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Nous pensons qu’il est nécessaire de vous parler de Madame Nancy Schaefer, sénatrice américaine du parti Républicain (parti qui vient de prendre la présidence des USA), d’abord à travers cet article qui est la traduction de la vidéo de son intervention sur la question du CPS (équivalent de l’ASE aux USA), d’abord parce que ce qu’elle dit démontre bien une logique que nous connaissons, et ensuite parce que nous aborderons son rapport et les circonstances dans lesquelles elle a été assassinée.    

 Mon nom est Nancy Schaefer et je viens de l’État de Georgie aux États-Unis.

Je vous remercie pour votre aimable invitation qui m’amène à être parmi vous ce soir, merci à tous pour avoir organisé ce cinquième Congrès Mondial de la Famille.

C’est un privilège pour moi d’être des vôtres ce soir en compagnie de défenseurs de l’institution familiale. 

Je voudrais aborder la question des pouvoirs illimités des services de la protection de l’enfance.

J’ai servi en tant que sénatrice pour l’État de Georgie et après quatre années pendant lesquelles j’ai pu être témoin des abus de la politique de protection de l’enfance j’ai écrit un rapport intitulé : « un business corrompu : la protection de l’enfance « .

Je vous ai d’ailleurs apporté des copies de ce rapport qui m’a coûté mon siège au Sénat, mais il y a des causes qui méritent des sacrifices et celle-ci en est une.

J’y ai évoqué les problèmes et j’ai envisagé des solutions réalistes pour les familles et les enfants.

Je ne dis pas que dans toutes les situations observées les enfants ne devaient pas être enlevés à leur famille, mais ce soir je veux vous parler des situations pour lesquelles des enfants ont enlevés de leur famille intentionnellement et pour le profit des services sociaux. Oui, des enfants sont enlevés de leur famille sans raison valable si ce n’est la loi de 1974 dite « Loi sur l’adoption et la sécurité des familles ». Cette loi prévoit des incitations budgétaires en faveur des États qui augmentent le nombre d’enfants à adopter !

Pour recevoir ces bonus les agents des services de la protection de l’enfant doivent obtenir plus de marchandises à vendre. Ils bénéficient des subventions fédérales lorsque des enfants sont enlevés à leurs parents pour être placés contre leur gré dans des foyers ou des institutions médicalisés pour déficients mentaux.

Les parents sont des victimes d’un système étatique qui réalise des profits en plaçant leurs enfants le plus longtemps possible.

C’est un abus de pouvoir perpétré sans que la responsabilité des services sociaux ne soit mise en question et c’est un phénomène politique criminel qui va en s’accroissant et qui se répand dans le monde entier.

Bien souvent, mais pas toujours, les parents peu fortunés sont les premières cibles des enlèvements d’enfants parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire appel à des avocats ou de se battre contre ce système.

Être pauvre et ne pas disposer d’une belle maison ne justifie pas que l’on se fasse enlever ses enfants. Les services de la protection de l’enfance ont traduit le terme « pauvre » par celui de « psychologiquement inférieur » et en déduisent que l’enlèvement est réalisé dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

L’intérêt supérieur de l’enfant a aussi été redéfini aux dépens de l’enfant. En effet, il a été constaté que six fois plus d’enfants mourraient dans des foyers que dans leur environnement familial. Une fois qu’un enfant a été légalement kidnappé et placé dans un environnement « sûr », cet enfant est davantage susceptible de devenir victime d’abus dont des abus sexuels voire des viols. Les travailleurs sociaux sont souvent coupables d’actes frauduleux, ils peuvent soustraire ou cacher les preuves et utiliser des subterfuges pour porter atteinte aux droits des parents tout en se rendant intouchables par la protection que l’État leur offre du fait de leur statut d’agents publics.

Il existe une énorme bureaucratie composée de juges et personnels de justice, de travailleurs sociaux et autres fonctionnaires, de thérapeutes, experts psychologues et psychiatres, familles d’accueil et adoptants. Cette bureaucratie entend placer des enfants sous protection de l’État afin d’assurer la sécurité de leur emploi. Les juges ont donc le contrôle et la faculté de pourvoir aux revenus de 48,3 millions d’Américains.

Le bureau des statistiques américains a rapporté qu’en 2002, 48 milliards de dollars de revenus de transferts ont été versés aux familles d’accueil et autres parents. Cette somme est sous la direction et le contrôle des juges des enfants.

Les pères sont victimes de ce système injuste, ils continuent à financer les besoins de leurs enfants sans même avoir le droit de les voir. Trois papas que je connais et avec lesquels j’ai été en contact se sont suicidés dans les 12 derniers mois parce qu’ils ont perdu le droit de visite sur leurs enfants. Ce sont des crimes contre l’humanité perpétrés pour financer les services de protection de l’enfance.

Les parents se voient retirés leurs droits, leur droit humain, leur droit civil et même leurs droits religieux. Un exemple de ce qui se passe dans ma circonscription est qu’à la suite de telles alertes, j’ai personnellement appelé 37 familles qui étaient en contact avec moi et avaient toutes perdu leurs enfants, leurs petits-enfants. Je les ai  rencontrées ensemble dans une médiathèque :  nous avions rendez-vous un samedi à 9 heure du matin et nous ne nous sommes pas quittés avant 9 heures du soir. Il y avait aussi 50 autres familles qui étaient restées à l’extérieur car il n’y avait plus de place pour elles et nous n’avions plus de temps pour parler avec elles. Il y avait chez ces familles une immense angoisse et une souffrance profonde. Certains enfants avaient été enlevés à la sortie du bus scolaire, à l’hôpital, ou encore soustraits de leur famille au milieu de la nuit et pire encore. C’est une épreuve incroyable que subissent ces familles. Ces parents piégés par ce système deviennent comme des réfugiés, ils ne savent vers qui se tourner, ils ne savent pas quoi faire et la perte de leurs enfants les a dévastés. Après avoir travaillé pendant plusieurs années sur cette problématique, je sais qu’aucun enfant n’est sorti indemne d’un placement, les sans-abris sont souvent d’anciens enfants placés.

Durant ma dernière session parlementaire, j’ai fait passer une loi au Sénat de Georgie, la loi 4-15. Mais une autre loi y a été substituée à la dernière minute par le président de la commission juridique, tous les points fort de ma proposition de loi ont été effacés. On m’a dit qu’au moins j’aurais eu la satisfaction de faire passer ma loi et j’ai répondu qu’à l’évidence mes collègues ne me connaissaient pas. Je ne venais pas au Capitole pour faire passer mes lois, je venais pour faire entendre un son de voix discordant !

