Profession : travailleur social

Je suis une travailleuse sociale et je souhaite faire part de mon expérience au CEDIF, à travers mon récit vous pourrez vous rendre compte que la situation qui est faite aux familles est bien celle que vous décrivez, voire pire encore.

Je voulais aider les plus faibles

J’ai débuté ma carrière dans le social en 1989 en tant qu’aide médico-psychologique (AMP), ce profil de formation autorise essentiellement des interventions auprès d’un public handicapé. Selon le handicap la formation nous instruit sur les méthodes d’accompagnement, la finalité visant le bien être et le respect de la personne. J’ai toujours agit normalement avec les autres, à savoir : aider les plus faibles. C’est naturellement que je me suis dirigée vers les métiers du social.

Ma première expérience dans le handicap me permet à ce jour de différencier l’accompagnement des personnes : le handicap subit moins d’abus que l’ASE.

La maltraitance existe dans le handicap mais elle est reconnue et des actions sont mises en place pour corriger les fautes professionnelles. Dès le début de ma carrière je me suis opposée à toutes formes de maltraitances, j’ai commis des erreurs dues à la fatigue, un manque de savoir et de connaissances des pathologies de type psychiatrique qui nous placent dans des situations complexes et qui font peur. Cependant, je me suis toujours « dénoncée », si je puis dire et excusée auprès des personnes et leurs parents en mentionnant qu’ils avaient le droit de porter plainte si mes arguments leurs semblaient futiles.

Ceux qui aiment leur métier et ceux qui s’aiment tout simplement

 Ainsi de 1989 à 2002 je travaille avec un public handicapé, je change d’établissement, j’y retrouve les mêmes difficultés, des collègues qui aiment leur métier et d’autres qui s’aiment tout simplement. Les équipes sont formées d’AMP, moniteurs éducateurs et éducateurs spécialisés. L’AMP étant considéré comme inférieur aux autres.

Cette infériorité ne me dérangeait pas, j’ai toujours aimé être au plus près des personnes que j’accompagne, je me suis formée durant ces années de pratique : écrits professionnels, équithérapie, prévenir l’épuisement en relation d’aide, j’ai beaucoup lu et toujours cherché à comprendre les comportements des personnes, surtout pour convaincre les têtes bien pensantes que chacun a les mêmes droits et qu’il est important de ne pas faire à l’autre ce que nous n’aimerions pas qu’il nous fasse.

J’ai eu peu de contact avec les assistantes sociales à cette époque, elles s’occupent de l’administratif et des prestations, cependant il est vrai que n’étant pas sur le terrain, elles sont pour ainsi dire attachées à la Direction et de fait se donnent sans doute une importance de supériorité, certaines supervisent les admissions mais rien de comparable avec l’ASE.

Pour résumer le monde du handicap bénéficie plus étroitement des lois qui les protègent, rien n’est idéal mais ils sont reconnus et défendus, les Directions sanctionnent la maltraitance.

Du handicap à l’ASE : plongée dans la quatrième dimension du travail social
Dame ASE

DAME ASE COMME TU AS DE GRANDES DENTS

Ce que nous recevons comme information par les médias est malheureusement vrai, bon nombres de travailleurs sociaux sont maltraitants, cela ne vient pas du contenu de la formation, cela vient du paradoxe entre ce contenu et l’impossibilité de mettre à l’œuvre ces savoirs sur le terrain car les stagiaires se confrontent aux anciens qui n’ont pas envie de changer leurs « bonnes » habitudes.…….

Ainsi pour se faire une place il faut être solide et ne pas contrarier le référent de stage, en général…..

En 2002, j’obtiens un poste au conseil général, ASE. Je suis monitrice éducatrice, j’accompagne des adolescents placés. OUPS !!!!!!!

Très vite je suis en désaccord avec la responsable et l’équipe, les ados sont violents en permanence, ce n’est pas normal. Je m’intéresse de près à leur parcours, je demande à changer le règlement qui n’est pas adapté, j’encourage les nouveaux collègues et stagiaires à mener ce travail avec moi, je participe à des formations, je retransmets ces savoirs en réunion, je suis vigilante aux réactions mal traitantes. Rarement un ado s’est montré violent gratuitement, c’est toujours «  à cause de » et c’est sur ces causes que nous devons travailler.

