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JY.G

Le Colonel (er) Guinard nous répond

Nous avons eu l’occasion d’aborder à maintes reprises la question de l’emprise sectaire ainsi que des thérapies fumeuses développées notamment par des personnes qui ont le titre d’éducateurs. 

Ces questions sont traitées régulièrement dans nos colonnes car il arrive plus souvent que l’on ne l’imagine que es services de l’ASE soient instrumentalisés par des sectes.

En effet, comme il nous l’a été rapporté, les méthodes les plus excentriques sont utilisées pour « analyser » les familles. Afin de présenter les actions menées plus largement dans ce combat face à l’outil de dissolution des familles que sont les sectes, nous accueillons le Colonel (ER) Guinard, expert en la matière. 

CEDIF : Bonjour Mon Colonel, vous êtes engagé dans le combat contre les dérives sectaires, Pouvez-vous nous présenter votre parcours personnel et votre expérience ?

Colonel (er) Guinard :  Il y a environ vingt-cinq ans, un ami a vu son fils entrer dans une secte. La détresse de ce camarade, m’a conduit à l’aider. Je me suis alors engagé associativement comme adhérent, puis conseiller à l’UNADFI. Je suis devenu ensuite  conseiller et vice-président CCMM pour l’Ile de France. Enfin, j’ai été détaché de ce même CCMM, pendant presque six ans, au profit de la mairie de Courbevoie au sein de laquelle j’ai accueilli des victimes.

CEDIF : Comment peut-on définir un mouvement sectaire ?

Colonel (er) Guinard : La France, contrairement à d’autres pays, comme la Belgique par exemple, s’est toujours refusée à définir une secte, arguant de la liberté religieuse. C’est un alibi pour ne rien décider, car des exemples de définitions ont été donnés.

Ci-dessous quelques définitions possibles d’une secte :

« Sectes absolues: Celles qui rejettent les normes de la démocratie et propagent une anti-culture, fondée sur le primat d’une élite, formée dans le dessein de dominer le reste de l’humanité ».

« Une mise sous dépendance mentale, associée à une escroquerie, financière, morale,  intellectuelle ».

« On entend par organisation sectaire nuisible, tout groupement à vocation philosophique ou religieuse, ou se prétendant tel, qui dans son organisation ou sa pratique se livre à des activités Illégales, dommageables, nuit aux individus ou à la société ou porte atteinte à la dignité humaine ». (loi Belge du 02 juin 1998).

Un peu long peut-être, mais le courage d’une définition, qui n’a pas provoqué de révolution dans le pays.

CEDIF : Peut-on alors considérer une secte par ses effets ou sa finalité qui est de laver les esprits, de conditionner en rendant une personne étrangère à ce qu’elle était et à sa famille ?

Colonel (er) Guinard : C’est cela. Entrer dans une secte, c’est se couper des liens antérieurs, famille, amis, culture, habitudes, façon de s’exprimer, de vivre, de manger. Tout est renié en bloc.

CEDIF . Avez-vous eu l’occasion de dévoiler les actions de mouvements sectaires, d’en démanteler ?

Colonel (er) Guinard : « Démanteler » non, porter un coup à leurs activités, oui.  Pour cela il faut « aller sur place ». Avoir un rendez-vous avec un membre de la secte, ce qui n’est pas toujours facile. Les menaces juridiques sont entendues, et de plus, la secte se sait « repérée ».

CEDIF : Ce n’est pas simple effectivement, ces menaces juridiques sont des procès en diffamation, pourtant les faits ne sont pas des diffamations, pensez-vous que les magistrats sont mal formés à ces questions ?

Colonel (er) Guinard : L’arsenal juridique est insuffisant mais il existe. La loi dite « About-Picard » par exemple est efficace, mais pas suffisamment employée par les juges.

CEDIF : Quelles furent les cas les plus dramatiques dans lesquels vous avez eu l’occasion d’intervenir ?

 Colonel (er) Guinard : Le jeudi 10 février 2011, une mère accompagnée de son fils ainé, se présentent à la permanence de Courbevoie que j’anime. Son deuxième fils et sa fille sont dans une secte Hindoue, et reviennent précisément des Indes. Le fils est rentré très perturbé et a été hospitalisé en service psychiatrique. Il leur est conseillé de porter plainte auprès du commissariat de police, et de revenir à la permanence. Le mercredi 23 février 2011, appel téléphonique de la mère, son fils s’est jeté par la fenêtre d’un immeuble dans le 14ème arrondissement de Paris. Il y a eu beaucoup de coupables dans ce drame, à commencer par l’hôpital qui a laissé sortir trop tôt le malade. L’enquête, mal dirigée, durera deux ans sans aboutir. L’année dernière encore, la famille m’envoyait des messages.

CEDIF :  Pensez-vous que les pouvoirs publics ont les moyens de combattre les mouvements sectaires, en ont la volonté ?

 Colonel (er) Guinard :  Les moyens ? Sans doute. La volonté, non. La MIVILUDES a fait son travail, mais elle ne le fait plus. Malgré les remarques faites, la police ne s’intéresse pas aux risques sectaires. Souvent même, elle répond, ne rien y connaître !