Que peut-on faire ?

Un audit indépendant doit être mené dans chaque État concernant les services de la protection de l’enfance.

Je suis en contact avec des membres du Congrès des États-Unis et des personnalités d’État et il possible d’ouvrir la porte même un tout petit peu.

Nous avons besoin d’une commission d’enquête fédérale, mais laissez-moi ajouter que du fait de la multitude de cas de placements abusifs que j’ai pu constater, j’en ai appelé aux sénateurs et représentants des États concernés dans tout le pays. Je leur ai demandé leur aide pour certaines familles, ils m’ont répondu que s’ils aidaient ces familles ou s’ils m’aidaient ils perdraient leur poste.

Supprimer les incitations fédérales à l’enlèvement d’enfants financées par l’argent des contribuables c’est ce que je veux.

Ces subventions ont transformé la protection de l’enfant en un business dont l’objet est d’enlever des enfants et de séparer des familles pour capter l’argent des contribuables.

Je veux que les tribunaux des enfants retirent les lois de confidentialité sur ces affaires, informent les parents de leurs droits et les respectent. Je pense aussi qu’on ne devrait pas supprimer l’autorité parentale des parents sans que l’affaire ne soit jugée par un jury populaire.

Les droits de la famille et des parents doivent être protégés. Nous n’avons pas besoin de plus d’ingérence comme celle de la convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, l’éducation des enfants relève des parents, des enfants et du sens commun.

Nous devons persévérer dans notre volonté de faire de grandes réformes, de grandes réformes sont nécessaires dans ce domaine.

Un montreur de fauve demandait :  comment voulez-vous dresser un lion s’il est bien nourri ?  Il répondait qu’il fallait d’abord le briser puis lui garder l’estomac vide.

Comment dresser les services de la protection de l’enfance ? Cela ne peut arriver qu’en les fermant, puis en recréant de nouveaux services de A à Z dont le fondement serait  le respect des valeurs familiales. 

Pour terminer, laissez-moi vous rappeler que la cour d’appel du district fédéral et la Cour suprême des États-Unis confirment tous la constitutionnalité du droit des parents d’exercer leur autorité parentale sur leurs enfants. Il existe aussi des lois Bibliques (Proverbes 31.8)  qui énoncent :Ouvre ta bouche pour celui qui ne peut pas s’exprimer, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche et juge avec équité, défends les droit du pauvre et de l’affligé.

Merci.

ASE-Barnevernet, même combat !

banner-stopbarnevernet2Il est toujours intéressant de voir des journalistes français s’intéresser aux horreurs des services de la protection de l’enfance dans d’autres pays même s’ils taisent habituellement ce qui se passe en France.

Pour autant la dénonciation des ASE Norvégiennes résonne à nos oreilles, tout ce qui est dit et dénoncé peut-être illustré par notre livre noir des sociaux.

Mais pour mieux analyser ce précieux reportage pour lequel nous remercions Aline Fontaine et Ludovic Fossard; nous vous l’incluons avec une description texte y compris pour la traduction des paroles des victimes interviewées (en anglais dans le reportage) et quelques commentaires.

Le Barnevernet est l’équivalent Norvégien de l’ASE, ses objectifs avoués sont exactement les mêmes : la protection de l’enfance, mais le Barbevernet est très actif et le nombre d’enquêtes sociales y serait trois fois plus élevé qu’en France.

Des parents se rassemblent pour mettre en accusation les sociaux du Barnevernet

Le reportage commence par un rassemblement de parents victimes du Barnevernet.

Ils témoignent lors du rassemblement :

  • un papa explique que son enfant a été enlevé alors qu’il n’avait que deux jours, on ne lui a jamais donné l’opportunité d’être parent ;
  • une maman raconte que ses deux fils lui ont été raptés il y a deux ans et demi ;
  • une autre qu’en décembre 2015, ils sont venus lui prendre cinq de ses enfants.

Un travailleur social accepte de recevoir l’équipe du reportage, ses arguments sont le fameux principe de précaution : il vaut mieux agir que de ne pas bouger, pourtant quel principe de précaution est mis en place pour éviter les traumatismes des enfants placés ? Le social considère que les familles sont aidées par le Barnevernet, que la plupart sont satisfaits. Il précise aussi qu’il intervient lorsqu’il peut exister des conflits d’intérêts entre les parents et les enfants, qu’il doit alors prendre le parti de l’enfant et non celui des parents.

Mais comment oser parler de conflit d’intérêt si ce n’est pas une inversion accusatoire ? On sait, en effet, que les placements sont le gagne-pain des sociaux et qu’ils n’ont aucun avantage à rendre les enfants. Plus largement opposer parents et enfants pour tous les cas d’intervention du Barnevernet dévoile une conception relevant d’une vision conflictuelle de la famille allant jusqu’à considérer le principe même d’éducation comme une maltraitance.

Génération après génération : ils placent !

Un jeune couple, Robert et Christine, parents du petit Lukas, ne peut le voir que 8 heures par an.

L’enfant leur a été enlevé à l’âge de un an alors que le mari était à son travail : une descente du Barnevernet à leur domicile accompagné par la police a été filmée par la maman. Les parents, Robert et Christine reviennent sur ces images et disent n’avoir rien pu contrôler, que d’un coup leur famille a été brisée.

L’enlèvement se fonde sur un diagnostic réalisé sur Christine il y a 8 ans, elle avait alors 14 ans et était placée dans un foyer. Ce diagnostic la présentait comme légèrement « attardée », ce qui n’est pas si étonnant dans le contexte vécu. Un autre diagnostic a précisé que son état avait évolué et qu’elle ne souffrait plus de retard mental. Mais le diagnostic le plus ancien suffisait au Barnevernet.

La mère de Christine regrette être allée demander de l’aide aux services sociaux, bien des années auparavant. Évidemment, l’aide apportée a consisté à lui retirer ses deux aînés, les enfants furent séparés et placés en foyers et en familles d’accueil.

Là bas aussi on s’acharne sur les enfants placés devenus adultes en plaçant à leur tour leurs propres enfants. Le mauvais test de Christine permettait aux sociaux de la suivre toute sa vie même s’il n’est pas représentatif de son véritable état mental .

