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L’ année 2014 a commencé par une bonne nouvelle pour les parents en Arizona, Jan Brewer, la   gouverneur républicaine (droite américaine) a annoncé une réforme fondamentale : la dissolution pure et simple du Child Protection Service, l’équivalent américain de notre « aide sociale à l’enfance ».

Les sévices sociaux ne doivent pas rester hors contrôle.

Les sévices sociaux ne doivent pas rester hors contrôle.

Plus qu’une réforme, une révolution, puisque le nettoyage des lois relatives à la protection de l’enfance devait passer d’abord par la suppression de cette administration porteuse de nombreux scandales.

6 000 « dysfonctionnements »

Jan Brewer a ainsi rendu public plus de 6 000 cas d’abus sur enfants perpétrés par des géniteurs ou des membres de la protection de l’enfance sous forme de mauvais traitements ou de placements non justifiés. Des cas qui n’ont jamais fait l’objet d’enquêtes.

Comme en France, les services sociaux ont pêché aussi bien par refus d’intervention que par placements abusifs.

6 000 cas, le chiffre tourne la tête et la procédure mise en place par la gouverneur est bien celle qui convient : aucune réforme n’est possible tant que ceux qui ont fait des dysfonctionnements un mode normal de fonctionnement de leur administration ne sont pas d’abord tous foutus à la porte.

« On en a assez des signalements sans suite, de l’absence de transparence, de la culture de l’excuse », a lancé la gouverneur. Elle a donc nommé une personne de confiance chargée de gérer son nouveau service de protection des mineurs.

Madame la gouverneur s’en occupe personnellement

Oui la nouvelle protection de l’enfance c’est son service car il répondra personnellement de tout ce qui sera fait devant elle.

Elle écarte ainsi la compétence du bureau de la sécurité qui avait pour fonction de surveiller la protection de l’enfance.

C’est un peu comme si elle décidait que tous les trucs du type ONED, Défenseur des droits, IGAS perdaient tout droit de regard sur la protection de l’enfance pour ne pas avoir su y dénoncer les scandales.

En agissant ainsi, Jan Brewer lance implicitement ce message : vous avez à vous plaindre de la protection de l’enfance, ne perdez pas votre temps à écrire à ceux qui vous disent que tout va bien, adressez vous à moi et on fera le ménage ensemble.

Alors qu’en France il est désormais question de mettre fin à « l’idéologie du lien parental » ou du « lien familial » afin de séparer encore plus facilement un enfant de sa famille, de ne pas entraver les services de l’ASE avec le respect de l’autorité parentale, il convient de voir où nous mènent de telles dérives.

Un exemple qui en vaut peut être mille autres est celui de cette femme qui a subi une césarienne forcée en Grande Bretagne, une rupture nette et radicale du lien maternel pour le coup.

L’affaire avait été heureusement bien médiatisée sans que nous en tirions toutes les leçons sur cet univers à la 1984 que les hommes de l’État nous préparent.

Mais revenons sur ce drame avec le recul nécessaire.

Madame Alessandra Pacchieri, 35 ans, de nationalité italienne, fait le choix de venir en Grande Bretagne dans le cadre d’une formation professionnelle d’hôtesse de l’air.

Elle n’est là que de passage et est bien une ressortissante européenne mais étrangère qui ne devrait pas avoir à se soucier des délires des sévices sociaux britanniques. Seulement voila, Madame Pacchieri est enceinte et présente des troubles bipolaires. Elle est soignée et prend régulièrement des médicaux pour cela.  En Grande Bretagne cependant, elle oublie sa médication et fait une attaque de panique, ni une ni deux : elle est embarquée en hôpital psychiatrique et cinq semaines après la cour autorise qu’on lui arrache son bébé dans son ventre par césarienne.

Nous n’aurions d’ailleurs jamais rien su de cette affaire si John Hemming, un député libéral démocrate britannique n’avait alerté les media Lesquels ont relaté il y a quelques mois cette affaire qui date cependant d’août 2012.

La désacralisation du lien familial, maternel en l’occurrence avait servi ici à alimenter la machiner à adopter, laquelle subi également une poussée en France avec le développement de mariages naturellement stériles. En moins de temps qu’il n’en faut pour un accouchement nantais sous X, l’enfant de Madame Pacchieri était confié aux sévices sociaux du comté d’Essex. La mère, de retour en Italie, réclame le retour de sa fille, laquelle âgée de plus de 15 mois reste détenue en Grande Bretagne sur décision de justice. Il paraîtrait que la maman pourrait faire une nouvelle attaque de panique en Italie et qu’il n’est donc plus question de lui rendre sa fille qu’elle n’a jamais vu. La famille en Italie n’a pas été consultée, ni les services sociaux locaux, l’enfant a été placée à l’adoption en avril 2013.

Certes la maman est soignée pour ses troubles depuis 2007 et sa propre mère s’occupe de ses deux autres filles, mais justement c’est le rôle de la famille élargie que de pallier à des insuffisances parentales.

La maman a dit qu’elle souhaitait le meilleur pour sa fille, qu’elle l’aimait et qu’elle priait pour la revoir un jour.

Fin de l’histoire.

Choquant ? Il paraît qu’il va falloir s’y habituer et que l’on appelle celle "principe de précaution" et "fin de l’idéologie du lien parental". L’ASE en décidera, il lui suffira de produire des constats de délaissement et quelques calomnies sur la famille élargie. Vous me direz ce n’est pas son genre.

 

La reconnaissance de l’injustice

Des décisions de justice ont été prises, souvent sous l’influence de dossier dits d’assistance éducative réalisés par des travailleurs sociaux.

Dans d’autres situations, ce sont des enquêteurs qui sont intervenus.

Les uns comme les autres ont été chargés d’instruire des affaires, ce qui signifie qu’il leur appartenait de trouver des éléments éclairant la décision d’un juge en fonction de considérations éthiques, juridiques ou de simple opportunité.

nurnbergEt puis un jour, on se rend compte que ces décisions, qui peuvent aussi bien être de nature administrative tout en ayant fait l’objet là aussi d’enquêtes, sont des décisions injustes.

Dernièrement en France, les autorités ont enfin réalisé que la déportation des enfants Réunionnais pour adoptions dans la Creuse, relevait de décisions injustes.

Actuellement en Suisse, les mesures de protection des mineurs par décision d’autorités de tutelles des cantons ont fait l’objet d’un examen. Qu’une telle protection puisse avoir donné lieu à plus de 20 000 internements administratifs est finalement considéré comme injuste.

Allelujah

Injuste donc l’avortement et la stérilisation forcée de Bernadette Gächter, il aura fallu tant d’années pour reconnaître l’évidence ??!!!

Tous les 40 ans on s’excuse et on recommence 

Des excuses ont été faites par les dirigeants d’aujourd’hui, plus de 40 années après les faits. Dans l’intervalle d’autres décisions immondes sont prises et détruisent des familles.

Des parents d’aujourd’hui dont les enfants ont été placés sans réelle justification ont donc eu l’idée de s’adresser à l’administration en charge de gestion des excuses, à savoir la « table ronde » et son délégué aux victimes. Il était question d’opérer un testing de cette administration afin de déterminer si elle était de bonne foi en propageant son message du « Plus jamais cela » et en se livrant à des exercices cathartiques.

La réponse est venue de Janine Mauerhofer, assistante déléguée pour les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance :

«  Merci pour votre courriel. Nous sommes désolés des épreuves que traverse la famille xxx. Le délégué aux victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance n’est malheureusement pas la bonne autorité pour traiter de votre cas. En effet, le délégué est l’interlocuteur pour toutes les personnes ayant fait l’objet de mesures de coercition dans la période allant jusqu’à 1981, date de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions du Code civil sur la privation de liberté à des fins d’assistance. La Table ronde, mise sur pied après la cérémonie de commémoration que vous évoquez, réalise un travail de mémoire sur le passé et n’émet pas de directives fédérales concernant les victimes actuelles de mesures de coercition (pour en savoir plus : www.fszm.ch). »

Il faudra donc attendre encore 40 ans pour que les excuses de demain viennent pardonner les erreurs d’aujourd’hui !

La table ronde est donc une sinistre farce dont la seule vocation est d’éteindre le feu à l’État.

Les excuses sont une nécessité quand la réalité ne peut plus être occultée, elles permettent le maintien de la légitimité de ceux qui entendent nous gouverner même si la réalité de leur pouvoir c’est aussi l’oppression et la négation du lien familial.

Les excuses sont une arme de légitimité face à la faute rendue évidente, la faute criminelle de l’État.

À qui la faute ?

La faute en l’occurrence est à l’origine de dommages, de vies gâchées. Elle suppose bien évidemment le paiement du prix de la faute.

Ce paiement, pour les internés administratifs, devrait prendre la forme d’un fonds de détresse et d’un fonds de solidarité. Une solution de facilité.

Il reste la désignation des responsables, ceux qui ont obéi, ceux qui se sont mal comportés, les profiteurs d’une main d’œuvre gratuite, les violeurs, et il y en a eu. Rien n’est prévu de ce côté, pire les traces sont souvent effacées et les archives peuvent avoir été sciemment détruites, les victimes ne peuvent alors demander des comptes auprès de leurs bourreaux.

Cela est d’ailleurs voulu, car pour la confédération helvétique il y a là certes faute, mais nulle responsabilité pénale discernable, ni civile d’ailleurs. Autrement dit, nul coupable ou plus exactement tous coupables.

L’objectivation de la faute ou le tous coupables !

La logique à l’œuvre est exactement celle des États dits démocratiques : toutes les saloperies commises le sont au nom du peuple, le peuple est donc responsable même s’il n’a pas conscience des horreurs commises en son nom. Des horreurs commises en réalité par des hommes et des femmes tout à fait déterminables.

En effet, les décisions prises et leur mise en application l’ont été du fait d’êtres humains tout à fait identifiables par un nom, un prénom, une adresse, il n’est pas bien difficile de les citer même si les archives ont été détruites.

Fonctionnaires des sévices sociaux suisses : on n'a rien à dire, on a rien vu, on a rien entendu.

Fonctionnaires des sévices sociaux suisses : on n’a rien à dire, rien vu et rien entendu

Mais non les noms ne sortent pas.

Si la capacité des représentants de l’État de commettre les pires abominations est sur le papier sanctionnée par le Tribunal Pénal International, la Confédération Helvétique, elle, a fait le choix du tous coupable sauf l’État.

Ce choix se traduit par le très condamnable concept juridique d’objectivation de la faute. Précisons que l’on entend par faute non seulement la violation de dispositions légales mais aussi de règles de conduite, en l’occurrence l’internement administratif est une atteinte grave au droit international humanitaire. Une conception saine du droit suppose que toute faute doit être réparée par son auteur sur le plan civil, et que sa commission en toute conscience expose à des poursuites pénales.

Cependant cette notion viciée qui est l’objectivation de la faute supprime de fait la responsabilité de celui qui en est l’auteur. Avec cette notion, on ne tient alors nullement compte de la conscience du fautif d’accomplir des actes préjudiciables.

Sur un plan pénal, si une telle conception avait prévalue en 1945, il n’y aurait jamais eu de Procès de Nüremberg. On oublie alors que la faute quand elle conduit un crime, suppose la punition non pas seulement pour le plaisir de la répression mais pour l’exemplarité de la peine seule mesure de dissuasions.

Faute de dissuasion le crime se renouvelle et il crève les yeux actuellement.

Sur un plan civil l’objectivation de la faute en fait reposer le poids non sur les fautifs mais sur l’ensemble de la population. La faute des coupables est donc répartie sur le dos des innocents, car qui peut encore croire à ce mythe qui voudrait qu’en démocratie nous sommes tous coupables des saloperies de nos gouvernants ?

Les ridicules justifications de l’objectivation de la faute

Mais l’objectivation a aussi un objectif de satisfaction des demandes des victimes. C’est là le côté positif bien que tout à fait amoral mis en avant. Les moyens des coupables ne suffiraient pas à régler les compensations financières d’actes d’internement abusif, de castration, de stérilisation, d’avortement et d’adoptions forcés ni le placement en esclavage de jeunes dans des fermes.

Seulement voila, le fonds d’indemnisation s’est monté initialement à 7 ou 8 millions de francs suisses alors qu’il est demandé 500 millions de francs.

7 à 8 millions de francs revient à payer de 4 000 à 12 000 francs suisses pour des vies gâchés. Sachant que le salaire médian (salaire pour lequel 50 % des ménages suisses gagnent plus et 50 % moins) est supérieur à 6 000 francs, le fonds d’indemnisation prévoit de verser de 15 jours à 2 mois de salaires supplémentaires pour 10 ans de travaux forcés, des castrations, des avortements.

Cela revient de faire de la Suisse le pays où la main d’œuvre enfantine était la moins chère au monde et dans lequel les mutilations sexuelles. Mais attention, pour prétendre à l’aumône encore faut-il prouver auprès de la « Table Ronde » son état de nécessiteux.

 Ce fonds de misère est géré par un organisme officiellement nommé « la Chaîne du Bonheur », si c’est pas du foutage de gueule ça !

Au nom de la justice, de la morale et des victimes

Évidemment on peut donner plus mais certainement pas de la poche des contribuables et certainement pas sans un jugement. On ne devrait pas non plus parler là de dons mais de réparations civiles (selon l’expression consacrée).

Pas d’objectivation de la faute, mais des coupables avec un procès publics et des condamnations. La seule justice dans cette affaire serait celle d’un Nüremberg des sévices sociaux à l’enfance.

La famille Babel Andrieux c’est un papa, une maman et quatre enfants dont deux sont handicapés. Aurélien souffre d’une pseudoarthrose congénitale liée à une maladie orpheline, la neurofibromatose. Mathieu est atteint d’un léger trouble du spectre autistique. 

Ces maladies sont en partie la cause du placement des enfants par une inexplicable préconisation du SPMI.
Leur situation va alors se dégrader dramatiquement.

Que risque Aurélien ?

Aurélien a 9 ans, il a été soigné pour sa neurofibromatose. Sa jambe atteinte était sauvée après pas moins de six opérations délicates.

Mais cela c’était avant le placement.

Depuis, Aurélien a été séparé de ses parents et de ses frères pour se retrouver au foyer Sous-Balme (canton de Genève).

Il porte des chaussures orthopédiques afin de compenser une jambe plus courte. Cette compensation n’assure pas à Aurélien une marche aisée et l’oblige pour les moyens et long trajet à demander d’utiliser sa chaise roulante.
Une boule, apparaît du côté droit de sa jambe : le péroné sort du genou !

Ce 2 mai 2014, Aurélien joue avec un ballon de football dans la cour de l’école lors de la pause méridienne, il se met à glisser doucement dans l’herbe, sa jambe ne le tient plus. Sans surveillance il s’affale doucement, s’immobilise au sol et y reste, personne pour le relever.
L’école le fait transporter en ambulance aux urgences de l’hôpital pédiatrique.
Aurélien a très peur dans l’ambulance, il pleure, demande ses parents. Il sait que cela peut bien signifier que la maladie dont il était sorti est revenue. Un neurofibrome osseux pourrait bien être la cause de cette chute presque indolore.

Raphaël

Raphaël

Son frère Raphaël, placé dans un autre foyer, apprend la mauvaise nouvelle par ses copains. Il est alors 15 heures, paniqué il réclame des explications à la maîtresse. Laquelle ne lui répond pas, il éclate en sanglots. Raphaël connait bien la maladie dont souffre son petit-frère.

Entre temps le diagnostic après radio est rapide : la clavicule est cassée. La mère est prévenue à 15 heures seulement et par un message sur son portable, au bout du fil l’éducatrice Tatiana Lacroix qui accompagnait Aurélien en pédiatrie sans savoir que l’enfant souffrait d’une neurofibramatose. L’école n’avait pas pris soin d’alerter la famille ! Malgré les pleurs et demandes d’Aurélien.

De suite, la maman prend contact avec le professeur Lascombes, médecin traitant d’Aurélien, qui aurait dû le prendre en charge si le foyer avait agi correctement. Au lieu de cela Aurélien a été emmené aux urgences et a consulté un orthopédiste qui ne connaissait rien à la neurofribomatose de type 1 et n’a trouvé rien de mieux que de lui appliquer un bandage mal adapté et de se proposer d’opérer l’enfant. Une opération inappropriée dont l’évocation a terrorisé Aurélien.
La situation d’Aurélien est dramatique. Le suivi médical dont il avait besoin n’a pas été correctement pris en charge, les prothèses nécessaires n’ont pas été correctement posées. De telles négligences font qu’il risque désormais l’amputation, rien de moins si le diagnostic terrible tombe !
L’opération est risquée puisqu’il s’agit d’une première mondiale : une opération sur un os malade dont le succès aléatoire ne pourra être connu que 6 mois après la chirurgie. En cas d’échec, il faudra amputer. Voila ce que subit cet enfant par la volonté de l’État qui ne le lâche toujours pas !

Un acharnement coupable

La détresse morale des enfants n’aide pas Aurélien à garder l’espoir.
L’espoir, un paramètre essentiel pour la réussite de l’opération.
Aurélien refuse d’ailleurs de se faire opérer tant qu’il n’aura pas été libéré de la prise d’otage institutionnelle ainsi que ses frères. Il ne peut même pas avoir le secours de recevoir des appels de sa mamie Marguerite car interdiction lui est faite d’appeler ses petits-enfants elle-même.

Au foyer, un petit voyou profite la maladie d’Aurélien pour lui faire violence, le frappant sur sa jambe sans que l’équipe du foyer ne puisse empêcher de tels agissements.
Aurélien est terrorisé à l’idée que le sale gamin en question ne le frappe aussi sur sa clavicule cassée.
La neurofibromatose atteint aussi son cerveau : simplement dyspraxique, il devient dyslexique, dysorthographique et dyscalculique depuis sont placement. Il a donc besoin d’un clavier spécifique pour l’école, mais aussi d’un quart temps supplémentaire On les lui refuse.

Enfermé !

Le troisième frère, Mathieu, est autiste léger. Il est placé au foyer de Pierre Grise et n’y bénéficie d’aucun suivi pour son affection. Effectivement, comme le reconnaît le directeur de l’établissement, il n’existe pas de spécialiste de l’autisme à Pierre Grise.

Les services du SPMI qui avait nié l’autisme de Mathieu sont obligés de le reconnaître ce qui revient à mettre en évidence l’inutilité, le caractère nuisible de son enlèvement. D’autant que la Suisse vient de ratifier la convention sur le handicap interdisant toute forme de discrimination.

Un autisme ne doit pas être enfermé, mais comment revenir sur une aussi mauvaise décision ?
Un dispositif particulier est donc mis en place. Mathieu peut voir ses parents du samedi 10h00 au dimanche 17h00 et rencontrer ses frères au foyer le mercredi en foyer de 14h00 à 16h00.

Le reste du temps Mathieu refuse de parler à d’autres personnes qu’à ses parents et ses frères. Incapable de nager, sa mère lors d’une visite le retrouve immergé dans son bain, sans surveillance.

Thomas refuse l’inacceptable
Thomas

Thomas

Le quatrième frère, Thomas, souffre aussi d’une malformation congénitale mais bénigne due à sa prématurité, mais des pieds. Les foyers ne semblent pas en avoir connaissance puisque aucun dossier médical ne leur est parvenu.’
Il déclenche cependant de nouveaux symptômes : saignement des gencives, sang dans les selles. Il est alors découvert qu’il déclenche une réaction allergique à l’antidépresseur qui lui a été administré dès son placement.

