme et la musique, un rapport chamanique, un lien fort qui lui fait dire je suis un passeur, jouer est une autre façon de penser le monde.  Qui sait écouter la corne de Koudou y entendra effectivement murmurer ce qui se raconte au bout du monde. »

 Le chamanisme pour nos enfants 

Tant que les momeries ridicules en restaient à un petit cercle d’allumés sur fond de nanar, de fumette et d’esprits en peau de fesses, on ne pouvait que passer son chemin sur les rescapés du Larzac. Le film La Papesse pouvait tout de même inquiéter …

Mais quand, sans trop creuser, on découvre que toute cette petite bande est intégrée au réseau culturel du Conseil Général du Cher, alors on ne peut plus s’inquiéter, on doit s’alerter.

Enfin quand on réalise que l’animateur du Théâtre du Vivant  s’assure un public de scolaire qu’il sensibilise aux principes de son collectif, on doit tirer la sonnette d’alarme :

« Il a été question aussi de savoir si le conte était destiné aux enfants ou aux adultes. Pour Patrick Fischmann, si nous mettons de côté les questions pratiques, les logiques économiques et les a priori que l’on se fait sur l’évolution d’un être humain, cette différenciation n’a aucun sens. Les contes sont destinés à tous les habitants de la barque Terre, quel que soit leur âge. Le conte sert à exprimer l’indicible et le mystère de l’existence. C’est une allégorie qui nous permet de nous faire une représentation symbolique de la réalité. » (http://chermedia.com/2011/04/18/changer-de-reve-avec-patrick-fischmann/).

Il n’est jamais trop tôt pour apporter la bonne parole

Le chaman se targue ainsi d’avoir interprété ses contes musicaux devant plus de dix mille enfants des crèches et maternelles (http://www.theatre-du-vivant.fr/spectacle/concerto.htm). À partir de 7 ans, il propose différents spectacles notamment avec des collectivités, groupes scolaires :

« Nous avons tous un don à cultiver et nous sommes tous reliés : comme les sept frères mongols. Mais nous l’avons oublié en cultivant l’idée de progrès et en expliquant tout. »

(http://www.theatre-du-vivant.fr/spectacle/peuples_nomades.htm).

Le chaman forme des éducateurs

Patrick Fishmann est avant tout intervenant auprès de la petite enfance depuis plus de quinze ans. Il travaille également auprès des services sociaux de l’enfance, puisqu‘il anime des groupes d’insertion (primo arrivants, adolescents incarcérés, classes spécialisées) et prend part au cursus de formation d’éducateurs spécialisés.

Par ailleurs il intervient en crèche, dans les écoles maternelles et primaires, dans le secondaire et anime des groupes  » parole et créativité  » dans des lycées professionnels.

(http://www.theatre-du-vivant.fr/formation/chansons.htm).

Profitant d’une bonne publicité institutionnelle, il propose des stages animés par les différents participants du Théâtre du Vivant. C’est là qu’interviennent les influences de différents thérapeutes dits art-thérapeutes…

Vivre Autrement

Le Théâtre du Vivant est également intégré au “Réseau Vivre Autrement » (http://www.theatre-du-vivant.fr/vivre_autrement/reseau.htm« ), il y aurait encore beaucoup de chose à dire sur ce fameux réseau d’art-thérapeutes, d’anti-mondialistes et autres alternatifs auxquels appartiennent notamment dans le détail :

  • un conseiller pédagogique ;
  • une infirmière scolaire qui opère elle-même des signalements pour dérives sectaires (tiens !) et réalise des animations pédagogiques pour l’inspection académique du Cher ;
  • une travailleuse social-coach en développement personnel.
  •   …

Qu’en pense l’institution ?

Il lui serait difficile de ne pas prétendre avoir eu recours aux services d’un chaman en toute connaissance de cause puisque celui-ci ne se dissimule pas. Maintenant que nous rendons ces informations encore plus évidentes, nous attendons des réactions des uns et des autres.

Nous aurons alors d’autres éléments à rajouter.

En attendant nous incitons les parents en butte à des tracasseries à faire leurs nos informations au nom d’un traitement équitable de leurs affaires.

Pour le reste, la démonstration de la paille et de la poutre est faite, et bien faite… Faute de réagir les inspecteurs-contrôleurs ne sont plus franchement crédibles.