La MIVILUDES dépend du Premier ministre, qui ne semble pas beaucoup s’intéresser à la question, au bénéfice d’autres préoccupations actuelles. En novembre 2014, le président du groupe d’étude sur les sectes (juriste ancien président de la MIVILUDES) a  appelé les pouvoirs publics à s’appuyer sur la MIVILUDES et les associations, pour empêcher les jeunes  de tomber dans la radicalisation. Appel guère entendu !

CEDIF : Il existe plusieurs mouvements antisectes, travaillent-ils en bonne intelligence et l’ensemble du paysage sectaire est-il couvert ?

Colonel (er) Guinard : Hélas non ! C’est assez stupide, mais c’est ainsi. On se livre même parfois à une concurrence destructrice. Les institutions d’information sur les sectes, donnent de bons renseignements, mais ils ne semblent être guère écoutés, ni exploités.

CEDIF : Il peut paraître étonnant que certaines « thérapies » soient enseignées et développées au sein des services dits de protection de l’enfance, comme c’est le cas en Suisse avec les constellations systémiques et familiales. Étonnant aussi qu’un éducateur propose de mettre à disposition des parents ses compétences en « analyse Trans générationnelle », une thérapie qui ressort de la psychogénéalogie.

Colonel (er) Guinard : Étonnant ? C’est le moins qu’on puisse dire. La « Trans générationnelle », par exemple, c’est la théorie du docteur Ryke Geerd Hamer, condamné en 2004 à trois ans de prison ferme pour escroquerie et complicité d’exercice illégal de la médecine. Condamnation qui n’a pas mis un terme aux agissements de l’intéressé.  Réfugié en Norvège, il continue à recruter via INTERNET.

CEDIF : Mais alors comment expliquer cette perméabilité des institutions, notamment celle de la protection de l’enfance, au développement de pratiques dénoncées comme exposant à des dérives sectaires ? Et comment peuvent réagir les parents à qui on propose de tels services ou qui sont exposés à des travailleurs sociaux formés à ces « thérapies » ?

Colonel (er) Guinard : Les parents doivent immédiatement avertir les pouvoirs publics, police, gendarmerie, la Direction de l’ Action Sociale de l’Enfance et de la Santé (à Paris,  Quai de la Rappée), Éducation nationale.

CEDIF : Les exécutifs locaux sont largement touchés puisque dans le Cher, un « chaman » fait sa publicité en se targuant de former des éducateurs et d’éveiller aux esprits de la nature par des séances de contes à destination des scolaires. Peut-on considérer que les pouvoirs publics manquent de vigilance ou qu’ils sont en partie infiltrés par des mouvements sectaires ?

Colonel (er) Guinard : Certains pouvoirs publics manquent de vigilance, et des entreprises sont manifestement infiltrées par des sectes. Le phénomène sectaire n’est pas « palpable ». Arrêter un « voleur de grand chemin » c’est plus facile que d’écouter attentivement un plaignant, qui vient dire qu’un membre de sa famille est tombé dans une secte.

Il faut savoir que le mot « secte » est proscrit dans notre pays, au nom de la liberté de croyance ! Vous êtes autorisé à parler de « dérives sectaires ». C’est une imbécilité qui perdure, cautionnée par les pouvoirs publics et la MIVILUDES.

CEDIF : Merci mon Colonel, vos conseils et actions seront très utiles aux familles exposées à l’emprise de mouvements sectaires, nous précisons aussi votre adresse mail : jy.g@free.fr.

Quand elle ne se justifie pas, le déclenchement d’une information préoccupante peut être une arme entre les mains de ceux qui veulent du mal à leurs voisins, leurs anciens amis. On pense souvent à une volonté de nuire d’une personne qui nous était proche, la belle-famille, voire l’ex, mais comment réagir quand une adolescent en toute puissance a décidé de se retourner contre ses propres parents ?

Une maman a souhaité nous en faire part à partir de son témoignage. 

Je vais te faire crever

Nos enfants, que les placements et les maltraitances subies entre les mains de l’ASE détournent de nous, peuvent en venir à nourrir de la haine à notre égard. Une haine alimentée par d’autres qui en font de véritables bombes à retardement.

Mon fils aîné m’a souvent menacée, et ce même en présence du Juge pour Enfants, de me « faire crever », et à plusieurs reprises de faire placer sa soeur.

Une IP a donc été portée à mon encontre début septembre pour ma fille, inutile de chercher de qui elle vient, je connaissais cette menace de longue date.

Elle a été mise à exécution à un moment où je ne m’y attendais plus… En effet, les derniers événements ayant conduit à ces déclaration remontaient déjà à plus de trois mois.