Le combat pour Lukas

Christine et Robert veulent se battre en contestant le placement devant le juge des enfants. La confiance est vacillante, Christine sait bien que les sociaux ont beaucoup de pouvoir devant les juges et qu’ils en abusent. Leur avocat souhaite plaider le fait qu’il n’y a jamais eu de maltraitance, mais que l’enlèvement ne se fonde que sur l’enfance dévastée de Christine aux mains des sociaux. Les parents ont peur qu’à son tour, entre les mains des sociaux, le petit Lukas n’ait lui aussi une enfance dévastée.

C’est bien d’ailleurs ce que préparent les juges pour le petit Lukas puisqu’ils vont donner toute satisfaction au Barnevernet comme nous l’apprendra la suite du reportage. Toute satisfaction cela veut dire que ces juges ont aussi accepté de baisser les droits de visite des parents 8 heures à 4 heures PAR AN ! En clair on leur demande d’abandonner leur fils. 

Tor, un combattant de la cause familiale

Tor Age Berglid, lui, a donné une tape sur la main de son fils, et comme en France depuis une loi passée en catimini en décembre 2016, ce geste est interdit.

On lui a alors enlevé son fils, mais aussi sa fille.

Il raconte qu’il travaillait quand son ex-épouse lui a envoyé un message l’informant que le Barnevernet avait rencontré les enfants à l’école et qu’il n’avait désormais plus le droit de les voir.

Tor rencontre sa fille trois semaines après en visite médiatisée ; elle lui saute dans les bras, insiste pour rentrer à la maison. Les sociaux n’en disent évidemment pas un mot dans leur rapport et détruisent ainsi sa carrière, sa vie, sa famille. Mais Tor a bien l’intention de le leur faire payer, ce sera le combat de sa vie.

Le père outragé donne sa démission, il n’est plus pilote d’hélicoptère et a décidé de coincer le Barnevernet. Beaucoup lui ont dit que sa tâche était impossible, mais il travaille activement à mettre en cause les crimes d’État. Il a créé Barnets Beste et parvient à mobiliser 300 personnes pour une manifestation, organisant ce qu’il qualifie de forces de la résistance.

Son association organise des meetings, créé des clips vidéos, il prend la parole partout dans le pays.

Les réactions sont marquées par l’étonnement, ceux qui n’ont jamais eu affaire aux sociaux ont du mal à évacuer la propagande étatique, à réaliser que de telles horreurs se commettent. Ils ne comprennent pas que l’on puisse critiquer les services qui ont pour mission d’aider les populations, ainsi que les associations qui collaborent.

Mais l’arme de Tor, ce sont les faits : pour mettre en évidence les exactions des sociaux, il recueille les témoignages des victimes du Barnevernet. Une mère et ses enfants  sont filmés pour Tor, ils ne souhaitent pas montrer leur visage de peur de représailles. Le Barnevernet  les avaient enlevés pour les rendre 10 jours plus tard. Traumatisés par cette expérience, ils craignent que le Barnevernet ne revienne, les enfants en font des cauchemars récurrents et ont nourri une grande méfiance à l’égard des fonctionnaires du social.

Ce retour est une exception, dans 9 cas sur 10, le Barnevernet obtient tout ce qu’il veut en justice.

Le Barnevernet, un État dans l’État

Quelques députés ont pris conscience de l’horreur sociale, mais ils ne peuvent obtenir justice pour les familles.

L’un de ces députés explique que le Barnevernet est un État dans l’État, qu’il refuse toute transparence ; lorsqu’il prend une mauvaise décision reconnue comme telle par la justice, il ne tient pas compte du jugement et persiste soit en refusant d’obtempérer soit par des manœuvres dilatoires.

Le Barnevernet n’admet jamais ses erreurs.

Le recours à la communauté internationale, une solution ?

Lorsque le Barnevernet s’en prend à des ressortissants étrangers, comme c’est le cas pour une famille Tchèque; l’aide peut venir de l’extérieur.

Dans l’affaire en question, Eva a subi l’enlèvement de ses deux fils en mai 2011, ils étaient alors âgés de 5 et 2 ans. Le Barnevernet s’est justifié par des suspicions d’attouchements à l’encontre du père.  Mais les examens médicaux et la police ont démenti. Pourtant pendant des années la fratrie est séparée et n’a pas le droit de s’exprimer en tchèque, la menace d’adoption plane.

5 ans plus tard, l’affaire doit repasser devant un juge des enfants. La mobilisation est assurée pour défendre la famille : un conseiller juridique tchèque, une députée tchèque et la télévision tchèque accompagnent Eva au tribunal. Le grand-père demande en allemand pourquoi cet État punit-il les enfants et il en appelle au droit international.

Le Bernevernet a d’ailleurs déjà été condamné à quatre reprises par la Cour européenne des droits de l’homme, mais s’en moque bien.   

Une mobilisation qui déplaît aux autorités : les juges disposent de six policiers pour garder la salle d’audience et les journalistes tchèques sont exclus des débats.

L’État se venge par les diktats de ses magistrats : Eva perd ses droits de visite et son autorité parentale, elle n’est plus une mère et ses enfants sont bons pour l’adoption !   

Mieux : une insurrection des familles

L’avocat norvégienne d’Eva évoque une dérive du système, les hommes de l’État prétendent transformer la société norvégienne en une société idéale, c’est au nom d’une telle utopie qu’ils entendent exercer un contrôle total sur leur population, c’est effrayant.

En réalité nous sommes bien là dans le projet socialiste par excellence avec la négation totale de l’individu qui n’est considéré que comme un simple élément du corps social. C’est d’ailleurs bien ce que nous connaissons en France.

Là-bas aussi un secrétaire d’État justifie les actes de son administration et répond qu’aucun système n’est parfait, qu’il est possible de l’améliorer, que le système d’Etat Providence est en charge de milliers d’individus (il parle du Barnevernet) et que quelques cas peuvent être revus mais l’amélioration du système prendra plusieurs années. Quant à savoir ce qu’il appelle une amélioration du système, il pourrait bien s’agir d’en accentuer, si c’est encore possible, son caractère totalitaire. On connaît cela.

Alors comment se battre contre le Barnevernet et dénoncer les complicités ?

Tor a la réponse, c’est sur la champ politique qu’il faut porter le fer. Nous l’avions compris aussi, la défense de l’Institution familiale suppose une mobilisation qui portera davantage que les actions judiciaires souvent perdues d’avance.