L’enfant appartient à l’institution dans laquelle il est placé

Là, je côtoie les AS, elle sont référentes des ados, tout transite par la MDS (Maison des Solidarités), nous sommes tenus de les informer de tout, les écrits réalisés pour les audiences arrivent sur leur bureau, rien n’est vraiment modifié, elles se calquent sur ceux des établissements et les écrits ne sont pas souvent positifs.

En établissement, les parents sont inexistants, ils signent des documents qui sont censés les protéger et protéger leurs enfants.

Une fois placé, l’enfant appartient à l’institution qui en même temps veut s’en débarrasser quand il perturbe la pause café (excusez-moi les collègues mais ce sont des années de constats !!!).

Il doit se plier au règlement, sa vie est bouleversée. Non seulement il est retiré de sa famille, certes pour des raisons qui peuvent quelquefois se justifier, mais en plus, il est contraint de suivre le mouvement du groupe et la collectivité.

Son monde change radicalement, il perd tous ses repères.

PS : qu’un lecteur du métier me prouve le contraire…

La susceptibilité de l’assistante sociale

Le rôle des assistantes sociales (AS) diffère de celui de l’éducateur, la formation également, l’AS a gardé une position haute (lecture intéressante sur leur position dans un article nommé « regard sur cinquante ans de travail social : J.TREMETIN, lien social n°824, janvier 2007), nous devons souvent aller dans son sens, cependant elle a la responsabilité d’environ 50 dossiers et il n’est pas difficile, selon la situation de lui faire entendre notre point de vue.

Le plus difficile est de ne pas mentionner qu’à un moment donné elle n’a pas fait correctement son travail, même avec la plus grande délicatesse, l’AS le prendra très mal.

Personnellement je ne travaillerai jamais en Maison des solidarités, il est impossible d’aider dignement des personnes en difficultés quand des quotas de dossiers priment sur la qualité des actions, IMPOSSIBLE…

Le foyer, un « no parent land »

En établissement, pas de place pour les parents, ils sont dépossédés de tout,   c’est « all inclusive », certains apprécient que leurs enfants soient logés, nourris, blanchis et éduqués, ils ne comprennent pas en général pourquoi le placement perdure alors qu’ils ont tout pour être heureux !!!!

Les enfants se rebellent, la plupart refusent le placement. Ils ne l’acceptent que si l’échéance est respectée et qu’un retour est programmé.

Durant ce temps, la famille rencontre l’AS qui doit induire un changement chez les parents afin que les enfants rentrent dans de bonnes conditions. Mais elles n’ont pas le temps et les éducateurs n’ont pas mission à sortir de l’établissement pour mener un travail parents/enfants.

C’est ainsi que perdure le placement, l’enfant ne comprend plus et devient de plus en plus soumis ou agressif, personne ne comprend pourquoi « ils ne sont pas sages », bon sang, ils ont tout pour être heureux : séparés de leur mauvais parents, rythme de vie du style cinq fruits et légumes par jour, lever, repas, coucher, tout est contrôlé pour leur bien être, pas trop de bonbons, pas de coca ou peu, des activités, des chambres impeccables qu’ils doivent absolument nettoyer et ne plus y entrer pour ne pas les salir, des vêtements choisis par les éducateurs, du pratique et c’est l’argent de l’État entendent-ils parfois !

L’enfant crie, mais personne ne l’entend

Ah le côté matériel de la situation occupe beaucoup, c’est  l’essentiel : la  raison du placement. La venue des troubles du comportement est peu élaborée, ainsi les enfants restent avec leur souffrance initiale, les parents n’ont pas compris pourquoi leurs enfants sont placés et pourquoi ils ne sont pas non plus « sages » dans l’établissement. L’enfant tente de crier sa souffrance, de dire ce qu’il subit : humiliations, rejet, insultes, coups mais personne ne l’entend.