Des cadavres dans le placard ?

fridge.jpg Il a été déclaré dans cette IP :

–         que mes placards sont toujours vides (!!!) ceux-ci sont évidemment à la  disposition des charognards des SS pour constat… qu’en outre, passant mes journées concentrée sur moi-même, je refuse évidemment de faire à manger…. y a qu’à regarder l’énergie de ma fille pour comprendre…. elle est loin d’être blafarde et de faire pitié… Au sujet de la prétendue rareté des repas à la maison, elles ont déjà leur argument, puisque je perçois le RSA, et qu’en effet, les temps sont un peu durs….. j’ai eu beau leur expliquer que, ne buvant pas, ne me droguant pas, n’ayant pas de goûts de luxe, sachant acheter judicieusement et faire moi-même beaucoup de choses que je n’ai pas à acheter (pâtes à tartes, gateau, sauces, etc….) je m’en tire avec de quoi manger chaque jour…. peu crédible à voir leur tête!!! ;

–         que je passe mes journées sur mon ordinateur (notamment pour « draguer »….): oui, enfin c’est selon, je drague souvent mes factures,  les employeurs et les articles du CEDIF….;

–         que j’ai déclaré que mes enfants sont un frein à MES relations amoureuses…. j’en ai une, que je tente de préserver des attaques de mes fils, à grand peine, et qui en effet, me donne des occasions de me tourmenter, et oui, je me suis permise d’affirmer à mes fils que cette fois, personne ne ferait fuir l’homme que j’aime, que moi aussi, à quarante deux ans, j’ai droit à une relation amoureuse stable et à long terme !

–         que cet été, lorsque je suis partie quelques jours en Bretagne avec mon ami, j’aurais laissé les deux enfants (mon second fils et ma fille), seuls à mon domicile, et qu’ils se seraient « réfugiés » chez « mes ex compagnons ». Ces informations ont heureusement été transmises à l’éducatrice en charge de mon dossier, en temps opportuns, afin que je puisse répondre que mes enfants ont été confiés à mon ex mari puis à ma mère…. ;

–         que je hurle sur ma fille constamment, l’insulte et la frappe : oui je crie…. c’est devenu une seconde nature !

À qui la faute ?

Ma relation avec ma fille de 11 ans, n’est pas de la même nature que celle que j’ai avec mes fils dont le puîné est à l’aube de sa majorité.

En effet, ma fille réagit positivement à mes principes éducatifs (abusifs bien sûr), va à l’école, travaille bien, aime sa famille, sa mère, ses amis. Elle a de l’ambition et s’intéresse à tout.

J’ai mis cinq ans, à réussir à la faire sortir de la mesure AEMO qui lui occasionnait des angoisses et des somatisations à répétition, de par son caractère menaçant et coercitif… ce ne fut pas un combat à  armes égales, mais j’y suis arrivée, avec notamment le soutien et les renseignements apportés par le CEDIF.

Bien que pleine de qualités, ma fille a évidemment quelques travers, un peu boudeuse et têtue quelquefois. Mais il faut savoir qu’elle vit dans une ambiance pas toujours très charmante chez moi en raison des nombreux délits de ses frères et des pugilats (un mots doux….) qui surviennent entre eux et moi, et dont elle essuie souvent les plâtres (coups, insultes, vols.)… mais de la part de ses frères !!!!

Oui effectivement il m’arrive aussi de lui crier dessus, et de prononcer un mot de cinq lettres et ses dérivés, dont je suis une fervente pratiquante… ce qui, même sans être très raffiné, n’a rien à voir avec les débordements verbaux permanents de ses frères… à connotation soit sexuelle avérée,  soit carrément ordurière, à quoi s’ajoutent les « chansons » embrigadantes destinées au jeune public, forgeant à nos gamins un esprit haineux et contestataire…

Ils en ont fait un voyou

La déclaration résume mot pour mot la scène qui s’est déroulée chez moi ce samedi matin de juin… J’avais de nouveau hébergé mon aîné (placé en foyer normalement) pendant près de trois semaines, subissant donc à nouveau, le vol d’argent, la domination, la drogue, l’alcool, les fréquentations douteuses (euphémisme encore !), les injures, les menaces, et ce matin là, les coups et destruction massive de mon salon, dont l’ordinateur qui est passé par le troisième étage…

Eh oui, en quelques jours, j’avais découvert que l’argent que je lui avais prêté (après lui avoir également fait des courses, et l’avoir copieusement nourri), et dont comme d’habitude je n’ai jamais revu la couleur, avait servi à payer la drogue de la fille qui joue avec mon fils comme un pantin… je me suis également permise de répondre aux insultes qu’elle envoyait en pleine nuit à mon fils sur mon propre téléphone, ce qui évidemment, ne lui a pas plu, et m’a valu déjà des menaces de représailles…

J’ai par la suite empêché l’accès à mon ordinateur en le verrouillant la nuit…

Lasse de ces réjouissance,  dès le début de semaine, je lui  ai plusieurs fois demandé de quitter mon domicile pour rejoindre son foyer ou n’importe quel autre d’ailleurs, puisqu’il n’y est jamais… et pour cause, il y a fréquemment des ennuis avec les autres locataires, puisqu’il doit de l’argent à tout le monde… il vient donc chez moi, pas par amour, mais pour se planquer…

Le ton monte encore plus fort

Mes principes éducatifs sont devenus totalement étrangers à mes fils.

Ils critiquent ouvertement toute volonté de les imposer à ma fille en sa présence.