Pizzagate

Nous avons beaucoup entendu parler du Pizzagate mettant en cause l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

S’agit-il d’une campagne de désinformation ainsi que le prétendent les mauvais perdants de l’appareil d’État Obama, l’AFP et la plupart des medias français mainstream qui en font un sommet des théories conspirationnistes  ?

Il nous a paru nécessaire de creuser la question car :

  • Le Pizzagate met en cause l’existence d’un réseau pédophile au sommet de l’État américain et serait lié à l’affaire Lolita Express ) ;
  • Tout information non estampillée du sceau des censeurs étatiques est désormais présentée comme « conspirationniste ».

Nous ne livrons donc que des informations sur lesquels nos lecteurs se feront leur opinion.

Les prémices de l’affaire

Reprenons donc l’affaire à sa source soit en 2011, donc à une époque où le duel Hillary Clinton – Donald Trump n’était pas d’actualité.

En 2011 donc, le journaliste américain Andrew Breibart émet un tweet accusant John Podesta de couvrir un réseau pédophile. Podesta était alors l’ancien chef de cabinet de Bill Clinton et dirigeait le  » Center for American Progress », un club de réflexion de gauche qui inspirera la politique Obama.

L’année suivante, Andrew Breitbart décède à 43 ans d’une crise cardiaque suspecte. Il est vrai que l’on décède beaucoup ces derniers temps dans le milieu des lanceurs d’alertes. Mais Andrew Breitbart continue son œuvre à travers le site d’actualité « Breitbart News ».

Les goûts particuliers des influents frères Podesta

John et Tony Podesta apprécient un art un peu particulier.

Tony Podesta plus particulièrement affectionne les tableaux dérangeants de Biljana Djurdjevic dont certains représentent des enfants dans des mises en scènes sado-masochistes (https://www.instagram.com/p/BMbUEEOjAkw/), il orne aussi son salon avec la sculpture d’un homme nu décapité (http://www.fawkes-news.com/2016/11/reseau-pedophile-clintonpodesta-le.html).

abramovc.pngLes deux frères sont proches de Marina Abramovic, artiste adepte des happenings inspirés par Aleister Crowley, le « pape » du satanisme. Elle participe aux levées de fonds d’Hillary Clinton autour de « spirit cooking » auxquelles sont invités les frères Podesta, ce que révèle un mail fuité du 28 juin 2015. Le « spirit cooking » donne l’occasion de recettes mystères à base de sang, sperme et autres humeurs. Entre les célébrations cannibales symboliques, l’exposition de suppliciés et d’enfants attachés, les Podesta semblent ne pas être bien nets.

La correspondance Podesta

Les mails fuités dont il est question sont disponibles sur WikiLeaks et sont donc tout à fait vérifiables  (https://wikileaks.org/podesta-emails/).

La lecture de ceux-ci révèle que John Podesta et ses amis soient particulièrement friands de cuisine italienne, jusqu’à l’obsession dans des courriels absurdes adressés par les dirigeants d’une fondation caritative (Sandler Foundation) à Podesta du type : « Je ferais mieux de jouer aux dominos sur du fromage ou sur des pâtes ? » ou encore « Les agents immobiliers ont trouvé un mouchoir (je pense qu’il a une carte qui semble être en lien avec des pizzas). Est-ce qu’il t’appartient ? ». Il leur est répondu par une certaine Kathryn Tate : « Je viens de vérifier et j’ai trouvé un mouchoir carré (blanc et noir) laissé sur la plan de cuisine, je te l’envoie par mail si te me dis où l’envoyer ».   

Le media Eagle Rising fait aussi connaître un mail informant qu’Obama avait dépensé 65 000 dollars pour expédier de Chicago à la Maison Blanche des pizzas et des hot-dogs à l’occasion d’une fête. Une information qui n’est certainement pas à prendre au premier degré (http://eaglerising.com/38210/wikileaks-more-clues-that-tie-clintonspodesta-to-child-prostitution-ring/)

Ces courriels sont aussi reproduits et commentés sur reddit, on en trouve de plus bizarres encore montrant l’excitation de la bonne société démocrate autour de pizzas et hot-dogs parties.  (https://www.reddit.com/r/conspiracy/comments/5d5fa2/pizzagate_summary_the_verifiable_evidencedriven/)

Des pizzas comme s’il en pleuvait

L’utilisation de noms code est fréquente dans les milieux criminels, les pédophiles n’y font pas exception. Pâtes signifierait petit garçon et fromage petite fille, pizza au fromage (Cheese Pizza) vaut pour pornographie enfantine (Children Pornography).

Pour aller jusqu’au bout du délire les réunions sont tenues dans la pizzeria « Comet Ping Pong » avec flyers suggestifs représentant des enfants attachés assortis d’appels à donations pour la campagne. Les images que nous préférons ne pas reproduire ici, sont consultables sur le Millenium Report (http://themillenniumreport.com/2016/11/james-achilles-alefantis-and-his-comet-ping-pong-network/) ou encore sur Fawkes news qui précise les affinités perverses du gérant du Comet Ping Pong (http://www.fawkes-news.com/2016/12/pizzagate-les-petites-blagues.html).

Peut-on trouver des victimes ?

Quant à savoir d’où viennent les enfants, Hillary Clinton a été mise en cause dans un cas d’enlèvements d’enfants à Haïti, perpétrés par Laura Silsby, responsable d’une ONG arrêtée en compagnie de 33 enfants à la frontière de la République Dominicaine. L’affaire a encore été révélée par la fuite des mails d’Hillary Clinton (https://wikileaks.org/clinton-emails/emailid/3776) présentant l’opération comme un secours apporté à des orphelins et la création d’un orphelinat en Dominique. En réalité ces enfants n’étaient pas des orphelins, ils n’étaient pas abandonnés et le projet d’orphelinat était inconnu des autorités Dominicaine.

Donald Trump s’est inquiété de l’ampleur des disparitions d’enfants aux USA et en a attribué pour partie la cause à des pervers qui devraient être rapidement jugés et exécutés.

Donald J. Trump 

✔@realDonaldTrump

Got to do something about these missing chidlren grabbed by the perverts. Too many incidents–fast trial, death penalty.

Une piste Podesta au Portugal ?

Les USA ne sont pas le seul pays touché par les disparitions d’enfant, une rumeur enfle autour de l’enlèvement de la jeune Madeleine McCann au Portugal en 2007, une affaire pour laquelle les parents ont été inquiétés.