« On se dit par exemple qu’il mérite d’être aidé, que c’est justement de votre aide dont il a besoin et qu’il se montrera à coup sûr profondément reconnaissant, attaché, soumis en réponse au moindre secours, c’est avec de telles imaginations qu’on dispose des nécessiteux comme d’une propriété, de même que c’est par ce désir de posséder qu’on se montre bienfaisant et secourable », Paul Fustier, parole de Nietzche, p 47.

J’ai toujours « bondit » sur ces pratiques, j’ai dénoncé mais là encore pas de réelle prise de conscience par la hiérarchie, je suis identifiée comme trop gentille, « tu ne peux pas sauver tout le monde, il faut prendre de la distance, tu t’impliques trop, tu ne fais pas confiance à tes collègues », j’ai même entendu de ma hiérarchie «  je m’inquiète pour toi, tu as des visions », cette même personne s’est acharnée sur un enfant qui est maintenant placé en Belgique…

Trop impliquée donc mutée

De fait, je suis mutée au service jeune majeur, hors de l’établissement. Je n’ai qu’un collègue, bien ancré dans ses pratiques « ancestrales », bien évidemment je provoque le changement, difficile les premiers temps, le binôme fonctionne ensuite très bien.

Nous travaillons sur la problématique initiale qui pour aucun d’entre eux n’a pas été élaborée, ces jeunes traînent leur fardeau de placement depuis des années. Ils parlent de leur souffrance en institution, en famille d’accueil, chez eux, tous souhaitent comprendre leur parcours. Les AS, toujours débordées nous laissent carte blanche, le projet est bien ficelé et difficilement rejetable, plus question de menacer les jeunes majeurs d’être virés si ils ne sont pas sages…

De 2007 à 2011, les jeunes majeurs trouvent en majorité un emploi, comme quoi c’est possible. Mais pas sans mal car Dame chef cherche des failles, enfin dit-elle, ils ont trop de liberté, trop de moyens, vous êtes trop gentils……

Comme je l’envoie balader, elle use d’autres stratégies et me déplace dans un service où je vais intervenir dans les familles. Le service jeune majeur est bousillé !!! à la demande de Dame chef, perverse narcissique qui n’a pu me faire obéir. Le pouvoir entre de telles mains est une horreur.

Les pires, les plus insensibles, feront carrière

Pour moi toujours le même refrain, trop de gentillesse, pas de recul…

Bien évidemment je ne traverse pas ces années sans peine, quelques états dépressifs, du pain béni pour les pervers.

Mais je remonte toujours en selle, je fais de la formation, je m’aperçois que les étudiants sont saints en arrivant, au retour de stage, ils sont choqués des pratiques, je les informe des recours, ils sont reçus par le centre de formation et l’établissement et menacés gentiment de ne pas avoir une bonne note, ben oui ils sont aussi trop gentils !!!

D’autres sont insensibles, ceux là auront leur diplôme, ben oui eux ils ont déjà pris la bonne distance. Les autres aussi mais ils sont déjà abîmés en début de carrière.

J’ai fait de la formation 4 années, j’ai changé ma stratégie et j’ai armé les étudiants à déjouer les pièges, j’en parle car je démissionne des centres avec les quels je travaille, non pas que ce n’est pas intéressant mais j’ai besoin de temps pour mener d’autres missions.

Dans les familles

Continuons…. Je suis actuellement intervenante à domicile, mon rêve : enfin agir là ou le problème se pose. En lien direct avec les AS, je découvre ce qui est fait dans les familles avant le placement ou pour un retour accompagné en famille. Belle perspective, coût fortement réduit, assez de temps pour mener à bien ma mission.

De nombreuses mesures d’accompagnement sont proposées aux familles, administratives ou judiciaires, je me rends compte que les familles sont mécontentes de ces prestations et ça, depuis le début, soit en 2011. Elles se plaignent du peu d’interventions, une à deux fois par mois, et de la façon dont les professionnels s’adressent à elles.

La mienne est simple et naturelle, pas de jugement, du respect, une confiance et le travail s’enclenche. Forte de mon expérience je dépanne les collègues qui ont trop de mesures, j’ai déjà calculé le temps qu’elles pouvaient accorder aux familles, il se résume à 20 minutes par mois, certes mais pas utile d’être désagréable et de placer les enfants parce que les parents vous harcèlent de coups de téléphone.