Chez moi on se lave et on s’habille avant de passer à table.

Il ne doit pas en être de même dans le foyer où mon fils a été éduqué puisque il a affirmé que de tels principes devraient lui permettre de faire le nécessaire pour que ma fille me soit retirée.

Comme je lui demandais à nouveau de partir, à cet instant il s’est mis à détruire tout ce qui lui passait par la main et comme j’essayais de m’interposer, j’ai pris des coups à la tête, je me suis fait sérieusement empoigner par les vêtements et les cheveux, et bien sûr, copieusement insulter.

Ma fille s’étant enfuie par l’escalier en hurlant, j’ai fort heureusement eu l’aide de l’intervention de mon voisin, qui a réussi à le faire sortir, et devant lequel il a à nouveau proféré ses menaces envers ma fille, et est parti en me jetant des chaussures au visage en me traitant de tous les noms…

Ce gamin qui me voue une haine féroce, a toujours prétendu qu’il n’y avait pas de raison qu’il soit placé alors que sa soeur reste avec moi… lui qui veut la « protéger » de moi, n’a pourtant pas hésité à la tabasser régulièrement, à l’insulter, la traitant de petite  P…. de  S….., à lui voler son argent de poche, à éclipser ses deux gameboy pour les écouler dans les Cash Converters, à l’exposer à ses fréquentations et pratiques délictueuses…

Tu es la meilleure maman du monde

J’ai heureusement pour moi les dossiers de suivi ASE, j’espère là-dessus pour asseoir mes déclarations, mais je sais que ce ne sera pas suffisant, évidemment.

L’éducatrice qui suit mon second fils et suivait ma fille auparavant, a tenté d’ expliquer aux AS qui l’ont contactée, que le Service tombait des nues devant de telles déclaration, et qu’en effet, ma relation avec la petite leur semblait assez saine pour que le suivi AEMO soit retiré…

J’ai donc rencontré deux AS il y a peu, à leur regard, leurs échanges de sourires pincés, leur air fermé en me parlant, la façon dont elles me scrutaient, je sais que la partie est loin d’être gagnée, mes propos ne semblent pas avoir fait l’unanimité, ces deux-là sauront bien, je n’en doute pas, me faire plonger avec ma fille, dans un nouveau cauchemar.

Au moment où j’écris ces deux femmes se sont rendues au collège pour y rencontrer ma fille, avec l’AS de l’établissement. La petite est évidemment dans un état d’angoisse palpable, ses troubles digestifs sont réapparus depuis une semaine …

Si j’ai bien compris, le ou les parents ne peuvent non plus se permettre de crier un coup et de dire merde de temps en temps, sans être assimilés à des Sabatier et autres Thénardier…. ne parlons pas alors de ceux qui tirent encore les oreilles ou se permettent une fessée occasionnelle… On sait qu’il y a mieux, mais pour ma part, le stoïcisme n’est pas ma vertu première, vu l’amour que ma fille me porte, ses calins, ses sourires,  ses remerciements quand je lui offre une babiole, sa façon de me dire « maman, tu es la meilleure maman du monde« ,  je n’ai pas le sentiment d’être un bourreau d’enfants… à croire que des cours de yoga et de méditation seront bientôt imposés aux parents, pour qu’ils puissent  rester calmes tout le temps, ne rien refuser, ne rien imposer, dire « amen » quand une situation est comble, et…. obéir à leur progéniture… à moins qu’on ait recours aux psychotropes, qui sont un allié d’actualité pour eux…

L’IP rode partout comme une menace, c’est la nouvelle arme de celui qui veut démolir la vie de celui qu’il a pris en grippe…

Je pense que beaucoup savent de qui elle émane, hélas comme pour moi, souvent de proches, mais la difficulté réside dans la possibilité de le démonter, pour les SS, tout nouveau dossier est forcément le bienvenu….

Pour ma part, je l’attendais… me voici  les deux pieds dedans.

watchmenLes vertus magiques de l’État selon les gogos

C’est sur le terrain du social que l’État entend justifier moralement son intervention au nom d’une correction des inégalités et d’une prétendue justice «sociale» dont il se prétend le garant.

Les media et l’école nous ont bercé de cette antienne aux limites du conditionnement. Qui oserait discuter les finalités dont l’État se pare ? Peu ont ce courage de clairvoyance et il n’existe pas aujourd’hui de véritable parti politique qui ose remettre en cause le mythe d’un décideur bienveillant même si l’efficacité de l’interventionnisme étatique ne trompe plus grand monde.

Pourtant ce sont bien les institutions étatiques qui, au nom du social, séparent des familles, placent des enfants en foyers. Ce sont ces mêmes institutions qui, quelquefois n’interviennent pas, et laissent des enfants se faire massacrer que ce soit auprès de parents indignes ou au sein même de leurs centres d’accueil dans lesquels, plus souvent qu’il n’est «politiquement correct» de le dire, négligences, déviances et pédocriminalité sévissent.