C’est que Thomas refuse l’inacceptable, aîné de la fratrie avec ses 12 ans il a déjà subi un premier placement et le SPMI reconnaissait qu’il n’en supporterait pas un second.
Et pourtant … Dès le deuxième placement il refuse de s’alimenter et de boire au foyer comme lors du premier enlèvement, raison pour laquelle il avait été restitué à sa famille après intervention du médecin cantonal, Mme Huguette Jodry, à l’époque.

Mais cette fois Thomas est sous la menace d’un internement en unité de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en lieu et place de son petit frère Mathieu qui y a été emprisonné plus d’une année en chambre sécurisée sur un matelas par terre.

Seuls ses parents à tour de rôle parviennent à le faire manger et boire chaque jour entre 12h30 et 14h00, seul droit de visite qui leur est accordé. Thomas ne peut donc se nourrir et boire qu’une fois par jour à midi, l’hôpital refusant que les parents ne le fassent le matin et le soir.

Les notes de suite font bien apparaître que Thomas pleure souvent, qu’il n’a pas envie d’interagir avec son environnement du foyer et qu’il veut retrouver sa famille, la seule solution pour le contraindre consiste à administrer des antidépresseurs ou le priver des livres qu’il réclame.
Finalement il doit être hospitalisé, en unité A2 de psychiatrie de l’adulte et de l’enfant. Il écrit dans ses courriers aux divers intervenants qu’il y a été placé contre sa volonté veut rentrer à la maison avec tous ses frères et ses parents qu’il aime.

Placement pour l’intérêt des enfants ?

Placement pour l’intérêt des enfants disent-ils ? De qui les services sociaux se moquent-ils ? Où est le droit garanti des enfants à maintenir une relation avec leur famille selon l’article 13 de la constitution suisse ?

Les enfants écrivent alors à la juge, Aurélien note en gros à l’intention de la juge, de l’avocat de ses parents, du curateur et du SPMI : Je veut rentrer à la maison !!! Ensemble, avec Raphaël, ils écrivent à Madame Walther, experte, du centre médical universitaire le 8 juin 2014 :

« Bonjour Madame, je veux rentrer chez moi avec mes frères et mes parents que j’aime, ils ont toujours été très gentils avec moi. Je suis malheureux en foyer. Mon petit frère Mathieu qui est autiste léger n’a jamais fait de crise à la maison, au contraire il a toujours été très gentil avec nous et quand il nous parle au téléphone, il nous dit qu’il veut rentrer à la maison et il dit à ma maman qu’il l’aime tous le temps quand il nous téléphone au foyer. Le SPMI dit des mensonges sur mes parents et moi je n’aime pas ça. J’exige de rentrer chez moi tout de suite. Merci de me donner le droit d’être heureux avec toute ma famille.

Madame, je suis d’accord avec tout se que dit mon frère. Ma jambe n’est plus sauvée depuis que je suis en foyer où je suis malheureux. Je ne veux pas me faire opéré sans être chez moi avec toute ma famille. »

Thomas écrit au SPMI et à la juge :

" Je veux vous voir pour vous dire que j’aimerais rentrer chez moi avec mes parant mes frêres. Je suis séparé d’eux depuis neufs mois. perssone ne tient compte de ce que je pense.  Je suis maintenant en unité A2 (ndlr : psy). De plus quand mon petit frêre Mathieu revenait d’A2 il avait des bleus. Il était toujours heureux à la maison mais quand il partait il pleurait. J’aime mes parents et mes frêres et je veux rentrer ! et reprendre l"école avec ma famille. MERCI D’AVOIR LU CETTE LETTRE."   

À tout cela l’autorité cantonale de Genève avait dit que l’évolution de Thomas était doublement positive, qu’il n’y avait pas d’inquiétude quant à l’intégration d’Aurélien et Raphaël ! On a affaire à du lourd là, à de l’alter comprenant de compétition chez les magistrats du crû.

Il parait que les conventions des droits de l’homme ont été signées à Genève, avant même les internements administratifs. Il y a longtemps, on ne s’en rappelle plus d’ailleurs. On l’a rêvé peut-être.

L’émission Infrarouge sur la chaîne suisse romande RTS a donné l’occasion d’un édifiant débat sur l’indemnisation des victimes de la Confédération Helvétique.  

Ces victimes sont des adultes dont la jeunesse et parfois toute la vie a été gâchée par des décisions de placement dans des familles d’accueil, des foyer, des orphelinats, des centres de détention. Des placements qui font désormais scandales et qui sont aussi peu justifiés que le sont bien des placements qui ont encore lieu de nos jours.

Le massacre des Innocents

Le débat fait suite à la projection du film « Enfances Volées » de Markus Imboden.

Ce débat rebondit sur la mise en évidence dans ce film des violences, maltraitances, humiliations subies notamment par le petit Max sur la décision de juridictions suisses.

Sur le plateau, des témoignages forts de victimes comme ceux de Jean-Louis Claude, de notre amie Ursula Müller Biondi (voir aussi interview par le CEDIF), de Clément Wieilly.

Jean-Louis Claude parle d’enfants qui n’étaient même pas scolarisés. Il évoque des faits de meurtres, de viols impunis. Ses mots frappent juste lorsqu’il évoque aussi ces enfants placés chez des paysans pour devenir un main d’œuvre gratuite et donc exploitée.

Poussé à en dire davantage, il révèle avoir été violé régulièrement dès l’âge de 11 ans par un curé en institution !

Ursula Müller-Biondi en vient à ceux dont le sort a été pire que celui réservé à des prisonniers de droits communs ; elle dit la promiscuité traumatisante avec des tueuses. Son statut était celui des internés administratifs sans jugements car ils n’avaient rien fait pour mériter une sanction pénale. Officiellement, elle était de ces jeunes placés dans une  maison de rééducation ». Son bébé est né dans cette prison et devait être voué à l’adoption, peut-on imaginer tomber plus profondément dans le désespoir face à une telle situation ? Mais Ursula a été forte, elle s’est battue, d’autres n’ont pas eu cette ressource et ont sombré.

Des dossiers embarrassants

Clément Wieilly a parcouru la Suisse romande et répondu aux victimes comme lui de placements dans leur enfance. Il constate que les politiques cherchent à se donner bonne conscience. Gênés, les décideurs du plateau se murent dans le déni et tentent de le faire taire en prétendant admirer le travail de Monsieur Wieilly, une tactique de diversion politicienne s’il en est.

Une admiration de simple façade effectivement puisque Clément Wieilly travaille dans l’association agir pour la dignité  sans aucun moyen ; que la fameuse Conférence des Directeurs des Affaires Sociales (CDAS) n’a pas voulu l’écouter.

Rien que pour savoir qu’il avait une sœur, Monsieur Wieilly a dû se déplacer, se faire accompagner par une représentante de la Croix Rouge, en appeler aux media. Il nous montre bien que les victimes dérangent, qu’elles doivent se battre bien des années après pour avoir le droit à une bribe de cette vérité que les fonctionnaires du social et les politiques veulent enterrer.

Il met en évidence que toutes les saloperies commises sur ces enfants aujourd’hui dans la maturité sont traitées pour la galerie à travers des procédures administratives et judiciaires ouatées et complexes.

On n’a pas d’affect quand on est un fonctionnaire de la misère de l’enfance, toutes les enfances volées ne sont que des numéros, des cold cases que l’on aurait voulu effacer comme on l’a fait pour les données les plus importantes de leur vie. Voila l’impression que nous a donné les réactions des officiels aux propos des victimes.

On veut des noms !

Joëlle Droux, historienne, notamment des politiques de l’enfance, confirme bien la réalité des violences et des maltraitances institutionnelles. Elle précise que de telles politiques ont été conçues comme progressistes. Progressistes oui, ce terme si à la mode et tellement mal employé pour qualifier les politiques collectivistes de transformation sociale.

Elle évoque aussi l’origine des placements, lesquelles résultent de lois votées et de décisions prises par des tribunaux.

Là est la plus lourde des responsabilités, celle d’autres salauds qui savaient ce qu’ils faisaient : des magistrats, des travailleurs sociaux, des politiques. Le cœur de l’État social qui utilisera aussi ces enfants comme cobayes médicaux, qui procédera à des stérilisations, des rapts de bébés, des avortements forcés.

En face des victimes on ne trouve pas de véritables bourreaux, mais de ces officiels ternes qui proposent leurs cautères sur jambes de bois.

D’abord Francis Egger, pour l’union Suisse des paysans. Il a tout de même le mérite de faire voler en éclat la vacuité de la notion de responsabilité collective, avec le tort tout de même de relativiser. En effet, il s’exprime ensuite sur la présentation du héros du film, le jeune Max, exploité dans une famille de paysans pauvres et alcooliques. Il pense tout fort que d’autres enfants ont pu être sauvés par des familles de paysans et que l’on n’en ferait pas un film !

On entre là dans le domaine de statistiques qui n’ont jamais été réalisée au nom de la relativisation des malheurs, une démarche que l’on connaît bien lorsqu’il n’est pas question d’admettre sa faute. Mais une démarche qui ne saurait convaincre personne, le gâchis d’une vie, le ressenti terrible d’une enfance violée n’entre pas dans les statistiques.

Cependant, comme il le précise, la décision de placement n’était pas celle du monde paysan et les paysans qui ont profité de ces décisions ne sont pas tous les paysans. On peut le suivre sur ce point on rappelant qu’il y a des responsabilités individuelles qui sont indéniables et inexcusables.

Il fallait le dire, il l’a dit.

Mais une fois cela dit, il faut aller plus loin : ces responsabilités individualisables supposent que l’on mette un nom derrière ces responsables. Que l’on désigne les salauds et qu’on les fasse payer, quant à ceux qui ne sont plus de ce monde, que leur mémoire en soient irrémédiablement entachée. On aurait alors complètement répondu au sujet du débat qui est, il faut le rappeler : qui doit payer ?

Effacer les traces les plus marquantes 

Luzius Mader, représentant du gouvernement, parle d’une recherche de la vérité et d’une solution du problème, blablabla, on retiendra surtout les directives émises pour l’accès aux archives.

Voila qui est d’ailleurs fondamental quand on sait que certains cantons ont détruit les archives relatives aux mesures de placement afin que les victimes ne puissent jamais demander des comptes aux coupables. Joëlle Droux montre l’ironie ou le cynisme des autorités qui expliquent cette destruction par « le respect des personnes qui pourraient être stigmatisées si quelqu’un pouvait avoir connaissance de ces dossiers ». Comme si la honte devait être pour la victime plus que pour ses bourreaux.

Jean-Louis Claude devrait-il avoir honte d’avoir été violé, devrait-il se faire payer en retour pour avoir subi ces outrages ?

Non, il veut avoir enfin accès à des archives non expurgées dans lesquelles il pourrait lire le nom de ceux qui lui ont fait subir ces violences pour leur demander à eux de s’expliquer. C’est d’eux qu’il attend des excuses, pas d’obscurs ministres dont personne n’a rien à foutre dans cette terrible affaire. Plus que toute autre demande, celle de Jean-Louis Claude est légitime.

Pour la demande d’indemnisation financière, Michel Thentz, représentant le Jura annonce son petit Téléthon des cantons (ou la loterie romande – appelée aussi impôt sur la connerie -) pour alimenter un fonds d’indemnisation aux victimes.

Voila qui est dérisoire surtout quand au final nul ne veut payer et qu’il faudra en venir à mettre à contribution les suisses pour les saloperies faites par ceux qui pourront passer au travers des mailles du filet.

Les enfances volées, cela continue aujourd’hui.

Le mot de la fin prend aussi toute son importance : « Est-ce qu’on est sûr aujourd’hui qu’on n’est pas en train encore de faire des erreurs dans le placement des enfants, dans l’internement .. Est-ce que l’on fait tout juste ? »

Michel Thentz répond qu’il n’est pas certain que l’on fasse tout juste, mais qu’il est persuadé que des mesures ont été prises pour éviter que cette histoire là ne se répète, il ne se porte pas pour autant garant qu’aucunes fautes ne soient commises.

Il fait d’ailleurs bien de ne pas se porter garant et qu’il laisse tomber ses œillères car oui, nous l’affirmons au CEDIF, des exactions sur mineurs et sur familles commises notamment par les autorités des cantons, par les autorités tutélaires nous en connaissons !

Nous avons parlé ici de la situation faite aux enfants Babel Andrieux par le SPMI, mais aussi des saloperies commises par les autorités tutélaires de Zürich, rien que sur ces deux affaires, parmi bien d‘autres qui nous sont remontées, l’ensemble des décideurs et des instances judiciaires et politiques ont été informées jusqu’à Berne. Michel Thentz devrait donc faire l’effort de s’informer avant de dire des bêtises à moins que la tournée des excuses n’ait lieu que tous les 40 ans.

 

Voila la question posée par le député de Genève, Marc Falquet avec les éléments fondant cette interrogation.

Examinons donc les faits

L’affaire en question date du 8 janvier 2002, une enseignante de l’institut Jacques Dalcroze avait alors recueilli la parole d’une élève de 11 ans qui se refusait à retourner chez elle, se plaignant d’avoir subi des attouchements dans le cadre familial.

L’enseignante procède alors à un signalement qui parvient au service de la protection des mineurs et là, rien ne se passe …  ah si, peut-être un suivi selon le sous-directeur du service, un suivi pendant lequel la fillette continue à subir des agressions sexuelles de la part de son beau-père et du cousin de celui-ci.  Et elle n’en sera pas la seule victime.

Mais le service de la protection des mineurs est alerté, la belle affaire que voila !

Trois ans de malheurs

 spmi21Le temps passe et le calvaire continue pendant un an, deux ans, presque trois ans.

Nous sommes alors le 10 décembre 2004. Ce jour-là, le beau-père de l’enfant se rend directement au service de la protection des mineurs pour dénoncer des actes de pédocriminalité commis par son cousin.

La mère des enfants vient le même jour effectuer la même démarche contre le cousin qu’elle accuse d’atteintes sexuelles sur ses deux filles. Elle précise que ce cousin a été déjà inquiété pour des faits de pédocriminalité.

Seulement voila, tout n’est pas dit car c’est bien l’époux qui avait fait l’objet d’un signalement tombé à la trappe.

Comment dire ?

On ne saurait faire l’économie d’une enquête et le sous-directeur de la protection des mineurs ne peut se dispenser de saisir le procureur général.

Seulement voila, il est nécessaire de préciser le contexte de la saisine. Il faut donc mentionner des antériorités, la famille est-elle connue des services sociaux ?

Effectivement elle l’est puisque la mère a demandé une mesure de protection en novembre 2004, quant à un signalement antérieur, une suspicion d’attouchements, un suivi … comment dire ?!

De l’enfumage en milieu non hostile

Le sous-directeur a dû s’ébouriffer les faux-cils pour trouver les formulations adéquates afin de prévenir le procureur général.

Son courrier dans lequel son identité apparaît constitue donc un exercice d’équilibriste (voir lettre), 12 jours se sont écoulés depuis l’intervention de la famille, 3 ans presque jours pour jours depuis que la fillette a révélé ce qu’elle subissait. 3 ans pendant lesquels les pédocriminels ont pu faire d’elle, puis sa sœur leurs victimes sexuelles.

Cette lettre fait d’abord état de la dénonciation des faits de pédocriminalité du 10 décembre 2004, et du conseil donné aux plaignants de prendre contact avec la brigade des mœurs. On aurait pu penser qu’une telle démarche aurait pu être réalisée par le service, mais passons …

Dans une seconde partie il est fait mention du premier signalement réalisé en 2002 auprès du service de protection des mineurs, c’est là que la tournure employée est savoureuse :

«  Une autre information à également prendre en compte,  plus ancienne celle-là et qui apparemment  n’a pas fait l’objet d’une dénonciation auprès de votre instance : »

Les questions sans réponses du député Falquet

Face à une telle situation, le député Falquet interroge encore :

« Relevons que lorsque le pédophile et sa femme sont venus dénoncer le cousin, l’assistant social s’est contenté de leur remettre les coordonnées de la brigade des moeurs ????

Cet assistant social a-t-il vu à ce moment-là dans les dossiers du SPMi que le plaignant avait fait l’objet d’une dénonciation pour pédophilie trois ans plut tôt et que rien n’avait été entrepris pour protéger la fillette ? 

Qu’a-t-il fait ? 

Ce Service se nomme bien: « service de protection des mineurs» et non «service de protection des pédophiles ».  

… . Que dire d’une Direction qui est payée pour s’occuper de la protection de nos enfants et qui laisse des pervers en abuser ?  

Qui nous dit que cette même Direction n’a pas étouffé d’autres affaires similaires ?

Qui nous dit que cette direction ne va pas étouffer de futures affaires de pédophilie ? 

Le député Falquet attendait donc des réponses précises à ces questions et à d’autres encore qui figurent précisément dans sa question écrite.

La parole est à Ponce Pilate

Jean MaraisLa réponse est une plaisanterie habituelle des institutions étatiques, il vaut son pesant de cacahouètes et démontre une fois de plus que l’Etat n’a pas pour fonction de défendre le peuple mais d’assurer une domination sur ce même peuple par sévices publics interposés. D’autres affaires en France nous ont d’ailleurs prouvé que le sort d’enfants violés ne dérangeait pas plus que cela ceux qui se prétendent nos dirigeants.

Voici donc la réponse scandaleuse du conseil d’Etat de Genève :

« Le Conseil d’Etat déplore vivement qu’un député condamne ainsi un service de l’Etat avant même que réponse soit donnée à sa question. Il déplore vivement, aussi, les propos tenus vis-à-vis d’un collaborateur de ce service, membre de sa direction, et particulièrement respecté.

Sur le fond des affaires complexes citées dans cette question, le Conseil d’Etat ne saurait détailler des faits qui remontent parfois à plus de dix ans sans enfreindre le secret de fonction. » 

Pour le reste un sous-fifre fera office de bouc-émissaire : « ce collaborateur n’a pas respecté la procédure interne l’obligeant de signaler à sa hiérarchie les déclarations de maltraitance ou d’abus. Il a quitté le service en 2004. »

En gros, le sous-directeur oublieux est particulièrement respecté par le Conseil d’Etat alors que le député fait l’objet de sa vive réprobation. Une inversion des valeurs tout à fait intolérable d’autant que le sous-directeur a déposé plainte contre le député et contre l’association PMES  qui l’a bien justement mis en cause.

La protection des mineurs ose la plainte

Cette plainte ne sera pas inutile si elle se transforme en le procès du service de la protection des mineurs et qu’elle se focalise sur la personnalité de son sous-directeur, les dirigeants de l’exécutif genevois ne manqueraient pas alors d’être éclaboussés.

Du sordide au ridicule

Voyons donc ce que nous pouvons trouver au titre d’une nécessaire enquête.

C’est le journal satirique Vigousse qui fuite une mise en pratique de la théorie du genre  :

 « Pour décompresser sans doute, un cadre du SPMi serait réputé pour se travestir en femme dans certains salons de massage ; tiens, c’est le même qui, durant trois ans, n’avait rien entrepris après qu’une affaire de pédophilie a été dénoncée au SPMi… On dira que

sa vie sexuelle ne regarde que lui. Certes, mais s’il s’agissait d’un père de famille pris dans les mailles du SPMi, que diraient les rapports fournis aux juges ? » 

L’affaire sombre donc du sordide au ridicule, en cas de procès public on ne peut donc que conseiller au plaignant d’éviter les robes noires trop strictes ou l’hermine, de peur de le confondre avec le personnel de justice.

Allons un peu plus loin sur le blog d’Henri Damien nous y découvrons que le Grand conseil de Genève reprend sans vérifier les propos du service de la protection des mineurs puisque le sous-fifre limogé n’est même pas un fusible crédible dans la mesure où il existe encore un bureau à son nom au service de protection des mineurs !