Ils veulent transformer les parents

Ces parents, extraordinaires, souvent, car à leur place je serai devenue dingue, sont toutefois prêts à renouer des liens avec le social, ils se remettent en cause, évoluent, comprennent leurs faiblesses et leur influence sur leurs enfants, ça marche en général. Sauf que certains professionnels se sentent investis d’une mission : celle de rendre ces parents comme ils voudraient qu’ils soient, dès lors leur attitude dérange les parents, ils me réclament et là : entretien avec la hiérarchie, trop de si trop de là…

« Un professionnel en renonçant exceptionnellement à l’asymétrie du lien se dévoile dans sa simple humanité ; il se montre un Homme ordinaire qui renonce à être plus ou à être supérieur, ou à être en position dominante, Fustier p104. » 

Mes rapports sont corrigés 

Je m’enlise, je fais tout simplement mon travail, les familles savent que je ne suis que de passage, ma hiérarchie pense que «  je m’appelle Rémi et je suis sans famille », que je fais alliance avec les parents contre l’ASE, c’est désespérant de travailler avec des personnes aussi peu instruites dans leur domaine.

Mes rapports sont corrigés, il ne reflètent plus la réalité, les parents sont accusés à tort, les enfants sont retirés sans préavis parfois, c’est l’horreur.

Nous avons étudiés les besoins fondamentaux de l’enfant, la séparation est un traumatisme, d’autant qu’ils ne sont pas souvent aimés ailleurs, ben oui on peut pas, la distance.

C’est le travail social sous l’emprise de la purification : «  une purification qui insiste sur le service rendu en tant que tel, sur son caractère objectif (j’ajoute : les prix de journées), si l’on peut dire éliminer les impuretés de l’affect que produit le lien au profit d’une asepsie du service sans débordements. », Fustier p 65. 

Conseil général ou cancer généralisé ?

Je ne suis pas étonnée des chiffres de placement qui n’ont pas lieu d’être, un parent dit du conseil général que c’est le cancer généralisé, je suis d’accord.

Merde nous sommes formés pour aider, pour maintenir la famille debout, pourquoi, dans quel but retirer des enfants ou ne pas les rendre ?

L’argent, les postes, c’est comme cela que ça fonctionne et pourtant si les établissements laissent la place aux interventions à domicile, ça coûte environ 60 euros par jour et par enfant au lieu de centaines d’euros.

Sans lieux de placements, les chefs ou collègues qui ont le placement facile se trouveraient ennuyés et laisseraient les enfants chez eux avec des intervenants à domicile.

Mais il faut des structures d’accueil car il existe des parents qui n’ont pas la capacité d’assumer leurs responsabilités et qui ne sont pas prêts de l’acquérir.

Je serai d’ailleurs curieuse de savoir quels parents peuvent devenir les enfants placés qui ont parfois subi pire que chez eux, facile de dire qu’ils reproduisent, il reproduisent quoi, la maltraitance de leurs parents ou celle des institutions ?

Attention je ne dis pas que nous ne servons à rien, nous les travailleurs sociaux, la misère sera toujours présente, la planète des bisounours n’existe pas !

Seulement si vous en avez marre de payer de impôts pour les cas sociaux faîtes votre job correctement, n’ayez pas peur du chômage, malheureusement, on n’y sera jamais au chômage, ben non ça voudrait dire que nous aurions trouvé la planète des bisounours.

Allez quoi, réagissez si vous vivez la même chose que moi en tant que travailleurs sociaux. Faisons comme les parents, l’union fait la force, pensez à vos enfants et dîtes comment vous réagiriez si c’était vos enfants que l’on traitait comme cela. 

Alors est ce que j’aime mon métier ? OUI, c’est le plus beau du monde, je croise des regards qui valent de l’or, oui j’aime les gens, oui j’ai de la compassion pour le genre humain, non je ne suis pas fataliste, tout le monde a droit à l’erreur et n’oubliez pas chers collègues, vous ne faîtes pas de bénévolat, vous avez un contrat de travail qui stipule vos obligations, vous êtes rémunérés pour aider pas pour détruire, pensez vous qu’il existe, le jugement dernier ?