Les dysfonctionnements au service de moyens supplémentaires

Les parents d’enfants placés ne sont pas tous des monstres, loin de là, mais confrontés au scandale et à l’humiliation que leur vaut cette mise au pilori, beaucoup n’arrivent pas à comprendre leur situation et ne parviennent pas à se défendre correctement.

Drogués à la propagande d’un État bienveillant, ils pensent être victimes d’un dysfonctionnement que la justice permettra de résoudre. Ils admettent que faute de financements suffisants, les travailleurs sociaux ne sont pas en mesure de faire face à une mission complexe, ils militent alors à leurs côtés comme ils sont invités à le faire par cette caste très politisée .

Tout ira mieux avec davantage de personnels, plus de moyens pour le social afin d’éviter les enquêtes trop hâtives et mal bouclées.

Le refrain ainsi repris par les familles victimes entre en résonance avec les convictions qui leur ont été inculquées : collaborons avec ceux qui ont détruit notre famille, ils découvriront leurs erreurs et tout redeviendra comme avant.

La machine infernale du social se nourrit alors de ses supposées ratées. La logique du toujours plus participe à l’extension maximale de la sphère publique..

Prendre conscience de la réalité

Mais lorsque les parents apprennent à leurs dépens la logique à l’œuvre, ils réalisent avoir été dupés. Lorsqu’ils sortent éreintés d’une audience devant le juge des enfants, prennent connaissance du contenu calomnieux d’un rapport social qui les a déjà préjugés, alors ils commencent à comprendre et se rangent à une nouvelle appréhension de l’intervention du service de la protection de l’enfance.

Comme le disait une vice-présidente de conseil général : « On a suffisamment de moyens financiers dans notre département pour placer, alors on place« .

Une opération douloureuse dont le mérite est de créer des emplois et de faire vivre des associations satellites chargées de service public.

Une illustration du fonctionnement des services publics

L’aide sociale à l’enfance est un exemple parfait du fonctionnement des services de l’État et de l’inanité du concept de protection de l’intérêt général, car c’est au nom du supposé intérêt de l’enfant que l’on détruit des familles, multiplie les postes et maximise les budgets. Rappelons au passage que le coût moyen de placement d’un mineur avoisine les 6 000 euros, cela fait cher le prix du malheur et rend compte de l’ampleur du business du placement.

Un investissement calamiteux puisque, parvenus à l’âge adulte, les enfants placés sont des laissés pour compte de la société. Décidément l’État social a tellement besoin d’une clientèle de pauvres qu’il la génère.

Nous avons pu comprendre ainsi que l’adage « il n’y a pas de fumée sans feu » ne tient pas face aux harcèlements que subissent des familles : il suffit aujourd’hui de connaître des difficultés matérielles ou de santé, de subir une crise conjugale, de solliciter des conseils éducatifs, de remettre en cause le contenu des enseignements officiels, pour exposer ses enfants à un catastrophique placement.

Nul dysfonctionnement disions-nous, mais un mode opératoire bien rodé qui, une fois découvert, créé dans les familles une douloureuse prise de conscience de la nature même de l’institution sociale. Combien sont venus nous dire qu’ils étaient des gens honnêtes, respectueux des lois et des institutions, favorables à un État garant du progrès social ?

Une terrible prise de conscience

Leur prise de conscience peut se comparer à celle du communiste découvrant la réalité des goulags et de l’enfer du socialisme réel.

Un dégoût profond de ce qu’ils ont chéri, mais le sevrage étatique ne se fait pas d’un coup. Toutes les démarches sont alors tentées : la lettre au député, au président, lesquels répondront poliment aux parents d’aller se faire foutre de par l’indépendance du pouvoir judiciaire. C’est ensuite le conseil supérieur de la magistrature, les défenseurs des droits qui sont sollicités, sans plus de succès.

Les parents découvrent alors le pouvoir sans le moindre garde-fou des travailleurs sociaux, qui nous garde de nos gardiens s’interrogeait Juvénal ?

Personne.

Les contre-pouvoirs instaurés par les institutions étatiques ne servent qu’à faire croire qu’il existe des recours et que l’État de droit est respecté. À faire croire seulement, car la réalité est tout autre.

S’éduquer à l’autonomie

On apprend souvent à ses dépens et le cheminement des familles vers la prise de conscience a donné lieu à la création de notre association, le collectif élargi de défense de l’intérêt des familles (CEDIF).

Nous avons facilement pu mettre en évidence les contradictions de l’État et, son double discours. Ce que nous révélons, ce sont des situations intolérables et indignes, elles n’existent pas seulement en France pour autant.

Notre message est donc clair et sans ambiguïté : si vous aimez vos enfants et voulez leur construire un avenir, ne soyez jamais dépendant de la « générosité publique » elle finit toujours par se payer.

Machiavel, un inspirateur du travail social

Machiavel, un inspirateur du travail social

La mal-nommée Aide Sociale à l’Enfance est un se®vice qui dépend des Conseils départementaux. Il peut s’organiser différemment selon les départements mais est uniformisé par la loi du 5 mars 2007.

Il existe un jargon à connaître et à maîtriser pour bien comprendre son fonctionnement.