Polisse et populisme

Pas de profil bas au service de la protection des mineurs, interviewé par le site « citoyen » jet d’encre ; le sous-directeur vogue sur la vague du film « Polisse » consacré à la Brigade française de la Protection des Mineurs pour nous proposer sa grille de lecture de la maltraitance des enfants.

Précisons au passage que le film évoque des cas de pédocriminalités traités dans l’urgence (c’est-à-dire en moins de trois ans).

Là-dessus, l’émule genevoise de Polisse nous propose une politique sociétale de prévention de la maltraitance sur mineurs. Il s’agirait donc de limiter les écarts « sur le plan socio-économique entre les moins et les plus fortunés », c’est bien connu on peut toujours avoir l’excuse d’être pauvre pour maltraiter ses enfants. Voila déjà une vision gaucho-bobo que l’on retrouve souvent et qui fonde le placement d’enfants de milieu peu favorisés pour leur bien et celui de leurs parents !. Il faudrait aussi lutter contre « un populisme qui mène à l’exclusion, elle-même forme de violence importante ». Le populisme encore un terme gaucho-bobo qui permet de mépriser ceux qui prennent le parti de peuple contre celui des institutions qui prétendent le représenter.

Nous sommes au CEDIF des populistes et fiers de l’être car nous avons cessé de croire que nos représentants voulaient notre bien. Mais, à ce titre, nous serions tous suspects pour le sous-directeur de la protection des mineurs, tous suspects de véhiculer une mauvaise éducation justifiant que l’on nous enlève nos enfants.

Car ne nous y trompons pas, ceux qui tolèrent voire soutiennent les pratiques les plus immondes sont aussi ceux qui nous jugent et nous sanctionnent, qui imposent de nouvelles formes d’éducation dont les parents sont exclus.

Oui on connait cela en France, mais me direz-vous pourquoi désespérez des institutions quant il se trouve encore des députés comme Marc Falquet pour défendre l’intérêt du peuple ?

« Si je trouve à Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à tout ce lieu, à cause d’eux. »

Vous marquez là un point et Genève sera sauvée s’il s’y trouve encore un juste, nous n’avons pas trouvé à ce jour son équivalent en France.

Pétition à l’intention du Grand Conseil de Genève
RENDONS LES ENFANTS A LA FAMILLE ANDRIEUX BABEL

L’Administration enlève arbitrairement quatre enfants à leurs parents dont deux handicapés, une honte pour Genève, ville des Droits humains

PREAMBULE

 genfConsidérant :

  • La Déclaration universelle des droits de l’homme
  • La Déclaration de Genève relative aux droits de l’enfant de 1924
  • La Convention relative aux droits de l’enfant (New York 1989), 25e anniversaire en 2014 !

En particulier les § 4, 5, 6, 8, 9 et 10 du Préambule ainsi que les articles 12 et 23

  • La Convention relative aux droits des personnes handicapées (New York 2006)  
  • La Constitution suisse
  • La Nouvelle Constitution genevoise (en particulier l’article 16 sur les droits des personnes handicapées)
  • Le discours de Mme Simonetta SOMMARUGA, conseillère fédérale, cheffe du Département de justice et police DFJP, prononcé à Berne le 11 avril 2013 lors de la cérémonie de commémoration pour les anciens enfants placés de force et les autres victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance
  • Les hommages et excuses de M. Charles BEER, président du Conseil d’Etat, en charge du Département de l’Instruction publique et de la Culture aux anciens enfants placés prononcés le 6 mai 2013 lors de l’inauguration de  l’exposition itinérante Enfances volées présentée à Saint-Gervais, Le Théâtre Genève
  • Les déclarations de Charles BEER reprises par la Tribune de Genève (voir annexe) « L’Etat a agi contre l’intérêt des enfants »

Nous, signataires de la présente pétition, estimons de notre devoir et de notre responsabilité de porter à votre connaissance les faits suivants :

Historique

En date du 17 avril 2012, la famille ANDRIEUX BABEL, Serge ANDRIEUX, Sandrine BABEL ANDRIEUX et leurs enfants Thomas, Raphaël, Aurélien et Mathieu, habitants de la commune de Bardonnex, s’est vue retirer la garde de ses quatre enfants, pourquoi ?

A l’origine de cette mesure, un conflit entre le directeur de l’Ecole de Compesières sur l’attribution de classe de leur fils  Aurélien,  qui souffre de neurofibromatose (maladie génétique) l’obligeant  à l’usage fréquent d’une chaise roulante.  Les parents demandaient que la classe de leur enfant soit déménagée au rez-de-chaussée du nouveau pavillon de l’école construit avec une rampe pour handicapé au lieu que de devoir rester à l’étage dans l’ancien bâtiment dont les escaliers étaient une contrainte pour l’enfant, notamment lors des récréations.

Devant la mauvaise volonté du Directeur et des enseignants, l’absence de l’intervention d’une infirmière scolaire pour soutenir les parents, ceux-ci se sont tournés vers les décideurs politiques. Avec l’appui du Président du Grand-Conseil, il a été organisé  le 4 février 2011, une manifestation devant l’école, pour demander qu’Aurélien soit déplacé dans le bâtiment équipé spécialement d’une rampe, construite récemment par la commune. Sans résultats. La classe d’Aurélien est toujours à l’étage.

Dans le même temps, la question se pose de la scolarisation du frère cadet, Mathieu,  4 ans, qui présente un léger retard de développement. Ecole privée ou école publique ? Réseau d’enseignement à domicile ? Les parents prennent le temps d’étudier ce qui serait le meilleur pour leur enfant.

Parallèlement, il se trouve que Thomas, l’aîné, vient de subir une opération aux jambes, nécessitant de la part des parents et de l’école une attention particulière.

Les trois enfants scolarisés, Thomas, Raphael et Aurélien aiment l’école, leur école. Ils sont d’excellents élèves, des enfants sociables, polis et très bien éduqués.

Cependant, pour une raison qui échappe à l’ensemble des pétitionnaires, Le Directeur de l’école, un beau jour, visiblement dépassé par les évènements, au lieu de s’en remettre aux compétences de son infirmière scolaire, assignée à cette tâche, a cru bon de saisir le SPMI (Service de Protection des Mineurs).

Déploiement d’une machinerie administrative

Alors que les parents revendiquaient tout naturellement de faire bénéficier leur fils des aménagements prévus par la loi pour l’intégration d’un enfant handicapé, ils se  sont retrouvés  entrainés dans un labyrinthe de procédures administratives suivies de sanctions judiciaires.

En effet, faisant suite à la demande du Directeur de l’école, le SPMI est intervenu. Après avoir effectué une mini – enquête, les services font parvenir un dossier à une juge. Celle-ci, par ordonnance du 5 avril 2012, faisant droit sans autre forme de procès au SPMI,  ordonne l’enlèvement immédiat de l’ensemble de la fratrie à leurs parents. A noter en effet, qu’avant d’enlever les enfants, la Juge n’a pas laissé aux parents qui le demandaient – ainsi que la loi l’autorise –  le temps de recourir à l’aide d’un avocat.

En conséquence, le 17 avril 2012, allant à l’encontre des accords entre le DIP et la Police,  des assistants sociaux accompagnés de policiers en uniforme ont fait irruption par surprise à l’Ecole de Compesières  pendant la dernière leçon du matin, pour enlever les trois grands enfants, dont Aurélien sur sa chaise roulante. Conjointement, ils se sont rendus au domicile de la famille pour saisir le cadet Mathieu sous les yeux effarés de la nounou.

Cette mesure brutale, impromptue et arbitraire a stupéfié la famille, les proches, l’entourage, suscitant beaucoup d’émoi auprès de tout  un chacun : Le matin, il y avait une famille de parents unis, avec quatre enfants, soucieux de faire au mieux pour leurs enfants, même différents, mais à midi, il n’y avait plus que larmes et désolation.  D’un coup, ces mêmes parents se voyaient suspectés et traités comme des criminels. Ils n’ont d’ailleurs pas eu droit aux nouvelles de leurs quatre fils pendant deux semaines.

Le parcours du combattant d’une famille déjà fort éprouvée par le destin

Au vu de l’absence de discernement et d’humanité des instances impliquées, le comité de soutien  ainsi que les signataires souhaitent porter à votre conscience les préjudices énormes infligés à toute une famille, déjà bien éprouvée par le destin, des suites de l’ingérence dans leur vie du SPMI ce fameux 17 avril 2011, leurs  souffrances, humiliations, injustices, ainsi que les traitements inadéquats envers leurs enfants, voire les maltraitances.  Et vous faire partager ce qui, depuis près de deux ans, au quotidien, est devenu leur combat.

1.      L’expertise interne : preuve ou épreuve ?

Il faut savoir qu’à la suite d’un enlèvement, et lorsque les parents s’y opposent,  le SPMI sollicite   une expertise sur l’ensemble de la famille. Celle-ci, mandatée par le Tribunal de Protection de l’Adulte et de l’Enfant, est faite sur une famille défaite, hors contexte et en situation de choc. Il semble qu’elle serve à justifier ou infirmer leur action.

Or, sans surprise pour les signataires, l’experte conclut globalement favorablement de cette famille, affirmant que « les enfants ne nous sont pas apparus et danger, les parents sont preneurs d’aide nous ne sollicitons pas l’instauration de mesure de protection ». En revanche, sur l’analyse des enfants, en particulier de Mathieu, le cadet, qui souffre d’un retard de développement, les conclusions sont ambigües. En résumé, avant et après l’enlèvement, on observe ceci :

a)     Sur l’enfant Thomas, né le 20 octobre 2001, il est noté bon élève jusqu’à l’enlèvement, après, cumule les douleurs physiques et psychiques (suites d’opérations de la jambe additionnées de dépression réactionnelle sévère, consécutive à la séparation d’avec ses frères et avec ses parents)

b)     Sur l’enfant Raphaël, né le 18 décembre 2002, aucun problème, brillant élève, en bonne santé. Aujourd’hui profondément traumatisé par la situation.

c)      Sur Aurélien, né le 17 septembre 2004, enfant atteint de neurofibromatose (maladie orpheline génétique dégénérative) nécessitant des soins médicaux spécifiques, ayant subi pas moins de 6 opérations de la jambe, souvent en chaise roulante, actuellement en rémission,  bon élève. Actuellement chute des résultats scolaires et crises de larmes régulières. 

Diagnostics divergents sur Mathieu

d)     Sur Mathieu, né le 13 mars 2007, il y a controverse. L’experte note «  comportement  psychotique»,  puis « trouble envahissant du développement et de l’attachement ».

Ce diagnostic exclusivement comportemental et non cognitif a amené les parents, dans un second temps à mandater R.H., directeur d’un centre d’éducation et de thérapies cognitives à Genève, ainsi qu’une collaboratrice de l’Office médical pédagogique (OMP) sous la direction du Pr Stephan ELIEZ, spécialiste dans le domaine des neurosciences, pour leur fournir une analyse plus précise, en vue d’orienter l’enfant vers la bonne école.

De manière concordante, le bilan de l’expertise de l’OMP confirme la présence d’un trouble autistique, tandis que celle de R. H précise un trouble envahissant modéré du développement de type autistique. (documents disponibles)

Ces divergences sont en effet loin d’être anodines et c’est là que le bât blesse. Car, si, dans le cas de psychose, l’on est en droit de faire porter une part de responsabilité à l’entourage, notamment aux parents, dans le cas d’autisme, la famille n’y est pour rien. Il s’agit bel et bien d’une affection spontanée dont l’origine n’est pas bien connue, due vraisemblablement au  développement particulier de certains neurones. Les parents sont blanchis, n’en déplaise au SPMI. Il s’agira alors de mettre en place rapidement pour l’enfant des thérapies cognitives spécifiques (et non psychiatriques) et d’aider les parents à vivre avec cette réalité. Avec un diagnostic psychiatrique, on culpabilise les parents, avec un constat d’autisme, on compatit.

 2.      L’autisme des institutions

Pour notre plus grand étonnement, lors de la remise à la Juge de ces trois expertises sur Mathieu (2 convergentes, l’une divergente) celle-ci n’a retenu pour sa décision que celle du SPMI. De manière tout aussi surprenante, elle a également ignoré les conclusions favorables à la famille, affirmant la non mise en danger des enfants avec leurs parents. Tout simplement ahurissant.

Car, à ce stade, en toute bonne logique, rien, absolument rien, ne justifiait du maintien du retrait de garde des enfants aux parents. De par les faits (expertises) et de par la loi (cf. préambule), les enfants pouvaient et devaient retourner auprès de leurs parents. Ceci d’autant plus que le handicap de deux d’entre eux nécessite, au-delà de tout, cet amour, cette chaleur, cette solidarité que seule la famille peut donner pour que les enfants concernés croient en eux, ne se sentent ni exclus ni discriminés et aient le courage d’affronter la vie.

Nous dénonçons cette situation inique qui ne tient aucunement compte des besoins des enfants, bafoue de manière flagrante et à tous niveaux dans nos institutions, le respect des chartes internationales des droits humains.  Ce constat constitue un véritable signal d’alarme pour nous, une alerte pour Genève, cité des droits humains et leader de ceux de l’enfant.

Le calvaire de Mathieu

Cet enfant, qui ne parle pas et ne peut donc pas se faire entendre, s’est vu, en raison  d’un jugement partial de la Juge, placé aux HUG (Hôpitaux Universitaires Genève) en unité orthopédique puis en unité psychiatrique, enfermé dans une chambre de sécurité, avec pour seul meuble un matelas au sol, médicamenté, violenté.

En dépit des différents courriers que nous avons envoyés au directeur de l’OMP  comme aux hauts responsables des services concernés des HUG, malgré le signalement aux autorités à travers une question urgente écrite déposée par un Député au Grand Conseil rien n’a bougé. Mathieu est resté hospitalisé plus d’une année ! Actuellement placé au foyer de Pierre-Grise et en centre de jour pour ses activités, rien n’a évolué : Mathieu ne parle toujours pas. Il n’a pas davantage trouvé la place qui lui revient dans une école spécialisée. D’ailleurs le directeur de Pierre-Grise avoue qu’il n’existe pas de spécialiste de l’autisme dans cet établissement

La grève de Thomas

Profondément affecté par l’injustice de la situation, le fils aîné, Thomas, qui vient d’avoir 12 ans, ne veut plus s’alimenter qu’en présence de l’un de ses parents. Il a dû être hospitalisé (unité de psychiatrie infantile) et de ce fait n’est plus scolarisé. Cet enfant réclame quotidiennement de pouvoir retourner dans sa famille. Personne ne l’écoute. Humainement, cette situation n’émeut manifestement ni le SPMI, ni la Justice et encore moins le corps médical.  

La course aux obstacles des parents

La fratrie est éclatée : Thomas est placé à l’hôpital, Raphaël et Aurélien au Foyer Sous-Balme à Veyrier, Mathieu au Foyer de Pierre-Grise à Genthod. Quand aux droits de visites, ils sont rigides à l’extrême, ne tenant nul compte des horaires de travail des parents.

Plus précisément les visites possibles sont actuellement :

  • pour Thomas de 12h30 à 14h00 chaque jour, heure des repas (à la cafétéria de la pédiatrie de l’hôpital, Plainpalais)
  • pour Raphaël et Aurélien de 13h00 à 16h00 (Sous-Balme, Veyrier) le dimanche
  • pour Mathieu de 10h00 le samedi matin jusqu’au dimanche soir 17h00 (Pierre-Grise, Genthod)

La fratrie, sans Thomas, pour lequel il est interdit de se rendre dans sa famille ???, se retrouve donc le dimanche,  à la maison de la Croix-de-Rozon, de 13h30 à 15h30, en raison des trajets …

3.      Justice où es-tu ?

Depuis lors, la famille ne cesse de recourir par voie d’avocats auprès des instances et institutions concernées pour faire valoir les conclusions des diverses expertises. En vain. A tous niveaux, l’on comprend que le SPMI fait force de loi, qu’il manipule, maîtrise tous les rouages et n’entend pas se remettre en question et surtout pas lâcher des enfants. Etonnant envers des parents qui n’ont pas fauté, qui plus est de la part d’un service qui, par ailleurs, multiplie les grèves au motif qu’il est débordé…

L’occasion de rappeler ici le sens premier de leur mission et le principe de proportionnalité. A savoir qu’ils ont mission d’intervenir en cas de maltraitances physiques ou psychiques, d’abus sexuels ou de malnutrition. Le retrait des enfants à leur famille devant être considéré comme une mesure de dernier recours.

En l’occurrence, encore une fois, au risque de nous répéter, nous rappelons que toutes les expertises nient l’éventualité de maltraitance dans cette famille, éprouvée prioritairement par le destin.

4.      L’œuvre au noir du Service de Protection des Mineurs (SPMI)

Il ressort de témoignages toujours plus nombreux que nous recevons de toutes parts, que ce service dysfonctionne, déconnecte de l’humain, du social, mais surtout agit comme un Etat dans l’Etat, un service secret, totalitaire, intouchable. La problématique, quant à elle, de manière très helvétique, reste un sujet tabou. Les victimes sont le plus souvent terrassées, incapables de manifester, les dénonciations légères et trop faciles, les procédures opaques, les expertises orientées, la justice manipulée. Ce service fait ce qu’il veut, sème la terreur et personne n’ose s’en plaindre, sauf quelques résistants, tels les parents ANDRIEUX BABEL, et à quel prix !

Mais qui donc surveille le SPMI ? Y a-t-il des évaluations régulières des bien/malfaits de leurs interventions ?  Existe-t-il un livre blanc, un livre à cœur ouvert, pour les des victimes récentes ou actuelles de leurs services ? Mesurent-ils la portée de leurs actions ? Est-ce pour le bien supérieur de l’enfant que tout se passe en circuit fermé, en marge de la vie, de la société ? Que l’on engage des civilistes pour encadrer les enfants ? Qui percera les mystères du SPMI ? Qui commande au TPAE ?                                                                                                                                                   

5.      Le coût de la vérité

Outre les affrontements stériles avec les services, lesquels s’obstinent à vouloir moraliser les parents au lieu de les entendre, il y a pour ces derniers, à travers ce combat, un préjudice financier considérable. A ce jour, la famille a dû débourser plus de  CHF 100’000.-, principalement en frais d’avocats, auxquels s’ajoutent les frais de placement de leurs quatre enfants qui leur sont facturés à plus de CHF 1000.- par enfant et par mois. Un chiffre insoutenable pour une famille qui ne le mérite pas.

CONCLUSION

La situation vécue par l’ensemble de la famille ANDRIEUX BABEL nous apparait à tous profondément injuste, malsaine, aggravée par des services procéduriers et cyniques, une justice défaillante, une école non coopérante.

De manière continue, depuis deux ans, tout ce monde distille au quotidien aux petits comme aux grands, l’angoisse, le sentiment d’injustice, et des souffrances qui les marqueront définitivement. Quand et comment pourront-ils entreprendre un processus de résilience face à l’absurdité d’une telle situation ?

Comment devons-nous considérer des institutions, des professionnels, des acteurs de la santé, et du social poursuivant avec détermination et sans aucune remise en question une action dont nous percevons chaque jour les effets destructeurs ?

Comment pourrons-nous apprendre un jour à ces enfants le respect des institutions ? N’en faisons-nous pas déjà des citoyens révoltés ?

Enfin, tous ces moyens gaspillés, en temps et en argent, ne seraient-ils pas mieux investis à des programmes d’actions pédagogiques, thérapeutiques ciblées, par exemple pour Mathieu, autiste, dont l’avenir, sans elles, s’annonce définitivement compromis ?