Le site Truth feed (http://truthfeed.com/breaking-bombshell-multiple-reports-tie-clintons-podesta-brothers-to-child-abduction-case/34348/) évoque la possible implication des  frères Podesta à partir d’informations trouvées sur Wikileaks, notamment les habitudes des Podesta au Portugal et les liens de Tony Podesta avec un violeur d’enfants condamnés pour ces faits.

L’accusation de conspirationnisme est vite tombée sur ces alertes, nous n’en dirons pas plus si ce n’est en vous soumettant le portrait-robot des kidnapeurs réalisé par la police suite à l’enlèvement et les photos des frères Podesta.

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On peut penser à un fake tant la ressemblance est évidente, pourtant on retrouve bien ce portrait robot dans le Daily Mail et le journal belge 7 sur 7 du 14 octobre 2013 précise :

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Lundi soir, les portraits-robots d’hommes vus à Praia da Luz et aux alentours de cette station balnéaire seront publiés afin « d’essayer d’identifier ces personnes pour éliminer des innocents ou établir s’ils peuvent être liés de loin ou de près » à la disparition de la fillette, a expliqué Scotland Yard dans un communiqué. Les portraits-robots seront également publiés « dans les jours qui viennent » aux Pays-Bas et en Allemagne, selon la même source. L’émission « Aktenzeichen XY » de la chaîne publique allemande ZDF doit les diffuser mercredi. Parmi ces portraits figurent deux suspects parlant allemand, selon le quotidien populaire Bild. »

Lolita Express

clintonCurieusement le scandale du Lolita Express n’a pas beaucoup fait parler en France. C’est dommage car il est d’importance et met en cause des personnalités haut placées comme on dit.

Mais voyons les faits de plus près.

Le scandale a pour origine Jeffrey Epstein, un financier de la gauche bien-pensante américaine, celle soutenue à longueur de media par nos journalistes qui ne cessent de pleurnicher depuis la défaite d’un certain ordre mondial.

Jeffrey Epstein est donc un homme d’affaires et financier qui sait renvoyer la balle. Il met à disposition de ses influentes relations ses abondants moyens. Moyens en question  qui consistent, entre autres, en un Boeing 727 transformé en bordel volant, le « Lolita Express ».

Des sièges confortables dans le « Lolita Express »,  un grand lit qui l’est plus encore et surtout des distractions sous forme de jeunes filles mineures prostituées pour des relations sexuelles de groupe. Pour le reste, le « Lolita Express » dessert de grandes capitales dans le monde entier en proposant ses services récréatifs qui valent au maquereau pour clients pédos tout la reconnaissance libidineuse des hommes, mais aussi femmes de pouvoir.

Trois françaises de 12 ans offertes en cadeau d’anniversaire

Il est miraculeux que cette affaire ait transpirée, que des enquêtes du FBI conduisent à établir qu’une quarantaine de jeunes filles de 12 à 16 ont été prostituées et utilisées quotidiennement à cette fin.

D’ailleurs trois de ces jeunes filles âgées de seulement 12 ans étaient françaises et avaient été offertes au financier pédophile Jeffrey Epstein à l’occasion de son  anniversaire (http://www.frontpagemag.com/point/262853/why-bill-clintons-26-trips-lolita-express-child-daniel-greenfield). Une autre mineure de 14 ans, surnommée l’esclave sexuelle des Balkans, avait été achetée à ses parents.

Les victimes osent parler

Personne n’a su faire taire Virginia Giuffre par tous les moyens habituellement utilisés. Virginia a révélé avoir été prostituée depuis l’âge de 15 ans pour les services du bordel volant. Elle dit avoir été « recrutée » par Ghislaine Maxwell, l’ex petite amie de Jeffrey Epstein pour être utilisée comme « esclave sexuelle ». Sarah Kellen, ancienne assistante d’Epstein est aussi mise en cause pour avoir débauché des jeunes filles.

C’est d’ailleurs une constante dans les réseaux pédophiles que de recourir à des femmes pour mettre en confiance les victimes.

Virginia Giuffre met en cause le célèbre et très mûr avocat Alan Dershowitz ainsi que le prince Andrew pour avoir eu des relations sexuelles avec elle.

Les Clinton batifolent

On sait que les Clinton sont des amis intimes de Jeffrey Epstein, lequel connait d’ailleurs les 21 numéros de téléphones permettant de joindre son ami Bill.

L’enquête révèle aussi que l’ancien président avait voyagé 26 fois entre 2001 et 2003 sur le Lolita Express. Il se serait aussi rendu sur « Orgy island », une île des Caraïbes appartenant à Jeffrey Epstein et dont l’origine du nom nous semble bien mystérieux … Bill Clinton était accompagné par quatre jeunes femmes dont deux appartenaient au harem du pédophile Epstein (http://www.washingtonexaminer.com/details-on-bill-clintons-ride-on-pedophiles-lolita-express-sought/article/2566852).

Agir contre le sida ?

L’ex président a nié se repaître de chair fraîche en prétendant avoir fait usage du Boeing d’Epstein pour organiser des actions de sensibilisation contre la pauvreté et le sida en Afrique. C’est dans ce cadre qu’il avait emmené avec lui Chris Tucker, Naomi Campbell, Kevin Spacey, Gayle Smith (qui siège au conseil national de sécurité d’Obama) mais aussi une maquerelle d’Epstein et Chauntae Davis, une actrice (majeure) de porno chic.

Prison au quart-temps

Après transaction avec la justice, Jeffrey Epstein, qui risquait une peine fédérale de 10 à 20 ans, a été condamné à une peine légère de 13 mois à la prison de Palm Beach avec permission de sortie de 16 heures par jour pour se rendre à son travail. Il ne fut d’ailleurs puni que pour la sollicitation d’une mineure aux fins de la prostituer en 2008 : il est toujours utile d’avoir des amis puissants qui mettent la main au panier.

Pourtant une autre femme témoigne avoir été violée plus de 50 fois par Jeffrey Epstein depuis ses 13 ans. Elle accuse son violeur d’avoir abusé d’elle et d’autres mineures après avoir été attirées chez lui pour poser en tant que modèles.

En creusant un peu, selon Russia Today, on découvre qu’en 2015, alors que le FBI enquêtait sur l’affaire et qu’Hillary Clinton exerçait des responsabilités dans l’administration Obama, 3,5 millions de dollars ont été transférés d’un compte suisse de Jeffrey Epstein vers la fameuse Fondation Clinton. OUPS …

 

Au nom de l’ordre et de la morale

Tel est le titre de ce documentaire qu’il est indispensable d’avoir vu. Ou plutôt au nom de « l’intérêt général » ou de la « morale publique » car c’est bien de cela qu’il s’agit quand un État viole les libertés des individus au nom d’une conception étatique de ce qui relève de comportements déviants.