PS : si vous bondissez à la lecture de mes propos, questionnez vous, il n’y a que deux choix possibles :

Me rejoindre pour ne plus vivre ces injustices quotidiennes

Vous identifier comme bourreau d’enfants.

Une autre peut-être : si j’ai faux, prouvez le contraire, pas d’éternels refrains sur la difficulté de notre emploi, des horreurs que l’on voient…. ça on le sait, on a choisi ce métier et il n’y a pas de travailleurs sociaux chez Harry Potter !

Les juges des enfants à l’écoute des assistantes sociales

Passons au JE : très honnêtement, je n’ai jamais eu de peine à obtenir une main levée, à condition que mes rapports ne soient pas modifiés par ma hiérarchie en accord avec l’ASE.

Par contre si je révèle des anomalies, je ne peux rien faire, je suis parfois évincée de l’audience, la majorité l’emporte.

Je ne peux contacter directement le juge, les AS oui, il serait important que les éducateurs qui suivent de près la mesure soient entendus avec les parents et ou l’enfant avant l’audience.

Tous les juges pour enfants que j’ai côtoyé s’appuient sur les rapports, pourquoi ils ne suivraient pas ce que préconisent les professionnels ? A la lecture de certains rapports, le placement en urgence est sa seule alternative.

C’est le système qui doit changer, il serait à mon sens plus judicieux que le JE s’appuie sur une audience avec les parents et les enfants et qu’il ordonne aux travailleurs sociaux des directives de changement avec un calendrier signé par les parents et les professionnels pour vérifier le temps passé en famille.

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commentaires
  1. MONFORT dit :

    très bon article et témoignage qui doit donner des indices à tous ceux qui ont subi un préjudice. Il y a des passages que j’ai vécus moi-même, et ce n’est que la vérité. D’accord pour remettre tout à plat, il en est plus que temps. Le pire c’est que les erreurs commises ne sont pas sanctionnées, c’est vrai que les juges eux-mêmes ne le sont pas aussi (cf Outreau)

    • Jacques Cuvillier dit :

      Il ne faut pas faire ici de référence à Outreau. Le juge Burgaud a la reconnaissance des enfants victimes car il a pris leur malheur en considération. Son travail a été épeluché sans complaisance par l’Inspection Générale des services judiciaires puis par le Conseil Supérieur de la Magistrature qui n’a pas pu lui reprocher grand chose (juste un blâme « parce que le public n’aurait pas compris » autrement dit pour satisfaire le public après une campagne animpée par les arrières-pensées politiques visant à en finir avec les juges d’instruction. Il reste beaucoup d’idées reçues sur cette affaire. (voir http://demystifier-outreau.nerim.net/quiz.html )

      • comitecedif dit :

        L’instruction d’Outreau a été mise en cause, il n’en reste pas moins que le travail qui a été réalisé par le juge n’est pas irréprochable loin de là.

      • MONFORT dit :

        D’accord, il y a eu un mort qd même par suicide, et les personnes dont une que j’ai croisée ont été indemnisées. Le proverbe qui ne dit mot consent est aussi applicable. J’ajoute que je ne veux pas stigmatiser qui que ce soit. En d’autres termes, plus on est bien et haut placé moins il est fait cas de responsabilité du fait de la « solidarité » souvent collégiale. Là, c’est mon humble expérience qui me fait dire ça et j’ai tendance à le vérifier souvent par les temps qui courent

      • Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

        Avant de parler de « l’affaire d’Outreau » et du Juge Burgaud, il faut lire le livre du journaliste ex AFP : « retour à Outreau » et voir le film de Serge Garde : « Outreau, l’autre vérité ». L’ensemble des français a été manipulé en masse pour dire que Le juge Burgaud avait condamné à tort des innocents (malgré les 12 victimes reconnues comme telles). Cela a été une manipulation honteuse de masse pour nous faire « gober » leur innoncence. Attendons le procès en 2015 du jeune Legrand accusé de pédophilie.

      • Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

        Le journaliste ex-APF qui a fait une enquête très pointilleuse sur l’affaire d’Outreau s’appelle Jacques Thomet. Il a un site et une page facebook.

  2. Non signé par le nom de la travailleuse sociale, ce témoignage ne vaut absolument rien

  3. BRUNET-JAMBU dit :

    si il vaut beaucoup voulez vous qu elle se fasse descendre

  4. Yellow Submarine dit :

    pas mal ! bien même ! mais voila depuis des années on sait tout ça !
    c’est très important comme témoignage . et les témoignages des enfants aussi ..
    des enfants réellement maltraités … tout le monde savait … personne n’a rien fait ?
    ce déni systématique chez les travailleurs sociaux , fait naitre chez moi une certaine exaspération

  5. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Grand merci à cette personne pour son témoignage. Nous y retrouvons ce que nous vivons. Je pense que d’autres assistants sociaux ou éducateurs se reconnaitront et témoignerons de ce qu’ils vivent face à leurs hiérarchie.

  6. Terriou Bruno dit :

    La corruption Judiciaire est subjective mais elle transgresse toujours la frontière, du droit et de la morale. La corruption judiciaire porte atteinte à l’état de droit, favorise l’impunité, entraîne l’iniquité des procès et rend bien plus difficile la lutte contre la corruption en effet cette violation de, « l’égalité des armes » , peut-être considérée comme un détournement, au vu de fournir, des avantages, ou des prérogatives particulières a cette partie, ( ASE ) qui d’entrée de jeu à prééminence par un avantage évident sur la partie, (institution familiale)… ces violences invisibles ne sont jamais réprimées !!! Il faut comprendre que le déni de justice résulte de fautes grave des magistrats…l’enfant handicapé est avant tout un être humain, et non un objet ou un moyen , dans ce pays qui continuo a exclure les enfants autistes du droit a l’éducation pour tous…!!

  7. dugas dit :

    Que faire on le sait tous et en tant que parents on essaye de se battre mais on passe pour des gens qui cachent des choses parce qu on dénonce leurs mensonges,moi je vais vous dire 7 ans que j ai les services sociaux aux fesses et j’en ai marre j’aimerais être tranquille que mes enfants puissent vivre en famille comme tous les autres ……Il serait tant que ça bouge et que tout le monde ouvre les yeux que ce n’est qu’un business……et on ne prend pas soin de nos enfants…..En tout cas merci de votre franchise ça fait du bien….

  8. antigone dit :

    Merci à vous parents qui etes victime de tous ces abus’ oui je sais c ‘est pas terrible de témoigner sous un pseudo j ai besoin de travailler et j ai à faire à la mafia ne l ‘oublions pas, j espere un jour témoigner aux yeux de tous’ pout cela je fais appel aux collegues quii pensent comme moi, seule’ je compte pour zéro. ……

    • Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

      Grand merci pour votre témoignage : vos paroles témoignes de votre sincérité.

    • SIRIEIX dit :

      Je pense comme vous, c’est sous mon nom propre que je commente les articles sur le cedif et mon mail est renseigné, vous pouvez me contacter moi non. Sachez, si cela a une quelconque utilité, que l’article témoignage pas mal rédigé du tout dont il est question ici, trouve un écho parfait à mon propre vécu sur le terrain : bénévole, puis salariée, puis de nouveau bénévole, en formation continue et en expériences de terrain proches des familles. J’ajouterai que le seul placement n’est pas uniquement en cause, les mesures ITEP, orientation IME et j’en passe.. sont à peser aux mêmes aunes que l’argent qui ici gouverne tout. Les personnels répondent aux directives de leur direction, si le dirigeant est honnête et bon professionnel, c’est toute la chaîne qui fonctionne avec de bons rouages, les personnels dévoyés ou cumulant la méchanceté à la bêtise n’y ont pas leur place, or

      • SIRIEIX dit :

        Ce sont les départements qui détiennent la clé du succès, depuis 2007 et la réforme en AE, ils n’ont pas même encore mis en place toutes les mesures découlant de la nouvelle loi..