Fort de ces constats, en citoyens actifs et réactifs, nous nous mobilisons aujourd’hui pour signer la présente pétition afin d’alerter qui de droit capable de mettre un terme à cette situation.

Nous ne voulons plus être partie prenante de l’intolérable. 

Ce que nous demandons : 

1.      Le retour des enfants auprès de leurs  parents  

2.      La reprise de la scolarité pour les 3 ainés, les suivis médicaux auprès de médecins privés 

3.      Un suivi médico-pédagogique pour Mathieu 

4.      La fin des ordonnances pour l’ensemble des curatelles 

6.      Retrouver les valeurs de dignité et de respect pour la famille ANDRIEUX BABEL 

7.      Une évaluation de tous les torts subis et indemnisation

POSTLUDE

Nous espérons trouver à Genève assez d’écoute, de compétences et de courage pour faire cesser ces pratiques qui nous renvoient peu ou prou aux plus sombres nouvelles de Kafka, aux plus mauvaises séries noires ou encore aux Souvenirs de la Maison des Morts de Dostoïevsky.

Manifestation avec la famille Andrieux Babel

Manifestation avec la famille Andrieux Babel

Tout ceci parce qu’un dispositif juridico-administratif a pris le pouvoir, que personne ne le surveille, ce qui lui permet de continuer à  s’autoalimenter sous couvert de justification sociale,  qui nous semble fort détournée de sa fonction et de ses responsabilités premières, tout cela au nom du «bien des enfants ».

Ce qui s’est passé chez nous depuis trop longtemps ne doit plus être possible aujourd’hui.

Simonetta SOMMARUGA l’a dit, Charles BEER l’a repris.

Pourquoi ne serait-il pas imaginable d’instaurer à Genève un modèle de politique familiale humaniste, qui fasse honneur à sa longue tradition et à sa réputation ?

Au-delà de la dénonciation de faits honteux, c’est un appel que nous vous lançons !

Pour le Comité de soutien :

Marie Thérèse Engelberts,  Marc Falquet, Florence Kraft-Babel

Merci de signer ici la pétition : http://www.kiombo.com/pmes/pdf/petition_recolte_signatures_andrieux_babel.pdf

A   retourner, même partiellement signée : Comité de Soutien à   la famille Andrieux-Babel, CP 105, 1222 Vésenaz/Ge

Le courageux député de Genève, Monsieur Marc Falquet met les pieds dans l’indigeste plat des internements abusifs d’enfants, le mal-nommé service de protection des mineurs est visé par cette question posée au Grand Conseil le 15 mars 2013  à l’attention du Conseil d’État de Genève.

Face à l’acharnement terrible qui détruit 4 enfants innocents, un comité de soutien s’est constitué et une conférence de presse aura lieu ce jeudi 16 janvier à 10h30, au café de l’Hôtel de Ville, Grand-Rue à Genève. Des actions concrètes y seront proposées et un appel à toutes les victimes du Service de Protection des Mineurs sera lancé.

Les mots du cœur et de la raison

Les mots utilisés sont à la fois ceux du cœur et de la raison, le député Falquet dénonce le sort qui est fait à une famille par les service de la protection des mineurs avec la complicité de médecins.

Il faut lire les mots du député Falquet. pour comprendre la douleur de Sandrine et Serge Babel Andrieux et de leurs enfants, Mathieu, Aurélien, Raphaël et Thomas, âgés aujourd’hui de 6 à 12 ans. Ces mots nous les reprenons avec le détail de l’affaire quitte à oser la paraphrase.

Une drôle d’école

L’affaire commence avec la médiatisation des difficultés posés par l’école de Compesières à l’insertion scolaire d’Aurélien, souffrant d’une maladie génétique : .

C’est cette même école qui produira un signalement abusif auprès des services sociaux de la protection des mineurs (SPMi). Tiens, tiens, l’école n’aime pas la mauvaise publicité semble-t-il.

Signalement qui prospère puisque le 17 avril 2012, trois gendarmes en uniforme pénètrent dans l’établissement scolaire pour enlever Raphaël, Thomas et Aurélien devant leurs camarades de classe. Simultanément, Mathieu, 5 ans est pris au domicile de ses parents sur intervention du SPMi.

Les enfants et parents n’ont pourtant commis aucun crime, aucune infraction, pas la moindre maltraitance, non il s’agit de parents aimants et protecteurs à l’écoute de leur quatre enfants dont deux souffrent d’un handicap.

Qui peut faire cela à un enfant ?
La cellule de Mathieu

La cellule de Mathieu

Les trois enfants aînés sont mis au secret de leurs parents pendant plus de 3 semaines. Trois semaines sans pouvoir les voir, sans comprendre ce qu’il advient d’eux.

Puis des mois se passent, leur retour n’aura lieu qu’à la fin de l’année 2012 mais dans un état de détresse physique et de choc psychologique.

Quant à Mathieu, le cadet, Son sort est pire encore. Il est placé et maintenu dans une chambre de sécurité à l‘intérieur de l’unité psychiatrique de l’hôpital cantonal. Une situation qui n’a rien de temporaire sur la foi d’un rapport d’expertise d’une pédopsychiatre missionnée par la juge de « la protection des mineurs et des adultes ». Un de ces rapports infamants qui prétend : « Que le développement de Mathieu serait compromis s’il restait auprès de ses parents en raison de son fonctionnement psychotique».

C’est donc sur ce faux diagnostic de psychose qu’un enfant de 5 ans subit un traitement chimique exposant sa santé et son équilibre. Mathieu est aussi sanglé sans que cela ne semble poser de problème particulier au service de pédiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève ! Il ne manque plus que la camisole de force.

Trace de contention

Trace de contention

La maman indique : «Nous avons mis 6 mois pour savoir dans quelles conditions était enfermé notre fils. Il avait des ecchymoses à l’oeil et aux jambes. Il ne parlait pas du fait de son autisme et ne pouvait nous raconter qui s’était passé. Lorsque je venais lui rendre visite je le voyais, sa petite tête appuyée contre la fenêtre à surveiller mon arrivée lorsque je le quittais, c’était un déchirement pour nous deux».

Un enfant de 5 ans déshumanisé, enfermé dans une chambre avec pour seul confort un matelas dans une chambre sans âme, vide, sèchement vide.

Qui pourrait supporter cela, accepter cette ignominie.

En tout cas je n’imagine pas que l’on puisse oser imaginer faire cela à mes enfants. Et vous juge Emmanuelle de Montanzon-Petitpierre, qui avez décidé de la destinée de cet enfant ; vous Marina Walter, experte en éloignement familial ; vous le personnel pédiatrique,  considérez-vous que Mathieu ait une âme, une sensibilité pour le traiter comme vous le faîtes ?

Cette question a trouvé une réponse dans ce qui suit, mais vous, lecteur, en jugerez vous-même.

Un placement injustifiable, une faute lourde des institutions genevoises

Le député Falquet met en évidence la responsabilité du quatuor magistrat-expert-médecin-services sociaux .

Il le fait bien et ses arguments démontent l’acharnement coupable contre ce petit ange.

Il constate que le placement se fonde sur une expertise de psychose alors qu’un tel diagnostic est interdit de nos jours et que des experts reconnus au plan international dont Hillary Wlide Wood ont mis en évidence un trouble du spectre autistique. Or le placement d’un enfant pour autisme est contraire aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé. D’ailleurs et à titre général, on s’accorde à considérer que le retrait d’un enfant autiste à sa famille est de nature à causer des préjudices irréversibles.
Irréversible, le dommage est donc d’ores et déjà constitué.

Le comportement fautif du quatuor institutionnel est en conséquence bien évident.

Aussi scandaleuse soit-elle, rappelons que l’enfant est toujours détenu à ce jour, cette affaire ahurissante déjà médiatisée connaît aussi des redites du côté de Brest. Elle relève bien d’un aveuglement absurde, dans lequel la magistrate cautionne par son jugement des pratiques barbares préconisées par des professionnels incompétents et obtus.

Que l’exécutif fasse enfin son travail

On attendait donc que le Conseil d’Etat, organe exécutif fasse son travail.
Attente déçue puisque là bas aussi on se cache derrière une décision de justice.

Une réponse donc sans le moindre intérêt qui démontre encore une fois que l’État est la plus grande menace pour nos libertés individuelles et familiales en témoigne cette profession de foi savoureuse : « Le Conseil d’Etat exprime sa pleine confiance aux institutions qui mettent en oeuvre les compétences professionnelles et l’expertise au quotidien pour assurer une prise en charge pertinente et de qualité de ces enfants. »

La vengeance des sévices sociaux

Mais attendez l’affaire n’est pas finie et elle tient désormais de la vengeance de ce qu’il convient bien d’appeler les sévices sociaux de Genève face à une médiatisation qui dévoile leur vrai visage.

Retour en placement

Retour en placement

Laurent Moutinot , ancien directeur du SPMI et ancien conseiller d’État socialiste, interrogé sur le sort fait à cette famille ose ces paroles déplacées : «Je n’ai rien à dire concernant cette histoire. La famille Babel-Andrieux est une famille puissante qui n’a pas arrêté de porter plainte. Les parents sont complètement hors de la réalité. C’est notre système judiciaire qui a décidé du placement des enfants». On a donc bien compris qu’il avait une dent contre cette famille, on pourrait rajouter que c’est lui, Laurent Moutinot qui a demandé à ce que Mathieu reste dans l’unité psychiatrique.

Le socialiste (décidément) Charles Beer, en responsabilité au Grand Conseil, avait répondu pour l’exécutif genevois que les aînés continuaient à faire l’objet de mesures.

Mesures concrétisées puisqu’aux aurores du 22 août 2013 le SPMi se fait prêter main forte par les services de police afin d’envahir la maison des Babel Andrieux, plaquer la nurse contre le mur et sortir les enfants de leur lit.
Thomas, 12 ans, Raphaël, 11 ans, Aurélien, 8 ans, sont pris et reclus aux foyers Pierre Grise et Sous Balme à Genthod.

Jusqu’où iront-ils ?

Le matériel orthopédique endommagé, la souffrance est soignée aux antidépresseurs

Le matériel orthopédique endommagé, la souffrance est soignée aux antidépresseurs

La réclusion est terrible, le petit Thomas ne sort plus de son lit, ne s’alimente presque pas, refuse le contact avec les autres enfants. Il semble souffrir d’un syndrome post traumatique, prostré dans un refus très compréhensible de l’immonde séparation qu’il subit.

Souffrant de maux de jambes chroniques, Thomas est « soigné » aux antidépresseurs, sa vie est clairement en danger.

Face à cette situation, la juge Emmanuelle de Montauzon enfonce le clou et décide de restreindre l’autorité parentale car Nathalie et Serge Babel Andrieux : «s’opposent de manière récurrente à toutes les démarches entreprises en faveur de leurs enfants ».

En conséquence une plainte est déposée par les parents auprès de la Cour Européenne des droits de l’homme pour non- assistance à personnes en danger, il serait incompréhensible qu’une telle plainte n’aboutisse pas tant la responsabilité des institutions étatiques dans le saccage de la vie de cette famille est flagrant. (suite…)

logo geneveL’exemple nous vient de la République et du Canton de Genève où les députés Marc Falquet, Patrick Lussi, Bernhard Riedweg, Christina Meissner et Christo Ivanov ont eu le courage d’émettre une proposition devant le Grand Conseil (corps législatif) et à l’attention du Conseil d’État (corps exécutif) qui ne peut nous laisser indifférent: http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M02127.pdf

Ce que ces 5 députés de l’UDC ont osé pas le moindre député français ne l’a fait à ce jour et pourtant aucun de ces députés français ne peut aujourd’hui prétendre ne pas savoir qu’une institution dite « protection de l’enfance » détruit des familles dans l’impunité.

La subsidiarité comme principe d’action sociale

C’est d’abord en rappelant le principe de subsidiarité que nos courageux députés  ont interpellé la représentation du Canton, ce principe de subsidiarité est aussi au cœur des conceptions du CEDIF : nul enfant ne doit être enlevé à sa famille sauf cas de défaillance mettant l’enfant en danger tels que pédophilie, toxicomanie grave, violence, maltraitance. Ce principe doit être systématiquement rappelé car la famille est la première des institutions et a prééminence en matière éducative.

Pourtant, comme l’indique, entre autres choses, cette proposition, le « service de protection des mineurs »  (SPMi) « est souvent critiqué pour ses interventions jugées désastreuses pour les familles dans la détresse » cela notamment pour abus de pouvoir ou du fait d’une mentalité rétrograde. Nous parlons d’ailleurs au CEDIF d’un tropisme anti-familial soixante-huitard.

Partialité et abus de pouvoir

Refuser la décision des services sociaux c’est être dans le déni puisque là-bas aussi des évaluations psychologiques – des enfants et des parents – sont effectuées par des assistant de service social non compétents en la matière. Les experts psychiatriques entérinent d’ailleurs, puisqu’il existe comme l’inscrit cette proposition :

 « Une psychiatrie utilisée à l’encontre des familles pour asseoir les décisions judiciaires ou administratives

Des parents n’ayant commis aucun délit et ne souffrant pas de maladies mentales, se voient psychiatrisés et criminalisés.

Les parents considérés comme récalcitrants, ou qui contestent les retraits de garde, sont soumis à des expertises psychiatriques. Ces expertises sont-elles objectives, lorsque l’on connait les conditions de stress, de malheur et de révolte légitime dans lesquelles sont poussés parents et enfants ? Est-ce que les « troubles » diagnostiqués n’auraient pas également un lien avec les émotions naturelles des parents poussés à bout par les injustices, les brimades et les tracasseries qu’ils subissent ? » 

Le temporaire irréversible

Quant aux interventions supposées  ponctuelles, elles aboutissent à des placements qui durent sans le moindre effort pour maintenir le lien familial : les fratries peuvent être séparées et placées loin de leur famille et les parents ne peuvent souvent bénéficier de droits de visite avant des délais qui peuvent atteindre 6 mois.

Nos députés courageux dénoncent aussi ces placements abusifs pour cause de disputes familiales, de logements trop petits, de manque de collaboration avec les services dits de la protection de l’enfance. Mais il arrive aussi que des enfants soient enlevés à des parents pour cause de maladie, que ce soit maladie des parents ou des enfants.

Des situations terribles dont nous avons aussi été témoins avec des enfants malades dont l’état physique se délabrait dans le désespoir de ne plus pouvoir vivre avec ceux qui les aiment.

Quant aux enfants qui craquent devant la séparation ou que l’on diagnostique abusivement comme « dérangés », les services sociaux s’en débarrassent en les hospitalisant et en leur administrant des traitements lourds et absolument inadaptés.

Un courage au service des stigmatisés du social

Tout cela est dit avec une empathie, une grande sensibilité loin des réponses habituelles de nos politiques français qui se réfugient derrière l’autorité d’une chose mal jugée sans oser faire évoluer ce dont ils se fichent par clientélisme ou crainte d’un lobby puissant .

Nous comprenons que pour ces députés genevois, le malheur des familles est le déshonneur d’une institution d’État.

Nous comprenons aussi que ce dont nous sommes témoins au quotidien au CEDIF ne constitue pas de simples dysfonctionnements mais que des cas comme ceux que nous dénonçons il en existe tant et que c’est véritablement le système de la protection de l’enfant qui manque à sa mission.

Remettre « la protection des mineurs » à sa place

En conséquence il est demandé à l’organe exécutif du Canton d’intervenir pour mettre fin à une telle situation en revoyant les méthodes de travail et les interventions qui conduisent trop souvent à préférer le placement. Évidemment il ne s’agit pas là de remettre en cause systématiquement tous les cas de placement mais de considérer que celui-ci ne peut être envisagé que dans des cas graves et uniquement s’il n’existe pas de parents plus éloignés mais protecteurs..

Or c’est là que « la protection de l’enfance » n’est pas dans son rôle, ceci par des pratiques de placements abusifs, mais aussi par des refus d’agir coupables lorsque des faits de pédocriminalité ne connaissent que des réponses tardives. Inexplicablement tardives d’ailleurs.

Une association selon nos vœux

leila pellissrerL’association Pères Mères Enfants Solidaires (PMES) est une de ces associations qui correspondent à notre philosophie de la  défense de la famille en Suisse.

PMES n’est Ni pour les papas, ni pour les mamans, mais pour les deux ensemble et pour les trois même voire les quatre et cinq car les papis et les mamies ne sont pas oubliés. C’est que l’intérêt de l’enfant n’est pas un vain mot pour PMES, non nous ne sommes pas là dans une de ces associations faux nez de la mal nommée « protection de l’enfance ».

PMES expose des exactions de la prétendue "protection des mineurs"

En effet PMES fait la promotion de la coparentalité, elle se bat aussi et dénonce des exactions commises par les services de l’Etat en Suisse

Oui, PMES parle et raconte ces familles détruites par la « protection des mineurs » dans le canton de Genève, elle les montre et le malheur des enfants broyés y est perceptible. Elle raconte aussi ces exactions commises en toute impunité :

« Une grand-maman lutte depuis plus de 12 ans pour que son petit-fils soit rendu aux siens. Aucun document ne parle de maltraitance face à cet enfant. Bien au contraire. Mais on a empêché de témoigner la collaboratrice d’un foyer à Genève.

(…) 23 non vérités seront relevées dans le procès-verbal de ladite audience, exprimées par le directeur de l’époque d’un foyer sis au Grand-Lancy, à Genève, lors de sa comparution au Tribunal tutélaire. Toutefois, la juge a omis de convoquer à nouveau la plaignante, puisqu’il existait de tels mensonges. Une confrontation aurait dû être fixée, selon le respect du principe du contradictoire (…)  (http://www.kiombo.com/pmes/fait_vecu.html)

Au-delà des "dysfonctionnements"

Des histoires comme celles-là nos lecteurs en connaissent tellement, elles sont si nombreuses qu’elles ne peuvent s’expliquer par de « simples dysfonctionnements », PMES vous en raconte bien d’autres et à chaque paragraphe c’est un scandale d’Etat qui se dessine, des enfances gâchées, des pleurs et des sanglots … aucune larme ne doit être versée et vain, chacune doit être une lettre ouverte à toutes les familles qui nous lisent.

PMES dénonce comme nous le faisons et les constats sont les mêmes y compris en matière de pédocriminalité en foyer, la psychiatrie n’en sort pas non plus indemne avec des enfants drogués aux psychotropes, des internements abusifs pour des motifs peu avouables.

Enfin PMES c’est aussi un constat et des propositions, nous les signons toutes sans la moindre exception car nous nous vivons les mêmes abus et formulons les mêmes exigences.

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Administrativ Versogte qu’est ce que c’est ?

Ce sont les internés administratifs regroupés dans une association éponyme et demandant que justice leur soit rendue.

Qui sont ces internés administratifs ?

Des milliers de jeunes qui, en Suisse de 1942 à 1981, ont été  expédiés à durée indéterminée dans des établissements pénitentiaires, de travail et des maisons de rééducation.

Ces emprisonnements et autres formules de placements sans procès ont pu être décidés par des tribunaux pour enfants, par les autorités du tutelles, par des travailleurs sociaux en vertu des articles 283 et 284a de l’ancien Code civil qui leur permettait de prendre les « mesures nécessaires » pour la protection des mineurs. Ils ont pu convaincre des parents ne se sentant pas à la hauteur de leur tâche éducative que ce placement était pour le bien de leur enfant appelé à être rééduqué de la sorte. Une fois la mesure acceptée, il était trop tard pour revenir en arrière.