Cette violation a pris la forme d’enlèvements d’enfants par l’État suisse, une pratique codifiée et qualifiée officiellement d’internements administratifs.

En 1970, le préfet du district de la Glâne, dans le canton de Fribourg, justifiait d’ailleurs ces pratiques d’enfermement de personnes « s’adonnant habituellement à l’inconduite ou à la fainéantise et compromettant par là-même la santé et la sécurité publique». La justification donnée par le préfet c’est l’ordre public, quant aux libertés individuelles … 

Une disposition constitutionnelle soviétique

Cette définition d’enfermement pour parasitisme social n’est certes pas propre à la Suisse, elle   vient d’une définition légale validée par le parti communiste d’URSS et présente dans la constitution soviétique de 1936. Les conséquences en terme d’enfermement y furent les mêmes avec des peines prévues telle que le goulag.

Au passage mentionnons qu’il est dommage que ce parallèle n’ait pas été exploité par le documentaire qui n’envisage pas non plus la situation actuelle de la protection de la jeunesse.

Les témoins donnent cependant la véritable mesure des exactions publiques au sein de goulags pour enfants ou de familles thénardières. Nous avions évoqué cette réalité il y a presque trois ans déjà avec le témoignage d’Ursula Müller-Biondi. Cette fois Ursula revit sur pellicule ce qu’elle nous a confié : « L’État nous a trahi. Si nous ne sommes pas vigilants tout est possible. ». Les frères Uldry témoignent aussi dans ce reportage de tortures subies sur le plan physique et mental, un véritable marqueur de la barbarie sociétale sur des êtres sans défense dont certains ont aussi été stérilisés.

Ces lieux de maltraitances, ces sortes de foyer-prisons sont aussi présentés comme des lieux de rupture familiale et de culpabilisation. L’enfant y perd son identité puisqu’il lui est dit que personne ne veut de lui, que ses parents l’ont mis à la poubelle pour ne plus avoir à s’en occuper.

De telles situations ne nous sont pas si étrangère, il suffit d’ailleurs de lire la prose du CEDIF.

La repentance est facile, mais les actes en disent long

C’est pourquoi nous avions interpellé la fameuse « Table ronde » mise en place pour les victimes. Nous voulions tester la sincérité de la repentance étatique.

Les résultats de ce testing sont atterrants puisque les bourreaux, sadiques et fonctionnaires de la négation humaine n’ont jamais été jugés, ne le seront jamais, mais aussi que d’autres saloperies continuent à se commettre après 1981 (date limite de repentance officielle) et jusqu’à aujourd’hui même.

Ainsi les repentances exprimées par Simonetta Sommaruga, ministre de la justice ne visent qu’à taire le scandale. De la même manière, les enfants internés devaient sourire et dire qu’ils étaient heureux lorsque des visiteurs venaient à passer par là. Les apparences, il fallait toujours les préserver et c’est encore ce qui se passe actuellement.

Si jamais des enfants sont maltraités par l’État, il faut le nier.

Si personne n’est dupe alors il ne faut pas en parler.

Si la parole des victimes devient trop audible, il faut se repentir devant les micros et ne surtout rien changer aux habitudes.

Si les mauvaises habitudes font l’objet de fuites alors on reprend le schéma ci-dessus quitte à s’excuser de nouveau tous les quarante ans.

Quand à ceux qui parlent, tant qu’il est possible de les faire taire on le fera.

C’est au nom d’une telle méthode que des journalistes d’investigation suisses ne peuvent enquêter sur les abus sur enfants commis par l’État postérieurement à la période officielle de repentance. Braver cet interdit c’est s’exposer à des poursuites avec demande d’interdiction d’enquête.

Il n’empêche que la loi du silence a une date de péremption et que l’hypocrisie de la repentance fait le lit de l’injustice.

stoppkesbVu de France il pourrait sembler étrange que notre association, première association de défense de l’institution familiale contre les sévices publics, puisse s’intéresser d’aussi près à un sévice public suisse plus précisément au KESB (Kindes und Erwachsenenschutzbehörde) de Zürich.

Mais si les familles Suisses sont vent debout contre l’autorité de tutelle de Zürich et ont constitué pour cela une association STOPP KESB avec pétition et initiative de votation pour dissoudre  ce sévice public, il existe aussi des familles françaises victimes puisque le KESB prend fait et cause dans des différents parentaux afin de placer des enfants français sous curatelle à Zürich.

Cette fois c’est la famille de Monsieur Lienard qui est victime des exactions des mêmes indvidus exerçant dans la même administration et avec les mêmes procédés. .

Bonjour Monsieur Lienard, pouvez-vous nous dire dans quelle circonstance le KESB est intervenu dans votre vie et celle de votre fils ?

J’ai malencontreusement fait appel au KESB, afin de pouvoir avoir le droit de voir mon fils mais également obtenir mon autorité parentale.

La situation était en effet telle que la mère ne souhaitait pas que j’entretienne de relations avec mon petit garçon ni même que nous partagions l’autorité parentale. Je pouvais le voir 1 fois tout les 15 jours pour quelques heures à conditions que la mère, ou le père de la mère soient présents.

Le KESB nous a alors convoqué la maman et moi, mais après une heure d’entretien avec deux personnes du service social j’ai compris que ça allait être compliqué. En effet les deux assistantes sociales ont voulu m’expliqué que ma demande ne pouvait être satisfaite rapidement, elles m’ont comparé à un repris de justice et à la fin m’ont expliqué qu’il fallait que je sois accompagné dans mes démarches.

J’ai n’ai pas compris à cet entretien surréaliste.

J’avais apporté des photos, des vidéos, les preuves que je paie bien la pension alimentaire, ainsi que tous les échanges que j’ai eu avec la mère. J’ai expliqué que je n’ai jamais eu de problème avec la justice, je ne fume plus, je ne bois, je n’ai jamais été violent, je travaille comme cadre dans le secteur privé. Je ne suis rien d’autre qu’un père qui veut être présent aux cotés de son fils.