L’IP

L’information préoccupante (IP) est la porte d’entrée de l’ASE. Elle peut être déclenchée par n’importe qui.

Elle concerne l’enfance susceptible d’être en danger, une notion qui comprend :

  • les enfants maltraités, c’est-à-dire les mineurs victimes de violences physiques, psychologiques, d’abus sexuels, de négligences lourdes ;
  •  les enfants en risque, terme qui désigne des mineurs dont les conditions d’existence sont de nature à mettre en danger leur santé, leur sécurité, leur éducation, leur entretien.

L’IP passe par une cellule départementale de recueil des informations préoccupantes, appelée CRIP le plus souvent.

La rédaction de l’information préoccupante répond à des règles précises. Elle contient l’identité du professionnel qui la rédige et mentionne les informations rapportées en notant bien si l’informateur a constaté ces faits ou ne fait que rapporter des faits supposés. Doit ensuite être précisé l’identité du mineur et celle des titulaires de l’autorité parentale. Tout renseignement sur les personnes vivant au domcile, le lieu de garde et de l’école sont mentionnés.

Le rédacteur devra prendre soin à ne pas affirmer ce qu’il n’a pas constaté. Il n’écrira donc pas « la mère frappe son fils régulièrement » mais « Monsieur X m’a dit lors de notre entretien du jour j que la mère a frappé son fils à la date d. »

Ce que le rédacteur peut constater ne doit pas être imputé sans preuve, il écrira par exemple « j’ai vu que l’enfant présentait un hématome, il m’a dit que sa mère le lui a fait » et non « l’enfant s’est présenté à moi avec un hématome causé par sa mère ».  Un tel écrit justifierait en effet des poursuites pour dénonciation calomnieuse.

L’IP est ensuite transmise au service départemental de la protection de l’enfance qui prend aussi contact avec le secteur médico-social. Il s’agira d’abord de vérifier si la situation est déjà connue par les services sociaux auquel cas elle alimentera un dossier déjà existant. Sinon soit la situation n’a pas un caractère de gravité et il ne sera pas nécessaire d’aller plus avant (clôture sans suite), soit sa gravité selon l’interlocuteur nécessitera une visite immédiate d’un assistant de service social ou une visite sous quinzaine.

 Les parents seront informés de la transmission de l’information préoccupante au président du conseil départemental. Ils sont aussi informés des services auxquels l’IP est envoyée, des autres intervenants à qui l’IP a été communiquée ainsi que des informations recherchées sur la famille mise en cause. Enfin doit leur être communiqué le contenu du rapport d’évaluation et ses conclusions. Il suffit cependant de dire que la transparence peut nuire à l’enfant pour obtenir le black out informationnel.

Protection administrative

L’ASE pourra intervenir suite à une IP en mettant en place ce qui est qualifié de protection administrative, à ce stade la justice n’est pas saisie.

Par contre des mesures seront prises telles que :

  • L’intervention d’une TISF (technicienne d’intervention sociale et familiale) qui pourra participer au ménage, à la préparation des repas, à l’aide aux devoirs …
  • Un AESF (accompagnement en économie sociale et familiale) qui consiste le plus souvent à aider à gérer le budget d’une famille ;
  • Une AEA (assistance éducative administrative) consistant à « aider » les parents à mieux éduquer leurs enfants.

Ces trois types de mesures sont des AED (actions éducatives à domicile), mais il existe aussi l’accueil provisoire du mineur en fugue ou un accueil provisoire prévention qui consiste à placer l’enfant à la demande des parents.

La mesure de placement administrative est d’une année au maximum ; mais elle peut être renouvelée.

Ces mesures peuvent aussi intervenir à la demande expresse des parents. D’ailleurs, elles sont théoriquement décidées qu’avec l’accord des parents même si elles peuvent faire l’objet de pressions des travailleurs sociaux qui pourront prétexter de l’opposition des parents aux mesures proposées pour déclencher un signalement.

Protection judiciaire

Si l’inspecteur de l’enfance, c’est-à-dire le directeur des services de l’enfance, prétend qu’il existe un situation de danger grave ou imminent sur l’enfant (maltraitance physique, sexuelle) ou que les parents refusent de collaborer aux mesures administratives, alors il émet un signalement auprès du procureur de la république dont les parents sont informés.

Le plus souvent ce signalement conduit à la saisine du juge des enfants, l’ASE préconisera alors des mesures de protection qu’elle mettra elle-même en place. Nous ne sommes plus là dans le cadre de la protection administrative mais dans celui de la protection judiciaire.

Les mesures qui seront décidées par le juge des enfants pourront être :

  • Une AEMO (aide éducative en milieu ouvert), c’est le cas de figure le « moins pire », les travailleurs sociaux vont fouiner partout mais les enfants ne sont pas enlevés ;
  • Un placement chez l’autre parent, un membre de la famille ou un tiers de confiance ;
  • Une ISOE (Investigation et Orientation Éducative) qui consiste à permettre à un travailleur social d’évaluer la situation avec une expertise psychologue pour le mineur voire les parents, le juge prendra ensuite une décision à partir de ces évaluations ;
  • Un PAED (placement éducatif à domicile) qui consiste à placer l’enfant au sein du domicile familial pour 6 mois, mesure renouvelable une fois, mais il faut alors établir que l’enfant n’est pas en danger et qu’il s’agit de renforcer les compétences parentales ;
  •  Un placement dans un foyer ou une famille d’accueil, mais dans ce cas les parents doivent être consultés pour un projet notamment éducatif fixant des objectifs au placement à travers un PPE (projet pour l’enfant).