Placés en détention pour leur bien ?!!!

Les internés administratifs ont été enfermés par des administrations de protection de la jeunesse dans des institutions où on enferme des personnes dangereuses dont il faut protéger la société.

Voila la conception d’un "placement pour leur bien" selon les sévices sociaux ! On connait aussi cette chanson en France, au Québec et ailleurs.

La réalité c’est qu’au lieu d’aller à l’école et de recevoir un enseignement, ces jeunes étaient soumis à de dures corvées, à des humiliations et à des mesures de redressement. Ils ont été détenus dans de véritables prisons dans lesquelles ils étaient moins bien traités que les droits communs  et devaient travailler sans la moindre rétribution, c’est cela la "rééducation".

Témoigner de l’inconcevable 

Administrativ Versogte alerte et regroupe les victimes des internements administratifs, chacun peut exposer son calvaire entre les griffes du sévice public, comme le fait par exemple Marianne :

« A 18 ans, on l’a littéralement jetée en prison parce qu’elle avait fugué à plusieurs reprises des foyers où on l’avait placée depuis son enfance. Sans explication, sans soutien, et surtout sans jugement. Sur une simple décision de l’administration, parce qu’on ne savait plus quoi faire pour dompter son comportement décrété ingérable. La seule chose dont je me souvienne, c’est qu’on m’a dit que si je fuguais encore, on me mettrait en prison. Je n’y croyais pas. Quand la police m’a attrapée, ils m’ont internée à Hindelbank, pour un an», raconte Marianne. Dans sa cellule, au milieu de criminelles, la jeune fille a vécu l’isolement total. Avec pour seule compagnie une guitare et des soccolis qu’elle utilisait pour appeler les gardiennes en frappant sur la lourde porte de sa cellule. A sa sortie en janvier 1971, elle est restée en semi-liberté quelque temps. "Comme si j’avais été un danger pour la société!» s’offusque-t-elle. Malgré tout, Marianne a construit sa vie. En occultant cet épisode. »

Le contact avec les droits communs
Prison des femmes et des internés administratifs d'Hindelbank

Prison des femmes et des internés administratifs d’Hindelbank

Comme l’explique Madame Ursula Müller Biondi, qui s’exprime aussi dans une interview pour le CEDIF, le contact avec les droits communs et l’enfermement ne peut que laisser des séquelles psychologiques

Elle évoque ainsi deux prisonnières :

Elsa avait empoisonné trois époux et un fils avec de l’arsenic (le fils « devait mourir » parce qu’il s’était rendu compte que son père avait été assassiné). Lorsque je lui ai demandé avec ma curiosité d’adolescente si elle regrettait ses actes, Elsa m’a répondu : « En aucun cas ! » Et elle s’est empressée d’ajouter qu’elle recommencerait, car selon elle, les hommes le mériteraient.

La meurtrière Barbara m’a raconté avec la plus grande délectation comme elle avait fendu le crâne de son oncle avec une hache – après l’avoir averti à plusieurs reprises en raison de harcèlements sexuels. Elle se replongeait dans cette histoire et semblait jouir formellement de tous les détails. Elle comparait le jet de sang qui avait jailli de son crâne au «  jet d’eau expulsé par l’évent d’une baleine », et décrivait le regard ineffablement stupide et interrogateur qu’il lui avait lancé avant de tomber mort sur le sol. Après le meurtre, elle avait ressenti une faim de loup et une grande soif. Après avoir apaisé les deux, elle avait dormi pendant deux heures avant d’appeler la police. Elle décrivait ces scènes avec délices et cela semblait diablement l’amuser. Elle répétait continuellement toute cette histoire. Elle prétendait considérer sa détention comme une sorte de récompense. Désormais, elle était enfin « libérée de ce porc » et se sentait également en sécurité pour quelques années par rapport à sa famille.

Après ça, je faisais de cauchemars horribles. J’avais 17 ans et j’attendais mon premier enfant ! 

Tous les autres récits de vie se trouvent ici : http://www.administrativ-versorgte.ch/schicksale.html

Qui sont précisément les coupables  ?

Les autorités de tutelle des cantons sont directement coupables.

En effet, l’exécution de ces « mesures nécessaires » devait être assumée par les cantons, mais ces derniers les abandonnaient aux autorités tutélaires.  Les articles de loi  furent donc détournés par les instances de tutelle de manière sournoise puisque le législateur fédéral n’avait pas prévu de surveillance effective de l’exécution des mesures de "protection" par ces mêmes instances

La Confédération et les cantons sont indirectement coupables.

Indirectement coupables mais entièrement responsables de l’exécution abusive et erronée de la loi pour défaut de surveillance de l’application des mesures de protection. Ainsi en fermant les yeux, l’État et les administration dont il est responsable ont offensé et bafoué l’essence même des droits fondamentaux.

Quant au discrédit qui a touché les internés administratifs à leur libération, leur détresse morale et sociale, le trou dans leur CV qui devrait correspondre à une formation professionnelle dont ils n’ont pas bénéficiés, voila des tâches supplémentaires qui éclaboussent l’État.

Rappelons de surcroît que l’abandon de telles méthodes n’est pas volontaire mais résulte des pressions étrangères suite à la signature par la Suisse de la convention européenne des droits de l’homme en 1974.

La psychiatrie n’en sort pas indemne non plus pour avoir donné les moyens et prêté main-forte aux internements : des rapports et  expertises ont permis ces horreurs, sans oublier ces patients qui ont été endormis, de manière à pouvoir être amenés inconscients jusqu’à la prison des femmes de Hindelbank.

Que peuvent obtenir les victimes ? 

Aujourd’hui ces internés se manifestent, ils ont obtenu des excuses mais les maltraitants administratifs n’ont pas été poursuivis et les activités exercées dans une situation d’esclavage n’ont jamais été payées.

Un délégué aux victimes a été nommé et une table ronde est mise en place entre les internés et les victimes, les négociations sont difficiles et il est désormais question de mettre en place un "fonds de détresse et un fonds de solidarité" d’ici 2 à 3 ans. Il est aussi surtout question de permettre aux victimes d’avoir enfin accès à leur dossier, espérons qu’aucun nom ne sera caché et que la vérité puisse libérer les internés administratifs. Reste à savoir encore si ce sont bien les coupables qui paieront car c’est plus de justice dont il doit être question que de solidarité. On ne saurait non plus baptiser de solidarité le remboursement de ce qui est dû, à savoir des travaux forcés jamais payés.

Pour le reste l’objectivation de la faute dans le cadre de crimes d’État est un non-sens. En conséquence, en Suisse aussi la moralisation doit passer par le rétablissement de la justice, nous serons donc très attentifs à l’évolution de ce dossier qui a un caractère de précédant important pour toute victime de placements abusifs et pas seulement en Suisse.

Le travail d’Administrativ Versorgte est admirable, nous leur souhaitons d’aboutir rapidement.

Communiqué : Sur proposition du Conseil décanal, la Faculté décerne le titre de docteur honoris causa à Ursula Biondi, co-fondatrice de l’association RAVIA (Rehabilitierung der Administrativ Versorgten). Par son témoignage et ses actions, celle-ci travaille à la réhabilitation des victimes de mesures d’internement administratif, prononcées jusqu’en 1981. Elle a elle-même été internée au pénitencier de Hindelbank à l’âge de 17 ans pour avoir été enceinte avant sa majorité. Depuis 2002, elle attire l’attention du public sur le sort comparable réservé à des milliers de personnes en Suisse, sur la base de règles de droit et de procédure qui apparaissent désormais incompatibles avec la garantie des droits fondamentaux. Elle a ainsi imposé une réflexion non seulement sur le contenu du droit, mais également sur son rôle et son statut, ce qui constitue un «mérite juridique exceptionnel». 

Cette distinction est un puissant appel au monde politique, afin que ce dernier agisse enfin pour réhabiliter tous les internés administratifs et décide d’aider financièrement les personnes qui ont été gravement affectées par l’internement administratif.
Une tendance lourde

L’éducation n’est plus une prérogative des parents, elle est devenu un outil de normalisation sociale aux mains de l’État. Ce projet de modeler les esprits est propre à tous les systèmes totalitaires dans lesquels l’enfant appartient à l’État avant d’être sous la protection de sa famille. En France les parents n’ont aucun droit de s’opposer par exemple à des idioties comme la « théorie du genre » ou aux discours encensant ¨l’impôt et l’intervention du vertueux service public forcément au service du « citoyen »

Quant à l’information la plus poussée sur la sexualité, pas possible d’y échapper même si on se demande bien ce que cela vient faire dans nos écoles…

Il appartient bien évidemment aux parents de rétablir des vérités auprès de leurs enfants et de se faire entendre auprès d’enseignants plus prompts à transmettre des idées que des connaissances.

Certains parents ont aussi fait le choix de l’école à la maison en rappelant que si l’instruction est obligatoire l’école ne l’est pas. Enfin pour l’instant …

Nul n’échappe à l’éducation d’État

En Allemagne le pas a été sauté depuis Adolf Hitler et ceux qui ne scolarisent pas leur enfants sont considérés comme de dangereux criminels. Ce principe n’a jamais été remis en cause depuis lors. Un principe édicté en 1937 en ces termes : “ nous nous sommes fixés la mission de former les jeunes dans leur tendre enfance à l’esprit de cette communauté socialiste, à un âge où l’homme n’est pas encore perverti.  Nous construisons l’avenir du Reich sur sa jeunesse. Notre troisième Reich n’abandonnera pas sa jeunesse, mais va se saisir de cette jeunesse pour lui donner son propre enseignement et sa propre éducation.” .

De dangereux criminels comme la famille Wunderlich n’adhèrent pas à un tel principe, ils entendent fournir leur enseignement et leur éducation à leurs enfants.

Le juge prône la force

Cette famille pour laquelle aucun mauvais traitement n’était à reprocher va voir un matin à 8 heures ses 4 enfants enlevés à leur propre domicile après que les forces de police aient sorti le bélier.

Cette intervention violente résulte de l’ordre du juge Koenig du tribunal de la famille de Darmstadt, sur la demande de travailleurs sociaux qui ont tenu à assister à l’agression…

Le caractère brutal de l’intervention était volontaire et le juge Koenig avait autorisé le recours à la force même contre les enfants puisque « aucune coopération ne peut être attendue ni des parents ni des enfants ». Précisons donc que le juge de la famille ne voyait donc pas d’inconvénient à ce que la violence d’État soit déployée contre des gosses âgés de 7 à 14 ans !

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

La famille Wunderlich, avec Michael Farris de la HSLDA

Dirk et Petra, les parents, se sont vus arracher hargneusement leurs enfants, les services d’intervention débarquant à 20, ont pris soin de rajouter au papa et à la maman qu’ils ne reverraient pas leurs enfants de si tôt.

Ce n’était pas le premier coup de semonce des sévices sociaux allemands contre cette famille. Déjà condamnée à de lourdes amendes, la famille Wuncherlich avait pensé pouvoir se réfugier en … France.

Mauvais choix, des travailleurs sociaux français accompagnés de policiers vinrent leur rendre une visite à l’improviste pour leur annoncer avoir été avertis par les autorités allemandes de ce que les enfants étaient en grand danger et qu’ils devaient le leur enlever !

L’avocat français des Wunderlich a permis d’obtenir le retour des enfants, échaudée la famille décida cependant de retourner en Allemagne, leurs passeports fut alors immédiatement saisis pour empêcher toute nouvelle « fuite ».

On peut compter sur le HSLDA 

HSLDAFace à cette exaction immonde la famille Wunderlich peut compter sur tout le soutien de la Home School Legal Defense Association (HSLDA), puissante association  de défense légale de l’école à la maison qui s’engage dans le monde pour défendre une prérogative inaliénable.

Michael Farris, fondateur de la HSLDA, met en évidence l’illégalité de l’agression étatique au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et précise qu’il n’y a pas que la Constitution des États-Unis qui défende le droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils le décident. En effet, même si l’Allemagne n’a pas abrogé sa loi scélérate, elle est signataire de traités internationaux, dont la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, qui permettent aux parents d’éduquer leurs enfants en dehors des écoles d’État.    .

L’affaire de la famille Wunderlich est semblable à l’affaire Romeike. Pour les mêmes raisons un juge de l’immigration américain a accordé l’asile à cette famille avant que l’administration Obama ne fasse appel dans le but de renvoyer les Romeike en Allemagne. La Cour Suprême des USA doit trancher.

L’ensemble des informations a été fourni par la HSLDA qui a décidé de faire la plus grande publicité sur cette affaire et qui a pu rencontrer la famille Wunderlich dans son combat. Voila qui prouve que face aux exactions des travailleurs sociaux une mobilisation internationale est un moyen de faire connaître la vérité sans se faire museler.

Au Québec, la HSLDA sauve une famille des griffes de la DPJ

Le 9 mars 2012 au Royaume de sa Gracieuse Majesté, sans décision d’un tribunal et sans l’accord de la mère, une commission est réunie pour décider de la mise à l’adoption de Katya, une petite fille de 4 ans d’origine Lettone. Une adoption forcée comme cela se pratique en Grande Bretagne depuis plusieurs années.

Leila Brice, la maman journaliste qui avait été éditrice d’un journal russe à Londres, apprend cette décision. Elle attendait le retour de son enfant victime d’un placement injustifié, elle est effondrée.

La conversation que nous vous transmettons a lieu quelques temps après entre cette maman et une des travailleuses sociales qui a décidé de cette adoption inique.

Cette conversation est tout à fait édifiante et révélatrice de ce que sont ces gens, de l’image qu’ils veulent se donner, de leur hypocrisie. La travailleuse sociale britannique est à proprement parler manipulatrice, ignoble dans son chantage au « maintien du lien », illusoire bien sûr.

 On pense à sa lecture à ce qu’écrivait Nietzsche à propos de l’État : l’État est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « moi l’État je suis le peuple » . Ainsi les hommes et femmes de l’État sont la réplique de leur maître…

Un conseil cependant, ne jamais prévenir les services sociaux de vos actions, toujours agir sans rien dire, la surprise est un élément décisif de la victoire.

 Adoption

Service social : Bonjour, cela fait longtemps que je ne vous ai pas vu, comment allez-vous ?

Leila Brice, la maman : Je voudrais savoir ce que vous avez à me dire.

Service social : Je n’ai rien à vous dire. L’objet de cette rencontre est de vous aider à supporter votre situation. C’est là le but des conseils  post-adoption. Nous pouvons aussi garder un contact avec vous en mettant en place une boite aux lettres.

La maman : Non. Je veux juste savoir où est ma fille. J’ai des choses à vous dire, j’ai préparé un papier avant de venir vous voir.

Service social : D’accord.

La maman : Comme vous en avez eu connaissance, j’ai saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Service social : Oui, c’est bien.

La maman : Ma requête a été soumise au Comité Européen des Requêtes, enfin nos deux requêtes : la mienne et celle de ma fille aînée.

Service social : Ouais.

La maman : Ces requêtes seront examinées avec le soutien des parlementaires européens lettons.

Service social : Ouais.

La maman : Donc, chacun des travailleurs sociaux impliqués dans l’affaire de ma fille sera nommément cité. Je ferais savoir aux autorités locales ce qui est en train de se passer. Je dirai que vous faites partie de ces travailleurs sociaux qui ont fait partie de cette commission du 9 mars 2012.

Service social : J’en étais ?

La maman : Il y a une liste de professionnels qui y assistaient comme le Docteur Nickolas Silva, Ruth Wilkinson, Nick Rumball et d’autres. Et vous aussi. Je vous le redis, toute personne qui a fait de son mieux pour placer ma fille illégalement à l’adoption, sera nommée. Un membre letton du parlement européen, le député John Hemming, les institutions internationales des droits de l’homme, les media, l’ambassade de Lettonie ont été prévenus.  Ils  réagiront instantanément si le district de Merton ose tenter de me menacer encore au cas où je continuerais mon combat en justice et contacterais les media. Je veux voir ma fille. Je veux rencontrer les adoptants. Je veux organiser immédiatement le retour de ma fille. Je vous ordonne de mettre en place une rencontre entre les adoptants, ma fille et moi. Les adoptants n’ont été informés en rien de cette affaire, ils ne savent pas la vérité sur cette affaire.

Alors je vous ai informé des procédures mises en place, des requêtes, des media qui  en ont parlé, du Parlement Européen. Je n’accepte aucune boite aux lettres parce que je continue à me battre pour le retour de ma fille.

Service social : Ouais, je comprends votre position.

La maman : Ma fille a été volée. Elle a été retirée illégalement pour être mise à l’adoption forcée. Pour être honnête, je suis certaine que cette rencontre avec les adoptants vous facilitera les choses car ce sera la meilleure façon de faire revenir ma fille avant que les choses n’empirent. Je peux vous dire que les adoptants ne vont pas être contents quand ils apprendront la vérité. Alors, à leur tour, ils pourraient bien poursuivre les services sociaux de Merton pour leur avoir caché la vérité sur mon enfant. Voila ce que j’ai à dire.

Service social : OK.

La maman : J’étais là la semaine dernière, avec ce même t-shirt et une pancarte. J’avais demandé à votre administration de me rendre ma fille immédiatement. C’était une manifestation paisible de ma part et les responsables des services sociaux de ce district ont bien pris connaissance de cette manifestation.

Cette manifestation, tout ce que je fais, c’est désormais mon travail à temps plein et je l’accomplis pour le retour de ma fille. Ma fille a été volée, elle doit revenir tout de suite. Elle a été placée en toute illégalité auprès d’adoptants. C’est tout.

Service social : Ok. Il est évident que vous comprenez mon rôle et ce que je fais ici. Vous et moi ne pouvons nous comprendre.

La maman : Absolument.

Service social : J’essaie de vous aider, pour que vous puissiez gérer votre situation.

La maman : Vous m’aideriez et vous vous aideriez vous-même si vous cessez tout cela. J’espère qu’à votre niveau vous avez le pouvoir de le faire, arrêtez cela avant que cela ne tourne plus mal,  parce que les adoptants devraient être avertis, informés de toute cette affaire. On devrait leur faire entendre ce que j’ai à dire, nous devons nous rencontrer et ils devront me rendre ma fille. Si les adoptants apprennent toute l’histoire ils vont être en colère pour le moins, parce qu’ils sauront que jamais ma fille n’a été abandonnée, je n’ai jamais renoncé à elle pour qu’elle soit adoptée. Les responsables des services sociaux du district de Merton devront faire face à une enquête et ils seront poursuivis pour avoir fait des faux et menti devant les tribunaux, le parjure devant la justice est un crime.

Service social : Ouaais.

La maman : Je ne veux aucune aide, je veux mon enfant.

Service social : Oui, je comprends votre position.

La maman : Je ne vais pas me mettre à pleurer ici, je ne vais pas raconter mon histoire aux autres parents non plus, je ne vais pas discuter autour d’une tasse de thé. J’ai des choses plus importantes à faire. J’exige que ma fille revienne.

Service social : Ouais … Je comprends votre situation. Disons que si vous changez d’état d’esprit, si vos appels n’aboutissent pas aux résultats que vous espérez … Et nous pensons à votre fille, à son besoin de savoir si vous allez bien. Alors nous espérons obtenir des informations écrites de votre part, sur la façon dont vous vous portez, c’est important pour elle d’avoir cette information. Vous êtes la seule personne qui puisse nous fournir cette information sur le long terme. Vous savez je respecte complètement votre position. Si cela change dans le futur, si vous pensez qu’elle a besoin de savoir comment vous allez alors nous pourrons vous aider. Parce que c’est important pour vous, en ce moment elle n’a aucune information directe sur vous par vous…

CEDIF : On remarque ici l’utilisation du palliatif joint à une stratégie de culpabilisation du parent, l’utilisation de l’analyse transactionnelle aux fins de manipulation permet à l’assistante sociale de se positionner dans la posture Adulte face à l’Enfant. Cette tactique est très souvent employée par ces gens. Mais la maman ne se laisse pas abuser par cette manipulation et en revient aux faits quitte à les répéter ad nauseam alors que la travailleuse sociale ne veut pas l’entendre et ne l’entend pas.