  9. Bravo Madame d’avoir écrit cela même si vous ne dites pas votre nom. Le fait que vous ne puissiez pas le donner pour des raisons économiques que tout le monde comprend est une preuve supplémentaire de la véracité de vos propos. Il faudrait aussi que d’autres témoignages d’autres assistant(e)s sociaux puissent paraître car vous n’êtes pas la seule à vivre et penser ce que vous dites.

  10. BOUVET dit :

    Merci pour cette vérité…. Je suis une maman. Mon fils est placé depuis 6 mois. Une absurdité, un travail à la maison entre parents et notre fils, je pense aurait été beaucoup plus bénéfique. Il ne comprend ce qu’il fait dans le foyer. On ne le reconnaît plus. Il nous en veut. Nous avons un droit de garde tous les week-ends. Il ne souhaite plus venir. Echec scolaire, fugue, cannabis… Par contre, je trouve que les éducateurs sont vraiment adorable avec nous. Mais c’est là haut, les bureaux qui laisse pourrir la situation et rien n’est mis en place pour nous aider…. Une horreur. En tant que parents, il faut vraiment une force incroyable pour accepter tout ça….

  11. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Pourriez-vous m’expliquer votre phrase : « Personnellement je ne travaillerai jamais en Maison des solidarités, il est impossible d’aider dignement des personnes en difficultés quand des quotas de dossiers priment sur la qualité des actions ». Quels sont ces « quotas » ? S’agit-il d’un nombre de dossiers à garder absolument pour les AS ou les éduc. spé ?

  12. Delvarre Noëlle (Mamina) dit :

    Je pense qu’un de ces jours, il va se produire un drame. Je viens de rencontrer une maman à qui on a enlevé ses 3 enfants. Elle était « remontée », c’est le moins que l’on puisse dire. Tous les rapports de l’ASE sont faux et à charge contre elle. Depuis 4 ans, l’ASE écrit en copié-collé des imbécillités, comme : « les jeux proposés aux enfants ne sont pas adaptés… ! ». Ce qui est faux : j’ai vu la chambre des enfants. Elle m’a dit qu’un jour, si ça continue encore comme ça, elle va sortir son fusil (son père est chasseur) et qu’elle ira voir : référent, juge, chef de service ASE, expert psy et qu’elle s’en foutait d’aller en prison parce qu’elle ne voit plus ses enfants, de toute façon. Je l’ai calmée mais je comprends que l’on puisse en arriver à de telles idées limites, qui finiront pas se produire si cela doit durer. Amis éducatrice spécialisée, assistance sociale, expert psy, prenez conscience qu’en « obéissant » à votre hiérarchie, vous provoquez votre malheur et le notre.

    • MONFORT dit :

      très vrai, je me demande comment ces gens qui se permettent de faire des rapports aux juges et les juges eux-même, comment élèvent-ils leurs « propres enfants »

  13. MONFORT dit :

    bien sûr, il ne faut pas en arriver là. Le temps fait des ravages, mais les enfants reviennent toujours. « Notons » toutefois que les juges ne sont pas des acteurs de la vie sociale, mais plutôt des personnes si impliquées dans l’ego que leur procure le statut d’une part, et leur promotion interne d’autre part: ne pas l’oublier, parce que ça explique tout.

    • comitecedif dit :

      Sans compter la question des affiliations syndicales et confraternelles. L’affaire impunie du mur des cons du syndicat de la magistrature laissera durablement des traces dans la confiance que nous pouvons porter au système judiciaire français.l

  14. corinne dit :

    bonjour merci à cette AMP d’avoir témoigné, même si elle ne donne pas son prénom on l’a comprend. Ce qu’elle décrit est la réalité. Pour avoir eu mes 2 enfants de placés en 2009, j’ai été confronté à de tels individus ASE, Juge des Enfants etc…. Résultat : Mon fils de 20 ans ne m’adresse + la parole, les liens avec mon fils de 14 ans se sont distendus malgré mon acharnement à reconstruire 1 lien solide. Merci à la Mafia Judiciaire ….

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