Ces deux assistants sociales ont refusé de regarder ce que j’exposait, prétendant ne pas avoir le  droit de prendre ces preuves. Elles ont ensuite établi un rapport que j’ai reçu plusieurs mois plus tard :  on m’autorise à voir mon fils seulement le dimanche et à Zürich durant 3 heures 30 dans un service social et on me précise que je n’ai pas l’autorité parentale !

Donc le KESB concrétise la séparation ce qui revient légalement à vous enlever votre fils. Mais sur quelle base ont-ils pris une décision aussi grave alors que même en Suisse désormais les deux parents séparés ont l’autorité parentale ? Ne pas se voir reconnu l’autorité parentale ce n’est possible que pour des faits extrêmement graves. 

Je ne sais, il n’y a aucun élément tangible contre moi que ce soit dans les décisions ou le dossier. Rien à part les explications de la mère. Elle est Suisse Allemande, ne parlant pas Allemand et étant Français, je présume qu’ils lui on fait confiance.

Mais aujourd’hui je voudrais comprendre comment une telle chose est possible. J’ai d’ailleurs pris une avocate qui a écrit 18 pages pour expliquer que cette situation est anormale, nous n’avons jamais eu de réponse de la part du KESB.

Quels sont les effets de cette mise sous curatelle sur votre relation père-fils ?

La destruction des rapports entre mon très jeune fils et moi. C’est catastrophique !

Mais il y a bien quelque part des éléments qui ont été retenus contre vous ?

Non, justement hormis deux choses : on m’a expliqué que les relations avec la mère n’étant pas bonnes, on ne peut pas me donner mes droits. J’ai demandé à quoi il faisait référence, le KESB m’a répondu que j’aurais eu le tort d’insister pour que mon fils alors âgé de trois mois puisse avoir une éducation en allemand mais aussi en français. La mère s’était aussi plaint de ce que j’avais demandé que mon fils prenne un bain car il sentait mauvais.

Les agents du KESB en ont fait des désaccords suffisants pour qu’ils m’écartent de la vie de mon fils. Ils ont refusé d’entendre ma proposition de payer une crèche francophone à Zürich pour que mon fils s’y rende une à deux fois par semaine afin de sa familariser avec sa langue paternelle. Aujourd’hui il a trois ans et demi et ne parle que l’allemand, ce qui n’est pas simple pour se comprendre.

Nous avions déjà dénoncé le KESB pour son refus du contradictoire, l’utilisation d’expertises de complaisance, la diffamation et le parti pris comme des éléments révélateurs du choix de l’arbitraire dans les méthodes utilisées. Pouvez-vous aussi témoigner de ces exactions du KESB dans l’affaire de votre fils ?

Oui, pour ma part, je n’ai jamais été écouté, le KESB a jugé sans aucune preuve tangible. Je me bats aujourd’hui juste pour comprendre pourquoi je n’ai aucun droit.

Si j’avais commis des exactions, cela ferait du sens, mais dans mon cas, je suis un papa rien de plus ordinaire. Personne hormis le Cedif, ma famille, mes amis ne souhaite comprendre. J’ai écrit, j’ai téléphoné juste pour qu’une personne en Suisse puisse lire mon dossier. J’ai d’ailleurs décidé de le rendre public le mois prochain.

Je crois d’ailleurs que, comme dans un précédent que nous avions cité, les sévices du KESB ont opéré un détournement de correspondance en envoyant toutes vos lettres à la mère de votre fils afin d’envenimer la situation ?

Oui, vous avez raison. Les courriers que j’ai envoyé au KESB pour demander mon droit de visite, ont été transmis  à la mère alors que nous n’avions ni l’un ni l’autre d’avocat. J’ai les preuves d’ailleurs, qui seront dans le dossier.

Avez-vous pu rencontrer les personnels du KESB après leur jugement, comment ont-ils répondu à vos arguments  ?

Je n’ai jamais eu de réponse à mes arguments, car ils revenaient toujours me dire que nous nous comprenions mais que je devais être accompagné. Nous comprenons, disent-ils,  peut-être qu’un jour vous aurez l’autorité parentale.

Je ne comprends vraiement pas leur attitude.

La mise sous curatelle des enfants est un business lucratif, vous a-t-on extorqué de l’argent pour rencontrer votre fils, et comment cela s’est-il passé ?

Pour avoir demandé de l’aide, j’en suis actuellement à payer la somme de 1297 CHF. Là peut-être que je suis hors la lois, car j’ai refusé de payer. Mais je trouve que la situation est abjecte.

Comment votre fils a-t-il vécu ces rencontres surveillées ?

Il est encore petit, mais comprend que quelque chose ne va pas. Il va penser que je suis un mauvais père puisque je ne viens pas le voir alors qu’on m’interdit de venir, ou alors une fois par mois de  3h à 3h30.

Je me réjouis tout de même d’avoir deux Skype par semaines avec lui. Pour moi c’est difficile, mais pour ma maman, c’est encore plus dur car elle ne l’a jamais rencontré.

Face à cette situation intolérable avez-vous pu être aidé, ne serait-ce que par les autorités françaises qui doivent protection à leurs ressortissants ?

Non, et pourtant je n’en suis pas à mon premier courrier, j’ai une personne qui m’a demandé d’écrire à un autre service de la justice. Ce que je vais faire bien sûr.

Mais aujourd’hui le gouvernement Français est vraiment absent.

Je comprends le fait qu’il ne puisse pas s’ingérer dans les lois Suisse, mais au moins écrire un courrier pour demander des explications, ça aurait été déjà bien.

Pensez-vous soutenir les initiatives actuelles pour dissoudre le KESB ? Quant à ceux qui travaillent dans ce service, pensez-vous qu’ils devraient répondre d’actes délictueux devant la justice ?

Je ne suis pas un militant à la base, et je suis plutôt discret. Mais la réponse est OUI,  le KESB doit impérativement disparaître ou alors respecter  les lois en vigueur sur le territoire Suisse avec un conseil de surveillance qui respecterait au moins les droits de l’enfant mais également les droits de l’homme.

Monsieur Nüssberger, qui en est à la tête et qui a traité mon dossier, doit répondre de ses actes devant la justice. C’est criminel la façon dont les choses se passent. Le KESB est très puissant à Zurich et les décisions prises on de graves conséquences.

Merci Monsieur Lienard, nous avions déjà promis que nous suivrions une autre affaire devant le KESB, la vôtre s’y rajoute. 

À la recherche de l’intérêt supérieur de l’enfant

La notion d’intérêt supérieur de l’enfant est citée à tout bout de champ afin de justifier n’importe quelles mesures sociales ou judiciaires le concernant les pires comme les meilleures.