La maman : Bien sûr, elle s’est fait bourrer le crâne par Ruth Wilkinson et d’autres prétendus professionnels. Je sais comment vous procédez.

Service social : Ce qui est important c’est votre fille. Nous devons nous assurer qu’elle ait quelque chose de vous. Nous serons là pour vous aider, pour vous donner notre soutien. Je comprends bien votre situation. Si nous pensons à Catherine et à sa situation, elle a besoin d’avoir des nouvelles de vous. Dans le futur bien sûr, nous comprenons vraiment que vous n’êtes pas disposée à aller dans ce sens pour le moment mais nous continuerons à vous offrir ce service à vous, à elle, pour qu’elle puisse garder une sorte de lien avec vous.

La maman : Alors les services sociaux de Merton ont volé ma fille et les services sociaux de Merton m’offrent maintenant un si grand service : me dire à moi que je pourrais être entendu par ma fille alors qu’elle ne sera jamais autorisée à entendre le moindre mot sur la vérité de son adoption ? Vous vous foutez de moi ?

CEDIF : Bravo à la maman qui vient de mettre la travailleuse social échec et mat.

katyaService social : Quand elle sera plus grande…

La maman : Ah, quand elle sera plus grande !!!!! Oh !!

Service social : Elle aura l’opportunité d’entendre, SI C’EST-CE QU’ELLE VEUT, cela sera sa décision.

La maman : Vous savez sans doute que pas le moindre mot de vérité ne sera transmis à ma fille ou à ses adoptants, si jamais j’écris. Mais je vous assure que tôt ou tard et par n’importe quel moyen, ma fille reviendra.

Service social : OK. Bien.

La maman : C’est pour cela que je suis ici, juste pour vous dire que je n’écrirai aucune histoire, que je n’écrirai pas de lettres, car cela voudrait dire que sa mère a laissé tomber et je ne la laisserai pas tomber.

Service social : Non vous n’avez pas laissé tomber. C’est bien. Je suis là pour vous suggérer que selon son point de vue elle vit ailleurs c’est tout ce qu’elle sait, alors entendre quelque chose de vous, avoir des photos ou quoi que ce soit  qu’elle puisse conserver c’est important. Alors si vous pensez un peu de son point de vue et c’est ce que j’essaie de voir, ce qu’elle pourrait recevoir de positif de vous.  En même temps, je ne vais pas polémiquer avec vous si vous vous obstinez sur votre propre point de vue, ce sera clairement, totalement et véritablement votre décision. Si vous ne voulez pas lui donner quoi que ce soit, c’est votre décision.

La maman : Non. Je ne veux pas lui donner. Quand elle me reviendra elle aura toutes les informations sur tout. Des dizaines et des dizaines de fichiers, de dossiers, elle connaîtra la vérité.

Service social : Et en attendant ?

La maman : En attendant la meilleure chose que je peux faire pour ma fille, pour la sauver c’est de continuer à me battre sur le plan juridique et politique.

Service social : Je suis absolument d’accord avec vous.

La maman : Si j’avais pu compter sur le système légal britannique, je n’aurais pas eu besoin d’aller au Parlement européen à Bruxelles,  à Strasbourg et à l’ambassade de Lettonie.

Service social : Elle le saura.

La maman : C’est ce que je peux faire de mieux pour ma fille.

Service social : Absolument.

La maman : On a donné à ma fille 10 ou 12 photos de sa famille pendant ce que vous appelez “le contact des au revoir ».

Service social : OK. Elle les a eu alors.

La maman : Je ne suis pas sûre que les travailleurs sociaux permettront à ma fille de les garder. Je ne vais pas laisser des lettres qui disent : « Oh, je t’aime mon bébé ! ». J’aime ma fille et je continue à me battre pour son retour. Je ne vais pas non plus fournir des photos aux adoptants pour qu’ils puissent lui montrer : « Oh, tu vois c’est toi quand tu avais 5 mois, c’est toi quand tu avais 1 an, etc … »

Pourquoi le devrais-je ? Je ne suis pas une mère par procuration pour leur donner ces choses, je ne vais pas leur faire ce plaisir ou ce cadeau. Ils ne se sont pas donnés la peine d’avoir leur propre enfant ? Je ne vais pas les encourager dans ce sens. Je veux seulement qu’ils me contactent, je veux que le district de Merton organise une rencontre avec les adoptants, moi-même et ma fille aînée, Mayja. Sinon les choses pourraient vraiment aller mal car ils n’ont pas idée de ce qui se passe.

Service social : Mmm.

La maman : Vous comprenez ?

Service social : Ouais, je comprends.

La maman : C’est que nous sommes des adultes. Et s’il vous plait ne faîtes pas l’imbécile. Nous avons tous les deux compris ce qui se passe. Nous savons pourquoi les adoptants ne sont pas autorisés à savoir, à me voir, me rencontrer. Parce que la vérité, vous la connaissez. Alors s’ils ont dû payer pour avoir ma fille, ce n’est pas mon problème, cela ne me concerne pas.

Je veux ma fille et je l’aurais.

Service social : OK.

La maman : C’est ce que je peux faire de mieux pour ma fille.

Service social : OK, c’est bon. Merci pour être venue. Cela fait loin de chez vous n’est ce pas ? Je ne suis pas certain de savoir où vous vivez, au nord de Londres ?

La maman : Vous m’avez envoyé un courrier, c’était la bonne adresse.

Service social : C’est un long chemin que vous avez parcouru.

La maman : J’ai déménagé pour m’installer dans cette maison pour venir en aide à Katya. Lorsque nous nous sommes rencontrés la premier fois vous m’aviez dit que vous aviez pu prendre connaissance de mon dossier, vous m’aviez dit : « Vous êtes une bonne mère, vous avez fait du mieux que vous pouviez pour récupérer votre fille, mais une décision a été rendue ». Sarah Turner et Ruth Wilkinson ainsi que les directeurs m’ont dit : « Laila, si vous déménager ici vous récupérerez votre fille ». Et pourtant les services sociaux de Merton sont allé au tribunal. Alors je n’accepte pas vos jeux malhonnêtes, illégaux et criminels. C’est tout. Je vois cela de mon point de vue et cela continuera, je me battrai pour que me fille puisse revenir.

Je suppose que vous ferez part de cette conversation avec votre direction, alors je serais bien contente si vous leur répétez tout ce que je vous ai dit.

Service social : Je vous souhaite une bonne continuation.

La maman : Merci.

Service social : S’il vous plait, si vous changez d’avis plus tard, reprenez contact avec moi, si vous changez d’avis au sujet des lettres.

La maman : Non, je veux que ma fille revienne ! Je veux savoir où elle est, je veux savoir si elle va bien, si elle n’a pas été droguée et …

Service social : Elle est tout à fait en sécurité et en fait elle est tout à fait heureuse.

La maman : Tout à fait heureuse avec tout cela ?

Service social : Ouaaais, elle est très heureuse.

La maman : Vous vous moquez de moi ? Elle est heureuse ?

Service social : Elle a l’air d’être heureuse.

La maman : Vous n’êtes pas sérieuse. Vous avez des enfants ?

Service social : Ouais.

La maman : Combien ?

Service social : Cinq.

La maman : Cinq enfants ?

Service social : Ouais.

La maman : Je pense que vous vous moquez de moi, dire des choses pareilles à une mère …

Service social : Je peux vous rassurer, elle va bien.

La maman : Je ne suis pas là pour ça, je veux ma fille.

Service social : Je peux le comprendre.

La maman : Merci, au revoir.

Service social : Très bien, merci d’être venu.

Pour plus d’informations sur le blog de Leila Brice, la maman (en anglais)

Madame Ursula Müller-Biondi

Madame Ursula Müller-Biondi

Bonjour Madame Müller-Biondi, vous êtes l’auteur d’un livre poignant, Geboren in Zürich (née à Zürich) dans lequel vous faîtes le récit des atrocités, le mot n’est pas trop fort, que vous avez subies. 

C’est donc en tant que premier media Internet français des familles victimes de maltraitances institutionnelles que nous avons souhaité vous interviewer. Nous vous remercions d’avoir bien voulu accepter le principe de répondre à nos questions.

CEDIF : La fin de votre adolescence a pour cadre la prison pour femme d’Hindelbank, vous y avez vécu un enfer sur les préconisation des services sociaux qui entendaient vous rééduquer. Mais quel crime aviez-vous commis pour subir un tel sort ? 

Ursula Müller-Biondi : Mon crime fut d’être jeune, passionnée, de me révolter, et pour couronner le tout, j’attendais, sans être mariée, un enfant de mon grand amour. C’est pourquoi l’État a souhaité me « rééduquer ».

 Je suis issue d’une famille italo-suisse : mon père était Italien et ma mère Suisse allemande. Bien que mon père soit née en Suisse et que sa mère soit aussi une Suisse allemande, il a toujours été considéré comme un étranger. Cela a créé de fortes tensions dans notre famille.

À l’âge de 15 ans, afin d’éviter ces tensions dans ma famille qui s’aggravaient de plus en plus, un de mes professeurs m’a conseillé d’aller en Suisse romande comme jeune fille au Pair.

Je pense qu’il m’a aussi conseillé en ce sens parce qu’à plusieurs reprises, il m’a vu avec un œil au beurre noir et des bleues sur mes bras.

Malheureusement en allant dans cette famille d’accueil au pair, je suis passée de la pluie à la tempête. J’ai subi pendant des mois des abus sexuels de la part du père de famille âgé de 38 ans.

J’en suis devenue boulimique et j’ai dû interrompre mon séjour pour retourner à Zürich.

Au retour, mon père a essayé de m’éduquer comme à son habitude, par la violence.

De fil en aiguille, durant cette période plutôt tumultueuse où j’ai fugué à peu près 5 à 6 fois, j’ai rencontré mon grand amour. Il s’agissait d’un Suisse, le futur père de mon enfant. Il avait sept ans de plus que moi. Divorcé, il devait attendre encore un an et demi pour pouvoir se remarier et, à l’époque, il était hors de question de vivre en concubinage.

Comme nous voulions vivre ensemble, nous avions dû partir à l’étranger, là je suis tombée très vite enceinte. Nous savions alors que nous ne pouvions pas retourner en Suisse avant mon quatrième mois de grossesse, mineure, j’aurais risqué un avortement forcé. Alors que j’étais enceinte de 5 mois, j’ai eu un malaise et j’ai dû aller à l’hôpital en Italie. Comme j’e n’avais pas encore la majorité,  je me suis fait renvoyer en Suisse.

CEDIF : De retour à Zürich, ce sont vos parents qui ont accepté de vous placer dans cette prison, ils ne savaient pas ce qui vous y attendait, comment ont-ils été trompés à ce point ? 

Avant l'internement

Avant l’internement

Ursula Müller-Biondi : Afin de m’éloigner de mon ami et de protéger mon enfant à naître, on m’a envoyé à la maison d’éducation de Hindelbank dans le canton de Berne. Cet endroit avait été recommandé à mes parents comme un lieu duquel je ne pouvais pas m’échapper et où je pouvais faire un apprentissage, être formée à tenir un ménage et recevoir une rééducation.

Donc, ils ont signé pour une maison d’éducation et jamais pour une prison. Mais, mes parents n’avaient aucune idée du lieu où j’allais réellement, parce qu’ils avaient une confiance aveugle dans les autorités. Cette confiance aveugle leur a coûté presque 7 000 francs suisse, ce qui représentait une fortune à l’époque !

CEDIF : Ce lieu, Hindelbank, comment « rééduquait-il » au quotidien ? 

Pendant l’internement, notre vie de tous les jours nous mettait en contact avec les condamnées que ce soit pendant le travail, les repas et la promenade d’une heure dans la cour. À partir de 18:30 jusqu’à 6:30 heures du matin nous étions en permanence isolées, toutes seules dans notre cellule de 8,5 mètres et c’était la même chose pendant le week-end.

À cause de ça, aujourd’hui encore, je souffre de claustrophobie.

CEDIF : Est-ce qu’à l’époque les familles Suisses étaient informées des méthodes de « rééducation » et de contrôle social ? 

Ursula Müller-Biondi : Non, je ne pense pas parce qu’ils avaient tous une confiance aveugle dans les autorités.

En plus, parmi les personnes internées administrativement, nombreuses sont celles qui ont subi dès leur enfance une violence physique et psychique inimaginable : châtiments corporels, isolement et abus sexuel dans des foyers, des fermes où nous avons été placés d’office.  Ils avaient pu subir de telles maltraitances également dans des familles d’accueil, comme jeunes filles au pair et même dans leur propre famille.

Finalement, nous atterrissions, soi-disant pour notre « protection », dans des maisons de rééducation qui cependant étaient fréquemment des prisons et dans lesquelles nous restions souvent enfermées pour une durée indéterminée.

En plus, n’oublions pas les milliers d’adoptions, d’avortements, de stérilisations et de castrations forcés !

Les autorités, elles avaient beaucoup trop de pouvoir et personne ne les contrôlaient.

CEDIF : Quel différence alors entre cet « internement administratif » et un internement pénal ? 

hindelbankUrsula Müller-Biondi : On nous distinguait par la couleur de nos vêtements, nous en brun, les autre en bleu.  Pour le reste, les conditions qui nous étaient faites différaient : 

  • Pour les condamnées, c’était l’État qui payait et pour leur travail elles étaient rémunérées.
  • Nous, les internés administratifs avons dû faire le même travail que les condamnées. D’un côté les parents payaient pour la soi-disante  «rééducation» et les frais de soins presque 7 000 francs suisses et, de l’autre côte, nous, les adolescentes censées être protégées et rééduquées étions soumises au travail forcé sans être payées. Pour l’État, c’était une affaire lucrative  !

De plus nous ne savions pas quand nous serions relâchées alors que les condamnés le savaient.

Nous n’avions pas de contacts sociaux ni d’aide psychologique.

Jusqu’à aujourd’hui les hommes et les femmes internés administrativement n’ont bénéficié d’aucune réinsertion contrairement aux condamnés. Jusqu’à la l’excuse officielle du gouvernement Suisse le 10 Septembre 2010, nous, les internés administratifs étions stigmatisées comme des prisonniers ou des taulards.

CEDIF : Dans cette prison vous aviez donné naissance à votre enfant, quel sort était réservé aux bébés nés dans de telles conditions ?

Ursula Müller-Biondi : Les nouveau-nés nous étaient enlevés dés la naissance pour les faire adopter de force.

Moi j’ai eu la chance de revoir mon enfant, mais si je pense, à toutes ces femmes qui cherchent encore aujourd’hui en vain après leurs enfants. (http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/873478-le-scandale-des-enfants-voles-en-suisse.html).

Le fait d’arracher un nouveau né, de l’arracher à sa mère est une pratique tout simplement inhumaine.

CEDIF : Étiez vous la seule à Hindelbank à être placée sur les « conseils » des services sociaux ?

Ursula Müller-Biondi : Non pas du tout. Comme c’était lucratif pour l’État les "chambres" cellules il fallait qu’elles soient remplies.

CEDIF : Avez-vous revu ces fonctionnaires qui vous ont envoyé à Hindelbank, ceux qui se sont « occupés » de vous au sein de cet établissement ? Que leur avez-vous dit le cas échéant ?

Ursula Müller-Biondi : Mon directeur Fritz Meyer, je ne sais pas si il vit encore, je pense qu’il a des remords. En 2008, à 90 ans, il disait dans une interview qu’il se demandait comment il a pu accepter "ça", mais les autorités à l’époque avaient beaucoup trop de pouvoir.

Ursula avec son bébé, tous les deux en habits bruns, la couleur des internés administratifs

Ursula avec son bébé, tous les deux en habits bruns, la couleur des internés administratifs

CEDIF : Certains ont-ils fait preuve d’humanité ? D’autres se sont-ils comportés comme de véritables monstres ?

Ursula Müller Biondi : Je m’en souviens comme si c’était hier, je ne voyais plus aucun avenir. Je voulais me suicider car je ne savais pas où se trouvaient mon ami et mon bébé.

Mais j’ai eu de la chance de rencontrer de la compassion : c’est grâce à une Bonne Sœur et à une assistante sociale que  j’ai revu mon enfant trois mois plus tard.

Des monstres il y en avait. Une femme qui était alcoolique, s’était tranchée les veines du poignet. Alors qu’elle était en train de mourir, le directeur parlait d’elle comme d’une alcoolique invétérée et «hystérique».

Mais bien sûr, il y avait beaucoup d’autres exemples affreux !

CEDIF : Ceux dont vous parlez dans votre livre « Geboren in Zürich » ont-ils eu le courage de vous contacter ?

 Ursula Müller-Biondi : Oui, beaucoup d’anciennes internées administratives m’ont contacté. Mais beaucoup veulent rester anonymes, parce que même leurs familles ne savent rien de ce qu’elles ont vécu.

CEDIF : Croyez vous que les décideurs avaient conscience de l’horreur de leur politique ?

Ursula Müller-Biondi : Certains OUI !!! Mais nous étions une affaire lucrative !

CEDIF : Depuis l’administration Suisse s’est excusée, pensez-vous que ces excuses soient sincères, que ce qui s’est passé alors ne pourrait plus arriver aujourd’hui ?

L’état nous a trahi.

Si nous ne sommes pas vigilants, tout est possible.

Partout où des personnes sont livrées à d’autres personnes, il faut particulièrement veiller au respect de la dignité humaine et des droits de l’homme. C’est une des raisons pour laquelle notre association se bat pour la création d’une instance de contrôle indépendante de l’administration ayant le droit de procéder à des contrôles surprises non annoncés à l’avance. Pour justement éviter que certains mettent le profit avant la morale, comme ce fut le cas avec nous.

Les dommages causés aux corps et aux âmes des personnes qu’ils été censés protéger, ont été acceptés souvent pour des raisons purement financières.

Et n’oublions surtout pas que ce sont aussi nos proches, la famille, nos conjoints, partenaires enfants etc. qui doivent souvent porter avec nous ce fardeau. D’ailleurs il y a aussi des conjoints et des enfants de certaines victimes qui se sont suicidées parce que le fardeau de leur partenaire ou mère ou père était trop lourd à porter.

CEDIF : Certains vous ont reproché d’avoir écrit pour dire la vérité, qu’avez-vous envie de répondre à ces négationnistes de crimes d’État ?

Ursula Müller-Biondi : J’ai envie de leur demander s’ils savent :

  • Combien d’adolescents, de jeunes hommes et jeunes femmes internés administrativement ont préféré se suicider plutôt que de subir de telles violences ?
  • Combien de pères et  de mères ont souffert le martyr devant l’impuissance à défendre leurs enfants ?
  • Combien de frères et  de sœurs ont subi la honte et la risée des gens parce que l’un d’entre eux était détenu ?

Pour nous les victimes, il est odieux que l’on utilise la notion d’Internement administratif, parce que la plupart des gens ne comprenaient pas ce que ça veut dire.

C’est sournois, comme cette loi, qui a existé jusqu’en 1981. La notion d’Internement administratif ne dépeint pas la réalité qui était tout autre, puisque nous étions plus mal traités que les prisonniers.