Les placements judiciaires peuvent aller jusqu’à deux ans, mais sont renouvelables notamment sur proposition des travailleurs sociaux qui motivent ces renouvellement dans leurs rapports. Dans les faits certains enfants ne seront jamais rendus à leur famille.

Les appels au 119

119Le Groupement d’intérêt public Enfants en danger (GIPED), à la tête de l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) et du Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger qui gère le 119, fait le point sur les alertes relatives à la « protection de l’enfance ».

Voila une opportunité d’actualiser les données dont nous disposons relativement aux cas de déclenchements d’informations préoccupantes (procédure simplement administrative gérée par l’ASE).

Précisons, en effet, que le rôle du 119 consiste à recueillir des appels signalant des situation dites « d’enfants en danger », que ces situations sont analysées avant éventuelle transmission aux cellules de recueil des informations préoccupantes (CRIP) des départements.

Lesquelles cellules procédent ensuite dans 40 % des cas à un suivi administratif (information préoccupante) ou à judiciaire (signalement).

Une importante baisse des appels

Un constat est d’emblée réalisé : celui d’une baisse importante du nombre d’appels. En effet alors que jusqu’en 2012 le nombre de coups de fils passés excédait le million chaque année, il n’a été recueilli qu’un peu plus de 600 000 appels en 2014…

Un chiffre qui reste relativement élevé mais qui marque une baisse de 40% des appels ce qui doit bien pouvoir s’expliquer.

L’autorité de gestion du 119 a livré ses explications en imputant cette baisse par l’impossibilité faite désormais de réaliser des appels cachés ainsi que le filtrage momentané de numéros « black listés ». On apprend effectivement que de nombreux appels répétitifs malveillants parvenaient au 119, mais de là à ce que ces appels représentent plus du tiers des coups de fil reçus, voila qui parait excessif !

Mais des traitements en hausse

Pour autant le dispositif de recueil des informations préoccupantes ne chôme pas puisque 33 043 appels en 2014 ont été retransmis pour un suivi, alors que 30 716 appels ont fait l’objet d’un tel traitement en 2009.

Ceci n’est guère logique à moins d’admettre que les appelants sont plus raisonnables qu’ils ne l’étaient et n’abusent pas de cette faculté de dénoncer des situations d’enfants en danger. Mais dans ce cas il conviendrait de comprendre une telle évolution spontanée des comportements, évolution tellement spontanée qu’elle en devient improbable.

D’ailleurs les appelants restent les mêmes, comme il s’agit seulement de recueillir des appels de particuliers (une autre procédure existe pour les écoles et les hôpitaux qui signalent) on compte toujours 40 % d’appels provenant du père ou de la mère et 11 % d’appels de mineurs.

Les causes alléguées des appels ne varient pas non plus dans leur répartition : un tiers de violences psychologiques, un tiers de négligences, un quart de violences physiques.

Il faudrait alors considérer que les effectifs permettant le recueil des appelants permet de maintenir le même rythme de transmission aux CRIP. Ce qui reviendrait à dire que plus il existe de personnels chargés de réaliser des informations préoccupantes, plus il y aura d’informations préoccupantes transmises.

Une politique de traitement qui dépend aussi des différents départements puisque entre 2012 et 2014 les informations préoccupantes traitées ont augmenté de 55 % pour le département de la Nièvre. C’est que comme le disait son président : «La Nièvre est traditionnellement une terre d’accueil pour les enfants confiés »

On ne change donc pas si facilement les traditions locales.

 

Le harcèlement sur Internet, et plus particulièrement sur facebook, on en parle beaucoup dans l’actualité avec des cas dramatiques d’enfants, d’adolescents harcelés à l’ école, sur les réseaux sociaux et jusque sur leur portable. Certains d’entre eux vont jusqu’à mettre fin à leurs jours !

Une fonctionnaire de l’ASE se moque d’un enfant placé sur son mur facebook
moche

La travailleuse sociale avait visiblement une bonne image d’elle-même et son miroir aussi.

Nous n’avions pas encore assisté à la dénonciation d’adultes qui organisent un tel harcèlement, et pourtant de telles ignominies existent dans un contexte pas si éloigné du harcèlement scolaire.

Tenez par exemple, comme rien ne nous étonne plus du côté de la mal nommée « aide sociale à l’enfance », on peut (enfin pouvait) trouver sur le mur facebook d’une éducatrice spécialisée et en mode public des commentaires pour le moins déplacés sur le pauvre gosse dont elle s’occupait.

L’assistante sociale, se prenant pour une artiste, se livre quelquefois à des slams pathétiques sur lesquels elle faisait réagir ses quelques relations.