Cette notion apparaît donc comme grandement galvaudée d’autant que sa définition reste à trouver. Les Nations Unies s’interrogent donc et en font l’objet de colloques et de communications, ce que des fonctionnaires du social ont constamment à la bouche sans être capable de le qualifier, il faudra que d’autres puissent y coller une signification précise.

Une tentative de définition amène les Nations Unies à se citer :

« Le concept d’intérêt supérieur de l’enfant vise à assurer tant la réalisation complète et effective de tous les droits reconnus dans la Convention que le développement global de l’enfant. ».

Ainsi l’intérêt supérieur de l’enfant serait la reconnaissance de ses droits contenus dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Sur ce point s’il est vrai que des droits fondamentaux sont exposés, d’autres sont au mieux discutables concernant des adultes en devenir.

Il aurait été convenable alors de hiérarchiser de tels droits, ce que se refusent les Nations Unies, lesquelles laissent aux États le soin d’apprécier la mise en place et l’application de ces droits y compris de façon contradictoire. Ainsi la liberté d’association de l’enfant est-elle un droit quand elle s’oppose à l’autorité parentale ? L’enfant possède-t-il la maturité nécessaire pour réaliser des choix d’engagement qui en réalité lui seraient dictés par d’autres (ses enseignants par exemple) sans que les parents ne puissent mettre en cause ces choix ?

Le développement global de l’enfant doit être recherché

Reste tout de même la référence plus sérieuse concernant le souci du développement global de l’enfant dans ses dimensions physiques, morales, spirituelles, mentales, psychologiques et sociales.

Nous pourrions développer ce point, mais il amène aussi à quelques impasses. Ainsi est-il légitime de retirer des enfants à des parents ayant connu l’échec scolaire aux fins de briser une reproduction sociale. Puisqu’il parait que ce sont les enfants d’enseignants qui réussissent le mieux leurs études pourquoi ne pas en faire des familles d’accueil ? Décidément cela n’a aucun sens, ce raisonnement par l’absurde le démontre.

Une notion qui n’a de sens que sous l’angle procédural
Au nom de l'intérêt supérieur des fonctionnaires du social nous plaçons ce mioche qui permettra d'ouvrir un nouveau foyer.

Au nom de l’intérêt supérieur des fonctionnaires du social nous plaçons ce mioche qui permettra d’ouvrir un nouveau foyer.

C’est sous l’angle procédural que la notion de l’intérêt de l’enfant prend tout son sens.

Comme le précisent les Nations Unies cet angle implique que :

« … la justification d’une décision doit montrer que le droit en question a été expressément pris en considération. À cet égard, les États parties doivent expliquer comment ce droit a été respecté dans la décision, à savoir ce qui a été considéré comme étant dans l’intérêt supérieur de l’enfant, sur la base de quels critères et comment l’intérêt supérieur de l’enfant a été mis en balance avec d’autres considérations, qu’il s’agisse de questions de portée générale ou de cas individuels. »

Nous constatons bien que des décisions de justice ayant de graves implications font systématiquement référence à l’intérêt de l’enfant. Ce soin mis à utiliser cette notion relève d’une obligation que rappellent les Nations Unies, pourtant les motivations des jugements relativement à la considération de l’intérêt de l’enfant laissent songeur par leur caractère oiseux. L’évocation de l’intérêt de nos enfants tient davantage de l’invocation, elle n’est que de pure forme.

Si les fonctionnaires des Nations Unies prétendent interpréter correctement l’intérêt de l’enfant (ce qui n’est pas démontré), il est tout à fait évident que les magistrats qui s’y réfèrent sont nombreux à ne pas saisir la signification d’un tel concept, certes largement subjectif.

Ce que n’est pas l’intérêt supérieur de l’enfant

Finalement les Nations Unies ne font que consacrer le flou qui entoure ce concept. Chacun pourran l’interpréter différemment  alors qu’il devrait être universel.

S’il est difficile de préciser ce qu’est l’intérêt de l’enfant, on peut tout de même s’accorder sur ce qui est contraire à l’intérêt de n’importe quel enfant, n’importe où et dans n’importe quel contexte.

Il n’est pas nécessaire pour cela de prendre la convention fourre-tout des droits de l’enfant mais d’en revenir à l’indépassable principe de subsidiarité quitte à réécrire les droits fondamentaux de tout enfant à ne pas être séparé de sa famille, sauf à mettre en évidence que sa famille est une source de danger pour lui.

Certes l’ONU n’ignore pas ce point : 

« Vu la gravité des répercussions d’une séparation d’avec ses parents pour un enfant, cette mesure ne devrait être prise qu’en dernier ressort, par exemple si l’enfant est exposé à un risque imminent de préjudice ou pour toute autre raison impérieuse. »

L’ONU exclut donc les enlèvements d’enfants pour répondre à des situations de handicap des enfants ou de pauvreté matérielle, on peut penser que les placements afin de remplir des places vacantes dans les foyers sont aussi à exclure ….

Exclure des dangers du champ du placement implique en conséquence la définition précise des cas dans lesquels on entend parler de dangers au sens absolu dont la concrétisation n’est pas supportable, des dangers qui ne pourraient être levés même sous la garde de la famille étendue.

Ces dangers sont des situations dans lesquelles l’enfant souffre dans sa chair de sa propre situation de mineur, qu’il soit l’objet d’actes de violence ou d’atteinte sexuelle.

Pour le reste la définition des dangers risquera de donner lieu à des polémiques et à une appréciation subjective. Mais il faut alors en revenir au moindre mal pour l’enfant en hiérarchisant ses droits et protections pour affirmer par exemple qu’il est pire pour un enfant d’être placé en foyer que de subir l’atteinte au secret de sa correspondance par la personne de ses parents.

L’intérêt supérieur de l’enfant c’est son moindre mal

Penser l’intérêt de l’enfant c’est s’interroger sur les conséquences des décisions judiciaires qui le concernent, puisque l’on nous met du principe de précaution matin, midi et soir, posez la question suivante : séparer un enfant de sa famille lui causera-t-il un traumatisme moins grave que celui qu’il est censé subir par sa situation actuelle ?

Le moindre mal est plus simple à déterminer que le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Mais l’intérêt supérieur de l’enfant c’est son moindre mal quant il s’agit de prendre des décisions qui le concernent.

Voila une définition qui devrait mettre tout le monde d’accord.