Pour nous les victimes, la notion d’internement administrative correspond à un système arbitraire scandaleux et indigne pour un État de droit comme la Suisse. L’État nous a trahis et piégé pendant l’internement et après notre sortie, il nous a abandonné.

Il nous a infligé des blessures terribles. Elles ne guériront jamais.

CEDIF : Le préjudice est immense, qu’espérez-vous pour toutes les victimes ?

Ursula Müller-Biondi : Il est question actuellement d’un projet de loi relatif à la reconnaissance du tort fait aux personnes internées par mesures administratives, il importe que ce projet soit inséré dans une loi fédérale.

Ceci est nécessaire car c’est l’État et ses autorités qui sont responsables d’une politique familiale et de la pauvreté indigne, politique contraire aux droits de l’homme et discriminatoire.  L’état a dédaigné son devoir de surveillance en fermant systématiquement les yeux sur un point essentiel des droits fondamentaux.

Les représentants Suisses de l’État se sont rendus coupables envers ces jeunes et moins jeunes, qui restent blessés et anéantis à vie par un système ordonné par l’autorité.

Aujourd’hui le temps presse, car les personnes concernées attendent de la deuxième table ronde qui aura lieu fin Octobre 2013 des propositions concrètes pour la mise en place d’un fond pour les cas graves.

Les victimes ne demandent pas l’aumône, mais le remboursement des indemnités non payées pour des travaux forcés. Ces paiements ne seront pas à la charge des contribuables, mais des organisations responsables des faits. Il ne faut pas oublier, ces sommes n’ont jamais été prises en compte par l’assurance vieillesse Suisse (AVS).

On ne doit plus attendre jusqu’à ce que la plupart des personnes concernées soient mortes.

Le 11 avril 2013, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a demandé pardon "sincèrement et du fond du cœur, au nom du gouvernement suisse, pour les souffrances infligées". Elle a lancé un appel marquant à éviter l’oubli et à lutter contre la tentation d’ignorer ou de refouler les pans les moins reluisants de notre histoire : de quoi non pas clore un chapitre, mais commencer un imposant travail de mémoire.

Nous espérons qu’elle tiendra parole !

Mon appel,

que j’exprime en mon nom, et également au nom des autres victimes, s’adresse à la justice ainsi qu’à la société : Ne permettez pas qu’une telle chose puisse se reproduire ! La sauvegarde absolue de la dignité humaine doit être une loi supérieure.

Merci Madame Müller-Biondi de ce témoignage-interview tout à fait émouvant et de vos paroles pour la Vérité et la Justice.

Pour nos lecteurs qui voudraient en savoir plus, nous conseillons votre site personnel ainsi que celui qui relaie votre appel. 

Alors que les exactions commises par des juridictions Suisses à l’égard d’enfants et de familles font l’objet d’une campagne d’information par des media grands publics français, notamment l’Express et France Inter, nous avions aussi eu l’occasion de nous pencher sur ce crime contre l’enfance et la famille dans notre dernier article à la lumière de ce que nous ont révélés des parents victimes.

Rupture du lien parental : la filière Suisse

maman je t'aimeIl apparaît bien que des juridictions Suisses face à un taux de natalité très faible et une volonté toujours aussi « normalisatrice » de l’institution familiale, mettent la main sur des enfants étrangers en les séparant du parent ne résidant pas en Suisse.

Une maman nous avait saisi pour s’inquiéter de ce que son ex déclare une adresse fictive en Suisse chez une concubine avec laquelle il n’habite pas, ceci afin de rendre des décisions de justices inapplicable concernant leur enfant.

Effectivement en droit international le critère de résidence est fondamental. Les enfants déclarés vivre en Suisse, quelle que soit leur nationalité sont soumis aux tribunaux suisse et plus particulièrement à l’autorité de tutelle du canton.

Pour des géniteurs indignes, se déclarer résidant Suisse est donc un moyen de détourner un enfant de l’autre parent, ceci avec la complicité active des autorités locales qui pourront ainsi pallier à un manque d’enfants dans le pays et donner des emplois aux travailleurs sociaux.

Un témoignage probant

Un couple de nos adhérents : une maman et un papa de cœur ont subi ainsi l’enlèvement prémédité d’un enfant, nous avons tenu à leur donner la parole.

CEDIF : Bonjour Edwige et Xavier, vous avez dénoncé des faits de partialité, de diffamation et d’enlèvement international d’enfant obtenu par la complicité du Bureau des Tutelles du canton de Zürich (Kindes und Erwachsenenschutzbehörde). Comment en êtes-vous arrivés là ?

Edwige : Mon ex-époux s’est remarié avec une citoyenne suisse et s’est installé à Zürich. Un litige va naître sur fond de pensions alimentaires impayées depuis 3 ans et des conceptions éducatives complètement opposées.

Xavier : Oui, sans entrer dans les détails, nous nous rendrons compte trop tard d’une situation d’emprise exercée par la belle-mère, laquelle exerce  en tant que " psychothérapeute " avec pour titre une formation délivrée par un organisme " new age " à Zürich. Cette personne va se livrer à des pressions sur ma belle-fille et à de nombreuses élucubrations et diffamations afin que le géniteur puisse obtenir la garde de sa fille.

CEDIF : Et c’est un couple pareil qui a pu obtenir la garde de votre belle-fille ! Le litige dont vous parlez n’a pas été retenu à leur encontre ?

Edwige : Non, j’avais déposé plainte pour abandon de famille et abus de faiblesse sur mineur avec le soutien d’une association anti-secte, mais les plaintes ont été classées. Puis, tout s’est passé très vite, ma fille était inscrite dans un établissement scolaire de Zürich sans que je ne sois consultée. En Suisse les contacts sont rompus, pas moyen de rencontrer ma fille ni de lui parler.

Xavier : Ces contacts ont été sciemment rompus par le géniteur et la belle-mère puisqu’ils vont d’abord nous diffamer auprès des services sociaux locaux et tenteront une première fois de faire placer ma belle-fille sous curatelle.

CEDIF : La mise sous curatelle d’un enfant en Suisse permet donc d’imposer des mesures pour le « bien du mineur ».

Il faut savoir par ailleurs qu’en Suisse le principe des droits de visite et d’hébergement existe mais qu’il est simple pour un parent de ne pas le respecter, il suffit pour cela qu’il explique que le mineur ne souhaite pas voir l’autre parent. La mise sous curatelle est un dispositif qui remet entre les mains d’un curateur la responsabilité à la place du parent de mettre en échec un droit de visite normal dans le cadre notamment d’un conflit familial. Le curateur proposera alors d’organiser des visites médiatisées dans son bureau.

La mise en place d’une curatelle du Bureau des Tutelles de Zürich sur un enfant étranger serait donc de nature à permettre un abus de droit international puisqu’il peut priver d’effet et à titre préventif une décision d’une juridiction française par exemple concernant la garde ou un droit de visite sur l’enfant. N’importe quel parent de n’importe quelle nationalité peut subir cette privation de facto de son autorité parentale par un bureau des tutelles suisse, d’ailleurs ni le géniteur et ni votre fille ne sont suisse ?

Edwige : Non, ils sont français et vous avez bien résumé : n’importe quel parent de France ou d’ailleurs pourrait se marier (ou se « concubiner ») avec un ou une résidante suisse et s’y installer afin de couper un enfant de son autre parent.

CEDIF : Si la première tentative de mise sous curatelle n’a pas fonctionné, comment la seconde a-t-il été acceptée ?

Xavier : C’est là que les juridictions de Zürich se révèlent machiavéliques, alors que ma femme n’avait pas de droit de visite précisément fixés, une curatelle ne s’imposait pas car elle ne pouvait pas encore déposer plainte pour non-représentation d’enfant. Mais à partir du moment où une juridiction française fixait des droits de visite et d’hébergement, la rupture des contacts avec ma belle-fille pouvait entraîner une condamnation du père pour non-représentation et donc il fallait la complicité du bureau des tutelles de Zürich pour qu’il ne puisse être poursuivi en France.

Edwige : Donc lors de leur seconde demande de mise sous curatelle, des droits de visite et d’hébergement m’étaient précisément accordés. Je me rappelle encore que la veille de l’arrivée prévue de ma fille pour passer ses grandes vacances avec nous le téléphone avait sonné…

Xavier : Oui, une certaine Martina Baenziger, du bureau des tutelles de Zürich voulait nous parler en allemand, je n’y comprenais rien, puis en anglais elle parlera d’une sorte de médiation. Nous n’avions encore rien saisi du rôle de ce fameux bureau des tutelles … Finalement Martina Baenziger nous dira qu’une psy déciderait de la venue de ma belle-fille.

Edwige : Nous avons attendu ma fille sur le quai de la gare de l’Est à Paris, vainement. Nous apprendrons ultérieurement que la psy avait rencontré ma fille bien avant l’appel du bureau des tutelles et qu’il avait été décidé qu’elle ne viendrait pas, qu’elle ne viendrait plus jamais !

CEDIF : Le bureau des tutelle de Zürich a donc attendu que vous obteniez un droit de visite pour le vider de son contenu ? Mais il ne pouvait s’appuyer officiellement sur cet argument pour enlever votre fille ?

Edwige : Ils ont fait écrire à ma fille qu’elle ne souhaitait plus venir en France mais me rencontrer en visite médiatisée car elle ne voulait pas voir Xavier. La lettre sera envoyée à toutes les juridictions possibles et imaginables et bien évidemment au bureau des tutelles de Zürich.

CEDIF : On comprend bien la manipulation, d’après ce que vous m’avez dit concernant la situation d’emprise, il apparaît évident que cet écrit a été réalisé sous la dictée.

Edwige : Cela ne fait aucun doute car lorsque ma fille ne répète pas ce que le père et la belle-mère souhaitent entendre, ceux-ci lui font écrire des lettres avec une belle écriture sur un joli papier à lettre. Ces écrits sont ensuite produits en justice pour remplacer la parole de ma fille. cette pièce devait permettre de saisir le bureau des tutelles.

Xavier : Nous apprendrons par le fait accompli d’un jugement non contradictoire et en allemand que Monika Strauss, psychiatre, aurait fortement déconseillé que ma belle-fille nous rende visite en France car ma présence l’exposerait à des traumatismes sans plus de détails. Le bureau des tutelles en déduit la nécessité de mise en place d’une curatelle et nomme pour curatrice une certaine Doris Gasser qui s’était auparavant signalée en tant que travailleuse sociale. À ce titre elle avait soutenu les prétentions de la belle-mère et écarté d’emblée tous les faits exposés relatifs aux risques que court ma belle-fille avec ces gens.

CEDIF : Là encore le parent protecteur est désavantagé. Mais un jugement non contradictoire cela ne vaut rien.

Xavier : Surtout que ce jugement se fondait sur une expertise réalisée entre une psy qui ne parle pas le français (son CV sur Internet et les contacts que j’ai tenté d’obtenir avec elle en atteste) et une jeune fille qui ne s’exprime pas en allemand. Le docteur Strauss en question n’était même pas membre à l’époque de l’ordre suisse des médecins (FMH).

À votre avis qu’exprime alors son rapport? si ce n’est les dires de sa collègue « psychothérapeute » de belle-mère ?

CEDIF : Vous l’avez lu ce rapport ?

Edwige : Non, nous n’avons eu aucune des pièces et de plus il semblerait que nous ayons été plus ou moins “expertisés” à distance (!) en effet le jugement s’est vraisemblablement appuyé sur le jugement personnel que la belle-mère zurichoise portait sur mon mari et moi-même. Il semblerait que son expérience de psychothérapeute ésotérique (psychologie astrologique et dialogue ésotérique des couleurs…) lui donne une grande crédibilité à Zürich.

CEDIF : C’est effrayant !

Edwige : C’est bien le mot. À partir de là toutes communications avec les autorités Suisses et même avec l’école ont été renvoyées vers la partiale curatrice dont je ne reconnais pas l’autorité sur ma fille. Le bureau des tutelles a refusé toute communication avec nous. J’ai commencé à porter des plaintes à répétition pour non représentation d’enfant mais nous étions loin, très loin, d’être soutenus par les institutions françaises chargées des affaires étrangères et par le consul de France à Zürich. Pour eux il fallait que j’accepte le jugement de curatelle aussi illégal soit-il sur le plan du respect de la procédure.

CEDIF : En clair, les autorités françaises s’en lavaient les mains

… et les autorités de Zürich ont donc impunément soumis la maman au droit du singe selon l’expression du Conseil Européen des Enfants du Divorce, c’est-à-dire la seule possibilité de voir sa fille dans le bureau de leurs sévices sociaux.

Une situation qu’il ne faut surtout pas accepter !

Xavier : Cette condition est effectivement inacceptable, d’autant qu’il était proposé, vivement conseillé même, que ma femme amène nos propres enfants lors de ces visites indignes !!!  J’avais évidemment mon mot à dire et j’ai dénoncé très largement cette volonté de traumatiser mes enfants.

CEDIF : Vous avez eu raison, mais tout de même, en France, les plaintes pour non-représentation ne pouvaient pas être toutes mises à la corbeille ?

Edwige : Il a fallu aller jusqu’au procureur général pour que la plainte puisse enfin suivre son cours. Les faits de non-représentation n’étaient pas contestables, pour autant la justice suisse refusa de collaborer à cette plainte et fit savoir que la Suisse refuserait d’appliquer toute condamnation décidée par une autorité française.

CEDIF : Décidément les autorités de Zürich dictent leurs lois. D’abord les services sociaux de Zürich prennent le relais des diffamations, puis le bureau des tutelles de Zürich décide de couper une enfant de sa mère et de son père de cœur, ainsi que de ses demi-frères et sœurs. Une psychiatre expertise une mineur sans pouvoir communiquer avec elle, au final la justice locale précise d’avance qu’elle se moque de décisions judiciaires rendues en France.

Xavier : Toujours est-il que l’absence de coopération de la justice suisse a conduit le substitut du procureur à ne pas requérir toute la rigueur du code pénal pour sanctionner la non-représentation. Le géniteur savait d’ailleurs qu’il n’avait rien à craindre et ne s’est même pas présenté, son avocate habituellement hystérique m’a insulté en audience et a prétendu que le géniteur n’avait pas le choix puisque c’était la curatrice Gasser qui avait décidé que ma belle-fille ne vienne plus nous voir.

Le bureau des tutelles a participé indirectement à soutenir l’enlèvement de ma belle-fille auprès des juridictions françaises. En effet, il a fait parvenir au géniteur toute notre correspondance. Il est tout à fait évident que les autorités de Zürich ont donc collaboré à la défense du géniteur. Ma femme a donc été déboutée de toutes ses demandes et a, de facto, perdu sa fille.

CEDIF : Perdu sa fille car elle n’a plus aucun droit de visite et d’hébergement si ce n’est le droit du singe. L’intervention du bureau des tutelles de Zürich et des autorités locales a donc eu pour résultat l’impossible condamnation du géniteur pourtant passible de prison, d’amende, et de poursuites civiles mais également la rupture du lien mère-fille avec l’impossibilité d’exercice de l’autorité parentale.

Dans de telles circonstances est-il possible de savoir ce qu’il advient de votre fille ?

Edwige : Les autorités scolaires de Zürich envoient quelques bulletins et encore il faut insister. J’y ai appris que ma fille a été mise dans des classes fréquentées par des enfants beaucoup plus jeunes, tout cela à cause de sa mauvaise adaptation à l’allemand. Elle a subi des brimades pour ne pas comprendre et parler correctement la langue. Elle n’a pu être notée dans certaines matières car les cours étaient en allemand. J’ai demandé à ce qu’elle soit changé d’école pour suivre une scolarité en français, mais on se moque de tout ce que je peux demander pour elle.

Aujourd’hui elle a 16 ans, elle a été déscolarisée, son avenir est plus que préoccupant alors que mon mari et moi pouvions l’aider d’autant que nous sommes tous deux enseignants.

CEDIF : S’il arrivait quoique ce soit à votre fille entre les mains de ces gens, vous ne pourriez donc la protéger. Même si elle existe encore votre autorité parentale a été réduite à rien. Dans une telle situation il faudrait faire reconnaître officiellement par des autorités françaises votre inaptitude de facto.

Edwige : C’est une démarche possible en effet d’autant que la belle-mère est déléguée parent d’élève pour la classe de ma fille alors qu’elle n’a aucun enfant. Une telle fonction découle normalement de l’autorité parentale et ne peut être confiée à quelqu’un qui ne la posséderait pas.

CEDIF : Quant au rôle de la psychiatre il est tout à fait clair, le docteur Monika Strauss a bien remis un certificat de complaisance.

Une telle situation nous renvoie à ces pratiques suisses qui consistaient à partir d’expertise psychiatrique de gâcher en toute bonne conscience l’avenir de gosses. Le pardon des autorités suisse avec la mise en cause des autorités de tutelle de l’époque n’a donc rien changé, ce sont toujours les mêmes : travailleurs sociaux, experts, magistrats qui broient des enfants. Avez-vous contacté cet aréopage d’officiels qui se sont excusés ?

Xavier : J’ai lu le nom de ces officiels qui ont « versé des larmes de crocodiles » comme vous le dîtes si bien dans votre article. Ils ont été contactés pour notre affaire. Ils ne répondent pas et cela ne nous étonne pas car l’objectif que nous visons est qu’ils ne puissent ultérieurement prétendre ignorer ce qui se passe. Comme vous le mentionnez quand dans quelques années des enfants traumatisés par un rapt étatique ne se remettront pas du deuil d’une partie de leur famille, et de la meilleure partie en général, ces mêmes officiels ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas complice de ce qui s’est passé.

D’ailleurs quelle fut leur sanction au-delà des excuses ? Est-il si facile de bousiller des enfants pour « leur bien » en se disant qu’on ne fait qu’obéir aux ordres ?

CEDIF : La raison d’État couvre toujours les crimes des fonctionnaires. Dans les années 70-80, il était question de remettre sur le droit chemin les déviants et de priver de postérité les « inaptes ». Aujourd’hui il convient d’enlever les enfants d’ailleurs pour palier à une démographie catastrophique. L’individu ne compte pas chez ces gens, nous ne croyons bien sûr pas à la sincérité de leur repentir.

Mais votre combat ne fait que commencer et soyez certain que le CEDIF y prendra une part active.

Sous le titre « Le scandale des enfants parias », le magazine L’Express dans son numéro du 10 juillet 2013 dénonce des maltraitances institutionnelles sur enfants perpétrés par les sévices sociaux suisses au titre de mesures « post-éducatives ». Informé d’exactions locales se déroulant encore en 2013, le CEDIF a souhaité en savoir plus. 

L’internement « post-éducatif », un soutien à la parentalité ?
Attention : Sévices sociaux en cours à Zürich

Attention : Sévices sociaux en cours à Zürich

Ursula Müller-Biondi est une de ces victimes. Son calvaire a commencé il y a de cela 46 ans, lorsque les sévices sociaux ont conseillé à sa mère, dépassée à l’époque par une fugue amoureuse de l’adolescente, de la placer à ses frais quelques temps dans une maison de rééducation.

Combien de parents ont cru bien faire en acceptant les propositions de travailleurs sociaux, pensant naïvement que cette profession agissait pour le bien de leur enfant ?

Savaient-ils où ils envoyaient leurs enfants alors que la propagande aujourd’hui encore tellement répandue fait des se®vices sociaux de l’enfance des soutiens à la parentalité ?

La vérité c’est qu’Ursula s’est retrouvée emprisonnée pendant 2 ans dans une sorte de foyer carcéral où elle côtoyait des délinquantes.