Mais c’est son univers professionnel qui lui donne une importance dont sa petite personne est vide.

En effet, aussi médiocre soit-elle, la travailleuse sociale exerce son art dans les rapports éducatifs. Elle se rehausse à ses propres par l’usage de sa plume dyslexique et assassine, enterrant une famille de ses slams fangeux participant ainsi à un placement abusif tout à fait dramatique que la vacuité de sa personne.

L’artiste ratée de l’écriture s’épand auprès de qui veut bien la lire, et visiblement les rapports qu’elle rédige pour l’ASE ne lui suffisent pas. Elle fait des heures supplémentaires en développant pour son public tout le mépris qu’elle ressent à l’égard de ses protégés.

Elle le fait sur un mode qu’elle veut drôle, cherchant à descendre par clavier interposé le périple Paris Rodez d’un jeune qu’elle emmène dans un foyer.

Lâche tes coms !

Les copines de l’assistante sociale commentent en langage plus ou moins SMS, et elle relance dans le style « lâchez vos coms », comme l’adolescente attardée de 45 ans qu’elle est. Voila ce que cela donne  :

Birant

Vous aurez compris que les noms des intervenants ont été modifiés, en effet l’éducatrice à l’origine de ces traits humiliants a été signalée auprès de sa direction et n’a pas manqué de faire disparaître ses commentaires puis son profil à ce qu’il semble. Il ne faudrait donc pas en vouloir à ses nombreux homonymes.

Il n’en reste pas moins que la démarche consistant à raconter sa vie professionnelle sous l’angle particulier de la moquerie à l’égard des enfants qui n’ont pas demandé à subir sa compagnie témoigne d’un état d’esprit tout à fait malsain.

Beaucoup de réflexions sont particulièrement vexatoires, du type : « j’aurais trop honte qu’on pense que c’est mon fils ! »

20 ans de travail social et ce n’est pas fini

Birant 2Renseignements pris ce cas n’est pas isolé, nombre d’éducateurs et quelquefois de familles d’accueil passent leur temps à se gausser de leurs protégés et à raconter des anecdotes toutes plus stupides et stigmatisantes les unes que les autres.

Jusqu’aux dernières nouvelles cette travailleuse sociale est toujours en fonction et sévit depuis plus de 20 ans après des études en sanitaire et social et un diplôme d’assistante sociale. Elle participe donc à la mission de l’ASE qui est notamment d’apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs qui lui sont confiés !

Nous vous invitons à être vigilants concernant des propos tenus à l’encontre d’enfants placés, les réseaux sociaux sont une mine d’information permettant de se renseigner sur les personnes qui ont charge de ces enfants.

N’hésitez pas à nous signaler tout dérapage incontrôlé.

autismeL’association Autisme France dénonce les placements abusifs commis par l’ASE en particulier concernant les enfans autistes

127 associations se joignent à cette dénonciation, évidemment le CEDIF participe à cette opération et souscrit sans aucune réserve au communiqué de presse, dont extrait : 

Actuellement en France des dizaines de familles avec un ou plusieurs enfants autistes, qu’elles essaient de faire diagnostiquer, sont menacées de placement ou ont vu leurs enfants leur être arrachés. La raison : les services de l’aide sociale à l’enfance les accusent d’être responsables des troubles de leur enfant. Mieux, ils nient les diagnostics établis par des médecins référents en matière d’autisme et les mères sont accusées de pathologies surréalistes non reconnues dans les classifications internationales : Syndrome de Münchhausen par procuration et aliénation parentale, en violation du Code de la Santé publique.

Un exemple parmi tant de témoignages reçus ou quand l’incompétence le dispute à l’injustice

Les associations suivent une énième histoire où tout le monde sait qu’une erreur est sur le point d’être commise, mais, malgré tout, pour préserver de bonnes relations de travail entre les différentes institutions, le Conseil Départemental de l’Isère s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants atteints de Troubles Envahissants du Développement (une forme d’autisme). Le juge nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l’attention sur elle ». Le docteur Sonié, médecin coordonnateur du Centre Ressources Autisme Rhône-Alpes est pourtant très claire sur les conséquences à venir : « risque de traumatisme psychique et d’une aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée ».

Suite du communiqué de presse de France Autisme

Placement abusif des enfants de Rachel pour délit d’autisme.

Au-delà de ce communiqué et de ce compte-rendu du placement abusif par l’ASE 38, Autisme France participe à l’analyse des exactions trop souvent commises par l’ASE au travers d’un rapport auquel nous adhérons.

À travers ces prises de position fortes d’Autisme France, nous nous sentons moins seuls dans notre combat. Rappelons que nous avions interpellé le conseil départemental de l’Isère, que la nouvelle équipe s’était engagée à changer les pratiques des travailleurs sociaux.

Nous attendons des actes avec le retour auprès de leurs parents des enfants autistes enlevés, mais aussi  :

  •  une rédéfinition du rôle des travailleurs sociaux ;
  • des sanctions à l’endroit de ceux qui ont fauté ;
  • donc la fin du droit de calomnier.