La normalisation des familles par tous moyens possibles et imaginables

D’autres enfants ont été envoyés dans des familles d’accueil, placés en institut et certains parlent aujourd’hui des viols qu’ils y ont subi.

Pour faire le détail des horreurs perpétrées il faut savoir que les victimes de la puissance publique ont été considérées comme indignes de procréer. C’est bien pour cela que des femmes présentées abusivement « immatures » ou « débiles », et quand bien même, ont été contraintes à avorter ; que, pour le même diagnostic, des hommes et des femmes ont été stérilisées.

La chute dans l’enfer des sévices sociaux était une simple affaire de dénonciation, de suivi social ou d’une expertise psychiatrique désastreuse voire complaisante comme on sait en faire à Zürich et ailleurs. Les jeunes et leur famille étaient étiquetés « alcooliques », « déficients mentaux », « mère célibataire », « prostituée »,  accusés de « mauvaise conduite », « fugue » par le diktat d’une assistante sociale.

Geboren in Zürich

Son enfer dans les sévices sociaux Ursula le raconte en 2002 dans « Geboren in Zürich », née à Zürich (http://www.umueller.ch). Ursula a été exposée à des suicides, des mutilations, elle a été abusée sexuellement, elle a dû se battre moralement mais aussi physiquement pour survivre.

Lors de son « placement » à proprement parler carcéral, elle avait 17 ans et était enceinte d’un homme divorcé. Il était prévu avant même l’accouchement qu’elle ne voit jamais son enfant, lequel était administrativement désigné à l’adoption.

Elle avait le droit de se reproduire, mais pas celui d’être une mère !

Il faudra qu’elle se batte encore pour ne pas perdre son fils. Un combat désespéré de 3 mois pendant lesquels elle n’aura pour autre ressource que de hurler à proprement parler sa maternité.

Il lui faudra ensuite 30 ans pour se reconstruire sur fond de claustrophobie et de boulimie. Oui TRENTE ANS pour qu’elle se libère en racontant son drame.

Qui peut dénoncer son calvaire ?

Le fait que des victimes des sévices sociaux suisses s’expriment est révélateur de la situation faite aux familles et à l’enfance sous prétexte de protection et en réalité de « normalisation » selon des critères définis par l’État.

Aujourd’hui les victimes sont entendues, mais pour s’exprimer et se faire entendre encore faut il pour le moins que les mineurs attendent leur majorité et parviennent à surmonter la honte d’avoir subi. Il faut qu’ils acquièrent le courage d’être montrés du doigts comme ces femmes violées qui n’osent porter plainte de peur d’être salies.

Il est alors toujours facile pour les travailleurs sociaux de prétendre que de telles pratiques n’existent plus.

La séance de contrition collective

Tout va pour le mieux maintenant, il suffisait de demander pardon.

Telle semble être la position des pleureurs publics lors de la séance de larmes de crocodiles du 10 septembre 2010 destinée à s’excuser de telles pratiques mises en place par les autorités de tutelle suisse (sorte d’ASE).

C’est lors de cette séance que des victimes des sévices sociaux de la protection de l’enfance et des autorités de tutelles ont été invitées à exprimer leurs douleurs et leur stigmatisation mais aussi à pardonner et à extérioriser leur soulagement de cette reconnaissance cérémonielle.

Il n’y a donc pas de coupables ? La caution publique permettrait toutes les ignominies et les tâches seraient lavées par un simple pardon ?

Des pratiques révolues. Vraiment ?

Lors de la cérémonie de battage de coulpes, Hans Hollenstein, président du gouvernement zürichois d’alors, avait ajouté que de tels traitements infligés aux enfants ne correspondait plus ni aux idées ni à la jurisprudence actuelle.

La garde des sceaux suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a souligné qu’il fallait veiller à ce que de tels actes ne se reproduisent plus.

Mais qu’auraient fait tous ces politiques contrits en 1980 lorsque ces exactions étaient perpétrés ?

Vraisemblablement rien de plus que leurs illustres prédécesseurs.

En effet, en 2013, l’ensemble de l’exécutif zürichois et Madame Widmer-Schlumpf ont été informés des pratiques du Bureau des Tutelles de Zürich. Pratiques préméditées  permettant de priver un enfant d’une partie de sa famille par sa mise sous curatelle et sans que les principes élémentaires d’un jugement ne soient respectés.

Faudra-t-il attendre 30 ans pour en parler et fermer le dossier après des excuses officielles car combien de parents continuent aujourd’hui à pleurer des enfants victimes de pratiques prétendument révolues ? Et que vaudront alors les excuses de ceux qui n’ont rien appris ?

dpjLa Direction de la protection de la jeunesse au Québec est un État dans l’État.

Elle dispose de tous les pouvoirs et utilise une obligation de confidentialité pour ne pas se justifier.

Elle ne rend de comptes à personne, aucun garde fou, aucune autorité de surveillance.

La porte est ouverte à tous les débordements : retraits abusifs des enfants de leurs familles pour un simple retard de langage, comme ce petit Mehdi.

Pour lire la suite et signer la pétition demandant une enquête sur la DPJ :

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/ouvrir-une-enqu%C3%AAte-publique-sur-la-dpj-au-qu%C3%A9bec?utm_source=supporter_message&utm_medium=email&utm_campaign=petition_message_notice

poubelle

La question du recyclage des travailleurs sociaux devra être posée.

Les sévices sociaux sont partout et les mentalités y sont les mêmes : une volonté de transformation sociale et de destruction de l’institution familiale.

La Suisse n’y fait pas exception, là-bas les travailleurs sociaux ont trouvé un moyen de casser les déterminismes sociaux dénoncés par Bourdieu : ils retirent des enfants à des familles en situation de précarité même temporaire pour se créer des revenus et alimenter un réseau de familles d’accueil.

Le journal genevois GHI parle de 15 000 placements abusifs réalisés par le Service de Protection des Mineurs (SPMi) rien que pour le canton de Genève !

 Cette situation n’est d’ailleurs pas niée par les travailleurs sociaux du SPMI qui reconnaissent qu’un mauvais habitat est un facteur de placement.

Mais qu’appelle-t-on un mauvais habitat ? Un taudis ?

Pas seulement, des logements tout à fait convenables selon des critères français peuvent être la seule raison d’un placement, il suffit pour cela que le nombre de pièces n’évolue pas au même rythme que le nombre d’enfant. Il n’est alors même pas question de pauvreté mais de critères établis subjectivement par le SPMI lors d’une saisine par dénonciation.

Cette dénonciation peut venir des voisins mais aussi d’une situation conflictuelle avec l’école des enfants comme dans le cas des époux Andrieux.

Tous les coups sont permis pour le SPMI : rapports éducatifs tronqués voire calomnieux, complicité de psychiatres, faux témoignages, manipulation des parents afin d’accentuer les conflits, chantage aux visites parentales, abus de faiblesse sur des parents vulnérabilisés jusqu’à les pousser à l’abandon d’enfant. On parle aussi de scandales de non-dénonciations d’actes pédophiles.

Une vraie gangrène qui ne risque pas d’être soignée car de facto aucune poursuite entamée contre cette administration n’aboutit.

Refuge pour « professionnels de l’enfance » pas bien malins, peu qualifiés elle assure des débouchés à quelques éducateurs bêtes et méchants, décidément tous les mêmes.

Ce n’est pas Marc Falquet, député UDC (Droite) au grand conseil genevois qui pourrait dire le contraire : « Lorsque j’étais inspecteur de police, j’ai rencontré beaucoup de familles broyées par cette «machinerie institutionnelle» qui fonctionne pour elle-même. Lorsque le SPMi prend le pouvoir, il devient extrêmement difficile aux parents de s’en sortir »

Le CEDIF en s’implantant en Suisse ne va donc pas manquer de regarder cela de plus près et de balancer très précisément quelques-uns de ces travailleurs parasites sociaux. Soyez certains que nous ne leur ferons aucun cadeau.

 

A PARTIR DES COMMUNIQUES DU CEED (Conseil Européen des Enfants du Divorce) ET DE L’ACTUALITÉ JUDICIAIRE
L’Etat français extrade Lionel Gilberti, 42 ans, français coupé de ses enfants retenus en Allemagne

Lionel Gilberti a vécu en Allemagne. D’un mariage avec une allemande sont nés deux enfants. Puis, lors du divorce, la justice familiale allemande l’a coupé de ses enfants. Il n’a plus de droit de visite, au simple motif qu’il n’est pas allemand. IL NE PEUT PLUS VOIR SES ENFANTS DEPUIS 2 ANS.

La police allemande l’a expulsé de son domicile. Alors il est revenu en France.

Coupé de tout contact avec ses enfants, il a dénoncé la "justice crapuleuse" allemande, puis  a indiqué dans un communiqué de presse qu’il entamerait une grève de la faim et de la soif dès novembre 2012. Faute de pouvoir rencontrer ses enfants, il a expliqué qu’il refusait de payer les quelque 6.000 euros de pension alimentaire que lui réclame la justice allemande.

Face à son intention de mobiliser ses soutiens, le parquet de Landshut, en Bavière, a lancé un Mandat d’Arrêt Européen (MAE) à son encontre pour pensions alimentaires impayées.

Le 8 octobre, Lionel Gilberti a été convoqué par téléphone au commissariat, sans écrit, pour s’expliquer sur la question des pensions. Une fois au commissariat, il est placé immédiatement en garde à vue, menotté et traité comme un terroriste. Une audience a eu lieu le jour même, à 16H à la Cour d’Appel de Colmar, qui a décidé son incarcération à la maison d’arrêt de la même ville.

L’audience du 11 octobre 2012 à 11H30, toujours à la CA de Colmar valide l’extradition. Or cette rapidité procédurale est suspecte, et indigne d’un pays comme la France. Le jugement du 8 octobre incarcérant Lionel Gilberti semblait avoir déjà été écrit à l’avance, à la demande de l’Allemagne. Les droits de la défense n’ont pas été respectés.

C’est pour cette raison que Lionel Gilberti s’est pourvu en cassation. Cependant son pourvoi est rejeté, ayant épuisé toutes les voies de recours, il  va donc être remis aux autorités allemandes dans les huit jours, a expliqué à l’AFP Me Grégory Thuan, son avocat. Lequel avait plaidé la disproportion entre les sommes réclamées et l’extradition de son client. La Cour Européenne des Droits de l’Homme devrait donc être saisie, sans que l’extradition ne puisse pour autant être empêchée.

 Pourtant, le MAE n’est pas légale pour un délit qualifié de mineur dans cette affaire. Sur ce point la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentant les français de l’étranger pose une question au gouvernement. 

La France, son gouvernement, sa justice et sa police croient naïvement qu’en se pliant aux exigences de l’Allemagne, qu’en extradant Olivier Karrer (président du CEED) et Lionel Gilberti, ils auront la paix, et l’Allemagne ne leur demandera plus d’autres extraditions pour motif politique. Ils font fausse route : une fois ces deux ressortissants français extradés, l’Allemagne lancera d’autres MAE, et d’autres procès en extradition se multiplieront, ainsi que les protestations et remous médiatiques. Plus on donnera à l’Allemagne, plus elle demandera.

La seule attitude à adopter face à l’Allemagne est la fermeté. En refusant les extraditions d’Olivier Karrer  et de Lionel Gilberti, la France aurait eu la paix. L’Allemagne cessera de lancer d’autres MAE.

Il faut effectivement rappeler, comme le précise l’eurodéputé Philippe Bouland, qu’en 6 ans plus de 120 péttitions ont été adressées au Parlement européen aux fins de dénoncer le fait que les divorces entre un parent étranger et un parent allemand en Allemagne résultent en un droit de garde presque systématiquement accordé au parent allemand et une restriction par les autorités allemandes de tout droit de visite du parent étranger. Pour autant le parent privé de ses enfants conserve pour seul droit et obligation celui de verser des pensions alimentaires à son enfant fantôme.

Commentaire : Il est possible de soutenir Lionel Gilberti ici.

L’attitude scandaleuse des autorités allemandes contre les parents étrangers et leurs enfants :

Puis l’attitude de la cour d’appel de Colmar :

http://www.dailymotion.com/video/xulhzb_l-extradition-de-l-gilberti-confirmee-en-appel_news

Lionel Gilberti, extradé, puis libéré

Le 14 octobre 2013, la police judiciaire de Mulhouse a interpellé Lionel Gilberti à son domicile d’Absheim pour le remettre aux autorités allemandes, il fallait malheureusement s’y attendre.

Dès son incarcération à Kehl, son avocate a produit en recours en annulation nullité contre le mandat d’arrêt européen. Évidemment comme nous le précisions au-dessus, ce mandat d’arrêt européen ne tenait pas la route !

En attendant l’examen de ce recours, Lionel Gilberti a entamé une grève de la faim. Le 23 octobre 2013, il est averti de l’annulation du mandat d’arrêt et peut retourner à son domicile. Lionel Gilberti est aujourd’hui libre, mais son combat est loin d’être terminé.

Au nom du principe de précaution

L’école supérieure en éducation sociale de Lausanne participe à un projet de formation européenne d’éducateurs sociaux. Ce projet permet à des élèves éducateurs d’exercer ensuite leurs talents notamment dans des foyers d’accueil aux quatre coins de l’Europe dont la France.

Le programme est aussi ambitieux vu de loin, mais on tique un peu en réalisant que parmi les institutions partenaires (http://es-l.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=49&Itemid=77) certaines se réclament de l’anthroposophie dont la présentation à partir d’une étude du GEMPPI est assez édifiante (http://www.prevensectes.com/anthrop1.htm).

On peut s’interroger sur la formation de ces éducateurs dont certains seront chargés de s’occuper d’enfants dont justement le placement fait question. Une telle interrogation est tout à fait légitime puisque c’est au nom d’un principe de précaution porté par la notion « d’information préoccupante » que ces enfants ont été enlevés aux familles.

Nous ne portons pas de jugement sur ce qui suit, c’est à vous de vous construire votre propre opinion à partir des informations que nous vous livrons. Nous ne faisons que reprendre un principe de précaution si souvent opposé aux éducateurs naturels que sont les parents afin que vous vous interrogiez aussi sur certains éducateurs et leurs principes d’éducation.

Si on faisait du théâtre pour organiser la paix ?

Ainsi l’examen des liens de sites vers l’école supérieure en éducation sociale de Lausanne, laisse apparaître l’organisation d’un « atelier théâtre et jeux pour organiser la paix »  (http://www.arc-en-scene.ch/Arc-en-scene/Mandats.html) proposée par Arc en Scène.

Soit, pourquoi pas ?

Mais en allant sur le site Arc en Scène, on découvre qu’un des trois membres de l’équipe, est formateur en théâtre forum et dynamique de groupe auprès de l’école supérieure en éducation sociale de Lausanne  (http://www.arc-en-scene.ch/Arc-en-scene/Equipe.html) mais aussi de l’école supérieure en éducation de l’enfance.

De mieux en mieux …

Allons donc jeter un coup d’œil sur la présentation d’Arc en Scène.

On y découvre alors trouve une structure développant la fameuse approche globale (holistique) centrée sur la personne.

Pour cela elle propose des outils destiné à « affermir la connaissance de soi et l’ouverture aux autres et au monde » :

  •          le théâtre forum pour l’évolution individuelle et l’intelligence collective ;
  •          les constellations systémiques et familiales afin de comprendre des liens inconscients au sein d’un groupe ;
  •          la spirale dynamique comme modèle bio-psycho-social.
Suspectes constellations

Les constellations systémiques et familiales ne nous sont pas inconnues. Elles ont, en effet, fait l’objet d’une alerte émise par la MIVILUDES dans son rapport sur les sectes de 2007.

Les constellation sont une thérapie inspirée notamment de la Gestalt et mise en point par Bert Hellinger. Lequel Bert Hellinger est d’ailleurs mentionné sur le site « arc en scène ».

La thérapie en question part du postulat suivant lequel tous les mal-êtres remontent à un conflit intergénérationnel, il met alors en scène ces malaises en faisant jouer le rôle de parents à des membres du public désignés par le patient.  D’autres « spect’acteurs », par référence au théâtre forum, représentent la maladie du patient, le lieu géographique qu’il a quitté ou même un évènement traumatisant, voire Dieu. Un échange a alors lieu entre le patient et les spectateurs incarnant sa famille ou des évènements créant un « champ de connaissance » dont le résultat est de créer chez les spectateurs des sentiments identiques à ceux que devraient éprouver les personnes qu’ils incarnent.

Le thérapeute peut alors donner aux spectateurs des caractéristiques ou leur faire reproduire des  attitudes qui sont celles de défunts familiers au patient. Un choc salutaire doit alors intervenir et le patient peut entrevoir la solution à tous ses problèmes en réalisant une transgression qu’il a pu commettre vis-à-vis de ses parents.  La prise de conscience et l’expiation permettent alors la guérison.

Seulement voila tout cela prête à polémique selon le magazine « Der Spiegel » (http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=11)

 Opprimé le théâtre ?

On retrouve une démarche similaire dans le théâtre forum, une thérapie prise en charge en France dans le cadre de la formation professionnelle continue ou encore du Droit Individuel à la Formation. Ben voyons …

Précisons que le théâtre forum s’inspire du «  théâtre de l’opprimé » dont le créateur est Augusto Boal, élu du Parti des Travailleurs au Brésil. Boal explique les objectifs thérapeutiques de son théâtre dans son livre « L’arc en ciel du désir », titre dont s’inspire le site suisse en question.

Cette thérapie utilise la théâtralisation de situations-problèmes et l’intégration des spectateurs à l’action jouée afin que chacun puisse incarner un personnage de l’action et y exposer par son jeu d’acteur une solution.

Attention quand même aux travaux pratiques !

Spirale dynamique de toutes les couleurs 

Il ne manque plus que la spirale dynamique à cette batterie thérapeutique.

La spirale dynamique est un modèle de développement de l’humanité inventé par Clare Graves qui va d’un monde simple à complexe. Pour les promoteurs de cette thérapie, les  représentations que nous nous faisons du monde vont évoluer en passant par différents stades, de la même façon que les conceptions collectives du monde par les peuples et civilisations.

Ces conceptions différentes ne doivent pas faire l’objet de jugements de valeur – relativisme – elles sont adaptées aux conditions de vie et capacités des individus et des sociétés.

Ces conceptions correspondent à des stades différents possédant leur couleur, que l’on peut situer sur une spirale :

  •          beige, la principale préoccupation est d’assurer sa survie ;
  •          violet, l’insertion tribale est une condition de la sécurité ;
  •          rouge, le sentiment de honte est important il faut savoir tenir son rang ;
  •          bleu, le sentiment de culpabilité prédomine, l’individu accepte un ordre social très fort ;
  •          orange, fin de la superstition et triomphe de la science, on doit obtenir sa position par son mérite ;
  •          vert, empathie et harmonie dominent.

Clare W. Graves présente ainsi sa thérapie :

« À chaque étape de l’existence humaine, l’être humain adulte avance dans sa quête du Saint Graal, de la manière de vivre tel qu’il le souhaiterait. À chaque niveau de sa quête, il croit avoir trouvé la réponse aux problèmes de l’existence. Pourtant, à sa grande surprise, il est consterné de découvrir que la solution n’est pas celle qu’il avait trouvée. Chaque niveau le laisse déconcerté et perplexe. C’est tout simplement qu’à chaque fois qu’il a résolu un groupe de problèmes, il en trouve un nouveau à la place. Sa quête est sans fin. »

 À vous de vous faire votre propre avis

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai comme une information préoccupante sur la formation des éducateurs qui me chatouille.

Pas vous ?